Souvenirs effacés d’Arno Strobel

Souvenirs effacés d'Arno Strobel - Editions L'Archipel

Souvenirs effacés d’Arno Strobel – Editions L’Archipel

Résumé Souvenirs effacés d’Arno Strobel

Un jeune enfant est enlevé. Sa mère tente de poursuive la voiture. C’est ensuite le trou noir.

Une femme se réveille dans ce qui semble être une chambre d’hôpital. On lui annonce qu’elle a été dans le coma deux mois.

Avis Souvenirs effacés d’Arno Strobel

Que se passe-t-il quand on efface tout d’un cerveau et qu’on lui insuffle les souvenirs d’une autre personne ? Est-ce que c’est ce qui est arrivé à Sybille ? Tout commence par l’enlèvement d’un enfant. Une mère court derrière la voiture et c’est le trou noir. Une femme se réveille dans une chambre. Elle rencontre un médecin qui lui annonce qu’elle a été dans le coma pendant deux mois. Elle prend peur, se méfie et arrive à s’échapper. Elle se prénomme Sybille et elle va tout faire pour retrouver son ancienne vie car elle se rappelle de tout. Elle se rend à son domicile mais face à l’homme qui se présente devant elle, qu’elle nomme son mari et malgré les souvenirs qu’eux seuls peuvent connaître, elle est rejetée. Pourquoi ? Parce que Sybille n’est pas sa femme. Cette dernière a disparu il y a deux mois.

Une course contre la montre s’engage pour Sybille. Elle veut retrouver son fils Lukas. Elle rencontrera divers personnages sur son chemin, Rosie, Christian, la police… Elle va tenter, par tous les moyens, mis à sa disposition de faire toute la lumière sur ces souvenirs effacés de la mémoire de ses proches. En effet, personne ne la reconnait. Pourtant, elle se rappelle de tout. Y a-t-il une machination contre elle ? Et pourquoi, tout le monde lui dit qu’elle n’a pas d’enfants. Epiée, surveillée, à qui Sybille peut-elle faire confiance ? Rosie ? Christian ? Certainement pas la police, même si un de ses membres ne l’arrête jamais. Tous ceux qui l’aident sont suspects aux yeux du lecteur car il semblerait qu’ils lui racontent tous des histoires. Mais Sybille tient bon. Des flashes, quelques réminiscences vont l’emmener jusqu’au bout, jusqu’à cette vérité qu’elle recherche et qui fait froid dans le dos.

L’auteur nous emmène dans un thriller psychologique et le lecteur suit à la trace Sybille pour connaître, comme elle, toute la vérité sur cette histoire. Les personnages et leurs caractères sont très bien détaillés. Le lecteur sent qu’ils sont tous plus ou moins manipulés par plus haut placé qu’eux. Ce roman, dans son ensemble et surtout avec les explications données à la fin, avant que le dénouement se produise, nous permettent de comprendre que l’on doit faire confiance à la recherche mais également se méfier de ceux qui tentent de faire des expériences sur les humains. Un roman peut révéler la vérité. Je ne sais pas si on en est encore à ce stade là, mais si c’est le cas ou si cela doit arriver, cela fait froid dans le dos. L’imagination d’un auteur est certes débordante mais elle peut être prémonitoire. En tous les cas, je sais que le cerveau est un grand mystère et qu’il reste beaucoup de choses à découvrir sur lui. Deux phénomènes m’ont interpellé. Pourquoi un cerveau resté sans oxygène 10 minutes a-t-il pu repartir sans séquelles ? Pourquoi un cerveau envoie des signaux, des ordres difficiles à contrôler ce qui entraîne des maladies psychiatriques plus ou moins importantes ? Tout seul, le cerveau peut réaliser des prouesses formidables ou pas. Aidé, qu’est-ce que cela peut donner ? C’est ce que nous explique le roman.

Il semblerait que l’auteur ait choisi des personnages féminins pour être les héroïnes de ces romans. La couverture de son premier, Enterrées vivantes me donne forcément envie, vu que j’ai grandement apprécié cette première lecture et donc une découverte pour moi d’un autre auteur de polar.

Je remercie les Editions L’Archipel pour l’envoi de ce roman. Je vais m’empresser de découvrir, en poche, Enterrées vivantes.

Souvenirs effacés d’Arno Strobel

Date de sortie : 6 juin 2018

Editeur : L’Archipel

Nombre de pages : 322

ISBN : 978-2-8098-2450-6

Publicités

Château de femmes de Jessica Shattuck

Château de femmes de Jessica Shattuck - Editions JC Lattès

Château de femmes de Jessica Shattuck – Editions JC Lattès

Résumé Château de femmes de Jessica Shattuck

1938, comme tous les ans, c’est la fête des moissons au château de la Comtesse Von Lingerfelds. Il pleut mais cela n’empêche pas Marianne, la femme du neveu de la comtesse de tout préparer. 

Marianne a beaucoup d’admiration pour la comtesse, une femme libre  et rebelle.

Avis Château de femmes de Jessica Shattuck

Château de femmes, c’est l’histoire de trois femmes et de leurs enfants, Benita, Ania et surtout Marianne. Marianne a une mission. S’occuper des femmes et des enfants de ceux qui ont résisté contre l’Allemagne d’Hitler. Si, au départ, elle a mal pris cette demande de son meilleur ami, Connie, au fur et à mesure, elle se rend compte que ce qui lui a été demandé permet de perpétuer le souvenir mais aussi les actes de ces Allemands qui se sont soulevés contre le pouvoir d’Hitler. Ils ont tous été fusillés ou pendus, comme son mari.

L’auteur dévoile, au fil des pages, au moment opportun, le passé, les aspirations, les rêves, mais aussi le déni, la révolte de ses personnages féminins. Plusieurs périodes sont couvertes. La montée du nazisme, la Seconde Guerre Mondiale, la reconstruction du pays, pour finir dans les années 90 lorsque le château de famille de Marianne devient un centre de conférences où elle vient présenter son livre. Marianne est une femme optimiste, confiante, exigeante, elle n’a peur de rien, elle sait qu’elle va y arriver coûte que coûte. Elle apparaît comme une personne que rien ne peut atteindre. Et ce sera comme ça toute sa vie. Elle est bourrée de principes et comme tout un chacun, elle a des réactions, sur le moment, qui vont engendrer beaucoup de souffrances. Elle tentera de se les expliquer, mais le pardon n’est pas un mot ou un geste qu’elle affectionne particulièrement. Ses relations seront difficiles avec Benita pourtant elles vivront ensemble de nombreuses années. Benita peut paraître une jeune femme frivole. Il semble y avoir de la jalousie envers elle. Mais Benita, qui ne vient pas d’un milieu aisé, a eu foi en un homme, homme qu’elle a perdu, qui n’a pas toujours été là pour la soutenir au tout début de leur mariage. Son fils, Martin, est tout pour elle. Elle ne contrecarrera jamais ses plans. Martin, un des personnages centraux de ce roman. Un enfant qui porte, sur ses épaules, un héritage difficile à appréhender. Ania est un personnage assez complexe mais personnellement, je n’ai pas pu la juger. Même si elle n’a voulu rien voir, même si elle n’a rien fait quand elle en avait la possibilité, l’avenir s’est chargé de tout ça, surtout lorsque de nombreux Allemands ont émigré en Amérique et que toute cette horreur a été dénoncée et reste un devoir de mémoire. Cela peut même être incompréhensible pour ces Allemands qui sont nés après la guerre de comprendre ce qui s’est passé dans ce pays. Ils ne pardonnent pas. Comme ne pardonnent pas ceux qui ont résisté et qui ont jugé, sans connaître réellement la vie  de ceux qui ont été obligés d’obéir.

Une fois n’est pas coutume, un roman qui concerne la Seconde Guerre Mondiale se place du côté allemand, du côté de ces Allemands qui ont résisté, qui ont tenté de renverser Hitler. Ils avaient très vite compris que cet homme apporterait le chaos, sans imaginer toutefois jusqu’où cela pourrait aller. Ces personnes se sont informées, se sont tenues au courant, mais voir la vérité telle qu’elle était avec ses déportés a été plus qu’un choc pour eux. De plus, ils ont dû subir l’invasion des soldats russes qui ont tout anéanti sur leur passage, bien après tout ce qu’a pu faire l’armée et la police d’Hitler. L’Allemagne a également dû vivre avec les Américains qui se sont installés dans le pays pour emprisonner, juger ceux qui ont été des SS. Tout comme de nombreux pays, dont la France, l’Allemagne a dû faire face à la pénurie, au rationnement mais aussi tenter de se reconstruire. Même si ces résistants n’ont pas pu renverser le régime, il faut aussi louer leur courage. Souvent, la famille était impliquée, elle a aidé ceux qui avaient besoin d’aide. Un roman pour rendre hommage à ces hommes, ces femmes. Un roman qui tente d’expliquer également ceux qui ont approuvé, ceux qui se sont voilés la face. Les récits sont glaçants mais ils n’ont pas pris conscience ou n’ont pas voulu prendre conscience. Car malgré tout, Hitler a vraiment été très fort. Il a promis un pays qui allait retrouver le plein emploi mais seulement pour les Allemands. Que dire également des enfants ? Ils devaient être éduqués dans le sens que voulait Hitler. Ils ont été placés dans des foyers, on leur a donné des noms allemands, on les a volés à leurs parents. Ils devaient plus tard protéger leur pays, mourir pour leur patrie. Certaines femmes ont même dû subir des viols. Ces trois femmes, Ania, Benita et Marianne, quoi qu’elles aient fait, pensé, ne sont jamais allées dans ce sens. Même si elles aimaient leurs enfants, j’ai senti Ania et Marianne assez détachées par rapport à eux. Oui, elles les ont élevés, aimés, mais en étaient-elles proches ? Pas forcément. A lire et nous pourrons échanger à ce sujet car j’aimerais avoir votre avis.

Je remercie Netgalley et les Editions JC Lattès pour cette lecture.

Château de femmes de Jessica Shattuck

Date de sortie : 31 octobre 2018

Editeur : JC Lattès

Nombre de pages : 370

ISBN : 978-2-7096-5770-9

La Maison abandonnée de Joel A. Sutherland

La Maison Abandonnée de Joel A. Sutherland

La Maison Abandonnée de Joel A. Sutherland

Résumé La Maison abandonnée de Joel A. Sutherland

Quatre jeunes amis passent leur dernier été ensemble avant que leurs chemins ne se séparent.

Ils veulent passer un été inoubliable. Ce sera le cas lorsqu’ils découvriront une maison abandonnée sur une île et tout ce qui en découle.

Avis La Maison abandonnée de Joel A. Sutherland

Ce roman est destiné aux très jeunes adolescents. A partir de 11 ans précise l’éditeur. C’est tout à fait le cas. Je pense qu’ils passeront un bon moment avec ces quatre jeunes adolescents. Je pense également qu’ils tourneront facilement les pages et qu’ils seront happés par l’histoire. Pour ma part, malgré les recherches de Jacob et son ami Ichiro mais aussi leurs découvertes, j’ai trouvé la mise en place trop longue. Heureusement que certaines révélations viennent réveiller le roman. Les quatre amis ne font pas que ça. Ils passent beaucoup de temps hors de cette maison, ils font du sport. Pour chercher leurs informations, ils n’utilisent pas qu’Internet. Ils vont à la bibliothèque. Le dénouement, intensif, se déroule sur à peu près 80 pages, soit le dernier tiers. Malgré les qualités d’écriture, je n’ai pas été happée par l’histoire. Trop vieille sûrement ! Pourtant je lis pas mal de littérature jeunesse.

J’ai, quand même, particulièrement, aimé l’attraction provoquée par cette maison sur Jacob. Il est happé, aspiré, attiré comme un aimant. Il ne peut pas rester loin d’elle. Elle occupe toutes ses pensées et même ses rêves, plutôt des cauchemars. La découverte de cette île, de cette maison et des choses étranges qui s’y passent est extrêmement bien racontée.

Je dois également dire que j’ai été surprise par le dénouement. En cela, l’auteur a bien réussi son coup. Je m’étais focalisée sur son histoire, sur les personnes et notamment ce médecin. Mais sans en dévoiler trop, l’auteur a bien caché son jeu. Avec cette histoire et malgré cette fameuse séparation, les enfants seront soudés encore plus. De plus, Jacob saura, de plus en plus, où seront ses priorités. L’auteur développe à la perfection les thèmes de l’amitié, des fantômes avec du fantastique également mais aussi une enquête si on veut policière. De plus, il y a ce monde de légendes censé faire peur aux enfants.

J’ai bien aimé ces quatre jeunes adolescents qui sont très différents et qui ont chacun leurs problèmes. La maman de Jacob m’a aussi bien plu.

Je remercie les Editions Actes Sud Junior pour la découverte de cet auteur.

La Maison Abandonnée de Joel A. Sutherland

Date de sortie : mars 2018

Nb pages : 304

Editeur : Actes Sud Junior

ISBN : 978-2-330-09690-8

La plage de la mariée de Clarisse Sabard

La plage de la mariée de Clarisse Sabard

La plage de la mariée de Clarisse Sabard

Résumé La plage de la mariée de Clarisse Sabard

Zoé a la trentaine. Elle vit à Nice. Ses parents sont victimes d’un accident de la route. Avant de mourir, sa mère lui apprend qu’elle doit retrouver son père biologique. Elle lui laisse un indice La plage de la mariée.

Zoé décide donc de partir en Bretagne.

Avis La plage de la mariée de Clarisse Sabard

Au départ, le rythme est très enlevé. On sent une libération, un réel plaisir d’écrire, une véritable assurance, que ce soit dans les descriptions, beaucoup moins importantes que dans son premier roman mais qui étaient pourtant très travaillées, et encore plus dans les pensées, les relations des personnages. Clarisse Sabard ne s’embarrasse pas de mots ampoulés, l’ensemble est vivant. Elle manie très bien l’humour tout comme les pensées plus noires, les sentiments ressentis par son héroïne Zoé. Mais ça, c’est le début, soit une cinquantaine de pages. A force, toutes ces pensées, ces phrases en italique sont réellement énervantes. On dirait qu’on n’a pas affaire à une jeune femme de 30 ans. Clichés, clichés et encore clichés.

Malgré le drame et son départ pour la Bretagne, Zoé arrive, très vite à se faire des connaissances, des amis, à trouver un travail. Pourtant, elle est toujours très triste et ne veut pas trop se confier. Mais elle sera obligée si elle veut découvrir toute la vérité. Et là, tout le monde y a droit. Il semblerait que Zoé soit une personnalité qui se fait facilement des amis. Mais j’ai trouvé ceci invraisemblable, comme trouver rapidement un travail (en fin de saison touristique !), un toit… De suite, dès qu’elle rencontre quelqu’un, elle passe très vite au tutoiement et surtout à la bise. Peut-être que cela se passe comme dans ça dans les romans, mais dans la vie réelle ? Point qui m’a choqué est la formation commerciale de la jeune femme. Est-ce que des études, une formation donnent le contact clientèle ? Non, non et non. Cela ne s’apprend pas dans les livres, dans une formation théorique. Seuls les contacts avec les personnes peuvent y arriver, surtout si on y met du sien, lorsque l’on est un tant soit peu timide. Outre cette quête du passé, ce qui parait invraisemblable est le beau gosse qui vient de Monaco, d’une famille très aisée et qui roule en Porsche. Il y a ensuite une mère et son fils qui vivent une relation difficile. Mais heureusement que Zoé est là ! Et cet homme, responsable de la mort de sa tante. Zoé ne montre pas un très beau visage face à cet homme. Elle semble ne pas vouloir le juger pourtant c’est ce qu’elle fait. Pourtant, il a payé sa dette à la société.

Qu’en est-il réellement de cette Plage de la mariée ? Quelques informations à ce sujet, mais rien de transcendant.

Malgré tout, je n’ai ressenti aucun sentiment d’urgence dans la quête de Zoé pour découvrir la vérité sur son passé, sur la recherche de son père. La jeune femme avance petit à petit, donc comme le roman, selon les éléments qui lui sont donnés. Au bout d’un moment, malgré la qualité du début, je me suis ennuyée. C’est trop long, à mon goût, comme un essoufflement, une montagne que l’on n’arrive pas à gravir. C’est comme un soufflet au fromage qui tombe. Pourtant j’aime sortir de ma zone de confort, lire des romans qui ne sont pas des polars, des thrillers, mon année 2017, a été assez riche en ce sens. Mais là, j’ai eu énormément de mal à avancer. A chaque page tournée, je me demandais quand est-ce que cela allait finir, quand un rebondissement allait arriver pour donner un véritable boost. J’ai pour principe de ne pas laisser un roman pour toujours donner une chance à l’auteur. C’est ce que j’ai fait avec celui-ci. On dit souvent que les seconds romans sont moins bons que les premiers. C’est le cas ici, malgré ma première impression. J’espère que le thème du prochain roman ne sera pas la quête de son identité avec la recherche du passé car certaines phrases, bien que tournées différemment, ont la même connotation que dans le premier roman. Cela ne donne aucune nouveauté. 400 pages plates, sans saveur, où les relations entre les personnages semblent fausses. Autre point négatif qui me touche énormément est cette propension qu’à Clarisse Sabard à user et abuser de termes, à très mauvais escient, qui relèvent de la psychiatrie, comme le burn-out, entre autres. Il y a également un autre terme récurrent. La folie, folle. Un psychiatre lirait ce roman, il s’arracherait les cheveux. Donc, avant d’utiliser certains termes, sans les connaître réellement, à part ce que l’on peut lire dans les journaux, un travail beaucoup plus approfondi est nécessaire auprès de professionnels, même s’il semble qu’elle ait pris quelques informations. Mais je peux la diriger vers quelqu’un d’autre si elle le souhaite, Professeur de surcroit.

Auteurs, éditeurs, si vous pouviez passer plus de temps à vos relectures, ce serait un plus car quelques coquilles, mots manquants, phrases mal tournées, sont présentes. Ce roman ne fait pas exception à la règle. De plus, lorsque l’on se targue d’écrire des chroniques littéraires, de juger le travail d’autres auteurs, le travail doit être propre, irréprochable.

La plage de la mariée de Clarisse Sabard

Date de sortie : 17 mars 2017

Nb pages : 444

Editeur : Charleston

ISBN : 978-2-36812-129-0

EnregistrerEnregistrer

Les lettres de Rose de Clarisse Sabard

Les lettres de Rose de Clarisse Sabard

Les lettres de Rose de Clarisse Sabard

Résumé Les lettres de Rose de Clarisse Sabard

Lola est une jeune femme de 28 ans, adoptée, dont le petit ami, Australien, vient de rompre par SMS.

Elle se confie à Tristan, son meilleur ami.

Elle reçoit un appel téléphonique qui l’informe d’un héritage.

Avis Les lettres de Rose de Clarisse Sabard

Cela fait des mois que ce roman est dans ma PAL, acheté d’occasion à une lectrice Charleston qui a revendu son exemplaire presse. Il faut dire que le thème de lettres, de photos laissées à un enfant pour raconter une histoire familiale n’est pas nouveau. Au moment de la sortie de ce roman, j’étais déjà plongée dans un premier roman, très abouti, sur une quête familiale. J’ai lu de nombreuses critiques, toutes positives, sur le roman de Clarisse Sabard. Il faut bien dire que les négatives passent souvent à la trappe sauf quand on ne peut pas les maîtriser. Je me suis laissée tenter en ce mois de décembre sur ce premier roman qui a obtenu le Prix du Livre Romantique.

Clarisse Sabard oscille entre des descriptions parfaitement détaillées, maîtrisées et des dialogues qui le sont beaucoup moins, notamment ceux de Lola et des autres personnes qui jalonnent son roman. J’ai eu l’impression d’avoir affaire à une toute jeune fille qui ne sait pas s’exprimer correctement, qui joue un rôle, qui se cache. Par exemple, d’un côté nous avons cette jeune femme de 28 ans et son meilleur ami homosexuel, Tristan. Le concept est cliché tout comme leur relation. On le sait les homosexuels font les meilleurs amis du monde. Ce sont ceux vers qui les femmes vont s’épancher, se confier, passer du bon temps. Ces dialogues ne sont pas assez élaborés, succincts à mon goût. Toutes les jeunes femmes de cet âge ne s’expriment pas de cette façon. Pour le reste, les dialogues sont trop rapides, téléphonés. Dès qu’une situation se présente, le lecteur sait ce à quoi cela va aboutir. Par ailleurs, chez ces femmes, on retrouve de nombreux traits de caractère de l’auteur, de sa vie personnelle.

Clarisse Sabard annonce les découvertes de Lola et enchaîne avec la vie des femmes de sa famille pour revenir sur les sentiments de la jeune femme, sa découverte du village, de la maison et ses relations avec le notaire, son cousin. Une construction somme toute classique retrouvée dans de nombreux romans. Rien de nouveau là dedans. Mais elle sait faire rebondir son roman avec quelques révélations qui arrivent à point nommé. Les lettres de Rose est intéressant à lire, le lecteur se laisse happer par l’histoire de Louise. Malgré ses maladresses, le roman est addictif sur une centaine de pages mais se poursuit assez laborieusement jusqu’à la fin.

Nous avons affaire à Louise, une jeune fille qui prend soin de la ferme de ses parents. Mais elle veut plus car elle sait comment faire des affaires. Son père avait vu son talent. Mais il est décédé. Au bout de la deuxième rencontre, elle accepte la demande en mariage de celui qui tient une boutique dans le centre du village. Louise saura donc accepter les opportunités quand elles se présentent, s’élever, sortir de sa condition et réussir sa vie. Elle se révèle profondément tyrannique, surtout envers ses filles. Mais elle a surtout peur que tout s’écroule. C’est la partie des trois femmes la plus développée. Rose a subi les désirs et les décisions de sa mère. Qu’en est-il réellement de la mère de Lola ? Juste quelques passages sur la mère de Lola, mais des passages qui prennent vraiment toute leur importance pour l’auteur qui sont autant d’appels du pied, des souvenirs, des dates pour celle qui l’a mise au monde.

Pour Lola, après le déni, la découverte de son passé lui permet de faire le point, de savoir ce qu’elle veut réellement et d’où elle vient. Cela a été la quête de son passé, de son identité, au sein d’une famille et surtout de sa mère.

Doit-on également revenir sur quelques fautes de syntaxe, de grammaire ? Je le fais très souvent lorsque je lis des romans car cela me saute franchement aux yeux, comme les deux belles jumelles.

Des êtres humains. Personne n’est infaillible.

Amis via les réseaux sociaux et jetés comme de vulgaires mouchoirs en papier.

Les lettres de Rose de Clarisse Sabard

Date de sortie : avril 2016

Nb pages : 384

Editeur : Charleston

ISBN : 978-2-36812-104-7

Guide juridique pour blogueuses créatives de May Sanchez et Sandra Azria

Guide juridique pour blogueuses créatives de May Sanchez et Sandra Azria

Dans la catégorie Economie Business à paraître chez Eyrolles.

Guide juridique pour blogueuses créatives de May Sanchez et Sandra Azria

Présentation de l’éditeur :

Que l’on blogue, vende ses créations en ligne, ou développe son activité sur le web, les textes de loi ne sont pas les premières lectures que l’on dévore. Et pourtant… connaître ses droits et ses obligations est incontournable, et au final pas si compliqué. Ce petit guide astucieux aborde de façon concrète les questions juridiques que se posent les blogueuses ou entrepreneuses créatives : dois-je enregistrer mon blog à la CNIL, et si oui, comment ? Que faire si on m’a piqué mon idée ? Est-ce que les conditions générales de vente sont obligatoires ? Que dois-je y mettre ? Pourquoi est-ce que je ne peux pas utiliser cette belle photo trouvée sur le Net pour illustrer mon contenu ? Au fil des questions de May Lopez (du blog Vie de Miette), Sandra Azria, avocate spécialisée, donne les bases juridiques indispensables pour rester dans les clous et protéger son activité. Abordable et vivant, cet ouvrage s’appuie sur des cas réels et des exemples concrets pour mettre en scène les lois appliquées à Internet.

Guide juridique pour blogueuses créatives de May Sanchez et Sandra Azria

Date de sortie : janvier 2018

Editeur : Eyrolles

ISBN : 978-2212674668

Le prisonnier d’Omar Shari Hamid

Le prisonnier d'Omar Shahi Hamid

Le prisonnier d’Omar Shahi Hamid

Résumé Le prisonnier d’Omar Shari Hamid

Je quitte l’Europe et la ville de Rome de Donato Carrisi pour le Pakistan et la ville de Karachi d’Omar Shari Hamid. Pour ce premier roman et un sacré changement d’atmosphère, je dois dire que l’auteur réussit un coup de maître par la construction et ses deux personnages principaux. Constantine est un policier chrétien, qui est devenu directeur de prison. Par sa religion, il est jugé comme étranger, donc impartial. Quant à son acolyte et ami, lui aussi policier, il a été emprisonné. J’ai bien aimé ces deux personnages qui, malgré leurs différences, leurs différentes affectations, n’ont pratiquement jamais coupé les ponts et se soutiennent lorsque l’un a besoin de l’autre. Akbar est un très bon flic qui fait le ménage sans se préoccuper des uns et des autres, des morts. Il ne plait à personne. Il est aussi fataliste. Il ne veut faire que son travail même si lui aussi profite du système.

L’auteur nous raconte ce qui se passe en ce moment avec l’enlèvement de cet américain qui doit être tué le jour de Noël par une organisation terroriste. Il ne reste que quatre jours. Pour mettre en scène le travail des deux amis, il revient sur leur passé de policiers et leurs méthodes amplement différentes. Tout s’achète, tout se paie, même pour le moins corrompu.

L’Afghanistan est un sujet tendance, même si le mot n’est pas franchement exact. Ce pays est un lieu où le terrorisme est bien présent, pour nous autres occidentaux, puisque nos Etats tentent, par tous les moyens, à leur disposition, d’arrêter ceux qui pratiquent le terrorisme. Mais dans ce roman, l’auteur se penche plutôt sur le travail des forces de police, les luttes intestines, les différents pouvoirs qui se mettent en place car tout est instable. La violence, sous toutes ses formes, est très présente. Les gens sont arrêtés parce qu’ils se rebellent. Il existe deux agences qui veulent renverser, à chaque fois, le gouvernement en place et qui se positionnent pour l’autre gouvernement. Au milieu, les communautés doivent vivre. Le travail de la police est très difficile à réaliser. Mais les pots de vin, les coups, la corruption régissent et cette lutte est sanglante.

J’ai passé un très bon moment avec Le prisonnier. Le style de l’auteur va à l’essentiel, même s’il raconte, le passé de ces deux policiers leur amitié, leur travail, les prises de pouvoir. J’ai été un peu déstabilisée par certains mots et abréviations, même s’ils ont été expliqués au début. Mais cela n’empêche pas une bonne prise en matière de lecture. Lorsqu’il consacre sa partie au futur dénouement de l’enlèvement, il lance un compte à rebours. Les mots sont très imagés, le lecteur sent très bien l’atmosphère des différents lieux cités. Le langage est également assez cru. Même si je connais ce pays que par les journaux, cette immersion plus réelle avec l’auteur ne me donne pas du tout envie d’y aller.

Je remercie les Editions Presses de la Cité pour cette magnifique découverte littéraire.

Avis Le prisonnier d’Omar Shari Hamid

Constantine D’Sousa est policier depuis 25 ans. Il a été nommé directeur de la prison centrale de Karachi. Il doit aider un officier pour Tarkeen, un haut gradé quel connaît bien.

Cet aide concerne l’interrogatoire d’un prisonnier, ex policier et ami de Constantine.

Le prisonnier d’Omar Shari Hamid

Date de sortie : 19 octobre 2017

Nb pages : 382

Editeur : Presses de la Cité

ISBN : 978-2-258-13700-4

EnregistrerEnregistrer

EnregistrerEnregistrer