La Maison abandonnée de Joel A. Sutherland

La Maison Abandonnée de Joel A. Sutherland

La Maison Abandonnée de Joel A. Sutherland

Résumé La Maison abandonnée de Joel A. Sutherland

Quatre jeunes amis passent leur dernier été ensemble avant que leurs chemins ne se séparent.

Ils veulent passer un été inoubliable. Ce sera le cas lorsqu’ils découvriront une maison abandonnée sur une île et tout ce qui en découle.

Avis La Maison abandonnée de Joel A. Sutherland

Ce roman est destiné aux très jeunes adolescents. A partir de 11 ans précise l’éditeur. C’est tout à fait le cas. Je pense qu’ils passeront un bon moment avec ces quatre jeunes adolescents. Je pense également qu’ils tourneront facilement les pages et qu’ils seront happés par l’histoire. Pour ma part, malgré les recherches de Jacob et son ami Ichiro mais aussi leurs découvertes, j’ai trouvé la mise en place trop longue. Heureusement que certaines révélations viennent réveiller le roman. Les quatre amis ne font pas que ça. Ils passent beaucoup de temps hors de cette maison, ils font du sport. Pour chercher leurs informations, ils n’utilisent pas qu’Internet. Ils vont à la bibliothèque. Le dénouement, intensif, se déroule sur à peu près 80 pages, soit le dernier tiers. Malgré les qualités d’écriture, je n’ai pas été happée par l’histoire. Trop vieille sûrement ! Pourtant je lis pas mal de littérature jeunesse.

J’ai, quand même, particulièrement, aimé l’attraction provoquée par cette maison sur Jacob. Il est happé, aspiré, attiré comme un aimant. Il ne peut pas rester loin d’elle. Elle occupe toutes ses pensées et même ses rêves, plutôt des cauchemars. La découverte de cette île, de cette maison et des choses étranges qui s’y passent est extrêmement bien racontée.

Je dois également dire que j’ai été surprise par le dénouement. En cela, l’auteur a bien réussi son coup. Je m’étais focalisée sur son histoire, sur les personnes et notamment ce médecin. Mais sans en dévoiler trop, l’auteur a bien caché son jeu. Avec cette histoire et malgré cette fameuse séparation, les enfants seront soudés encore plus. De plus, Jacob saura, de plus en plus, où seront ses priorités. L’auteur développe à la perfection les thèmes de l’amitié, des fantômes avec du fantastique également mais aussi une enquête si on veut policière. De plus, il y a ce monde de légendes censé faire peur aux enfants.

J’ai bien aimé ces quatre jeunes adolescents qui sont très différents et qui ont chacun leurs problèmes. La maman de Jacob m’a aussi bien plu.

Je remercie les Editions Actes Sud Junior pour la découverte de cet auteur.

La Maison Abandonnée de Joel A. Sutherland

Date de sortie : mars 2018

Nb pages : 304

Editeur : Actes Sud Junior

ISBN : 978-2-330-09690-8

Publicités

La plage de la mariée de Clarisse Sabard

La plage de la mariée de Clarisse Sabard

La plage de la mariée de Clarisse Sabard

Résumé La plage de la mariée de Clarisse Sabard

Zoé a la trentaine. Elle vit à Nice. Ses parents sont victimes d’un accident de la route. Avant de mourir, sa mère lui apprend qu’elle doit retrouver son père biologique. Elle lui laisse un indice La plage de la mariée.

Zoé décide donc de partir en Bretagne.

Avis La plage de la mariée de Clarisse Sabard

Au départ, le rythme est très enlevé. On sent une libération, un réel plaisir d’écrire, une véritable assurance, que ce soit dans les descriptions, beaucoup moins importantes que dans son premier roman mais qui étaient pourtant très travaillées, et encore plus dans les pensées, les relations des personnages. Clarisse Sabard ne s’embarrasse pas de mots ampoulés, l’ensemble est vivant. Elle manie très bien l’humour tout comme les pensées plus noires, les sentiments ressentis par son héroïne Zoé. Mais ça, c’est le début, soit une cinquantaine de pages. A force, toutes ces pensées, ces phrases en italique sont réellement énervantes. On dirait qu’on n’a pas affaire à une jeune femme de 30 ans. Clichés, clichés et encore clichés.

Malgré le drame et son départ pour la Bretagne, Zoé arrive, très vite à se faire des connaissances, des amis, à trouver un travail. Pourtant, elle est toujours très triste et ne veut pas trop se confier. Mais elle sera obligée si elle veut découvrir toute la vérité. Et là, tout le monde y a droit. Il semblerait que Zoé soit une personnalité qui se fait facilement des amis. Mais j’ai trouvé ceci invraisemblable, comme trouver rapidement un travail (en fin de saison touristique !), un toit… De suite, dès qu’elle rencontre quelqu’un, elle passe très vite au tutoiement et surtout à la bise. Peut-être que cela se passe comme dans ça dans les romans, mais dans la vie réelle ? Point qui m’a choqué est la formation commerciale de la jeune femme. Est-ce que des études, une formation donnent le contact clientèle ? Non, non et non. Cela ne s’apprend pas dans les livres, dans une formation théorique. Seuls les contacts avec les personnes peuvent y arriver, surtout si on y met du sien, lorsque l’on est un tant soit peu timide. Outre cette quête du passé, ce qui parait invraisemblable est le beau gosse qui vient de Monaco, d’une famille très aisée et qui roule en Porsche. Il y a ensuite une mère et son fils qui vivent une relation difficile. Mais heureusement que Zoé est là ! Et cet homme, responsable de la mort de sa tante. Zoé ne montre pas un très beau visage face à cet homme. Elle semble ne pas vouloir le juger pourtant c’est ce qu’elle fait. Pourtant, il a payé sa dette à la société.

Qu’en est-il réellement de cette Plage de la mariée ? Quelques informations à ce sujet, mais rien de transcendant.

Malgré tout, je n’ai ressenti aucun sentiment d’urgence dans la quête de Zoé pour découvrir la vérité sur son passé, sur la recherche de son père. La jeune femme avance petit à petit, donc comme le roman, selon les éléments qui lui sont donnés. Au bout d’un moment, malgré la qualité du début, je me suis ennuyée. C’est trop long, à mon goût, comme un essoufflement, une montagne que l’on n’arrive pas à gravir. C’est comme un soufflet au fromage qui tombe. Pourtant j’aime sortir de ma zone de confort, lire des romans qui ne sont pas des polars, des thrillers, mon année 2017, a été assez riche en ce sens. Mais là, j’ai eu énormément de mal à avancer. A chaque page tournée, je me demandais quand est-ce que cela allait finir, quand un rebondissement allait arriver pour donner un véritable boost. J’ai pour principe de ne pas laisser un roman pour toujours donner une chance à l’auteur. C’est ce que j’ai fait avec celui-ci. On dit souvent que les seconds romans sont moins bons que les premiers. C’est le cas ici, malgré ma première impression. J’espère que le thème du prochain roman ne sera pas la quête de son identité avec la recherche du passé car certaines phrases, bien que tournées différemment, ont la même connotation que dans le premier roman. Cela ne donne aucune nouveauté. 400 pages plates, sans saveur, où les relations entre les personnages semblent fausses. Autre point négatif qui me touche énormément est cette propension qu’à Clarisse Sabard à user et abuser de termes, à très mauvais escient, qui relèvent de la psychiatrie, comme le burn-out, entre autres. Il y a également un autre terme récurrent. La folie, folle. Un psychiatre lirait ce roman, il s’arracherait les cheveux. Donc, avant d’utiliser certains termes, sans les connaître réellement, à part ce que l’on peut lire dans les journaux, un travail beaucoup plus approfondi est nécessaire auprès de professionnels, même s’il semble qu’elle ait pris quelques informations. Mais je peux la diriger vers quelqu’un d’autre si elle le souhaite, Professeur de surcroit.

Auteurs, éditeurs, si vous pouviez passer plus de temps à vos relectures, ce serait un plus car quelques coquilles, mots manquants, phrases mal tournées, sont présentes. Ce roman ne fait pas exception à la règle. De plus, lorsque l’on se targue d’écrire des chroniques littéraires, de juger le travail d’autres auteurs, le travail doit être propre, irréprochable.

La plage de la mariée de Clarisse Sabard

Date de sortie : 17 mars 2017

Nb pages : 444

Editeur : Charleston

ISBN : 978-2-36812-129-0

EnregistrerEnregistrer

Les lettres de Rose de Clarisse Sabard

Les lettres de Rose de Clarisse Sabard

Les lettres de Rose de Clarisse Sabard

Résumé Les lettres de Rose de Clarisse Sabard

Lola est une jeune femme de 28 ans, adoptée, dont le petit ami, Australien, vient de rompre par SMS.

Elle se confie à Tristan, son meilleur ami.

Elle reçoit un appel téléphonique qui l’informe d’un héritage.

Avis Les lettres de Rose de Clarisse Sabard

Cela fait des mois que ce roman est dans ma PAL, acheté d’occasion à une lectrice Charleston qui a revendu son exemplaire presse. Il faut dire que le thème de lettres, de photos laissées à un enfant pour raconter une histoire familiale n’est pas nouveau. Au moment de la sortie de ce roman, j’étais déjà plongée dans un premier roman, très abouti, sur une quête familiale. J’ai lu de nombreuses critiques, toutes positives, sur le roman de Clarisse Sabard. Il faut bien dire que les négatives passent souvent à la trappe sauf quand on ne peut pas les maîtriser. Je me suis laissée tenter en ce mois de décembre sur ce premier roman qui a obtenu le Prix du Livre Romantique.

Clarisse Sabard oscille entre des descriptions parfaitement détaillées, maîtrisées et des dialogues qui le sont beaucoup moins, notamment ceux de Lola et des autres personnes qui jalonnent son roman. J’ai eu l’impression d’avoir affaire à une toute jeune fille qui ne sait pas s’exprimer correctement, qui joue un rôle, qui se cache. Par exemple, d’un côté nous avons cette jeune femme de 28 ans et son meilleur ami homosexuel, Tristan. Le concept est cliché tout comme leur relation. On le sait les homosexuels font les meilleurs amis du monde. Ce sont ceux vers qui les femmes vont s’épancher, se confier, passer du bon temps. Ces dialogues ne sont pas assez élaborés, succincts à mon goût. Toutes les jeunes femmes de cet âge ne s’expriment pas de cette façon. Pour le reste, les dialogues sont trop rapides, téléphonés. Dès qu’une situation se présente, le lecteur sait ce à quoi cela va aboutir. Par ailleurs, chez ces femmes, on retrouve de nombreux traits de caractère de l’auteur, de sa vie personnelle.

Clarisse Sabard annonce les découvertes de Lola et enchaîne avec la vie des femmes de sa famille pour revenir sur les sentiments de la jeune femme, sa découverte du village, de la maison et ses relations avec le notaire, son cousin. Une construction somme toute classique retrouvée dans de nombreux romans. Rien de nouveau là dedans. Mais elle sait faire rebondir son roman avec quelques révélations qui arrivent à point nommé. Les lettres de Rose est intéressant à lire, le lecteur se laisse happer par l’histoire de Louise. Malgré ses maladresses, le roman est addictif sur une centaine de pages mais se poursuit assez laborieusement jusqu’à la fin.

Nous avons affaire à Louise, une jeune fille qui prend soin de la ferme de ses parents. Mais elle veut plus car elle sait comment faire des affaires. Son père avait vu son talent. Mais il est décédé. Au bout de la deuxième rencontre, elle accepte la demande en mariage de celui qui tient une boutique dans le centre du village. Louise saura donc accepter les opportunités quand elles se présentent, s’élever, sortir de sa condition et réussir sa vie. Elle se révèle profondément tyrannique, surtout envers ses filles. Mais elle a surtout peur que tout s’écroule. C’est la partie des trois femmes la plus développée. Rose a subi les désirs et les décisions de sa mère. Qu’en est-il réellement de la mère de Lola ? Juste quelques passages sur la mère de Lola, mais des passages qui prennent vraiment toute leur importance pour l’auteur qui sont autant d’appels du pied, des souvenirs, des dates pour celle qui l’a mise au monde.

Pour Lola, après le déni, la découverte de son passé lui permet de faire le point, de savoir ce qu’elle veut réellement et d’où elle vient. Cela a été la quête de son passé, de son identité, au sein d’une famille et surtout de sa mère.

Doit-on également revenir sur quelques fautes de syntaxe, de grammaire ? Je le fais très souvent lorsque je lis des romans car cela me saute franchement aux yeux, comme les deux belles jumelles.

Des êtres humains. Personne n’est infaillible.

Amis via les réseaux sociaux et jetés comme de vulgaires mouchoirs en papier.

Les lettres de Rose de Clarisse Sabard

Date de sortie : avril 2016

Nb pages : 384

Editeur : Charleston

ISBN : 978-2-36812-104-7

Guide juridique pour blogueuses créatives de May Sanchez et Sandra Azria

Guide juridique pour blogueuses créatives de May Sanchez et Sandra Azria

Dans la catégorie Economie Business à paraître chez Eyrolles.

Guide juridique pour blogueuses créatives de May Sanchez et Sandra Azria

Présentation de l’éditeur :

Que l’on blogue, vende ses créations en ligne, ou développe son activité sur le web, les textes de loi ne sont pas les premières lectures que l’on dévore. Et pourtant… connaître ses droits et ses obligations est incontournable, et au final pas si compliqué. Ce petit guide astucieux aborde de façon concrète les questions juridiques que se posent les blogueuses ou entrepreneuses créatives : dois-je enregistrer mon blog à la CNIL, et si oui, comment ? Que faire si on m’a piqué mon idée ? Est-ce que les conditions générales de vente sont obligatoires ? Que dois-je y mettre ? Pourquoi est-ce que je ne peux pas utiliser cette belle photo trouvée sur le Net pour illustrer mon contenu ? Au fil des questions de May Lopez (du blog Vie de Miette), Sandra Azria, avocate spécialisée, donne les bases juridiques indispensables pour rester dans les clous et protéger son activité. Abordable et vivant, cet ouvrage s’appuie sur des cas réels et des exemples concrets pour mettre en scène les lois appliquées à Internet.

Guide juridique pour blogueuses créatives de May Sanchez et Sandra Azria

Date de sortie : janvier 2018

Editeur : Eyrolles

ISBN : 978-2212674668

Le prisonnier d’Omar Shari Hamid

Le prisonnier d'Omar Shahi Hamid

Le prisonnier d’Omar Shahi Hamid

Résumé Le prisonnier d’Omar Shari Hamid

Je quitte l’Europe et la ville de Rome de Donato Carrisi pour le Pakistan et la ville de Karachi d’Omar Shari Hamid. Pour ce premier roman et un sacré changement d’atmosphère, je dois dire que l’auteur réussit un coup de maître par la construction et ses deux personnages principaux. Constantine est un policier chrétien, qui est devenu directeur de prison. Par sa religion, il est jugé comme étranger, donc impartial. Quant à son acolyte et ami, lui aussi policier, il a été emprisonné. J’ai bien aimé ces deux personnages qui, malgré leurs différences, leurs différentes affectations, n’ont pratiquement jamais coupé les ponts et se soutiennent lorsque l’un a besoin de l’autre. Akbar est un très bon flic qui fait le ménage sans se préoccuper des uns et des autres, des morts. Il ne plait à personne. Il est aussi fataliste. Il ne veut faire que son travail même si lui aussi profite du système.

L’auteur nous raconte ce qui se passe en ce moment avec l’enlèvement de cet américain qui doit être tué le jour de Noël par une organisation terroriste. Il ne reste que quatre jours. Pour mettre en scène le travail des deux amis, il revient sur leur passé de policiers et leurs méthodes amplement différentes. Tout s’achète, tout se paie, même pour le moins corrompu.

L’Afghanistan est un sujet tendance, même si le mot n’est pas franchement exact. Ce pays est un lieu où le terrorisme est bien présent, pour nous autres occidentaux, puisque nos Etats tentent, par tous les moyens, à leur disposition, d’arrêter ceux qui pratiquent le terrorisme. Mais dans ce roman, l’auteur se penche plutôt sur le travail des forces de police, les luttes intestines, les différents pouvoirs qui se mettent en place car tout est instable. La violence, sous toutes ses formes, est très présente. Les gens sont arrêtés parce qu’ils se rebellent. Il existe deux agences qui veulent renverser, à chaque fois, le gouvernement en place et qui se positionnent pour l’autre gouvernement. Au milieu, les communautés doivent vivre. Le travail de la police est très difficile à réaliser. Mais les pots de vin, les coups, la corruption régissent et cette lutte est sanglante.

J’ai passé un très bon moment avec Le prisonnier. Le style de l’auteur va à l’essentiel, même s’il raconte, le passé de ces deux policiers leur amitié, leur travail, les prises de pouvoir. J’ai été un peu déstabilisée par certains mots et abréviations, même s’ils ont été expliqués au début. Mais cela n’empêche pas une bonne prise en matière de lecture. Lorsqu’il consacre sa partie au futur dénouement de l’enlèvement, il lance un compte à rebours. Les mots sont très imagés, le lecteur sent très bien l’atmosphère des différents lieux cités. Le langage est également assez cru. Même si je connais ce pays que par les journaux, cette immersion plus réelle avec l’auteur ne me donne pas du tout envie d’y aller.

Je remercie les Editions Presses de la Cité pour cette magnifique découverte littéraire.

Avis Le prisonnier d’Omar Shari Hamid

Constantine D’Sousa est policier depuis 25 ans. Il a été nommé directeur de la prison centrale de Karachi. Il doit aider un officier pour Tarkeen, un haut gradé quel connaît bien.

Cet aide concerne l’interrogatoire d’un prisonnier, ex policier et ami de Constantine.

Le prisonnier d’Omar Shari Hamid

Date de sortie : 19 octobre 2017

Nb pages : 382

Editeur : Presses de la Cité

ISBN : 978-2-258-13700-4

EnregistrerEnregistrer

EnregistrerEnregistrer

Nulle part sur la terre de Michael Farris Smith

Avis Nulle part sur terre de Michael Farris Smith

Après un roman très long, que j’ai eu du mal à finir, que cela fait du bien de changer de registre, même si ce n’est pas un polar, un policier, un thriller, genre que j’affectionne plus particulièrement. Mais j’aime énormément me laisser porter par une histoire qui me permet de m’évader. C’est le cas ici avec le deuxième roman de l’auteur. Je n’ai pas lu le premier donc je n’ai pas de point de comparaison. A-t-il fait mieux, moins bien ? Son écriture s’affirme-t-elle ?

L’auteur nous donne les informations petit à petit et confirme les liens entre les personnages. Mais je ne devrais pas lire les 4èmes de couverture. Je ne le fais pas d’habitude ou quand j’ai bien avancé dans le roman car je me suis imaginé un scénario. Je me suis interrogée au fil de ma lecture, même si certains éléments donnés au compte goutte étaient assez prévisibles. Mais il y a toujours eu une part de suspense. Jusqu’à la fin, le lecteur ne sait pas ce qui arriver. Qui va aller ou retourner en prison, suite au meurtre de ce policier qui n’avait pas bonne réputation ? Est-ce que tous les personnages vont se retrouver ensemble ? Quelqu’un va-t-il mourir ?

C’est l’histoire d’un homme, Russell, qui a passé onze années de sa vie en prison, alors qu’il était sur le point de se marier avec Sarah. A son arrivée chez lui, outre son père, deux hommes l’attendent et le passent à tabac et lui promettent qu’il va souffrir encore plus. Il va tenter de reconstruire sa vie jusqu’au jour où il est dans un endroit où il ne devait pas se trouver, où il rencontre Maben et sa petite fille. Il ressent énormément de culpabilité pour ce qui s’est passé il y a onze ans. En plus, la vie en prison n’a rien arrangé. Il tentait de rester en vie face à des hommes beaucoup plus violents que lui. Tout le monde sait que Russell n’est pas un homme violent, même la police, même si après onze années passées en prison, il a pu changer. Mais il s’est trouvé au mauvais endroit au mauvais moment. Quand il rencontre Maben, il va tout faire pour l’aider mais il ne veut pas retourner en prison. Très vite, il sait qui il est mais cela ne joue pas de rôle dans sa prise de décision.

Ensuite, il y a Maben qui est maman d’une petite fille. Elle tente de retourner là où elle a vécu. Mais elle fait une mauvaise rencontre et elle a peur pour la vie de sa fille. Maben a souffert. Elle a eu de nombreuses relations. Elle a touché à l’alcool, à la drogue mais elle va tout tenter pour protéger sa fille. Jeune fille, elle a souffert. Sans lui chercher d’excuses, d’ailleurs, elle-même ne s’en cherche pas, elle a tenté d’oublier une mort horrible.

Cet homme et cette femme semblent avoir fait les mauvais choix de vie. Mais ils les assument car ils sont bien obligés. Je ne dirai pas que c’est le destin car l’alcool ou autre chose ne sont pas des exécutoires. Ils peuvent briser comme faire oublier un vécu difficile. Ils sont un refuge mais un mauvais refuge. D’ailleurs, j’ai les gens conduisent en buvant ou avec de l’alcool à proximité. Mais que fait la police ? Nous sommes aux Etats-Unis, c’est vrai, je ne sais pas si la lutte contre l’alcool au volant est la même qu’en France. Et puis, il y a ces armes que l’on trouve très souvent, chargées. Quand on lit un roman après une telle tuerie – Las Vegas – certains éléments nous font nous interroger encore plus.

L’histoire racontée est fluide. Il n’y a aucun temps mort. Le lecteur suit les personnages au fur et à mesure de l’avancée de l’histoire. J’ai passé un très bon moment de lecture. Il me tardait de le finir mais pas parce que je m’ennuyais, parce que je voulais connaître le dénouement. L’auteur détaille également très bien la colère de Larry, sa haine envers lui-même, sa fidélité envers ceux qu’il aime. Mais c’est un homme violent, qui boit. Il lui semble qu’il doive protéger sa famille, la venger. Mais il se fait des idées. Il n’accepte pas la vie. Ensuite, il y a l’ami de Russell, policier. Il se rappelle les bons souvenirs d’enfance, d’adolescence, mais il doit faire son travail en laissant une chance à son ami. Que dire du cadre ? Le Mississippi avec ses endroits magnifiques et ses petites bourgades où tout le monde se connaît, où l’alcool coule à flot, où les coups pleuvent entre hommes mais aussi la violence faite aux femmes.

Livre lu dans le cadre d’une masse critique spéciale. Je remercie Babelio et les Editions Sonatine.

Résumé Nulle part sur terre de Michael Farris Smith

Russel sort de prison. Il rentre chez lui en bus. Il est accueilli par deux hommes qui le passent à tabac.

Maben marche et marche encore avec sa petite fille. Un vieux monsieur l’amène à la gare routière. Il lui laisse un peu d’argent. Le but de Maben est de revenir là où elle a vécu pour tenter de changer de vie.

Nulle part sur terre de Michael Farris Smith

Date de sortie : août 2017

Nb pages : 362

Editeur : Sonatine

ISBN : 978-2-35584-609*-0

EnregistrerEnregistrer

EnregistrerEnregistrer

Quelques jours de nos vies de Clare Swatman

tous les livres sur Babelio.com

Avis Quelques jours de nos vies de Clare Swatman

Non, je n’ai pas pleuré en lisant cette belle histoire de Zoé et de son mari Ed. Après la mort de son mari, Zoé se retrouve quelques mois plus tard à l’hôpital car elle est tombée sur la tête. En se réveillant de son coma, elle se retrouve dans sa chambre de jeune fille, en partance pour faire ses études. A chaque réveil, elle revivra un des moments importants de sa vie qui la met en scène avec Ed, son amour de jeunesse, jusqu’au jour fatal où il part au travail et sera renversé par un vélo.

Zoé a une mission ou se la donne. Tenter que son mari adoré ne meure pas. Revivre ces moments va lui permettre de changer quelques éléments pour éviter ce deuil auquel elle ne se fait pas. Mais si elle, elle sait, ce qui s’est passé puisqu’elle replonge dans le passé, tous ceux qu’elle a côtoyés ne le savent pas, donc elle doit faire attention à ne pas donner ces éléments.

L’auteur suit donc la chronologie des événements. De leur rencontre, de leur amour qui éclot, de leur vie commune, de leur mariage jusqu’à leur difficulté à avoir un enfant. Zoé et Ed sont profondément amoureux. Ils vivent l’un pour l’autre, se soutiennent mutuellement. Comme dans tout couple, il y a quelques dissensions, des disputes. Lorsqu’il est question de mariage, ils arrivent tous les deux à parler même si cela dure un bon moment. De ce côté-là, je trouve qu’Ed a fait de nombreux efforts. Ensuite, vient la question de l’enfant. Zoé semble avoir été forcée à le vouloir. Mais cela va devenir une obsession, à force, pour elle, de devenir enceinte. Surtout que sa soeur tombe enceinte facilement. Les traitements contre l’infertilité vont plonger le couple formé par Ed et Zoé dans la rancoeur, la dispute, la colère. Ils tenteront de s’éloigner pour se retrouver. Mais comme je l’ai déjà lu, ce sont des moments vraiment très difficiles. Certains couples semblent avoir résolu leurs problèmes et se retrouvent plus forts face à cette adversité. Replonger dans ce passé va permettre à Zoé de changer quelques éléments. Elle sera beaucoup plus à l’écoute de son mari, de sa famille et de ses amis. Une nouvelle chance lui est donnée et elle va tenter d’en profiter.

Clare Swatman met de jolis mots sur tout ce qu’ils vivent. Elle démontre tout l’amour entre ces deux-là. Elle démontre aussi que Zoé a peu fait d’efforts au départ. Il lui est souvent difficile de se remémorer ce qui s’est réellement passé cette journée là. Les personnages sont forcément attachants mais je n’ai pas eu de réels coups de coeur pour Zoé, même si je la trouve profondément honnête sur ce qu’elle a vécu et ses traits de caractère. l’auteur commence son roman comme un fait divers. Le lecteur suit les aventures des personnages. Mais lorsque Zoé se réveille pour la première fois dans sa chambre, l’histoire est narrée à la première personne pour donner plus de poids à la jeune femme. Clare Swatman clôt chaque chapitre sur le sommeil de Zoé qui espère retrouver son mari lors de son prochain réveil. Cela donne l’espoir à tout le monde et surtout à elle car elle ne peut pas vivre sans lui. Que va-t-il réellement se passer ? Auront-ils cette seconde chance ? La fin est un beau message d’espoir. Clare Swatman a donc organisé son roman sur les difficultés pour avoir un enfant et ces traitements contre l’infertilité. Elle s’est documenté plus sur le côté psychologique, humain, que médical et cela donne plus de poids à ses héros.

Je remercie Babelio pour cette sélection Masse Critique, les éditions Presses de la Cité et aussi l’auteur.

Résumé Quelques jours de nos vies de Clare Swatman

Juin 2013, Ed part au travail. Sa femme Zoé ne prend pas le temps de lui dire au revoir. Arrivée au travail, Zoé apprend le décès de son mari. S’ensuivent de nombreux mois où elle n’arrive pas à faire surface car elle se sent coupable de ne pas avoir eu le temps de lui dire qu’elle l’aime.

Zoé tombe dans le jardin. Elle est transportée à l’hôpital mais à son réveil, elle se retrouve dans sa chambre de jeune fille.

Quelques jours de nos vies de Clare Swatman

date de sortie : 11 mai 2017

Editeur : Presses de la Cité

Isbn : 978-2-258-13758-5

Nombre de pages : 352

EnregistrerEnregistrer