La plage de la mariée de Clarisse Sabard

La plage de la mariée de Clarisse Sabard
La plage de la mariée de Clarisse Sabard

Résumé La plage de la mariée de Clarisse Sabard

Zoé a la trentaine. Elle vit à Nice. Ses parents sont victimes d’un accident de la route. Avant de mourir, sa mère lui apprend qu’elle doit retrouver son père biologique. Elle lui laisse un indice La plage de la mariée.

Zoé décide donc de partir en Bretagne.

Avis La plage de la mariée de Clarisse Sabard

Au départ, le rythme est très enlevé. On sent une libération, un réel plaisir d’écrire, une véritable assurance, que ce soit dans les descriptions, beaucoup moins importantes que dans son premier roman mais qui étaient pourtant très travaillées, et encore plus dans les pensées, les relations des personnages. Clarisse Sabard ne s’embarrasse pas de mots ampoulés, l’ensemble est vivant. Elle manie très bien l’humour tout comme les pensées plus noires, les sentiments ressentis par son héroïne Zoé. Mais ça, c’est le début, soit une cinquantaine de pages. A force, toutes ces pensées, ces phrases en italique sont réellement énervantes. On dirait qu’on n’a pas affaire à une jeune femme de 30 ans. Clichés, clichés et encore clichés.

Malgré le drame et son départ pour la Bretagne, Zoé arrive, très vite à se faire des connaissances, des amis, à trouver un travail. Pourtant, elle est toujours très triste et ne veut pas trop se confier. Mais elle sera obligée si elle veut découvrir toute la vérité. Et là, tout le monde y a droit. Il semblerait que Zoé soit une personnalité qui se fait facilement des amis. Mais j’ai trouvé ceci invraisemblable, comme trouver rapidement un travail (en fin de saison touristique !), un toit… De suite, dès qu’elle rencontre quelqu’un, elle passe très vite au tutoiement et surtout à la bise. Peut-être que cela se passe comme dans ça dans les romans, mais dans la vie réelle ? Point qui m’a choqué est la formation commerciale de la jeune femme. Est-ce que des études, une formation donnent le contact clientèle ? Non, non et non. Cela ne s’apprend pas dans les livres, dans une formation théorique. Seuls les contacts avec les personnes peuvent y arriver, surtout si on y met du sien, lorsque l’on est un tant soit peu timide. Outre cette quête du passé, ce qui parait invraisemblable est le beau gosse qui vient de Monaco, d’une famille très aisée et qui roule en Porsche. Il y a ensuite une mère et son fils qui vivent une relation difficile. Mais heureusement que Zoé est là ! Et cet homme, responsable de la mort de sa tante. Zoé ne montre pas un très beau visage face à cet homme. Elle semble ne pas vouloir le juger pourtant c’est ce qu’elle fait. Pourtant, il a payé sa dette à la société.

Qu’en est-il réellement de cette Plage de la mariée ? Quelques informations à ce sujet, mais rien de transcendant.

Malgré tout, je n’ai ressenti aucun sentiment d’urgence dans la quête de Zoé pour découvrir la vérité sur son passé, sur la recherche de son père. La jeune femme avance petit à petit, donc comme le roman, selon les éléments qui lui sont donnés. Au bout d’un moment, malgré la qualité du début, je me suis ennuyée. C’est trop long, à mon goût, comme un essoufflement, une montagne que l’on n’arrive pas à gravir. C’est comme un soufflet au fromage qui tombe. Pourtant j’aime sortir de ma zone de confort, lire des romans qui ne sont pas des polars, des thrillers, mon année 2017, a été assez riche en ce sens. Mais là, j’ai eu énormément de mal à avancer. A chaque page tournée, je me demandais quand est-ce que cela allait finir, quand un rebondissement allait arriver pour donner un véritable boost. J’ai pour principe de ne pas laisser un roman pour toujours donner une chance à l’auteur. C’est ce que j’ai fait avec celui-ci. On dit souvent que les seconds romans sont moins bons que les premiers. C’est le cas ici, malgré ma première impression. J’espère que le thème du prochain roman ne sera pas la quête de son identité avec la recherche du passé car certaines phrases, bien que tournées différemment, ont la même connotation que dans le premier roman. Cela ne donne aucune nouveauté. 400 pages plates, sans saveur, où les relations entre les personnages semblent fausses. Autre point négatif qui me touche énormément est cette propension qu’à Clarisse Sabard à user et abuser de termes, à très mauvais escient, qui relèvent de la psychiatrie, comme le burn-out, entre autres. Il y a également un autre terme récurrent. La folie, folle. Un psychiatre lirait ce roman, il s’arracherait les cheveux. Donc, avant d’utiliser certains termes, sans les connaître réellement, à part ce que l’on peut lire dans les journaux, un travail beaucoup plus approfondi est nécessaire auprès de professionnels, même s’il semble qu’elle ait pris quelques informations. Mais je peux la diriger vers quelqu’un d’autre si elle le souhaite, Professeur de surcroit.

Auteurs, éditeurs, si vous pouviez passer plus de temps à vos relectures, ce serait un plus car quelques coquilles, mots manquants, phrases mal tournées, sont présentes. Ce roman ne fait pas exception à la règle. De plus, lorsque l’on se targue d’écrire des chroniques littéraires, de juger le travail d’autres auteurs, le travail doit être propre, irréprochable.

La plage de la mariée de Clarisse Sabard

Date de sortie : 17 mars 2017

Nb pages : 444

Editeur : Charleston

ISBN : 978-2-36812-129-0

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Les lettres de Rose de Clarisse Sabard

Les lettres de Rose de Clarisse Sabard
Les lettres de Rose de Clarisse Sabard

Résumé Les lettres de Rose de Clarisse Sabard

Lola est une jeune femme de 28 ans, adoptée, dont le petit ami, Australien, vient de rompre par SMS.

Elle se confie à Tristan, son meilleur ami.

Elle reçoit un appel téléphonique qui l’informe d’un héritage.

Avis Les lettres de Rose de Clarisse Sabard

Cela fait des mois que ce roman est dans ma PAL, acheté d’occasion à une lectrice Charleston qui a revendu son exemplaire presse. Il faut dire que le thème de lettres, de photos laissées à un enfant pour raconter une histoire familiale n’est pas nouveau. Au moment de la sortie de ce roman, j’étais déjà plongée dans un premier roman, très abouti, sur une quête familiale. J’ai lu de nombreuses critiques, toutes positives, sur le roman de Clarisse Sabard. Il faut bien dire que les négatives passent souvent à la trappe sauf quand on ne peut pas les maîtriser. Je me suis laissée tenter en ce mois de décembre sur ce premier roman qui a obtenu le Prix du Livre Romantique.

Clarisse Sabard oscille entre des descriptions parfaitement détaillées, maîtrisées et des dialogues qui le sont beaucoup moins, notamment ceux de Lola et des autres personnes qui jalonnent son roman. J’ai eu l’impression d’avoir affaire à une toute jeune fille qui ne sait pas s’exprimer correctement, qui joue un rôle, qui se cache. Par exemple, d’un côté nous avons cette jeune femme de 28 ans et son meilleur ami homosexuel, Tristan. Le concept est cliché tout comme leur relation. On le sait les homosexuels font les meilleurs amis du monde. Ce sont ceux vers qui les femmes vont s’épancher, se confier, passer du bon temps. Ces dialogues ne sont pas assez élaborés, succincts à mon goût. Toutes les jeunes femmes de cet âge ne s’expriment pas de cette façon. Pour le reste, les dialogues sont trop rapides, téléphonés. Dès qu’une situation se présente, le lecteur sait ce à quoi cela va aboutir. Par ailleurs, chez ces femmes, on retrouve de nombreux traits de caractère de l’auteur, de sa vie personnelle.

Clarisse Sabard annonce les découvertes de Lola et enchaîne avec la vie des femmes de sa famille pour revenir sur les sentiments de la jeune femme, sa découverte du village, de la maison et ses relations avec le notaire, son cousin. Une construction somme toute classique retrouvée dans de nombreux romans. Rien de nouveau là dedans. Mais elle sait faire rebondir son roman avec quelques révélations qui arrivent à point nommé. Les lettres de Rose est intéressant à lire, le lecteur se laisse happer par l’histoire de Louise. Malgré ses maladresses, le roman est addictif sur une centaine de pages mais se poursuit assez laborieusement jusqu’à la fin.

Nous avons affaire à Louise, une jeune fille qui prend soin de la ferme de ses parents. Mais elle veut plus car elle sait comment faire des affaires. Son père avait vu son talent. Mais il est décédé. Au bout de la deuxième rencontre, elle accepte la demande en mariage de celui qui tient une boutique dans le centre du village. Louise saura donc accepter les opportunités quand elles se présentent, s’élever, sortir de sa condition et réussir sa vie. Elle se révèle profondément tyrannique, surtout envers ses filles. Mais elle a surtout peur que tout s’écroule. C’est la partie des trois femmes la plus développée. Rose a subi les désirs et les décisions de sa mère. Qu’en est-il réellement de la mère de Lola ? Juste quelques passages sur la mère de Lola, mais des passages qui prennent vraiment toute leur importance pour l’auteur qui sont autant d’appels du pied, des souvenirs, des dates pour celle qui l’a mise au monde.

Pour Lola, après le déni, la découverte de son passé lui permet de faire le point, de savoir ce qu’elle veut réellement et d’où elle vient. Cela a été la quête de son passé, de son identité, au sein d’une famille et surtout de sa mère.

Doit-on également revenir sur quelques fautes de syntaxe, de grammaire ? Je le fais très souvent lorsque je lis des romans car cela me saute franchement aux yeux, comme les deux belles jumelles.

Des êtres humains. Personne n’est infaillible.

Amis via les réseaux sociaux et jetés comme de vulgaires mouchoirs en papier.

Les lettres de Rose de Clarisse Sabard

Date de sortie : avril 2016

Nb pages : 384

Editeur : Charleston

ISBN : 978-2-36812-104-7

Guide juridique pour blogueuses créatives de May Sanchez et Sandra Azria

Guide juridique pour blogueuses créatives de May Sanchez et Sandra Azria

Dans la catégorie Economie Business à paraître chez Eyrolles.

Guide juridique pour blogueuses créatives de May Sanchez et Sandra Azria

Présentation de l’éditeur :

Que l’on blogue, vende ses créations en ligne, ou développe son activité sur le web, les textes de loi ne sont pas les premières lectures que l’on dévore. Et pourtant… connaître ses droits et ses obligations est incontournable, et au final pas si compliqué. Ce petit guide astucieux aborde de façon concrète les questions juridiques que se posent les blogueuses ou entrepreneuses créatives : dois-je enregistrer mon blog à la CNIL, et si oui, comment ? Que faire si on m’a piqué mon idée ? Est-ce que les conditions générales de vente sont obligatoires ? Que dois-je y mettre ? Pourquoi est-ce que je ne peux pas utiliser cette belle photo trouvée sur le Net pour illustrer mon contenu ? Au fil des questions de May Lopez (du blog Vie de Miette), Sandra Azria, avocate spécialisée, donne les bases juridiques indispensables pour rester dans les clous et protéger son activité. Abordable et vivant, cet ouvrage s’appuie sur des cas réels et des exemples concrets pour mettre en scène les lois appliquées à Internet.

Guide juridique pour blogueuses créatives de May Sanchez et Sandra Azria

Date de sortie : janvier 2018

Editeur : Eyrolles

ISBN : 978-2212674668

Le prisonnier d’Omar Shari Hamid

Le prisonnier d'Omar Shahi Hamid
Le prisonnier d’Omar Shahi Hamid

Résumé Le prisonnier d’Omar Shari Hamid

Je quitte l’Europe et la ville de Rome de Donato Carrisi pour le Pakistan et la ville de Karachi d’Omar Shari Hamid. Pour ce premier roman et un sacré changement d’atmosphère, je dois dire que l’auteur réussit un coup de maître par la construction et ses deux personnages principaux. Constantine est un policier chrétien, qui est devenu directeur de prison. Par sa religion, il est jugé comme étranger, donc impartial. Quant à son acolyte et ami, lui aussi policier, il a été emprisonné. J’ai bien aimé ces deux personnages qui, malgré leurs différences, leurs différentes affectations, n’ont pratiquement jamais coupé les ponts et se soutiennent lorsque l’un a besoin de l’autre. Akbar est un très bon flic qui fait le ménage sans se préoccuper des uns et des autres, des morts. Il ne plait à personne. Il est aussi fataliste. Il ne veut faire que son travail même si lui aussi profite du système.

L’auteur nous raconte ce qui se passe en ce moment avec l’enlèvement de cet américain qui doit être tué le jour de Noël par une organisation terroriste. Il ne reste que quatre jours. Pour mettre en scène le travail des deux amis, il revient sur leur passé de policiers et leurs méthodes amplement différentes. Tout s’achète, tout se paie, même pour le moins corrompu.

L’Afghanistan est un sujet tendance, même si le mot n’est pas franchement exact. Ce pays est un lieu où le terrorisme est bien présent, pour nous autres occidentaux, puisque nos Etats tentent, par tous les moyens, à leur disposition, d’arrêter ceux qui pratiquent le terrorisme. Mais dans ce roman, l’auteur se penche plutôt sur le travail des forces de police, les luttes intestines, les différents pouvoirs qui se mettent en place car tout est instable. La violence, sous toutes ses formes, est très présente. Les gens sont arrêtés parce qu’ils se rebellent. Il existe deux agences qui veulent renverser, à chaque fois, le gouvernement en place et qui se positionnent pour l’autre gouvernement. Au milieu, les communautés doivent vivre. Le travail de la police est très difficile à réaliser. Mais les pots de vin, les coups, la corruption régissent et cette lutte est sanglante.

J’ai passé un très bon moment avec Le prisonnier. Le style de l’auteur va à l’essentiel, même s’il raconte, le passé de ces deux policiers leur amitié, leur travail, les prises de pouvoir. J’ai été un peu déstabilisée par certains mots et abréviations, même s’ils ont été expliqués au début. Mais cela n’empêche pas une bonne prise en matière de lecture. Lorsqu’il consacre sa partie au futur dénouement de l’enlèvement, il lance un compte à rebours. Les mots sont très imagés, le lecteur sent très bien l’atmosphère des différents lieux cités. Le langage est également assez cru. Même si je connais ce pays que par les journaux, cette immersion plus réelle avec l’auteur ne me donne pas du tout envie d’y aller.

Je remercie les Editions Presses de la Cité pour cette magnifique découverte littéraire.

Avis Le prisonnier d’Omar Shari Hamid

Constantine D’Sousa est policier depuis 25 ans. Il a été nommé directeur de la prison centrale de Karachi. Il doit aider un officier pour Tarkeen, un haut gradé quel connaît bien.

Cet aide concerne l’interrogatoire d’un prisonnier, ex policier et ami de Constantine.

Le prisonnier d’Omar Shari Hamid

Date de sortie : 19 octobre 2017

Nb pages : 382

Editeur : Presses de la Cité

ISBN : 978-2-258-13700-4

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Nulle part sur la terre de Michael Farris Smith

Avis Nulle part sur terre de Michael Farris Smith

Après un roman très long, que j’ai eu du mal à finir, que cela fait du bien de changer de registre, même si ce n’est pas un polar, un policier, un thriller, genre que j’affectionne plus particulièrement. Mais j’aime énormément me laisser porter par une histoire qui me permet de m’évader. C’est le cas ici avec le deuxième roman de l’auteur. Je n’ai pas lu le premier donc je n’ai pas de point de comparaison. A-t-il fait mieux, moins bien ? Son écriture s’affirme-t-elle ?

L’auteur nous donne les informations petit à petit et confirme les liens entre les personnages. Mais je ne devrais pas lire les 4èmes de couverture. Je ne le fais pas d’habitude ou quand j’ai bien avancé dans le roman car je me suis imaginé un scénario. Je me suis interrogée au fil de ma lecture, même si certains éléments donnés au compte goutte étaient assez prévisibles. Mais il y a toujours eu une part de suspense. Jusqu’à la fin, le lecteur ne sait pas ce qui arriver. Qui va aller ou retourner en prison, suite au meurtre de ce policier qui n’avait pas bonne réputation ? Est-ce que tous les personnages vont se retrouver ensemble ? Quelqu’un va-t-il mourir ?

C’est l’histoire d’un homme, Russell, qui a passé onze années de sa vie en prison, alors qu’il était sur le point de se marier avec Sarah. A son arrivée chez lui, outre son père, deux hommes l’attendent et le passent à tabac et lui promettent qu’il va souffrir encore plus. Il va tenter de reconstruire sa vie jusqu’au jour où il est dans un endroit où il ne devait pas se trouver, où il rencontre Maben et sa petite fille. Il ressent énormément de culpabilité pour ce qui s’est passé il y a onze ans. En plus, la vie en prison n’a rien arrangé. Il tentait de rester en vie face à des hommes beaucoup plus violents que lui. Tout le monde sait que Russell n’est pas un homme violent, même la police, même si après onze années passées en prison, il a pu changer. Mais il s’est trouvé au mauvais endroit au mauvais moment. Quand il rencontre Maben, il va tout faire pour l’aider mais il ne veut pas retourner en prison. Très vite, il sait qui il est mais cela ne joue pas de rôle dans sa prise de décision.

Ensuite, il y a Maben qui est maman d’une petite fille. Elle tente de retourner là où elle a vécu. Mais elle fait une mauvaise rencontre et elle a peur pour la vie de sa fille. Maben a souffert. Elle a eu de nombreuses relations. Elle a touché à l’alcool, à la drogue mais elle va tout tenter pour protéger sa fille. Jeune fille, elle a souffert. Sans lui chercher d’excuses, d’ailleurs, elle-même ne s’en cherche pas, elle a tenté d’oublier une mort horrible.

Cet homme et cette femme semblent avoir fait les mauvais choix de vie. Mais ils les assument car ils sont bien obligés. Je ne dirai pas que c’est le destin car l’alcool ou autre chose ne sont pas des exécutoires. Ils peuvent briser comme faire oublier un vécu difficile. Ils sont un refuge mais un mauvais refuge. D’ailleurs, j’ai les gens conduisent en buvant ou avec de l’alcool à proximité. Mais que fait la police ? Nous sommes aux Etats-Unis, c’est vrai, je ne sais pas si la lutte contre l’alcool au volant est la même qu’en France. Et puis, il y a ces armes que l’on trouve très souvent, chargées. Quand on lit un roman après une telle tuerie – Las Vegas – certains éléments nous font nous interroger encore plus.

L’histoire racontée est fluide. Il n’y a aucun temps mort. Le lecteur suit les personnages au fur et à mesure de l’avancée de l’histoire. J’ai passé un très bon moment de lecture. Il me tardait de le finir mais pas parce que je m’ennuyais, parce que je voulais connaître le dénouement. L’auteur détaille également très bien la colère de Larry, sa haine envers lui-même, sa fidélité envers ceux qu’il aime. Mais c’est un homme violent, qui boit. Il lui semble qu’il doive protéger sa famille, la venger. Mais il se fait des idées. Il n’accepte pas la vie. Ensuite, il y a l’ami de Russell, policier. Il se rappelle les bons souvenirs d’enfance, d’adolescence, mais il doit faire son travail en laissant une chance à son ami. Que dire du cadre ? Le Mississippi avec ses endroits magnifiques et ses petites bourgades où tout le monde se connaît, où l’alcool coule à flot, où les coups pleuvent entre hommes mais aussi la violence faite aux femmes.

Livre lu dans le cadre d’une masse critique spéciale. Je remercie Babelio et les Editions Sonatine.

Résumé Nulle part sur terre de Michael Farris Smith

Russel sort de prison. Il rentre chez lui en bus. Il est accueilli par deux hommes qui le passent à tabac.

Maben marche et marche encore avec sa petite fille. Un vieux monsieur l’amène à la gare routière. Il lui laisse un peu d’argent. Le but de Maben est de revenir là où elle a vécu pour tenter de changer de vie.

Nulle part sur terre de Michael Farris Smith

Date de sortie : août 2017

Nb pages : 362

Editeur : Sonatine

ISBN : 978-2-35584-609*-0

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Quelques jours de nos vies de Clare Swatman

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Avis Quelques jours de nos vies de Clare Swatman

Non, je n’ai pas pleuré en lisant cette belle histoire de Zoé et de son mari Ed. Après la mort de son mari, Zoé se retrouve quelques mois plus tard à l’hôpital car elle est tombée sur la tête. En se réveillant de son coma, elle se retrouve dans sa chambre de jeune fille, en partance pour faire ses études. A chaque réveil, elle revivra un des moments importants de sa vie qui la met en scène avec Ed, son amour de jeunesse, jusqu’au jour fatal où il part au travail et sera renversé par un vélo.

Zoé a une mission ou se la donne. Tenter que son mari adoré ne meure pas. Revivre ces moments va lui permettre de changer quelques éléments pour éviter ce deuil auquel elle ne se fait pas. Mais si elle, elle sait, ce qui s’est passé puisqu’elle replonge dans le passé, tous ceux qu’elle a côtoyés ne le savent pas, donc elle doit faire attention à ne pas donner ces éléments.

L’auteur suit donc la chronologie des événements. De leur rencontre, de leur amour qui éclot, de leur vie commune, de leur mariage jusqu’à leur difficulté à avoir un enfant. Zoé et Ed sont profondément amoureux. Ils vivent l’un pour l’autre, se soutiennent mutuellement. Comme dans tout couple, il y a quelques dissensions, des disputes. Lorsqu’il est question de mariage, ils arrivent tous les deux à parler même si cela dure un bon moment. De ce côté-là, je trouve qu’Ed a fait de nombreux efforts. Ensuite, vient la question de l’enfant. Zoé semble avoir été forcée à le vouloir. Mais cela va devenir une obsession, à force, pour elle, de devenir enceinte. Surtout que sa soeur tombe enceinte facilement. Les traitements contre l’infertilité vont plonger le couple formé par Ed et Zoé dans la rancoeur, la dispute, la colère. Ils tenteront de s’éloigner pour se retrouver. Mais comme je l’ai déjà lu, ce sont des moments vraiment très difficiles. Certains couples semblent avoir résolu leurs problèmes et se retrouvent plus forts face à cette adversité. Replonger dans ce passé va permettre à Zoé de changer quelques éléments. Elle sera beaucoup plus à l’écoute de son mari, de sa famille et de ses amis. Une nouvelle chance lui est donnée et elle va tenter d’en profiter.

Clare Swatman met de jolis mots sur tout ce qu’ils vivent. Elle démontre tout l’amour entre ces deux-là. Elle démontre aussi que Zoé a peu fait d’efforts au départ. Il lui est souvent difficile de se remémorer ce qui s’est réellement passé cette journée là. Les personnages sont forcément attachants mais je n’ai pas eu de réels coups de coeur pour Zoé, même si je la trouve profondément honnête sur ce qu’elle a vécu et ses traits de caractère. l’auteur commence son roman comme un fait divers. Le lecteur suit les aventures des personnages. Mais lorsque Zoé se réveille pour la première fois dans sa chambre, l’histoire est narrée à la première personne pour donner plus de poids à la jeune femme. Clare Swatman clôt chaque chapitre sur le sommeil de Zoé qui espère retrouver son mari lors de son prochain réveil. Cela donne l’espoir à tout le monde et surtout à elle car elle ne peut pas vivre sans lui. Que va-t-il réellement se passer ? Auront-ils cette seconde chance ? La fin est un beau message d’espoir. Clare Swatman a donc organisé son roman sur les difficultés pour avoir un enfant et ces traitements contre l’infertilité. Elle s’est documenté plus sur le côté psychologique, humain, que médical et cela donne plus de poids à ses héros.

Je remercie Babelio pour cette sélection Masse Critique, les éditions Presses de la Cité et aussi l’auteur.

Résumé Quelques jours de nos vies de Clare Swatman

Juin 2013, Ed part au travail. Sa femme Zoé ne prend pas le temps de lui dire au revoir. Arrivée au travail, Zoé apprend le décès de son mari. S’ensuivent de nombreux mois où elle n’arrive pas à faire surface car elle se sent coupable de ne pas avoir eu le temps de lui dire qu’elle l’aime.

Zoé tombe dans le jardin. Elle est transportée à l’hôpital mais à son réveil, elle se retrouve dans sa chambre de jeune fille.

Quelques jours de nos vies de Clare Swatman

date de sortie : 11 mai 2017

Editeur : Presses de la Cité

Isbn : 978-2-258-13758-5

Nombre de pages : 352

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De l’arsenic pour le goûter de Robin Stevens

De l'arsenic pour le goûter de Robin Stevens
De l’arsenic pour le goûter de Robin Stevens

Avis De l’arsenic pour le goûter de Robin Stevens

Deuxième enquête pour le Club des Détectives composé d’Hazel et de Daisy. J’ai souvent trouvé que les deuxièmes opus étaient moins bons que les premiers mais l’auteur a réussi son pari. Ce deuxième tome est aussi bon que le précédent. Il se lit tout aussi facilement et ne se lâche pas du début jusqu’à la fin. J’ai deux petits reproches à faire par rapport à deux éléments qui ne correspondent pas à l’époque, me semble-t-il, notamment la réflexion d’une des employés de maison sur un trouble psychiatrique.

Le lecteur suit les aventures d’Hazel et Daisy qui sont chez cette dernière car elle fête son anniversaire. Elles seront rejointes par deux autres amies du pensionnat. La galerie des personnages est très importante et concerne surtout la famille de Daisy, une gouvernante, un homme invité par la mère et le personnel. Cet homme invité va mourir empoisonné. Les jeunes filles avaient déjà des soupçons sur cet homme par rapport à ses paroles, son comportement. Mais ce décès va les lancer encore plus dans leur entreprise de découvrir la vérité.

On ne change pas une affaire qui gagne. Le lecteur assiste aux réflexions des filles, à leur enquête. Elles vont se mêler de tout, se cacher dans les endroits les plus improbables et trouver des éléments pour avancer. Même si elles ont peur, surtout Hazel, elles avanceront car elles sont motivées. On découvre Hazel beaucoup plus téméraire et on en sait beaucoup plus sur sa vie et son père. Elle a pris confiance en elle. Elle est toujours la meilleure amie de Daisy. Cette dernière va passer par différents types de sentiments, vu que cela concerne sa famille. On découvre une jeune fille qui fera tout pour sauver les siens, surtout son père, mais elle ne perd pas son objectif de vue. Déjà, dans le précédent opus, le lecteur savait que Daisy, avide de reconnaissance, joue un rôle. Cela se révèle encore plus ici, au sein de sa famille. 

Vu que deux autres amies sont là, elles intégreront le Club des Détectives, mais provisoirement, selon les ordres de Daisy. A quatre, elles pourront mettre leur talent et leurs réflexions en commun.

L’auteur, avec le titre, le début, nous donne l’information primordiale. Il déroulera toute l’histoire grâce à Hazel, sans aucun temps mort. Il montre très bien la décrépitude des lieux, de cette famille aisée, des travers de chacun mais heureusement qu’il reste l’amour dans cette famille car pas touche. J’aime beaucoup, en plus, les romans qui se passent à une telle époque.

Je remercie les Editions Flammarion Jeunesse de me permettre de poursuivre la série.

Résumé De l’arsenic pour le goûter de Robin Stevens

Daisy a invité ses amies à fêter son anniversaire dans sa maison de famille. Hazel est déjà là.

Arrive l’invité de sa mère, Mr Curtis, un personnage que les filles trouvent déjà suspect.

De l’arsenic pour le goûter de Robin Stevens

date de sortie : 3 mai 2017

Editeur : Flammarion Jeunesse

Isbn : 978-2-0813-9427-8

Nombre de pages : 349

Comité d’Entreprise : Les Bonnes Pratiques d’Olivier Sévéon

Comité d'Entreprise : Les Bonnes Pratiques d'Olivier Sévéon
Comité d’Entreprise : Les Bonnes Pratiques d’Olivier Sévéon

Comité d’Entreprise : Les Bonnes Pratiques d’Olivier Sévéon

Guide pour une appropriation réelle des attributions économiques du CE

L’élu du comité d’entreprise se doit de maîtriser l’analyse financière et stratégique, l’économie, le droit du travail, etc. Pourtant, il n’est pas nécessaire qu’il se jette à corps perdu dans une course effrénée à l’acquisition de connaissances pour mener à bien sa mission.

Parfaire ses savoirs est évidemment indispensable, mais encore faut-il cerner ce que l’on recherche et à quelles fins.

Replacer les bonnes pratiques au coeur de la démarche de l’élu, c’est lui donner une vision claire de sa fonction et l’aider à sélectionner. En effet, s’il aborde sans nuance tous les sujets qui s’offrent à lui, il sera vite débordé !

À jour des lois Rebsamen et Travail, cet ouvrage apporte, de façon simple et accessible à tous, les réponses aux questions que se posent les membres des CE au quotidien. Centré sur les bonnes pratiques, il donne les repères qui leur permettront de cultiver une relation de qualité avec les salariés.

Un livre indispensable pour comprendre la fonction des élus et relever tous les défis du comité d’entreprise !

Je remercie les Editions Gereso pour cet envoi.

Olivier Sévéon

L’auteur est diplômé de HEC. Il est Consultant et formateur, il met son expertise au service des élus depuis plus de trente ans, et a déjà accompagné un millier d’instances représentatives du personnel.

Comité d’Entreprise : Les Bonnes Pratiques d’Olivier Sévéon

date de sortie : 11 mai 2017

Editeur : Gereso

Isbn : 978-2-35953-438-2

Nombre de pages : 313

Partie de rien d’Hapsatou Sy

Partie de rien Hapsatou Sy
Partie de rien Hapsatou Sy

Avis Partie de rien d’Hapsatou Sy

Cette autobiographie débute et finit avec son père. Son père, ce héros ! Sans lui, elle ne serait rien. Il a immigré en France depuis le Sénégal. Tout ce que l’on peut lire et voir sur ces migrants qui tentent d’arriver en Europe est vrai pour son père. Il a trouvé du travail, fait vivre sa famille et surtout semble l’avoir entourée d’amour. Avec l’amour, le meilleur peut arriver mais il suffit de s’accrocher. Ce père qui lui a bien fait comprendre qu’il serait, pratiquement, toujours là mais qu’il ne fallait pas qu’elle le rate et qu’elle remette à plus tard de l’appeler et de le voir.

Elle nous livre, en détail, les débuts de son entreprise, un véritable parcours du combattant. Chaque fin de chapitre donne une fiche destinée aux lecteurs avec des questions mais aussi la parole à des personnalités qui donnent des conseils pour tous ceux qui veulent monter leur entreprise. Elle nous démontre qu’à force de volonté, on peut y arriver même si tout n’est pas rose. Les heures passées à l’entreprise ne se comptent pas. Les budgets sont difficiles à tenir. Il suffit de rencontres, bailleur, tribunal, réseau qui s’agrandit, pour avoir de l’aide et ne pas la négliger. Un entrepreneur doit savoir tout faire. Hapsatou l’a appris, elle qui n’a pas de diplôme d’une grande école de commerce. Comme tous, elle a fait des erreurs qui l’ont menée au burn-out. Comme tous, elle n’a pas su s’entourer d’employés modèles, fiers de travailler pour son entreprise. Mais comme tout être humain, il arrive de se tromper. Et c’est en apprenant de ses erreurs, que l’on avance, que l’on peut repartir de zéro. Je m’interroge sur la cessation de sa première activité. Sa centaine d’employés a été licenciée. Mais quelques mois plus tard, elle lance, à nouveau, une entreprise. En a-t-elle rappelé certains qui ont fait du bon boulot pour elle auparavant.

Je suis tout à fait d’accord avec elle concernant le marché de l’emploi. Il y a du travail. Il suffit de s’impliquer pour en trouver. Il ne faut pas arriver en terrain conquis et avoir la politesse de s’habiller correctement. Le futur employé est en demande, tout comme l’employeur. Des lettres bourrées de fautes d’orthographe, des gens qui n’en ont rien à faire, cela existe et de plus en plus. Mais ceux qui veulent s’impliquer, même si ce n’est pas leur domaine d’activités, il y en a aussi et ceux-là ne doivent pas passer à côté des opportunités offertes. J’en suis la preuve vivante. Difficile pour un patron, s’il n’y connaît rien de faire le tri. De plus, la réorientation professionnelle peut s’effectuer à tout âge.

Personnellement, je trouve que le titre ne correspond pas trop à l’autobiographie. Oui, elle est partie de rien, financièrement et parce qu’elle n’y connaissait rien. Mais Hapsatou avait déjà, pour elle, son éducation, ses rêves, ses envies, ses projets, sa ténacité et j’en passe. Personnellement, je trouve que c’est déjà beaucoup. Elle est débrouillarde, écoute son intuition, elle a une très grande force de caractère. Hommage également porté à son compagnon, Vincent Cerrutti, et à sa petite fille.

Présentation de l’éditeur

« J’ai pleinement décidé d’être entrepreneure quand mon père m’a  raconté pour la première fois son histoire. J’ai juré de réussir, d’honorer  son parcours et tous ses sacrifices. Je voulais être libre, indépendante  et forte. Je voulais surtout que mon père n’ait pas enduré tout  cela pour rien. »
Hapsatou Sy a 24 ans quand elle se lance dans l’aventure entrepreneuriale.  Issue d’une famille de huit enfants, d’origine sénégalo-mauritanienne,  elle raconte comment elle a choisi cette voie, les idées et  les rencontres qui lui ont permis de franchir le pas et créer sa marque  de cosmétiques. Les premiers succès, les joies, la reconnaissance,  mais aussi les doutes, les difficultés et les échecs, elle livre sans tabou  son expérience de créatrice et chef d’entreprise.
Et vous, qu’attendez-vous pour vous lancer et changer le monde ?

Je remercie les Editions Dunod pour l’envoi de ce livre.

Partie de rien d’Hapsatou Sy

date de sortie : 5 avril 2017

Editeur : Dunod

Isbn : 978-2-10-076196-8

Nombre de pages : 184

Mr Mercedes de Stephen King

Mr Mercedes Stephen King
Mr Mercedes Stephen King

Avis Mr Mercedes de Stephen King

Quand je me plonge dans un Stephen King, je suis toujours pratiquement sûre du résultat. Je vais adorer. Mr Mercedes ne déroge pas à la règle. Pourtant Stephen King ne nous entraîne pas dans un monde fantastique mais dans le réel avec une enquête policière. Mais le style de Stephen King est bel et bien là. Un roman que je n’ai pas lâché, que j’ai lu en plusieurs jours, puisque mon temps de lecture est compté. Lire plus de 600 pages lorsque l’on a autre chose à faire demande du temps. Pourtant je ne donnerai pas la note maximale à Mr Mercedes. Malgré la qualité du roman, je n’ai pas assez vibré.

Stephen King nous raconte l’histoire d’un policier à la retraite, Hodges, depuis quelques mois. Il ne prend plus soin de lui. Il a des idées de suicide. Sur ces entrefaites arrive un courrier où l’auteur d’une tuerie, histoire non résolue par ce policier, le met au défi de se suicider. Cet homme semble tout connaître de lui. Il suffit donc de peu pour que Hodges retrouve du poil de la bête. Il sera aidé par son jeune voisin, futur étudiant, dans sa quête. Mais aussi par la soeur et la nièce de la propriétaire de la Mercedes. Il tentera de les protéger car il sait qu’il enfreint la loi. Mais est-ce que cela sera suffisant ? Hodges a été un très bon policier, décoré de nombreuses fois. Il retrouve, très vite, les automatismes. Stephen King nous démontre, toutefois, que les gens, et même au sein de la police, ne creusent pas assez. Une personne est vite cataloguée et on ne cherche pas plus loin. Hodges se fait donc un devoir de retrouver l’auteur de la tuerie à la Mercedes afin qu’il ne recommence. Il a pratiquement très vite compris ce que cet homme attend de lui. Mais qui est le plus fort ? Même si la mort est semée et qu’elle hantera les jours et les nuits de certains personnages, ils tentent d’oeuvrer pour le bien. Mais les embûches sont nombreuses.

Avec son talent de conteur, sa connaissance de la nature humaine, Stephen King s’est penché sur la personnalité complexe de Brady. Il nous dévoile, petit à petit, ce jeune homme qui semble bien sous tout rapport, qui cumule deux emplois. Mais la réalité est toute autre. Quelques indices sont laissés, donnés par l’auteur et de plus en plus développés au fil des pages. Stephen King permet au lecteur de se mettre, si je puis m’exprimer de cette façon, dans la peau de Brady qui est très détaillé. On suit sa vie, son cheminement psychologique, ses doutes vite balayés par d’autres pensées. Son but est de faire mourir Hodges mais le but va changer. Il cherche à ce que l’on parle de lui et qu’on se souvienne de lui. Si avoir tué quelques personnes qui attendaient, à l’aube, pour trouver un emploi, ne lui suffit plus, quel va être son prochain but ? Problèmes psychologiques ? Dus à la mort de son père, très tôt ? Dus à sa mère qui a tout fait pour s’en sortir et qui a plongé dans l’alcool ? Dus à la mort de son frère ? Brady a changé au fil des années. Il cache ce qu’il fait, il ne se dévoile pas. Mais comme tout psychopathe, il ne se méfie pas assez. Il pense être le plus fort.

Avec Stephen King, le lecteur sait ce qui va, en gros, se passer. Mais l’auteur développe au fur et à mesure le suspense, très long ce suspense. Les rebondissements sont nombreux car rien n’est facile pour un auteur de polars, de policiers. Il faut toujours laisser la part à l‘inattendu. Le moindre fait et geste est détaillé, tout comme la moindre pensée, le moindre mot. Le soin est donc apporté. Stephen King met toujours son grain de sel avec son jugement. Cela peut prêter à sourire. Mais on peut détailler au plus près. Stephen King, outre son roman policier, détaille cette crise, le manque d’emploi, les économies des ménages. La société américaine, chez Stephen King, qu’elle que soit l’époque, ne change pas.

Résumé Mr Mercedes de Stephen King

En 2009, une foire pour l’emploi a lieu. De nombreuses personnes s’y rendent très tôt dans la nuit pour êtres sures de trouver un emploi. Mais une Mercedes fonce dans la foule.

Hodges est un policier à la retraite. Il passe ses journées devant la télé à regarder des programmes insipides. Près de lui, toujours un pistolet. Il pense au suicide. Il reçoit une lettre du tueur de la Mercedes.

Mr Mercedes de Stephen King

date de sortie : 28 septembre 2016

Editeur : Le Livre de Poche

Isbn : 978-2-253-13294-3

Nombre de pages : 661