Studio 6 de Liza Marklund

Studio 6 de Liza Marklund - Editions HLAB

Studio 6 de Liza Marklund – Editions HLAB

Résumé Studio 6 de Liza Marklund

En promenant son chien, elle découvre le cadavre d’une jeune femme dans un cimetière. On est au mois de juillet.

Elle a 17 ans, elle est amoureuse, il ne veux pas qu’elle le quitte.

Annika est journaliste depuis 7 semaines dans un journal de Stockholm.

Avis Studio 6 de Liza Marklund

Mes lectures reprennent un peu de sens même si ce n’est pas l’apothéose. Que ce soit en temps, en défilement de pages, ce roman a été un régal à lire. Même si ce n’est pas un coup de coeur, j’ai quand même bien aimé l’histoire, les personnages, les informations politiques données. C’est un roman mais il y a une part de vrai là-dedans. Le roman aborde le fait que les Suédois ont été fichés par leur propre gouvernement. Je l’avais déjà lu sur un autre roman suédois mais ce n’était pas écrit de la même façon. Car ce fichage sert ce roman qui se passe dans le monde du journalisme. Qui dit journalisme, dit enquêtes. Enquêtes pour les journaux papier, la radio mais aussi la télévision.

C’est le cas d’Annika qui travaille, comme stagiaire, pour la presse écrite. Mais son contrat doit bientôt s’arrêter. Et elle a peur de devoir retourner chez elle, de devoir rendre son appartement, de ne plus pouvoir travailler. Stockholm, c’est un peu la liberté même si elle est très émotive. Liberté de fuir un petit ami un peu trop envahissant, une mère avec laquelle les relations sont difficiles. Ce dernier point est à approfondir car je n’ai pas trop compris. Emotive, oui, mais opiniâtre dans ses questions, dans son enquête et également pour faire valoir son opinion. Mais, à 25 ans, elle n’est pas encore aguerrie pour tenter de surmonter ses émotions. Surtout que ce meurtre de cette jeune fille de 19 ans, retrouvée dans un cimetière, la touche, la bouleverse. Pourquoi ? Au fur et à mesure, on s’en rend compte mais ce n’est pas réellement écrit, avoué. Qu’est-ce qui peut autant toucher Annika ? Le fait que Josefin avait toute la vie devant elle, qu’elle voulait étudier, qu’elle était aux prises avec un petit ami violent ? Annika va mettre à jour divers éléments qui vont faire avancer l’enquête dans un sens comme dans l’autre. Mais la guerre est ouverte entre tous les services de presse et qui va en faire les frais ? En tous les cas, Annika va apporter son aide à Patricia, l’amie de Josefin mais après un voyage, elle reprend son enquête pour faire tomber celui qui est vraiment coupable.

Jeunes filles, suédoises ou immigrées, qui travaillent comme strip-teaseuses pour avoir de l’argent à mettre de côté. Mais l’engrenage est tellement fort que bien souvent, elles n’en sortent pas et sont très vite considérées comme des prostituées. Hommes qui abusent de ces jeunes femmes et bien souvent des politiciens qui cachent à tous leurs plus sombres travers. La Suède permet à chacun de ces citoyens d’avoir accès à de nombreux documents, s’ils ne sont pas classés top secret. Il suffit de se rendre à l’endroit voulu et faire la demande.

Les chapitres de transition commencent par cette jeune fille, amoureuse, qui détaille sa vie privée et sa relation avec ce jeune homme. Elle est très jeune et la relation évolue. On peut se demander qui est cette jeune fille. J’avais une idée au départ qui a été très vite suivie d’un doute quant à cette identité. Doute qui se vérifie.

Ce roman est bien construit, m’a pas mal plu. Je pense que si l’auteur continue avec son héroïne, Annika, nous en apprendrons plus sur son passé et surtout sur ce qu’elle va devenir après la fin de ce roman qui nécessite, quand même, une suite.

Je remercie Netgalley et les Editions HLAB pour cette lecture.

Studio 6 de Liza Marklund

Date de sortie : 23 janvier 2019

Editeur : HLAB

Nombre de pages : 329

ISBN : 978-2-01-710182-6

Marseille du Colt 45 à la Kalachnikov de Marc La Mola

Présentation de l’éditeur Marseille du Colt 45 à la Kalachnikov de Marc La Mola Histoire du grand banditisme à la néo-voyoucratie

Ancien flic de la BAC de Marseille, Marc La Mola a grandi dans les quartiers Nord de la cité phocéenne, où il a vu le milieu traditionnel des voyous laisser la place à une horde de jeunes issus des cités. De la mairie aux couloirs crasseux de l’hôtel de police, une immersion dans le milieu du néo-banditisme.


Avis de l’éditeur Marseille du Colt 45 à la Kalachnikov de Marc La Mola Histoire du grand banditisme à la néo-voyoucratie

Quand un Marseillais et ex-flic raconte Marseille et ses meurtres, ses trafics en tout genre et l’évolution des quartiers nord. Vraiment très intéressant à lire pour connaître cette ville unique en son genre que je n’aime absolument pas, même si j’y habite depuis plus de 10 ans. J’y vis, j’y travaille, je me suis fait agressée juste à côté de chez moi, dans un quartier dit chic, soit le 8ème arrondissement, juste à côté du commissariat. Mais les agressions, les meurtres ne se passent pas que dans les quartiers nord, ils descendent même dans les quartiers sud. Je n’aime pas Marseille à cause de sa saleté, à cause de son anarchie. Tout le monde se gare n’importe comment, gêne les autres et s’en moque. Difficile également de trouver un emploi. Déjà quand on est jeune, que l’on vient des quartiers nord, que l’on a aucune perspective d’avenir. Mais aussi quand on vient d’une autre région et que l’on ne connait personne parce que l’on préfère privilégier les gens que l’on connait même s’ils n’ont pas les bonnes compétences. Mais tous les Marseillais, les vrais Marseillais ne sont pas comme ça et heureusement.

Il a eu des témoignages de policiers, de magistrats, de ceux qui vivent dans ces quartiers délaissés, de ceux qui font des trafics et de lui-même. Il a tout vu, tout entendu. Il a constaté l’évolution de cette criminalité, au départ aux parrains corses et maintenant aux gens des cités. Les premiers ont travaillé, main dans la main, avec tout le monde et même les plus hautes instances. Ils avaient un code d’honneur, même dans leurs assassinats avec un colt. Les derniers sont en colère, ont la haine, et l’utilisation de la kalachnikov semble même très facile, même pour ceux qui ne savent pas tirer. Ils sont sûrs de leur coup à chaque coup, même s’il y a des dommages collatéraux.

Y a-t-il un avenir pour Marseille ? Pour faire baisser cette criminalité, ces réseaux ? Possible avec un changement de maire. Mais il va falloir qu’il prenne tous ces problèmes et s’y tenir, ne pas tomber dans le système des pots de vin pour plaire aux uns et aux autres. La montée du RN dans de nombreux quartiers change-t-elle quelque chose ? Les gens ont peur et le font savoir. Mais ce n’est pas avec ce parti politique que cela va changer. Car lui comme les autres n’est pas blanc comme neige.

Alors, oui, intéressant de lire comment cette criminalité a évolué, comment ils ont pu s’identifier à un seul homme pour mener à bien leur business basé sur la drogue, sur la prise de pouvoir des autres cités. Il y a également une analyse de la politique de la ville, de l’Etat envers les Marseillais, des quartiers pauvres, très pauvres, que ce soit dans le centre ville ou dans les quartiers nords. On se moque des Marseillais, rien n’est fait pour les associations, pour ceux qui peuvent aider ces populations en détresse. On s’en rend compte également avec l’effondrement des immeubles de la rue d’Aubagne et tous les immeubles qui ont été déclarés en péril imminent. On reloge les habitants mais sous quelles conditions. La mairie ne fait pas son travail. La première mission d’un maire est de protéger ses administrés. Ce n’est pas le cas à Marseille.

Morale de ce document. L’avenir s’annonce bien sombre.

Encore un bémol, un livre émaillé de nombreuses fautes. Pas assez de relectures, notamment de l’éditeur. Vraiment dommage.

Je remercie Babelio pour cette Masse Critique et les Editions Fauves.

Marseille du Colt 45 à la Kalachnikov de Marc La Mola

Date de sortie : 18 avril 2019

Editeur : Editions Fauves

Nombre de pages : 226

ISBN : 978-10-302-0285-4

Je sais que tu sais de Gilly Macmillan

Je sais que tu sais de Gilly Macmillan

Je sais que tu sais de Gilly Macmillan

Résumé Je sais que tu sais de Gilly Macmillan

Il pleut, Fletcher et Danny sont appelé pour des ossements trouvés. L’endroit leur rappelle deux meurtres horribles vingt ans plus tard.

Fletcher retombe dans son passé où il tient dans ses bras le petit Charlie agonisant.

Avis Je sais que tu sais de Gilly Macmillan

Comment écrire une chronique sur ce roman sans ne rien dévoiler, sans ne rien spoiler ? Même si je vous donner mes sentiments sur les personnages, cela donnera des indices.

Fletcher est appelé avec son collègue et ami Danny sur la découverte d’ossements. Cela leur rappelle un meurtre survenu 20 ans plus tôt et qui concernait deux jeunes enfants. Coupable très vite trouvé même si le journaliste de l’époque a émis des doutes. De plus, l’ami de ces jeunes garçons lance un podcast pour faire toute la lumière sur cette affaire. Car lui aussi ne croit pas en la culpabilité de celui qui s’est en définitive suicidé il y a quelques années.

Un roman assez déstabilisant quant à sa structure. Rappels du passé, du présent, divers personnages que l’on retrouve à des années différentes. D’habitude je n’ai pas trop de mal mais là oui et cela a été long pour entrer dans ce roman qui se décante vraiment vers la fin. Mes doutes quant à un personnage sont réellement fondés mais c’est en définitive un peu trop simple à mon goût.

On suit Fletcher, son enquête du moment, son enquête passé, comment cet homme a évolué, comment il a voulu réussir à tout prix. A-t-il profité de sa position, est-il franc ? Il semble un très bon enquêteur. Mais il est en butte avec sa hiérarchie. Le début nous laisse penser que cet homme est humain avec cet enfant qui meurt dans ses bras. Il n’a jamais été reconnu pour le travail qu’il a fait. Il a été jeune, ambitieux, mais aussi manipulateur. Je me suis longuement interrogée sur ce personnage.

Personnage féminin, Jessica a refait sa vie. Il y a 20 ans, elle était la maman d’un des garçons assassinés. Une maman très jeune qui a eu son bébé alors qu’elle était adolescente. Elle voulait lui donner tout l’amour qu’elle pouvait. Mais elle a failli au regard des autres et à son propre regard. Elle voulait de l’argent facile et vivre sa vie. Et la culpabilité a rongé cette femme qui la ressent toujours, même si son mari actuel connaît une bonne partie de son passé, mais pas tout de ses pensées. Cette enquête de l’ami de ses fils la gêne énormément. D’ailleurs, personne n’est tendre avec elle. Elle passe pour celle qui a failli, qui est responsable. Je me suis demandée si elle allait replonger dans l’alcoolisme. Mais avec tout ce qui peut refaire surface, malgré ses peurs, cela lui permettra de révéler un pan du passé et lui permettre d’être plus forte. Que c’est dur d’être une mère célibataire, jeune, dans une cité où tout le monde est prompt à juger. Elle a un lourd passé d’enfant abandonné, placée et toujours rejetée. 

Cody veut faire la lumière sur la mort de ses deux amis. Pourquoi avoir attendu 20 ans ? Le principe du podcast est assez intéressant. Mais remuer des secrets peut tout de même provoquer bien de remous. En tous les cas, cela permettra à cette enquête de reprendre avec ce qu’il pourra obtenir de la part des uns et des autres. Mais certains, comme Fletcher et Jessica sont extrêmement réticents et ce pour des raisons différentes.

Un meurtre récent, deux meurtres anciens, sont-ils en lien ? Est-ce que le coupable est réellement le coupable ? Faut-il faire attention à certains membres de la police, ambitieux, prompts à trouver le meilleur coupable et ne pas aller plus loin. Surtout quand ce coupable présente des problèmes mentaux. Pour moi, ce roman n’est pas une réussite même s’il est très bien écrit. Je n’ai pas du tout accroché. Mais ce n’est que mon avis

Je remercie Netgalley et les Editions Les Escales pour cette lecture.

Je sais que tu sais de Gilly Macmillan

Date de sortie : 29 mai 2019

Editeur : Les Escales

Nombre de pages : 362

ISBN : 9782365694636

Rattrapage de Vincent Mondiot

Rattrapage de Vincent Mondiot - Editions Actes Sud Junior

Rattrapage de Vincent Mondiot – Editions Actes Sud Junior

Résumé Rattrapage de Vincent Mondiot

Elle a des épreuves de rattrapage du bac à l’oral. Mais elle n’a rien révisé et préféré faire la fête, le samedi soir, avec tous ses amis qui avaient eu leur bac.

De toutes façons, il semblerait qu’elle n’en a plus rien à faire. Cela fait un moment qu’elle a passé un cap.

Avis Rattrapage de Vincent Mondiot

Rattrapage du bac ? Rattrapage d’une action passée lorsque l’on se trouve face à la personne qui a subi des dommages ? L’un ou l’autre ? Ou bien les deux ?

Est-ce que le harcèlement scolaire me parle ? Bien évidemment. Je pense à tous ces jeunes qui sont passés à l’acte, se sont suicidés parce qu’ils ont été harcelés par leurs camarades. Je pense à tous ces jeunes qui sont passés à l’acte, se sont suicidés car trop de pression de la part des équipes pédagogiques. Je pense à tous ces jeunes qui sont passés à l’acte, se sont suicidés parce qu’ils ont été victimes de harcèlement par le corps professoral. Personnellement, je n’ai jamais vécu ces situations. Je n’ai jamais été populaire, j’avais peu d’amis étant trop timide. Ma fille a vécu du harcèlement de la part d’un professeur. Mais ce n’est pas le sujet ici. Je me rappelle également College Boy, d’Indochine, qui relate le harcèlement scolaire. Paroles et clips ont provoqué un tollé mais ils racontaient la vérité. Un gros aparté sur ce roman qui s’adresse aussi bien aux adolescents qu’aux adultes.

Vincent Mondiot met les mots là où cela fait mal. On ne connait pas le prénom de cette jeune fille qui passe l’oral de rattrapage et qui retrouve un garçon qui était dans sa classe et qui a dû abandonner le lycée. Pour elle, ce seront des souvenirs de leur enfance, même s’ils n’avaient rien en commun, des souvenirs de ce qui a été fait durant ces premiers mois de l’année du bac et surtout pourquoi elle doit passer cet oral car ses résultats ont été en chute libre depuis l’évènement. Elle a été la reine, elle a été populaire, elle s’est moquée des autres avec toute sa bande sur les réseaux sociaux. Entre introspection, le paraître, ironie, le harcèlement scolaire sur les réseaux sociaux, elle s’insulte, se cherche des excuses, se sait et se rend coupable. Avec des titres de tableaux qui expliquent cette jeune fille et ses pensées.

Je n’ai pas éprouvé de l’empathie pour cette jeune fille, ni pour ce garçon, en définitive. Pourtant, lorsqu’ils se retrouvent et qu’ils arrivent à discuter, il a une attitude plus qu’honorable qui pourra peut-être faire réfléchir cette jeune fille. Je suis la première à prendre la défense de tous ces jeunes, sauf en ce qui concerne le harcèlement. A cet âge, on doit savoir ce qui est bien, ce qui est mal, même si à plusieurs, on est entraîné sur le chemin des bêtises. Ce livre nous montre également que les administrations pédagogiques ne font pas leur travail. Oui, elles ont pris des sanctions. Mais par rapport à ce qui s’est passé, je trouve qu’elles ne sont pas énormes. Les sanctionnés ont-ils appris de leurs erreurs ? Est-ce dû également à une différence de classe sociale ?

Avec Rattrapage, je retrouve un Vincent Mondiot comme j’aime. J’aime son style d’écriture, fin. Il analyse différents comportements et je pense que son but est de faire réfléchir et non de juger. En tous les cas, cela a pris, encore une fois, avec moi. Pas de jugements peut-être parce que je suis plus âgée. Quoi que cela ne veut rien dire. A tout âge, on juge sans connaître. On a tous des préjugés et dans ce cas-là, ce n’est pas mon cas.

Je remercie l’auteur pour sa dédicace et les Editions Actes Sud Junior pour l’envoi.

Rattrapage de Vincent Mondiot

Date de sortie : avril 2019

Editeur : Actes Sud Junior

Nombre de pages : 79

ISBN : 978-2-330-12100-6

Alex fils d’esclave de Christel Mouchard

Alex fils d'esclave de Christel Mouchard - Editions Flammarion Jeunesse

Alex fils d’esclave de Christel Mouchard – Editions Flammarion Jeunesse

Résumé Alex fils d’esclave de Christel Mouchard

Alex part jouer avec sa soeur et ses amis. Sa mère le rappelle pour qu’il dise à son père de ne pas oublier un produit. Ce dernier lui lance quelques phrases qui sonnent bizarres.

Un homme se présente et affirme qu’il est là pour acheter trois esclaves.

Avis Alex fils d’esclave de Christel Mouchard

Une histoire d’esclavagisme, une histoire d’esclavagisme à la française. Une histoire de révolution qui se prépare. C’est la vie et le destin d’Alexandre, père et arrière grand-père des célèbres auteurs. Une partie de l’histoire de France, de l’histoire culturelle que je ne connaissais pas. Je le dis toujours, même en lisant des romans destinés aux adolescents, je parfaits toujours mon éducation et c’est une chance.

Nous sommes à Saint-Domingue. Alex, jeune adolescent, vit avec sa soeur, sa mère et son père. Mais son père part. A ce moment-là, un homme se présente et annonce qu’ils ont été vendus. Il faut savoir que le père d’Alex est tombé amoureux d’une femme de couleur, esclave. Il a affranchi cette femme. Elle et ses enfants ne sont pas esclaves. Pourtant, la réalité va vite les rattraper. Ils devront travailler dans une autre plantation et deviendront esclaves. Mais le père d’Alex a d’autres projets pour son fils qu’il adore. Ce sera Paris et la Cour. Il tentera de se faire à ce monde pour devenir un gentilhomme. Alex se révélera très bon au sabre.

Passons aux personnages, selon l’époque et ce que l’auteur a pu connaître d’eux. Ceci est un roman mais les personnages ont existé. Bien sûr, leur vie est un tant soit peu romancée pour les besoins de ce livre. Je pense que cet homme, le père d’Alex, ne plaira pas à grand monde. Comte puis ensuite marquis, il a toujours voulu vivre selon ses désirs, dépenser de l’argent et ne pas faire face à ses responsabilités. Comment un homme, qui se dit amoureux, peut laisser tomber femme et enfants de cette façon. Il pense peut-être se racheter en faisant venir son fils en France et en lui promettant de l’éducation. Mais la femme avec qui il a vécu, même si elle a eu deux enfants de lui, connaît cet homme. Quant à Rose, on peut dire qu’elle hait son père et cela se confirme de jour en jour, dans les actes de ce dernier et la volonté de la jeune fille de s’affranchir de sa condition d’esclave, alors qu’elle a vécu libre pendant de nombreuses années.

Alex a toujours été le préféré de son père. Acheté, il va, lui aussi, connaître la condition d’esclave jusqu’à se retrouver à Paris, aux côtés de cet homme qui va tenter de lui apporter de l’éducation, qui veut en faire son héritier, s’il reste de l’argent. Alex a toujours voulu être libre. Fort grâce à sa carrure, il va trouver le sport qui lui permettra de briller. Il va côtoyer la noblesse, tout comme ceux qui veulent que la Royauté soit abolie. Une belle leçon de vie pour le jeune homme. Il se fera des amis, certes, il arrivera à se faire respecter mais l’esclavage, même en France, n’est pas loin. Il suffit d’une rencontre, de retrouvailles pour que le jeune homme prenne sa vie à bras le corps.

L’auteur nous offre des tranches de vie de trois ans qui nous permettent de comprendre l’évolution de l’adolescent, son envie constante de fuir, ses premiers émois, sa volonté de briller. Quand on connait la suite, expliquée notamment dans le livre, on peut seulement se dire qu’heureusement, des personnes ont existé pour faire bouger le monde, les préjugés, la condition des hommes et des femmes que ce soit en France ou dans ses colonies. Il faut également compter sur le célèbre auteur qui a également dénoncer l’esclavage, Jean-Jacques Rousseau. Rousseau, également, le cacatoès, qui suit Alex de bout en bout de l’histoire. L’auteur nous donne également l’origine du nom d’Alex.

Je remercie les Editions Flammarion Jeunesse pour cette lecture.

Alex fils d’esclave de Christel Mouchard

Date de sortie : 3 avril 2019

Editeur : Flammarion Jeunesse

Nombre de pages : 239

ISBN : 9782081419971

Le Droit des Contrats en 60 questions de Yann Mottura

Le Droit des Contrats en 60 questions de Yann Mottura

Le Droit des Contrats en 60 questions de Yann Mottura

Le Droit des Contrats en 60 questions Tout comprendre sur l’élaboration, l’application et la cessation d’un contrat de Yann Mottura.

Présentation de l’Editeur Gereso que je remercie :

Acheter une maison, recourir aux services d’un entrepreneur ou louer un appartement pour les vacances… des opérations souvent effectuées sans l’aide d’un professionnel du droit. Pourtant, quelques petits conseils pourraient parfois éviter de grands désagréments !

Aussi, de nombreuses difficultés rencontrées par les personnes qui se retrouvent aujourd’hui devant les tribunaux auraient pu être évitées si elles avaient eu l’occasion de comprendre le sens véritable et la portée de leur engagement.

Si ce guide pratique ne peut se substituer aux conseils avisés d’un avocat ou d’un notaire, il a pour objectif d’apporter les clés pour déchiffrer des termes juridiques qui nous dépassent, mais aussi de développer notre aptitude à avoir le bon réflexe au bon moment.

Véritable mode d’emploi construit sous forme de questions-réponses, cet ouvrage, 100 % à jour de la réforme du droit des contrats (loi de ratification du 20 avril 2018), vous permettra de comprendre les implications de vos engagements, pour aborder plus sereinement les différentes étapes d’une relation contractuelle.

Yann Mottura

L’auteur est avocat. Il travaille notamment sur les thématiques du droit des affaires, du droit civil et du droit social, auprès d’une clientèle de PME et de particuliers. Enseignant en droit des affaires au CNAM, il est aussi consultant-formateur dans le domaine du droit des contrats.

Le Droit des Contrats en 60 questions de Yann Mottura

Date de sortie : 17 janvier 2019

Editeur : Gereso

Nombre de pages : 183

ISBN : 978-2-37890-063-2

La mère parfaite d’Aimee Molloy

La mère parfaite d'Aimee Molloy - Editions Les Escales
La mère parfaite d’Aimee Molloy – Editions Les Escales

Résumé La mère parfaite d’Aimee Molloy

Elle est prête à accoucher. Elle est séparée de l’homme avec qui elle avait une liaison.

14 mois plus tard, les Mères de mai se retrouvent pour devenir amies, pour échanger, pour passer du temps ensemble.

Avis La mère parfaite d’Aimee Molloy

Que signifie être une mère parfaite ? Est-ce que toutes les mères sont parfaites ? A New-York, elles se sont regroupées toutes ces mères qui ont donné naissance au mois de mai. Elles se rencontrent, échangent. Chaque jour, elles reçoivent par mail le dernier conseil du jour. Conseil vraiment difficile à suivre et surtout qui démontre que malgré tout, avoir un bébé est extrêmement difficile. Certaines ne peuvent pas allaiter comme elles le souhaiteraient, le manque de sommeil est là, elles ne sont pas disponibles pour le conjoint. Tout est fait pour le bébé. Sauf qu’elles décident, un soir, de prendre du bon temps et de sortir dans un bar. Mais voilà, un des bébés, confié à une nounou disparaît. Qui l’a enlevé ? Est-ce la mère, une personne autre ? Elles vont être trois, Colette, Nell et Francie à tenter de percer la vérité, même si cela les entraîne très loin. Elles ne font pas confiance à la police qui, en retour, face à ce harcèlement, les suspecte plus ou moins.

On sait dès le départ qu’une mère est en prison. Mais qui ? Tout le long du roman, le lecteur se pose des questions sur la mère de l’enfant enlevé. De plus, l’auteur fait tout pour que ce soit elle qui soit l’auteur de cet enlèvement. Est-ce vraiment elle ? Comment une naissance peut tout changer dans la vie d’une femme ? Soit, elle y arrive, accepte. Mais très vite, cela peut vite tourner au baby blues ou encore la dépression. Surtout si un élément inattendu se produit. Qui est instable psychologiquement ?

En commençant ce roman, je ne pensais pas tomber sur un tel thriller psychologique et une telle analyse de la société américaine dans toute sa splendeur. Une société qui juge, notamment ces mamans. Car en définitive, les personnages principaux ont toutes quelque chose de leur passé à cacher, quelque chose qui est arrivé lorsqu’elles étaient jeunes. Et l’enlèvement médiatisé va mettre à jour tout ça. De plus, les médias vont s’en donner à coeur joie avec ces révélations et surtout ces jugements, repris par le commun des mortels, concernant ces mères qui ont tenté de prendre du bon temps le temps d’une soirée.

Est-ce que la mère parfaite existe ? Oui, si on se base sur tout ce que l’on peut lire, les conseils donnés. Cela donne encore plus de stress aux jeunes mamans qui tentent de bien faire, qui ne savent pas comment faire avec un nouveau-né. Surtout qu’aux Etats-Unis le congé maternité n’existe pas. L’auteur nous démontre par A plus B que certaines mères sont obnubilées par les conseils donnés, qu’elles culpabilisent. Mais nos héroïnes ne laissent pas leur bébé tout autant en menant leur enquête. Les arcanes du pouvoir sont également représentés, tout comme les stéréotypes familiaux.

Je me suis rendue compte que le rythme était assez enlevé, surtout après avoir fini le livre. Je ne m’attendais pas à un tel dénouement et surtout au fait qu’une mère est traumatisée à vie lorsque son enfant est enlevé.

Ce qui m’a dérangé et l’édition sur liseuse qui ne m’a pas permis d’augmenter la taille de caractères. Autrement, c’est le seul bémol. Je remercie Netgalley et les Editions Les Escales pour cette sélection. Je suis également ravie que Billy ait accepté gracieusement que sa chanson Rebel Yell soit utilisée.

La mère parfaite d’Aimee Molloy

Date de sortie : 11 octobre 2018

Editeur : Les Escales

Nombre de pages : 384

ISBN : 978-2-36569-360-8