Diskø de Mo Malø

Diskø de Mo Malø - Editions Points

Diskø de Mo Malø – Editions Points

Diskø de Mo Malø, présentation

16 juin 2018, enfermé dans un cylindre, il sait qu’il va mourir. Il grave des lettres.

Sofie Mielsen est en train de faire une croisière dans la baie de Diskø. Elle a 40 ans. Un cri de femme est entendu par l’équipage du bâteau.

Avis Diskø de Mo Malø

Deuxième aventure pour moi, en lecture, avec Qaanaaq qui est devenu responsable des forces de police au Groenland. Il a une très bonne équipe avec lui notamment Appu avec qui il a enquêté dans le premier roman. Les relations entre tous sont vraiment cordiales et ils ont tous énormément de respect pour Qaanaaq, voire de l’amitié. Une nouvelle médecin légiste, Lotte, est arrivée. Qaanaaq, étant installé au Groenland, a fait venir ses deux enfants, qui sont gardés par la femme d’Appu.

Au moment où Qaanaaq doit partir pour Diskø, une revenante se présente à lui. Un cadavre est enseveli dans un iceberg. Est-ce un suicide ? Avec les forces en présence, Qaanaaq va risquer sa vie sur ce bloc de glace. Mais ils vont vite trouver des éléments qui laissent penser que ce climatologue a été assassiné. Mais comment ? Heureusement que Qaanaaq se déplace toujours avec son appareil photo.

Qaanaaq est heureux car sa cousine, Massaq, est revenue. Cousine pour qui il éprouve des sentiments. Cousine qui s’occupera de ses enfants. Une cousine à qui il ne peut pas tout dire car pour lui, ce meurtre et celui qui suit semblent lui être destinés. Mais il veut protéger ceux qu’il aime. Pourtant, lorsqu’il en fait part à son ami, Appu, celui-ci se met en colère car sa soeur est morte et il ne comprend pas que Qaanaaq ramène tout à lui.

Mo Malø nous donne toute l’étendue de son talent d’écrivain. Ici, ce sont des enquêtes policières. Sous d’autres pseudos, ce sont d’autres romans et d’autres univers. J’aime naviguer de l’un à l’autre avec lui. Car ici Mo Malø, outre son enquête policière, nous offre toute l’étendue de son savoir du Groenland, des glaciers, des vêlages qui se forment. Et on se rend compte que les icebergs ont vraiment des choses à raconter. Qui sont les héros du roman ? Outre tous les personnages qui ont tous un rôle vraiment à jouer et qui ne sont jamais laissés pour compte, les icebergs et le réchauffement climatique sont au centre de ce roman. Au centre de ce roman, Qaanaaq qui continue sa quête de ses origines. Je trouve que l’auteur nous offre de bons revirements de situation à ce sujet. Oui, Qaanaaq est le héros de cette série policière au Groenland et il est normal que l’auteur nous donnent de plus en plus d’informations quant à cet homme réellement attachant et qui, bien entendu, est en butte aux plus hautes instances de la police du Danemark, dont le Groenland dépend. Un Groenland qui souhaite son indépendance, qui est envahi de touristes et cela ne plaît pas forcément à tout le monde. Un pays qui semble magnifique, entre tradition et modernité, avec une population qui a énormément souffert d’être autant envahie.

J’avais vraiment aimé la première enquête. J’ai adoré la seconde. La troisième sera lue, vraisemblablement au mois de septembre. Certaines situations sont certes vraiment rocambolesques mais elles ne m’ont jamais gêné. Car, malgré tout, une course contre la montre s’est engagée pour sauver ceux qui peuvent périr dans un glacier, agonisant suite à cet emprisonnement.

Diskø de Mo Malø

date de sortie : 28 mai 2020

Editeur : Points

Isbn : 978-2-7578-7810-1

Nombre de pages : 453

La vie est un roman de Guillaume Musso

 

La vie est un roman de Guillaume Musse - Editions Calmann Lévy

La vie est un roman de Guillaume Musse – Editions Calmann Lévy

La vie est un roman de Guillaume Musso, présentation

En 2009, Flora Conway est lauréate du prix Kafka. Mais elle est secrète, ne se montre pas, accepte peu les interviews. Elle veut préserver son anonymat.

En octobre 2010, la petite fille de Flora a été enlevée dans leur appartement. Flora subit un interrogatoire, semble être suspecte. Elle veut en finir car elle ne peut pas vivre sans sa fille.

Avis La vie est un roman de Guillaume Musso

Mon premier Guillaume Musso et peut-être mon dernier. Ce roman m’a été prêté par une collègue. En de très rares occasions, je lis des auteurs à succès. Il suffit juste que le résumé m’intéresse beaucoup, moi qui ne lis jamais les 4èmes de couverture. Si je lis des succès littéraires, cela intervient des mois et des mois après. Ça passe ou ça casse. Ce roman de Guillaume Musso est le dernier édité de l’auteur.

Un roman parsemé de nombreuses références littéraires. Cela ne me dérange pas outre mesure. Cela démontre la culture de l’écrivain, un grand travail de recherches. J’aime bien les références, comme des clins d’oeil qui peuvent apporter quelque chose à un roman. Mais trop, c’est trop. J’ai l’impression que Guillaume Musso n’avait pas trouvé autre chose à écrire et qu’il fallait qu’il écrive un certain nombre de pages.

Je n’ai pas été très enchantée par le début, l’histoire de cette femme écrivain dont la fille disparaît alors qu’elles sont toutes les deux à la maison. du lu et déjà lu ailleurs Elle sombre plus ou moins dans la folie mais elle est poussée par son éditrice pour passer outre cette disparition, pour continuer à écrire, pour continuer à faire le succès de la maison d’édition. L’humain dans ces cas-là ne vaut pas grand chose. Et puis tout s’arrête pratiquement lorsque l’écrivain de l’histoire de Flora prend le pas sur l’histoire car son héroïne se rebelle. Parallèle entre les deux. Romain Ozorski est en instance de divorce, sa future ex-femme a des dossiers sur lui. Il est endetté, voit très peu son fils, se confie à un psy. J’ai bien aimé la rencontre des deux écrivains. C’est ce qui donne une bonne dimension à ce roman. Par contre, le destin de Flora était écrit dès le début. Pour moi, aucune surprise à ce sujet et donc pas de réel engouement pour l’imagination de Guillaume Musso.

L’auteur nous raconte les affres de l’écrivain. Ecrire ou ne pas écrire. Ecrire des bouts d’histoire, les abandonner, les reprendre, les garder dans un coin de la tête, comme une grande bibliothèque – j’aime beaucoup cette référence. C’est l’histoire d’un écrivain – encore ! Parallèle avec le dernier Joël Dicker – qui raconte l’histoire d’un autre écrivain. Heureusement que Guillaume Musso n’a pas appelé son personnage Guillaume.

Malgré quelques passages intéressants, ce roman ne me laissera pas de souvenirs impérissables. Ce qui me gêne surtout est de retrouver des idées, des développements lus chez d’autres auteurs. Ce roman ce sont trois histoires mais laquelle est vraie. La troisième partie où le lecteur retrouve le fils de l’auteur est la plus aboutie à mon avis car elle est riche en rebondissements. On en apprend sur tous les personnages qui ont émaillé le roman, leur passé, la mise en place des histoires pour les uns et les autres, les divers cadeaux effectués. Romain et encore plus son fils Théo sont les plus aboutis. Ce livre n’a pas été prenant de bout en bout. Ce sont les 70 dernières pages qui ont été le plus intéressantes et qui font que ce livre n’est pas forcément mauvais. Guillaume Musso sait tenir en haleine son lecteur pour que l’écrivain finisse enfin d’écrire son histoire comme son personnage le lui a demandé. Mais pour cela, il a fallu passer outre la dépression, la tristesse, la solitude et surtout se concentrer sur cette relation père-fils tant espérée, tant souhaitée.

Le travail de préparation d’un roman est intense. J’ai bien aimé le fait que Romain fasse des fiches entières pour s’approprier chacun de ses personnages, leur passé, leur caractère, leur vie. Cela lui permet de passe de la vie réelle à la vie romancée sans problème, même si Flora s’est rebellée. 

La vie est un roman de Guillaume Musso

date de sortie : 26 mai 2020

Editeur : Calmann Lévy

Isbn : 978-2-7021-6554-6

Nombre de pages : 303

Les derniers des branleurs de Vincent Mondiot

Les derniers des branleurs de Vincent Mondiot - Editions Actes Sud Junior

Les derniers des branleurs de Vincent Mondiot – Editions Actes Sud Junior

Les derniers des branleurs de Vincent Mondiot, présentation

Chloé, Minh Tuan et Gaspard sont dans un fast-food. Ils regardent la manifestation pour la planète se dérouler sous leurs yeux avec ses violences policières. Chloé filme et poste sur les réseaux sociaux.

Avis Les derniers des branleurs de Vincent Mondiot

Ce sont trois jeunes adolescents, en classe de terminale, qui passent le bac à la fin de l’année. Deux garçons et une fille, Minh Tuan, Gaspard et Chloé. Les deux derniers se connaissent depuis l’enfance. Minh Tuan les connait depuis trois ans. Son père travaille à l’ambassade. Il vient donc d’un foyer beaucoup plus riche que les deux autres. Gaspard a vécu la mort de sa grande soeur. Les parents de Chloé sont divorcés. Amitié ou pas, entre les trois ? Ce qui peut choquer le lecteur ? Les nombreuses grossièretés proférées par les uns et les autres. Ils dialoguent entre eux comme ça et aussi avec leurs camarades de classe. Les trois jeunes gens sont isolés. Ils n’ont pas d’amis et pensent ne pas avoir bonne réputation. Ils boivent, ils fument, ils se droguent et ce très tôt le matin.

Question scolarité, leurs résultats sont au plus bas. Ils sèchent les cours très souvent. Le bac approche, arrive très vite. Mais comme c’est la réforme, ils sont pratiquement certains de décrocher le précieux sésame. Pour eux ? Pas du tout. Car pour eux, leur avenir s’annonce plus que sombre avec la crise climatique et les mouvements de la jeunesse qui démontrent qu’ils n’ont pas beaucoup de temps à vivre. Profitent-ils de cette jeunesse ? On les sent désabusés. Mais sous ces dehors caricaturaux, poussés à l’extrême, sans que cela soit gênant pour le lecteur, que cachent-ils réellement ? Il semblerait que cela soit une profonde solitude. Ils sont trois et bientôt quatre avec l’arrivée de Tina, réfugiée congolaise. Sont-ils simples potes ou amis ? Peuvent-ils compter les uns sur les autres ? Sous ces bravades, ils ne se confient pas forcément. Pourquoi Chloé est-elle toujours énervée, virulente ? Ils ont peur de ne pas être aimés, de ne pas aimer. Certains dialogues peuvent paraître surréalistes mais démontrent le mal-être que peuvent ressentir certains jeunes, selon leur passé, leurs expériences.

Il a suffi de quelques mots de leur professeur principal, à quelques semaines de l’échéance du bac, pour qu’il y ait, en gros, un électrochoc. Ils sont vus comme les derniers des branleurs. Cela ne semble pas leur plaire, au premier abord. Mais au fond, ils veulent laisser une trace. Une trace de leur passage au lycée. Minh Tuan décide qu’ils auront leur bac et avec mention, rien que ça. Le plan qu’il met en place n’a pas la faveur des trois autres. Mais ce sera réalisé. Cela ne va pas les empêcher de réviser et de combler pas mal de lacunes. Beau comportement de Chloé à ce sujet.

L’auteur fait quelques apartés en expliquant certains mots, juste à côté du texte, ce qui permet de ne pas aller à la fin du chapitre, l’avenir de certaines personnes qui croisent le quatuor et même il donne quelques indices sur Chloé, Gaspard, Minh Tuan et Tina. Il explique l’arrivée des réfugiés étudiants, leur avenir en France.  Il détaille les lectures de chacun, notamment les mangas. La musique tient une place réellement importante dans ce roman, tout comme le 7ème art, mais aussi le sexe. Il explique également ce que les professeurs, impliqués, peuvent ressentir pour exercer leur métier. Métier pour lequel ils ont la foi mais qui se révèle plus compliqué qu’il n’y parait. Car pas d’aide de la part de l’administration. Ils doivent également faire avec de nombreuses personnalités.

Vincent Mondiot nous offre de sacrés personnages. Le lecteur les aime, peut se reconnaître, prendre fait et cause pour eux, malgré leurs paroles et aussi leurs actes. Est-ce une forme de rébellion contre un système ? Est-ce une forme de rébellion contre les adultes et même contre leurs condisciples ? Que vont leur apprendre ces quelques mois ? Vont-ils grandir, trouver leur voie ?

Je remercie Actes Sud Junior pour l’envoi de ce roman.

Les derniers des branleurs de Vincent Mondiot

date de sortie : 10 juin 2020

Editeur : Actes Sud Junior

Isbn : 978-2-330-13696-3

Nombre de pages : 455

Qaanaaq Meurtres au Groenland de Mo Malø

 

Qaanaaq Meurtres au Groenland de Mo Malø

Qaanaaq Meurtres au Groenland de Mo Malø

Qaanaaq Meurtres au Groenland de Mo Malø, Présentation

En janvier 1975, un jeune enfant se réveille en pleine nuit. Il sent le danger. Une attaque d’un animal décime son père, sa mère et sa soeur.

Quaanaaq revient au Groenland pour une série de meurtres à élucider. Il a 42 ans et fait de nombreuses photos.

Avis Qaanaaq Meurtres au Groenland de Mo Malø

Un auteur français qui nous offre un bon polar nordique, qui se passe essentiellement au Groenland, avec un capitaine de police qui vient du Danemark. J’aime beaucoup toutes ces ambiances qui viennent du froid. J’aime beaucoup les polars nordiques, mais je n’avais lu que ceux des auteurs de ces pays. Avec le nom de Mo Malø, on pourrait penser que l’auteur vient réellement d’un pays nordique. Sauf que ce n’est pas le cas, je m’en suis rendue compte en m’abonnant à sa page Facebook. Il nous offre de très beaux paysages du Groënland qu’il semble très bien connaître et qui annoncent son nouveau roman. Cela fait donc trois univers découverts pour moi de cet auteur aux différentes identités. Avec Mo Malø et Qaanaaq, un bon premier polar est signé. Le lecteur suit l’enquête de Qaanaaq et franchement, pour mon cas, sans réellement y toucher, l’auteur m’a réellement entraîné dans cette histoire. Je n’ai pas eu de sentiment d’urgence, il y a des rebondissements qui arrivent au fil de l’histoire et je me suis laissée happer.

Toute l‘histoire tourne autour de Qaanaaq qui arrive au Groenland pour aider les autorités en place à élucider trois meurtres. Il n’est pas franchement bien accueilli, surtout par la directrice. Mais au fil des pages, il va nouer un sacré lien avec Appu, même si bien souvent il se demande si Appu est réellement honnête. Qaanaaq a 42 ans. Il est père de jumeaux. Il a été adopté. Son père adoptif est mort et il n’a eu de très bons rapports avec lui. Il est très lié à sa mère adoptive Flora, ex flic au Danemark. D’ailleurs, ils échangent énormément quant aux enquêtes de Qaanaaq.

Les morts vont s’enchaîner et touchent tous des employés étrangers d’une société pétrolière. Tout laisse à penser qu’un ours a tué mais de quelle façon ? Les indices ne sont pas assez probants mais qui a pu commettre de tels meurtres ? Qaanaaq ne peut pas agir comme il l’entend. Il doit en référer à la directrice pour obtenir des perquisitions et autres. D’ailleurs, il se demande si tout lui a été dit. Mais bien sûr, on lui met des bâtons dans les roues. De plus, pour essentiellement le punir, il sera envoyé dans le nord où deux autres morts sont apparus. Et c’est là que le mystère, tout le mystère va se dévoiler.

Des paysages grandioses traversés. J’aurais aimé bien voir les photos de Qaanaaq. Etre photographe est un véritable passe-temps mais cela l’aide dans ses enquêtes. Paysages grandioses, certes, mais quand même hostiles car cela dépend où l’on va. Des relations tendues entre les Groenlandais et ceux qui viennent du Danemark. Entre l’indépendance voulue, un monde entre tradition et modernité avec les Inuit. On peut se rendre compte que ces hommes et ces femmes ont réellement souffert lorsqu’ils ont été délogés de l’endroit où ils vivaient. Un pays où il y a des contestataires, des manifestations. Qaanaaq c’est également de nombreuses données politiques, écologiques également car la fonte des glaces est bien là, un pétrole qui est foré et qui source de nombreuses convoitises.

Qaanaaq c’est également une vengeance familiale et en faisant la lumière sur son passé, en arrêtant les auteurs des meurtres, qu’est-ce que cela va bien pouvoir lui apporter ? Qaanaaq a tout oublié de ce passé. Le lecteur va-t-il réellement savoir ce qui s’est passé avec son père adoptif ? J’ai beaucoup aimé ce personnage tout comme celui d’Appu qui est ravi d’apprendre aux côtés de ce policier venu du Danemark. Une belle amitié est semble-t-il née avec beaucoup de respect l’un envers l’autre et de l’admiration de la part d’Appu.

Maintenant il faut lire le second Diskø et celui qui va prochainement sortir.

Qaanaaq Meurtres au Groenland de Mo Malø

Date de sortie : 14 mars 2019

Editeur : Points

Nombre de pages : 549

ISBN : 978-2-7578-7570

La maison des Fragrances Le parfum du pouvoir de Corbeyran – Mot – Kowalski

la maison des Fragrances de Corbeyran - Mot - Kowalski

la maison des Fragrances de Corbeyran – Mot – Kowalski

Présentation La maison des Fragrances Le parfum du pouvoir de Corbeyran – Mot – Kowalski

Les Tropiques, quête de l’ambre gris pour un homme. Il vient de trouver un gros bloc. Il appelle son contact et il garde précieusement après les avoir vendus très cher.

A Monaco, un homme prend du bon temps avec une jeune femme. Mais il fait un arrêt cardiaque.

Avis La maison des Fragrances Le parfum du pouvoir de Corbeyran – Mot – Kowalsk

Lorsque le patriarche de la famille Capella est victime d’un accident cardiaque alors qu’il passe du bon temps avec une escort-girl, la famille Capella, et notamment ses enfants, doit prendre des décisions pour annoncer cet accident et pour continuer à faire tourner l’entreprise. Là se greffe le frère qui a été évincé et qui refait surface pour tenter de reprendre les rênes de l’entreprise.

Entre-temps, une fragrance de la famille Capella n’est pas sûre de sortir. Le client fait savoir que tout, maintenant, va se passer par appels d’offres. La famille Capella et son entreprise vont devoir évoluer, se conformer aux lois du marché. Les Maîtres-Parfumeurs, déjà bien installés, vont devoir évoluer et surtout se conformer aux nouvelles lois européennes sur les matières premières.

Relations familiales qui démontrent qu’il faut se méfier de tout un chacun. Une jeune femme qui tente de se faire une place dans l’entreprise familiale mais qui est freinée dans ses élans par son père ou par des personnes extérieures. Une comptabilité qui révèle des malversations mais lesquelles ? La quête de l’or en matière première. Une matière première très chère et très convoitée.

Je ne suis pas une amatrice de bandes dessinées. J’ai pourtant pratiquement lu tous les Boule & Bill, mais le reste très peu, sauf quand j’ai la possibilité d’en recevoir, comme cela a été le cas pour celle-ci. Pourquoi l’ai-je demandée ? Elle regroupe tous les ingrédients que j’affectionne, en premier lieu le monde de la parfumerie. Il y a bien entendu ces intrigues, intrigues familiales, intrigues économiques, une grande famille de Grasse qui doit évoluer pour continuer à être au top.

Lorsque je travaillais pour le cabinet de formation, j’ai été au fait de ses nouvelles lois européennes qui imposent tant et plus aux grandes maisons de parfumerie. Pratiquement plus de matières premières naturelles qui peuvent provoquer allergies et autres, place à la chimie pour tenter de reproduire une odeur. Et là, les Maîtres-Parfumeurs, les chimistes doivent être à la pointe du progrès et ne pas rester sur les acquis, même s’ils font partie d’une entreprise côtée. Le monde change, le monde évolue et les personnes avec. 

Les dessins sont très réalistes, les couleurs flamboyantes, les traits des personnages sont bien marqués et reflètent leurs émotions, leurs états d’âme et également ce qu’ils vivent sur le moment. Dans une bande dessinée, les dialogues doivent être courts et percutants. C’est le cas ici. Ils donnent réellement une très belle dimension à la bande dessinée. Ils la rendent, eux aussi, très addictive et donnent envie de lire la suite de ce premier tome.

J’ai lu cette BD en avant-première. Je remercie l’éditeur et l’agence Pierre Laporte qui m’ont permis de me plonger dans cet univers. Un beau projet qui a vu grâce aux différents acteurs, une rencontre et l’implication de tous.

La maison des Fragrances Le parfum du pouvoir de Corbeyran – Mot – Kowalski

Date de sortie : 26 février 2020

Editeur : Robinson

Nombre de pages : 56

 

Askja d’Ian Manook

 

Askja d'Ian Manook - Editions Albin Michel

Askja d’Ian Manook – Editions Albin Michel

Résumé Askja d’Ian Manook

Kornélius est appelé. Du sang, une chaussette de femme ont été trouvés. Mais pas de cadavre. Il découvre un jeune homme qui a pris des photos avec un drone. Dans cet endroit reculé, une seule maison. Maison où vit un vieil homme qui n’a plus toute sa tête.

Ce vieil homme semble bien être suspect mais il disparaît.

Avis Askja d’Ian Manook

Ian Manook nous emmène en Islande, à nouveau, pour ce deuxième opus de sa trilogie. Nous avons du sang mais pas de cadavres, deux hommes qui ont oublié, un sniper qui tire sans faire de victimes. Et surtout nous avons la fine équipe composée de Kornélius, Ida, Botti et divers personnages qui gravitent autour d’eux. Après le succès de sa précédente enquête auprès du public islandais, Kornélius est resté dans les forces de police, au grand dam de ses supérieurs. Troll, géant, de nombreux qualificatifs pour cet homme qui n’en fait qu’à sa tête par rapport à sa hiérarchie. Colérique, grande gueule, que cache Cornélius ? Ses relations avec les femmes ne sont pas franchement de tout repos. En couple avec Ida, il ne peut pas résister aux autres femmes. En plus, il n’ose pas s’engager. Pourquoi ? Cache-t-il sous ses dehors d’ours une sensibilité extrême, un passé difficile dont il n’a révélé que quelques bribes. Est-ce qu’en permettant aux femmes qui comptent pour lui d’entrer un peu plus dans sa vie, Kornélius sera sauvé ? En tous les cas, sa fille Alma revient. La colère passée, tous les deux vont faire le point. Et puis Kornélius doit protéger sa fille et pour cela, il n’hésitera à mettre sa fierté de côté. 

Dans cette enquête de découverte de sang sans cadavres à deux endroits différents d’Islande et avec deux hommes amnésiques, comment les enquêteurs s’y sont pris ? A découvrir dans ce roman jusqu’au 3/4 pratiquement, pour les tenants et aboutissants, car cela va révéler une ancienne histoire pas bien glorieusespour les forces de police islandaises. Un traitement, à cette époque contre les suspects qui fait froid dans le dos. Comment instiller dans le cerveau, fatigué, apeuré, d’une personne des faits, des paroles pour que cette personne avoue afin de clore une enquête ? Comment fonctionne le mécanisme de la mémoire ? Kornélius, Botti et les autres enquêteurs vont avoir fort à faire, surtout lorsque Kornélius sera déchargé de l’enquête. Mais l’homme est tenace et ne s’avoue pas vaincu.

Et ce sniper, pourquoi tire-t-il sans faire de victimes ? Que cherche-t-il à prouver ? L’imagination d’Ian Manook a bien galopé à ce sujet pour fournir à son lecteur des revirements de situation extrêmement agréables à lire.

Ian Manook aime les grands espaces, il sait nous offrir de belles balades dans des lieux reculés, nous les décrire avec force détails, prendre parti pour l’environnement et l’écologie. Ces descriptions sur les mousses prennent tout leur sens. L’Islande semble être un très beau pays, sauvage avec ses points à visiter, à approfondir. Mais comme tout pays sauvage, il faut faire attention où l’on marche car la nature sait encore se préserver un tant soit peu, malgré tout. L’Islande est un pays qui attire de nombreux touristes. Et certains réagissent là-bas comme chez eux. Ils se moquent de tout tant qu’ils peuvent passer du bon temps, sans rien respecter.

On ne sourit pas franchement en lisant Ian Manook, mais là il nous offre quelques tranches d’humour irrésistibles. Qualité des personnes, qualité des descriptions, qualité des endroits visités, mais aussi qualité des situations évoquées, Ian Manook offre à ses lecteurs, encore une fois, un très grand, un très beau roman. J’espère que son personnage principal n’aura pas la même fin qu’un de ses personnages principaux, Yeruldegger. Mais il devra mettre fin à sa trilogie et c’est lui qui décide.

J’ai une question pour Mr Ian Manook. Je vous suis sur les réseaux sociaux, enfin plutôt votre femme qui partage de nombreuses photos où je peux vous voir en train d’écrire très souvent. Comment faites-vous avec deux trilogies en cours, peut-être finies au moment où j’écris ces lignes, des personnages différents, des pays différents, pour ne pas vous perdre ? En plus, le style n’est pas franchement le même ce qui prouve des qualités indéniables, depuis que j’ai lu Yeruldegger, même si Mato Grosso n’a pas été mon favori.

Askja d’Ian Manook

Date de sortie : 2 octobre 2019

Editeur : Albin Michel

Nombre de pages : 427

ISBN : 978-2-226-44522-3

Les points de fuite de Frédérique Molay

Les points de fuite de Frédérique Molay - Editions Amazon Publishing

Les points de fuite de Frédérique Molay

Résumé Les points de fuite de Frédérique Molay

Exposition, quelques mots sont prononcés.

Auparavant, une mère et son fils sont dans un musée. La maman s’aperçoit que son enfant a disparu. Très vite, la police est sur les lieux.

Avis Les points de fuite de Frédérique Molay

Lorsqu’un drame affecte un être humain, comment réagit-il ? Soit il arrive à se faire aider et il peut rebondir pour tenter de vivre sa vie, tout en n’ayant jamais oublié le drame. Soit, sans aide, il plonge tant et plus et commettra un acte qui auraun effet boule de neige. D’un côté, il y a cet artiste, ce sculpteur, Sam, qui a croisé le regard de ce garçon de 9 ans, Tom. De l’autre, il y a cet homme, dont on ne connaîtra l’identité qu’à la fin, qui a kidnappé Tom dans un musée et va lui faire visiter New-York. Entre les trois, il y a d’autres personnages qui vont se greffer, notamment les parents et surtout les forces de police.

Lors d’une sortie au musée avec sa mère, Tom est enlevé. Les forces de police de New-York sont très vite sur le coup et vont traquer, tant et plus, ce kidnappeur, qui a toujours quelques minutes d’avance sur eux et qui bénéficient de circonstances qui lui permettent toujours de fuir. Ce kidnappeur a décidé de faire visiter New-York à ce garçon qu’il prend pour son fils, enlevé par son ex-femme.

La trame de ce roman est New-York et le 11 septembre qui a anéanti de nombreux américains, qui ont perdu leurs proches. Et surtout ce stress post-traumatique vécu par des milliers de personnes. Visite de New-York et de ses nombreux quartiers. Un souvenir du 11 septembre qui reste indélébile. Une seule explosion et c’est le chaos, la terreur, des souvenirs innombrables pour tous et toutes. Mais les New-Yorkais continuent à vivre, malgré tout dans cette mégalopole qui ne dort jamais. Une mégalopole qui permet des annonces sur écran géant afin qu’elles restent ancrées dans les esprits. C’est ce que fera la police, en actionnant le plan Amber et en demandant au premier service de téléphonie d’envoyer des SMS à tous ses abonnés en rappelant l’enlèvement de cet enfant. Tous les téléphones sonnent en même temps.

Course poursuite, course contre la montre, car Tom doit être retrouvé dans les 24 heures. Les heures qui passent sont d’autant d’heures où le petit garçon peut mourir. Tous et toutes sont concernés. Le moindre regard échangé avec lui peut lancer la police aux trousses du kidnappeur. Un bel élan de solidarité mais comme pour tout de voyeurisme. La nature humaine dans toute sa splendeur, toujours connectée et dont certains peuvent profiter.

Et ce petit garçon qui suit cet homme car il ne peut pas faire autrement. Car le couperet risque de très vite tomber.  Un petit garçon qui pense très fort à sa mère, qui obéit à cet homme, il ne peut pas faire autrement. Mais un petit garçon dégourdi qui prend toutefois quelques risques pour être retrouvé, sauvé. Pourtant, il va perdre espoir, il préférera mourir car il va se rendre compte qu’un mot n’a pas l’importance qu’il a et qu’il est même mensonger.

Une belle équipe de policiers également, des hommes, des femmes qui oeuvrent pour la sécurité de tous. Des hommes, des femmes qui peuvent éprouver des sentiments, qui sont des êtres humains, qui font leur métier, qui sont pressés par le temps. Et quand il y en a un qui tombe, sous le feu de l’ennemi, c’est difficile à vivre.

Et puis il y a ce personnage. Je me suis trompée du tout au tout sur lui. On ne saura la vérité que vers la fin. Je m’étais imaginée un personnage beaucoup plus âgé. En tous les cas, c’est un malfrat mais surtout pas touche aux plus faibles, les femmes et les enfants.

J’ai passé un super moment en lisant ce roman. Il est très bien construit, prenant car on souhaite savoir si ce petit garçon va s’en sortir et comment, si ceux qui oeuvrent pour lui vont y arriver. Pas de note maximale toutefois car ce n’est pas un réel coup de coeur.

Je remercie Netgalley et les Editions Amazon Publishing

Les points de fuite de Frédérique Molay

Date de sortie : 1er octobre 2019

Editeur : Amazon Publishing

Nombre de pages : 271

ISBN : 9782919809042

Studio 6 de Liza Marklund

Studio 6 de Liza Marklund - Editions HLAB

Studio 6 de Liza Marklund – Editions HLAB

Résumé Studio 6 de Liza Marklund

En promenant son chien, elle découvre le cadavre d’une jeune femme dans un cimetière. On est au mois de juillet.

Elle a 17 ans, elle est amoureuse, il ne veux pas qu’elle le quitte.

Annika est journaliste depuis 7 semaines dans un journal de Stockholm.

Avis Studio 6 de Liza Marklund

Mes lectures reprennent un peu de sens même si ce n’est pas l’apothéose. Que ce soit en temps, en défilement de pages, ce roman a été un régal à lire. Même si ce n’est pas un coup de coeur, j’ai quand même bien aimé l’histoire, les personnages, les informations politiques données. C’est un roman mais il y a une part de vrai là-dedans. Le roman aborde le fait que les Suédois ont été fichés par leur propre gouvernement. Je l’avais déjà lu sur un autre roman suédois mais ce n’était pas écrit de la même façon. Car ce fichage sert ce roman qui se passe dans le monde du journalisme. Qui dit journalisme, dit enquêtes. Enquêtes pour les journaux papier, la radio mais aussi la télévision.

C’est le cas d’Annika qui travaille, comme stagiaire, pour la presse écrite. Mais son contrat doit bientôt s’arrêter. Et elle a peur de devoir retourner chez elle, de devoir rendre son appartement, de ne plus pouvoir travailler. Stockholm, c’est un peu la liberté même si elle est très émotive. Liberté de fuir un petit ami un peu trop envahissant, une mère avec laquelle les relations sont difficiles. Ce dernier point est à approfondir car je n’ai pas trop compris. Emotive, oui, mais opiniâtre dans ses questions, dans son enquête et également pour faire valoir son opinion. Mais, à 25 ans, elle n’est pas encore aguerrie pour tenter de surmonter ses émotions. Surtout que ce meurtre de cette jeune fille de 19 ans, retrouvée dans un cimetière, la touche, la bouleverse. Pourquoi ? Au fur et à mesure, on s’en rend compte mais ce n’est pas réellement écrit, avoué. Qu’est-ce qui peut autant toucher Annika ? Le fait que Josefin avait toute la vie devant elle, qu’elle voulait étudier, qu’elle était aux prises avec un petit ami violent ? Annika va mettre à jour divers éléments qui vont faire avancer l’enquête dans un sens comme dans l’autre. Mais la guerre est ouverte entre tous les services de presse et qui va en faire les frais ? En tous les cas, Annika va apporter son aide à Patricia, l’amie de Josefin mais après un voyage, elle reprend son enquête pour faire tomber celui qui est vraiment coupable.

Jeunes filles, suédoises ou immigrées, qui travaillent comme strip-teaseuses pour avoir de l’argent à mettre de côté. Mais l’engrenage est tellement fort que bien souvent, elles n’en sortent pas et sont très vite considérées comme des prostituées. Hommes qui abusent de ces jeunes femmes et bien souvent des politiciens qui cachent à tous leurs plus sombres travers. La Suède permet à chacun de ces citoyens d’avoir accès à de nombreux documents, s’ils ne sont pas classés top secret. Il suffit de se rendre à l’endroit voulu et faire la demande.

Les chapitres de transition commencent par cette jeune fille, amoureuse, qui détaille sa vie privée et sa relation avec ce jeune homme. Elle est très jeune et la relation évolue. On peut se demander qui est cette jeune fille. J’avais une idée au départ qui a été très vite suivie d’un doute quant à cette identité. Doute qui se vérifie.

Ce roman est bien construit, m’a pas mal plu. Je pense que si l’auteur continue avec son héroïne, Annika, nous en apprendrons plus sur son passé et surtout sur ce qu’elle va devenir après la fin de ce roman qui nécessite, quand même, une suite.

Je remercie Netgalley et les Editions HLAB pour cette lecture.

Studio 6 de Liza Marklund

Date de sortie : 23 janvier 2019

Editeur : HLAB

Nombre de pages : 329

ISBN : 978-2-01-710182-6

Marseille du Colt 45 à la Kalachnikov de Marc La Mola

Présentation de l’éditeur Marseille du Colt 45 à la Kalachnikov de Marc La Mola Histoire du grand banditisme à la néo-voyoucratie

Ancien flic de la BAC de Marseille, Marc La Mola a grandi dans les quartiers Nord de la cité phocéenne, où il a vu le milieu traditionnel des voyous laisser la place à une horde de jeunes issus des cités. De la mairie aux couloirs crasseux de l’hôtel de police, une immersion dans le milieu du néo-banditisme.


Avis de l’éditeur Marseille du Colt 45 à la Kalachnikov de Marc La Mola Histoire du grand banditisme à la néo-voyoucratie

Quand un Marseillais et ex-flic raconte Marseille et ses meurtres, ses trafics en tout genre et l’évolution des quartiers nord. Vraiment très intéressant à lire pour connaître cette ville unique en son genre que je n’aime absolument pas, même si j’y habite depuis plus de 10 ans. J’y vis, j’y travaille, je me suis fait agressée juste à côté de chez moi, dans un quartier dit chic, soit le 8ème arrondissement, juste à côté du commissariat. Mais les agressions, les meurtres ne se passent pas que dans les quartiers nord, ils descendent même dans les quartiers sud. Je n’aime pas Marseille à cause de sa saleté, à cause de son anarchie. Tout le monde se gare n’importe comment, gêne les autres et s’en moque. Difficile également de trouver un emploi. Déjà quand on est jeune, que l’on vient des quartiers nord, que l’on a aucune perspective d’avenir. Mais aussi quand on vient d’une autre région et que l’on ne connait personne parce que l’on préfère privilégier les gens que l’on connait même s’ils n’ont pas les bonnes compétences. Mais tous les Marseillais, les vrais Marseillais ne sont pas comme ça et heureusement.

Il a eu des témoignages de policiers, de magistrats, de ceux qui vivent dans ces quartiers délaissés, de ceux qui font des trafics et de lui-même. Il a tout vu, tout entendu. Il a constaté l’évolution de cette criminalité, au départ aux parrains corses et maintenant aux gens des cités. Les premiers ont travaillé, main dans la main, avec tout le monde et même les plus hautes instances. Ils avaient un code d’honneur, même dans leurs assassinats avec un colt. Les derniers sont en colère, ont la haine, et l’utilisation de la kalachnikov semble même très facile, même pour ceux qui ne savent pas tirer. Ils sont sûrs de leur coup à chaque coup, même s’il y a des dommages collatéraux.

Y a-t-il un avenir pour Marseille ? Pour faire baisser cette criminalité, ces réseaux ? Possible avec un changement de maire. Mais il va falloir qu’il prenne tous ces problèmes et s’y tenir, ne pas tomber dans le système des pots de vin pour plaire aux uns et aux autres. La montée du RN dans de nombreux quartiers change-t-elle quelque chose ? Les gens ont peur et le font savoir. Mais ce n’est pas avec ce parti politique que cela va changer. Car lui comme les autres n’est pas blanc comme neige.

Alors, oui, intéressant de lire comment cette criminalité a évolué, comment ils ont pu s’identifier à un seul homme pour mener à bien leur business basé sur la drogue, sur la prise de pouvoir des autres cités. Il y a également une analyse de la politique de la ville, de l’Etat envers les Marseillais, des quartiers pauvres, très pauvres, que ce soit dans le centre ville ou dans les quartiers nords. On se moque des Marseillais, rien n’est fait pour les associations, pour ceux qui peuvent aider ces populations en détresse. On s’en rend compte également avec l’effondrement des immeubles de la rue d’Aubagne et tous les immeubles qui ont été déclarés en péril imminent. On reloge les habitants mais sous quelles conditions. La mairie ne fait pas son travail. La première mission d’un maire est de protéger ses administrés. Ce n’est pas le cas à Marseille.

Morale de ce document. L’avenir s’annonce bien sombre.

Encore un bémol, un livre émaillé de nombreuses fautes. Pas assez de relectures, notamment de l’éditeur. Vraiment dommage.

Je remercie Babelio pour cette Masse Critique et les Editions Fauves.

Marseille du Colt 45 à la Kalachnikov de Marc La Mola

Date de sortie : 18 avril 2019

Editeur : Editions Fauves

Nombre de pages : 226

ISBN : 978-10-302-0285-4

Je sais que tu sais de Gilly Macmillan

Je sais que tu sais de Gilly Macmillan

Je sais que tu sais de Gilly Macmillan

Résumé Je sais que tu sais de Gilly Macmillan

Il pleut, Fletcher et Danny sont appelé pour des ossements trouvés. L’endroit leur rappelle deux meurtres horribles vingt ans plus tard.

Fletcher retombe dans son passé où il tient dans ses bras le petit Charlie agonisant.

Avis Je sais que tu sais de Gilly Macmillan

Comment écrire une chronique sur ce roman sans ne rien dévoiler, sans ne rien spoiler ? Même si je vous donner mes sentiments sur les personnages, cela donnera des indices.

Fletcher est appelé avec son collègue et ami Danny sur la découverte d’ossements. Cela leur rappelle un meurtre survenu 20 ans plus tôt et qui concernait deux jeunes enfants. Coupable très vite trouvé même si le journaliste de l’époque a émis des doutes. De plus, l’ami de ces jeunes garçons lance un podcast pour faire toute la lumière sur cette affaire. Car lui aussi ne croit pas en la culpabilité de celui qui s’est en définitive suicidé il y a quelques années.

Un roman assez déstabilisant quant à sa structure. Rappels du passé, du présent, divers personnages que l’on retrouve à des années différentes. D’habitude je n’ai pas trop de mal mais là oui et cela a été long pour entrer dans ce roman qui se décante vraiment vers la fin. Mes doutes quant à un personnage sont réellement fondés mais c’est en définitive un peu trop simple à mon goût.

On suit Fletcher, son enquête du moment, son enquête passé, comment cet homme a évolué, comment il a voulu réussir à tout prix. A-t-il profité de sa position, est-il franc ? Il semble un très bon enquêteur. Mais il est en butte avec sa hiérarchie. Le début nous laisse penser que cet homme est humain avec cet enfant qui meurt dans ses bras. Il n’a jamais été reconnu pour le travail qu’il a fait. Il a été jeune, ambitieux, mais aussi manipulateur. Je me suis longuement interrogée sur ce personnage.

Personnage féminin, Jessica a refait sa vie. Il y a 20 ans, elle était la maman d’un des garçons assassinés. Une maman très jeune qui a eu son bébé alors qu’elle était adolescente. Elle voulait lui donner tout l’amour qu’elle pouvait. Mais elle a failli au regard des autres et à son propre regard. Elle voulait de l’argent facile et vivre sa vie. Et la culpabilité a rongé cette femme qui la ressent toujours, même si son mari actuel connaît une bonne partie de son passé, mais pas tout de ses pensées. Cette enquête de l’ami de ses fils la gêne énormément. D’ailleurs, personne n’est tendre avec elle. Elle passe pour celle qui a failli, qui est responsable. Je me suis demandée si elle allait replonger dans l’alcoolisme. Mais avec tout ce qui peut refaire surface, malgré ses peurs, cela lui permettra de révéler un pan du passé et lui permettre d’être plus forte. Que c’est dur d’être une mère célibataire, jeune, dans une cité où tout le monde est prompt à juger. Elle a un lourd passé d’enfant abandonné, placée et toujours rejetée. 

Cody veut faire la lumière sur la mort de ses deux amis. Pourquoi avoir attendu 20 ans ? Le principe du podcast est assez intéressant. Mais remuer des secrets peut tout de même provoquer bien de remous. En tous les cas, cela permettra à cette enquête de reprendre avec ce qu’il pourra obtenir de la part des uns et des autres. Mais certains, comme Fletcher et Jessica sont extrêmement réticents et ce pour des raisons différentes.

Un meurtre récent, deux meurtres anciens, sont-ils en lien ? Est-ce que le coupable est réellement le coupable ? Faut-il faire attention à certains membres de la police, ambitieux, prompts à trouver le meilleur coupable et ne pas aller plus loin. Surtout quand ce coupable présente des problèmes mentaux. Pour moi, ce roman n’est pas une réussite même s’il est très bien écrit. Je n’ai pas du tout accroché. Mais ce n’est que mon avis

Je remercie Netgalley et les Editions Les Escales pour cette lecture.

Je sais que tu sais de Gilly Macmillan

Date de sortie : 29 mai 2019

Editeur : Les Escales

Nombre de pages : 362

ISBN : 9782365694636