Qui je suis de Mindy Mejia

Qui je suis de Mindy Mejia

Qui je suis de Mindy Mejia

Résumé Qui je suis de Mindy Mejia

Hattie veut partir à New York. Elle se rend à l’aéroport mais quand le personnel est pris de suspicion, elle ne s’envole pas.

Quelques jours plus tard, elle est retrouvée morte après sa participation à une pièce de théâtre. Qui a pu la tuer ? Son petit ami ?

Avis Qui je suis de Mindy Mejia

Je sors plus que mitigée de ma lecture. L’auteur ne donne aucun beau rôle à ses personnages, sauf peut-être à Del, le shérif et les parents d’Hattie. Il aurait mérité qu’on en sache un peu plus sur lui. Les autres ne m’ont fait ni chaud, ni froid. J’aurais pu me prendre d’affection pour Hattie, mais l’auteur ne répond à aucune de mes questions. Je sais bien que les adolescents se cherchent, jouent un rôle. Malgré des parents aimants, présents, qui la laissent libres car ils ont confiance en elle, elle joue même un rôle avec eux. A cause de son frère qui est parti faire la guerre ? Pourtant, cela remonte à beaucoup plus loin, le fait de vouloir être acceptée par tous. Voilà, je ne sais pas pourquoi elle est comme ça et cela me dérange fortement car cela n’est pas assez expliqué. Est-elle une manipulatrice ou est-elle réellement amoureuse ? Ce qui est sûr, c’est qu’elle veut partir par tous les moyens. Ensuite, nous avons Peter, le prof marié qui a suivi sa femme pour qu’elle s’occupe de sa mère dans ce coin perdu. Au fur et à mesure, l’un et l’autre se sont éloignés. Il a tenté de faire des efforts pour se rapprocher d’elle, sauf qu’il n’a eu aucun retour. Alors, la maxime que l’homme est faible se vérifie ici. Au détour de conservations sur le Net, il tombe amoureux. Et cela s’amplifiera lorsqu’il rencontrera cette personne même s’il fait tout, tout ?, pour ne pas succomber. Il en va de son honneur, de son travail. Prend-il le beau rôle en s’effaçant de cette façon ? Non. Même s’il n’est pas accepté dans cette famille et bien plus tard dans cette petite ville, il pourrait refaire sa vie ailleurs. Quant à Del, l’auteur donne quelques informations sur ce shérif qui veut trouver le meurtrier de la fille de ses meilleurs amis. Malgré le peu de moyens à sa disposition, il se trouve obligé de  mentir pour trouver la vérité. Est-ce que cette amitié en souffrira ? En tous les cas, il ne permettra pas que son ami se fasse justice lui-même. Il le protègera de la meilleure façon qu’il soit.

J’ai été assez surprise par le dénouement, notamment en ce qui concerne le meurtre de Hattie, mais en définitive, les évènements qui en découlent sont, plus ou moins, prévisibles dès qu’ils arrivent. Je n’ai trouvé aucun suspense. Je n’ai trouvé aucune dimension psychologique dans ce roman. Hattie et Peter racontent l’histoire jusqu’à la fin, de leur point de vue. Tandis que du côté de Del, c’est plutôt son enquête, son amitié avec le père de Hattie. Pour les deux premiers, cela permet d’avoir le point de vue de l’un et de l’autre. Cette construction à trois est pas mal. Elle ne donne pas de défauts au livre. Elle est censée permettre de comprendre Hattie mais comme je l’écrivais plus haut, cela n’a pas été mon cas. Pour Peter, c’est beaucoup plus simple pour le lecteur. Et comme je l’écrivais aussi plus haut, il manque quelques éléments pour Del. Pour sa vie privée, c’est annoncé. Quant à la guerre, je n’en ai pas su assez. Sauf qu’il est revenu, pas démoli, mais profondément changé. Mais comment ? L’auteur a voulu fouiller le caractère de ses personnages. Soit elle a voulu trop en faire mais elle ne s’est pas concentrée sur l’essentiel, soit les explications.

Le seul élément qui a trouvé grâce à mes yeux est cette malédiction en ce qui concerne la pièce de Shakespeare, Macbeth. Serait-elle maudite ? Elle donne une des raisons au roman puisque les lycéens l’interprètent pour leur spectacle de fin d’année. Malédiction, légende, c’est un des seuls points qui m’a intéressé car je ne connaissais pas ce qui est arrivé à tous ces acteurs au Royaume-Uni et aux Etats-Unis.

Je remercie Netgalley et les Editions Mazarine de m’avoir permis de lire ce roman même si je m’attendait à mieux.

Qui je suis de Mindy Mejia

Date de sortie : 21 mars 2018

Nb pages : 400

Editeur : Mazarine

ISBN : 9782863744024

EnregistrerEnregistrer

Publicités

Nos héros mythiques de vrais coachs de vie de Chantal Motto

Nos héros mythiques de vrais coachs de vie de Chantal Motto

Nos héros mythiques de vrais coachs de vie de Chantal Motto

Nos héros mythiques de vrais coachs de vie de Chantal Motto

Dans la catégorie Economie Business à paraître chez Eyrolles.

Nos héros mythiques de vrais coachs de vie de Chantal Motto

Présentation de l’éditeur :

Le livre est construit sur l’histoire de 12 épopées, de leur représentation symbolique, de leur enseignement dans notre vie courante, de leurs « bons conseils », avec au gré des chapitres des encadrés pour des incursions de type « pour en savoir plus ».

L’auteur :

Chantal Motto est psychanaliste jungienne, coach systémicienne, elle est aussi formatrice et superviseur.

Nos héros mythiques de vrais coachs de vie de Chantal Motto

Date de sortie : 8 février 2018

Editeur : Eyrolles

ISBN : 978-2212567694

EnregistrerEnregistrer

EnregistrerEnregistrer

Argent sale, A qui profite le crime ? de Carole Gomez et Sylvie Matelly

Argent sale, à qui profite le Crime de Sylvie Matelly et Carole Gomez

Argent sale, à qui profite le Crime de Sylvie Matelly et Carole Gomez

Nouveauté à paraître, chez Eyrolles, Argent sale, A qui profite le crime ? de Carole Gomez et Sylvie Matelly.

Economie, Droit, tout est bon pour s’instruire et échanger en famille.

Argent sale, A qui profite le crime ? de Carole Gomez et Sylvie Matelly

Présentation éditeur :

De quoi l’argent sale est-il le nom ? Pourquoi l’argent sale est-il un enjeu si important ? Comment peut-on lutter ? Pourquoi la question de l’argent sale n’est pas réglée ? Didactique et vivant, cet essai s’appuie sur des exemples historiques et actuels pour éclairer ce sujet tabou pourtant omniprésent et de plus en plus pesant dans nos sociétés européennes. Il en décrypte les mécanismes tout en révélant ce qui en fait une dimension incontournable de l’économie mondiale.

Les auteurs :

Sylvie Matelly est économiste, directrice adjointe de l’Iris.

Carole Gomez est juriste de formation, chercheuse à l’Iris, chargée des questions liées à la géopolitique du sport.

Argent sale, A qui profite le crime ? de Carole Gomez et Sylvie Matelly

Date de sortie : 15 février 2018

Editeur : Eyrolles

ISBN : 978-2212568417

EnregistrerEnregistrer

EnregistrerEnregistrer

Mato Grosso de Ian Manook

Mato Grosso de Ian Manook

Mato Grosso de Ian Manook

Résumé Mato Grosso de Ian Manook

Jacques Haret, écrivain, retourne au Brésil, 30 ans après pour faire la promotion de son roman.

Il est accueilli par un jeune homme qui l’emmène dans la maison où a vécu et mort Stefan Zweig.

Passé le premier choc de cette découverte, Jacques Haret en aura une autre.

Avis Mato Grosso de Ian Manook

Exit la Mongolie, ses coutumes, ses paysages, ses mets et la trilogie consacrée à Yerulbdegger. Place au Brésil. Cela fait un petit moment que ce roman est paru. Mais voilà, j’y suis. En plus, je le lis après un navet, donc je suis sûre que Ian Manook saura réellement me transporter.

Dès le départ, l’auteur annonce la couleur. Retour au Brésil de Jacques Haret, 30 ans après, mais il ne sait pas qu’il va mourir. Jacques est auteur.

Hommage à Stefan Zweig, dès le début avec la citation, mais aussi avec la ville Petrópolis où il s’est donné la mort avec sa femme. Et cela va prendre tout son sens pour Jacques Haret quand il apprendra où il va loger. En annonçant dès le départ la mort de son personnage, le lecteur fait de suite le parallèle entre les deux auteurs. Ambiance. Egalement ambiance avec la découverte d’un personnage, ex-policier, qu’a connu Haret.

Descriptions qui mêlent comme toujours les odeurs, les lieux grandioses ou pas avec un sens du détail qui permet au lecteur de voyager, d’être dans ces lieux visités. Cette structure du roman est originale. Après une sorte d’introduction, faire lire à un écrivain son roman. Oui, il a tué un homme, il l’avoue de suite. Mais prendra-t-il toutes ses responsabilités ? Au lecteur de le découvrir au fil des pages. Mais comme tout écrivain, la vérité est un tant soit peu travestie. En tous les cas, c’est un formidable voyage qui s’offre au lecteur. Un voyage pas qu’idyllique même si cela y ressemble un peu. Haret a énormément voyagé. Il a pratiquement toujours été par monts et par vaux. Ian Manook offre de véritables cartes postales, des atmosphères oppressantes, humides, selon les lieux visités, sans oublier la pauvreté, la difficulté des habitants mais aussi ces sourires qui peuvent trôner sur les visages. Pays où il est difficile de vivre lorsqu’on est étranger. La corruption règne. Jacques semble envoûté par ce pays, cette femme. Mais on lui reproche de travestir la vérité. Peut être en tous les cas, le lecteur le suit dans toutes ses aventures, ses rencontres. Personnellement, j’ai eu tendance à le croire grâce à Ian Manook. Est-il si mauvais que ça ? Le roman nous le dira.

Si vous vous attendez à retrouver le Ian Manook de Yeruldegger, vous serez forcément déçus. Faites comme moi, balayez (mais pas trop), la Mongolie et découvrez un tout autre univers avec le talent de conteur de l’auteur. Ian Manook, avec ce roman, peut surprendre. Et il réussit. Toutefois, même si j’ai passé un bon moment avec Mato Grosso, ce roman n’est pas un coup de coeur, malgré ses qualités indéniables. Ce roman se révèle, en définitive, très psychologique, par rapport aux personnages mis en scène. Il démontre tout ce qui fait un être humain avec ses nombreuses faiblesses, ses prises de position mais aussi par rapport à l’endroit où il vit.

Je remercie énormément la femme de Ian Manook, Françoise. Elle nous fait partager le quotidien de son mari, ses voyages, quelques séances d’écriture (en photos). J’ai l’impression de connaître un peu l’auteur, de cette façon. J’espère que j’aurai l’occasion de le rencontrer cette année si la séance de dédicaces se fait sur Marseille.

Mato Grosso de Ian Manook

Date de sortie : 4 octobre 2017

Nb pages : 313

Editeur : Albin Michel

ISBN : 978-2-226-40025-3

Nightwork de Vincent Mondiot

Nightwork de Vincent Mondiot

Nightwork de Vincent Mondiot

Avis Nightwork de Vincent Mondiot

A 14 ans, Patrick a pris la décision la plus difficile qu’il soit, on pourrait dire une décision d’adulte mais certains adolescents se comportent en adultes, même s’ils ont besoin d’aide, d’être écoutés et guidés. Pour Patrick, il n’a eu aucun des trois. Maintenant qu’il a 21 ans, il pourra peut-être, enfin, vivre sa vie et ne plus dépendre de qui que ce soit, même si en dépendant de quelqu’un qu’on aime, on peut être seul. C’est ce que Patrick développe dans ce roman. Tout ce qui est arrivé jusqu’à la prise de décision. Je ne dévoilerai rien car je vous laisse lire ce magnifique roman, destiné aux adolescents. Mais les adultes y trouveront leur compte. Cela a été mon cas. Je lis pas mal de livres destinés à un jeune public. Il y a de très bonnes choses comme de moins bonnes. Mais je dois avouer que je me suis laissée prendre par cette histoire. L’auteur arrive à faire passer de nombreux messages. Je me suis également interrogée sur un passage également mais tout a été su à la fin.

On dit souvent qu’entre amour et haine, il n’y a qu’un pas. Est-ce de cette vie de petit truand qu’il veut ? Patrick aspire à autre chose. Pourtant, il adore son frère aîné, Abdel. Patrick et Abdel sont demi-frères car ils n’ont pas le même père. Ils vivent avec leur mère, une ancienne infirmière, devenue alcoolique. Abdel sera pratiquement toujours là pour son petit frère, pour l’aider, même s’il a passé six mois en prison. Car Abdel fait du trafic dans sa cité. De petit délinquant, il semble être passé à truand. Seul Patrick a tenu sa promesse de garder le silence, après ce qui est arrivé. Il ne s’en est pas ouvert à sa meilleure amie. Mégane. Est-ce pour cela qu’il a sauté le pas ? Patrick est un jeune adolescent vraiment seul. Les deux garçons ont-ils aimé leur mère ? Je ne le pense pas. C’est pour cela que j’ai été surprise par la réaction d’Abdel, à la fin.

C’est donc Patrick qui prend la parole, qui écrit. Il tente de se rappeler ses cours de français pour écrire une dissertation. Soit, commencer par une introduction pour arriver à l’élément perturbateur. Mais Patrick a tellement à écrire qu’il s’autorise quelques digressions. Le lecteur sent que ce n’est pas facile pour lui. Il a peur du jugement des autres. Dans les faits tels qu’en eux-mêmes, il ne se donne pas d’excuses, il a suivi le mouvement. Il n’a pas tenté de donner son propre avis. Mais il a expérimenté lui-même, en très peu de jours, que cela ne pourrait pas se dérouler comme il faut car ils étaient trop jeunes. Alors oui, il y a eu la peur d’être abandonné mais il est seul depuis tellement de temps avec une mère dont la présence est quasi inexistante. J’ai eu l’impression que Patrick ne cherchait pas l’apitoiement sur lui-même, sur ce qui s’est passé.  Comme il le dit si bien d’autres que lui ont vécu des rejets à l’école, des coups, mais il est le seul à avoir vécu ce qui s’est passé ensuite. J’ai beaucoup aimé cette construction, ces tâtonnements d’adolescent lorsqu’il raconte. Il l’explique bien. Il ne sait pas si des faits se sont réellement passés ou pas, si c’était la bonne époque. Patrick l’explique bien. Chacun a sa propre interprétation, ses propres souvenirs. Alors, oui, il avoue cette solitude, mais au moment de son récit, sa solitude est encore plus grande car il ne peut rien partager. Cet écrit est peut-être un exécutoire, une façon d’en finir, une sorte de thérapie, même s’il n’oubliera jamais. Cela peut lui permettre de se reconstruire et d’aller de l’avant.

Dans ce roman,  il y a toujours son jeu en filigrane, celui qu’il rêve de commercialiser. Il lui donne des scénarii, des atmophères. Mais il y a aussi tous les jeux sur consoles auxquels jouent pratiquement tous les adolescents. En parlant d’atmosphère, l’automne et le froid glacial qui arrivent se prêtent vraiment bien à ce roman, aux émotions ressenties par tous les protagonistes. Ce roman se lit très facilement, très rapidement pour un adulte. Le lecteur veut savoir vraiment ce qui est arrivé à Patrick, son cheminement de pensée. Il a maintenant 21 ans. Pourquoi le lecteur le jugera-t-il et en mal ? Personnellement, Vincent Mondiot a rendu Patrick très attachant, comme tous les personnages du roman, avec leurs forces et surtout leurs faiblesses.

Je remercie l’auteur pour sa dédicace et les Editions Actes Sud Junior pour cette belle découverte.

Résumé Nightwork de Vincent Mondiot

Patrick était en CM2 lorsqu’il ramène chez lui un oiseau que lui et son frère, Abdel, plus âgé, vont tenter de sauver, sans que leur mère le sache.

Patrick est un garçon seul, qui pleure souvent et qui est victime des autres enfants.

Quelques années plus tard, il est en 3ème, sa mère boit et n’a plus de travail. Sa seule amie est Mégane.

Nightwork de Vincent Mondiot

Date de sortie : octobre 2017

Nb pages : 275

Editeur : Actes Sud Junior

ISBN : 978-2-330-08668-8

Marche à l’étoile d’Hélène Montardre

Marche à l'ombre d'Hélène Montardre

Marche à l’ombre d’Hélène Montardre

Avis Marche à l’étoile d’Hélène Montardre

Ce roman n’est pas un coup de coeur, mais presque. Le sujet de l’esclavage m’a toujours intéressé. La quête d’identité, savoir qui on est, également. L’auteur réalise avec brio un roman tout en sensibilité, plein d’émotions. Encore un roman destiné aux adolescents qui apprendront beaucoup de choses mais que les adultes liront également avec passion. Cela a été mon cas. Le lecteur est partie prenante de ces deux histoires, de ces hommes, Billy et Jasper. Le dernier est le descendant de Billy mais ce n’est pas si simple. Il le sent dès le départ, dès qu’il découvre ce cahier mais pendant un long moment, il ne saura pas si c’est vrai ou faux. De toutes façons, il veut y croire.

L’auteur nous raconte l’histoire de ce jeune esclave, Billy, qui fuit par peur d’être accusé du vol d’une boucle d’oreille. Son périple va lui faire traverser tous les Etats-Unis avec comme objectif, être libre. Si je connaissais la vie dans les plantations des esclaves pour avoir lu de nombreux romans, je n’étais pas au courant de ce réseau qui a été mis en place pour que les esclaves soient aidés dans leur quête de liberté. Aide qui peut se retourner contre ces personnes toutefois. Mais ils sont acharnés, ils ne se connaissent pas ce qui évite, s’il y a torture, de donner des noms. C’est une formidable leçon d’histoire qui rappelle celle de la Résistance lors de la Seconde Guerre Mondiale. Peut-être en est-elle issue. Je ne peux pas l’affirmer. Dans cette quête de liberté, Billy, qui ne sait ni lire, ni écrire, devra faire confiance à son instinct, à son étoile. Il rencontrera de nombreuses personnes qui vont l’aider. La vie ne sera pas facile puisqu’il apprendra au fur et à mesure à faire confiance à son corps, à observer cette nature immense, qui peut être hostile également. Il devra faire preuve d’astuces et cacher toujours sa caractéristique, une mèche rousse. Billy est un jeune homme tenace qui devient de plus en plus affuté, malgré la peur et les conditions. L’auteur a un véritable art de conter, de décrire des paysages magnifiques, des hommes et femmes sensibles à la cause des esclaves. Mais aussi ceux qui traquent inlassablement. Cette partie est vraiment historique et ne concerne pas que les Etats-Unis. Le lecteur apprend que l’esclave n’a pas de nom, sauf celui qui lui a été donné à son arrivée. Nous assistons à une véritable chasse à l’homme. Qui sera le plus fort ?

Quant à Jasper, quand il découvre ce cahier, ce sera une véritable quête d’identité. Savoir qui il est réellement, d’où il vient. Ses recherches ne vont pas toujours être fructueuses certes. Je considère cette quête comme un devoir de Mémoire pour ne pas oublier et surtout connaître l’origine de cette boucle d’oreille laissée dans la plantation. Car le but a toujours été de la récupérer. Pour Jasper, cela devient obsédant. Comme son arrière arrière arrière grand-père, il fera preuve de ténacité. Les éléments se mettent en place au fur et à mesure pour trouver ses racines et son véritable nom. L’histoire est tout de même belle et démontre que l’amour a pu exister entre un blanc et une noire. Mais l’époque ne l’a pas voulu. Les positions familiales sont très importantes surtout lorsque cette famille a de l’argent. Elle ne prend pas en compte l’humain quel qu’il soit. J’ai été choquée, également, comme Jasper qu’il n’existe pas de musées avec les noms de tous ces esclaves, au contraire de celui du musée sur Ellis Island consacré aux immigrés.

Vous l’aurez compris, ces deux histoires sont tout simplement magnifiques. Le style est clair, riche, bien documenté. C’est une véritable leçon d’histoire, d’amour et tout se marie parfaitement Aucune lenteur, les mots défilent et chacun a son importance.

Je remercie Netgalley et les Editeurs Rageot pour cette lecture.

Résumé Marche à l’étoile d’Hélène Montardre

1854, Géorgie, la femme qui a élevé Billy lui raconte l’histoire de la mère de celui-ci avant de mourir et lui remet un bijou.

Billy est convoqué par son propriétaire. Même s’il ne doit pas bouger, il n’hésite pas à faire le tour de la grande maison. Il perd son bijou.

De peur d’être accusé de vol, il s’enfuit.

Marche à l’étoile d’Hélène Montardre

Date de sortie : 13 septembre 2017

Nb pages : 381

Editeur : Rageot

ISBN : 978-2-7002-5624-6

 

EnregistrerEnregistrer

EnregistrerEnregistrer

The Blackstone Affair Tome 3 Ne t’enfuis pas de Raine Miller

The Blackstone Affair Ne t'enfuis pas Tome 3 de Raine Miller

The Blackstone Affair Ne t’enfuis pas Tome 3 de Raine Miller

Avis The Blackstone Affair Tome 3 Ne t’enfuis pas de Raine Miller

Je suis absolument ravie d’avoir lu ces deux tomes de The Blackstone Affair à la suite et donc pour ainsi dire finir la saga. Je m’interrogeais par rapport au tome 1 non lu. Cela ne me pose pas de problème car des rappels sont faits dans ces deux tomes et notamment le dernier. Ce tome 3 est vraiment la suite du tome 2 sans aucune coupe.

Outre ces scènes de sexe, cette alchimie physique entre les deux héros, Brynne et Ethan, il n’y a pas que ça dans The Blackstone Affair. C’est la vie d’un couple qui se connait depuis peu mais qui sont déjà sur la même longueur d’ondes. Ils se complètent à merveille, se soutiennent. Bien sûr, il y a de la jalousie de part et d’autre, des zones d’ombre mais on ne peut pas tout connaître de quelqu’un au premier regard. Ils ont bâti leur relation sur la confiance. Et cette confiance ne doit pas faire défaut sinon ce sera la rupture.

Ces zones d’ombre sont difficiles à évacuer, à partager car on n’a pas envie que l’autre souffre, surtout lorsque l’on ne sait comment on va réagir, au plus d’une crise. Je l’avais déjà évoqué précédemment, Raine Miller aborde tout de même des sujets actuels et notamment le stress post-traumatique, expérimenté par les soldats au retour d’une guerre ou lors d’un évènement traumatisant comme un viol. Oui, les deux héros vont consulter, ce sera plus long pour Ethan qui doit trouver la bonne personne mais aussi la thérapie qui lui convient. TCC et autres doivent être présentées aux patients. Je confirme qu’il est indispensable de trouver le bon thérapeute pour se faire soigner. Cela ne fait pas de mal et surtout cela aide. Quand on sait que 75% de la population française a des troubles psychiques mais ne se fait pas suivre, on peut se poser des question.

Ethan et Brynne sont très forts mentalement, malgré les coups du sort. Il y en a quelques uns dans ce roman. Ils arrivent à remonter la pente mais cela ne se fait pas facilement. Un passage a été très émouvant pour moi lorsque je l’ai lu. Ce roman est d’une grande tendresse et elle se reflète dans toutes leurs relations familiales et amicales. Brynne doit apprendre à se sentir belle, apprendre à s’aimer. Et cela vaut pour les deux. La confiance en soi est donc très importante. De plus, Raine Miller commence et clôture son roman avec une partie de l’histoire de la maison où ils ont élu domicile et celle qui l’a habitée.

Je remercie Les Presses de la Cité et NetGalley pour cette sélection.

Avis The Blackstone Affair Tome 3 Ne t’enfuis pas de Raine Miller

7 mai 1837, une jeune femme doit épouser un homme qui l’aime, qui l’adore, qui est prêt à tout faire pour elle. Mais elle se sent coupable..

Stonewell Court devient donc la demeure d’Ethan et Brynne, tout près de la soeur de celui-ci.

The Blackstone Affair Tome 3 Ne t’enfuis pas de Raine Miller

Date de sortie : 6 juillet 2017

Nb pages : 448

Editeur : Presses de la Cité

ISBN : 978-2-258-14590-0

EnregistrerEnregistrer

EnregistrerEnregistrerEnregistrerEnregistrerEnregistrerEnregistrer

EnregistrerEnregistrer

EnregistrerEnregistrer