La fille qui devait mourir Millenium 6 de David Lagercrantz

 

La fille qui devait mourir Millenium 6 de David Lagercrantz

La fille qui devait mourir Millenium 6 de David Lagercrantz

Présentation La fille qui devait mourir Millenium 6 de David Lagercrantz

C’est l’été, un SDF avec des problèmes mentaux est retrouvé mort. Dans sa poche, le numéro de Mikael.

Ce dernier s’est rendu compte que Lisbeth a vendu son appartement, mais sans rien lui dire.

Lisbeth est à Moscou. Elle ne dort plus et se prépare.

Avis La fille qui devait mourir Millenium 6 de David Lagercrantz

Suite et fin de Millenium avec ce sixième tome, lu peu de temps après le cinquième. J’attendais beaucoup de ce dernier tome après avoir été un peu échaudée par le cinquième. Qui va mourir entre Lisbeth et Camilla, sa soeur jumelle ? L’une et l’autre ont une haine tenace. Mais qui a le plus de haine ? Dès les premières pages, on se rend compte que Lisbeth n’y arrive pas. Des éléments du passé se mettent sur son chemin, dans ses pensées, avant de passer à l’action. Pourtant elle était prête à tuer sa soeur. Malgré la douleur vécue pendant ce grand nombre d’années, il semble qu’elle ne puisse pas passer à l’acte ? Pourquoi ? Lisbeth n’est pas un robot, elle est un être humain et comme elle a souffert, elle se rend compte qu’elle n’est pas la seule à souffrir. Pourtant, elle met tout en oeuvre en matière de surveillance pour contrôler sa soeur. C’est également une question de survie car elle le sait, si elle ne fait pas attention, elle sera assassinée. Mais il n’y a pas qu’elle. Il y a aussi tous les autres auxquels elle tient, dont Mikael. Et là, Lisbeth voit rouge. Elle va agir au mépris de toute prudence.

Un roman qui n’est pas forcément centré sur Lisbeth, Camilla et Mikael. En effet, un SDF a été retrouvé mort. Très vite, pour le médecin légiste, cette mort est suspecte. Elle contacte Mikael et fait part de ses soupçons. En effet, le SDF avait le numéro de téléphone de Mikael sur lui. Lors de cette enquête, sera mise à jour une participation à l’ascension de l’Everest, en 2008. Que s’est-il passé au cours de cette ascension qui a vu la mort de deux personnes et la folie émaner de leur guide ? Ce roman est centré sur cette enquête avec l’analyse des séquences ADN pour trouver l’identité du SDF, pourquoi un ministre suédois est mis en cause.

Je comprends que le lecteur doit être amené sur des chemins différents car Lisbeth et Mikael, même s’ils restent en contact, mènent leur vie chacun de leur côté. Lui, ses enquêtes pour son journal et elle, sa survie et sa quête contre Camilla. Mais j’ai trouvé dommage que ce roman ne soit pas plus centré sur les deux soeurs. Le round final est, pour moi, un peu tiré par les cheveux, notamment en ce qui concerne Mikael. J’ai eu du mal à m’imprégner, à croire ce que racontait l’auteur. Même si le mois de décembre n’est pas un mois tellement propice en matière de lectures, pas de vacances, énormément de travail, il me tardait de finir ce roman pour réellement passer à autre chose. Je me suis assez ennuyée, très certainement parce que j’en attendais plus. J’attendais plus avec des révélations sur Lisbeth et sa soeur, Camilla. J’attendais plus sur leur affrontement lequel est comme peau de chagrin. Elles ne sont mises face à face que très peu de temps, ce qui est vraiment dommage. La personnalité de Camilla est très bien comprise. Mais pour moi, tout cela n’a pas été suffisant.

Ce roman est également politique car il montre les dessous des personnes infiltrées pour obtenir des informations, les jeux de pouvoir où une personne est tenue par des dossiers montés de toute pièce. C’est également les campagnes pour descendre quelqu’un avec le pouvoir des réseaux sociaux. Il y a également la mafia russe, des personnes au passé peu recommandable qui ont l’argent maintenant mais qui ont torturé tant et plus. L’auteur, avec son histoire de l’Everest, démontre que personne ne tient compte de ceux qui aident les grimpeurs. Ces hommes, ces femmes, au péril de leur vie, vont tenter de sauver ces grimpeurs pris dans des conditions climatiques extrêmes. Et lorsque la mort est au bout du chemin, ils peuvent sombrer dans la folie pure et simple. Et comment sont-ils soignés, s’ils le sont. 

Ce dernier et sixième tome ne me laissera donc pas un souvenir impérissable, par rapport aux quatre premiers. C’est bien dommage.

La fille qui devait mourir Millenium 6 de David Lagercrantz

Date de sortie : août 2019

Editeur : Actes Sud

Nombre de pages : 368

ISBN : 978-2-330-12544-8

Paz de Caryl Férey - Editions Gallimard

Bilan de lectures en novembre 2019

Qu’ai-je lu en ce mois de novembre ?

Paz de Caryl Férey - Editions Gallimard

Paz de Caryl Férey – Editions Gallimard

Peu de livres lus ce mois-ci. J’ai eu un très gros pavé, le roman de Stephen et Owen King. J’ai lu un roman qui m’a pas enchanté. J’ai retrouvé avec délices Caryl Férey et c’est un véritable coup de coeur. Je retrouve également James Patterson. En novembre, pas un nombre important mais quand même. 5 livres lus en ce mois de novembre.

Je vous les rappelle :

Ecorché d'Isabelle Boisvert

17° suspect de James Patterson et Maxine Paetro

Paz de Caryl Férey

Le chant du crime de David Swinson

Sleeping Beauties d’Owen King et Stephen King

 

17° suspect de James Patterson et Maxine Paetro

17° suspect de James Patterson et Maxine Paetro

17° suspect de James Patterson et Maxine Paetro

Présentation 17° suspect de James Patterson et Maxine Paetro

San Francisco, un homme armé traverse un parc. Il cherche quelqu’un, une femme, notamment. Il fredonne un air, que lui seul connaît. Michael tue un sans-abri.

Yuki Castellano est assistante du procureur. Elle doit présenter au grand jury une de ses affaires, le viol d’un homme par une femme. Mais rien n’est acquis pour elle, même si elle a  la confiance de ses supérieurs.

Avis 17° suspect de James Patterson et Maxine Paetro

Ce sont quatre jeunes femmes, quatre amies, qui font partie du Women’s Murder Club. Yuki est assistante du procureur. Lindsay est officier de police. Claire est médecin légiste et Cindy journaliste. Ce roman, le 17ème, de James Patterson met plus en scène Yuki et Lindsay. Elles peuvent être mariées avec des enfants.

Yuki est chargée, pour l’accusation, de démontrer qu’un homme a bien été victime d’un viol par une femme. Personnellement, Yuki s’interroge sur son mari qui s’éloigne d’elle. Pour quelle raison ? La trompe-t-il ? Lindsay est appelée par une femme, SDF, qui l’informe que de nombreux SDF ont été assassinés. Mais cela ne correspond pas au quartier d’intervention de Lindsay. Toutefois, avec cet indic, elle arrivera par deux fois avant les officiers en charge de ce secteur.

Enormément de références à la loi pour expliquer le travail de Yuki, si son procès va avoir lieu, comment le juge et les avocats ont travaillé, présenté leurs arguments. Malgré son talent, Yuki n’a pas que des succès et ce procès pourrait asseoir sa renommée, sa confiance en elle. Mais très vite, lors du procès, elle a des doutes quant à l’homme qu’elle représente. Dit-il réellement la vérité ? En plus, l’accusée semble sincère. Mais cette femme joue-t-elle un jeu ? Argent, pouvoir, sexe, tous les ingrédients sont là et peuvent détruire une personne. Mais laquelle ?

Qui tue tous ces SDF, en particulier des femmes ? On sait que c’est un homme qui est à la recherche d’une femme, mais qu’est-ce qu’elle représente pour lui ? Cette enquête va mettre à mal Lindsay qui, forte de son jugement, estime que rien n’est fait pour trouver le coupable. Les affaires internes vont également s’en mêler. Mais qu’est-ce que cela apporte à Lindsay ? Surtout que la jeune femme ne se sent pas bien. Elle a de nombreux vertiges, s’évanouit et le lecteur apprendra ce qui lui arrive réellement et ce qu’elle sera obligée de faire pour sa santé.

Les personnages féminins sont sympathiques notamment Lindsay et Yuki puisqu’elles en sont les personnages principaux. Toutes les quatre n’hésitent pas à se confier l’une à l’autre. On les sent très unies. Elles doivent faire face à un passé pas facile, notamment pour Lindsay avec maladie et père flic violent. Elles doivent faire face également à ce qu’il semble des problèmes de couple, envie d’un enfant de la part du conjoint, secrets qui mettent à mal la confiance, prises de décision pas faciles à prendre. Des personnages féminins qui assument un travail prenant et une vie de famille également. Des femmes de notre temps, qui travaillent mais qui ne font pas tout à la maison.

Lors d’un précédent roman, j’avais bien aimé la plume de James Patterson qui m’avait permis de passer un bon moment de lecture, avec une enquête, de l’humour également et un rythme assez enlevé. C’est pour cette raison que j’avais posé ma candidature pour ce roman. Malheureusement, je dois avouer que je n’ai pas du tout été emballée. Heureusement, que les chapitres sont très courts et permettent aux pages de se tourner facilement. Est-ce dû au fait que je n’ai pas les 16 enquêtes précédentes ? Je n’en sais rien. J’ai trouvé les dialogues vraiment trop creux, avec trop de clichés. Par exemple, ceux de la fin quand Yuki converse avec cette femme mais cela a été tout le long du roman. Les répétitions sont vraiment trop nombreuses, également, et nuisent à la qualité de ce roman. Par contre, le thème abordé est vraiment très intéressant en ces temps où la violence faite aux femmes est partout. Je ne m’étendrai pas sur ce sujet en donnant mon avis car ce n’est pas le thème du roman. Mais il ne faut pas oublier que des hommes sont violés par des femmes. Le terme du viol est expliqué dans ce roman. Et donc, oui cela arrive que des hommes subissent des violences dont les femmes sont les instigatrices.

Je remercie Netgalley et les Editions JC Lattès pour cette lecture.

17° suspect de James Patterson et Maxine Paetro

Date de sortie : 30 octobre 2019

Editeur : JC Lattès

Nombre de pages : 304

ISBN : 978-2-89662-275-7

Ecorché d’Isabelle Boisvert

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Présentation Ecorché d’Isabelle Boisvert

Antoine et sa femme Lydia ont accepté d’accueillir le fils adoptif de Pierre. En effet, celui-ci doit partir aux Etats-Unis. C’est en toute connaissance de cause car Félix est un jeune homme qui a eu de nombreux problèmes dû à son passé. Il est en rébellion constante.

L’arrivée de Félix, majeur dans quelques mois, ne sera pas de tout repos. Frédérique, la fille d’Antoine et Lydia, ne sait pas comment se comporter avec lui. Mais elle est subjuguée par le charme du jeune homme.

Avis Ecorché d’Isabelle Boisvert

Comment un enfant, devenu un adolescent, peut-il survivre, vivre lorsqu’il a vécu l’indicible, soit les violences envers sa mère, la mort de celle-ci et les violences perpétrées par son père à son encontre ? Ce garçon avait un voisin chez qui il se réfugiait. Il s’y réfugie toujours, seule personne à ne pas le juger. Ce garçon, Félix, à la mort de sa mère, a été adopté par le frère de sa mère. Mais vu la souffrance vécue, il n’a jamais su montrer tout l’amour qu’il pouvait ressentir, le fait qu’il soit enfin en sécurité. Car un enfant qui vit tout ce que Félix a vécu ne veut pas s’engager pour ne pas tout perdre. Donc, Félix s’est drogué, a eu des problèmes avec la police, s’est rebellé face à toutes les institutions, les ordres donnés. Ce que veut Félix ? Avoir 18 ans et son indépendance financière pour pouvoir vivre enfin pour lui, sans personne. Mais son oncle a dû partir aux Etats-Unis, il a demandé à son meilleur ami d’accueillir Félix au sein de sa famille. Une famille composée d’un père, d’une mère et d’une jeune fille du même âge que Félix, Frédérique.

Les relations ne sont pas faciles surtout avec une mère, Lydia, qui mène tout son monde à la baguette. Elle ne supporte pas le comportement de Félix, ses paroles et malgré les règles imposées, ce dernier n’en fait qu’à sa tête. Lydia a le même comportement avec sa fille. Mais avec elle, elle n’a jamais eu de problèmes. Frédérique s’est toujours conformée aux désirs de sa mère et ne s’est jamais soulevée. D’ailleurs, elle préfère se confier à son père qu’à sa mère. L’arrivée de Félix va tout chambouler. Frédérique va prendre des décisions qui ne plaisent pas à sa famille. Mais cette dernière est unie, le père joue un rôle de médiateur pour faire accepter à Lydia que sa fille grandit et qu’elle n’a pas les mêmes aspirations que sa mère. D’ailleurs, cette dernière devrait se rappeler sa jeunesse.

Félix est très sensible sous ses dehors de dur. Il ne sait pas comment exprimer sa souffrance, il préfère foncer dans le tas. Il ne veut pas s’ouvrir, il ne veut pas montrer ses faiblesses, sa douleur. Il a peur d’être déçu par les autres, il ne veut plus souffrir.

Avec Félix, Frédérique va trouver une sensation de liberté. Elle va côtoyer un jeune homme qui ne pense pas qu’à lui. Elle va tenter de connaître son passé afin de l’aider. Mais les barrières paraissent infranchissables avec un garçon qui ne veut pas s’engager, qui a peur de faire mal, malgré tout l’amour qu’il peut éprouver. Cela créera des tensions entre eux. Mais Frédérique devra faire preuve de patience et Félix comprendre qu’il peut s’ouvrir. Frédérique, même si elle éprouve beaucoup d’amour, est comme une éponge. Elle absorbe tout le mal-être de ce jeune homme, elle n’est plus la jeune fille qui semblait heureuse. Elle devra faire des choix quant à cette relation, son avenir. Elle se trouve impuissante face à ce jeune homme qui souffre. En cela, elle est aidée par sa meilleure amie, ses parents, notamment son père qui ne lui impose aucun choix mais qui a un rôle de conseil. Des décisions difficiles à prendre, à faire comprendre à l’autre. Mais cela permet à Félix et Frédérique de grandir. Lui à faire des choix pour surtout aller mieux et elle, à vivre sa vie.

Ce que j’ai aimé dans ce roman, ce sont les passages en italique où Félix raconte sa vie. J’ai également aimé l’échange entre Antoine et Félix. J’ai beaucoup moins aimé les dialogues, surtout ceux de Félix. Car oui, c’est un jeune homme rebelle mais ses paroles quand il souhaite montrer son point de vue, tout comme certains de ses actes face à cette famille, surtout Lydia, ne sont pas assez explicites. J’ai également été extrêmement déroutée, et je pense que des lecteurs adolescents français pourraient l’être, par tournures de phrases, mots de cette ville de Montréal. J’ai essayé de les transcrire en français mais avec plus ou moins de succès. Autrement, toute personne qui souffre, notamment les adolescents, tous les adultes qui peuvent être au fait de ces souffrances, trouveront matière avec ce roman.

Je remercie Babelio pour cette sélection Masse Critique.

Ecorché d’Isabelle Boisvert

Date de sortie : 4 septembre 2013

Editeur : Editions de Mortagne

Nombre de pages : 312

ISBN : 978-2-89662-275-7

Paz de Caryl Férey

Paz de Caryl Férey

Paz de Caryl Férey

Présentation Paz de Caryl Férey

Lautaro Bagader est appelé sur une scène de crime. Il y a déjà eu plusieurs des cadavres. Il est le chef de la police en Colombie. Il fait de nombreux cauchemars.

Diana Duzan est journaliste d’investigation. Elle ne dévoile aucune de ses sources. Après une nuit passée avec Lautaro, elle va enquêter.

Avis Paz de Caryl Férey

Caryl Férey signe encore une fois un roman magistral, tant d’un point de vue historique que d’un point de vue de la qualité de ses personnages et de la trame. Et l’Histoire de la Colombie prend énormément de place dans ce roman. Elle est presque plus importante que ce qui se passe réellement mais elle est là pour expliquer tout ce qui se passe par rapport aux personnages. Après chaque explication historique, le lecteur est heureux de retrouver le fil de l’histoire, de ce qui arrive aux personnages. L’une ne va pas sans l’autre. Les Colombiens sont liés à l’histoire de leur pays, à ce qui s’est passé avant et ce qui est en train de se passer maintenant. Le pays et ses habitants ont énormément souffert et souffrent encore de ce qui s’est passé. En tous les cas, ce n’est pas un pays où j’irais passer mes vacances, loin de là, même dans les pièges à touristes.

Lautaro a un passé de militaire. Il est maintenant le chef de la police. Il a été mis en place par son père, actuellement ministre. Dans son unité, que des personnes de confiance. Laurato passe une nuit avec une jeune femme qu’il met dehors aux premières heures du jour, comme pour toutes ses relations d’une nuit. Mais cette jeune femme n’est pas n’importe qui, elle est journaliste. L’un et l’autre ne le savent pas sur le moment. Ce sera Diana, journaliste d’investigation, qui, en enquêtant, découvrira l’identité de son amant d’un soir. Ces deux personnages ont été finement travaillés, comme tous d’ailleurs. De nombreuses parts d’ombre pour l’un et l’autre. Mais on en sait plus sur Diana qui est révélée au fil des pages assez rapidement, au contraire de Lautaro. En effet, ce dernier, son père et aussi son frère font partie d’un triangle sur lequel repose cette histoire. Un père qui a passé peu de temps avec ses fils, un aîné qui n’a jamais connu l’amour de sa mère, un cadet, Angel, aux idées de gauche, qui a rejoint les FARC, très jeune. Mais pour cette riche et influente famille, pas question de l’avouer. Angel a été enlevé. Il est vraisemblablement mort. Mais, pour Diana, que cache Lautaro, quand elle découvrira son identité. Son passé au sein de l’armée ? Car en plus, des meurtres, les plus horribles, sont passés sous silence. Des centaines de personnes sont retrouvées, démembrées et mises en scène, comme aux pires temps de la Violencia. Mais silence à ce sujet. Sauf que Diana va creuser, au mépris de sa sécurité, des conseils donnés. Et sa route va la mener à rencontrer, à nouveau, Lorato.

De l’autre côté, il y a Angel, qui vit sous un autre nom, qui est sorti de prison et qui suit un programme de réinsertion. Lorsque Caryl Férey commence son histoire, on sait tout de suite qui il est. Et malgré son engagement, cet homme est devenu une machine à tuer, comme son frère. Mais il cache, lui aussi, de sombres blessures. Il va rencontrer Flora et même si au début, il ne veut pas s’engager, par peur de la perdre, ce sera l’amour entre eux. Flora, tout comme Diana, qu’elle rencontrera, fera tout pour qu’Angel retrouve ce qui lui est le plus cher.

Cadavres à profusion, sentiments, violences tant et plus subies par de nombreux êtres humains, je n’ai pas eu de souci quant à savoir qui était derrière tout ça. Les paysages sont magnifiques, mais les trafics en tout genre gâchent tout. On ne peut que prendre fait et cause pour tous ces êtres humains qui ont été déplacés, qui ne sont rien face au pouvoir, face aux nombreux trafics, face aux violences perpétrées. Les personnages de Caryl Férey sont seuls, ce sont des écorchés, ils subissent et tentent de se relever, de vivre malgré tout, malgré ce qu’ils ont vu, ce qu’ils ont vécu dans leur propre chair. Caryl Férey sait également dérouler une histoire familiale entre un père et ses deux fils, deux frères dont les relations ont souffert de l’ambiance familiale et qui n’ont pas su se trouver, se retrouver pour faire table rase du passé.

Alors si ce mois-ci, je n’ai pas lu beaucoup, il y avait un gros pavé, quelques jours à Dijon, Paz de Caryl Férey est indéniablement un véritable coup de coeur. Tout n’est heureusement pas noir dans ce roman, la fin ne nous laisse pas sur notre faim sauf pour une phrase prononcée par Lautaro.

Paz de Caryl Férey

Date de sortie : 3 octobre 2019

Editeur : Gallimard

Nombre de pages : 536

ISBN : 978-2-07-280417-5

Le chant du crime de David Swinson

Le chant du crime de David Swinson - Editions Calmann Lévy Noir

Le chant du crime de David Swinson – Editions Calmann Lévy Noir

Présentation Le chant du crime de David Swinson

Il surveille Jeffrey Balwin, son cousin, à la demande de sa tante. Sa tante l’a élevé à la mort de sa mère alors qu’il était très jeune.

Il est un ancien inspecteur qui a travaillé à la brigade des stups. Maintenant il est détective privé.

Il est accro à la cocaïne.

Avis Le chant du crime de David Swinson

Suite à la filature qui concerne son cousin qui fait du trafic de drogue, cet ex-flic des stups, reconverti dans le privé, se trouve dans une boîte de nuit où il assiste à une transaction. Il rencontre un de ses anciens collègues qui pour arrondir ses fins de mois travaille à la sécurité dans cette boîte. Le lendemain, il souhaite retrouver son neveu, se rend chez lui mais ne trouve personne. De retour dans sa maison, il voit la police. Il s’inquiète quant à sa cachette. Mais sa maison recèle un cadavre, celui de son cousin et il y a eu un cambriolage. Il a perdu à tout ce qu’il tenait, notamment des disques de sa mère, la seule chose qui lui reste vu qu’elle est décédée alors qu’il n’était qu’un enfant.

Bien entendu, on lui dit de ne pas s’en mêler mais il va faire le contraire et collecter les preuves pour savoir qui l’a cambriolé, qui a tué son cousin. Ce sera une véritable enquête qui mettra à jour des trafics de drogue, des flics ripoux, de la violence également. Il va également mettre le doigt dans l’engrenage, ne pas pouvoir protéger certains témoins et ne donnera les informations qu’il détient à la police qu’au compte goutte. Les véritables questions sont pourquoi son neveu et donc pourquoi lui ?

Deuxième tome avec les aventures de Frank. Est-ce que le premier est meilleur ? J’ose le croire puisque l’on fait sa rencontre et que certains éléments me manquaient quant à la lecture de ce roman. Car je n’ai su son nom qu’au bout de la centième page. Je n’ai pas franchement aimé ce personnage qui est toujours en train de culpabiliser, qui recherche toujours de quoi se saouler mais surtout se droguer. Comment peut-il tenir avec tout ce qu’il ingurgite ? Comment peut-il donner le change ? Cela me déstabilise profondément. Il a beaucoup à cacher, on ne sait pas tout sur lui. Et même s’il est amoureux, il ment à cette jeune femme qu’il connaît depuis très longtemps, il n’arrive pas à tout lui expliquer malgré les preuves. Je ne peux pas lui reprocher sa pugnacité car il semble arriver toujours à ses fins. Il a conservé quelques bons contacts au sein de la police car tous ne savent pas ce qui s’est réellement passé. Il agit et réfléchit après quant aux conséquences et pour lui et pour les autres.

Pour donner du rythme à cette histoire, l’auteur a privilégié de courts chapitres. Tant mieux car cela donner un certains sens à la lecture et les pages se tournent facilement. Mais pour moi aucune urgence, pas un des meilleurs policier lus, peut-être à cause du personnage mais aussi de l’intrigue. Les tentatives d’humour tombent comme un soufflet comme certains dialogues. J’aurais également aimé savoir comment il a pu tomber dans cette dépendance. Est-ce expliqué dans le premier roman ? Donc, il me manque des éléments pour réellement apprécier cette lecture.

Je remercie Netgalley et les Editions Calmann Lévy Noir pour cette lecture.

Le chant du crime de David Swinson

Date de sortie : 23 octobre 2019

Editeur :Editions Calmann Lévy Noir

Nombre de pages : 352

ISBN : 9782702162729