Super-Héros tome 2 Révolte de Maxime Gillio

Super-Héros Tome 2 Révolte de Maxime Gillio

Super-Héros Tome 2 Révolte de Maxime Gillio

Super-Héros tome 2 Révolte de Maxime Gillio

Charlie ne doit pas montrer à Georgia qu’elle l’aime. Elle est là pour l’aider à passer les caps difficiles de son don.

Zilan les recrute.

Les amis sont poursuivis par des drones.

Super-Héros tome 2 Révolte de Maxime Gillio

Retrouver tous les héros du tome précédent avec Julie qui va sortir de son long coma mais qui aura changé. Les explications de ce changement viendront dans ce roman.

Ils doivent faire face à une nouvelle secrétaire, Rachelle, qui a le pouvoir de téléportation. Elle est froide, ils la sentent calculatrice. Elle n’éprouve aucun sentiment pour eux, elle les humilie et on la sent calculatrice. Suite à l’échec de leur première mission, ils doivent s’entraîner encore et encore. Mais la bande semble toujours aussi soudée, même si tous les secrets ne sont pas révélés, notamment envers Fares. Shugon est toujours aussi en colère car son double lui a échappé. Et ce double sera retrouvé et sèmera le chaos. Qui seront en première ligne ? Les super-héros. Mais tout ne va pas se passer comme prévu. Ils ne vont pas arriver à la maîtriser. Le chaos sera semé et nos super-héros vont en pâtir forcément.

Mon avis ne change pas par rapport au tome précédent. Ces enfants sont privés de liberté, encore plus dans ce tome. Ils vont chercher, par tous les moyens, à se rebeller. Il est impossible d’enfermer des enfants. De plus, comme Sam, ils n’ont pas confiance en leur directrice. Et ils ont bien raison. Mais qui va les aider maintenant, qui va pouvoir les sauver ? Car ils sont sûrs et certains que Victor ne joue pas un double jeu. Est-ce que Rachelle, à un moment donné, sera d’un grand secours pour eux ? Ce sera à voir dans les tomes prochains. Car pour le moment, je ne sais pas quel jeu elle joue.

Outre la colère, les enfants vont expérimenter toujours l’amitié, la peur, la haine mais aussi l’amour. Ils vont devoir affronter la méfiance, les départs, leur passé et la violence. Heureusement que pour certains, la famille reste là, prête à intervenir mais c’est avant tout à la demande des enfants.

Ils ne veulent laisser personne de côté. Il faut qu’ils arrivent à maîtriser leurs dons pour être plus forts ensemble. 

Comme le tome précédent, le lecteur trouvera tous les ingrédients avec du suspense, de l’action, de l’amitié et ce n’est pas fini car ce qui les attend ne sera pas forcément facile à appréhender. La suite au prochain tome que j’attends avec grande impatience pour suivre les aventures de ces jeunes gens qui grandissent et qui peuvent revenir dans le monde normal car ils sauront comment affronter ceux qui les laissent de côté.

Je remercie les Editions Flammarion Jeunesse pour cette suite.

Super-Héros tome 2 Révolte de Maxime Gillio

Date de sortie : 1er juillet 2020

Editeur : Flammarion Jeunesse

Nombre de pages : 245

ISBN : 978-2-0814-9562-3

 

Conspiration de Giacometti et Ravenne

Conspiration de Giacometti et Ravenne

Conspiration de Giacometti et Ravenne

Conspiration de Giacometti et Ravenne, présentation

Paris, un 26 mars, un homme de 30 ans attend sa compagne pour aller dîner. Il trouve que les voisins sont un peu bizarres car ils ne font que rire. Petit à petit, tous s’écrasent sur la terrasse du restaurant situé plus bas dans l’immeuble. Les gens pensent à un attentat. Le nombre de victimes est de 30 ans. Ailleurs, un homme se scarifie du nombre des victimes.

Dans le Vaucluse, au mois d’août, Antoine doit procéder à une arrestation d’un couple marié et d’un ukrainien. En planque, il voit et entend la femme être malmenée par son mari. N’écoutant personne, il décide d’intervenir pour la protéger.

Avis de Conspiration de Giacometti et Ravenne

On est toujours en pleine Révolution Française avec Robespierre, mais surtout Danton qui joue un rôle principal dans ce roman avec son secrétaire et Ferragus, le policier de l’opus précédent. Ça, c’est pour la partie historique. La royauté a été déchue, la royauté n’existe plus mais il semble que cette royauté garde un secret que même les révolutionnaires veulent obtenir. Quel est ce secret ? Un secret volé ? Un secret en lien avec l’Ordre du Temple ? On y revient encore et toujours. Il fait fantasmer, il semble donner le pouvoir à ceux qui le détiennent. Il est donc toujours recherché.

Comme je l’ai écrit dans ma chronique précédente, les destins de Ferragus et Antoine sont profondément liés. Ils ont la même envie de découvrir les secrets, ils ont la même approche, la même façon de procéder dans leur enquête. Bien entendu, ils sont tous les deux aux prises avec des personnes qui veulent détenir leurs découvertes. Je connaissais la fin d’Antoine dans ce roman car elle m’a été annoncée sur le groupe Facebook dédié au commissaire Marcas. Mais je ne dévoilerai pas son destin.

Quand passé et présent se rejoignent, quand l’histoire est profondément, détaillée même si elle est romancée. C’est ce que j’aime chez Eric Giacometti et Jacques Ravenne. Car outre passé un très bon moment de lecture, le lecteur en apprend beaucoup plus sur l’Histoire du pays. Comme dans le dernier, ils nous rendent vraiment certains personnages sympathiques. Je ne m’étais pas tellement attachée, lorsque je l’ai étudiée en classe, à cette période de la Révolution. Ce que j’en retiens toutefois, maintenant, c’est qu’en définitive, cette période qui a fait basculer la France, était un régime de terreur, despotique. Tous voulaient le pouvoir, tous voulaient arriver à leurs fins. Et qui a souffert ? Le peuple, comme d’habitude. Beaucoup de belles choses ont été détruites, malheureusement. C’est bien dommage.

Pourquoi de nombreuses personnes meurent, s’entretuent après avoir ri de façon hystérique ? Après avoir été mis à pied, être sous le coup d’une enquête interne qui peut le licencier, Antoine Marcas est appelé par un frère d’une autre obédience, à enquêter sur ce qui semble être une société secrète. Ce n’est pas trop sa partie car il n’a pas beaucoup d’éléments en main, il doit enquêter sans faire de vagues. Mais très vite, Antoine se retrouve menacé, que ce soit en France ou aux Etats-Unis puisque son enquête l’emmène là-bas. A qui doit-il faire confiance ? Même les plus hautes personnalités ont des choses à cacher. 

Toujours des sociétés secrètes avec Eric Giacometti et Jacques Ravenne, avec les Skull & Bones, qui détaillent cette société secrète de l’Université de Yale, de sa fondation, des rituels mis en place, des liens avec les plus grands au pouvoir  du gouvernement, des entreprises. Mais quel est le but de cette société secrète, ici ? Elle change de cap, elle devient de plus en plus violente et n’hésite pas à assassiner ses membres, sous couvert de suicides.

Je ne me rappelle pas que le véritable nom du frère obèse ait été donné sur les opus précédents. Peut-être mais là son véritable nom est réellement répété ce qui donne une sacrée ampleur à sa mission. 

Les éléments développés par les auteurs dans ce roman font vraiment froid dans le dos. Avec les technologies actuelles, est-il réellement possible que certains puissent prendre l’ascendant sur toute une population mondiale ? Cela ne m’étonnerait pas. Mais bon, on ne va développer la théorie du complot comme pour la Covid-19 et la 5G.

Voilà je suis à jour de ma saga Antoine Marcas. Je peux attendre avec sérénité le prochain opus qui est en train d’être écrit, dixit Jacques Ravenne, et qui sortira au mois d’octobre 2021.

J’ai adoré aussi le clin d’oeil à Ian Manook.

Conspiration de Giacometti et Ravenne

date de sortie : 11 mai 2017

Editeur : JC Lattès

Isbn : 978-2-7096-5607-8

Nombre de pages : 523

Le jour où Kennedy n'est pas mort de R.J.. Ellory

Bilan de lectures en juin 2020

Qu’ai-je lu en ce mois de juin ?

La relique du chaos de Giacometti et Ravenne

La relique du chaos de Giacometti et Ravenne

Moins de temps passé à lire, même si j’essaie de lire à peu près une heure tous les soirs et un petit quart d’heure entre midi et deux. Mais cela ne fait pas avancer les choses. Je me suis plutôt consacrée à mes achats. Des livres qui devaient être édités pendant la crise sanitaire mais dont la sortie a été repoussée à juin. Le tout premier de la série Helen Grace que j’ai beaucoup aimé. Fin d’une trilogie mais qui sera suivie d’une autre. Que cela sera long d’attendre un an. Coup de coeur du mois. Le dernier Joël Dicker et encore une fois, je reste réellement sur ma faim. Bien, très bien celui que consacre Vincent Mondiot à quatre adolescents. Un de mes auteurs préférés, R.J. Ellory. Deux livres jeunesse. Un roman des années 80 qui est ressorti pendant la pandémie. Deux livres pour adolescents encore.

Cela ne me fait que 8 livres , un bon score. Je dois dire que les livres jeunesse qui ne me prennent pas beaucoup de temps me font augmenter ce score

Je vous les rappelle :

Le secret d'Ella de Cath Howe

Les yeux des ténèbres de Dean Koontz

#Trahie de Louison Nielman

Le jour où Kennedy n'est pas mort de R.J. Ellory

Les derniers des branleurs de Vincent Mondiot

L’énigme de la chambre 622 de Joël Dicker

La relique du chaos Saga du Soleil noir de Giacometti et Ravenne

Am Stram Gram de M.J. Arlidge

 

Le secret d’Ella de Cath Howe

 

Le secret d'Ella de Cath Howe - Editions Flammarion Jeunesse

Le secret d’Ella de Cath Howe – Editions Flammarion Jeunesse

Le secret d’Ella de Cath Howe, présentation

Elle a un petit frère Jack. Elle a quitté sa meilleure amie.

La situation est difficile pour sa mère qui ne veut pas que cela s’ébruite.

Elle intègre une nouvelle école mais n’a pas encore sa veste d’uniforme. Elle veut se faire des amis.

Le secret d’Ella de Cath Howe

Ella a dix ans. Elle vient de déménager avec son frère et sa mère. Elle intègre une nouvelle école mais il lui manque sa veste d’uniforme. Elles vont l’acheter à une fille de la classe d’Ella. Ella n’est pas très bien accueillie en classe. Elle essaie de s’intégrer à un groupe de filles qui tourne autour de Lydia qui dirige son petit monde. Cette dernière l’invite à une soirée pyjama. Ella est ravie. Elle pense pouvoir s’intégrer. Mais Lydia joue le chaud et le froid avec Ella, jusqu’à ce que cette dernière se sente obligée de lui raconter son secret. Secret qu’elle avait promis à sa mère de ne jamais dévoiler à personne. Lydia va se servir d’Ella, comme elle se sert de tous ses camarades. Lydia, sous mots couverts, va demander à Ella d’enquêter sur une de leurs camarades de classe, une fille qui reste toujours au fond de la classe, Molly. Ella ne refuse pas et se plie aux désirs d’Ella, jusqu’à ce qu’elle trouve ce qui se passe chez Molly. Au tout début, Ella n’a pas réfléchi mais elle va se mordre les doigts de cette décision jusqu’à une autre prise de décision qui va sauver un adulte.

A chaque début de chapitre, Ella écrit à son père. Au tout départ, j’ai pensé qu’il était décédé. Après, j’ai compris. C’est ça le fameux secret. Est-ce qu’Ella a des réponses à ses lettres ? Le lecteur le saura au fur et à mesure des pages. La mère d’Ella lui a quand même mis une sacrée pression. C’est l’aînée, elle doit donc être irréprochable. Mais la mère d’Ella, prise par son travail, veut que tout tourne sans problèmes. Lorsqu’Ella sera aux prises avec sa conscience, avec le fait qu’elle soit malheureuse, cela rapprochera la mère et ses enfants et aussi permettra à la mère de comprendre un peu mieux sa fille, qui ne connaît rien du monde où vit son père pendant quelques années.

L’auteur s’attache à démontrer qu’il n’est pas facile de s’intégrer lorsqu’un enfant est nouveau dans une école, qu’il est timide et qu’il a des problèmes de peau. Il est attiré par ce qui est populaire et ressent un rejet lorsqu’il n’est pas facilement accepté. Mais quand une invitation tombe, c’est le bonheur. Toutefois, ce bonheur peut vite basculer lorsque l’enfant est manipulé. Difficile également de se faire des amis même avec ceux qui semblent timides et qui ont peur que leur vie soit révélée par peur de l’avenir mais parce que le passé a effondré une famille.

L’auteur nous montre une petite fille de 10 ans, passionnée de photo, qui prendra des décisions, qui s’en mordra les doigts mais qui, en écoutant les adultes, saura qu’il faut faire le premier pas quand on a fait une bêtise, soit s’excuser. Elle en sortira grandie, elle se trouvera des amis, elle saura se rebeller contre ses condisciples. Elle ne gagnera pas en popularité, mais son grand coeur fera basculer les évènements en sa faveur et en faveur de ceux qui souffrent, qui sont malades ou encore enfermés.

L’auteur nous montre également qu’il n’est pas facile pour une mère de famille de refaire sa vie après ce qui s’est passé. Elle doit tout changer, quitter l’endroit où elle vivait, trouver un nouveau travail, un nouvel endroit pour vivre et tenter d’élever ses enfants.

Cath Howe nous offre un joli roman avec une héroïne forte, touchante. Les mots sont simples et peuvent être une source d’inspiration pour tous les enfants qui peuvent s’identifier à Ella car ils peuvent se reconnaître en elle.

Je remercie les Editions Flammarion Jeunesse pour ce moment de lecture tout en sensibilité.

Le secret d’Ella de Cath Howe

date de sortie : 1er juillet 2020

Editeur : Flammarion Jeunesse

Isbn : 978-2-0814-9621-7

Nombre de pages : 253

#Trahie de Louison Nielman

tous les livres sur Babelio.com

#Trahie de Louison Nielman, présentation

Apolline est au collège. Elle doit savoir si le garçon du lycée qui la regarde éprouve des sentiments pour elle.

Pour une fois, elle est très en avance pour aller au collège. Elle le voit, elle est heureuse car les sentiments semblent réciproques.

Avis #Trahie de Louison Nielman

A 14 ans, Apolline est au collège. Elle tombe amoureuse d’un garçon de première. Et cela semble réciproque. Un amour qui semble interdit parce qu’il est beaucoup plus âgé qu’elle. Mais comme elle se bien avec lui. Elle révèle sa part de féminité, veut le séduire, se sent jolie. Elle ne laissera personne l’empêcher de vivre quelques heures avec Aurian. Comme de nombreux adolescents, l’interdit sera plus fort que tout. Elle n’écoutera pas sa soeur, elle se cachera de ses parents, elle mentira. A 14 ans, Apolline ne sait pas trop ce qu’elle veut mais elle ne veut pas aller trop vite. Il semble qu’Aurian la respecte. Et ce jusqu’au drame qui va plonger Apolline dans une profonde détresse. Entre culpabilité, colère, Apolline ne sait pas comment gérer ce qui lui arrive. Elle n’arrive pas à se confier, pourtant tout le monde sait ce qui s’est passé et les partages, les commentaires n’arrangent pas les choses pour cette jeune adolescente.

Apolline a peur de se confier aux siens. Elle est violente dans ses paroles. Elle se renferme sur elle-même. Il suffira d’un adulte en qui elle a confiance pour qu’enfin, après s’être enfuie, elle arrive à raconter. Elle écoute, comprend et accepte la confrontation avec sa famille. Une famille de quatre personnes qui se retrouvera, qui affrontera la décision d’Apolline pour l’aider au mieux. Apolline a pris cette décision, pour elle, mais aussi pour tous ceux qui peuvent être victimes de ce cyber-harcèlement.

Le lecteur voit une jeune fille qui tombe amoureuse, qui veut être belle pour ce garçon. Elle lui donne sa confiance petit à petit. Lorsqu’il bafoue cette confiance, on comprend la réaction d’Apolline. On peut également comprendre la réaction de ce jeune homme qui cherche par tous les moyens à se faire pardonner. Mais il devra répondre de ses actes car il a pris et gardé une photo sans en informer la principale intéressée.

Est-ce que ce type de roman est suffisant pour tous ces jeunes qui souffrent de harcèlement, de cyber-harcèlement ? J’aimerais et voudrais croire que oui. Surtout qu’il y a tous les liens nécessaires pour les déclarer. Mais la honte peut être tenace et aussi tous les adultes ne sont pas comme le professeur d’Apolline. Sont-ils déjà formés à appréhender les problèmes rencontrés par les adolescents ? Ils peuvent être, pour certains, une sacrée écoute, une sacrée aide surtout lorsque l’enfant est bon élève. J’écris ceci en connaissance de cause. Le cyber-harcèlement et le harcèlement tout court doivent être bien entendus dénoncés. Ils ne sont pas toujours le fait de camarades de classe, qui sont prompts à réagir pour se moquer, pour suivre les autres, pour se venger, mais aussi de l’autorité. Un parent peut voir les changements chez son enfant. J’ai eu de la chance d’avoir une fille qui se confiait quand elle rencontrait de graves problèmes. Mais cela n’a pas empêché la maladie d’être là. Les adultes doivent faire attention à tous ces petits changements. Les professeurs ne devraient pas cataloguer untel ou untel parce qu’il est chahuteur, parce qu’il ne travaille pas. Un profond mal-être peut être à l’origine de ça. Parents, jeunes adultes, lisez #trahie. Vous aurez des pistes au cas où.

Je remercie Babelio pour cette sélection Masse Critique.

#Trahie de Louison Nielman

date de sortie : 9 janvier 2020

Editeur : Scrineo

Isbn : 9782367407425

Nombre de pages : 176

Les yeux des ténèbres de Dean Koontz

Les yeux des ténèbres de Dean Koontz - Editions L'Archipel

Les yeux des ténèbres de Dean Koontz – Editions L’Archipel

Les yeux des ténèbres de Dean Koontz, présentation

Tina croit voir son fils dans une voiture. Mais à chaque fois, elle se trompe. Danny est mort dans un accident, il y a un an. Elle n’a pas pu voir son corps car on lui a annoncé qu’il était trop mutilé. Elle croit qu’il est toujours vivant.

Depuis quelque temps, elle fait de nombreux cauchemars. Dans la chambre de son fils, des mots s’inscrivent et s’effacent sur le chevalet. Pas mort, pas mort, pas mort.

Avis Les yeux des ténèbres de Dean Koontz

Tina est divorcée. Elle a perdu son fils de 10 ans dans un horrible accident. Le deuil est difficilement acceptable, mais son travail lui permet de ne pas trop y réfléchir. Des éléments bizarres se mettent en place. Elle fait des cauchemars, des inscriptions sur un tableau, des changements brutaux de température commencent à lui faire peur. Malgré cette peur, elle arrive à faire face. Son premier spectacle est un immense succès. Elle rencontre un homme, Elliot, pour qui elle va très vite éprouver des sentiments. En discutant avec lui, elle lui fait part de certains éléments, notamment le fait qu’elle n’a pas pu voir son fils dans son cercueil. Avocat, il lui propose de demander l’ouverture du cercueil à un juge. Elle accepte. C’est le Nouvel An, ils doivent passer la soirée et les quelques jours qui suivent ensemble. Mais, chez lui, il est agressé par deux hommes qui révèlent travailler pour une organisation secrète gouvernementale. Il arrive à s’en sortir et roule très vite vers la maison de Tina. Les évènements s’enchaînent. Ils se rendent compte que leur vie ne tient plus qu’à un fil. Est-ce dû au fait de la demande d’ouverture du cercueil ? Est-ce que le fils de Tina est vraiment mort ? Que vont-ils trouver ?

Qu’est-ce que j’ai en ce moment avec les polars ? Ils sont peu à trouver grâce à mes yeux. C’est le cas de celui-ci. Dialogues creux, rebondissements qui ne me tiennent pas en haleine, je ne trouve absolument pas matière. Ce roman, écrit dans les années 80, est annoncé comme étant une anticipation à ce que nous connaissons cette année avec l’épidémie de Covid-19. Sauf que à part quelques lignes, en milieu du roman, et à la fin, concernant des études faites en Chine, en Russie ou ailleurs et les Etats-Unis qui font des tests en ce sens, il faut attendre la fin du roman pour que le mot soit réellement prononcé.

Le début de ce roman était sympathique avec une jeune femme qui a, pendant un an, mis au point un spectacle, présenté à Las Vegas. Elle tient à ce spectacle qui peut lui ouvrir de nombreuses portes. Tina aime la danse, Tina aime le beau, Tina aime faire rêver et trouver des idées à mettre en pratique. Malgré son divorce et la perte de son fils, elle essaie de tenir bon. Ces messages de l’au-delà, ces manifestations étranges auraient pu la faire plonger dans la folie. Mais non, au fur et à mesure, elle sait que son fils n’est pas mort, elle le sent et surtout elle estime que ces messages viennent de lui. De ce côté-là, les enchaînements, les explications sont bien menées, je ne trouve rien à redire, mais ce n’est pas assez dense pour que cela fasse réellement peur. Mais la rencontre avec ce séduisant avocat, leur quête pour la vérité, leurs échanges, les courses contre la montre n’ont aucun caractère d’urgence, à mon goût, même à la fin sur les 50 dernières pages.

Les manifestations psychiques développées par l’enfant, les appels à l’aide, ce qu’il apporte à sa mère et à Elliot sont les plus intéressantes à mon goût, mais pas assez développées, ce qui est bien dommage.

Les yeux des ténèbres de Dean Koontz

date de sortie : 9 avril 2020

Editeur : L’Archipel

Isbn : 978-2-8098-2909-9

Nombre de pages : 427

Le jour où Kennedy n’est pas mort de R.J. Ellory

Le jour où Kennedy n'est pas mort de R.J. Ellory - Sonatine Editions

Le jour où Kennedy n’est pas mort de R.J. Ellory – Sonatine Editions

Le jour où Kennedy n’est pas mort de R.J. Ellory, présentation

Dallas, quelques heures, Ed et son collègue trouvent une pile de cartons bien rangée. Ils pensent que le nouvel employé voulait se cacher. Après, ils mettent à jour une balle qui disparaît. Est-ce Harvey le responsable ?

Le 3 juillet 1964, Judith, maîtresse de Jack, sait qu’elle ne sert qu’au sexe. Il n’a aucun sentiment pour elle. Elle se sent seule.

Avis Le jour où Kennedy n’est pas mort de R.J. Ellory

Mitch est photographe journaliste. Le lecteur sait très vite qu’il n’a pas réussi sa vie, à l’âge de 35 ans. Il boit beaucoup et a de nombreux regrets mais lesquels ? Lorsqu’il reçoit un appel de la mère de Jean qui lui annonce que sa fille a été retrouvée morte pour cause de suicide, il replonge dans son passé pour enquêter sur un présent. Jeune, Mitch était tombé profondément amoureux de Jean et c’était réciproque. Mais elle ne lui a jamais pardonné qu’il veuille partir en Corée, comme journaliste. A son retour, peu de mois après, elle n’a jamais voulu le revoir, ni lui parler, malgré des lettres. Est-ce pour cela que Mitch n’a jamais réussi dans son métier ou dans sa vie personnelle ? Il n’a jamais réussi à dépasser ce qu’il a vécu d’horrible en Corée et la perte de Jean. Quand la mère de Jean lui demande, après lui avoir remis quelques documents de Jean, de confirmer ou pas la thèse du suicide, Mitch va osciller entre accepter et refuser. Mais le peu qu’il va mettre à jour, au départ, le conforte dans l’idée, que cette jeune femme lumineuse, coriace, opiniâtre, n’a pas pu se suicider.

C’est toujours avec une grande impatience que j’attends, chaque année, le nouveau roman de R.J. Ellory, auteur déjà rencontré deux fois, auteur très proche de ses lecteurs sur les réseaux sociaux et même en réel. R.J. Ellory réécrit l’histoire d’une des familles les plus puissantes des Etats-Unis, la famille princière comme elle était surnommée, la famille Kennedy, dont le destin n’a pas été tendre avec elle. Là, R.J. Ellory a imaginé que J.F. Kennedy n’a pas été assassiné et que la vie a continué, jusqu’à la future convention pour élire le candidat qui sera choisi pour l’élection présidentielle. Réécrire l’histoire tout en étant parfaitement documenté, R.J. Ellory le fait parfaitement. Je savais que JFK souffrait énormément au point qu’il ne pouvait pas assumer certaines fonctions. Je savais que le couple formé avec Jackie n’était pas celui des photos. Je savais que JFK avait de nombreuses maîtresses. D’ailleurs, le fameux suicide de Jean me fait penser à un autre suicide, celui de Marilyn Monroe.

Malheureusement, pour moi, j’étais dans un état de fatigue extrême lorsque j’ai lu ce roman. Le soir, très tôt, au bout d’un quart d’heure, je m’endormais. J’arrivais à lire quelques lignes entre midi et deux mais aussi le matin quand je prenais le bus. Malgré cette fatigue qui ne m’a pas fait apprécier ce roman à son juste niveau, mon sentiment est que ce n’est pas le meilleur d’Ellory pour moi. Mais ce n’est pas grave. J’ai constaté un petit changement dans le style de l’auteur. Il n’appuie pas autant ses propos en répétant certains mots, en insistant sur certains points pour démontrer que cela peut arriver à n’importe qui.

R. J. Ellory change de registre dans ce roman. Un roman où il réécrit l’histoire pour servir son héros qui est profondément étudié, comme dans tous ses romans. Ce n’est pas un roman psychologique comme il en a tant écrit, où il détaille les travers d’une société, les travers humains. Bien sûr, Mitch n’est pas tout blanc. A-t-il raté sa vie ? Il a vécu de nombreuses années avec le souvenir de son seul amour et les quelques mois passés en Corée. En définitive, la seule à bien le décrire est Jean. Et là, c’est le coup de massue. Il comprend tout, il comprend qui il est. Est-ce que cela va lui servir ? Très certainement. Cela lui permettra de donner une autre dimension à son enquête. Il sera plus opiniâtre même s’il n’arrive pas à donner les tenants et aboutissants. Malgré tout, avec une simple photo, il révélera ce qui s’est réellement passé ou pas. Car ne se trompe-t-il pas ?

En tous les cas, son héros est un écorché. Par une décision prise jeune car il pensait qu’il devait le faire sinon il se le serait reproché toute sa vie, car c’était dans l’ordre des choses, il a tout perdu, son âme et l’amour de sa vie. Des années passées à regretter. Etant donné qu’il n’a pas d’éléments en sa possession, son enquête sera longue, dure pour mettre bout à bout ce qu’il trouve. Pourquoi Jean est morte ? Qu’a-t-elle découvert à Dallas ? Est-ce que quelqu’un l’a fait taire parce qu’elle s’approchait trop de la vérité ? Pourquoi d’autres personnes ont un temps d’avance sur Mitch qui se sent et se sait observé, suivi ? La quête continue encore et toujours pour lui et on revient toujours à Oswald. Mitch a pris ses responsabilités sur ce coup-là. Arrive-t-il enfin à se connaître après cette hébétude, cet état de choc dans lequel la mort de Jean le plonge ?

J’ai apprécié cette dimension historique donnée par R.J. Ellory qui outre, JFK, donne le pouvoir à Bobby Kennedy qui oeuvre pour la fonction présidentielle, pour celui qui est élu. Car le Président, même s’il prend les décisions, semble être un véritable pantin.

Même si ce roman n’est pas un coup de coeur, à quand le prochain R.J. Ellory ?

Le jour où Kennedy n’est pas mort de R.J. Ellory

date de sortie : 4 juin 2020

Editeur : Sonatine

Isbn : 978-2-35584-795-0

Nombre de pages : 427