Vindicta de Cédric Sire

Vindicta de Cédric Sire - Editions Métropolis Noir

Vindicta de Cédric Sire – Editions Métropolis Noir

Résumé Vindicta de Cédric Sire

Quatre jeunes gens, dont Audrey et Damien se préparent à changer de vie. Ils pensent avoir toutes les cartes en main. Damien ne force pas Audrey mais elle aime le garçon et ils feront tout ensemble.

Valentine interroge, encore et toujours, sa mère sur son père. Mais la jeune femme est inflexible. Elle ne dit rien car elle avoue avoir énormément à cacher. Valentine doit être gardée par une jeune fille mais, pour une fois, elle ne veut pas y aller. Pourtant, elle partira.

Avis Vindicta de Cédric Sire

Un changement de pseudo ou plutôt un premier pseudo inversé. Fini Sire Cédric, place à Cédric Sire. Je n’avais pas fait attention, c’est ma fille qui s’en est aperçue. Comme quoi, je ne fais pas souvent attention. Mais en lisant la dernière page, j’ai eu mon explication. Qu’est-ce que cela change ? Pas grand chose. Sauf que Cédric Sire devient de plus en plus un des maîtres du thriller français. Ce roman est hautement addictif. Personnellement, je n’ai rien vu venir quant à l’identité de ce tueur qui se venge de la mort de cette petite fille, Valentine, qui assassine, avec des sévices incroyables, tous ceux qui sont en responsables. Des surprises à pratiquement chaque page, sur des chapitres très courts.

Une planque pour tenter d’avoir des informations quant à un avocat véreux, mais on doit juste prendre des photos et ne pas sortir du véhicule. Quatre jeunes qui se préparent pour tenter le coup du siècle pour eux. Mais voilà, tout ne se passe pas comme prévu. Le bijoutier agressé et même blessé, tire des coups de feu contre le conducteur des véhicules des jeunes gens. C’est donc la jeune fille qui prend le volant et pour échapper à la police, doit monter sur un trottoir à toute allure. L’accident survient. Une petite fille est fauchée. Salva, qui voit le drame se dérouler sous ses yeux, ne peut pas se résoudre à ne rien faire. Il se rend au chevet de la petite fille jusqu’à l’arrivée des secours. Et là, tout s’enchaine.

La souffrance, autant physique que psychologique, émaille ce roman et pour de nombreux personnages et il faut avoir le coeur bien accroché à certains moments, surtout pour ceux qui n’aiment pas le gore en matière d’assassinats. Le personnage de Marie qui, on le sait très vite, a de nombreuses choses à cacher. Mais lesquelles ? Je ne m’attendais pas à ce que va nous révéler Cédric Sire. Audrey a fui un père alcoolique et qui lui a infligé des sévices sexuels. Elle pense avoir trouvé l’amour avec Damien mais les conséquences de leur acte vont changer, au plus profond, cette jeune fille. Elle va culpabiliser. Elle veut prendre ses responsabilités face à de drame car elle en a trop sur la conscience. On pense de suite au suicide. On sent qu’elle n’a pas fini de subir ses actes, surtout que pour tenter de survivre, elle va devoir révéler une facette encore plus sombre. Salva peut comprendre sa mise au placard puisqu’il n’a pas été franc dans son métier de policier. Mais il ne comprend pas qu’on puisse cacher des indices aux autres forces de police pour tenter de gagner de la reconnaissance. Alors, oui, il se drogue. Alors, oui, il va faire cavalier seul, il va encore une fois mentir et ce plusieurs fois car il veut que les coupables soient arrêtés ou sauvés. Cédric Sire va en faire un sacré héros, tout de même. 

En ce moment, je lis des romans qui ont des références à ce que j’ai pu lire ou voir auparavant. C’est le cas de Slender Man pour évoquer ce tueur de l’ombre, qui se venge. Slender Man est à l’origine de la tentative de meurtre d’une jeune écolière par deux de ses camarades. Cette affaire a fait grand bruit aux Etats-Unis, il y a quelques années. Je ne sais pas si cette référence à Henri Loevenbruck et J’irai tuer pour vous va plaire à Cédric Sire. Mais cette faction de l’armée, imaginée par l’auteur, qui va aller tuer dans des pays en guerre, sans que le gouvernement français ne soit au courant, m’a fait penser au roman, plutôt biographie romancée, de Loevenbruck. Mais cela s’arrête là. Un homme, un officier gradé est à l’origine de cette faction. Il les a formés, a révélé le plus sombre d’eux, sans toutefois les accompagner réellement dans leurs actes répréhensibles, qui ont viré au carnage. Ils étaient seuls mêmes s’ils ont tenté de se serrer les coudes.

Les grands chapitres de ce roman sont, eux aussi, toute une histoire et sont un avant-goût de ce qui va se passer : Passage(s) à l’acte, Irréversible, Un par un, Précipice, Des noeuds de vipères, Crépuscule, Châtiments, Face à face. Quant aux autres chapitres, ils sont courts, ils démontrent l’urgence, les révélations. Le rythme est haletant. Les mots sont durs, bruts, abrupts. Cédric Sire joue avec les mots car ils ont une réelle signification au fil des pages. Ce que l’on croit, au fil de la lecture, sera contrebalancé par les dernières pages qui vont tout révéler.

Même si je donne la note maximale à ce livre, je tiens à mettre un petit bémol quant aux quelques fautes, peu nombreuses toutefois, qui n’ont pas été corrigées après les nombreuses relectures et avant l’impression.

Par contre, un grand merci pour la dédicace de Cédric Sire, suite à mon achat, en ligne, à la librairie de Toulouse.

Vindicta de Cédric Sire

Date de sortie : 14 mars 2019

Editeur : Métropolis

Nombre de pages : 578

ISBN : 978-2-902324-2

La cerise sur le gâteau d’Aurélie Valognes

 

La cerise sur le gâteau d'Aurélie Valognes - Editions Mazarine

La cerise sur le gâteau d’Aurélie Valognes – Editions Mazarine

Résumé La cerise sur le gâteau d’Aurélie Valognes

Eté 2016, Brigitte accueille sa petite fille car la maman doit s’occuper des obsèques de sa mère. Brigitte, dans l’enseignement, décide de prendre sa retraite, surtout pour voir plus ses petits enfants.

Un an plus tard, c’est son mari, Bernard, qui est obligé de la prendre. Pour ce bourreau de travail, comment cela va-t-il se passer ?

Avis La cerise sur le gâteau d’Aurélie Valognes

Brigitte a décidé de prendre sa retraite, pour notamment profiter de ses petits enfants. Un an, plus tard, c’est son mari Bernard qui est mis d’office à la retraite. Il a tout donné pour son travail, préféré s’y consacrer que de prendre soin de sa femme et de son fils. Il se sent indispensable. Personnage réellement bougon, qui ne reconnaît jamais ses torts. Brigitte pense qu’ils vont pouvoir enfin prendre du temps pour eux.

Comment un couple appréhende l’arrêt du travail ? L’un va sortir, changer, se trouver des activités et être plus épanoui. L’autre, au contraire, ne saura plus quoi faire. Il verra les minutes défiler. Il regardera la télévision, notamment les émissions de santé et se cherchera toutes les maladies qui existent. Mais un projet amené par son petit fils qui doit rendre un exposé à l’école va permettre à Bernard de s’investir dans l’écologie. Et comme pour tout, ce sera en tant que vainqueur qu’il veut être. Il fera vivre un enfer à ses proches, encore plus grand que lorsqu’il travaillait. Au fur et à mesure, toutefois, il se rend compte que ce petit pas n’est pas suivi par les autres. Pourtant, il s’accroche et réussit à mettre de l’eau dans son vin.

Les personnages de ce roman sont facilement reconnaissables. Car, il est fort possible que dans chaque famille, il y ait ce type de personnage. Celui qui n’a pas de sentiments ou qui les cache. Celle qui ferait tout pour le bonheur de sa famille mais qui prend du bon temps. Un couple, toujours par monts et par vaux et qui ne prend plus le temps de s’aimer. Il y a aussi le voisin irascible et les bons copains. Des enfants, différents par leur caractère, mais profondément adorables. Et comme on le sait, la vérité sort toujours de la bouche des enfants. Ils comprennent tout, ils réagissent à tout, au bon comme au mauvais. Des scènes de la vie quotidienne, des scènes de vacances où les parents sont heureux de voir enfants et petits-enfants pour passer du bon temps. Des scènes où les deux époux vont devoir cohabiter, réapprendre à vivre ensemble avec des scènes cocasses et des réparties plus ou moins drôles. Comment mettre de la joie, du sentiment, même avec ces petites phrases qui font tout le style et le charme d’Aurélie Valognes ? Tout comme se baser sur sa propre vie pour la transposer chez ses personnages ou tout ce qui peut arriver dans n’importe quel foyer, au moment de la retraite où certaines personnes ne peuvent pas en profiter.

C’est mon troisième Aurélie Valognes après Nos adorables belles filles et Au petit bonheur la chance !. Les autres m’attendent bien sagement dans ma PAL. J’avais ri avec le premier, j’avais été profondément émue par le second. Le troisième, qu’il me tardait de lire, me laisse sur ma faim. Pourtant, tous les ingrédients sont là pour nous faire passer un bon moment de lecture. Mais je n’ai pas eu de coup de coeur pour ce roman. Ce sera partie remise, du moins je l’espère. Que l’auteur ne prenne pas ombrage de mon sentiment car il n’engage que moi et c’est vrai que l’on ne peut pas plaire, à tous les coups même avec nos auteurs favoris. Cela m’arrive assez souvent. Aurélie Valognes traite des thèmes de la retraite, de la famille, encore et toujours et ça j’adore, et de l’écologie et de la prise de conscience de cet homme qui veut tout faire, à son échelle, pour laisser une Terre pour que ses enfants, petits-enfants puissent vivre. Un seul geste, certes, ce n’est pas beaucoup, mais si tout le monde s’y met, cela peut être énorme. Ensuite, il faut que les gouvernements suivent et ne soient pas à l’affût de l’argent des lobbys. Comment faire pour avoir moins de plastique, mieux consommer, moins acheter et aussi acheter mieux.

La cerise sur le gâteau d’Aurélie Valognes

Date de sortie : 6 mars 2019

Editeur : Mazarine

Nombre de pages : 413

ISBN : 978-2-863-74481-9

Toute une vie et un soir d’Anne Griffin

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Résumé Toute une vie et un soir d’Anne Griffin

Juin 2014, Irlande, Comté de Meath, un homme de 84 ans se trouve dans un hôtel. Son fils, Kevin, est aux Etats-Unis. C’est à lui qu’il s’adresse pour raconter son histoire. Sa femme est morte il y a deux ans. Il a mis toutes ses affaires en ordre, sans en parler à son fils. Il va faire quelque chose lors de cette soirée.

Avis Toute une vie et un soir d’Anne Griffin

Toute une vie et un soir raconte la vie de Maurice qui prend la parole. Il a réservé une nuit dans le seul hôtel de sa petite ville et il a réservé la plus grande suite. Sauf que personne ne sait que c’est lui qui a réservé. En plus se tient une très grande soirée dans cet hôtel. Il va rester un grand moment à boire, Stout et whisky car Maurice est un amateur de très bons whiskys, surtout que son fils lui en envoie régulièrement. Maurice va se rappeler sa vie dans ce petit coin d’Irlande au sein de sa famille avec son frère aîné, son héros. Un héros qui ne restera pas très longtemps auprès de lui suite à la tuberculose. Un frère aîné qui l’a toujours aidé de son vivant car Maurice n’y arrivait pas à l’école. Il excellait en sport mais le reste, il ne pouvait pas suivre. Il comprendra pourquoi à la fin de sa vie. Donc, il est placé dans la grande maison de cette petite ville. Il subira la violence du maître de maison et de son fils. Jusqu’au jour où une pièce tombe et que Maurice ramassera et gardera pendant de nombreuses années. Cette pièce est un peu le fil rouge de ce roman, tout comme cette maison qui va devenir un hôtel. Au fur et à mesure de sa vie, Maurice va agrandir la ferme familiale. Il a pratiquement tout appris de son père et il va réussir, il va gagner beaucoup d’argent et se venger, au fur et à mesure, de cette famille qui lui a fait tant de mal lorsqu’il était plus jeune. Jusqu’à ce qu’il rencontre Emily.

Un autre chapitre est consacré à Molly, cet enfant mort-né. Est-ce la faute de Maurice s’il n’a pas écouté sa femme, pour l’emmener plus tôt à l’hôpital ? Il va se maudire, culpabiliser. Et comme pour son frère, Molly restera toujours à ses côtés. Il la verra grandir. Elle lui donnera des conseils ou lui démontrera qu’il a tort dans ses attitudes. Troisième gros chapitre consacré à la soeur de sa femme, Noreen. Cette dernière est placée dans une institution. Malgré la maladie de Noreen, ce sont pratiquement les seuls passages où l‘humour est bien là. Car de nombreuses situations rocambolesques arrivent à cause de Noreen, qui a accepté Maurice dès qu’elle l’a vu. Ensuite viennent Kevin et sa femme, son seul amour, sans qui il ne peut pas vivre et qui est décédée il y a deux ans. Alors, oui, il s’en veut de ce qu’il a pu faire subir à son fils et sa femme, de ne pas avoir été là quand il le fallait, de ne pas avoir compris ce fils qui voulait être journaliste, qui préférait les mots aux travaux de la ferme. Et puis ce chapitre consacré à sa femme est d’une beauté. On sent l’amour qu’il ressent pour elle, qui l’unit à elle, même si cela n’a pas toujours été facile.

Pratiquement dès le départ, j’ai su ce qui allait arriver. Il a suffi d’une phrase. Phrase qui s’est plus ou moins répétée. Pourquoi un tel ordre ? Pour son fils et sa femme qui arrivent avant-dernier et dernier, je peux le comprendre. Est-ce dû à l’arrivée du décès des trois premiers ? C’est tendre, drôle, introspectif, mais surtout le lecteur suit cette vie de Maurice qui accepte tout et fait le point sur ce qu’il a bien ou mal fait. Et ce comme tout être humain qui se respecte, qui ne veut pas trop montrer ses sentiments, ses douleurs. Un très grand respect est ressenti envers ses parents, notamment sa mère, qui a souffert de la mort de son aîné. Les mots sont pudiques pour décrire cette douleur lorsque l’on perd un enfant, l’amour d’une vie et que l’on ne peut pas vivre sans cette personne, être un poids mort pour ceux qui restent, même si la maison de retraite pourrait être la solution. 

Un roman à ne pas mettre entre toutes les mains, notamment les candidats à ceux qui veulent partir sans souffrir et réussir leur coup. Cela peut réellement donner des idées.

Je remercie Babelio pour cette Masse Critique et les Editions Delcourt.

Toute une vie et un soir d’Anne Griffin

Date de sortie : 3 avril 2019

Editeur : Delcourt

Nombre de pages : 266

ISBN : 978-2-413-01750-8

La vérité sur l'affaire Harry Quebert de Joël Dicker

Bilan de lectures en mai 2019

Qu’ai-je lu en ce mois de mai ?

La vérité sur l'affaire Harry Quebert de Joël Dicker

La vérité sur l’affaire Harry Quebert de Joël Dicker

Très joli mois de mai en matières de lectures, de pages lus. Il y avait de petits romans, mais il y avait de gros pavés, très gros pavés. Mais ces derniers ont été rapidement lus. Un mois de mai très riche en matière de coups de coeur. Au moins deux. Un très bon thriller psychologue. Quand un écrivain se met à la place d’un autre écrivant. La fin d’une série. Trois très bons livres jeunesse, j’apprends toujours avec ces lectures. Toujours pas mes achats en lectures, mais cela ne devrait tarder. Le nombre de livres lus au mois de mai est de 10, un compte bien rond :

Je vous les rappelle :

Fantômes de papier de Julia Heaberlin

Le nouveau féminisme de Barbara Polla

Le saut de l'ange de Lisa Gardner

Sugar Free Sugar Bowl Tome 3 de Sawyer Bennett

Le bruissement des feuilles de Karen Viggers

L’ombre de la baleine de Camilla Grebe

La vérité sur l’affaire Harry Quebert de Joël Dicker

Rattrapage de Vincent Mondiot

Face nord de Jean-Marie Defossez

Alex fils d’esclave de Christel Mouchard

 

Fantômes de papier de Julia Heaberlin

Fantômes de papier de Julia Heaberlin - Editions Presses de la Cité

Fantômes de papier de Julia Heaberlin – Editions Presses de la Cité

Résumé Fantômes de papier de Julia Heaberlin

Deux soeurs qui ont sept ans d’écart. Une aînée qui est une véritable casse-cou mais qui est toujours là pour sa cadette. Mais à 19 ans, Rachel disparait. Son corps n’est jamais retrouvé.

Commence alors une très longue quête pour sa soeur qui veut retrouver le meurtrier de sa soeur. Elle passe à l’acte alors qu’elle a 24 ans car elle est prête.

Avis Fantômes de papier de Julia Heaberlin

Qui est le plus atteint des deux ? Carl, ancien photographe, soupçonné de meurtres de jeunes femmes ou cette jeune femme, dont on ne connaîtra le prénom qu’à la fin et qui est à la recherche du meurtrier de sa soeur.

Ce roman aurait pu être plus noir, plus psychologique. Personnellement, je n’ai ressenti aucune tension, même si on lit toutes les étapes par lesquelles passent cette jeune femme. Entre présent, avec Carl, à qui elle veut faire avouer de nombreux meurtres, son enfance auprès de sa soeur et l’après meurtre où elle va accumuler du matériel pour remonter jusqu’à celui qu’elle soupçonne d’être le meurtrier de sa soeur. En terme de psychose, elle a énormément développé. Le meurtre de sa soeur, alors qu’elle n’était qu’une jeune enfant, a peut-être accru sa maladie. C’était une petite fille peureuse, dont la grande soeur était l’idole. Avec elle, elle a vécu une belle enfance mais n’a jamais été intrépide comme elle. Le lecteur va suivre les développements de cette quête, de cette recherche, de son enquête. Mais avait-elle tous les éléments en main ? Son but, tuer Carl mais il doit avouer, avant tout. Mais rien ne se passe comme prévu. Elle voulait de l’anonymat, elle ne l’aura pas. Elle doit se conformer aux désirs de ce vieil homme. Et pourtant, malgré tout, malgré sa peur, il arrive toujours à la surprendre, à faire monter la pression en elle. Malgré son entraînement, elle subira tous les désirs de ce vieil homme jusqu’à ce qu’elle connaisse l’entière vérité.

Carl, vieil homme, ancien photographe, est soupçonné de meurtres. Mais comme il n’a pas pu être inculpé, il finit ses jours dans une maison pour personnes âgées qui ont eu des problèmes avec la justice et qui ont des soucis psychiatriques. Il va jouer avec cette jeune femme, comme il joue avec tout le monde. Cet homme ne m’a pas fait peur. Joue-t-il avec sa sénilité ? Ces 10 jours avec cette jeune femme seront comme une bouffée d’oxygène. Il va en profiter pour faire ce qu’il veut et lui apporter, presque sur un plateau, ce qu’elle souhaite. Il a tout à fait compris ce qu’elle recherche et il va l’aider, sans qu’elle le soupçonne, dans sa quête.

L’auteur n’a pas réussi à me faire entrer dans son roman. Je l’ai lu avec plaisir néanmoins mais aucune urgence ressentie, aucun sentiment d’effroi, aucune empathie pour les personnages, peut-être un peu pour Carl car se révèle-t-il vraiment ? En tous les cas, la balade est très instructive au Texas. Ils parcourent des milliers de kilomètres avec des paysages toujours changeants. Un conseil, ne lisez surtout pas la dernière note de l’auteur. C’est ce que j’ai trouvé de très instructif dans ce roman, outre le développement de cette psychose, de cette envie de se venger contre quelqu’un qui lui a enlevé un être cher.

Je remercie les Editions Presses de la Cité pour cette lecture. La couverture est absolument magnifique.

Fantômes de papier de Julia Heaberlin

Date de sortie : 16 mai 2019

Editeur : Presses de la Cité

Nombre de pages : 432

ISBN : 9782258153134