Askja d’Ian Manook

 

Askja d'Ian Manook - Editions Albin Michel

Askja d’Ian Manook – Editions Albin Michel

Résumé Askja d’Ian Manook

Kornélius est appelé. Du sang, une chaussette de femme ont été trouvés. Mais pas de cadavre. Il découvre un jeune homme qui a pris des photos avec un drone. Dans cet endroit reculé, une seule maison. Maison où vit un vieil homme qui n’a plus toute sa tête.

Ce vieil homme semble bien être suspect mais il disparaît.

Avis Askja d’Ian Manook

Ian Manook nous emmène en Islande, à nouveau, pour ce deuxième opus de sa trilogie. Nous avons du sang mais pas de cadavres, deux hommes qui ont oublié, un sniper qui tire sans faire de victimes. Et surtout nous avons la fine équipe composée de Kornélius, Ida, Botti et divers personnages qui gravitent autour d’eux. Après le succès de sa précédente enquête auprès du public islandais, Kornélius est resté dans les forces de police, au grand dam de ses supérieurs. Troll, géant, de nombreux qualificatifs pour cet homme qui n’en fait qu’à sa tête par rapport à sa hiérarchie. Colérique, grande gueule, que cache Cornélius ? Ses relations avec les femmes ne sont pas franchement de tout repos. En couple avec Ida, il ne peut pas résister aux autres femmes. En plus, il n’ose pas s’engager. Pourquoi ? Cache-t-il sous ses dehors d’ours une sensibilité extrême, un passé difficile dont il n’a révélé que quelques bribes. Est-ce qu’en permettant aux femmes qui comptent pour lui d’entrer un peu plus dans sa vie, Kornélius sera sauvé ? En tous les cas, sa fille Alma revient. La colère passée, tous les deux vont faire le point. Et puis Kornélius doit protéger sa fille et pour cela, il n’hésitera à mettre sa fierté de côté. 

Dans cette enquête de découverte de sang sans cadavres à deux endroits différents d’Islande et avec deux hommes amnésiques, comment les enquêteurs s’y sont pris ? A découvrir dans ce roman jusqu’au 3/4 pratiquement, pour les tenants et aboutissants, car cela va révéler une ancienne histoire pas bien glorieusespour les forces de police islandaises. Un traitement, à cette époque contre les suspects qui fait froid dans le dos. Comment instiller dans le cerveau, fatigué, apeuré, d’une personne des faits, des paroles pour que cette personne avoue afin de clore une enquête ? Comment fonctionne le mécanisme de la mémoire ? Kornélius, Botti et les autres enquêteurs vont avoir fort à faire, surtout lorsque Kornélius sera déchargé de l’enquête. Mais l’homme est tenace et ne s’avoue pas vaincu.

Et ce sniper, pourquoi tire-t-il sans faire de victimes ? Que cherche-t-il à prouver ? L’imagination d’Ian Manook a bien galopé à ce sujet pour fournir à son lecteur des revirements de situation extrêmement agréables à lire.

Ian Manook aime les grands espaces, il sait nous offrir de belles balades dans des lieux reculés, nous les décrire avec force détails, prendre parti pour l’environnement et l’écologie. Ces descriptions sur les mousses prennent tout leur sens. L’Islande semble être un très beau pays, sauvage avec ses points à visiter, à approfondir. Mais comme tout pays sauvage, il faut faire attention où l’on marche car la nature sait encore se préserver un tant soit peu, malgré tout. L’Islande est un pays qui attire de nombreux touristes. Et certains réagissent là-bas comme chez eux. Ils se moquent de tout tant qu’ils peuvent passer du bon temps, sans rien respecter.

On ne sourit pas franchement en lisant Ian Manook, mais là il nous offre quelques tranches d’humour irrésistibles. Qualité des personnes, qualité des descriptions, qualité des endroits visités, mais aussi qualité des situations évoquées, Ian Manook offre à ses lecteurs, encore une fois, un très grand, un très beau roman. J’espère que son personnage principal n’aura pas la même fin qu’un de ses personnages principaux, Yeruldegger. Mais il devra mettre fin à sa trilogie et c’est lui qui décide.

J’ai une question pour Mr Ian Manook. Je vous suis sur les réseaux sociaux, enfin plutôt votre femme qui partage de nombreuses photos où je peux vous voir en train d’écrire très souvent. Comment faites-vous avec deux trilogies en cours, peut-être finies au moment où j’écris ces lignes, des personnages différents, des pays différents, pour ne pas vous perdre ? En plus, le style n’est pas franchement le même ce qui prouve des qualités indéniables, depuis que j’ai lu Yeruldegger, même si Mato Grosso n’a pas été mon favori.

Askja d’Ian Manook

Date de sortie : 2 octobre 2019

Editeur : Albin Michel

Nombre de pages : 427

ISBN : 978-2-226-44522-3

Le jeu du chuchoteur de Donato Carrisi

Le jeu du chuchoteur de Donato Carrisi - Editions Calmann Lévy

Le jeu du chuchoteur de Donato Carrisi – Editions Calmann Lévy

Résumé Le jeu du chuchoteur de Donato Carrisi

23 février, une femme, dans une ferme retirée, appelle la police. Il y a un intrus à l’extérieur. Son mari tente de lui parler. 

Intervention des forces de l’ordre le lendemain à 5 heures. Ils découvrent du sang partout mais pas de corps des quatre membres de la famille.

Avis Le jeu du chuchoteur de Donato Carrisi

Retrouver Mila Vasquez et Donato Carrisi dans ce roman mené de main de maître de bout en bout et qui apporte plus de questions que de réponses. Ce dont je suis à peu près sûre, c’est que je retrouverai Mila dans un prochain roman de Donato Carrisi. Car Mila a encore beaucoup à faire face à ces disparus et surtout l’évolution de sa fille de 10 ans, Alice.

Mila a pris sa retraite depuis un an. Elle s’est isolée avec sa fille. Mais elle est très vite retrouvée. Même si elle ne veut pas retourner dans la police, une seule photo d’un homme arrêté pour le massacre de toute une famille devient plus qu’un défi pour elle. Son prénom est tatoué sur le poignet de cet homme. Elle accorde quelques heures à la police pour écouter, donner son avis. Mais entre la peur, les questions et les quelques éléments découverts vont faire qu’elle va prolonger son séjour de quelques jours. A son retour, chez elle, avec sa fille, elle s’aperçoit qu’elle est suivie. Elle sera agressée et Alice disparait. Pour Mila, une course contre la montre s’engage. Retrouver Alice, même si Mila doit mourir. Et surtout quel est le jeu du chuchoteur dans tout ça ? Démontrer que Mila est réellement humaine, qu’elle peut éprouver des sentiments pour la chair de sa chair ?

Pour celles et ceux qui connaissent déjà Mila, ils savent qu’elle a travaillé pour découvrir des disparus, qu’à chaque photo, elle se mutilait puisqu’elle n’éprouvait aucun sentiment. C’était sa façon à elle d’avoir mal. Sa relation avec sa fille est assez compliquée face à ça. Elle n’a jamais voulu tomber enceinte, mais elle n’a pas voulu avorter. Elle prend soin de sa fille, c’est tout. Qu’est-ce que ressent Alice face au peu d’empathie de sa mère ? Ce sera à développer. En souffre-t-elle ? Mila semble en souffrir car elle se pose de plus en plus de questions sur ce comportement. D’ailleurs, le lecteur va en savoir plus sur le père d’Alice, que cette dernière souhaite de plus en plus voir et elle pose des questions incessantes à sa mère.

Un jeu de pistes dans le réel mais aussi dans jeu sur Internet qui pourrait ressembler aux Sims. Un jeu, au départ, qui permettait aux gens d’accomplir des actes dans une société altruiste, où tous les gens étaient égaux. Mais malgré la présence de modérateurs, ce jeu a dégénéré. Les plus bas et vils instincts se sont réveillés. Est-ce que ce jeu va permettre à Mila de retrouver Alice ? Il va lui permettre d’élucider quelques anciennes affaires. Elle retrouve Berish, son ami et enquêteur. Officieusement, en se cachant, ils vont essayer d’avancer. En effet, le retour de Mila n’est pas franchement bien perçu par ses anciens collègues. Il va donc falloir qu’elle enquête en faisant très attention à ne pas se faire remarquer. Mais seront-ils plus forts qu’elle ?

Mila est-elle manipulée et par qui ? Le roman entraînera le lecteur sur des pistes diverses et variées où elle ne va pas hésiter à mettre sa vie en danger. Mais qui la protège, qui est là lorsque la situation dérape ?

Le net donne énormément de matière aux auteurs. Mais dans ce roman, Donato Carrisi ne nous plonge pas dans le net d’aujourd’hui mais de celui d’il y a 20 ans avec des monstres comme ordinateurs, lesquels même désossés ont encore conservé des traces de ce qui a pu être réalisé. Et oui, tout reste, rien n’est effacé. Tout le monde le sait mais agit comme si ce n’était pas le cas.

Même si sur 10, je ne donne pas une note maximale à Donato Carrisi, même si j’ai avalé les pages en très peu de temps, Le jeu du chuchoteur n’est pas tout à fait un coup de coeur. L’auteur sait balader son lecteur, sait comment il doit suivre l’histoire. Aucun temps mort et malgré la quête de Mila, il m’a manqué un sentiment d’urgence pas assez développé. En tous les cas, l’étude psychologique est superbement bien menée. Et puis, Donato Carrisi n’aime pas trop le soleil dans ces romans. Toujours de la pluie, toujours des conditions atmosphériques apocalyptiques pratiquement et d’immenses endroits délabrés, à l’abandon. Quoi qu’il en soit, il me tarde réellement le prochain, même si Mila n’en est pas l’héroïne.

Je tiens à souligner quelques fautes au niveau de la traduction. Vraiment pas top.

Le jeu du chuchoteur

Date de sortie : 2 octobre 2019

Editeur : Calmann Lévy

Nombre de pages : 378

ISBN : 978-2-7021-6677-2

Ne t’enfuis plus d’Harlan Coben

Ne t'enfuis plus d'Harlan Coben - Editions Belfond Noir

Ne t’enfuis plus d’Harlan Coben – Editions Belfond Noir

Résumé Ne t’enfuis plus d’Harlan Coben

A Central Park, Simon est anéanti. Il se trouve au milieu de gens heureux, qui se prennent en photo et qui écoutent de la musique.

Il revient un peu sur sa vie, sur ses enfants lorsqu’ils étaient plus jeunes. Et notamment sur sa fille aînée, partie il y a six mois. Sa mère ne veut plus la voir mais lui n’a pas abandonné.

Avis Ne t’enfuis plus d’Harlan Coben

Retrouver Harlan Coben, abandonné un grand moment car je trouvais que je tournais en rond, avec pratiquement toujours les mêmes histoires. Pourtant, il me reste encore des romans de cet auteur à lire. Mais voilà, j’ai sauté le pas, commandé son dernier opus et lu en suivant. Et cela fait du bien. Toujours le même style efficace. Pimenté avec trois histoires qui se recoupent au lieu de deux, comme auparavant. Une histoire de disparition, de drogue, mais pas que.

Simon recherche sa fille depuis de nombreux mois. Il essaie de récolter des indices, à l’insu de sa femme, Ingrid. Simon a trois enfants, deux filles et un garçon. Paige a changé de tout au tout depuis son entrée à la fac et son départ de chez elle. A la faveur d’une rencontre, elle est devenue droguée et une véritable loque. C’est de cette façon que la voit Simon à Central Park. Mais la jeune fille s’enfuit. Pourtant, dans son regard, Simon a vu que Paige souhaitait de l’aide. Il sera bien obligé de mettre au courant Ingrid. Car ce fameux jour, une vidéo publiée le montre en train de frapper le petit ami de Paige qui s’était interposé. Mais les poursuites tournent court, jusqu’à ce que la police lui annonce la mort du petit ami de Paige et sa disparition. Aidé de sa femme, il va tenter entrer dans un milieu, le trafic de drogue. Mais Simon sera obligé de continuer seul sa quête. Toutefois, des éléments vont le mettre en rapport avec une détective privée, chargée de retrouver un jeune homme qui a disparu. Meurtres avec en toile de fond, toujours Paige. Est-elle coupable ? Que signifient ces meurtres ?

Culpabilité d’un père par rapport à ses enfants, énormément de questions. Que n’a-t-il pas vu ? Pourquoi les a-t-il laissés autant libres ? Est-ce un problème d’éducation ? Pourtant ils ne manquaient de rien. Mais même dans ce type de famille où rien ne se voit en surface peuvent cacher les plus profonds traumatismes. J’étais un peu en colère contre Ingrid et le fait qu’elle ne veuille pas aider sa fille. Mais j’ai compris son avis. Pédiatre, elle sait qu’un drogué ne s’en sortira que s’il le souhaite réellement et qu’il ne faut pas le forcer à faire ce qu’il ne veut pas.

Simon va agir comme un véritable détective pour découvrir la vérité et retrouver sa fille. Il ne sait pas si elle est coupable. Il mettra à jour des secrets qui peuvent tout changer. Entre histoire d’enfants adoptés, secte également, comment ces quatre éléments sont liés ? Harlan Coben consacre un chapitre à chacun d’un des thèmes et il les fait tourner. Mais cela ne gêne pas du tout le lecteur qui suit le fil de l’histoire. Et la vérité va surgir, pas facile à appréhender, certes, mais que l’on peut comprendre. Simon ne lâchera rien et forcément, malgré sa volonté d’être honnête, pour lui le plus important est de sauver sa famille, sa fille mais aussi sa femme. Harlan Coben nous décrit le couple formé par Ingrid et Simon, un couple tombé amoureux au premier regard. Chacun a ses failles mais lequel en a le plus ? Est-ce que l’histoire se répète ? Est-ce que Paige va être retrouvée, s’en sortir ? Malgré l’aide reçue et sa volonté, ce n’est pas toujours facile de quitter la drogue, surtout lorsque l’on a été addict. L’addiction peut revenir à tout moment. Un alcoolique, un drogué n’est jamais guéri, on le sait. Il suffit de succomber à la tentation.

Harlan Coben sait distiller les informations au bon moment, notamment les coups de théâtre. Lorsque j’ai tourné la page d’un chapitre et que j’ai lu ce qu’il annonçait, j’ai été tellement surprise que j’ai prononcé le mot avec un m. Donc, pour moi, la magie opère toujours. Une partie du dénouement assez rapide, qui soulève encore des questions.

Le maître des nuits blanches a encore frappé avec son talent indéniable. Satisfaite d’avoir acheté ce nouvel opus et de l’avoir lu. Mais vu les deux – trois qui m’attendent dans ma bibliothèque, je vais laisser passer du temps pour ne pas retomber dans le schéma de laisser tomber un des mes auteurs favoris. Pas tout à fait la note maximale sur 10, car pas un coup de coeur indéniable.

Ne t’enfuis plus d’Harlan Coben

Date de sortie : 3 octobre 2019

Editeur : Belfond Noir

Nombre de pages : 415

ISBN : 978-2-7144-7537-4

Formation d’élite de Lee Child

Formation d'élite de Lee Child - Editions Calmann Lévy

Formation d’élite de Lee Child – Editions Calmann Lévy

Résumé Formation d’élite de Lee Child

Jack Reacher, suite à ses actes, doit recevoir une médaille. Plus tard, on lui apprend qu’il est convoqué.

Il doit rejoindre une formation. Très vite, il pense qu’il est mis au placard, surtout lorsqu’il rencontre les deux personnes avec lesquelles il doit suivre cette formation.

Avis Formation d’élite de Lee Child 

C’est mon deuxième Lee Child. Lorsque j’ai posé ma candidature sur Netgalley, je n’ai pratiquement pas lu la 4ème de couverture, je me suis basée sur le titre et l’auteur. J’aurais dû y réfléchir à deux fois. Lorsque j’ai relu ma précédente critique de l’auteur, je me suis rappelée que je m’étais ennuyée. C’est encore le cas ici. Je ne mets pas en cause les qualités d’écrivain, loin de là, mais je n’ai pas été emballée par ce roman où l’on retrouve Reacher. Dans le précédent roman, je n’avais pas compris qu’il faisait partie de l’armée américaine depuis de nombreuses années et que des missions lui étaient affectées. Missions où il fait pratiquement ce qu’il veut pour réussir. Dans ce roman, il a tout de même trois grandes autorités au-dessus de lui mais il analyse les situations, les protagonistes et même s’il sait qu’il avance à tâtons avec ses collègues, c’est une chance sur 10 pour que cela réussisse.

Donc, voilà, dans ce roman des prises de décision sont prises, mais ils sont toujours en retard de quelques minutes. Pour revenir au début, Reacher semble être mis au placard avec deux autres hommes, un de la CIA et un de la FBI. Ils sont mis au secret et sauront très vite ce qu’ils doivent faire. Un mot, collaborer. Mais sur quoi, par rapport à qui ? Ils ne le savent pas et découvriront la vérité au fur et à mesure. Cette vérité se pose, à mon avis, comme un cheveu sur la soupe. Malgré l’étude de nombreux cas, ils arrivent, assez vite, à trouver qui est responsable. Ce point me chagrine. C’est vrai, je sais que nous sommes dans un roman, mais quand même. Ils ont procédé par des recoupements et surtout grâce à Reacher et ses fameuses phrases, comme, cela peut ne pas être ça mais il y a tout de même une possibilité. 

Histoire aux Etats-Unis qui se retrouve être très vite en Allemagne. Lorsque l’on profite des uns et des autres, quand il y a des meurtres qui donnent des indices aux agents américains. Eux ne donnent pas leurs informations aux autres forces de police pour tenter de résoudre les meurtres. Mais comme partout, il y a ceux qui ne conçoivent pas leur métier de la même façon que les autres.

Les deux seuls personnages que j’ai bien aimés dans ce roman sont le policier allemand et la jeune femme qui aide Reacher, qui est membre de l’armée également. Autre point qui me chagrine est la façon que Reacher a de tuer, surtout vers la fin. Pourquoi n’a-t-il pas arrêté cet homme qui ne présentait pas franchement de menaces pour lui même même si on peut comprendre que ce qu’il représente et ce qu’il souhaite réaliser peut entraîner de graves conséquences ? Bref, pas de témoins donc rien à dire. Même si on rend des comptes aux plus grandes instances, tant qu’il y a des résultats, on ferme les yeux, même si les relations entre deux pays peuvent en souffrir, même si un pays se mêle de la politique intérieure d’un autre.

Ce que j’ai bien aimé est l’objet de la quête que l’on comprend au fur et à mesure et qui est révélé. C’est franchement bien trouvé et pour moi c’est un des points positifs du roman avec la qualité de style de l’auteur et cet humour que l’on peut trouver entre les lignes, lorsqu’il répète certaines phrases pour accentuer les propos. Par contre, on ne sait pas si cette formation d’élite, si le fait de travailler ensemble a réellement donné une coopération entre les services pour plus tard, car les protagonistes continuent leur métier ailleurs.

Je remercie Netgalley et les Editions Calmann Levy

 Formation d’élite de Lee Child

Date de sortie : 18 septembre 2019

Editeur : Calmann Lévy

Nombre de pages : 347

ISBN : 9782702161968

La cité lagune le pouvoir des soeurs d’Anne Kalicky

La cité lagune le pouvoir des soeurs d'Anne Kalicky - Editions Flammarion Jeunesse

La cité lagune le pouvoir des soeurs d’Anne Kalicky – Editions Flammarion Jeunesse

Résumé La cité lagune le pouvoir des soeurs d’Anne Kalicky

Cadacise, peste noire. Les portes sont verrouillées, les façades marquées. Les plus riches sont partis ailleurs. Cadacise est un grand port et même le commerce subit de plein fouet la peste noire. Nombreuses denrées sont brûlées et décontaminées tout comme les bateaux.

Avis La cité lagune le pouvoir des soeurs d’Anne Kalicky

La peste noire a décimé une grande partie de la population de cet endroit qui ressemble à Venise. Dès qu’elle peut sortir, Simonetta décide d’aller se ravitailler. Ses pas la conduisent près du fleuve. Elle entend pleurer et découvre deux bébés qui se révèlent être des filles, des jumelles. Elles portent chacune à leur poignet un lien avec leur prénom mais aussi de la cendre s’échappe. Simonetta les cache mais très vite le peintre pour qui elle travaille et plus les découvre. Après un instant de colère, il décide de garder les enfants.

Dix ans plus tard, les jumelles ont grandi, heureuses. Elles vont bientôt fêter leur anniversaire. Une grande fête doit avoir lieu ce jour-là. C’est le carnaval. Toute la famille est invitée au palais. Simonetta remet aux jumelles le lien avec le prénom. Si le début de la journée commence sous les meilleurs auspices, il n’en sera rien de la suite.

Un très bon premier tome pour de jeunes lecteurs qui assisteront à une partie de la vie de la jumelle, entre leur découverte, les liens créés par leur famille d’adoption, leur ami et aussi leur préparation au bal dans les plus belles robes et surtout le masque créé pour chacune des jumelles. Est-ce que le lien remis par Simonetta le jour de leur anniversaire va déclencher ces bouleversements ? Il semblerait car seule une des jumelles se souvient de tout. Tous ceux qui vivent dans la ville ont repris leur vie comme avant, même s’ils ont le sentiment d’avoir comme un blanc.

Même en ce temps-là, malgré les avis des gens, ils se plient tout de même à une évolution de la société. Qu’une servante devienne la maîtresse de son employeur, c’est monnaie courante, mais ils s’y plient sans problèmes, sauf les nantis et les commerçants. L’auteur nous fait découvrir Cadacise qui ressemble à Venise. Bien entendu, elle a pris des libertés dans son roman, ce qui est normal pour essayer de faire découvrir un endroit à ses lecteurs. Une part de fantastique avec ces jumelles, aux cheveux roses dont l’une a des yeux vairons. Bien entendu, Mahaut et Nella ont des caractères différents, mais elles se complètent et sont là l’une pour l’autre. Elles ont des liens indéfectibles et le roman nous le prouvera. Deux jolies petites filles à la joie de vivre, aimées et aimantes. Carlo, le peintre, leur passe tout. Mais elles n’en profitent pas tant que ça.

Une très belle part d’explications quant à la peste noire, comment elle a affecté toute une population. Une part de fête avec la préparation au grand carnaval et toutes les préparations qui en découlent. Une part d’irréel avec ce qui se passe pendant ce carnaval et le lien des jumelles sur le moment et après.

Je remercie les Editions Flammarion Jeunesse pour ce premier avant-goût.

La cité lagune le pouvoir des soeurs d’Anne Kalicky

Date de sortie : 9 octobre 2019

Editeur : Flammarion Jeunesse

Nombre de pages : 144

ISBN : 9782081451131