Le portrait brisé Une enquête à la Belle-Epoque tome 2 d’Alice Quinn

Le portrait brisé Une enquête à la Belle-Epoque tome 2 d'Alice Quinn - Editions Amazon Publishing

Le portrait brisé Une enquête à la Belle-Epoque tome 2 d’Alice Quinn – Editions Amazon Publishing

Résumé Le portrait brisé Une enquête à la Belle-Epoque tome 2 d’Alice Quinn

Lola et Miss Fletcher sont heureuses. Elles se rendent à la gare accueillir leur ami Guy de Maupassant.

Dans ce lieu, elles assistent à une dispute entre un banquier, très en vue, à Cannes et un homme qui a tout perdu à cause de lui.

Avis Le portrait brisé Une enquête à la Belle-Epoque tome 2 d’Alice Quinn

Quel bonheur de retrouver Lola, Miss Fletcher, Maupassant, Rosalie, Anna ! Un véritable régal avec la plume de plus en plus aguerrie d’Alice Quinn qui nous emmène dans le Cannes de la fin du XIXème siècle. Un Cannes que l’on peut découvrir. Une enquête, certes, à laquelle sont mêlés les héros de l’histoire, mais une véritable dimension historique. Si dans l’opus précédent, il était question du sort des orphelins dans la région cannoise, ce deuxième tome nous entraîne au niveau spéculation bancaire et faillites personnelles et professionnelles de nombre de personnes. Il faut croire que les gens n’apprennent pas des erreurs de leurs aînés. Quand il y a de l’argent à faire, ce sont les plus forts qui gagnent et ils sont peu nombreux. Ils laissent sur le carreau de nombreuses personnes et s’en moquent totalement. Tant pis pour ceux qui ont tout perdu, qui se suicident, ce n’est pas de la faute de ceux qui s’en sont sortis. Même si ces derniers ont de plus en plus d’ennemis. Ce roman traite également de la condition de ces personnes qui ont des problèmes psychologiques ou psychiatriques. Ils sont enfermés soit disant pour leur bien, pour qu’ils essaient de guérir. Mais les traitements sont tout sauf humains. La psychiatrie, de nos jours, a évolué mais en France, elle souffre toujours de ce qui a été réalisé il y a de nombreuses années. On enferme nos parents pour diverses raisons, souvent parce que cela ne correspond pas à notre rang. On veut éviter les scandales, ni plus ni moins.

Voilà, c’est la partie historique du roman. Passons aux personnages. On les retrouve quatre ans après le premier tome. Lola, Miss Fletcher, Rosalie et Anna vivent toutes les quatre ensemble. Elles s’entendent assez bien. Anna bénéficie d’une bonne éducation. Mais comme Lola est une jeune femme entretenue, elle n’est pas acceptée par la bonne société cannoise. Chacun doit rester à sa place, même si Lola fait des dons de plus en plus conséquents. Elle n’est pas acceptée dans les hautes sphères même si elle connaît des personnalités connues. On en apprendra un peu plus sur le passé de Miss Fletcher et de Lola. C’est Miss Fletcher qui raconte l’histoire. Entre les deux, même s’il y a beaucoup de confiance, elles ont le sentiment que des éléments sont cachés. En premier, ce que ressent Miss Fletcher pour Lola. Et lorsque Lola accepte une mission donnée par l’ancienne amante de Miss Fletcher, ce sera comme si cette dernière revenait des années en arrière. Mais très vite, un évènement va leur permettre de ressouder le clan. Et cela concerne Anna. Car Anna va apprendre qui est réellement Lola et ce qu’elle fait. Elle ne l’acceptera pas. Elle se sentira flouée. De plus, Anna va découvrir assez vite qui elle est réellement. Et un meurtre la désignera très vite comme la principale suspecte et la coupable. Mais c’est sans compter les deux femmes et leur allié, Maupassant. Ils vont tout faire pour disculper la jeune adolescente, quitte à se mettre dans de situations improbables. Grâce aux indices récoltés, le lecteur sait très vite à quoi s’attendre. Cela n’enlève toutefois rien à la qualité de ce roman, au plaisir réel de la lecture que j’ai pu ressentir.

J’ai encore une fois adoré les personnages d’Alice Quinn. J’ai comme eu l’impression d’avoir retrouvé des amies, des amis.

Alice Quinn finit avec un élément qui va servir au prochain tome. Je n’ai qu’une chose à dire, il me tarde de le lire.

Je remercie Netgalley et les Editions Amazon Publishing pour cette lecture.

Le portrait brisé Une enquête à la Belle-Epoque tome 2 d’Alice Quinn

Date de sortie : 23 avril 2019

Editeur : Amazon Publishing

Nombre de pages : +300

ISBN : 9782824614465

Juste avant de mourir de S.K. Tremayne

Juste avant de mourir de S.K. Tremayne

Juste avant de mourir de S.K. Tremayne – Editions Presses de la Cité

Résumé Juste avant de mourir de S.K. Tremayne

Elle aurait dû mourir dans un grave accident de voiture. Mais elle a réussi à s’en sortir, à ne pas se laisser engloutir par les eaux, en rejoignant la rive.

Depuis, elle n’a pas retrouvé la mémoire mais elle a retrouvé sa famille, en particulier sa fille Lyla et son mari Adam. Mais ce dernier est très en colère, brutal et elle sent qu’Adam lui en veut. Pourquoi ?

Avis Juste avant de mourir de S.K. Tremayne

Kath semble avoir tout pour être heureuse. Un mari aimant, une petite fille adorable, un lieu de vie, certes très reculé, mais où elle se sent bien. Mais Kath a eu un accident de voiture et la mémoire lui fait encore défaut. Pour le moment, son mari Adam semble très en colère contre elle, il est plus ou moins violent dans ses paroles. Pourquoi ? Que cache Kath à Adam ? Pour retrouver sa vie, Kath va tenter, par tous les moyens, de retrouver cette mémoire. Mais un élément perturbateur va jeter le trouble sur ce qu’elle pensait. Si vous lisez la quatrième de couverture, vous saurez très vite ce que c’est. C’est pour cette raison que je ne les lis pratiquement jamais pour me laisser la surprise qui arrive, quand même assez tard.

Lyla est la fille de Kath et Adam. Cette petite fille n’est pas comme les autres. Selon sa mère, elle a le syndrome d’Asperger, mais elle n’a jamais été diagnostiquée car ses parents, et en particulier son père, ne veulent pas lui coller d’étiquettes. Avec ce syndrome, l’auteur nous décrit le comportement de cette petite fille solitaire, vive, intelligente, sensible, qui communique lorsqu’elle en a envie. Lyla se sent délaissée et surtout pas aimée. Elle a peur, en particulier, pour sa mère. Elle a peur que celle-ci ne revienne plus et elle pense qu’elle ne l’aime plus. Lyla est très attachée à ses parents mais, à un moment, sentant sa mère en danger, elle la choisira, pour tenter de la protéger. Je ne suis pas trop au fait de l’autisme, du syndrome d’Asperger qui peut se présenter sous différentes formes, mais le personnage de Lyla est vraiment très détaillé. Le lecteur, surtout parent, ressent de l’amour pour cet enfant qui subit les quolibets de ses camarades d’école, qui a une mémoire phénoménale.

Kath croit que son accident est dû à une plaque de verglas. Comme ses souvenirs sont encore diffus, elle apprendra la vérité. Mais le pourquoi du comment, ce sera à elle de le chercher. Pourquoi a-t-elle voulu abandonner sa fille ? C’est cela qui lui fait le plus peur. Sa fille, son amour. Elle va interroger celui qui a assisté, plus ou moins, à l’accident. Elle va mettre à jour certains éléments qui vont lui faire entrevoir la vérité. Elle utilisera les odeurs pour se rappeler. Au fil de son enquête, elle ira dans des endroits où le drame a eu lieu. Tout cela, aidée, plus ou moins, par les avertissements de sa fille. Adam est le coupable idéal. Mais est-ce vraiment lui, comme le suggère Lyla ? Il faut dire que cet homme et les hommes de sa famille se ressemblent énormément. Un huit-clos familial, pourrait-on dire, car le frère de Kath ne semble pas exempt de tout reproche. Juste avant de mourir relate des évènements familiaux qui peuvent arriver à tout le monde, entre mensonges et trahisons, suspicions et manques de confiance en l’autre. En filigrane, la mère de Kath, décédée, qui joue un rôle très important. Adorée par son fils et sa fille qui savaient comment elle était toutefois, elle est toutefois bien présente même si elle est morte depuis de nombreuses années.

Juste avant de mourir, outre l’histoire, a pour cadre la lande. Et on le sait, le cadre joue énormément dans un roman. Lande plus hiver donnent des sensations oppressantes, même si la lande est un formidable terrain de jeu pour Lyla, un espace de travail pour Adam. Pour les étrangers, la lande peut être un coupe gorge. Et Kath, même si elle y vit depuis de nombreuses années, peut avoir toujours des surprises dans ce cadre. La lande est un espace où l’on peut se cacher, où les animaux, sauvages, peuvent vivre en sécurité et être des remparts pour les êtres humains. Mais, la violence peut y régner. Et elle est pratiquement humaine. Le temps peut changer très rapidement avec un brouillard très dense qui peut tomber en quelques minutes alors qu’à quelques kilomètres, le soleil brille. Dans un tel endroit, reculé, il faut vraiment avoir envie d’y vivre.

Juste avant de mourir n‘est pas un coup de coeur pour moi, malheureusement, malgré le style de l’auteur que je connais puisque je l’ai lu. Deux éléments m’ont chagriné et mis mal à l’aise. Il m’a semblé que Kath connaissait une partie de la vérité par rapport à sa mère. Mais comment aurait-elle pu l’apprendre ? Quelques pages plus loin, ce n’est plus le cas. Outre le cadre, j’ai toutefois bien aimé ces références aux légendes, aux histoires de sorcières. J’ai été moins happée par cette histoire que par le premier roman de l’auteur. Est-ce dû au fait de lire sur liseuse ?

Je remercie Netgalley et les Editions Presses de la Cité pour cette lecture.

Juste avant de mourir de S.K. Tremayne

Date de sortie : 21 mars 2019

Editeur : Presses de la Cité

Nombre de pages : 326

ISBN : 9782258150751

Mers mortes d’Aurélie Wellenstein

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Résumé Mers mortes d’Aurélie Wellenstein

Le monde subit la canicule. Il fait très chaud. Les mers ont disparu mais elles se soulèvent et c’est à chaque fois la peur de mourir.

Oural est un exorciste. Il est devenu le maître. Tous ceux qui vivent avec lui ont confiance. Une vague arrive et il se prépare pour protéger les siens.

Avis Mers mortes d’Aurélie Wellenstein

Est-ce que la nature reprendra le dessus sur ce qui reste d’humains ? Ce roman peut-il être considéré comme ce qui pourrait arriver d’ici quelques années, pas si lointaines ? Comme l’auteur, je ne l’espère pas.

Le monde est un véritable désert. C’est la canicule. Il n’y a plus d’eau. Il reste quelques humains qui attendent, avec angoisse, ces mers mortes, ces vagues déferlantes chargées d’âmes qui veulent se venger de ce que les humains lui ont fait subir. Mais il reste Oural et le capitaine d’un bateau, Bengale. Oural est un exorciste. Il a un pouvoir pour protéger ceux qui sont avec lui contre ces mers mortes. Bengale en fait son prisonnier car il a un dessein. Trouver l’animal à la tête de tout ça et tenter de sauver le monde qui reste.

Oural est allié à une dauphine fantôme. Les deux hommes vont apprendre à se connaître, s’apprécier. Pour Oural, rencontrer d’autres humains, d’autres vies, c’est une ouverture sur un monde en déclin. Il n’est pas seul. L’un avec l’autre vont-ils sauver, en définitive le monde ou ce qu’il en reste ? Oural passe par différentes phases dans sa relation avec Bengale. Ce sera le déni, l’envie d’être accepté parmi ce monde de pirates, retrouver les siens, s’enfuir, revenir. De plus, il apprendra vraiment qui est réellement Bengale et ce sera encore plus difficile pour lui. Malgré tous ces questionnements, cette aide qu’il peut apporter aux pirates, il prendra des décisions, souvent difficiles, qui leur permettront d’avancer. Oural n’est l’esclave de personne, il veut être un homme libre même si contre son gré, il a pu tuer pour permettre aux autres de rester en vie et cela va, bien entendu, à l’encontre de ses idées. Cette relation entre les deux hommes est très bien évoquée, détaillée. Sans être fan de tous les personnages, je les ai tous très bien appréciés avec leur histoire personnelle.

L’auteur nous donne des sensations, des images très fortes. Avec elle, on s’interroge sur ce que nous faisons de mal envers la nature, sur cette pêche intensive, sur ces eaux polluées continuellement, sur ces marées noires qui dévastent tout. Cela permet une énorme prise de conscience. Tout le monde devrait lire ce roman et peut-être que les êtres humains réfléchiraient un tant soit peu. Roman écologique où le rythme ne faiblit aucunement. Les conséquences désastreuses pour tous. Car sans eau, sans animaux que peut-on faire ? Les gens meurent, leurs pires instincts se dévoilent. C’est une question de vie, de survie, que d’avoir de l’eau, des animaux pour vivre ensemble en toute quiétude. Les descriptions sont très réalistes quant à ce monde perdu qui se rebiffe, qui veut vaincre, qui sème la terreur comme lui l’a connu. Les humains, également, ont souffert, parqués dans des endroits inadmissibles avec sa pauvreté, sa violence, ses maladie.

Je remercie Babelio pour cette Masse Critique et les Editions Scrineo.

Mers mortes d’Aurélie Wellenstein

Date de sortie : 14 mars 2019

Editeur : Scrineo

Nombre de pages : 363

ISBN : 978-2-3674-0660-2

Sans mon ombre d’Edmonde Permingeat

Sans mon ombre d'Dedmonde Permingeat - Editions de l'Archipel

Sans mon ombre d’Dedmonde Permingeat – Editions de l’Archipel

Résumé Sans mon ombre d’Edmonde Permingeat

Alice et Célia, jumelles, se retrouvent dans les Calanques. Mais la rencontre tourne mal. Célia reçoit des gifles retentissantes de sa soeur. Elle tombe et meurt.

Alice prend la place de sa soeur au sein de sa famille.

Avis Sans mon ombre d’Edmonde Permingeat

Deux soeurs au caractère opposé mais qui se ressemblent tant et plus. Alice a toujours été la plus érudite, elle est d’ailleurs prof de philo et profite de la vie comme elle le souhaite. Elle a fait la fierté de son père mais a toujours été rabaissée par sa mère. Frondeuse, elle a toujours bousculé les ordres, au contraire de sa jumelle. Cette dernière a trouvé l’amour de sa vie très jeune, a été maman assez tôt et semble avoir une vie de rêve, à l’abri de tout souci matériel. Mais c’est l’arbre qui cache la forêt. Alice a toujours été jalouse de sa soeur car elle voulait être l’unique. Déjà, petite, elle a toujours voulu se différencier, exister sans l’autre. Elle en a pris conscience en voyant son double dans son miroir. Pourtant, petites, elles ont passé de bons moments ensemble, dans la ferme des grands-parents. Mais il semble que cela soit le seul endroit où la rivalité n’était pas de mise. Haine, rancoeurs, jalousies, mais il y a aussi de l’amour entre les deux soeurs et elles ne se le montrent pas.

Dans cette première partie, Alice va vivre à la place de sa soeur, comme elle l’a toujours souhaité. A elle, les belles robes, l’argent facile. Mais dans ce milieu, l’envers du décor est tout autre. Le mari se révèle pire que ce qu’Alice pensait. En plus, elle doit se conformer aux petites mesquineries des uns et des autres, à la goujaterie des hommes, aux remarques perfides de la belle-mère et de la soeur. Alice va se rendre compte de l’enfer vécu par sa soeur, surtout lorsqu’elle trouvera son journal. Elle découvrira des secrets, elle est prise dans une spirale infernale pour qu’on ne la reconnaisse pas. Une première partie du point de vue d’Alice et une seconde partie du point de vue de Célia. Pour cette dernière, elle est honnête envers elle-même mais elle est la plus forte, à mon avis. Toujours rabaissée, elle n’a jamais eu confiance en elle. Elle a toujours été sous la coupe de sa soeur et ensuite de son mari. Mais arrive un âge où elle a eu envie de prendre son envol, de vivre pour elle, ses propres expériences. Elle a toujours regretté de ne pas être proche de son double qu’elle n’a pas jalousé mais elle a été la seule à souffrir. Célia va vite apprendre que la vie n’est pas rose, que même dans le milieu de son mari, derrière les alcôves se cachent les plus sombres secrets. Prendre la vie de sa soeur, la vivre n’est pas de tout repos pour Alice qui ne doit faire aucun faux pas pour ne pas se griller. Elle va, plus ou moins, apprendre la patience pour ne pas être démasquée. Elle est assez forte, tout de même, pour ça pour ne pas réagir face à sa belle-mère, face à toutes ses mamans qui ne pensent qu’à leur progéniture, à ses parangons de vertu.

Je trouve que l’auteur ne nous détaille pas assez le pourquoi de cette violence envers Célia, à l’instant T. Bien sûr, il y a cette jalousie profonde d’Alice envers sa soeur, son Double, son Miroir. Alice qui a toujours voulu être la seule. Peut-on parler d’accident toutes ces gifles retentissantes ?

J’ai des sentiments ambivalents quant à cette lecture. J’ai aimé l’histoire mais elle souffre de certains dialogues pas assez riches, pas assez travaillés. Cela a gâché ma lecture, malgré tout. Le final est, toutefois, très intéressant. Je ne m’y attendais pas mais il n’y avait que ça pour sauver les deux soeurs. Quant à ce qui arrive quelque temps plus tard, cela démontre bien que même des jumelles ne peuvent pas tromper tout le monde. Le rythme ne souffre d’aucun temps mort. Le personnage d’Alice, vis à vis de sa soeur, n’est pas assez étoffé à mon goût. On passe très vite, un peu trop vite sur ses réactions après la mort de sa soeur, ses décisions ambivalentes. Je n’ai pas pu m’attacher à Alice car elle n’a pas été rendue assez humaine par l’auteur, même dans les derniers instants. Quant à Célia, elle n’est pas si innocente que cela, elle a grandi au fur et à mesure des années. L’auteur égrène les réflexions d’Alice par des passages en italique. Cela montre sa grande culture mais aussi son caractère frondeur qu’elle tempère avec cette expérience. 

Je remercie Netgalley et les Editions L’Archipel pour cette lecture.

Sans mon ombre d’Edmonde Permingeat

Date de sortie : 17 avril 2019

Editeur : L’Archipel

Nombre de pages : 440

ISBN : 978-2-8098-2619-7

La punition qu’elle mérite d’Elizabeth George

La punition qu'elle mérite d'Elizabeth George - Editions Presses de la Cité

La punition qu’elle mérite d’Elizabeth George – Editions Presses de la Cité

Résumé La punition qu’elle mérite d’Elizabeth George

C’est la fin des examens. Ding pousse son amie Missa, jeune fille aux notes irréprochables, à sortir. La grand-mère de Missa est tout à fait d’accord. Elles se retrouvent dans un bar avec les colocs de Ding. Tout le monde boit.

Gaz Ruddock, îlotier, vit avec un vieil homme pour l’aider dans son quotidien. Il fait tout ce qui est possible afin que l‘ordre règne dans cette petite ville de Ludlow.

Avis La punition qu’elle mérite d’Elizabeth George

Plus de 550 pages à lire, un énorme pavé pour cette vingtième enquête de Linley et Havers. J’ai cru que jamais je n’allais en voir le bout. C’est ça le problème de la liseuse. Mais même si j’ai cru ne jamais en voir la fin, ces 550 pages sont un régal, un pur bonheur. Je n’ai pas lu toutes les enquêtes de ce duo, même si je sais à peu près ce qui est arrivé à chacun d’entre eux. Barbara est toujours sous le coup d’une mutation car elle n’obéit pas aux ordres. Mais depuis quelque temps, elle tente de se conformer et elle y sera encore plus obligée car elle devra travailler avec la commissaire, Isabelle, qui ne la porte pas dans son coeur et qui veut, absolument, s’en débarrasser. Toutefois, le naturel revient vite au galop mais Barbara fait attention. Elle enquête, un tant soit peu de son côté mais en fait part à Isabelle et surtout elle obéit. Mais ce sera sans compter sur Linley qui mettra les pieds dans le plat et qui permettra au duo de travailler ensemble pour tenter de démêler cette histoire de suicide.

La première partie est donc consacrée à Isabelle et Havers qui doivent enquêter et tenter de démontrer qu’il n’y a eu aucune erreur lorsqu’un détenu est mort en détention. La deuxième partie est consacrée à Havers et Linley car Barbara avait découvert un élément qui pouvait donner un autre tour à l’enquête mais elle allait plus loin que ce qui lui était demandé. Tout ne sera pas mis à plat, mais même s’ils sont pressés par le temps, ils pourront interroger les uns et les autres, se faire leurs idées, échanger et comme ce sont des pointures dans leur métier, ils y arriveront. Mais c’est un travail d’équipe entre Londres et eux.

Outre l’enquête, ce roman est consacré aux relations humaines. Les relations de travail, les relations amoureuses, le respect envers les uns et les autres. Les relations humaines ne sont pas faciles. Une mère et femme peut prendre le dessus sur son couple, sur ses enfants, imposer ses choix, surveiller. Mais la vie se charge de remettre les choses à leur place. Est-ce que cela sera trop tard pour faire machine arrière ? L’auteur s’est énormément renseigné sur la police britannique, sur ses fameuses coupes budgétaires qui empêchent d’avoir du personnel sur place pour pouvoir enquêter comme il le faut. Avec Isabelle, c’est l’alcoolisme qui est en ligne de mire. Mais il n’y a aucun jugement. L‘alcoolisme peut être dû à de nombreuses choses. Mais il est dévastateur pour ceux qui en sont atteints et ceux qui sont autour. Il anéantit une vie de famille, il peut anéantir un travail, des responsabilités. Il faut juste que le malade prenne conscience qu’il faut qu’il soit aidé. Elizabeth George s’attache également à ces jeunes, qui veulent prendre leur envol, qui continuent leurs études et qui boivent tant et plus, qui privilégient les relations sexuelles même si leur partenaire n’est pas d’accord. Mais s’ils peuvent être très vite soupçonnés, d’un autre côté, ce ne sont pas eux qui sont les principaux responsables.

Et toujours ce ton humoristique quand il le faut. Et cela passe par Barbara qui fait des claquettes et qui a été prise en charge par la secrétaire du département. Cette dernière ne s’en laisse pas compter et refuse toutes les excuses de Barbara. Surtout qu’il y a un spectacle, et bien entendu, Linley va s’en mêler. Je m’imagine ces personnages tout ce qu’il y a de plus british, surtout Linley. Ils sont toujours autant humains et cela fait du bien.

Je suis toujours autant surprise par Elizabeth George. Qu’une américaine, qui vit aux Etats-Unis, transpose ses histoires en Grande-Bretagne, dans des lieux autant reculés, cela me sidère toujours autant. Ce n’est pas la même culture même si les êtres humains, sur n’importe quel lieu de la planète, ont pratiquement tous les mêmes aspirations.

Je remercie Netgalley et les Editions Presses de la Cité pour m’avoir permis de lire cette vingtième enquête.

La punition qu’elle mérite d’Elizabeth George

Date de sortie : 7 mars 2019

Editeur : Presses de la Cité

Nombre de pages : 553

ISBN : 9782258117761

Le mystère Lagerfeld

Bilan de lectures en mars 2019

Qu’ai-je lu en ce mois de mars ?

Le mystère Lagerfeld de Laurent Allen-Caron

Le mystère Lagerfeld de Laurent Allen-Caron

J’ai passé un bon mois de lecture avec des livres éclectiques. Le compte est bon, je pense. J’ai découvert des auteurs et j’en suis ravie. J’ai lu deux livres pour adolescents. J’ai retrouvé Octavie Delvaux. J’ai lu un premier roman. J’ai lu une biographie. J’aurais dû lire les deux premiers tomes. Le nombre de livres lus en ce mois de mars, mois du printemps est de 8.

Je vous les rappelle :

Sorcières & Chasseurs, Tome 3, Silence de Charlotte Munich 

Emily Brontë Une vie de Denise Le Dantec

Adopteuntueur.com d’Enzo Bartoli

Punir d’aimer d’Octavie Delvaux

Ma vie n’est pas un roman d’Alina Bronsky

Les âmes englouties de Susanne Jansson

Les aventures étonnantes du merveilleux minuscule Benjamin Berlin de Julien Dufresne-Lamy

Le mystère Lagerfeld de Laurent Allen-Caron