Le triomphe des ténèbres de Giacometti et Ravenne

Le triomphe des ténèbres Giacometti et Ravenne

Le triomphe des ténèbres Giacometti et Ravenne

Résumé Le triomphe de ténèbres de Giacometti et Ravenne

En 1938, Neuman est prêt à partir rejoindre sa femme en Angleterre. Il attend un visiteur. Mais ce sont les Allemands qui arrivent. Allemands qui cherchent un livre du Moyen-Age.

Quelques mois plus tard, au Tibet, Weistort est à la recherche de la Swastika.

Avis Le triomphe de ténèbres de Giacometti et Ravenne

Quant Eric Giacometti et Jacques Ravenne te bousculent, cela donne le premier tome de la trilogie, Le cycle du Soleil Noir, soit Le Triomphe des Ténèbres. Bousculée, je l’ai été. J’ai eu du mal à me plonger dans ce roman. Pourquoi ? Parce que j’ai été habituée aux enquêtes d’Antoine Marcas, le personnage récurrent, dont il me reste quelques enquêtes à lire. Bousculée parce que j’ai eu l’habitude que les deux auteurs mêlent passé et présent. Mais dans Le Triomphe des Ténèbres, ce n’est qu’un passé proche. La guerre menée par les Allemands, les SS. Je croyais ne rien avoir à apprendre à ce sujet, suite à deux documents lus il y a peu. Mais là, les auteurs se sont appuyés sur des documents trouvés et qui démontrent que certains dirigeants Allemands étaient obnubilés par l’ésotérisme, le pouvoir que cela pouvait leur amener au niveau mondial. Donc, après avoir été bousculée, avoir mis du temps à me plonger dans ce roman, j’ai été, encore une fois, scotchée par l’histoire avec un petit h et un grand H, racontée par les auteurs. Entre vérités et imagination, le lecteur ne sait pas trop où il se trouve. Cela va être dur d’attendre un peu plus de six mois pour lire le second opus.

Entre roman et document, surtout pour le début, tout se passe pendant la Seconde Guerre Mondiale. L’Allemagne est déjà bien installée en Europe. Elle a commencé ses exterminations. Les débuts du nazisme sont relatés tout comme sur quoi se sont appuyés les dirigeants nazis et notamment Hitler. Cela fait froid dans le dos. Mais rien ne peut nous étonner de ces personnes là qui vont détourner, à leur profit, ce qui est, au départ, censé faire le bien. Eric Giacometti et Jacques Ravenne ont posé les fondations de leur trilogie. Entre ésotérisme, magie, astrologie, certains dirigeants nazis vont piller des trésors et des trésors, que ce soit des livres, des tableaux, … et tout cela pour devenir les maîtres du monde. Bien entendu, nous avons les relations internationales entre l’Allemagne et d’autres pays, notamment l’Espagne et l’Angleterre. La fuite de nombreux Espagnols face à Franco. Ils n’ont pas trouvé mieux en France mais ont rejoint le maquis. Le personnage de Churchill est fidèle à lui-même. Pragmatique, dans ce roman, il devra tout de même réviser un tant soit peu ses croyances face aux éléments qui lui seront présentés.

Ce roman est riche d’une belle palette de personnages. Outre les noms récurrents de l’histoire du nazisme que tout un chacun connait, avec leurs caractères bien trempés, leurs luttes intestines pour être bien vus d’Hitler, dans ce roman, nous avons quatre personnages principaux. En effet, Laure Destillac arrive assez loin dans le roman. Ce qui est normal puisque le château de Montségur appartient à ses ancêtres et qu’il est le théâtre de recherches de la part des nazis. Weistort, le nazi à la tête d’un département allemand, débute ce roman. Profondément inhumain, il a des idées bien ancrées, il n’hésite pas à recourir à cette violence qui fait froid dans le dos pour retrouver ces fameuses Swastika, au nombre de quatre, qui vont asseoir le pouvoir nazi. Enfin, c’est ce qu’ils pensent tous. Ensuite, il y a Tristan, un Français, que l’on découvre en Espagne. Lui ne saura jamais s’il va être tué ou sauvé par les Espagnols, les nazis. Fort, certes, on apprendra bien évidemment son rôle dans cette fameuse quête. Mais Tristan est un homme, un homme qui a besoin d’une femme, qui peut tomber amoureux. Ce sera Laure ou peut-être Erika, cette archéologue allemande. Cette dernière semble ne pas accepter tout ce qui se passe dans son pays. Elle a déjà connu la violence avec son père. Elle a appris à ne pas montrer ses émotions. Femme instruite dans un pays où la femme est cantonnée à un rôle de mère, de femme au foyer, elle doit tout de même faire face à ces hommes au pouvoir immense.

Bien entendu, tous les fans de Marcas ont attendu de savoir si leurs deux auteurs favoris vont oublier ou pas Marcas. A vous de lire ce roman. Pour ma part, ils m’ont pris par surprise, je dois bien le dire.

J’ai un petit regret en ce qui concerne ce roman. Et ce regret arrive de plus en plus souvent. Fautes d’impression ou de relectures, j’ai trouvé trois ou quatre coquilles situées vers la fin du roman, comme s’il fallait se dépêcher à clôturer un roman. Cela me donne un sentiment de travail bâclé. Je suis désolée de l’écrire mais cela arrive pratiquement à chaque fois maintenant dans les romans que je peux lire. Bref, malgré cela, j’ai aussi envie d’écrire merci à Jacques Ravenne et Eric Giacometti pour nous avoir fait partager un moment intime, le mariage de Jacques Ravenne. C’était vraiment sympa de voir de si belles photos et autant de bonheur. Sur ce, il me tarde de lire la suite car là je ne suis pas en retard et je me plonge dès que possible dans une aventure d’Antoine car, là, franchement, j’ai du retard à combler.

Le triomphe des ténèbres de Giacometti et Ravenne

Date de sortie : 4 avril 2018

Nb pages : 476 pages

Editeur : JC Lattes

ISBN : 978-2-7096-5608-5

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Bal in my Pal #18-2018

Une Kube Spéciale, un P’tit Colli rapide, un gain concours.

Je te vois Clare Mackintosh

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Toxique de Niko Tackian

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Projet Anastasis Jacques Vandroux

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Le cercle Bernard Minier

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Séquoias Michel Moutot

Séquoias Michel Moutot

 

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Erreurs fatales de Vincent Nouzille, Comment nos Présidents ont failli face au terrorisme

Résumé Editeur Erreurs fatales de Vincent Nouzille

Que ce soit par aveuglement, naïveté ou passivité, nos présidents successifs ont, depuis plus de trente ans, commis des erreurs fatales face au terrorisme, avec des conséquences graves pour notre sécurité. Improvisations après les attentats, réformes retardées ou bâclées, gestion chaotique des prises d’otages, marginalisation des juges, déni de la montée du djihadisme intérieur, failles du renseignement, confusions diplomatiques, faux pas militaires, comme en Libye ou en Syrie, dérapages en Afrique : la liste est longue.

Longtemps, nos présidents ont cru que la France serait protégée par un dispositif judiciaire et policier qu’ils croyaient efficaces. Mais le feu couvait, les alertes ont été nombreuses, et nos gouvernants ne les ont pas entendues, y compris au lendemain des attaques meurtrières de 2015, dont certaines auraient pu être évitées. Alors que plusieurs vagues d’attentats ont mis en lumière les carences du pilotage de la lutte antiterroriste et du renseignement, ainsi que l’absence de coordination et de prévention, rien n’a été fait pour y remédier efficacement.

Pendant deux ans, Vincent Nouzille a enquêté sur ces ratages, en recueillant des témoignages inédits d’acteurs de premier plan et en collectant des centaines de documents confidentiels. Des dérives de la cellule antiterroriste de Mitterrand aux surenchères martiales de Hollande, en passant par les rapports enterrés par Chirac et l’affaiblissement du renseignement de terrain par Sarkozy, son récit apporte de nombreuses révélations sur la lutte antiterroriste vue de l’Élysée et dresse un bilan accablant de l’action – ou de l’inaction – de nos présidents face à une menace grandissante. Il démontre que le prochain élu devra avant tout faire preuve en la matière de lucidité et de courage.

Vincent Nouzille, journaliste d’investigation indépendant, collabore régulièrement au Figaro Magazine et réalise des documentaires de télévision, après avoir travaillé notamment pour L’Express, Marianne et France Inter. Il est l’auteur de nombreuses enquêtes de référence, dont Les Tueurs de la République (Fayard, 2015), dans laquelle il révélait l’existence des assassinats ciblés décidés par François Hollande.

Avis Erreurs fatales de Vincent Nouzille

Cette guerre qu’est le terrorisme. Ne peut-on rien faire ? Oui et non. Si les gouvernements et notamment la France arrêtaient avec leurs guerres intestines au sommet, dans les ministères, dans les services qui doivent protéger les Français et à chaque élection présidentielle et donc de changement de Président. Pourquoi certaines personnes, considérées, comme dangereuses, ne sont-elles plus surveillées ? Car elles ont à leur disposition de nombreux moyens pour tenter leur acte terroriste. Alors, oui, la liberté de chacun est importante. Les nouvelles lois permettent de surveiller n’importe qui, notamment par les mails et téléphones. Je n’ai rien à me reprocher et je suis contre le fait que ma liberté soit bafouée. Mais ce dont je me rends compte, tout de même, est que la loi n’est pratiquement pas appliquée, mais pas pour le citoyen lambda. Merci Manuel Valls et François Hollande.

Ce document, ces recherches, ces enquêtes démontrent tout ce qui s’est passé, mais est-ce que tout est publié car il doit rester des choses marquées secret défense. En premier lieu du temps de Mitterand. Pour moi, cela a été un rappel des attentats qui ont secoué la France en ce temps-là. Et on voit que, même s’il a tenté quelque chose, il ne s’est pas entouré des bonnes personnes, vu qu’il avait peur des services de renseignement. Services fragmentés qui ne se faisaient pas confiance, qui épuraient les informations communiquées. Cela continue du temps de Chirac en moins bien. Arrive ensuite Sarkozy qui a tenté mais n’a pas réussi. Et pour finir, Hollande. Malgré son caractère mou, il s’est révélé un véritable chef de guerre qui appliquait la loi du Talion.

Bref, les Français n’ont pas été protégés, que ce soit dans leur pays ou à l’étranger. Il ne faut pas oublier que le terrorisme concerne les prises d’otages. Si toutes ces organisations, les pays dont elles sont issues bénéficient d’armes, d’argent des pays qu’elles peuvent combattre, les relations sont vite coupées. Le terrorisme, la prise d’otage leur rapporte énormément d’argent et ils peuvent ainsi continuer à recruter. La France, avec ses différents services, ses hommes au pouvoir, dans les ministères n’arrive pas à gérer. Elle est dépassée et ne prend pas en compte les rapports émis par des politiciens qui peuvent apporter de bonnes idées à appliquer. Pourtant tous ces hommes dans ces services subissent, eux aussi, le terrorisme, car ce sont également des soldats qui peuvent mourir. Ce sont des personnes qui connaissent à fond leur métier mais à certains moments ils peuvent manquer de moyens car ils croulent sous les affaires.

Et que dire de la justice, organe indépendant qui ne peut pas travailler et ce pour différentes raisons. Elle est le parent pauvre de l’Etat, comme les citoyens. Ces derniers ne sont pas assez protégés. Et comme le Président doit leur assurer la sécurité, ils peuvent se retourner contre la France. Pourtant, les belles paroles sont là mais elles ne sont pas suivies d’effet. Otages, citoyens, la vie a un prix mais elle ne représente pas un poids assez important face à l’Etat.

L’auteur et les personnes qu’il a pu interroger sont assez pessimistes quant à l’avenir, proche et lointain. Les Français vont soufbfrir. Les attentats auront plus d’ampleur. Et comme on peut s’en rendre compte de plus en plus, il faut se méfier de tous car le terrorisme est bien implanté en France et en Europe.

L’auteur détaille des relations internationales dans ce qu’elles ont de plus complexes. Comment ménager la chèvre et le chou et laisser le citoyen de son pays dans l’ignorance ? Document très bien instruit, avec l’accès à des rapports, des interviews. Prise de position de l’auteur face au terrorisme ? Je ne sais pas, mais en lisant ce document, et je ne l’ai pas lâché car vraiment très intéressant, je suis ressortie très en colère face à tous ceux qui nous gouvernent, qui ne prennent pas en compte nos vies, qui nous manipulent tant et plus. Et j’ai pris une décision en ce qui concerne les prochaines élections. Lors du second tour de la Présidentielle, j’avais voté comme bon me semblait, je ne voulais pas donner ma voix à une personne que je critiquerai tout le long de son mandat. Maintenant, quelles qu’elles soient les élections, ma voix n’ira à aucun des candidats. Ce sont tous des menteurs qui mettent nos vies en danger par leur inertie.

Je remercie Babelio pour cette sélection Masse Critique et les Editions J’ai lu.

Erreurs fatales de Vincent Nouzille, Comment nos Présidents ont failli face au terrorisme

Date de sortie : 13 juin 2018

Editeur : J’ai Lu

Nombre de pages : 479

ISBN : 978-2-290-15362-8

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Le tableau de Frédérique de Keyser

Le tableau de Frédérique de Keyser

Le tableau de Frédérique de Keyser

Résumé Le tableau de Frédérique de Keyser

Séraphine est en train de montrer son tableau à son amant du moment. Mais l’un et l’autre se rendent compte qu’ils vont se séparer. Après un gros coup d’éclat dans ce restaurant, Séraphine part.

Dans le hall, Gabriel, qui a tout entendu, fait exprès de la bousculer alors qu’elle est plongée dans ses pensées.

Avis Le tableau de Frédérique de Keyser

Pas de déplaisir, ni de réel plaisir à la lecture de cette histoire. Peut-être que le moment ne s’y prêtait tout simplement pas. Je n’ai pas eu de mal à entrer dans l’histoire, à suivre son déroulement, mais pour une fois, je ne me suis prise d’affection pour aucun des personnages principaux, que ce soit Séraphine ou encore Gabriel. Arthur a pu trouver quelques grâces à mes yeux.

Gabriel rencontre Séraphine dans le hall d’un grand hôtel après qu’elle ait rompu avec son amant du moment. Séraphine est accompagnée d’un magnifique grand chien. Cette rencontre va les bouleverser l’un et l’autre. L’alchimie, notamment sexuelle, est bel et bien là. Mais ils vont être pris à leur propre piège, notamment Gabriel.

Séraphine est peintre, jeune, belle, rousse, aux formes affriolantes. Elle est libre, a des idées bien arrêtées sur la condition des hommes et des femmes. Elle veut que ces dernières ne restent pas sous le joug des hommes. Séraphine vit sa sexualité comme elle l’entend, même si cela ne plait pas aux communs des mortels. Elle vit à Montmartre, le quartier des artistes. Lorsque Gabriel lui commande ce tableau, elle hésite mais ce tableau de Gabriel, qui doit faire ressortir tout ce qu’ils vont vivre ensemble, passionnément, sera-t-il achevé ?

Gabriel est le fils d’un banquier. Il aime tous les plaisirs, notamment ceux de la chair. Il ne veut pas se laisser embarquer dans une histoire d’amour. Il veut vivre comme bon lui semble. Mais la personnalité de Séraphine, sa vie vont tout bouleverser. Je dois avouer que les sentiments de l’un et de l’autre sont vraiment bien décrits. Ce sont deux personnalités très fortes qui devront mettre de côté certains éléments de leurs caractères pour se comprendre ou alors se les expliquer. Heureusement qu’il y a Arthur, le meilleur ami de Séraphine, et occasionnellement amant, qui va étudier Gabriel et un tant soit peu l’aider à faire la lumière en lui. Personnage haut en couleur mais adorable qui veut protéger, avant tout, sa meilleure amie, pour qu’elle ne souffre pas. Car Séraphine, mais aussi Gabriel, vont souffrir face à cette nouveauté qui bouleverse le marché qu’ils ont passé.

Outre cette histoire, l’auteur s’attache à nous décrire Paris, ses habitants et surtout Montmartre, ce fameux quartier des artistes. Des peintres, oui. Mais s’ils sont comme Séraphine, leur art les rend d’autant plus sensibles et ils peuvent être incompris par le commun des mortels. Paris change entre le jour et la nuit. Si la société est policée le jour, qu’elle fait face à ses us et coutumes, juge, bien-pensante et très conservatrice, la nuit tous se libèrent et font face à leurs désirs. Entre sociétés secrètes, maisons closes, bars et restaurants, le beau monde s’encanaille à l’extérieur avec ceux qu’ils ne côtoient pas la journée. De nombreux rappels historiques sont également présents, comme la Commune. Et surtout n’oublions pas que les chapitres sont tous nommés, via un tableau et un peintre.

Je remercie Netgalley et les Editions Erato pour cette lecture.

Le tableau de Frédérique de Keyser

Date de sortie : 4 avril 2018

Nb pages : 335 pages

Editeur : Erato

ISBN : 978-2-37447-377-2

Bilan de lectures en juin 2018

Qu’ai-je lu en ce mois de juin ?

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Joli mois de juin en matière de lectures ? J’ai continué à lire dans les transports en commun car je veux me mettre à jour de mes lectures avant d’aborder les dernières nouveautés, dont certaines datent, qui ont été des achats. J’essaie également de lire entre midi et deux. J’ai lu un roman pour adolescents qui seront édités au mois d’août. Un mois avec du bon et du moins bon sans réel coup de coeur toutefois. Nombre de livres lus en ce mois de juin 2018, 8, dont un qui n’est pas dans la liste puisqu’il fait partie de la rentrée littéraire 2018.

Je vous les rappelle :

Silver Water d'Haylen Beck
L’île des absents de Caroline Eriksson
Deux jours avec lui avec M-A Chabarni
Trop de chefs, pas assez d’indiens de Marion Achard
Sang maudit d’Ange
Esclave du rythme Le rythme #1 de Jane Harvey-Berrick
7 ans de silence de JoAnn Chaney
Un mariage anglais de Claire Fuller