Hôtel Grand Amour de Sijoerd Kuyper

Hôtel Grand Amour Sijoerd Kuyper
Hôtel Grand Amour Sijoerd Kuyper

Avis Hôtel Grand Amour de Sijoerd Kuyper

Nous sommes aux Pays-Bas. C’est l’histoire de Vic, un jeune adolescent qui joue au football. Sa mère est décédée. Il a trois soeurs, dont deux plus âgées que lui. Lors d’un match très important, Vic tente un pénalty. Il voit son père s’effondrer dans les tribunes. Vic est également amoureux d’Isabel.

Avec ce roman, destiné aux adolescents, l’auteur nous immerge dans le quotidien de quelques jours de ce jeune homme qui tient un journal enregistré. Avec la maladie de son père, les enfants vont devoir faire tourner l’hôtel car celui-ci ne peut pas accueillir un remplaçant. Les situations vont être assez difficiles pour ces enfants, mais aussi cocasses. Ils devront se serrer les coudes, ce qui n’est pas facile. De plus, Vic, seul garçon, doit tenter de comprendre ses trois soeurs. Des filles ! Le malheur, pour lui.

De plus, Vic est amoureux d’Isabel. Mais l’un et l’autre sont jeunes. Si Isabel sait ce qu’elle veut, elle mène, un tant soit peu, par le bout du nez Vic qui ne sait pas trop sur quel pied danser. Ils jouent un peu au chat et à la souris. Amoureux oui ! Mais leurs paroles dépassent bien souvent leurs pensées. Il faudra plusieurs situations pour que tout rentre dans l’ordre. Dans ce roman où la parole est donnée à Vic avec ses enregistrements, on assiste à quelques paroles d’Isabel qui donne également des indications sur ce qui s’est passé entre eux.

En tant qu’adulte, j’ai eu du mal avec ce roman car je l’ai abordé avec mon vécu et mon passé d’adulte. J’y ai cherché ce qu’un jeune n’irait pas chercher forcément. Pour lui, cette lecture serait récréative. Cela n’a pas été le cas pour moi. J’ai eu du mal à y rester plongée, à le finir. Les personnages sont sympathiques, attachants. Les situations vécues sont racontées d’une manière cocasse.  L’auteur y aborde le thème de la mort, la perte d’un être cher, surtout une mère. Difficile pour des enfants d’y faire face. Ils réagissent à leurs façons. C’est le cas pour Vic et ses soeurs. Cette mère est très présente pour Vic, dans ses souvenirs, pour son avenir. C’est aussi la perte d’une épouse. Le mari tente, par tous les moyens, de protéger ses enfants. Ils ne doivent pas travailler même si la situation financière ne se révèle pas florissante. A cela s’ajoute, la peur de perdre le parent qu’il leur reste. Vic est très proche de son père. Ce père qui lui donne les meilleurs conseils. Mais pour que celui-ci ne s’inquiète pas, il va lui mentir, lui enjoliver la situation. Que ce soit Vic ou ses soeurs, ils trouveront la parade. Histoire d’amour entre frère et soeurs. Elle n’est pas facile cette relation. Chacun y va de sa petite réflexion. Mais au fur et à mesure de l’histoire, ils vivront une très belle aventure, en ressortiront grandis et encore plus unis. Cela n’empêchera en aucun cas qu’ils se disputeront encore à l’avenir. Amour entre jeunes, amour retrouvé. Le thème de l’amitié et de l’entraide sont également présents et démontre qu’on est plus fort à plusieurs.

Le thème de la maladie, de l’hôpital et de cette attente difficile qui fait resurgir de nombreuses émotions, des pensées. Le chagrin, même lointain, refait surface.

Je remercie Netgalley et les Editions Didier Jeunesse pour cette sélection.

Résumé Hôtel Grand Amour de Sijoerd Kuyper

Vic vit son dernier match de football de la saison.

Il voit son père s’effondrer.

Il tient un journal pour tout raconter.

Hôtel Grand Amour de Sijoerd Kuyper

Date de sortie : 4 octobre 2017

Nb pages : 224

Editeur : Didier Jeunesse

ISBN : 9782278085644

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Demain il sera trop tard de Jean-Christophe Tixier

Demain il sera trop tard de Jean Christophe Tixier
Demain il sera trop tard de Jean Christophe Tixier

Avis Demain il sera trop tard de Jean-Christophe Tixier

Je suis dubitative. L’histoire aurait pu extrêmement me plaire mais je pense être tombée au mauvais moment de lecture. De plus, elle a été longue à se mettre en place. Mais l’auteur devait présenter les faits et les personnages. Et souvent, cela doit prendre le temps qu’il faut. Un peu science-fiction, un peu réalité si on se projette à ce niveau. Car que nous réserve l’avenir ? La fin m’a laissé également sur ma faim. Je la trouve un peu bâclée mais il y a tout de même un message d’espoir. Malgré le cantonnement des populations, celles-ci arrivent, enfin ceux qui veulent se battre pour la liberté, contre tous les pouvoirs, à se rejoindre et continuer la lutte. C’est en s’unissant, en mariant tous les talents que l’on peut organiser une résistance. Il suffit de trouver les moyens, les failles d’un système. Car dans tout système, il en existe des failles. L’auteur nous démontre que tout ce que l’on peut laisser sur le Net peut nuire au final à l’être humain. Toutes ses informations sont détenues et peuvent servir à ceux qui cherchent à prendre le contrôle.

L’auteur nous offre une belle palette de personnages, qui ont pratiquement tous le même âge. Deux Longs Termes, Virgil et Jolson qui apprennent qu’ils sont en définitive des Courts Termes. Si l’un devient vite un fugitif et accepte plus ou moins sa condition pour retrouver sa soeur, l’autre veut rester tel qu’il est et servir, toujours servir et obéir. Il veut également venger son père, assassiné par un Court Terme.

Ensuite, il y a Lou qui a rejoint le réseau. Elle veut faire toute la lumière sur la mort de ses parents. Elle traque, elle traque continuellement toutes les informations. Lou est une de mes préférées. Enna est, elle, une Court Terme, qui travaille chez les Longs Termes et qui voit son amie mourir.

La lutte s’engage donc contre ce pouvoir, ces sociétés qui ont décidé de tout pour tous et ce au niveau mondial. L’auteur dénonce ce choix économique, ces choix politiques, cette absence de liberté. En effet, ceux qui sont des Longs Termes ont droit à tout, études, bonnes situations et bon environnement. Les Courts Termes essaient d’améliorer un tant soit peu leur vie. Courts et Moyens sont las, résignés.

Entre implants, mouchards, tous n’ont plus aucune vie. On sait tout d’eux. Entre la fuite de Virgil, ses prises de conscience, ses rencontres, le jeune homme va grandir, changer avec des buts bien précis. Il va se révéler car il sait qu’il lui reste que quelques années à vivre et il voudra vivre chaque instant pour ne pas les regretter.

Même si le roman a été long à se mettre en place, il est très bien construit. Le lecteur ne se perd pas du tout entre les différents personnages, histoires et luttes des uns et des autres car elles vont, en définitive, se rejoindre. Tout est bien expliqué. Rien ne parait surréaliste. Suite à la première révélation faite, d’autres seront réalisées et elles tombent toujours à point nommé. Les personnages vont mener tambour battant, une lutte contre le temps, contre ceux qui veulent les anéantir. Ils vont aussi découvrir des amis, des traitres mais aussi la peur et l’amour. Une peur qui monte crescendo.

Je remercie Netgalley et encore une fois les Editions Rageot pour leur confiance.

Résumé Demain il sera trop tard de Jean-Christophe Tixier

Nino et Gillian se suicident. Ils savaient qu’ils disparaitraient à 17 ans.

Virgil est heureux. Il sait qu’il lui reste 69 à vivre. Il va voir un concert qui dénonce le système.

En rentrant, un message de sa mère lui annonce qu’il doit fuir.

Demain il sera trop tard de Jean-Christophe Tixier

Date de sortie : 13 septembre 2017

Nb pages : 427

Editeur : Rageot

ISBN : 978-2-7002-5316-0

Marche à l’étoile d’Hélène Montardre

Marche à l'ombre d'Hélène Montardre
Marche à l’ombre d’Hélène Montardre

Avis Marche à l’étoile d’Hélène Montardre

Ce roman n’est pas un coup de coeur, mais presque. Le sujet de l’esclavage m’a toujours intéressé. La quête d’identité, savoir qui on est, également. L’auteur réalise avec brio un roman tout en sensibilité, plein d’émotions. Encore un roman destiné aux adolescents qui apprendront beaucoup de choses mais que les adultes liront également avec passion. Cela a été mon cas. Le lecteur est partie prenante de ces deux histoires, de ces hommes, Billy et Jasper. Le dernier est le descendant de Billy mais ce n’est pas si simple. Il le sent dès le départ, dès qu’il découvre ce cahier mais pendant un long moment, il ne saura pas si c’est vrai ou faux. De toutes façons, il veut y croire.

L’auteur nous raconte l’histoire de ce jeune esclave, Billy, qui fuit par peur d’être accusé du vol d’une boucle d’oreille. Son périple va lui faire traverser tous les Etats-Unis avec comme objectif, être libre. Si je connaissais la vie dans les plantations des esclaves pour avoir lu de nombreux romans, je n’étais pas au courant de ce réseau qui a été mis en place pour que les esclaves soient aidés dans leur quête de liberté. Aide qui peut se retourner contre ces personnes toutefois. Mais ils sont acharnés, ils ne se connaissent pas ce qui évite, s’il y a torture, de donner des noms. C’est une formidable leçon d’histoire qui rappelle celle de la Résistance lors de la Seconde Guerre Mondiale. Peut-être en est-elle issue. Je ne peux pas l’affirmer. Dans cette quête de liberté, Billy, qui ne sait ni lire, ni écrire, devra faire confiance à son instinct, à son étoile. Il rencontrera de nombreuses personnes qui vont l’aider. La vie ne sera pas facile puisqu’il apprendra au fur et à mesure à faire confiance à son corps, à observer cette nature immense, qui peut être hostile également. Il devra faire preuve d’astuces et cacher toujours sa caractéristique, une mèche rousse. Billy est un jeune homme tenace qui devient de plus en plus affuté, malgré la peur et les conditions. L’auteur a un véritable art de conter, de décrire des paysages magnifiques, des hommes et femmes sensibles à la cause des esclaves. Mais aussi ceux qui traquent inlassablement. Cette partie est vraiment historique et ne concerne pas que les Etats-Unis. Le lecteur apprend que l’esclave n’a pas de nom, sauf celui qui lui a été donné à son arrivée. Nous assistons à une véritable chasse à l’homme. Qui sera le plus fort ?

Quant à Jasper, quand il découvre ce cahier, ce sera une véritable quête d’identité. Savoir qui il est réellement, d’où il vient. Ses recherches ne vont pas toujours être fructueuses certes. Je considère cette quête comme un devoir de Mémoire pour ne pas oublier et surtout connaître l’origine de cette boucle d’oreille laissée dans la plantation. Car le but a toujours été de la récupérer. Pour Jasper, cela devient obsédant. Comme son arrière arrière arrière grand-père, il fera preuve de ténacité. Les éléments se mettent en place au fur et à mesure pour trouver ses racines et son véritable nom. L’histoire est tout de même belle et démontre que l’amour a pu exister entre un blanc et une noire. Mais l’époque ne l’a pas voulu. Les positions familiales sont très importantes surtout lorsque cette famille a de l’argent. Elle ne prend pas en compte l’humain quel qu’il soit. J’ai été choquée, également, comme Jasper qu’il n’existe pas de musées avec les noms de tous ces esclaves, au contraire de celui du musée sur Ellis Island consacré aux immigrés.

Vous l’aurez compris, ces deux histoires sont tout simplement magnifiques. Le style est clair, riche, bien documenté. C’est une véritable leçon d’histoire, d’amour et tout se marie parfaitement Aucune lenteur, les mots défilent et chacun a son importance.

Je remercie Netgalley et les Editeurs Rageot pour cette lecture.

Résumé Marche à l’étoile d’Hélène Montardre

1854, Géorgie, la femme qui a élevé Billy lui raconte l’histoire de la mère de celui-ci avant de mourir et lui remet un bijou.

Billy est convoqué par son propriétaire. Même s’il ne doit pas bouger, il n’hésite pas à faire le tour de la grande maison. Il perd son bijou.

De peur d’être accusé de vol, il s’enfuit.

Marche à l’étoile d’Hélène Montardre

Date de sortie : 13 septembre 2017

Nb pages : 381

Editeur : Rageot

ISBN : 978-2-7002-5624-6

 

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La Sublime Communauté Les Affamés d’Emmanuelle Han

Avis La Sublime Communauté Les Affamés d’Emmanuelle Han

J’ai été sélectionnée par Babelio et donc par Actes Sud Junior, que je remercie, pour recevoir ce premier tome de La Sublime Communauté d’Emmanuelle Han. Une sélection en avant-première puisque le roman ne parait qu’au mois d’octobre 2017. Un blog est d’ailleurs consacré au roman. Je suis assez friande de romans destinés aux jeunes, adolescents. Celui-ci ne fait pas exception à la règle. Mais les parents peuvent se consacrer à La Sublime Communauté. Le roman est dense par son histoire, à couper le souffle par ses descriptions et bien construit.

Le fait qu’Emmanuelle Han ait beaucoup voyagé lui permet de nous offrir des paysages spectaculaires pour ces trois pays où se tient l’histoire de ces trois enfants, l’Amérique du sud, l’Inde et le désert africain. Cela donne une dimension énorme à l’histoire. Le paysage est beau, tel que nous pouvons le connaître. Mais les éléments peuvent se déchaîner. La nature est ainsi faite mais dans ce roman, c’est à cause de ce qui arrive, de ces passages dans un autre monde

Le monde dans lequel nous vivons est en train de vivre ses derniers instants. Ils sont des milliers, voire des millions à vouloir atteindre ces Portes, promesses d’une meilleure vie. Ce sont Les Affamés. Entre les militaires, les Guetteurs, cette personne au-dessus d’eux, on se demande ce qui va réellement leur arriver. Le lecteur sait que le chaos est en train d’arriver dans le monde présent mais dans l’autre, est-ce que ce sera vraiment mieux ?

L’auteur consacre un chapitre pour chaque enfant, Tupa, Ekian et Ashoka. Leur histoire se déroule donc et au fur et à mesure, on en apprend plus sur eux, on suit leur progression. Cela permet, avec chacun de ces chapitres de ne pas se perdre. Ils avaient 8 mois lorsqu’ils ont été enlevés. Ils ont un destin et ils doivent être contrôlés. Mais arrive-t-on vraiment à contrôler un être humain, aussi petit qu’il soit, surtout lorsqu’une prophétie doit se réaliser et qu’ils rencontrent sur leur chemin des personnes qui vont soit les aider, soit les freiner ? Même si ces enfants arrivent à être débrouillards, celui qui m’a le plus attiré est Ashoka. Je ne sais pas réellement pourquoi. J’ai trouvé qu’il souffrait plus que les deux autres. Ces trois enfants, on le pressent, se rencontreront et auront, vraisemblablement, un destin commun. Ils uniront leurs forces. Les trois ont beaucoup de colère en eux. Ils ont dû faire face à des mensonges et ils sont à la recherche de leur véritable identité, de leur passé. Entre présent et avenir, monde présent et surnaturel, des racines, différentes communautés, des traditions, le lecteur perçoit et s’ouvre à un monde riche. Ce monde est, en définitive, le nôtre avec ses nombreuses différences, sources de richesses et de partages.

Avec ce premier tome, Emmanuelle Han pose les fondations de ce qui va suivre puisqu’il y a un tome 2. Des fondations très riches. J’espère avoir la possibilité, d’une façon ou d’une autre, de lire la suite des aventures de ces enfants.

Résumé La Sublime Communauté Les Affamés d’Emmanuelle Han

Tupa fait du trafic. Il doit faire attention aux Guetteurs dans ce triangles qu’est le Brésil, le Paraguay et l’Argentine.

Ekian entreprend un très long voyage. Elle doit faire attention à ce qu’on ne lui vole pas ses affaires.

Ashoka porte la Flamme. Il est blanc et vit avec le Roi des Intouchables.

La Sublime Communauté Les Affamés d’Emmanuelle Han

Date de sortie : 4 octobre 2017

Nb pages : 374

Editeur : Actes Sud Junior

ISBN : 978-2-330-08667-1

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De l’arsenic pour le goûter de Robin Stevens

De l'arsenic pour le goûter de Robin Stevens
De l’arsenic pour le goûter de Robin Stevens

Avis De l’arsenic pour le goûter de Robin Stevens

Deuxième enquête pour le Club des Détectives composé d’Hazel et de Daisy. J’ai souvent trouvé que les deuxièmes opus étaient moins bons que les premiers mais l’auteur a réussi son pari. Ce deuxième tome est aussi bon que le précédent. Il se lit tout aussi facilement et ne se lâche pas du début jusqu’à la fin. J’ai deux petits reproches à faire par rapport à deux éléments qui ne correspondent pas à l’époque, me semble-t-il, notamment la réflexion d’une des employés de maison sur un trouble psychiatrique.

Le lecteur suit les aventures d’Hazel et Daisy qui sont chez cette dernière car elle fête son anniversaire. Elles seront rejointes par deux autres amies du pensionnat. La galerie des personnages est très importante et concerne surtout la famille de Daisy, une gouvernante, un homme invité par la mère et le personnel. Cet homme invité va mourir empoisonné. Les jeunes filles avaient déjà des soupçons sur cet homme par rapport à ses paroles, son comportement. Mais ce décès va les lancer encore plus dans leur entreprise de découvrir la vérité.

On ne change pas une affaire qui gagne. Le lecteur assiste aux réflexions des filles, à leur enquête. Elles vont se mêler de tout, se cacher dans les endroits les plus improbables et trouver des éléments pour avancer. Même si elles ont peur, surtout Hazel, elles avanceront car elles sont motivées. On découvre Hazel beaucoup plus téméraire et on en sait beaucoup plus sur sa vie et son père. Elle a pris confiance en elle. Elle est toujours la meilleure amie de Daisy. Cette dernière va passer par différents types de sentiments, vu que cela concerne sa famille. On découvre une jeune fille qui fera tout pour sauver les siens, surtout son père, mais elle ne perd pas son objectif de vue. Déjà, dans le précédent opus, le lecteur savait que Daisy, avide de reconnaissance, joue un rôle. Cela se révèle encore plus ici, au sein de sa famille. 

Vu que deux autres amies sont là, elles intégreront le Club des Détectives, mais provisoirement, selon les ordres de Daisy. A quatre, elles pourront mettre leur talent et leurs réflexions en commun.

L’auteur, avec le titre, le début, nous donne l’information primordiale. Il déroulera toute l’histoire grâce à Hazel, sans aucun temps mort. Il montre très bien la décrépitude des lieux, de cette famille aisée, des travers de chacun mais heureusement qu’il reste l’amour dans cette famille car pas touche. J’aime beaucoup, en plus, les romans qui se passent à une telle époque.

Je remercie les Editions Flammarion Jeunesse de me permettre de poursuivre la série.

Résumé De l’arsenic pour le goûter de Robin Stevens

Daisy a invité ses amies à fêter son anniversaire dans sa maison de famille. Hazel est déjà là.

Arrive l’invité de sa mère, Mr Curtis, un personnage que les filles trouvent déjà suspect.

De l’arsenic pour le goûter de Robin Stevens

date de sortie : 3 mai 2017

Editeur : Flammarion Jeunesse

Isbn : 978-2-0813-9427-8

Nombre de pages : 349

Les sorcières de Kinvar, Tome 1, La sorcière aux poupées de Marie-Laure Junier

Avis Les sorcières de Kinvar, Tome 1, La sorcière aux poupées de Marie-Laure Junier

Cette lecture fait partie d’une sélection masse critique pour adolescents. J’ai donc été sélectionnée sur ce premier tome. En effet, lorsque je ne connais pas les tomes précédents, je ne les choisis pas. Pour un jeune lecteur, le livre tient, je pense, toutes ses promesses. Pour un adulte, quelques points me gênent. En effet, j’ai remarqué quelques fautes, certes, peu. nombreuses, mais elles y sont. Ensuite, j’ai trouvé, les mentions à Emily et sa cousine, comme jolie blonde, petite blonde, un peu trop péjoratives. En tant que lectrice, même si cela fait répétition, les prénoms ne me gênaient pas tandis que ces adjectifs et noms, trop souvent répétés oui.

J’ai bien aimé la construction du roman avec ces passages en italique, explicatifs sur le monde des sorcières, en début de chapitres. J’aurais aimé en savoir plus sur la raison de la mort des parents d’Emily dans cet accident de voiture. Est-ce dû au fait que cela soit le premier tome ? Si c’est le cas, il faudra continuer la lecture. Si non, c’est un peu raté. Le roman est facile d’accès, se laisse lire. Il nous entraîne dans un monde, le destin des sorcières et celui d’une petite fille qui grandit.

Venons aux personnages. Emily est une petite fille de 9 ans quand elle perd ses parents. Elle se retrouve chez sa grand-mère, sa tante et sa cousine, toutes sorcières. Sa grand-mère ne lui est d’aucun réconfort. Sa tante ne l’aime pas. Il n’y a que sa cousine pour l’aider. Par contre, même si Charlotte est là, elle doit continuer son apprentissage pour devenir sorcière et remplacer la grand-mère. Cela prendra quelques années. Charlotte veut aider et protéger sa cousine.

Emily est une petite fille et ensuite une ado de son âge. Elle a été bercée par les contes racontés par son père. Le fait d’avoir trouvé quatre poupées de bois et leur parler lui permet de se rendre compte qu’elle a un don, mais ce n’est pas celui qu’elle croit. En effet, elle est blonde, au lieu d’être rousse, et elle a un oeil vert et l’autre bleu. Avec toutes les aventures qui lui arrivent, elle saura qui sont ses parents. Emily est une petite fille qui s’intéresse à tout, qui cherche la vérité et qui trouve de l’aide pour y parvenir. Mais qui en a après elle ? Savent-ils qui elle est réellement ? Les poupées savent aussi qu’Emily a un pouvoir. Vu qu’elle les a délivrées et qu’elles sont devenus de véritables amies, elles feront tout pour l’aider, chacune a son propre pouvoir. Entre ces quatre poupées, ce vampire qu’elle rencontre sur Internet, Emily tente d’assouvir sa soif de connaissances, sa tentative de savoir qui elle est réellement.

Résumé Les sorcières de Kinvar, Tome 1, La sorcière aux poupées de Marie-Laure Junier

Emily est une petite fille blonde qui possède un oeil vert et un oeil bleu. Elle est bercée par les contes racontés par son père. Elle est à l’affut de tout et arrive très bien à discerner l’humeur de ses parents. Dans un vide-grenier, elle voit un coffret avec quatre poupées de bois. Elles lui parlent.

Emily est victime d’un accident de la route. Elle tombe dans le coma. Ses parents sont morts.

Les sorcières de Kinvar, Tome 1, La sorcière aux poupées de Marie-Laure Junier

date de sortie : 9 décembre 2016

Editeur : Anyway Editions

Isbn : 978-2-37488-046-4

Nombre de pages : 184

Duchesses rebelles La dangereuse amie de la Reine d’Anne-Marie Desplat Duc

Duchesses Rebelles La dangereuse amie de la Reine d'Anne-Marie Desplat-Duc
Duchesses Rebelles La dangereuse amie de la Reine d’Anne-Marie Desplat-Duc

Avis Duchesses rebelles La dangereuse amie de la Reine d’Anne-Marie Desplat Duc

J’ai retrouvé avec un plaisir non dissimulé les Duchesses Rebelles et ce tome consacré à la Duchesse de Chevreuse. J’ai toujours adoré l’Histoire des Rois de France et de ceux qui gravitent autour. Quand ce sont des femmes, c’est encore mieux. Car outre le fait qu’elles aiment être bien apprêtées, qu’elles ont de l’éducation, ces femmes ont fait partie de l’Histoire. C’est ce que tente de faire l’auteur, avec Duchesses Rebelles. Tenter n’est pas le mot exact. Elle maîtrise avec succès son sujet pour le bonheur des adultes et encore plus des adolescents, même très jeunes, pour qui ces romans sont destinés.

Rappelons les faits, Mademoiselle a convié les duchesses en exil, comme elle, chez elle. Elle leur demande d’écrire leur histoire. La Duchesse de Chevreuse, la seconde donc, est heureuse d’avoir un an pour écrire les faits qui se sont déroulés et dont elle est responsable. Mais comme tout auteur, à la demande de Sophie, elle taira certaines choses et en enjolivera d’autres. Car ces Duchesses ne sont pas toutes amies, elles ont même été rivales.

On suit Marie-Aimée depuis pratiquement sa tendre jeunesse jusqu’à son exil à Dampierre. Elle a connu deux rois, Louis XIII et Louis XIV. Elle a connu Mazarin et Richelieu. Elle a tenté d’oeuvrer contre les deux. Son but était d’entrer à la Cour. Elle a réussi et est devenue amie avec les soeurs de Louis XIII, qu’elle retrouvera plus tard, et la Reine Anne, la femme de Louis XIII. Mais comme dans toute société, au cours des siècles, les amitiés se font et se défont selon les intérêts de chacun. C’est ce que démontre parfaitement l’auteur. Surtout que Marie-Aimée est une femme forte. Elle aime s’amuser et surtout elle aime le pouvoir, donc intriguer. Tout est narré à merveille, sans aucun ennui pour le lecteur. Mariée deux fois, elle s’est détachée de son second époux. En effet, ses deux maris étaient très proches du Roi et ont tout tenté pour qu’elle ne soit pas exilée. Mais ils n’ont pas pu tout réaliser. On fait connaissance, également, avec la fille de Marie-Aimée, jeune femme qu’elle n’a pas élevé. L’une et l’autre vont s’aimer profondément.

Duchesses Rebelles n’est pas un coup de coeur mais j’ai beaucoup aimé l’écriture de l’auteur et comme cela fait déjà un bon petit moment que je la lis, je ne m’en lasse pas. Comme à chaque fois, les mots utilisés à cette époque sont expliqués et il y en a beaucoup plus que sur le tome précédent. Ils peuvent se lire indépendamment l’un de l’autre sans soucis.

Je remercie les Editions Flammarion Jeunesse de me permettre de m’instruire avec ce nouvel opus.

Résumé Duchesses rebelles La dangereuse amie de la Reine d’Anne-Marie Desplat Duc

Marie-Aimée de Rohan a été invitée par Mademoiselle. Elle hésite à y aller vu qu’elles ne sont pas trop amies. Mais toutes les deux ont été bannies de la Cour et exilées.

Suite à cette rencontre, à la demande de Mademoiselle, Marie-Aimée va écrire ses Mémoires.

Duchesses rebelles La dangereuse amie de la Reine d’Anne-Marie Desplat Duc

date de sortie : 15 février 2017

Editeur : Flammarion Jeunesse

Isbn : 978-2-0813-9424-7

Nombre de pages : 382

Le journal de Nine, pourquoi c’est pas juste de Géraldine Maillet

Le journal de Nine, pourquoi c'est pas juste ? de Géraldine Maillet
Le journal de Nine, pourquoi c’est pas juste ? de Géraldine Maillet

Avis Le journal de Nine, pourquoi c’est pas juste de Géraldine Maillet

Il semblerait que la page se referme pour Leopoldine, soit Nine, puisqu’elle annonce à son journal qu’elle n’y écrira plus dessus. En effet, elle entre en 5ème et elle n’a plus de temps à lui consacrer. Mais avant toute chose, elle veut lui raconter ses vacances, son passage du statut de pré-ado à ado, ses joies, ses peines mais aussi ses questionnements qui ne trouvent pas de réponse et ses sœurs.

Ce troisième volet est toujours aussi bien construit avec les écrits de Nine, les petits dessins qui sont très bien faits et sa vie d’adolescente dont le foyer est recomposé. Tout semble bien se passer avec le compagnon de sa mère et ses enfants. Quant à son papa, elle souhaite qu’il se trouve une autre femme. Comme dans tout divorce, les parents sont liés pour le bien de leurs enfants mais ils se disputent toujours. Nine le comprend très bien même si elle aimerait bien ne pas être au milieu et ne pas recevoir les confidences de l’un et de l’autre.

Ses questions sont celles d’une adolescente. Comment m’habiller ? Comment être populaire ? Comment tomber amoureuse ? Va-t-elle réussir sa vie ? Sa famille compte énormément même si le temps des conflits arrivent. Dur de grandir et de voir son corps changer, d’osciller entre la mauvaise humeur et le bonheur. Pour tout cela, Géraldine Maillet sait parler aux très jeunes adolescents, à qui ces romans sont destinés. Et pourtant, il n’y a aucun cliché, parole d’adulte.

Une page se tourne encore pour Nine et pour moi également qui ai découvert avec très grand plaisir cette série, sur le ton humoristique mais qui évoque de nombreux faits de société qui font peur à tous ces jeunes. Je remercie les Editions Flammarion Jeunesse.

Résumé Le journal de Nine, pourquoi c’est pas juste de Géraldine Maillet

Nine entre en cinquième. Elle passe du statut de pré-ado à ado et se confie dans son journal.

Elle y raconte ses vacances, sa vie de fille de divorcés et toutes ses interrogations, joies et peines.

Je remercie les Editions Flammarion Jeunesse pour l’envoi.

Le journal de Nine, pourquoi c’est pas juste de Géraldine Maillet

date de sortie : 11 janvier 2017

Editeur : Flammarion Jeunesse

Isbn : 978-2-08-139420-9

Nombre de pages : 192

Le jour où je suis partie de Charlotte Bousquet

Le jour où je suis partie Charlotte Bousquet
Le jour où je suis partie Charlotte Bousquet

Avis Le jour où je suis partie de Charlotte Bousquet

Se plonger avec le plus grand plaisir dans la nouveauté signée Charlotte Bousquet qui sait si bien parler aux adolescents et aux plus grands. Parler mais aussi écrire.

Charlotte Bousquet nous dresse le portrait d’une jeune fille de 18 ans qui veut conquérir sa liberté malgré le poids des traditions, malgré le regard des autres et malgré le poids d’une société qui évolue très peu en faveur des droits des femmes. Ce sera donc le périple de Tidir jusqu’à la manifestation en faveur des Droits des Femmes. Pas facile pour cette jeune fille de ne pas être accompagnée. Elle rencontrera l’opprobre car une jeune fille sans chaperon est vite considérée comme une prostituée. Elle rencontrera également des personnes qui ont su évoluer pour permettre l’égalité entre les hommes et les femmes. Elle rencontrera des personnes qui tentent de lui démontrer que sa place est celle d’une bonne. La lutte des classes est bien présente, aussi au Maroc. La culpabilité est toujours bien présente, bien ancrée avec le déshonneur en ligne de mire.

Malgré toutes ces embûches, Tidir, accompagnée de son fidèle compagnon, un chien errant qu’elle a su apprivoiser, des souvenirs qui lui font chaud au coeur mais qui la font pleurer également, se dirige vers cette liberté au nom de son amie qui s’est suicidée et au nom de toutes les filles, au nom de toutes les femmes.

Charlotte Bousquet offre des citations au début de chaque chapitre. Les termes marocains sont expliqués pour être facilement compris. On sent son amour des animaux et en particulier des chevaux. La scène de l’âne au début me rappelle un peu ce qu’elle partage sur Facebook avec son cheval.

Les adolescents doivent être au courant de ce qui se passe dans le monde. Pour cela, de nombreux faits politiques sont rapportés et expliqués. Je pense que cela leur permet de se faire une idée s’ils ne l’ont pas déjà. Je suis contre l’idée, non véhiculée dans ce roman, que les adolescents ne pensent pas par eux-mêmes, qu’ils sont focalisés sur eux. Ils peuvent se rendre compte que ce qui arrive à  Tidir n’est pas si loin en définitive et qu’en France, certaines jeunes filles, parce qu’elles s’habillent court, sont l’objet de réflexions voire pire. Avec Lilian, un jeune adulte qui se cherche, Charlotte Bousquet démontre également qu’il n’est pas facile de trouver sa voie, qu’il suffit d’une rencontre pour prendre des décisions, qu’elles soient bonnes ou mauvaises.

Que l’on soit homme et encore plus une femme, la liberté est un long parcours. Mais il faut persévérer. J’aimerais revenir sur « Les mots sont des armes ». Oui, il est possible de considérer les mots comme des armes, mais pas que. Ils aident. Que l’on soit blogueur, chanteur, écrivain, écrire permet de faire passer des messages mais attention à leurs sens. Dans ce roman, y a-t-il une part de vécu de la jeune Charlotte Bousquet à l’âge de Tidir ? Plus jeune, lorsqu’elle a décidé de se consacrer à l’écriture, voulait-elle nous faire passer des messages ? En tous les cas, que Charlotte continue à écrire et être éditée, ici Flammarion Jeunesse que je remercie.

Résumé Le jour où je suis partie de Charlotte Bousquet

Tidir est une jeune fille de 18 ans qui vit avec les femmes de sa famille. Elle voit très peu son père et c’est lui qui décide de tout. Elle considère sa grand-tante comme sa grand-mère. Cette femme a un très fort caractère et elle a transmis ce vent de liberté à Tidir.

Après le suicide de son amie, des manifestations vues à la télévision et surtout un mariage arrangé, Tidir décide de partir, seule, à Rabat.

Le jour où je suis partie de Charlotte Bousquet

date de sortie : 4 janvier 2017

Editeur : Flammarion Jeunesse

Isbn : 978-2-0813-7385-3

Nombre de pages : 186

Toute résistance est inutile de Cora Carmack

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Avis Toute résistance est inutile de Cora Carmack

J’ai été sélectionnée pour l’opération masse critique de Babelio pour recevoir ce roman pour adolescents. Qui dit type de ce roman, pour filles, dit amour et comment le vivre. Dès les premières pages, j’ai cru me retrouver avec Insatiable, que je n’avais pas du tout aimé. Mais j’ai eu une bonne surprise car j’ai découvert les personnages et je n’ai pas trouvé Dallas si idiote que ça. Ouf, j’étais sauvée.

Le roman est tout de même intéressant à lire, même si pour ma part, en tant qu’adulte, les relations amoureuses des jeunes gens, se ressemblent pratiquement toutes. Mais l’auteur a donné de la profondeur à ces deux personnages principaux, Dallas et Carson. Ils sont tous les deux en première année à l’université. La première tente de se défaire de son père avec qui elle a des relations assez conflictuelles. Mais le lecteur comprend pourquoi. Ils sont timides tous les deux et n’arrivent pas à exprimer leurs sentiments. Pourtant l’amour est bien présent. Le domaine du football, où son père est entraîneur, lui fait côtoyer de nombreux jeunes hommes qui tentent tous d’avoir une relation avec la fille de l’entraîneur. C’est pour cela que Dallas avance à pas comptés avec Carson. Il faut qu’elle soit sûre de lui. Mais elle tombe vite amoureuse.

Quant à Carson, le jeune homme oscille entre son envie très forte de voir Dallas et le sport. Il a peur de tomber amoureux d’elle. Il n’est pas sûr de son avenir car il est remplaçant au sein de l’équipe et il a peu d’aptitudes pour les études. Il prend en compte les désirs, les peurs de Dallas. Le fait d’avoir voulu ne rester qu’amis lui permet de mieux la comprendre et de découvrir le caractère de la jeune fille.

L’auteur aborde également les thèmes de la solitude, des fêtes étudiantes, de la solidarité sportive. Elle alterne les points de vue de Carson et de Dallas à travers ses chapitres. Quel que soit l’âge, les relations humaines ne sont pas faciles. Les rumeurs peuvent très vite venir. Lorsque le bagage émotionnel est lourd avec de nombreuses blessures, il faut malgré tout avancer car chacun apprend. Il est indispensable de trouver sa voie, un exécutoire pour se sentir bien, pour faire le vide.

Ce roman fait passer un moment agréable sans prise de tête.

Résumé Toute résistance est inutile de Cora Carmack

Dallas et son amie sont en première année à l’université de Rusk. Elles se rendent à une soirée. Dallas rencontre un beau jeune homme Silas. Mais elle se rend très vite compte que cela n’aboutit à rien.

Elle tombe dans les bras de Carson dont l’objectif est de travailler dur et de ne pas tomber amoureux.

Toute résistance est inutile de Cora Carmack

date de sortie : 2 juin 2016

Editeur : La Martinière

Isbn : 978-2-7324-7880-7

Nombre de pages : 283