La Sublime Communauté, Les six mondes d’Emmanuelle Han

La Sublime Communauté Les Six Mondes d'Emmanuelle Han

La Sublime Communauté Les Six Mondes d’Emmanuelle Han

Résumé La Sublime Communauté, Les six mondes d’Emmanuelle Han

Tupàet Ekian ont passé ensemble une porte, mais ils vont se révéler l’un à l’autre petit à petit. Ils sont masqués. Ekian ne doit pas être reconnue. Tupà la protège donc.

Ekian, quant à lui, après avoir rencontré le chef des Etincelants, décide de retourner en Inde.

Avis La Sublime Communauté, Les six mondes d’Emmanuelle Han

La Sublime Communauté va-t-elle pouvoir se former ? La Sublime Communauté sert-elle à quelque chose  pour ce mondequi est en train de sombrer, où tout est bouleversé, que ce soit les humains ou la nature ? En tous les cas, même unis, il reste toutefois des personnes qui veulent contrôler le monde à n’importe quel moment. Emmanuelle Han répond à ces questions.

L’auteur reprend quelques informations du premier tome pour que le lecteur se rappelle bien de ce qui s’est passé. Toutefois, se rappeler est également facile vu les voyages des enfants et qui ils recontrent. A la lecture de ce second tome, je ne sais pas s’il sera poursuivi, j’aimerais bien savoir ce qu’il va vraiment advenir de ces trois jeunes, qui se sont trouvés et retrouvés. Ils ont chacun leur propre pouvoir. Mis en commun, cela leur permet de se protéger, de protéger.  Tous les trois vont également connaître des éléments de leur passé.

Le lecteur retrouve donc Tupà et Ekian qui ont passé une porte ensemble. Ils se retrouvent dans un endroit enneigé avec des Guetteurs. Mais ils veulent trouver l’Observateur et le père d’Ekian. Quant à Ashoka, il revient en Inde. Ils ne doivent pas également montrer que leurs pouvoirs ont évolué. Au fur et à mesure de leurs périples, ils vont en passer des portes et en repasser. Ils feront un véritable travail sur eux-mêmes car, au fur et à mesure, ils comprendront ce qui se passe au plus profond d’eux. Emmanuelle Han détaille parfaitement les caractères de ces enfants qui ont évolué, leurs colères, leurs peurs, la tristesse qu’ils ressentent mais aussi leurs forces. C’est également la possibilité de faire la paix avec ceux qui n’ont pas compris ce qui pouvait les motiver. Ce sont des rencontres importantes qui vont déterminer leurs actes.

Le lecteur souhaite qu’ils réussissent à vraiment trouver ces 6 mondes. Et ce sera une réelle surprise, qu’elle soit pour eux ou pour le lecteur. Monde imaginaire, certes, mais un tel contrôle de la planète, de l’humanité n’arrivera-t-il pas un jour ? Heureusement qu’il existe encore quelques personnes qui tentent de résister. Le but est cette Sublime Communauté avec le ralliement de tous et retrouver des us et coutumes ancestraux.

Le roman commence à se décanter au bout de 100 pages. Emmanuelle Han a, je pense, eu besoin de poser ses bases, de faire évoluer ses personnages, avec le développement de leurs pouvoirs, suite aux rencontres effectuées, aux évènements survenus. Le lecteur passe de porte en porte avec les trois personnages principaux. Ceux présents dans le premier tome sont également là. Leur participation à ce tome est tout aussi importante.

Je remercie Actes Sud Junior pour m’avoir permis de lire ce second tome et Emmanuelle Han pour la dédicace.

La Sublime Communauté, Les six mondes d’Emmanuelle Han

Date de sortie : octobre 2018

Editeur : Actes Sud Junior

Nombre de pages : 304

ISBN : 978-2-330-09603-8

 

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Stolen de Pascale Perrier

Stolen de Pascale Perrier - Editions Actes Sud Junior

Stolen de Pascale Perrier – Editions Actes Sud Junior

Résumé de Stolen de Pascale Perrier

Joshua est un jeune adolescent. Il a été adopté. Arrive une jeune fille qui prétend être sa soeur. Elle veut qu’ils retrouvent leurs parents Aborigènes.

Après quelques hésitations, les deux adolescents, accompagnés de William, vont faire des milliers de kilomètres pour retrouver leurs racines. Comment vont-ils s’en sortir ?

Avis Stolen de Pascale Perrier

Joshua a été adopté pour de mauvaises raisons. Remplacer l’enfant décédé de ses parents adoptifs. Mais il est entouré d’amour et vit son adolescence comme les autres. Sauf, qu’il est un peu plus bronzé que ses camarades. Il est amoureux d’Isa avec qui il partage tout. L’arrivée de Ruby qui prétend être sa soeur va changer Joshua de fond en comble. Les souvenirs refoulés, même s’ils sont peu nombreux, vont refaire surface. Ruby et Joshua vont se mettre à la recherche de William et prennent la décision de retrouver leurs vrais parents.

Ruby est une jeune fille qui vit dans un foyer. Elle a subi la violence et réagit de la même façon. Jeune fille débrouillarde, elle cherche sa mère, sa vraie famille. William, quant à lui, est un jeune adulte qui boit pas mal et qui n’a pas encore réussi dans la vie, vu son passé.

Pour tous les trois, ce sera une véritable quête d’identité, un véritable retour vers leurs racines. Cela les fera grandir et ils se révèleront plus que jamais soudés. Car Joshua, Ruby et William font partie de ces enfants volés. Stolen, le titre du roman porte bien son nom. Quand l’Australie a décidé pendant des années de voler les enfants des Aborigènes, Stolen Generation, considérés comme inférieurs, pour les éduquer, pour en faire de véritables Australiens. Mais nombreux sont ceux à ne pas avoir eu la chance d’être adoptés et de vivre dans une véritable famille. Foyers où ils ont vécu pour la plupart avec la dure réalité de personnes qui ne prenaient pas soin d’eux, où ils ont vécu la violence et le racisme sous toutes ses formes.

L’auteur alterne les chapitres entre les différents personnages principaux de son roman. Chacun a une quête et cet évènement leur fera prendre conscience que l’amour doit être plus fort que tout, que chaque être humain est différent et qu’il faut évoluer pour ne pas exploser. Bien sûr, la quête d’identité, la quête des racines, la prise de conscience, les interrogations sont le lot de chaque être humain, surtout de ceux qui ont été déplacés comme cela a été fait pour les Aborigènes. L’auteur dresse le portrait d’hommes, de femmes, qui ont subi le pire dans leur vie. Mais les Aborigènes, malgré tout, savent se défendre pour qu’ils n’oublient pas leurs coutumes et tout ce qui a leur a permis d’exister jusqu’ici. L’art tient une grande place pour eux. Et cet art est devenu internationalement connu.

Personnellement, je savais que l’Australie était raciste. Pour preuve, le document que j’ai lu sur la Seconde Guerre Mondiale. Mais je ne connaissais pas ce pan de l’histoire qui a duré des années. Je l’écris encore une fois, lire un livre destiné pour adolescents, me permet d’apprendre énormément de choses que je ne connais pas. De plus, les talents d’écriture et de conteur des auteurs ne gâchent rien. C’est encore le cas ici. Même si c’est un roman, même si les personnages n’ont pas réellement existé, il est indispensable que le travail de mémoire soit fait pour que les générations futures puissent connaître ce qui a été réalisé, de bon ou de pire, dans n’importe quel pays de la planète. De plus, cela permet également de donner des idées quant à un comportement. Pascale Perrier démontre qu’un être humain est pétri de doutes, tout le long de sa vie. Il peut prendre des décisions à un moment donné de sa vie et il évoluera d’une façon ou une autre.

Ce roman est très bien écrit. Il se lit d’une traite. Le plus important est d’avoir le point de vue de chacun des personnages. Cela permet de connaître leur passé, leur émotions, leurs interrogations qui peuvent être parallèles, ce qu’ils comptent faire dans leur avenir.

Je remercie les Editions Acte Sud Junior pour cet envoi et cette belle découverte.

Stolen de Pascale Perrier

Date de sortie : octobre 2018

Editeur : Actes Sud Junior

Nombre de pages : 239

ISBN : 978-2-330-11138-0

Mon âme frère de Gaël Aymon

Mon âme frère de Gaël Aymon - Actes Sud Junior

Mon âme frère de Gaël Aymon – Actes Sud Junior

Résumé Mon âme frère de Gaël Aymon

Camille est au lycée. Depuis quelque temps, ses notes ne sont pas bonnes.

Elle est amoureuse de Yanis. Ils ne sont pas dans le même lycée.

Avis Mon âme frère de Gaël Aymon

Ce roman est le troisième mais il peut se lire indépendamment des deux autres. Toutefois, avec la qualité littéraire de ce roman, je vais tout de même m’empresser de lire Ma réputation et Oublier Camille.

Dans ce roman, on retrouve Camille, jeune lycéenne de seconde dans un lycée très recherché. Son avenir est tout tracé par ses parents. Un bac littéraire, une prépa et de grandes études. Mais est-ce que cela convient réellement à Camille , Ses résultats sont en chute libre. Pourtant, elle a les capacités pour réussir. Mais voilà, Camille est amoureuse et elle tente de passer autant de temps que possible avec Yanis. Camille et Yanis ne sont pas dans le même lycée, ils disposent donc de peu de temps pour se retrouver. Les parents de Camille ont décidé de sévir. La jeune fille est privée de portable et de sorties avec son petit ami. Elle commence donc à lui écrire.

Camille est une jeune fille qui se cherche. Elle ne sait pas encore ce qu’elle veut faire. Elle ne comprend pas ses parents et surtout son père qui semble être assez violent. Elle possède une analyse très fine des oeuvres littéraires et notamment de la condition des femmes en amour. D’ailleurs, elle déroute sa prof de français. Camille ne veut pas se conformer à ce que l’on attend d’elle. Elle veut être elle-même, elle ne veut pas étouffer. Elle ne veut pas que prendre mais aussi donner. Elle ne veut pas changer de caractère. Une jeune fille très forte qui a pris ses décisions seule même si cela fait mal. Une jeune fille honnête envers elle-même et envers les autres.

L’auteur, dans ce roman et avec Camille, nous montre que les adolescents vivent pour et par les réseaux sociaux. S’ils n’y sont pas, ils ont raté leur vie. Mais il suffit d’une prise de conscience que Camille aura en discutant, en échangeant, mais pas avec ses amis. Un roman qui montre que les femmes doivent être respectées, que ces jeunes filles qui deviennent des femmes ne doivent pas se cacher sous des tas de vêtements. Elles ont, quand même, bien le droit, de séduire et de se sentir belle et à l’aise dans leurs corps. D’ailleurs, Camille subira une situation qui la forcera à s’interroger sur elle, sur ce qu’elle a pu encourager ou pas et surtout ce que les garçons, les hommes ne doivent pas faire. Cela rejoint la condition des femmes dans les oeuvres littéraires écrites par certains hommes, certaines femmes. Les femmes restent passives face aux hommes violents. L’homme est pratiquement toujours présenté comme un Dieu ou avec des problèmes. Et il y a ce thème de la pornographie qui rabaisse les femmes, qui montre les hommes tout puissants, violents envers elles. Et les hommes sont friands du porno. Cela rejoint un reportage vu à la télévision le samedi avant ma lecture. L’auteur aborde également le thème des études imposées par les parents. Il faut que leurs enfants réussissent, prennent la voie royale, sans tenir compte de ce qu’ils veulent réellement. Il est vrai qu’à cet âge, certains enfants ne savent pas trop quel sera leur avenir. Mais les études, quelles qu’elles soient, peuvent mener à l’épanouissement d’un être. Et il y a toujours la possibilité de s’enrichir autrement.

J’arrive pratiquement toujours à trouver mon compte dans des livres destinés aux adolescents et c’est le cas avec celui-ci. J’ai beaucoup aimé cette jeune fille qui se cherche, qui va, enfin, pouvoir imposer ses choix à ses proches. Elle vit sous la plume de l’auteur. J’avais l’impression qu’il racontait la vie d’une jeune fille qu’il connaissait. Pour connaître les états d’âme, les questionnements, les envies des adolescents, il faut un tant soit peu l’avoir vécu. Si ce n’est pas le cas, bravo car tout est vraiment bien raconté et bon nombre de jeunes filles pourront se retrouver en Camille.

Je remercie Actes Sud Junior pour l’envoi et Gaël Aymon pour la dédicace.

Mon âme frère de Gaël Aymon

Date de sortie : octobre 2018

Editeur : Actes Sud Junior

Nombre de pages : 168

ISBN : 978-2-330-11142-7

Ueno Park d’Antoine Dole

Ueno Park Antoine Dole

Ueno Park Antoine Dole

Résumé Ueno Park d’Antoine Dole

C’est Hanami, la fête des Cerisiers. A Ueno Park, tout le monde s’y rend de bonne heure pour pouvoir profiter de l’arrivée du printemps et de l’éclosion des fleurs. C’est le cas également de huit jeunes japonais qui ne se connaissent pas.

Avis Ueno Park d’Antoine Dole

Nouveau roman pour moi d’Antoine Dole. Un roman qui nous emmène au Japon au moment de la fête des cerisiers, Hanami. Il nous retrace une tranche de vie de huit jeunes, garçons et filles. Huit jeunes qui souffrent dans ce Japon, loin d’être idyllique comme on pourrait le croire.

  • Ayumi est une jeune fille qui a passé deux ans de sa vie enfermée sans voir personne. Elle ne pouvait plus assurer ce que l’on demandait d’elle, d’être la petite fille parfaite.
  • Sora se maquille. Garçon, fille, il veut vivre comme il l’entend sans le regard méprisant des autres qui le jugent différent.
  • Fuko est une jeune fille atteinte de leucémie. Elle va mourir mais elle veut laisser de la joie à sa soeur et des souvenirs qu’elle pourra chérir.
  • Natsuko se fait payer par des hommes. Mais attention elle ne couche pas. Elle est en butte contre la concupiscence de ces derniers.
  • Haruko a vécu un tremblement de terre et un tsunami en 2001. Avec un père disparu, on attend beaucoup de lui, qu’il fasse aussi bien.
  • Daïsuké vend des crêpes. Il ne voulait pas étudier.
  • Aïri souhaite déclarer à Makoto qu’elle l’aime. Mais elle l’attend tant et plus. Viendra-t-il ?
  • Nozomi est SDF. Il a décidé de partir de chez lui pour éviter que sa mère s’échine tant et plus pour lui et sa soeur.

Beaucoup de pression sur les épaules de ces jeunes, beaucoup trop de pression. Cela me rappelle celle de la France dès le plus jeune âge pour les enfants, à l’école. Conditionnés pour réussir sinon ils sont laissés sur le carreau. Pas étonnant qu’il y ait autant de monde en pédopsychiatrie et psychiatrie. Beaucoup ne s’amusent pas, ils intériorisent énormément, comme dans Ueno Park.

Toujours être parfait, ne pas broncher, ne pas se révolter, toujours se taire. De toutes façons, personne ne comprendrait. Ce serait une mise au ban de la société, déjà régie par de nombreux codes. Selon l’histoire familiale, il est impossible de vivre leur comme ils l’entendent. C’est être seul mais entouré de beaucoup de monde. Est-ce propre aux pays d’Asie de ne pas se parler, surtout en famille ? Certains adultes travaillent beaucoup pour que leurs enfants puissent vivre. Ces derniers ont vite compris que leur destin était déjà écrit et qu’ils ne doivent pas  se confier. Seraient-ils de toutes façons entendus ? Difficile donc de faire valoir ce que l’on est, ce que l’on ressent au plus profond. Ces jeunes démontrent qu’ils ont une vie à laquelle ils doivent se soumettre.

L’arrêt des études et un petit boulot entraîne la perte des amis, l’impossibilité de prendre son indépendance et surtout ne plus être pris en considération par tous et le gouvernement. Ils ne comptent plus. Sont-ils plus malheureux que ceux qui travaillent de nombreuses heures et ne profitent pas de leur argent ?

Est-ce que ce renouveau de la nature peut être un renouveau d’une vie, d’une situation ? Ou est-ce que c’est vraiment éphémère comme cette floraison qui dure très peu de temps ? Antoine Dole dénonce l’absurdité, le fait que l’on n’accepte pas celui qui est différent, une violence qui peut être gratuite. Si jeunes, les peurs ne doivent pas être montrées. Et il y a également les situations vécues par les jeunes filles et les femmes. Ce qui aurait pu passer pour un moment merveilleux, à partager, soit Hanami, se trouve vraiment gâché par ces histoires qui font réfléchir. Mais le roman finit sur une note positive avec une très belle lueur d’espoir. J’ai beaucoup aimé lire ces histoires, réfléchir pas mal à tout ce que j’ai lu, à trouver des parallèles aussi. Petite question pour l’auteur. Chaque chapitre est dédié à un personnage. Est-ce que les inscriptions en dessous du nom correspondent au prénom japonais ?

Je remercie Actes Sud Junior pour cette lecture de la rentrée littéraire 2018 et surtout Antoine Dole pour la belle dédicace.

Ueno Park d’Antoine Dole

Date de sortie : 22 août 2018

Editeur : Actes Sud Junior

Nombre de pages : 128

ISBN : 978-2-330-10827-4

Dancers de Jean-Philippe Blondel

Dancers de Jean-Philippe Blondel

Dancers de Jean-Philippe Blondel

Résumé Dancers de Jean-Philippe Blondel

Adrien danse, c’est sa vie. Il a 17 ans et cela fait des années qu’il danse, notamment chez lui où il a installé tout ce qu’il lui faut.

Mais il ne veut pas penser à Anaïs.

Avis Dancers de Jean-Philippe Blondel

Quand l’univers de la danse va unir au lieu de détruire. C’est mon deuxième roman, lu en peu de temps, qui a pour thème cet univers. Si certains éléments se recoupent, l’histoire est amplement différente. Ici, elle est servie par un magnifique trio de trois jeunes, une fille, Anaïs, et deux garçons, Adrien et Sanjeewa. Servie également par un auteur formidable qui sait manier les mots avec justesse, que ce soit pour raconter une tranche de vie, une passion mais aussi pour lancer quelques pavés dans la mare. Vous l’aurez compris, ce roman pour adolescents, publié pour la rentrée littéraire et lu en avant-première, est un coup de coeur pour moi. Je n’ai rien à redire quant à l’histoire et au style.

Ce sont donc trois adolescents qui ont chacun leur style en matière de danse. Adrien est le plus sauvage. Il a appris la danse grâce aux vidéos. Il dans à l’instinct et il fait passer de nombreux sentiments lorsqu’il danse. Cela lui permet de s’évader de cette vie pas facile pour lui. Adrien est en perpétuelle révolte et on comprend pourquoi. C’est un feu follet, il a une grosse colère prête à exploser. Et ce sera le cas, envers une des personnes qui a su l’apprivoiser. Anaïs est plutôt classique en matière de danse. Elle doit conserver le contrôle, elle doit tout régenter. L’improvisation n’a pas lieu d’être avec elle même si elle aime et sait reconnaître le talent. Sa vocation a été mise à mal pendant quelques mois donc Anaïs danse, pour son propre plaisir. Et le dernier est Sanjeewa. Ses parents ont immigré en France. Il est érudit et a appris le français grâce à son père, professeur, et donc il est un peu un ovni lorsqu’il utilise des mots que les autres ne connaissent pas. Lui, il appréhende la danse d’une autre façon que les deux premiers. Mais pour tous les trois, la danse est une véritable passion.

Adrien et Anaïs ont été amoureux. Anaïs a rencontré Sanjeewa et elle tente d’oublier Adrien. Ce ne sera pas Adrien qui révélera l’histoire mais Anaïs. Mais ce n’est pas facile. Un évènement malheureux va permettre aux deux garçons de se rencontrer. Ils vont imaginer une danse, rien que pour leur amie. Une danse qui fera passer de nombreux messages. Mais tous les messages ne passent pas par la danse. Adrien, en écoutant, Sanjeewa, s’en rendra compte. Cela permettra également à Anaïs de tenter de comprendre les faits qui se sont déroulés entre elle et Adrien. Deux garçons, une fille, un trio qui se retrouvera pour la plus belle des amitiés.

L’auteur détaille très bien cette compétition très importante, même dans le sport étude où il n’y a aucune entraide. Cela me rappelle une certaine faculté à ce sujet. Quant aux préjugés concernant les immigrés, ils sont bien là puisque Sanjeewa est Sri-Lankais. Ils prennent l’argent des Français, ils sont mal intégrés. Pourtant ils souffrent surtout lorsqu’ils quittent un pays où ils peuvent mourir. Les explications sont importantes sur toutes les coutumes. L’auteur nous offre quelques belles a sur notre société d’aujourd’hui qui exclut tous ceux qui ne sont pas dans la norme, la situation des jeunes et moins jeunes, la pauvreté. Mais aussi, la danse n’est pas réservée qu’aux filles.

Je remercie Actes Sud Junior pour cette avant-première. Je croyais déjà avoir lu cet auteur mais ce n’étais pas le cas. Là, au moins, c’est réparé.

Dancers de Jean-Philippe Blondel

Date de sortie : 22 août 2018

Nb pages : 163

Editeur : Actes Sud Junior

ISBN : 978-2-330-10849-6

Sang maudit d’Ange

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Résumé Sang maudit d’Ange

Angie est avec son ami Matt lorsqu’elle est agressée dans le métro. Ils arrivent à repousser les assaillants mais on lui annonce qu’elle va mourir dans la semaine.

Elle porte plainte. Dès que son nom qui lui vient de sa mère est connu, la police ne veut pas faire grand chose.

Avis Sang maudit d’Ange

Je n’ai pas franchement adhéré au concept de Sang Maudit. Le roman n’est pas mauvais malgré tout. J’ai été déstabilisée dès le départ et cette impression s’est ressentie tout le long du roman. Pourtant l’idée était vraiment bonne. Un roi, Louis XXIV, 15 ans, qui va être couronné à Paris, donc un gouvernement monarchique. Mais l’histoire se passe de nos jours avec tout ce que cela implique à Paris, comme les métros et une société qui ne peut pas se passer de toute la technologie. Entre un château de Versailles dont les murs semblent sur le point de sombrer et des téléphones portables et tout le reste, cela crée un sacré décor.

Les différences sont énormes entre tous ces riches de la Cour et le peuple, même si certains veulent la République. Cela donne des situations où ceux qui ont l’argent méprisent ceux qui ont peu, même s’ils sont instruits. D’ailleurs, pour ces derniers, les accès aux écoles, aux hautes fonctions n’arrivent pas. Entre décadence, perversité, le monde de la Cour n’est pas beau à voir. Et cela nous rappelle d’autres temps. En plus, il y a un autre ingrédient, les vampires. Cela fait beaucoup pour un seul roman. Ce qui m’a déstabilisé également est de retrouver tous ces noms connus historiquement avec deux familles françaises qui ont intrigué tant et plus pour avoir le pouvoir. Mais peut-être que les auteurs ont privilégié ce type d’histoire pour un public jeune, pas trop intéressé à l’Histoire. Cela leur permet peut-être d’apprendre leurs cours.

Angélique/Angie est une jeune fille élevée par son père. Elle descend des Noailles et n’a plus aucun contact avec sa mère. Mais cette dernière lui annonce qu’elle doit être présentée à la Cour. Angie se rebelle et refuse qu’on lui donne des ordres, surtout qu’elle vient d’apprendre qu’elle est marquée. Elle a été victime d’une tentative de meurtre et doit mourir dans la semaine. A Versailles, Angélique va se faire des amis, connaître beaucoup de choses sur la royauté et surtout elle va assister à des meurtres, des effusions de sang. Angélique a la particularité de ressentir, d’entendre les émotions des autres, les pensées. Elle va avoir un lien particulier avec un homme, un d’Orléans. Et surtout elle apprendra qu’il y a des vampires. Elle est souvent accompagnée de sa meilleure amie. Quant à son meilleur ami dont elle est tombée amoureuse, leur relation va souffrir de ce beau monde rencontré.

Angélique va donc tenter de sauver le Roi, se sauver, car on le voit bien la Monarchie est en réel danger. Surtout qu’une maladie tue et pas que les gens du peuple. L’histoire est tout de même assez rocambolesque. Elle se laisse lire. Les ingrédients sont tout de même là avec de la magie, des connexions de pensées, le sang, des morts et surtout une Révolution qui n’a jamais eu lieu. A vous de découvrir pourquoi.. Mais un roman un peu trop dense auquel il manque une explication, notamment concernant Matt. Par contre, j’ai beaucoup aimé le personnage de Louis, ce jeune roi. Il parle peu mais il écoute beaucoup. Même s’il parait ne pas pouvoir tenir sa fonction, le roman démontrera que ce jeune homme a vraiment l’étoffe d’un grand homme. Pourtant…

Je remercie Babelio pour cette sélection Masse Critique et les Editions Castelmore.

Sang maudit d’Ange

Date de sortie : 16 août 2017

Nb pages : 414

Editeur : Castelmore

ISBN : 978-2-36231-293-9

J’embrasse pas de Richard Couaillet

J'embrasse pas de Richard Couaillet

J’embrasse pas de Richard Couaillet

Résumé J’embrasse pas de Richard Couaillet

Sarah est une jeune adolescente de quatrième. Elle va raconter son histoire à ses lecteurs, comme s’ils étaient ses amis.

Elle n’aime pas être embrassée.

Avis J’embrasse pas de Richard Couaillet

Un petit roman très rafraîchissant, sur le ton de l’humour, qui traite des premiers amours qu’une jeune adolescente peut éprouver. Mais attention, Sarah n’aime pas embrasser. Est-ce qu’Harry, celui qui fait battre son coeur et qui l’a changée, va la faire basculer de l’autre côté ?

Oui, on peut adolescent et ne pas se comporter de façon niaise ! C’est le cas de Sarah, jeune lycéenne de quatrième. Elle a une très bonne amie. Elle est très mince et un fort caractère. Sarah n’aime pas embrasser car elle trouve que l’on peut transmettre beaucoup plus de microbes qu’en se serrant la main. Avec un tout petit frère qui bave, ça la dégoûte encore plus. Sarah va mettre son grand frère dans la confidence et elle trouvera, forcément, un allié, mais cela ne se fera pas tout seul. La jeune fille devra y mettre beaucoup du sien. Il lui apportera beaucoup de conseils. Leur relation en sortira beaucoup plus profonde.

Sarah raconte à son, ses lecteurs, cette histoire. Elle explique notamment sa vie de famille, pas toujours facile, comment elle se rapproche de son aîné, étudiant en médecine. Et surtout comment l’arrivée d’Harry, jeune américain, la bouleverse, notamment par des réactions corporelles. Elle le dit, elle est tombée amoureuse mais elle ne veut pas être, comme toutes ces adolescentes, qui tente d’approcher le beau jeune homme.

Sarah a beaucoup d’humour. Elle se met à la place de son lectorat, qu’elle considère comme ami. Elle fait ses blagues toute seule, car elle sait que celui ou celle qui la lit, les aura à l’esprit, prêtes à fuser. Références à Harry Potter, Star Wars, très sympathiques pour moi.

Je remercie Actes Sud Junior pour cette lecture vraiment sympathique.

J’embrasse pas de Richard Couaillet

Date de sortie : avril 2018

Nb pages : 96

Editeur : Actes Sud Junior

ISBN : 978-2-330-09689-2