La boîte à magie de Camilla Läckberg et Henrik Fexeus

La boite à magie de Camilla Läckberg et Henrik Fexeus

La boite à magie de Camilla Läckberg et Henrik Fexeus

La boîte à magie de Camilla Läckberg et Henrik Fexeus, présentation

Février, Tuva a un fils de deux ans, qu’elle doit aller chercher à la crèche. Elle s’inquiète car elle est très en retard et elle va encore subir les remarques des uns et des autres. Elle élève son fils seule. En allant le chercher, elle s’effondre.

Vincent est un artiste. Une femme le poursuite. Il en a peur. Mina Dabiri travaille dans la police. Elle a besoin de lui pour son enquête.

Avis La boîte à magie de Camilla Läckberg et Henrik Fexeus

J’avais mis Ca de Stephen King en pause entre deux tomes pour me consacrer à la nouvelle trilogie de Camilla Läckberg, pensant que je lirai ce roman plus vite. Cela n’a pas été le cas cas. Septembre ne sera pas très livresque même si je lis toujours un petit peu le soir. En plus, j’ai eu pas mal de mal à me plonger dans ce premier roman même si l’approche est très intéressante avec une équipe de la police de Stockholm dont l’existence n’est connue que de la hiérarchie et un maître mentaliste qui va les aider.

Nous faisons connaissance avec Mina et quatre de ses collègues. Julia est leur chef. Nous faisons également connaissance avec Vineent et sa famille. Après un premier meurtre d’une jeune femme, retrouvée dans une boîte complètement transpercée, un autre meurtre, l’équipe dans laquelle travaille Mina ne sait pas comment résoudre ces meurtres. Ont-ils un lien ? A la faveur d’une suggestion, Mina rencontrera Vincent et l’intégrera dans l’équipe comme consultant, avec l’accord de Julia. Mais l’arrivée de Vincent ne plait pas trop aux autres car il n’est pas de la police, il n’est pas profiler, mais il sait sonder l’âme humaine. Va-t-iil pouvoir les aider à résoudre ces meurtres, à étudier tous les indices ? Rien n’est moins sûr même si Mina semble avoir confiance en lui et ils échangent beaucoup.

Tous les personnages de ce roman sont profondément travaillés, qu’ils soient secondaires ou principaux. L’une tente d’avoir un enfant. Une autre vit seule avec ses enfants dont l’un est entré en cure de désintoxication. Un vient d’avoir des triplées et n’est pas au top de sa forme. Un autre prend les femmes pour des objets sexuels. Mais tout cela est dû à un passé qui se révèle au fur et à mesure. Un passé que les auteurs ne révèlent pas trop pour Mina. Pourquoi suit-elle toujours cette petite fille ? J’ai un avis sur ce sujet. En tous les cas, Mina ne supporte pas la saleté. Elle veut un monde aseptisé et doit cacher ce qu’elle fait, trouver des subterfuges. Mais Vincent, en la côtoyant, a très vite compris comment ne pas la brusquer. Et lui, même s’il est un showman, qu’il lui est facile de faire des rencontres, en famille, il subit, il ne sait pas comment appréhender ses enfants et sa femme. Que ce soit Mina ou Vincent, l’un et l’autre ont des tocs. Tout doit être parfait. Mais dans notre monde, rien n’est jamais parfait.

L’intrigue s’imbrique au fur et à mesure. La révélation concernant cet enfant dans quelques chapitres ne m’étonne guère même si je ne m’y attendais pas. Lorsque cette révélation aura été faite, le roman prendra encore plus d’ampleur et d’élan. La course contre la montre, déjà lancée, en deviendra plus haletante. Pour moi, cette dernière partie est la mieux réussie question ambiance.

Le monde de la magie, de ses accessoires, est également très documenté, tout comme le travail des forces de police, du médecin légiste. Une erreur peut tout faire basculer. 

Comme je l’écrivais plus haut, je me suis pas mal ennuyée à cette lecture. J’espère retrouver dans les prochains tomes un peu plus de vigueur, un peu plus de noirceur.

La boîte à magie de Camilla Läckberg et Henrik Fexeus

date de sortie : 13 février 2002

Editeur :Actes Sud 

Isbn : 978`-2-330-16547-5

Nombre de pages : 653

Ca* de Stephen King

Ca* de Stephen King - Editions Le Livre de Poche

Ca* de Stephen King – Editions Le Livre de Poche

Ca* de Stephen King, présentation

1957, après une inondation. Il pleut depuis une semaine mais les pluies sont moins fortes. Certains endroits sont encore interdits car dangereux. George joue avec son bateau en papier. Son frère William est alité car il a de la frère. Mais il aide George à finir son bateau afin qu’il puisse le sortir. Cela se passe 8 mois avant l’épouvante qui va frapper une ville. George ne veut pas descendre dans la cave car il a peur du monstre.

Lors de sa sortie, il voit un clown sortir d’une bouche d’égout.

Avis Ca* de Stephen King

Derry, une petite ville du Maine. Des homosexuels se font agresser, voire assassiner, mais avant la mort, l’un d’eux voit un personnage bizarre. Les meurtres non expliqués se multiplient et concernent surtout des enfants. On est en 1985. Vingt sept ans plus tôt, ils étaient des enfants de 11 ans. Ils étaient harcelés à l’école car différents. Tout avait commencé avec la mort du frère de l’un d’eux. Ils ont vécu des expériences traumatisantes, seuls ou ensemble. Et ils ont réussi à vaincre Ca. Mais l’un d’eux est resté et a vécu toute sa vie à Derry. Il est devenu bibliothécaire et a enquêté, surveillé. Tous les autres ont déménagé durant leur adolescence et une fois devenus adultes, ils ont réussi leur vie. Mais lorsque ce cycle reprend, suite à un pacte signé de leur sang, lorsqu’ils étaient enfants, ils seront rappelés pour détruire Ca ensemble.

Dans ce premier tome, très long tome, trop long tome, Stephen King alterne le présent et le passé. Car ces enfants devenus adultes ont pratiquement tout oublié de ce qui s’est passé, il y a 27 ans. Toutefois, Stephen King nous raconte, pour chacun, leur expérience avec Ca, leur vie de jeune enfant, leur vie d’enfants harcelés et surtout leur belle amitié, pendant cet été. Stephen King raconte également leur vie d’adulte et comment ils vont se rappeler ce qui s’est passé ce fameux été en expérimentant des situations lorsqu’ils se retrouveront. Mais vont-ils tous accepter de rester ? Que vont donner ces retrouvailles ?

Stephen King a l’art et la manière pour faire durer toutes ces descriptions, qu’elles soient pour un lieu, une ville, les coutumes, les habitants et ces différents personnages. Il ne perd pas le fil, comme son lecteur. J’ai été un peu perturbée concernant les prénoms à retenir. Il a une imagination débordante pour raconter des éléments de vie, des violences entre enfants, des violences entre adultes. Il a une imagination débordant pour créer ce personnage qui se transforme et qui fait peur. Mais les enfants n’ont pas conscience du danger, de la mort. Ils sont capables de se réunir pour mettre leurs forces en commun pour vaincre un démon. Ils ont peur, oui. Ils sont surpris également. Mais ils ne comprennent pas que les adultes ne voient pas ce qu’eux arrivent à voir. Donc, ils se taisent et cela peut s’avérer difficile également de se confier. Un enfant doit conserver son innocence, ne penser qu’à jouer et apprendre. Il ne doit pas expérimenter les situations les plus affreuses. Mais la vie n’est pas rose et pour tout le monde. Face à ça, les adultes ne sauraient pas comment réagir. Est-ce qu’un enfant peut donc conserver son innocence, surtout lorsqu’un drame le frappe ?  J’ai l’impression qu’un enfant est plus fort pour vaincre un démon surnaturel que pour vaincre un démon vraiment réel, comme harceleur ? La peur n’est pas la même mais certaines peurs peuvent transcender.

Stephen King dénonce les esprits étroits, ceux qui sont homophobes et surtout ces journaux qui relatent les faits divers des grandes villes et n’enquêtent pas sur ce qui peut se passer dans une petite ville. Le Maine, encore et toujours, pour décor. Le Maine que Stephen King connaît bien. J’ai, à chaque fois, l’impression d’être dans des endroits reculés de l’Amérique profonde où les gens vivent en autarcie, où certains s’en vont pour diverses raisons et que ceux qui restent se sentent obligés de rester ou n’ont pas les moyens de partir.

Les débuts du roman m’ont fait indéniablement penser à Black Water de Michael McDowell.

Je voulais lire les deux tomes à la suite. Mais j’ai préféré faire une pause de deux livres car Ca* ne s’avère pas être un de mes préférés de Stephen King.

Ca* de Stephen King

date de sortie : 13 février 2002

Editeur : Le Livre de Poche

Isbn : 978`-2-253-15134-0

Nombre de pages : 789

Bilan de lectures en août 2022

Qu’ai-je lu en ce mois d’août 2022 ?

Le premier roman de Claire Favan. Un Stephen King. La neuvième enquête du Département V. Coup de coeur pour le dernier Olivier Norek. Un nouveau Linley et Havers. Une rentrée littéraire Actes Sud Junior. Retrouver J.R. Ward pour Anges Déchus. Un Barbara Abel.  Un Tackian.

Cela fait 9 livres. Un nombre pas si important avec trois semaines de congés. Septembre sera moins prolifique avec le nombre d’AG que je vais avoir le soir. 

Je vous les rappelle :

Le tueur intime de Claire Favan

Gwendy et la boîte à boutons de Stephen King et Richard Chizmar

Sel de Jussi Adler Olsen

Dans les brumes de Capelans d'Olivier Norek

Le meurtre de la falaise d'Elizabeth George

Emergence 7 de Vincent Mondiot et Enora Saby

Anges déchus tome 1 Convoitise de J.R. Ward

Je sais pas de Barbara Abel

Toxique de Niko Tackian

 

 

 

 

 

 

 

Toxique de Niko Tackian

Toxique de Niko Tackian - Editions Le Livre de Poche

Toxique de Niko Tackian – Editions Le Livre de Poche

Toxique de Niko Tackian, présentation

Un enfant terrorisé n’a connu que la peur. Il pense à se suicider mais sait qu’avant, il doit beaucoup accomplir.

Paris, 2016, Charline, 22 ans, est sortie avec ses amies. Un homme, Bob, l’épie pour arriver à l’enlever. Au moment de passé à l’acte, il est agressé.

Avis Toxique de Niko Tackian

L’action se déroule après les attentats parisiens, ce qui permet aux policiers de bénéficier de plus de moyens pour mener leurs enquêtes. Après un meurtre dans une école maternelle, le flair et l’expérience de Tomar font que lui et son équipe vont approfondir ce meurtre. Pourquoi cet homme qui avait juste un rendez-vous avec la direction l’a étranglée ? Même s’il avait une relation extra-conjugale avec la mère d’un élève, pourquoi est-il passé à l’acte pour ensuite se suicider sous les rames d’un métro ? Les vidéos de surveillance montrent une ombre avant qu’il ne passe à l’acte ? Tout cela va entraîner l’équipe à poser des questions à tous et se focaliser sur une ATSM qui semble bien sous tous rapports.

Tomar est commandant de police. Il entretient une relation avec une de ses collègues, Rhonda. Toute l’équipe est liée. Tomar les a tous voulus pour leurs compétences. Tous se complètent. Mais Tomar cache un sombre passé. Seule son ex-épouse sait tout. Tomar veut, avant tout, protéger son petit frère. Et l’arrivée de Jeff risque de tout changer car il veut encore plus d’argent sous peine de dévoiler toute la vérité. Tomar prend énormément de risques pour tout. En plus, il se fait vengeance tout seul. Car avant tout, il protège les femmes et les enfants. Son passé est très sombre. Il a énormément souffert. Et il veut protéger sa mère et son frère. Jusqu’à franchir la ligne rouge. Mais Rhonda va découvrir un élément contre Tomar et elle sera obligée de prendre une décision.

Niko Tackian nous détaille très bien tous ses personnages, les affres par lesquels ils passent. J’ai beaucoup aimé Tomar, ses failles, ses prises de position, comment il mène ses enquêtes, comment il essaie de ne plus être ce petit garçon terrorisé, mais le passé lui mène une vie dure, surtout dans ses relations avec les femmes avec qui il pourrait avoir des relations sentimentales. Il sera seul tant qu’il n’aura pas fait la paix avec ce passé destructeur.

Je pensais le roman vraiment axé sur Tomar. Mais Niko Tackian nous promet pas de mal de surprises avec cette femme, cette ATSM et ses plans d’action envers les enfants qu’elle a choisis. On peut comprendre ses actions quand son passé est dévoilé. Elle est vraiment horrible, il faut bien le dire.

Comment se fait-il que je n’ai pas encore un coup de coeur pour un roman de Niko Tackian mais je vous assure que je vais persévérer ? Toxique est un très bon roman policier avec des personnages vraiment très intéressants et une enquête qui peut faire froid dans le dos et également des à-côtés qui donnent une véritable dimension au personnage principal qui est pour moi Tomar et non la sociopathe. Mais j’aurais aimé en savoir plus sur le véritable père de Tomar et Jeff et ce qui s’est réellement passé dans son enfance.

Toxique de Niko Tackian

date de sortie : 3 janvier 2018

Editeur : Le Livre de Poche

Isbn : 978`-2-253-09268-1

Nombre de pages : 310

Anges déchus tome 1 Convoitise de J.R. Ward

Anges déchus tome 1 Convoitise de J.R. Ward - Editions Milady

Anges déchus tome 1 Convoitise de J.R. Ward – Editions Milady

Anges déchus tome 1 Convoitise de J.R. Ward, présentation

Jim veut rentrer chez lui, seul. Il est de sortie avec des collègues. Il travaille sur un chantier et veut quitter la ville de Caldwell.

Marie Therese travaille dans un club. Elle se sent pécheresse et se confesse toutes les semaines.

Avis Anges déchus tome 1 Convoitise de J.R. Ward

Jim travaille à la construction de la maison de Vin à Caldwell. Jim vit seul, a très peu d’amis. Le soir de son anniversaire, il sort avec deux hommes et rencontre une très belle femme. Mais il ne veut aucune relation. Toutefois, charmé par le désarroi de cette femme, il va conclure. De son côté, Vin est le patron pur et dur qui contrôle tout. Il a décidé de s’engager avec Divine, la femme qui partage sa vie et lui achète une bague.

Jim aura un accident au travail. Vin, de passage sur le chantier, va s’occuper de tout. Mais Jim vit une expérience de mort imminente. On lui laisse la vie sauve mais il devra accomplir 7 missions, sans trop en savoir plus.

Les bons doivent gagner contre les méchants. Et pour cela, il y a aura 7 manches. Une personne a été choisie par les deux clans. Et ce sera Jim. Pour ses patrons rencontrés après son accident, ili doit faire le bien et changer le cours de la vie de quelqu’un. S’il ne sait pas grand chose sur sa mission, Vin est sur sa route. Jim pense qu’il doit tout faire pour que Vin épouse Divine. Lors d’une soirée, Vin tombe amoureux de Marie Terese, une jeune femme qui a accepté le travail de prostituée à cause de toutes les dettes qu’elle a remboursées.

Des écorchés de la vie à tous les niveaux. Jim a perdu sa mère, assassinée sous ses yeux. Depuis, il accepte toutes les missions du gouvernement. Maintenant, en retrait, il souhaite qu’on le laisse tranquille. Vin a eu une enfance difficile avec des parents alcooliques. En plus, il prédit l’avenir et passe pour un fou. Oui, il a réussi et peu importe la manière. Marie Terese a été folle amoureuse d’un homme, elle s’est mariée et a eu un enfant. Mais ce mariage n’est pas tout rose. Marie Terese s’en est sortie et elle rembourse ses dettes mais elle est toujours sur le qui vive. En face, une femme, Divine, un véritable démon qui fait siennes les âmes des gens.

Lors de ma lecture de tous les tomes de La Confrérie de la Dague Noire, j’avais commencé à acheter la série Anges Déchus. Les premiers sont intégralement finis donc pour essayer de passer un bon moment, sans prise de tête, j’ai commencé à lire ce premier tome. Le style de J.R. Ward est bien là. De la facilité d’écriture, du sexe, des histoires d’amour, des histoires surnaturelles dans un lieu réel avec un personnage que l’on retrouve dans les derniers tomes de la Confrérie. On retrouve également Trez qui prend en main, protège les femmes qui travaillent pour lui. Mais ce qui a fait le succès de la Confrérie n’est pas forcément au rendez-vous ici. Cela se laisse lire mais cela a été sans plus, pour moi. Il y aura bien 7 missions, je les lirai et je verrai mais je ne suis pas pressée par le temps. Cela a été assez long à se mettre en place avec pas mal de répétitions quant aux situations des personnages qui se cherchent, s’apprivoisent… Le roman est devenu plus intéressant lorsque Jim a compris qui il devait sauver, qui étaient les deux hommes qui l’accompagnaient. Donc, cela se laisse lire mais ne laisse pas un souvenir impérissable. Vraiment moins bon que les tomes les moins réussis de la Confrérie de la Dague Noire et il y en a eu quelques uns.

Anges déchus tome 1 Convoitise de J.R. Ward

date de sortie : 24 août 2012

Editeur : Milady

Isbn : 978`-2-8112-0825-7

Nombre de pages : 545

Je sais pas de Barbara Abel

Je sais pas de Barbara Abel - Editions Pocket

Je sais pas de Barbara Abel – Editions Pocket

Je sais pas de Barbara Abel présentation

Camille est mariée, elle a une petite fille de 5 ans. Elle a un amant. Elle se sent belle, désirée, libre avec lui. Mais la culpabilité est là. Cela bouleverse toute sa vie, ses idées.

Une sorite scolaire doit avoir lieu. Mylène, institutrice,, va être en retard car elle doit récupérer sa dose d’insuline.

Avis Je sais pas de Barbara Abel

Un roman très psychologique comme sait les offrir Barbara Abel qui dissèque les comportements humains, aussi bien ceux des adultes que ceux des enfants. Car un enfant est-il si innocent que ça ? N’est-il pas un manipulateur de première ? Ne cherche-t-il pas à se venger d’une situation ? Est-ce qu’un enfant éprouve de la culpabilité comme peut la ressentir un adulte ?

Camille a semble-t-il tout pour être heureuse. Elle est mariée, maman d’une petite fille de 5 ans, Emma, et elle a un bon job. Mais depuis 5 semaines, elle mène une double vie et retrouve son amant, Etienne. Ce dernier vient la voir chez elle un soir et Emma les surprend en train de s’embrasser. Lors d’une sortie scolaire, Emma est portée disparue, très vite retrouvée par les forces de l’ordre. Mais dans la forêt, seule Emma sait ce qui s’est passé entre elle et sa maîtresse, Mylène, une jeune femme qui ne se lie pas aux autres, qui est revêche, d’un caractère assez violent envers les enfants et diabétique de type 1. Très vite, Barbara Abel met son grain de sel dans l’histoire en liant les uns et les autres à son roman, pour encore plus de culpabilité, encore plus de colère. Les personnages sont au bord de l’explosion, de la rupture, pour montrer leurs plus vils comportements, surtout que certains ont un passé qui refait surface. Le but est de retrouver Mylène, la fille d’Etienne. C’est une question de vie ou de mort. Et seule une personne, une enfant, peut dire ce qui s’est passé et où peut être Mylène.

Barbara Abel nous révèle nos pires instincts car combien de fois ai-je voulu secouer Emma, cette petite fille de 5 ans, belle comme au coeur, qui parait candide. Un certain nombre, je dois l’avouer même après les dernières révélations, mon opinion n’a pas changé. Car le comportement des adultes, au coeur de cette histoire et face aux rebondissements, n’est pas nouveau. Ils sont adultes et malgré la douleur, la colère, la vengeance, ils révèlent leurs pires tourments. Il est facile d’accuser lorsque l’on est soi-même coupable d’une situation, lorsque l’on culpabilise, lorsque l’on veut sauver son couple, ne pas révéler une liaison car on sait que l’on peut tout perdre.

Mylène veut se sauver, être sauvée. Elle déploie des trésors d’imagination pour remonter à la surface. Mais la maladie sera-t-elle plus forte qu’elle ? Oui, elle s’apitoie sur son sort, sur ses relations chaotiques avec les autres, sur son physique ingrat. Elle n’a jamais accepté sa maladie, elle s’est rebellé contre son père. Ses fugues à répétition ne vont pas lui servir, ni son comportement envers les enfants.

Un roman mené de main de maître où les questions succèdent aux questions, les révélations aux révélations. En trois jours, les personnages passent par diverses émotions avec rappels de leur passé, les souvenirs en commun avec un enfant. La trahison, l’adultère ne sont pas bons. Qui manipule qui ? Et 10 ans après ce drame, familial aussi, est-ce qu’une personne a pu être sauvée ou l’histoire se répète-t-elle ? Malgré le caractère d’un enfant, les adultes ne prennent pas en compte qu’une expérience peut le détruire profondément et pour toujours.

Je sais pas de Barbara Abel

date de sortie : 6 octobre 2016

Editeur : Pocket

Isbn : 978`-2-266-27833-1

Nombre de pages : 440

Emergence 7 de Vincent Mondiot et Enora Saby

 

Emergence 7 de Vincent Mondiot et Enora Saby - Editions Actes Sud Junior

Emergence 7 de Vincent Mondiot et Enora Saby – Editions Actes Sud Junior

Emergence 7 de Vincent Mondiot et Enora Saby, présentation

20 ans après, il revient sur l’île. 20 ans de souvenirs, de cauchemars. Il revient sur cette île car il est un survivant.

Avis Emergence 7 de Vincent Mondiot et Enora Saby

Comment se construire, se reconstruire après un drame ? C’est le cas de Léo et de ceux qui ont survécu, il y a 20 ans. Ils sont invités sur l’île où a eu lieu une catastrophe. Un devoir de mémoire, un mémorial pour toutes les victimes et les héros qui ont survécu. Léo était en quatrième et vivait sur cette île depuis de nombreuses années. Il allait sur le continent afin de poursuivre ses études en quatrième. Il avait un ami avec qui il souhaitait sortir un manga. On retrouve ces enfants qui attendent le bateau pour aller à l’école. Ils sont amis ou pas. Ils ont chacun leur caractère.

Ce retour fait ressurgir tout ce qui s’est passé et qui ne s’est jamais effacé pendant 20 ans. C’est le moment de se rappeler les bons comme les mauvais souvenirs. C’est le moment de faire face, de nouveau, aux premiers morts, aux blessures qui ne s’effacent jamais, surtout lorsqu’elles sont ancrées au plus profond de soi, aux tentatives de sauvetage, à l’entraide entre eux tous. On peut comprendre les cauchemars qui persistent.

Tout le talent de Vincent Mondiot à l’écriture lié au graphisme, aux illustrations d’Enora Saby. Toutes les pages sont illustrées selon les écrits. Les petits personnages sont magnifiques. Le lecteur suit leurs péripéties, cette noirceur et ce qu’ils tentent de comprendre. On les voit être en colère, s’aider, affronter les pires drames. La noirceur, les couleurs sombres, le rouge, le jaune lorsque la bête est là. Des couleurs éclatantes lorsqu’il se rappelle la vie d’avant et que Léo raconte les souvenirs heureux.

Je remercie les Editions Actes Sud Junior pour cette lecture. Je ne pensais pas qu’elle serait aussi plaisante. En effet, au départ, je trouvais ces illustrations enfantines. Certes, elles peuvent l’être mais le sujet fait froid dans le dos. Car ces jeunes, avec ce qu’ils ont vécu, vu, ne sont pas bêtes et ont bien compris que la vie ne tenait qu’à un fil et que personne ne viendrait les sauver. Mais bon, il ne faut rien dire. Car les autorités jouent sur leur jeune âge.

Emergence 7 de Vincent Mondiot et Enora Saby

date de sortie : 7 septembre 2022

Editeur : Actes Sud Junior

Isbn : 978`-2-330-16583-3

Nombre de pages : 208