Repose-toi sur moi de Serge Joncour

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Avis de Repose-toi sur moi de Serge Joncour

Un autre roman de la rentrée littéraire pour moi. Cette année, c’est vraiment pas mal. Avant de commencer Repose-toi sur moi de Serge Joncour, j’ai appris qu’il était dans la liste pour un prix littéraire. Je ne sais pas s’il l’obtiendra. Pour ma part, c’est la première fois que je lis un roman de cet auteur et je ne suis pas déçue. Jusqu’à la fin, le lecteur ne sait pas ce qu’il adviendra de cette histoire entre Aurore et Ludovic, deux personnalités que tout oppose.

Ludovic a joué au rugby. Il en a la carrure. Il s’est occupé de la ferme de ses parents et des vins de son épouse, morte d’un cancer. Il est depuis quelque temps à Paris où il travaille pour recouvrir des dettes. Aurore, elle, est styliste, elle a sa propre maison. Elle est mariée, a deux enfants. Elle semble n’avoir pas confiance en elle, peut-être écrasée par un mari à qui tout réussit. Pourtant, Aurore semble avoir du talent. Mais elle est happée par ses peurs, ses innombrables questions. Elle réfléchit trop, elle est anxieuse et n’arrive pas à s’imposer. Tout semble bien aller pour elle sauf que dès le départ, le lecteur comprend que rien ne va dans la vie de cette femme. Les deux corbeaux qui hantent son immeuble montrent ses peurs qui vont aller en augmentant. Ludovic et Aurore vivent dans le même immeuble. Le premier dans la partie non rénovée et Aurore, là où tout est beau. Ils se sont déjà croisés, dit bonjour-bonsoir mais c’est tout. Jusqu’au moment où l’affaire des corbeaux les rapproche. Entre les valses hésitations de l’une et ses questionnements et le charme bourru, la force supposée tranquille de l’autre, Aurore et Ludovic se rencontrent et entament une histoire.

Comme Ludovic, le lecteur s’interroge vraiment sur Aurore. Est-ce qu’elle le manipule, même inconsciemment ? D’ailleurs Aurore se pose elle aussi des questions. Aurore se confie à Ludovic mais sur ses problèmes. Outre l’attraction physique, ces deux-là auraient peut-être besoin de se révéler intimement. Mais l’ambiance, pourtant noire, reste feutrée entre eux deux. L’auteur, avec des mots forts, sans paraître y toucher, nous montre que l’escalade, le geste de trop, peut très vite arriver. Même si ces hommes, qui semblent forts extérieurement sont prêts à aider grâce à leur carrure, ils sont tendres au fond de leur coeur. Eux aussi ont des sentiments et il leur est difficile de les avouer, surtout avec un vécu tel celui de Ludovic. Une histoire qui pourrait arriver à n’importe qui, n’importe quant. L’auteur dissèque admirablement leurs réactions, leurs attentes, leurs vies à Paris. C’est un roman où l’un découvre l’autre et inversement. Toutes leurs émotions sont détaillées.

Outre cette histoire d’amour, qui semble vouée à l’échec, Serge Joncour nous offre un tableau de la société française qui est vraiment malade. Entre ceux qui n’y arrivent pas financièrement et qui ont la visite de sociétés de recouvrement et tous ceux qui, à force de magouilles, de contacts, ne sont pratiquement jamais inquiétés. Le lecteur voit bien que Serge Joncour s’est informé et il fournit au lecteur texte de loi et toute cette étude de la vie à la campagne où les agriculteurs n’arrivent plus à vivre, de Paris où le beau côtoie le sordide, la banlieue si proche et si éloignée sans parler de cette affaire de pesticides.

Je remercie Babelio pour cette opération spéciale #massecritique et les Editions Flammarion.

Résumé Repose-toi sur moi de Serge Joncour

Ludovic  travaille dans un cabinet de recouvrement. Il n’aime pas la foule, vit seul et a 46 ans.

Aurore est styliste, elle court après le temps. Elle sent que tout va mal au sein de sa société.

Deux corbeaux ont élu domicile dans la cour de leur immeuble. Aurore en a peur. Ces oiseaux deviennent une véritable obsession.

Repose-toi sur moi de Serge Joncour

date de sortie : 17 août 2016

Editeur : Flammarion

Isbn : 978-2-813-0663-9

Nombre de pages : 427

Une avalanche de conséquences d’Elizabeth George

Une avalanche de conséquences - Elizabeth George
Une avalanche de conséquences – Elizabeth George

Avis Une avalanche de conséquences d’Elizabeth George

J’attends toujours avec une grande impatience les romans d’Elizabeth George qui mettent en scène Linley et Havers. Mais elle a su jouer avec mes nerfs pendant les 170 premières pages. Pas l’ombre des deux de Scotland Yard. Toutefois, ces premières pages sont une véritable présentation de ce qui va suivre avec les personnages que le lecteur ne connaît pas et dont il a besoin pour savoir ce qui va se passer.

Le titre retrace bien ce qui va arriver à tous les personnages du roman. Ce mot conséquences est répété de nombreuses fois. Ils devront affronter les conséquences de leurs actes, de leurs pensées que ce soit au niveau relationnel ou professionnel. Je ne révèle rien pour que vous puissiez vous interroger pour connaître le dénouement de l’histoire.  Dénouement qui surprendra, comme toujours, avec Elizabeth George. Elle est une des reines du crime et surtout de l’étude psychologique de ses personnages. Je me suis attachée à India et Lily. Barbara et Linley, c’est acquis depuis longtemps.

Ensuite, nous avons cette mère omniprésente dans la vie de ses deux fils, dans leur vie de couple. Un personnage haut en couleurs, qui se mêle de tout, qui veut avoir prise sur tout. Elle cherche, elle cherche et elle trouve. Elle a une faculté à être aimée de tous jusqu’à ce qu’ils se rendent compte de sa véritable nature, mais ils lui trouvent toujours des circonstances atténuantes. Elle ne supporte pas les contrariétés. Caroline est prêt à faire du chantage. Pour une personne pour Barbara Havers, elle sait dès le départ que Caroline a tant à cacher.

Chez Elizabeth George, ce que j’aime c’est sa réelle documentation sur les maladies, sur les relations entre les être humains et cette faculté de conter les paysages, les endroits visités. Le lecteur a l’impression d’y être, de voyager dans ces fabuleux endroits dont certains semblent reculés. De plus, outre l’enquête, Elizabeth George s’attache aux faits de société, comme les abus envers les enfants qui ne peuvent pas se défendre, la perte d’un être cher qui se suicide et difficile à affronter, à surmonter, le sentiment de culpabilité envers la famille ou le couple. J’ai bien aimé ce petit chien, celui de Rory, destiné à être présent auprès d’elle et à lui faire du bien psychologiquement. C’est un chien thérapeutique. Pas comme le chat et son ronron qui détend. Arlo est là pour défendre sa maîtresse, être à l’écoute de ses sentiments et de ses peurs. Ce genre de pansement me parle beaucoup. Elizabeth George s’attache également aux couples et ils sont nombreux entre ceux qui se séparent, d’autres qui tentent de rester ensemble. Rien n’est facile.

Je remercie Les Presses de la Cité pour l’envoi.

Résumé Une avalanche de conséquences d’Elizabeth George

Il y a 39 mois plus tôt, Will vit à Londres avec Lily. Mais il ne se fait pas à cette vie. Il décide de retourner chez lui dans le Dorset et demande à Lily de l’accompagner. Elle refuse à cause de sa mère.

Quatre mois plus tard, Lily accepte de passer le week-end avec Will.

Barbara Havers, depuis ses frasques en Italie, essaie de se tenir bien à Scotland Yard. Une mutation dans le nord lui pend au nez. Mais elle n’est plus que l’ombre d’elle-même.

Une avalanche de conséquences d’Elizabeth George

date de sortie : 22 septembre 2016

Editeur : Presses de la Cité

Isbn : 978-2-258-11775-4

Nombre de pages : 613

Le garçon qui rêvait de voler en Cadillac d’Alice Quinn

Le garçon qui rêvait de voler en Cadillac - Alice Quinn
Le garçon qui rêvait de voler en Cadillac – Alice Quinn

Avis sur Le garçon qui rêvait de voler en Cadillac d’Alice Quinn

Je suis vraiment heureuse de retrouver Alice Quinn et dans un roman publié par un éditeur. Franchement, cet auteur le mérite. Après Rosie et ses deux aventures, place maintenant à un jeune adolescent qui devient le héros de ce roman et aussi à un grand-père.

Sans avoir l’air d’y toucher au vu de l’histoire, des protagonistes et des dialogues, Alice Quinn pointe du doigt certains éléments de la société française. Elle permet au lecteur de s’interroger sur toutes ces personnes qui mendient dans les rues pour survivre, sur la difficulté d’être un enfant de la DDASS en attente d’être accueilli par une famille qui l’aimera.  Ces enfants ont peur de donner leur confiance. Ils cachent leur passé. Ces enfants ne vont pas tous devenir des cas sociaux. Il suffit de leur donner une chance. Les personnes cabossées, malmenées par la vie ont la préférence d’Alice Quinn. Elle en fait des héros.

Alice Quinn adore la musique.  Elle nous le montre et démontre. Même si l’accordéon n’est pas trop mon truc le personnage de Jo Le Tourneur est très attachant, un peu fantasque, non violent et qui aime surtout les enfants dont sa petite fille Victoria.

Grâce à Alice Quinn, le roman ne souffre d’aucun temps mort. Le lecteur assiste à la fugue de Ranko, à sa rencontre avec Théo Malley mais aussi avec Victoria et Jo. Les trois histoires vont se regrouper. Même seul, désabusé par le manque d’argent, Ranko essaie de croire en ses rêves. Suite à cette aventure, il apprendra encore plus ce qui est le bien et le mal, même si pour cette dernière part, le jeune adolescent n’est pas du tout un mauvais bougre. D’ailleurs, personne ne semble avoir peur de lui. Seul Jo ne rira pas quand il le rencontrera. Seul Jo le prendra sous son aile car il sait qu’à force il s’ouvrira. Ils ont en commun leur enfance. Dans les mots d’Alice Quinn, il faut faire attention à leur sensibilité, au partage.

Avec Alice Quinn, le dénouement est toujours rocambolesque mais le bien triomphe toujours. Ses personnages sont hauts en couleur, elle ne tergiverse pas. Tout se ligue contre ceux qui font le mal.

Je remercie LP Conseils pour l’envoi de ce roman.

Résumé Le garçon qui rêvait de voler en Cadillac d’Alice Quinn

Théo Malley, soit Bloody Théo, a décidé de réaliser son dernier casse avant de prendre sa retraite.

Ranko, jeune adolescent, est dans un foyer. Il prépare sa fugue pour retrouver son père.

Jo, quant à lui, espère qu’il pourra partir en vacances avec sa petite fille.

Le garçon qui rêvait de voler en Cadillac d’Alice Quinn

date de sortie : 21 septembre 2016

Editeur : City Editions

Isbn : 978-2-8246-0801-3

Nombre de pages : 217

En douce de Marin Ledun

En douce de Marin Ledun
En douce de Marin Ledun

Avis En douce de Marin Ledun

Deuxième roman de la rentrée littéraire 2016 à mon actif. Déjà, je n’en ai jamais lu autant mais je ne pouvais absolument pas rater le nouveau roman de Marin Ledun. Pour ma part, le style n’est pas une découverte. L’auteur nous entraîne encore une fois au coeur de l’histoire d’une femme forte qui prend, au final, la bonne décision. Les femmes de Marin Ledun souffrent. C’est le cas d’Émilie. Elle n’a pas eu une enfance facile mais n’a pas souffert. Elle s’est épanouie dans son travail. Seules ses relations avec les autres, avec les hommes et l’alcool prouvent qu’il lui manque quelque chose pour être heureuse.  Jusqu’à ce fameux accident où elle a perdu une jambe. Et c’est toute sa vie qui en prend un coup. Jusqu’à ce qu’elle décide d’enlever, après l’avoir traqué Simon, parce qu’elle veut des réponses.

Marin Ledun nous entraîne avec maestria au coeur de l’histoire d’Emilie jusqu’à ce fameux accident et la décision prise aujourd’hui. Il retrace sa vie, entrecoupée des éléments de l’enlèvement et de la séquestration, de ce qu’elle fait pour Simon, gravement blessé. Emilie avait minutieusement tout préparé. Elle est calme, a des gestes précis et sait ce qu’elle fait. Depuis quatre ans, tout est une véritable obsession. Emilie est en proie à de sombres crises de colère qui peuvent obstruer son jugement. Mais elle sait qu’elle peut avoir dix jours même si la police s’en mêle. Dans cette histoire, qui souffre le plus, Simon ou Emilie ? Le roman est sombre, noir, avec une réelle dimension psychologique.

Ce sont des faits de société qui peuvent arriver à tous. Se retrouver handicapé et ne pas pouvoir assurer correctement son travail. Etre mis, à force, au ban de la société. Se retrouver en plein burn out mais Emilie est une battante, elle n’accepte pas sa destinée. Elle n’accepte pas de souffrir inutilement même si elle est obligée d’assumer. Elle sait qu’elle n’a pas réussi sa vie et que son handicap est comme un étendard. Certains se détournent d’elle mais il y a toujours des questionnements dans les yeux et d’autres veulent en profiter. A un moment donné, sa rencontre avec Isabelle semble lui avoir permis d’y voir plus clair, d’être plus heureuse. Mais Isabelle est mariée et continue à avoir des enfants. Marin Ledun a le temps de détailler et de nommer les outils chirurgicaux. Il se penche sur la vie des ouvriers qui souffrent, le suicide au travail. 

Ce que j’aime également chez l’auteur, c’est retrouver des endroits du Sud-Ouest que je connais. Mais là, je me suis questionnée sur Begaarts et j’ai cherché.

Résumé En douce de Marin Ledun

C’est le soir du 14 juillet. Simon a 37 ans. Il a repéré Emilie au milieu de la foule. Il la voit déjà depuis quelque temps. Il veut danser avec elle, voire plus.

Emilie a la quarantaine. Après avoir passé la soirée avec Simon, elle l’emmène dans son mobil-home. Lui doit retourner au travail dans quelques heures mais il pense qu’il va penser une fin de soirée agréable avec Emilie.

En douce de Marin Ledun

date de sortie : 25 août 2016

Editeur : Ombres Noires

Isbn : 978-2-0813-8984-7

Nombre de pages : 251

Enfant 44 de Tom Rob Smith

Enfant 44 de Tom Rob Smith
Enfant 44 de Tom Rob Smith

Avis sur Enfant 44 de Tom Rob Smith

J’ai lu La ferme à sa sortie mais je n’avais pas franchement aimé. Pourtant les critiques ont été élogieuses. Celles  d’enfant 44 également et là c’est franchement mérité. Même si j’ai mis beaucoup de temps à lire ce roman, j’ai adoré. Je pense que le cadre y est pour beaucoup. Je suis fan de tout ce qui se passe en Russie, en URSS qu’elles que soient les périodes.

L’auteur nous offre une belle étude de la société russe, de sa politique, des arrestations sans but et des condamnations. Une personne est coupable tant que l’innocence n’est pas prouvée. Tout le monde est vite suspect et tous ceux qui participent aux interrogatoires ne doivent pas se préoccuper de l’innocence de ces hommes et femmes.  C’est à l’encontre du régime soviétique. Pourtant Leo va tenter le tout pour le tout même s’il met en danger sa femme et sa famille. Après avoir été un héros pour avoir servi son pays, qu’il adore et qu’il ne veut pas quitter, il va devenir l’homme à abattre. La quête sera longue difficile surtout qu’il fera des découvertes qui bouleverseront sa vie privée. Lorsque le lecteur fait la connaissance de Leo, il est le symbole de la victoire contre les Allemands. Il a une carrière militaire aux renseignements. Il obéit corps et âme. Tous les Soviétiques doivent étudier l’oeuvre de Lénine.

Ce pays, en conflit contre l’Occident, tait tout ce qui est contraire aux bonnes moeurs, comme l’homosexualité. Tout le monde n’est pas à l’abri d’être condamné, déporté ou tué. Le meurtre n’existe pas car la délinquance n’existe pas. Lorsque Leo tente d’enquêter, de démontrer que les personnes suspectées ne sont pas coupables, il devient vite celui qu’il faut éliminer. Pour qu’il montre sa bonne foi, il doit démontrer que sa femme est contre le pays. Pour le punir, il est muté et il perd tous les droits qu’il a pu avoir. Mais dans cette nouvelle ville, où il est au plus bas de l’échelle, il arrive à trouver un allié.

Outre ça l’auteur nous distille les indices, les révélations au fur et à mesure au sujet de Leo. Les rebondissements sont bien là au moment où le lecteur  ne s’y attend pas. Cette enquête est lente mais pas pour le lecteur car le roman n’offre pas que ça. Tout s’imbrique parfaitement entre cette quête du coupable, les problèmes de couple qui vont évoluer vers une association et bien plus et la découverte de son passé. Autour de Leo gravitent d’autres personnages plus ou moins importants. Le lecteur arrive à la moitié du roman pour comprendre la définition du titre.

Si vous aimez la société russe, ceux qui y vivent, la politique et une quête identitaire et celle d’un couple, Enfant 44 est à lire.

Résumé Enfant 44 de Tom Rob Smith

En janvier 1933, en Ukraine, deux frères partent chasser un chat qui pourrait nourrir la famille car la famine sévit. Mais le plus âgé disparaît.

En 1953, en février, Arcady est retrouvé mort. Son décès semble être un meurtre mais Leo doit démontrer à la famille d’Arcady que les meurtres n’existent pas.

Anatoli Brodsky est recherché par le MGB car il est considéré comme un espion.

Enfant 44 de Tom Rob Smith

date de sortie : 21 janvier 2010

Editeur : Pocket

Isbn : 978-2-266-20170-4

Nombre de pages : 523

Lux Tenebrae de Giacometti et Ravenne

Lux Tenebrae Giacometti et Ravenne
Lux Tenebrae Giacometti et Ravenne

Avis de Lux Tenebrae de Giacometti et Ravenne

Parmi les nombreuses enquêtes d’Antoine Marcas, celle-ci est, je pense, ma préférée. Pourtant, j’en ai déjà lu quelques unes. J’étais super contente de retrouver le fameux commissaire, vu que l’épisode précédent m’avait laissé un peu sur ma faim et qu’il constituait une de mes premières négatives sur les romans.

Ceci est donc la 7ème enquête. Le chiffre 7 est tout un symbole pour les auteurs.

Est-ce dû au fait qu’Antoine Marcas souffre, qu’il est pratiquement mort qui a fait que j’ai adoré ce roma ? Peut-être. Mais je savais qu’Antoine n’était pas mort vu que j’ai déjà lu Le règne des Illuminati. L’écriture des auteurs par rapport à ce qui arrive à Antoine est très fluide. On prend encore plus fait et cause pour lui. Et même s’il semble diminué, Antoine Marcas est toujours aussi fort, il ne se laisse pas faire. Je pense, aussi, qu’il y a le sujet de l’EMI, Expérience de Mort Imminente, qui y est pour beaucoup. J’ai déjà lu un livre sur ce sujet. Mais ce que j’ai aimé avec Giacometti et Ravenne est qu’il n’y a aucune dimension religieuse dans l’expérience vécue. Avec cette expérience, Marcas revoit défiler sa vie, celui qui compte le plus, soit son fils.Le lecteur sait dès le départ que Marcas va mourir mais comment. Ils savent nous emmener dans une histoire, deux puisque nous avons une dimension historique, qui sont liées. Antoine peut abuser de son pouvoir mais c’est pour aider ceux qui en ont le plus besoin. Il n’aime absolument pas ceux qui souffrent ou qui sont en butte avec les aigris ou ceux qui profitent de leur pouvoir. Par contre, il n’abuse pas de son pouvoir pour aider ses Frères. La loi est la loi.

Pour une fois, on en sait plus sur le frère Obèse, sur son travail, ses relations pas franchement amicales avec Antoine. D’ailleurs, il semble qu’il en profite un peu. Il n’hésite pas à le mettre dans des situations impossibles qui peuvent le servir à lui. Mais attention, la roue peut tourner.

Jacques Ravenne et Eric Giacometti savent doser leur machiavélisme pour faire peur. A ce jeu, ils sont très forts. Tout comme ces parties historiques relatées. Le lecteur a l’impression d’y être, de vivre les aventures des personnages. Le roman est très bien documenté, notamment sur le travail de l’embaumeur à la cour des Pharaons et ce que cela représente pour les Egyptiens. Nous suivons l’histoire d’Akhenaton, un pharaon et de son conseiller Eupalinos mais aussi celle du responsable de sa sécurité. Le pharaon est un Dieu vivant, il ne peut pas penser en humain. L’Eglise fait en sorte que son pouvoir ne soit jamais renié.

Résumé Lux Tenebrae de Giacometti et Ravenne

Marcas est dans le sud de la France. Il doit assister à une tenue en Avignon. Le lendemain, une perquisition est prévue.

En 1368 av JC, à Thebes, le pharaon donne un repas. Mais sa soeur est pratiquement assassinée sous ses yeux.

Lux Tenebrae de Giacometti et Ravenne

date de sortie : 24 août 2016

Editeur : Pocket

Isbn : 978-2-266-21171-0

Nombre de pages : 447

Auteurs au Salon Littéraire de Fuveau

Fuveau organisait son salon littéraire. L’occasion de rencontrer quelques auteurs et de faire dédicacer des livres.

Sire Cédric à Fuveau
Sire Cédric à Fuveau

C’est sous une chaleur caniculaire que nous nous sommes rendus à Fuveau pour le salon littéraire des Ecrivains en Provence. Après nous être garés, nous nous sommes un peu perdu, même le GPS de Google Maps nous a mal renseignés. Bref, après avoir tourné et viré, demandé, nous sommes arrivés. Mais les écrivains en provence n’étaient pas encore en place. Nous avons tourné, regardé, attendu sous la chaleur et j’ai commencé à acheter.

Sire Cédric à Fuveau

Sire Cédric à Fuveau
Sire Cédric à Fuveau

Je l’ai attendu un grand moment Sire Cédric. Au moment où je comptais partir, je l’ai vu et je me suis approchée de son stand. Des personnes étaient déjà devant moi mais ce n’était pas énorme. De plus, il est très proche des gens et n’hésite pas à faire des photos, à discuter.

Arrive mon tour. Je choisis quatre livres, de poche, vu que le dernier roman a déjà été lu. Pour précision, j’ai acheté sur place pour les dédicaces. Après avoir payé les livres, Sire Cédric a dédicacé tous ses romans. Je ne m’attendais pas à autant. Un seul aurait été suffisant. Mais il a écrit un mot différent pour chacun. Quel homme très gentil, disponible. Un grand auteur. Nous avons parlé de son prochain roman qui doit sortir. Ce sera un tout autre genre. Il me tarde de savoir. En attendant, j’ai de quoi lire. Et comme d’habitude, il a fallu que j’achète un de ceux que j’ai déjà lus. Tant pis, il est dédicacé😉

Place aux photos. Sire Cédric est très disponible. Toutes les photos publiées ici et sur mon compte et ma page Facebook sont faites avec son accord. D’ailleurs, il le demande, cela lui fait des souvenirs.

Pascal Marmet

J’avais lu un roman de Pascal Marmet via masse critique de Babelio. C’était l’occasion d’acheter un autre de ses romans. Quand cela comporte le nom de parfum, je suis partante.

Je vais également découvrir un auteur, Amanda Hodgkinson.

Lors de cette journée, je regrette de ne pas avoir rencontré ma chère Alba Kertz qui était en dédicaces le dimanche. Mais ce jour-là, il était impossible pour moi de m’y rendre. J’espère qu’il n’a pas fait trop chaud le dimanche et qu’elle n’a pas trop souffert de cette chaleur.

De plus, Karine Giébel était annoncée le samedi mais je ne l’ai pas vue. Vraiment dommage.