Assez de bleu dans le ciel de Maggie O’Farrell

Assez de bleu dans le ciel Maggie O'Farrell
Assez de bleu dans le ciel Maggie O’Farrell

Avis Assez de bleu dans le ciel de Maggie O’Farrell

Avant de finir ce roman, j’ai lu une formidable critique qui l’encensait. Ne suis-je pas normale ? En effet, je n’ai pas été franchement transportée par l’histoire. Pourtant, quand je l’ai commencé, je me suis dit, super, je vais me balader en Irlande avec un auteur irlandais. J’ai été peut-être déstabilisée par ces retours en arrière, ces bons en avant sur les différents personnages qui ont gravité autour de Daniel. Et ils sont nombreux. Je n’avais jamais lu cet auteur. Mais je pense continuer avec elle car j’adore l’Irlande, même si je n’y suis jamais allée et j’aime le travail de conteur des auteurs, notamment Maggie O’Farrell.

Ce sont les histoires de couples de Daniel et de Claudette. Si les deux premières de Daniel sont celles que l’on peut trouver à peu près partout, celle qu’il forme avec Claudette est vraiment très bien trouvé. Il y a également l’histoire de Claudette. Là, par contre, les retours en arrière et les années qui passent ne sont pas du tout difficiles à suivre. Même si l’auteur arrive à nous démontrer la fin de leur couple, c’est passé assez vite. Je ne me suis pas du tout attachée à ces personnages, même si j’ai bien aimé Claudette, sa façon de vivre, son ascendant sur les autres. On peut comprendre la quête de Daniel pour savoir ce qui est arrivé à un de ses anciens amours. Mais il agit seul et met son couple en danger. C’est un homme en définitive très secret. J’ai aussi beaucoup aimé l’histoire sur sa mère.

J’ai par contre beaucoup aimé cet amour filial qui existe entre Daniel et ces quatre enfants et son beau-fils. L’amour est également présent entre Claudette et ses enfants. De plus, que ce soit Ari ou Niall, ils ont tous les deux des soucis de santé ce qui les rend encore plus attachants. Ce qui arrive aussi à la fille de Daniel va encore plus le perturber.

Avec ces retours en arrière, on suit donc les histoires des uns et des autres mais aussi la rencontre entre Daniel et Claudette. Même si, par certains moments, c’est assez difficile à suivre, il faut aller jusqu’au bout du roman car il est formidablement bien conté, les descriptions sont époustouflantes. Le lecteur voyage en Angleterre, en Irlande, en Inde, en Suède. Il s’imprègne d’odeurs, de paysages grandioses.

Je n’ai pas eu de coup de coeur, mais je ne regrette absolument pas ma lecture et je remercie Belfond et Negalley pour cette sélection.

Résumé Assez de bleu dans le ciel de Maggie O’Farrell

Daniel travaille en semaine à Belfast comme professeur de linguistique. Le week-end, il rentre dans le Donegal, un endroit solitaire en Irlande où il  rejoint sa femme et ses deux enfants.

Il doit partir sur New-York fêter l’anniversaire de son père.

Assez de bleu dans le ciel de Maggie O’Farrell

date de sortie : 6 avril 2017

Editeur : Belfond

Isbn : 978-2-01-702648-8

Nombre de pages : 496

I hate u love me tome 1 de Tessa Wolf

I hate u love me de Tessa Wolf
I hate u love me de Tessa Wolf

Avis I hate u love me tome 1 de Tessa Wolf

J’ai choisi I hate u love me par rapport à son titre et sa couverture. Dès les premières pages lues, je me suis dit, « Encore un énième roman qui conte les émois d’adolescents ». Je me suis trompée. Ce n’est pas du tout ça. Le lecteur se plonge, avec délices, et tourne les pages, ici de la Kobo, très rapidement, pour connaître les péripéties de la relation entre Elena et Fares. La dimension de cet amour a été plus intense lorsque Tessa Wolf a inséré, pour la première fois, le point de vue de Fares, vers la page 80. Le lecteur oscillera donc entre les deux. Personnellement, je n’ai jamais pu me faire à l’idée que Fares avait deux ans de moins qu’Elena. Est-ce dû à ses tourments ?

Ecrire une chronique sur I hate u love me est assez compliqué. En effet, je n’ai pas envie de trop en dire puisque les rebondissements sont nombreux mais j’aimerais également donner l’envie de lire ce premier tome.

Elena et Fares se rencontrent au lycée. Elle est en train de passer le bac et est déjà fiancée, prête à se marier. Rencontrer ce jeune homme la bouscule tant et plus.

Elena n’a pas conscience de sa beauté. Tous les garçons souhaitent avoir une relation avec elle. Fares la révèlera à elle-même. Il est le seul qu’elle aimera, avec qui elle se sent bien, en sécurité. Mais il sera le seul à la faire souffrir de nombreuses fois. Malgré la douleur qu’ils éprouvent, la haine ressentie, l’envie de faire souffrir, ils se retrouveront, vivront de très bons moments ensemble, même si tout n’est pas dit. Jusqu’à ce quelques secrets soient révélés et ils se feront encore plus de mal. C’est une relation belle mais destructrice. Ils s’aiment mais ce roman n’aurait pas été écrit si tout avait été révélé dès le départ. Elena aurait-elle accepté Fares avec ce qu’il est réellemen ?. Il n’y a pas que l’attraction physique entre eux, même si cela joue énormément. Elena sait que Fares est secret. Elle aimerait pouvoir percer cette carapace mais elle ne lui donne pas une chance de s’expliquer. Et inversement.

Fares est un jeune homme qui souffre. Cette souffrance trouve un exécutoire, la violence. Qui a dit que je suis tombée amoureuse de ce beau jeune homme ? Je ne suis pas une cougar mais franchement, Tessa Wolf m’a fait adorer cet homme.

Outre cette histoire de New Romance, l’auteur aborde des thèmes très rapidement, mais ils y sont, du racisme, du terrorisme, de différences de cultures, les préjugés, la jalousie. La souffrance de deux êtres qui s’aiment est également bien là. Tous les deux sont fragiles, ils n’osent pas tout s’avouer. Le final nous laisse augurer une très belle suite.

Voilà, maintenant, je suis accro. Ma PAL va, encore, augmenter, car il me faut les deux tomes suivants.

Je remercie BMR et NetGalley pour cette sélection.

Résumé I hate u love me tome 1 de Tessa Wolf

Elena est une jeune fille de 18 ans qui vit sa dernière année de lycée. Elle est très sage, studieuse et prête à se marier. Ses parents, d’origine espagnole, sont catholiques.

Les meilleures amies d’Elena sont Katy et Julia, aussi différentes l’une que l’autre.

Elle rencontre Fares, qui vient d’arriver au lycée. Le jeune adolescent provoque un sérieux émoi chez Elena.

I hate u love me tome 1 de Tessa Wolf

date de sortie : 21 avril 2017

Editeur : Black Moon Romance

Isbn : 978-2-01-702648-8

Nombre de pages : 320

Sexe primé de Stella Tanagra

Sexe primé Stella Tanagra
Sexe primé Stella Tanagra

Avis Sexe primé de Stella Tanagra

Qui a dit qu’un lecteur laissait courir son imagination en lisant un roman, des mots ? Qui a dit qu’un auteur manipule son lecteur avec ses mots ? On pourrait répondre à la première question que ce sont tous les lecteurs, et à la seconde que ce sont tous les auteurs. Mais là, j’en ai la preuve flagrante avec Stella Tanagra. La coquine ! Elle entraîne son lecteur très loin. Elle déroule son histoire, ses mots mais attention à la chute. Le lecteur continue son histoire car il est toujours partie prenante de ce qui est écrit. Stella est vraiment surprenante. Elle a une sacrée imagination pour évoquer, écrire sur le sexe.

La lectrice que je suis ne s’est pas du tout attendue à la chute de ses histoires, de ses scénarii. Je dirai également que Stella Tanagra est philosophique. Les mots de Stella sont profondément étudiés, recherchés. Les combinaisons sont surprenantes, entre poésie, sexe, le toucher, le goûter. Ce n’est pas du sexe crash, dur. Il est rythmé par des connotations, des échos, un cheminement, un fil rouge.

Je n’ai pas aimé toutes les histoires, certes. Je n’ai pas compris où Stella voulait m’emmener mais celles qui m’ont le plus marqué sont celles avec les fruits et légumes, la cuisine et le boucher. 

Sexe Primé est le tome 2 de Stella Tanagra après Sexe Cité. Ce sont en tout dix nouvelles qui commencent et finissent avec une sorte de poème.

Je remercie Stella Tanagra qui m’a proposé cette lecture ainsi que Tabou Editions. Cela m’a permis d’aller jeter un oeil, voire  plus, sur le magnifique site de Stella.

Sexe primé de Stella Tanagra, Présentation de l’éditeur

Des corps se mélangent et se perdent, d’autres s’adonnent à des étreintes trop soutenues… Aussi roses que noires, les pulsions (in)humaines qui s’expriment dans ces dix nouvelles sont dangereusement excitantes.
Chaque page tournée dévoile des transgressions sexuelles et des désirs interdits qui se croisent et s’entrechoquent au fil des lignes dans la décadence de fantasmes indicibles. Passages à l’acte déraisonnables, pulsions morbides ou vices obsédants… Les désirs s’expriment mais à quel prix le sexe prime ?

Sexe primé de Stella Tanagra

date de sortie : 24 avril 2017

Editeur : Tabou Editions

Isbn : 978-2-36326-054-3

Nombre de pages : 345

June de Virginie Bégaudeau

June Virginie Bégaudeau
June Virginie Bégaudeau

Avis June de Virginie Bégaudeau

Avec ce roman, l’auteur révèle une jeune femme à elle-même. Tout était latent depuis sa rencontre avec Elsa avec qui elle a rencontré le plaisir et l’amour entre deux femmes. Si le lecteur imagine qu’Elsa domine June, il en sera pour ses frais mais il l’apprendra petit à petit. Car June, sous la plume de l’auteur, se révèle. Entre un mariage conventionnel, nous sommes dans la société américaine des années 70, où son mari la bat, lui crie dessus, June retrouve un semblant de liberté auprès d’Elsa. Elle tergiversera peu pour l’accompagner pour ces vacances. Tout semble très bien se dérouler dès le départ. Elles ne sont que toutes les deux, écoutent leurs corps et leurs envies. Mais June apprendra où Elsa veut l’emmener et quel est son sinistre projet. J’écris sinistre en italique car même si June peut en vouloir à Elsa, cela ne sera pas le cas. Elle l’aime trop. En faisant partie de cette communauté, June se révèlera à elle-même. Il lui faudra tout de même du temps. C’est beaucoup plus qu’une initiation. Entre doutes, colère, désespoir, plaisirs de la chair, June va connaître tous les états d’âme.

La maison des Carpenter ressemble à une secte avec à sa tête un homme qui domine, qui cherche des proies. La drogue, l’alcool lui permettent d’avoir un ascendant très fort sur ses victimes. Mais il trouvera plus fort que lui et cela semble lui plaire, jusqu’à un certain point. Ames sensibles, s’abstenir, car c’est assez trash, assez violent pour celles et ceux qui subissent l’initiation. Et ce n’est pas parce que c’est un roman érotique, on peut lire pire dans des polars ou thrillers, mais dans ceux-là, le sexe est peu présent. June est une personnalité assez complexe. Elle est éprise de liberté, toujours un peu sage, un peu inquiète mais avec une volonté de dominer. Elle ne souhaite pas la violence et se rend compte que la domination perdurera même si elle fait tout pour essayer de la changer.

L’auteur a bien planté le décor. Cette fuite, dans une époque dédiée à la minceur, ressemble un peu à Thelma et Louise mais nos héroïnes arrivent dans une demeure face à la mer, isolée. Le décor semble impressionnant, propice au calme ou à la luxure. Au choix ! L’auteur laisse le lecteur se faire son opinion à la fin et le laisse sur sa faim. Qui June retrouve-t-elle ? Sacha, le seul homme qui l’a protégée et pour qui elle éprouve de l’amour ou du respect ? Ou son amie, celle qu’elle a aimé ? En effet, il semblerait, et ce n’est que mon analyse, qu’Elsa avait un projet fameux. Laisser June faire toutes ses expériences pour qu’enfin, elle soit l’égale d’Elsa ou la dominer. Le roman se lit pratiquement d’une traite car j’ai voulu connaître ce destin, ces révélations distillées petit à petit. L’auteur est très fort pour ça.

Pour tous ceux qui me connaissent, ils savent que même si j’ai bien aimé un roman, je ne laisse pas passer certaines petites choses qui me chagrinent. Il semblerait que la relecture a été bâclée surtout à la fin. J’ai trouvé quelques mots manquants, des fautes d’orthographe ou d’accord, sur les toutes dernières pages. Pour moi, c’est bien dommage.

Je remercie les Editions La Musardine mais aussi Virginie Bégaudeau avec qui j’ai pu échanger quelques mots.

Avis June de Virginie Bégaudeau

June est mariée à Arthur. Son amie, depuis quelques années, est Elsa avec qui elle passe du bon temps.

Un jour, Elsa, lui demande de prendre tout un été avec elle, pour partager tant et plus.

Mais elle ne lui avoue pas toute la vérité.

June de Virginie Bégaudeau

date de sortie : 20 avril 2017

Editeur : La Musardine

Isbn : 978-2-84271-810-7

Nombre de pages : 223

Bilan de lectures en avril 2017

Mon bilan de lectures au mois d’avril 2017. 

Petit mois encore une fois en matières de lectures. Surtout des SP et des sélections sur NetGalley. Je reprends aussi mes lectures coquines. Car quoi qu’on dise, même si cela parle de sexe, et des fois assez hard, les auteurs ne sont pas franchement mauvais. J’ai fait aussi des achats et il va falloir que je me plonge dans certains. J’ai voyagé en Australie, mais aussi en Argentine j’ai lu une autobiographie très sympa.

Le nombre de livres lus en avril est de 5. On verra ce que donne le mois de mai, car j’en ai plus de six en attente, avec ces quelques jours fériés.

Je vous les rappelle :

  • Osez 20 histoires d’infidélité …
  • Le murmure du vent de Karen Viggers
  • A sa place d’Ann Morgan
  • Partie de rien d’Hapsatou Sy
  • Mapuche de Caryl Férey

Le murmure du vent de Karen Viggers

Le murmure du vent de Karen Viggers
Le murmure du vent de Karen Viggers

Avis Le murmure du vent de Karen Viggers

Je suis agréablement surprise par la qualité de ce roman qui m’a énormément plu. Les premières pages ont été vite balayées car je m’ennuyais ferme. Je me trouvais face à un roman sentimental et une héroïne un peu niaise. Mais non, Abby est tout sauf une imbécile et on va apprendre à bien la connaître au fil des pages.

Le murmure du vent avait tout pour me plaire puisqu’il se déroule dans un pays que j’aimerais visiter et où j’ai toujours voulu vivre. L’Australie. Avec ses grands espaces. L’auteur nous fait certes voyager mais elle n’en fait pas un pays idyllique. Il y a une partie historique et politique très intéressante à lire et donc à connaître. Les aborigènes vaincus, déplacés ou encore tués pour laisser la place aux blancs. Ces mêmes blancs qui se sont installés sur des terres qu’ils ont fait fructifier, qu’ils ont plantées. Ce sont des amoureux de la terre, ce sont des hommes robustes. Eux aussi ont dû s’en aller. Cela leur a fait mal. Ils sont allés vivre en ville et certains n’ont pas réussi à s’accoutumer. Qui dit politique, dit également écologie avec ce réchauffement climatique qui entraîne une énorme sécheresse en Australie, notamment dans le bush. Les pouvoirs publics manient la langue de bois avec dextérité, comme partout. Et ici, c’est pour les kangourous. Tout cela ne change pas ma vision de l’Australie.

Parlons des kangourous qui font partie de la vie d’Abby, future thésarde. Elle les étudie. Ils sont trop nombreux et ne sont pas une espèce protégée car pas en voie d’extinction. Mais ils se multiplient trop. Rien n’a encore été trouvé pour contrôler l’espèce et les naissances. Tout en narrant l’histoire d’Abby et de Daphne, l’auteur a inséré les kangourous dans son roman et nous explique tout sur eux. Très intéressant de connaître ces petites bêtes mignonnes et bondissantes. Le regard du lecteur change.

Le murmure du vent est un roman chargé de souvenirs, de transmissions entre Abby et Daphne qui se sont rencontrées. La première est très jeune mais elle a perdu sa maman qui s’est suicidée suite à de nombreuses dépressions et des troubles bipolaires. Cela a changé cette jeune femme qui ne s’est jamais remise de la mort de sa mère et qui reste très proche de son frère et de son père. Mais Abby est une solitaire, elle s’épanche peu et elle ne veut surtout pas s’engager. Elle est une jeune femme qui a peur, surtout de l’amour. Sa rencontre avec Cameron, beau gosse de service et journaliste, la plonge dans de nombreux délices. Elle ne veut pas s’avouer qu’elle l’aime et elle ne veut pas s’attacher. Arrivera-t-elle à passer outre ses angoisses ? Quant à Daphne, c’est une vieille dame, très proche de la terre, au caractère affirmé. Elle est droite, franche et avec Abby, elle va s’épancher petit à petit. L’une et l’autre se sont bien trouvées. Abby trouve en Daphne la grand mère trop tôt disparue.

Karen Viggers nous livre un roman riche sur les interrogations des vivants lors de la mort d’un parent lorsque l’on est jeune ou d’un mari. Ce sont également des réflexions sur la mort qui reste à venir, ce que l’on peut laisser à ceux qui restent.

Je remercie les Editions Les Escales et NetGalley.

Résumé Le murmure du vent de Karen Viggers

Abby se destine à la recherche pour la sauvegarde des kangourous. Elle a 23 ans et passe de nombreuses journées et nuits dans le bush pour les étudier. Elle prépare sa thèse. Elle rencontre Cameron venue l’interviewer.

Lorsqu’il la quitte, il a un accident de voiture et blesse une femelle kangourou qu’Abby est obligée d’abattre.

Le murmure du vent de Karen Viggers

date de sortie : 6 avril 2017

Editeur : Les Escales

Isbn : 978-2-36569-327-1

Nombre de pages : 345