La Maison abandonnée de Joel A. Sutherland

La Maison Abandonnée de Joel A. Sutherland
La Maison Abandonnée de Joel A. Sutherland

Résumé La Maison abandonnée de Joel A. Sutherland

Quatre jeunes amis passent leur dernier été ensemble avant que leurs chemins ne se séparent.

Ils veulent passer un été inoubliable. Ce sera le cas lorsqu’ils découvriront une maison abandonnée sur une île et tout ce qui en découle.

Avis La Maison abandonnée de Joel A. Sutherland

Ce roman est destiné aux très jeunes adolescents. A partir de 11 ans précise l’éditeur. C’est tout à fait le cas. Je pense qu’ils passeront un bon moment avec ces quatre jeunes adolescents. Je pense également qu’ils tourneront facilement les pages et qu’ils seront happés par l’histoire. Pour ma part, malgré les recherches de Jacob et son ami Ichiro mais aussi leurs découvertes, j’ai trouvé la mise en place trop longue. Heureusement que certaines révélations viennent réveiller le roman. Les quatre amis ne font pas que ça. Ils passent beaucoup de temps hors de cette maison, ils font du sport. Pour chercher leurs informations, ils n’utilisent pas qu’Internet. Ils vont à la bibliothèque. Le dénouement, intensif, se déroule sur à peu près 80 pages, soit le dernier tiers. Malgré les qualités d’écriture, je n’ai pas été happée par l’histoire. Trop vieille sûrement ! Pourtant je lis pas mal de littérature jeunesse.

J’ai, quand même, particulièrement, aimé l’attraction provoquée par cette maison sur Jacob. Il est happé, aspiré, attiré comme un aimant. Il ne peut pas rester loin d’elle. Elle occupe toutes ses pensées et même ses rêves, plutôt des cauchemars. La découverte de cette île, de cette maison et des choses étranges qui s’y passent est extrêmement bien racontée.

Je dois également dire que j’ai été surprise par le dénouement. En cela, l’auteur a bien réussi son coup. Je m’étais focalisée sur son histoire, sur les personnes et notamment ce médecin. Mais sans en dévoiler trop, l’auteur a bien caché son jeu. Avec cette histoire et malgré cette fameuse séparation, les enfants seront soudés encore plus. De plus, Jacob saura, de plus en plus, où seront ses priorités. L’auteur développe à la perfection les thèmes de l’amitié, des fantômes avec du fantastique également mais aussi une enquête si on veut policière. De plus, il y a ce monde de légendes censé faire peur aux enfants.

J’ai bien aimé ces quatre jeunes adolescents qui sont très différents et qui ont chacun leurs problèmes. La maman de Jacob m’a aussi bien plu.

Je remercie les Editions Actes Sud Junior pour la découverte de cet auteur.

La Maison Abandonnée de Joel A. Sutherland

Date de sortie : mars 2018

Nb pages : 304

Editeur : Actes Sud Junior

ISBN : 978-2-330-09690-8

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Wittgenstein à l’aéroport d’Husch Josten

Wittgenstein à l'aéroport d'Husch Josten
Wittgenstein à l’aéroport d’Husch Josten

Résumé Wittgenstein à l’aéroport de Husch Josten

Caren est à l’aéroport de Londres. Elle attend de partir pour Paris pour couvrir les attentats qui ont eu lieu la veille.

Depuis quelque temps, elle est sujette à des plafonds qui s’abaissent inexorablement sur elle.

Son avion est retardé. Elle fait la rencontre d’un homme qui lit Wittgenstein.

Avis Wittgenstein à l’aéroport de Husch Josten

Journaliste, elle en est à un stade où elle se pose beaucoup de questions. Par deux fois, elle a réchappé à des attentats, notamment les plus meurtriers aux Etats-Unis. Là, elle est censée couvrir celui qui s’est passé à Paris. Déjà, le lendemain de celui contre Charlie Hebdo, elle y était. Elle a pris conscience de ces morts lorsqu’elle était adolescente. Elle a beaucoup voyagé puisque son père était diplomate. Pendant un temps, elle a refusé de parler car les histoires du quotidien étaient vaines pour elle. Elle voulait avoir quelque chose à raconter qui sorte de l’ordinaire.

Et c’est cette rencontre à l’aéroport de Londres qui lui permet de s’interroger tant et plus. D’ailleurs pourquoi depuis quelques années n’importe quel plafond s’abaisse t il sur elle ? Est ce un signe ? Elle en cherche donc la signification.

Le roman nous plonge dans une partie de la vie de Caren pendant ces quelques heures à l’aéroport. Le lecteur en apprend sur sa vie, sa famille, son adolescence mais aussi son travail de journaliste. Il y a aussi sa rencontre amoureuse et son histoire, à trois, avec un homme avec qui elle partage sa vie quelques jours par semaine. Est-elle réellement responsable comme il le laisse entendre de ce non engagement ? Il va tenter de la rendre coupable. Car Caren, avec un collègue de travail, à trouvé en une nuit de véritables sentiments amoureux.

Comment raconter une histoire qui n’a jamais existé ? Pourquoi serait-elle plus lue qu’une autre ? La trouvera-t-elle ?

Malgré la qualité de ce roman, je n’ai pas pu me laisser porter par l’histoire, les mots. D’ailleurs, il m’est assez difficile d’en écrire une chronique. Je suis peut-être passée au travers de l’histoire, du message, de l’histoire véhiculée. Les attentats sont toujours en toile de fond mais aussi en sujet principal. L’analyse est réellement poussée que ce soit au niveau des auteurs de l’horreur de cette vie qui doit continuer malgré tout.

Je remercie Netgalley et les Editions Grasset pour cette lecture qui m’a sorti de mon ordinaire.

Wittgenstein à l’aéroport de Husch Josten

Date de sortie : 31 janvier 2018

Nb pages : 192

Editeur : Grasset

ISBN : 9782246814290

L’attrape-souci de Catherine Faye

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Résumé L’attrape-souci de Catherine Faye

En 2001, Lucien a 11 ans. Il est en Argentine avec sa mère. Dans une librairie, elle lui dit de regarder des petites boîtes, appelées attrape-soucis. Toujours sur le qui-vive, Lucien ne voit toutefois pas sa mère partir.

Lucien se retrouve seul. Il est pris en charge par un SDF.

Avis L’attrape-souci de Catherine Faye

Beaucoup de plaisir à lire ce roman même si c’est pas un coup de coeur, finalement. Quel destin que celui de Lucien/Lucio abandonné, délibérément, par sa mère en Argentine. Parce que c’est ce que l’on comprend dès le départ. Les réflexions de Lucio tout le long du roman le démontrent, notamment, dans ses relations avec sa mère. Son métier, d’ailleurs, ne laisse aucun doute à ce qu’elle est réellement. Pourtant, même s’ils ne sont pas proches, il veut la retrouver, pour lui dire qu’elle lui a manqué et qu’il l’aime. Car Lucio a peu le droit de parler avec elle. La mère est distante, on sent qu’elle ne l’aime pas.

Lucio apprendra, donc très jeune, à 11 ans, la vie. Il apprendra le rejet, même si pendant 11 ans, cela a été le cas, comment se débrouiller seul pour manger, vivre et survivre. Il apprendra à ne pas faire confiance mais aussi à la donner à ceux qui lui veulent du bien. Car toutes les rencontres qu’il fera seront importantes pour lui, pendant ces neuf mois. Ce sera un SDF qui le prendra sous son aile juste après son abandon. Ce seront ces femmes qui sont des prostituées qui vivent dans une maison sous la coupelle d’une autre femme. Et ce sera cette belle rencontre avec cet homme qui vend des plantes et une femme qui vient en acheter. Lucio, avec toutes ces rencontres, apprend qu’il ne doit pas créer de problèmes, comme cela a toujours été le cas. Malade, on s’occupera de lui. Il passera également par des phases où il voudra en finir avec la vie. Mais il est tenu par le projet de retrouver sa mère et surtout de devenir un homme, d’apprendre un métier qui lui plait, en lien avec la terre. Il se révèlera également par le dessin.

Lucio apprendra donc qu’il ne doit pas compter sur elle, cette mère qui n’en est pas une, en définitive. Il fera son deuil et trouvera ceux qui l’aimeront, qui l’accompagneront, ceux qui seront ses véritables amis et pourquoi pas ses parents. Car, à un moment donné, il sera obligé de dire la vérité. Sa plus grande peur est de retourner à Paris, et plus précisément en France, chez cet oncle qui abuse de lui. Lucio permettra à deux mondes de se rencontrer, de devenir amis. Le lecteur apprendra la vie difficile des Argentins aux prises avec un pouvoir où règne la corruption, où la misère est impressionnante et à tous les coins de rue. Pourtant, comme partout, il existe de belles maisons, cachées derrière de grandes palissades.

Je conseillerai également L’Attrape-Souci aux adolescents qui pourront être sensibles à cette histoire. Malgré les aléas de la vie, tous les parents ne détestent pas leurs enfants et ne les abandonnent pas. L’attrape-souci n’est pas un crève-coeur. Ces petites boites censées les attraper sont belles, elles peuvent produire leur effet. Mais, c’est en expérimentant, en bougeant, que les soucis peuvent s’envoler. Il faut quand même beaucoup de courage.

Je remercie Babelio pour cette masse critique, les Editions Mazarine et Catherine Faye

L’attrape-souci de Catherine Faye

Date de sortie : 17 janvier 2018

Nb pages : 299

Editeur : Mazarine

ISBN : 978286344758

Bilan de lectures en janvier 2018

Que donne ce début d’année en matière de lectures ?

Pour 2018, j’ai revu mon objectif à la baisse. J’espère qu’il sera beaucoup plus faisable et tenu. J’ai commencé 2018 avec un roman que je lisais déjà en 2017. Un roman à bannir car franchement, malgré les 50 bonnes premières pages, les 400 autres ne valent pas le détour. Ai-je eu des coups de coeur ? Jusqu’au 23 janvier, non. Mais il a fallu d’un polar pour que je prenne encore plus de plaisir à lire. Un polar qui sera suivi de bien d’autres puisqu’une série est annoncée. Et je finis le mois avec deux très bons livres, dont un, malgré le sujet, addictif. Un très bon mois au niveau du nombre de livres lus

Nombre de livres lus en janvier est de 8.

Je vous les rappelle :

Petit coeur de Kim Van Kooten 

La fille sous la glace de Robert Bryndza

L’animal de compagnie de Léo Barthe 

L’Aventuriste de J. Bradford Hipps

Stéréotypes de Gilles Abier

Coupée en deux de Charlotte Erlih

Mato Grosso de Ian Manook

La plage de la mariée de Clarisse Sabard

Petit coeur de Kim Van Kooten

Petit coeur de Kim Van Kooten
Petit coeur de Kim Van Kooten

Résumé Petit coeur de Kim Van Kooten

En 1975, Puck a cinq ans. Va-t-elle fêter son anniversaire ?

Sa mère la presse. Elles doivent partir. Une voiture noire arrive et emmène Puck et sa mère dans une grande maison.

Avis Petit coeur de Kim Van Kooten

Roman, issu d’une histoire vraie puisqu’il s’inspire de la vie de l’enfance de la meilleure amie de l’auteur, totalement addictif. Véritable coup de coeur pour ce Petit Coeur, même si le sujet ne s’y prête absolument pas. Mais l’auteur a pris le parti que ce soit cette enfant, devenue une adolescente, qui raconte cette histoire indicible. Pourtant, même à cinq ans, les mots ne sont pas naïfs mais le lecteur sent une véritable évolution car Puck lance les indices au fur et à mesure même si on n’a pas beaucoup de mal à imaginer ce qui se passe réellement. Parce qu’en plus, il y va petit à petit. Ce salaud, il n’y a pas d’autres mots, s’enhardit, au fil des années.

Une petite fille qui a dû grandir trop vite. Déjà, la situation n’était pas mirobolante avec cette mère fantasque. Mais cette dernière a voulu s’offrir une belle vie auprès d’un homme beaucoup plus âgé et avec de l’argent. Une vie qu’elle partage, accessoirement, avec sa fille. Je pense que Patricia aime sa fille mais elle est trop centrée sur elle-même, elle recherche trop l’attention. Elle est irrationnelle. Elle comble son illétrisme par le paraître. Sa fille sera toujours là pour elle. D’ailleurs, malgré ce qu’elle a vécu, Puck veillera constamment sur elle car elle a peur des réactions de sa mère.

Parmi ceux qui ont gravité autour de cette petite fille, nombreux sont ceux à s’être posés des questions, que ce soit son maître d’école, à qui elle se confiera plus tard, sa mère, sa grand-mère, la fille de ce type (qui je pense a dû subir le même traitement). Mais comment ne pas brusquer l’enfant ? Comment l’aider à se confier alors qu’elle ne semble pas prête ? Je ne sais pas du tout comment j’aurais réagi face à une telle situation. La dégradation de son état de santé en est la preuve et cela aurait dû mettre la puce à l’oreille à beaucoup. Mais dans ce cas, ce sont les parents qui sont en première ligne, les premiers avertis. Le médecin de famille aurait dû prendre plus les devants.

L’auteur nous raconte toute cette histoire dans ce premier roman très réussi. Les titres de chaque chapitre sont ceux d’une enfant qui découvre les choses au fur et à mesure. Le lecteur est vite mis dans l’ambiance. Tout ce que subit Puck, son mal-être, son anorexie sont racontés avec des mots simples mais forts et exacts. Ils montrent qu’elle grandit. On a envie de la prendre dans nos bras, de la sauver et on admire son courage à 14 ans, de tout révéler. On a envie de bousculer sa famille pour qu’ils l’aident réellement, qu’ils comprennent que ce que les médecins ont préconisé doit être réalisé. Elle a besoin d’une aide médicale, psychologique mais aussi judiciaire. Même avec ses yeux d’enfant, elle sait que ce n’est pas normal. En effet, ses camarades de classe ont des yeux beaucoup plus vivants et elle sait qu’ils ne vivent pas ce qu’elle subit. De plus, comme tout homme qui commet un acte violent envers un enfant, il menace, il cajole, il manipule, il conditionne insidieusement. Et de la même façon, Puck va tenter de trouver les stratégies, les subterfuges pour ne pas subir, jusqu’à tomber malade. Le lecteur sent et assiste à cette souffrance. Une dizaine d’années de brisées. Comment en sort-on ? La fin m’a toutefois surprise, je ne m’attendais pas à celle-ci et je m’interroge encore, après cette lecture.

Au départ, j’ai pensé que Puck appelait son véritable père mais ce n’est pas le cas. Un véritable père qu’elle n’a jamais connu, qui a été acheté pour se tenir loin d’elle. Ne serait-il pas sa planche de salut ?

Je remercie Netgalley et les Editions Calmann Lévy pour m’avoir permis de découvrir cette pépite littéraire.

Petit coeur de Kim Van Kooten

Date de sortie : 31 janvier 2018

Nb pages : 384

Editeur : Calmann Lévy

ISBN : 9782702161982

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La fille sous la glace de Robert Bryndza

La fille sous la glace de Robert Bryndza
La fille sous la glace de Robert Bryndza

Résumé La fille sous la glace de Robert Bryndza

Andrea Douglas Brown a trop bu. Après une dispute, elle fuit dans les rues désertes mais elle s’aventure trop loin. Elle souhaite appeler le chauffeur de son père mais elle n’a pas plus de réseau.

Une voiture noire la suit. Andrea essaie de fuir mais elle est enlevée.

Avis La fille sous la glace de Robert Bryndza

Ce n’est pas un coup de coeur mais cela y ressemble fortement. J’ai été ravie de lire ce roman de cet auteur. Roman qui annonce une très belle série car j’aimerais beaucoup suivre les nouvelles aventures d’Erika, femme-flic, DCI, en Angleterre. Erika est une écorchée dû au décès de son mari, dont elle était profondément amoureuse. Elle se juge responsable de la mort de celui-ci, flic comme elle et des coéquipiers qui l’accompagnaient. Elle avait été mise sur la touche à cause de cela. Mais une ancienne connaissance de Londres la rappelle pour cette enquête. Car Erika, malgré tout, connaît son métier. Cela ne sera pas facile surtout lorsqu’on s’approche un peu trop près de l’establishment anglais qui se juge intouchable, que ce soit ses pairs ou la famille de ceux-ci.

Cette arrivée à Londres est vue par certains d’un mauvais oeil, mais pour d’autres cela sera une bouffée d’oxygène car malgré son caractère, Erika sait manager ses hommes et femmes. Peut-être un peu cliché l’enquêtrice homosexuelle qui vit en couple et qui a un enfant ou encore l’enquêteur de couleur. Mais heureusement que l’auteur n’en fait pas trop à ce sujet. Juste quelques mots et puis c’est tout. Cela permet de mieux les connaître car ils tiennent une place importante dans ce roman et sûrement dans le prochain car Erika sait pouvoir compter sur eux.

Erika ne mènera pas son enquête de bout en bout. Cela ne plait pas qu’elle s’en prenne à un élu, surtout qu’elle ne prend pas de gants avec la famille. Normal, elle a été toisée dès le départ. Elle aurait dû avancer sur la pointe des pieds, mais c’est mal connaître cette jeune femme, fonceuse, qui aime le travail bien fait. Malgré la suspension, elle continuera au fur et à mesure, à interroger. Et c’est là qu’elle découvre d’autres cadavres. Sont-ils un lien avec le meurtre sur lequel Erika enquête ? Malgré cette sensation d’être espionnée, de subir des violences, elle ne baissera jamais les bras. Car elle veut faire toute la lumière sur ce décès. Elle le doit à Andrea. Bien qu’Andrea soit une gosse de riches, qu’elle mène sa vie comme elle l’entendait, l’auteur a la faculté de ne pas nous faire détester cette jeune fille.

Robert Bryndza, outre l’enquête menée et bien développée, démontre très bien les affres par lesquels Erika passe. Il développe très bien ses angoisses, ses malaises et comment ils surviennent, sa peur. Il nous la rend extrêmement attachante même si elle est très dure, trop dure envers elle-même.  Et comme elle le dit elle-même, son boulot lui a tout pris, mais il ne lui reste que ça. Mais son boulot ne lui a pris en aucun cas son intégrité. Même son boulot ne sera pas tendre avec elle. Et comme tout bon flic, elle a des doutes même si elle suit son instinct et qu’elle rue dans les brancards.

Entre ceux qui ont tout, qui veulent passer par les mailles du filet, il y a le Londres des faubourgs où nombreux sont ceux à tenter de vivre, à survivre. Politique, richesses, quartiers qui périclitent mais aussi ce racisme anglais envers les étrangers.

Le nom du coupable m’a surpris mais j’aurais dû m’en douter. Cela prouve que j’étais à fond dans ce roman, comme Erika à la recherche du coupable. En tous les cas, je ne ferai pas un bon détective.

Je remercie Netgalley et Belfond pour cette formidable lecture.

La fille sous la glace de Robert Bryndza

Date de sortie : 25 janvier 2018

Nb pages : 448

Editeur : Belfond

ISBN : 9782714475930

L’animal de compagnie de Léo Barthe

L'animal de compagnie de Léo Barthe
L’animal de compagnie de Léo Barthe

Résumé L’animal de compagnie de Léo Barthe

Jean ramène Buster chez lui. Buster est le chien d’un couple d’amis parti en voyage.

Il se demande quelle sera la réaction de sa femme, Henriette.

Avis L’animal de compagnie de Léo Barthe

Pour mettre de suite l’ambiance, l’histoire ne m’a pas plu. Chacun fait de sa vie sexuelle ce qu’il veut, telle n’est pas la question. Ce n’est pas que je sois puritaine, ni catho mais je n’ai pas aimé ces actes contre nature. Je vais simplement insister sur le fait que c’est un roman donc une histoire issue de l’imagination de l’auteur. Voilà pour le point négatif.

La jalousie sera bien présente, je trouve, dans ce roman, entre ces deux femmes, meilleures amies, qui font l’une après l’autre cette expérience. Pour cette dernière, quand son mari sera au courant, ce sera la course à plus d’argent. Et cette jalousie est-elle responsable du destibn du chien de Buster ?

Les deux couples, avec cette expérience, ont retrouvé leur vie sexuelle. Ils se sont libérés. Les hommes ont profité des hardiesses de leurs femmes. Mais l’amour, pas seulement physique, est bien là, surtout entre Jean et Henriette. Ce sont deux couples qui s’aiment, qui s’éloignent, pour mieux se retrouver. D’ailleurs, Jean écrit son histoire et les expériences vécues. C’est lui qui est aux commandes, qui est le narrateur. Même s’il subit, en partie, il décrit ses sentiments par rapport à cette découverte. Sa femme est beaucoup plus hardie. Elle va éprouver de la honte mais comme une drogue ne pourra plus s’en passer. Le couple partage beaucoup mais avec une certaine retenue. Ils vont se découvrir, s’affranchir, surtout Jean qui va connaître des éléments du passé de sa femme.

Passons au style de l’auteur. J’ai été agréablement surprise car si je n’ai pas aimé l’histoire les mots utilisés ne me la font pas détester. On peut écrire sur l’érotisme sans être vulgaire et c’est ici le cas. J’ai eu l’impression d’une conversation entre une personne profondément érudite et moi, une différence de classe. Au départ, j’ai eu l’impression d’avoir affaire à un couple de personnes de la soixantaine. C’est certainement dû aux prénoms des protagonistes, je pense. Il y a ensuite eu le cadre de vie, celui de bourgeois, donc il est pour ainsi dire normal qu’ils portent ces prénoms. 

Revenons au style et à l’emploi des mots utilisés. J’ai trouvé beaucoup de poésie, de lyrisme, même de la distinction dans les éléments de la vie quotidienne, comme le travail. 

Je remercie les éditions La Musardine pour cette lecture.

L’animal de compagnie de Léo Barthe

Date de sortie : 11 janvier 2018

Nb pages : 159

Editeur : La Musardine

ISBN : 978-2-84274-814-5

L’Aventuriste de J. Bradford Hipps

L'Aventuriste de J. Bradford Hipps
L’Aventuriste de J. Bradford Hipps

Avis L’Aventuriste de J. Bradford Hipps

Henry est convoqué chez son patron et ami Keith, nommé directeur général il y a peu. Ce dernier lui annonce une promotion

Il a 34 ans. Il aime l’argent et le confort apporté par celui-ci. Il vit seul.

Résumé L’Aventuriste de J. Bradford Hipps

Les deux mots qui me viennent à l’esprit avec L’Aventuriste, sont Aventurier et Futuriste. Mais va-t-on trouver dans ce roman un homme aventurier et futuriste , Peut-être le second car le Henry est un ingénieur qui conçoit des logiciels de sécurité pour les entreprises. Donc, il imagine, conçoit des codes.

Comment rendre un roman pas si banal que ça avec un homme banal dans une entreprise banale, dans une vie banale, dans une société banale ? Mais est-ce qu’une vie est banale quand c’est la nôtre ? Peut-être aux yeux des autres. Mais à nos propres yeux ? C’est grâce à l’auteur et à ce premier roman somme toute réussi. On pourrait s’ennuyer. Cela arrive un petit peu tout de même. Mais on suit la vie de cet homme, de ses collègues et de sa famille.

L’auteur nous détaille avec force détails l’entreprise américaine, comment vivent les employés, les stratégies de management et surtout la peur des uns et des autres de perdre leur emploi, de se retrouver sans rien car les objectifs donnés risquent de ne pas être atteints. C’est de la survie de l’entreprise dont il est question et bien entendu, lorsqu’une personne ne fait pas le job attendu, elle est virée. Henry, bien qu’il occupe une position de responsable, suit le mouvement. Il donne très peu son avis sur les stratégies menées, il se veut l’employé modèle, il ne dit pas tout ce qu’il pense. Il écoute beaucoup. Les relations professionnelles peuvent être difficiles entre collaborateurs car le marché va mal. Il y a toujours cette quête de réussite des Américains. Il faut écouter ses équipes, les rebooster, connaître leurs peurs. Ca c’est un vrai management d’équipes. Je ne sais pas si les Etats-Unis savent y faire à ce sujet mais c’est ce que le roman tente de démontrer. Mais il est indispensable de prendre les décisions adéquates pour le bien de l’entreprise.

Je dirai que le héros est à la croisée des chemins. On sent un ras le bol. Sa mère est morte il y a un an. Son père ne va pas forcément bien. Vu qu’il n’est pas toujours là, il s’en rend compte au fur et à mesure, au contraire de sa soeur Gretchen. La mort de leur mère a été vraiment difficile à appréhender pour eux. Les souvenirs sont toujours aussi présents et l’absence également. Comme dans toute famille, il y a des hauts, des bas, des non-dits pour éviter que la cellule familiale ne vole en éclat. Une relation quasiment fusionnelle entre le frère et la soeur peut, à cause de la vie, de certaines prises de décision, basculer du côté non voulu. Pourtant, je les ai sentis toujours proches même s’ils n’arrivent plus à communiquer comme ils le devraient ou le pourraient. Tous les deux marchent sur des oeufs. Pourtant Henry se sent comme un étranger dans cette maison familiale. Il lui est difficile de passer d’une vie frénétique à une vie familiale où on est en visite, où l’on éprouve de l’ennui. Personnellement, je le sens étranger à tout. Il n’est plus à sa place nulle part. Il faut qu’il prenne une dé978-2714475725cision pour lui, pour bien vivre sa vie, même s’il aime l’argent et le confort que cela lui apporte. Personnellement, il est seul, il n’a pas encore trouvé l’âme soeur. Est-il trop exigeant avec les autres ou plutôt avec lui-même ? Qui est-il vraiment ? Que veut-il ? Le roman va tenter d’y répondre. Ne se joue-t-on pas de lui professionnellement et émotionnellement ? Pourquoi a-t-il pris cette décision ? Pourquoi se cherche-t-il des excuses ? N’est-ce pas le propre de l’homme ? Toutefois, pour avancer professionnellement et personnellement, il vaut mieux être honnête avec soi-même, avant de l’être avec les autres. 

Dans le sud des Etats-Unis, la mort est omniprésente à cause de l’esclavage. Mais les villes ont rompu avec l’Histoire de leur région.

Je remercie Netgalley et les Editions Belfond pour cette sélection.

L’Aventuriste de J. Bradford Hipps

Date de sortie : 11 janvier 2018

Nb pages : 352

Editeur : Belfond

ISBN : 978-2714475725

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