La Kube Août 2018

Août 2018 n’était pas le bon mois pour mes Kube.

Kube

Quand tout va mal, tout va mal. Les soucis se sont enchaînés pour mes Kube d’août 2018. Mais j’ai pu compter sur la réactivité des trois fondateurs de La Kube.

Tout commence par la banque

Je suis abonnée à La Kube et à La Kube Majuscule. Je ne sais pas ce qui s’est passé avec ma banque mais elle a refusé trois achats et leurs représentations. Pourtant j’avais les sous sur le compte. Pour ma banque, il n’y aucune trace d’achats sur mon compte. La Kube m’a fourni le justificatif comme quoi cela avait été bien refusé. Une enquête est donc en cours. Je vais toutefois rappeler ma banque pour qu’ils n’oublient pas que j’ai déposé une réclamation. Le cas échéant, je leur enverrai une lettre recommandée.

La Kube m’a proposé un autre moyen de paiement pour mes deux Kube. Merci à eux.

Colis Privé

Bien sûr, août est le mois des vacances. Mais depuis plusieurs mois, Colis Privé annonce sur le suivi des colis qu’il se présente à mon domicile et qu’ils ne peuvent pas me livrer. Colis Privé dépose quelques jours plus tard mes colis dans un relais, proche de mon domicile.

Je précise à Colis Privé que leur livreur ne sonne jamais chez moi. J’ai déposé une réclamation et je n’ai aucune réponse.

Mes Kube se sont baladées dans Marseille pendant une quinzaine de jours de relais colis en relais colis. Relais colis qui refusaient les livraisons car ce n’était pas le bon jour. Bref, les annonces de suivi sur le site m’envoyaient à l’autre bout de Marseille même si c’est dans le même arrondissement. Je n’ai pas envie de faire trois kilomètres pour chercher mon colis.

Enfin, je suis arrivée à avoir mes Kube. Arrivées en très bon état. Heureusement, que depuis quelque temps, le packaging est renforcé car je n’ose imaginer l’état au bout de tant de jours.

Je tiens à préciser que Colis Privé n’a jamais répondu à mes réclamations. Le site qui travaillait très bien, au début, est devenu de plus en plus négligent et fait ce qu’il veut avec les colis qu’on leur confie.

Au niveau de Kube, réactivité pendant plusieurs jours et tous les jours pour le suivi de mes colis.

La Kube

Je remercie de tout mon coeur La Kube et ses trois fondateurs. Vous êtes proches de vos Kubers, vous faites tout pour les satisfaire. Je suis ravie de compter parmi vos Kubers. Continuez comme ça. Depuis 2015, vous évoluez et dans le bon sens du terme. Vous n’avez pas pris la grosse tête. Je vous adore.

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Le supplément d’âme de Matthieu Biasotto

Le supplément d'âme de Matthieu Biasotto

Le supplément d’âme de Matthieu Biasotto

Résumé Le supplément d’âme de Matthieu Biasotto

C’est la nuit, l’accident a eu lieu. Un homme est blessé, il est entre la vie et la mort. La conductrice du véhicule tente de stopper l’hémorragie. Elle demande à son compagnon, alcoolisé, d’appeler les secours. Elle, cela fait plus d’un an qu’elle n’a pas bu une goutte d’alcool.

Il souffre, souffre, énormément. Il commence à partir. Mais avant de mourir, Thomas veut tout connaître de lui, de ce qu’il a fait, pourquoi il en est arrivé là.

Avis Le supplément d’âme de Matthieu Biasotto

200 pages addictives, qui se lisent d’une traite. Pratiquement, puisque j’ai dû aller me coucher entre et vaquer à d’autres occupations. Mais ce roman a duré deux jours pour moi. J’ai été profondément émue par Thomas. Pourtant, on pourrait énormément lui en vouloir, se dire qu’il a mérité ce qui lui arrive sans souhaiter la mort de son prochain. Mais non Thomas est un être humain qui a fait les mauvais choix de vie. Et le lecteur peut comprendre cet homme, entre la vie et la mort, qui a tout oublié, mais qu’un petit garçon tente de ramener à la raison, de lui démontrer qui il a été tout le long de sa vie d’adulte, jusqu’à ce fameux accident.

Même s’il raconte la vie de Thomas, l’auteur possède un style très efficace. Le lecteur ne juge pas. Il ne prend pas fait et cause pour cet homme entre la vie et la mort, mais il éprouve des sentiments pour lui. Cela a été le cas pour moi tout le long du roman. Et la révélation vers la fin peut faire changer d’avis ceux qui ont jugé Thomas. Certes, Thomas n’est pas un homme qu’on aimerait forcément côtoyer ou avec qui travailler et encore moins vivre avec lui. Il vit sa vie à 200 à l’heure pour toujours aller plus loin, plus haut, quitte à laisser les autres sur le carreau, notamment sa femme et surtout son fils, ce petit garçon qui a maintenant 8 ans et qui ne rêve que d’une chose, passer du temps avec son père, être aimé de son père. Car lui, il l’aime profondément. Thomas est un esclave, un esclave du travail, un esclave de l’argent, de cette société matérialiste. Il s’est forgé une carapace pour ne plus souffrir. Mais la chute est dure. Plus de vingt ans à piétiner tout le monde et donc lui-même. Il a abandonné ses rêves et c’est ce que tente de lui démontrer cet enfant, Tomato Ketchup. Alors, oui, c’est dur pour Thomas de voir tout ça, de l’accepter mais aussi de comprendre.

Concernant la fin du roman, j’aurais voulu que Thomas vive, surtout pour son fils, ce petit garçon qui n’attendait que son père s’occupe de lui, passer de bons moments avec lui. Est-ce le cas ? Mais d’un autre côté, en lisant ce roman, on peut penser que la fin est inéluctable, qu’il est trop atteint pour survivre et vivre. On sait que le cerveau peut faire des prouesses. Est-ce le cas ici ? Aura-t-il cette seconde chance ? Après avoir tant souffert, fait souffrir les autres, pourra-t-il réparer ses torts ?  J’ai lu pas mal de bouquins qui concerne cet entre deux, entre la vie et la mort. Ici, c’est romancé mais l’auteur a tellement bien travaillé qu’il semblerait qu’il ait vécu cet état de mort imminente.

Style absolument efficace, le lecteur voit ce qui se passe à travers les yeux de Thomas, de Tomato Ketchup mais aussi de Maël, ce petit garçon qui souhaite que son père ne meure pas.

Je remercie Netgalley et les Editions Bragelonne pour cette lecture.

Le supplément d’âme de Matthieu Biasotto

Date de sortie : 16 août 2018

Editeur : Bragelonne

Nombre de pages : 202

ISBN : 978-10-281-0636-2

La rivière de l’oubli de Cai Jun

La rivière de l'oubli de Cai Jun

La rivière de l’oubli de Cai Junromansro

Résumé La rivière de l’oubli de Cai Jun

Shen Ming est professeur de chinois depuis trois ans. Il travaille dans le lycée où il a fait ses études. Il doit se marier et quitter cet emploi de professeur.

Il retrouve une de ses étudiantes assassinée. Des rumeurs ont couru sur eux deux. Shen est très vite suspecté. Après dix jours, il perd tout.

Avis La rivière de l’oubli de Cai Jun

Assez déstabilisant cette histoire de mort et de revenant, même si le sujet ne me déplait pas. Mais quand on s’y fait, cela passe surtout pour ce qui arrive à Shen Ming et sa réincarnation en Si Wang si j’ai bien compris. Hasard ? Destin ? Car pour ce passage, tous les souvenirs sont abolis, sauf peut-être la culture. Assez déstabilisant également ces retours en arrière et surtout ces nombreux personnages. Le problème avec une liseuse c’est que c’est difficile de revenir en arrière, au contraire des livres papiers pour se rappeler qui est qui et qui fait quoi. Pour relire ce livre j’attendrai qu’il sorte en poche et même pour le premier de l’auteur.

Une rencontre qui va révéler beaucoup de choses. Un enfant qui devient l’image de marque d’une société, le groupe d’éducation Erya. Une femme Gu Qiusha qui après avoir perdu son fiancé, auquel elle pense toujours, s’attache neuf ans plus tard à un enfant. De l’amour, beaucoup d’amour et surtout comme un sentiment de connaître Wang Er. Mais cela ne dure pas longtemps. Si Wang retourne chez sa mère et continue ses études. Enfant brillant mais qui ne se lie avec personne. Au cours de son enfance et de son adolescence il va rencontrer divers personnages qui ont jalonné la vie de Shen Ming. Rencontres fortuites ou préméditées ? Pareil pour les lieux. C’est un véritable retour en arrière, un retour en enfer, mais le présent est également très difficile. Je n’ai pas eu trop de mal à me faire à ce professeur, Shen Ming, et ensuite ce garçon qui grandit, Si Wang. La vie de Si Wang, enfant, avec sa véritable mère, He Qingying, on constate au fur et à mesure de sacrés changements. Une mère qui a essayé, toujours, de le protéger. Mais elle connaissait vraiment mal son fils.

Ce roman est le roman des secrets qui sont révélés au fur et à mesure et il y a en a beaucoup, jusqu’à la fin. C’est également le roman des trahisons, qui changent la donne pour tout le monde, de différents meurtres, d’amitiés qui se lient mais aussi de l’amour, interdit ou qui était prévisible. Les trahisons également et cela change absolument la donne pour tout le monde.

J’ai été vraiment déstabilisée par les noms chinois, qui commencent presque tous, dans ce roman, par Si et vu qu’ils sont en début de phrase, je vous laisse imaginer la suite. Il y a également le tutoiementPar contre, je dois reconnaître l’érudition de l’auteur. Je ne suis pas adepte des auteurs chinois, sauf celui de l’Inspecteur Chen, que j’adore et que je lis avec énormément de plaisir Qiu Xialong. Les deux auteurs ne sont pas comparables, sauf dans les nombreux vers de poésie, la littérature chinoise et aussi la littérature européenne ou même américaine.

Ma critique, si c’en est une, peut sembler décousue. Je le conçois mais il m’est difficile de l’écrire car je ne veux pas dévoiler ce qui se passe dans ce roman riche et très dense, qui ne se lit pas facilement et qu’il faut prendre le temps de bien lire. J’y reviendrai très certainement pour aller plus au fond des choses.

Je remercie Netgalley et XO Editions pour cette sélection, en avant première, de la rentrée littéraire.

La rivière de l’oubli de Cai Jun

Date de sortie : 13 septembre 2018

Editeur : XO Editions

Nombre de pages : 445

ISBN : 9782845639485

Je t'aime Barbara Abel

Bilan de lectures en août 2018

Qu’ai-je lu en ce mois d’août ?

Au cours de ce mois d’août, j’ai lu pas mal. Un livre qui ne me laissera pas de souvenirs impérissables. Un qui a été lu au mois de juillet mais rentrée littéraire oblige, j’ai publié ma chronique ce mois-ci. Il y a également des nouveautés de la rentrée littéraire, une BD de ma chère Charlotte Bousquet,  une nouvelle qui m’a été proposée sur Facebook et également un document proposé également sur Facebook. Mon nombre de livres lus au mois d’août est donc de 9, sans celui de juillet. Mieux que pendant mes vacances, c’est dire.

Je vous les rappelle :

Hiver indien de Charlotte Bousquet et Stéphanie Rubini

Je t’aime de Barbara Abel

Loin des vivants de Steve Robinson

A ce point de folie de Franzobel

Ueno Park d’Antoine Dole

Dancers de Jean-Philippe Blondel

Janet de Michèle Fitoussi

L’enfant et le dictateur de Marion Le Roy Dagen et Xavier-Marie Bonnot

Salut à toi ô mon frère de Marin Ledun

Les fantômes de Manhattan de R J Ellory

Hiver Indien de Charlotte Bousquet et Stéphanie Rubini

Hiver Indien de Charlotte Bousquet et Stéphanie Rubini

Hiver Indien de Charlotte Bousquet et Stéphanie Rubini

Résumé Hiver Indien de Charlotte Bousquet et Stéphanie Rubini

Manon appréhende de passer les fêtes de Noël avec sa famille qui ne la comprend pas, qui la rejette.

Toute la famille est réunie. Mais ils attendent l’arrivée de Nadia qui semble être en retard. L’impatience et la colère commencent à poindre.

Avis Hiver Indien de Charlotte Bousquet et Stéphanie Rubini

C’est Noël. Manon est une jeune fille de 16 ans qui va passer les fêtes dans la famille de son père qui l’élève seul. Mais Manon n’est pas franchement heureuse. Elle est délaissée, voire rejetée par les membres de son clan, notamment ses cousins avec lesquels elle aimerait pouvoir discuter. Arrive, Nadia, une tante. Elle est une pianiste mondialement reconnue. Pratiquement tout le monde, dans la famille, veut se l’accaparer, qu’elle passe toutes les fêtes, Noël et Jour de l’An, avec la famille. Mais Nadia est fâchée avec son frère.  Et elle souhaite passer du temps avec son neveu et Manon. Parce qu’elle a compris que Manon a besoin d’elle et elle souhaite la voir réaliser ses rêves.

Je ne suis pas, à proprement parlé, une lectrice de BD, même si j’en ai lu quelques unes. Lorsque l’éditeur de Charlotte Bousquet m’a contacté, à la demande de l’auteur, j’ai été absolument ravie. J’ai déjà lu quelques romans de Charlotte Bousquet. Et je dois dire que Charlotte Bousquet est à suivre. En plus, elle est très proche de ses lecteurs avec lesquels elle partage pas mal de choses sur Facebook. Donc, quand j’ai reçu cette bande dessinée, j’ai attendu d’avoir fini mon roman avant de me lancer.

Je ne connaissais pas les dessins de Stéphanie Rubini. Quelle maîtrise, quel art. Moi qui rêve de savoir dessiner et ce depuis des années, j’ai été absolument enchantée de les regarder, de les détailler. Je pense d’ailleurs que je reviendrai dessus car j’ai dû passer à côté de certains éléments. Le trait est absolument parfait, les scènes très réalistes. Avec ses dessins, Stéphanie Rubini sait donner au lecteur des scènes vivantes, comme si on y était. Elle sait retranscrire toutes les émotions ressenties par les personnages, comme l’ennui, la colère, la joie, les rires. Mais également le rejet ressenti par Manon et cette connivence qu’elle a avec Nadia, tout comme les confidences qu’elles échangent. Les regards échangés sont également bien vivants.

Si les dessins retranscrivent à merveille l’histoire, le talent de Charlotte Bousquet n’est plus à démontrer. Connue pour ses romans, donc pour des textes plus longs, les phrases courtes de la bande dessinée, ces bulles, doivent être précises, concises, pour faire passer au maximum le message du dessin. Et Charlotte Bousquet excelle dans cet art. Phrases concises, explicites, qui détaillent très bien cette famille, qui se mêle de tout, notamment de la vie de Manon et de son père. D’ailleurs, on comprend très bien la jeune fille à ce sujet. Histoire familiale, secrets, culpabilité, jalousies, rien n’est rose pour quelqu’un qui souhaite réussir par son art. Avec les textes de Charlotte Bousquet, on se rend bien compte que Manon manque de confiance en elle, qu’elle est prête à tout abandonner, que le trac lui fait perdre tous ses moyens. Mais la musique est son univers. Et grâce à Nadia, cette tante avec qui elle passe quelques moments, qui vont rester gravés dans sa mémoire, Manon va pouvoir se révéler. Grâce à ce petit coup de pouce du destin, une compréhension d’un adulte envers un enfant, le message est clair. Il faut réaliser ses rêves quels qu’ils soient. Cela permet d’être heureux et de rester en vie. Et la musique est la base de tout. On ne peut pas vivre sans amour, mais on ne peut pas vivre, non plus, sans musique.

Je remercie Charlotte Bousquet et Stéphanie Rubini pour les charmantes dédicaces, les petits mots que je vais conserver précieusement. Heureusement que cette BD n’est pas restée au fond d’un tiroir et qu’un éditeur l’a publiée. Une petite question pour Charlotte Bousquet. Est-il plus difficile de passer de l’écriture d’un roman à celle d’une BD, ou inversement ? 

Hiver Indien de Charlotte Bousquet et Stéphanie Rubini

Date de sortie : 22 août 2018

Editeur : Marabulles

Nombre de pages : 415

ISBN : 9781542045261

Je t’aime de Barbara Abel

Je t'aime de Barbara Abel

Je t’aime de Barbara Abel

Résumé Je t’aime de Barbara Abel

Quatre prénoms féminins, Maude, Solange, Nicole et Alice. Elles ont toutes vécu une première fois, un premier amour.

Maude rentre chez elle. Elle est victime d’une migraine et elle découvre sa belle-fille, Alice, en train de fumer un joint.

Avis Je t’aime de Barbara Abel

Trois femmes et une jeune fille qui vont être liées, plus ou moins, après un drame fatal, pour lequel Barbara Abel nous offre des paragraphes très courts pour faire monter la pression. L’une d’entre elles s’en sortira plus ou moins bien, en tous les cas mieux que les trois autres. Deux femmes qui vont perdre chacune leur enfant unique. Une jeune fille qui va perdre son premier amour et la dernière qui devra faire face à une fin de relation.

Nicole est greffière. Son métier lui prend énormément de temps mais elle a élevé seule son fils, Bruno, un jeune homme bien sous tous rapports. Mais Bruno fume des joints de temps en temps. Et Bruno est amoureux d’une jeune fille. Sa mère les surprend tous les deux. Et cette jeune fille ne lui plait pas. Lorsque Bruno ramène Alice, il lui déclare son amour mais Alice ne répond pas comme il le souhaite. Pas dans son état normal, il provoque un grave accident. Nicole perd son fils et Alice son premier amour. La première veut que la mémoire de son enfant ne soit pas ternie par le fait qu’il ait fumé. Pour elle, il n’y a qu’une seule responsable, c’est Alice. Et si la justice ne fait pas son travail, elle s’en chargera. En plus, Alice, par son comportement, sa tenue, ne possèdent pas les bons atouts pour être une bonne petite amie. Elle vient d’un milieu aisé et a donc tout ce qu’elle souhaite. Nicole décide donc qu’elle est comme tous ces délinquants qu’elle côtoie tous les jours. Il n’y a rien à tirer d’Alice.

Jusqu’où peut aller un père, une mère pour protéger son enfant, son honneur ? Très loin, semble-t-il. Simon, malgré la colère envers sa fille, Alice et ses soupçons, tentera de la sauver. Pour cela, il mettra plus que son couple, formé avec Maude, en danger. Il changera du tout au tout. Il révèlera ses plus mauvais côtés. Mais il n’y a que sa fille qui compte, une enfant qui est orpheline de mère. Déjà, avec son ex-femme, ils ont protégé cette petite fille du désastre de la fin d’un mariage mais pas de la mort. Maude, quant à elle, avec cette famille recomposée, a tenté de se rapprocher d’Alice. C’est pour cela qu’elle n’a pas confié à Simon qu’elle avait vu Alice en train de fumer un joint. Un mensonge par omission, un secret qui la torturera énormément. Surtout lorsque la famille sera la cible de l’enquête sur le trafic d’herbe. Mais Maude, après un divorce difficile, veut sauver son couple car elle a enfin trouvé l’amour, l’homme avec qui elle semble tout partager. Toutefois, pour elle aussi, elle fera tout pour protéger ses deux enfants, son fils et sa fille.

Quant à Alice, c’est son premier amour. La jeune fille qui a du mal à avouer ses sentiments, se trouve anéantie par la mort de Bruno. Elle plonge dans le désespoir le plus complet. Et la garde à vue, le fait qu’elle soit accusée, ne vont rien arranger du tout pour cette jeune fille. La garde à vue d’Alice est relatée. Est-elle responsable de ce dont on l’accuse, elle qui proclame son innocence ? En tous les cas, la police n’y va pas avec le dos de la cuillère. Même si la jeune fille est déjà au plus mal, elle affronte le début sûre de son fait. Mais la douleur, la fatigue la font basculer.

Des destins qui se croisent. Une façon de raconter indéniable. On ne juge personne ici. Tous les personnages basculent, à des degrés divers, et le lecteur avec eux. La souffrance est là indéniable. Quand l’amour vire donc à la haine car l’un et l’autre ne sont jamais bien loin. On aime, on n’aime plus pour aimer à nouveau après avoir apaisé des souffrances. Mais certains amours restent profondément ancrés en soi car ils sont le vecteur du développement, de la vie future. On est tous à la recherche de l’amour. On ne peut pas vivre sans. Et quand il s’en va, on se trouve démuni et chacun réagit à sa façon. Chacun veut préserver l’amour ressenti même si on cache certains faits. De là, la culpabilité et le manque de confiance peuvent naître car on sait que l’autre se sentira trahi. Même en amour, les mots prononcés à un moment de colère peuvent faire mal, très mal. Les phrases qui blessent peuvent être irrémédiables. Peut-être est-ce parce que Solange n’a pas une grande part dans ce roman par rapport aux autres qu’elle clôture ce roman. Pourtant, elle a attendu tellement d’années pour avoir cet enfant qu’elle n’espérait plus. Je ne m’attendais pas à ce développement que l’on trouve vers la fin du livre. En tous les cas, un roman profondément addictif.

Je t’aime de Barbara Abel

Date de sortie : 18 septembre 2018

Editeur : Belfond

Nombre de pages : 462

ISBN : 978-2_7144-7633-3