Le couple d’à côté de Shari Lapena

Le couple d'à côté de Shari Lapena
Le couple d’à côté de Shari Lapena

Avis Le couple d’à côté de Shari Lapena

C’est l’histoire d’un couple, invité à dîner dans la maison mitoyenne, qui laisse son bébé de six mois, seul. A leur retour, le bébé a disparu. C’est la panique, la douleur pour cet homme et cette femme. La police est appelée sur les lieux. Très vite, les soupçons se portent sur cet homme et cette femme. Elle est issue d’une famille riche. Elle possède des relations compliquées avec sa mère et son beau-père. Mais dès qu’elle a un problème, elle les appelle et peut compter sur eux. Des parents qui s’immiscent dans sa vie de couple. Ils n’ont pas accepté son union avec Marco.

Difficile d’écrire une chronique sur ce roman sans trop en dévoiler. Anne et Marco adorent leur fille, mais ils se sont éloignés l’un de l’autre. Auparavant, femme active, elle est atteinte de dépression post-partum. Elle se sent laide, a du mal avec son bébé. Cora est peut-être le seul lien qu’elle ait avec son mari. Elle n’imagine pas qu’il puisse faire du mal à leur fille. Pourtant, elle a des reproches à lui faire. Mais cela se passera entre eux, pas devant la police. Il semblerait que tout est fait dans ce roman pour que ce soit elle qui soit accusée, à cause de sa dépression. De plus, elle a des phases d’oubli. Elle se sent responsable de la disparition car elle a laissé sa fille toute seule. Elle culpabilise énormément. Anne n’est pas un personnage qui m’a forcément plus. Elle est une femme naïve. Outre sa dépression, elle a d’autres soucis psychiatriques.

Marco est un bel homme. Il a flirté avec sa voisine lors du dîner et provoqué la colère de sa femme. Cette dernière et sa fille sont tout pour lui. Mais il dépend de l’argent de ses beaux parents, qui ont injecté des fonds dans son entreprise. Jusqu’où est-il prêt à aller pour donner une belle vie à sa femme et sa fille ?

Quand une rencontre et ensuite une mauvaise idée vont révéler des secrets de famille, quelque chose qui était latent depuis de nombreuses années.

Ce roman se laisse lire. Mais l’auteur n’a pas fait preuve d’imagination, quant à l’histoire, les dialogues. Comme un sentiment de déjà lu, tout était prévisible. Même certains échanges me laissent un goût de téléphoné. Le roman n’est pas bâclé, loin de là. Toutefois, il ne remporte pas mon adhésion. En tant que lectrice, je ne suis pas arrivée à prendre fait et cause pour un des personnages. A un moment donné, j’ai pensé que la mère pouvait être en cause dans la disparition. L’auteur parsème son roman de quelques indices, mais je n’ai pas ressenti la tension monter, à aucun moment. Peut-être parce que le sujet a déjà été traité. On le sait que la cupidité et l’argent mènent à tout. Il aurait été bienvenu que le sujet autour d’Anne et de la mort de son vrai père soit beaucoup plus approfondi avec une dimension plus psychologique. Cela aurait permis de la connaître encore mieux, de voir son évolution au fil des années, ses problèmes de santé. Même l’objet de ce roman, à savoir la disparition de l’enfant et son dénouement est un peu passé à la trappe. Est-elle morte ? Est-elle vivante ? Cela ne prend que quelques lignes à l’auteur. C’est bien dommage.

Même si ma critique n’est pas forcément bonne, je remercie les Editions Presses de la Cité pour leur envoi.

Résumé Le couple d’à côté de Shari Lapena

Anne et Marco sont invités à dîner chez leurs voisins les plus proches.

Anne se sent laide face à cette femme qui flirte ouvertement avec son mari. Outre les reproches qu’elle se fait, il lui tarde de rentrer. Mais ça dure un peu trop à son goût.

La surprise sera de taille à leur retour au domicile.

Le couple d’à côté de Shari Lapena

Date de sortie : 21 septembre 2017

Nb pages : 331

Editeur : Presses de la Cité

ISBN : 978-2-258-13765-3

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Les chiens de Détroit de Jérôme Loubry

Les chiens de Détroit de Jérôme Loubry
Les chiens de Détroit de Jérôme Loubry

Avis Les chiens de Détroit de Jérôme Loubry

Nous avons une bonne partie consacrée à Stan qui a dirigé, pendant plusieurs années, l’enquête des enfants morts et disparus.

En 2013, comme il n’y a pas de résultats et qu’il n’est pas un très bon élément, c’est Sarah qui se voit confier l’enquête même si elle ne le veut pas. Stan doit l’aider.

L’auteur nous offre un parallèle entre les deux, cet homme et cette femme qui tous deux travaillent dans la police et qui ont un passé mais aussi un présent plus que difficiles, le tout lié aux enfants. Pour Stan, après une carrière à Washington, il a été sommé de partir à Détroit. Trop violent dans son travail, mais aussi trop violent avec sa femme. Divorce, restriction pour voir son fils. Déjà qu’il avait plongé dans l’alcool et la drogue, à Détroit cela ne va pas s’arranger surtout avec cette affaire d’enfants disparus et morts. Il y donne tout son coeur, toute son âme mais cette enquête sera un échec. Il est investi car tout lui rappelle son fils, même jusqu’au prénom. Le lecteur assiste à la déchéance encore plus flagrante de Stan qui va de pair avec Détroit. Si le lecteur suit l’évolution de Stan et sait très vite à quoi s’en tenir, il n’en va pas de même avec Sarah. On sait qu’elle a plus de la trentaine, que son compagnon l’a quittée, qu’elle souhaite avoir des enfants, qu’elle entend des voix et qu’à cause de ça elle est suivie psychologiquement. Son père, policier, a été tué dans l’exercice de ses fonctions. Sarah n’est pas instable, mais malheureuse. Un élément de son passé a été occulté. Et c’est cet élément qui va jouer un grand rôle dans ses relations avec Stan, dans l’enquête.

Stan comprend Sarah, il veut l’aider, la protéger, même s’il doit enfoncer les portes de son passé et ne pas jouer franc jeu avec elle. Si on sait pratiquement dès le départ qui est le tueur, on ne connait pas ses réelles motivations. Il faudra avancer dans le roman, dans son déroulé pour tout savoir. Le pitch est d’ailleurs très bien trouvé. L’écriture est fluide, toujours rythmée. Je ne me suis pas ennuyée une seconde.

Sans trop s’en rendre compte, le lecteur se laisse embarquer par l’histoire. Mais je me suis rendue compte, pour ma part, que le roman a pris d’ampleur, plus de rythme, avec l’arrivée, très étudiée de Sarah. L’auteur a réussi son pari. J’ai été un peu déstabilisée par la construction, 2013 et 1998 et après, même si je suis habituée à des retours en arrière qui alternent avec des chapitres au présent. Mais ceci est indispensable à cette enquête, à la psychologie des personnages. Ce roman n’est pas un véritable coup de coeur, mais cela n’enlève en aucun cas sa richesse. Je n’ai pas été happée, je n’ai pas fait un avec Stan ou encore Sarah. Roman à la fois policier, puisqu’il y a enquête, psychologique, puisqu’il étudie divers personnages, leurs forces mais surtout faiblesses, Les chiens de Détroit est aussi un roman économique. La ville de Détroit, ancienne ville très riche et véritable fleuron automobile, est devenue pauvre, une ville fantôme, où il ne fait pas bon vivre. Le temps est toujours gris, terne. Les maisons se vident, les banques saisissent. La ville fait des économies drastiques, que ce soit au sein de la police, des services d’urgence ou encore les services municipaux. La violence est également très présente.

Je remercie Netgalley et les Editions Calmann Lévy

Résumé Les chiens de Détroit de Jérôme Loubry

Détroit, 2013, déjà une semaine d’enquête pour Stan et Sarah. Plusieurs enfants ont disparu. Un homme a été arrêté, il demande la rédemption.

1998, le premier corps d’un enfant a été retrouvé. Stan est chargé de l’enquête.

Les chiens de Détroit de Jérôme Loubry

Date de sortie : 11 octobre 2017

Nb pages : 300

Editeur : Calmann Lévy

ISBN : 9782702161708

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Nulle part sur la terre de Michael Farris Smith

Avis Nulle part sur terre de Michael Farris Smith

Après un roman très long, que j’ai eu du mal à finir, que cela fait du bien de changer de registre, même si ce n’est pas un polar, un policier, un thriller, genre que j’affectionne plus particulièrement. Mais j’aime énormément me laisser porter par une histoire qui me permet de m’évader. C’est le cas ici avec le deuxième roman de l’auteur. Je n’ai pas lu le premier donc je n’ai pas de point de comparaison. A-t-il fait mieux, moins bien ? Son écriture s’affirme-t-elle ?

L’auteur nous donne les informations petit à petit et confirme les liens entre les personnages. Mais je ne devrais pas lire les 4èmes de couverture. Je ne le fais pas d’habitude ou quand j’ai bien avancé dans le roman car je me suis imaginé un scénario. Je me suis interrogée au fil de ma lecture, même si certains éléments donnés au compte goutte étaient assez prévisibles. Mais il y a toujours eu une part de suspense. Jusqu’à la fin, le lecteur ne sait pas ce qui arriver. Qui va aller ou retourner en prison, suite au meurtre de ce policier qui n’avait pas bonne réputation ? Est-ce que tous les personnages vont se retrouver ensemble ? Quelqu’un va-t-il mourir ?

C’est l’histoire d’un homme, Russell, qui a passé onze années de sa vie en prison, alors qu’il était sur le point de se marier avec Sarah. A son arrivée chez lui, outre son père, deux hommes l’attendent et le passent à tabac et lui promettent qu’il va souffrir encore plus. Il va tenter de reconstruire sa vie jusqu’au jour où il est dans un endroit où il ne devait pas se trouver, où il rencontre Maben et sa petite fille. Il ressent énormément de culpabilité pour ce qui s’est passé il y a onze ans. En plus, la vie en prison n’a rien arrangé. Il tentait de rester en vie face à des hommes beaucoup plus violents que lui. Tout le monde sait que Russell n’est pas un homme violent, même la police, même si après onze années passées en prison, il a pu changer. Mais il s’est trouvé au mauvais endroit au mauvais moment. Quand il rencontre Maben, il va tout faire pour l’aider mais il ne veut pas retourner en prison. Très vite, il sait qui il est mais cela ne joue pas de rôle dans sa prise de décision.

Ensuite, il y a Maben qui est maman d’une petite fille. Elle tente de retourner là où elle a vécu. Mais elle fait une mauvaise rencontre et elle a peur pour la vie de sa fille. Maben a souffert. Elle a eu de nombreuses relations. Elle a touché à l’alcool, à la drogue mais elle va tout tenter pour protéger sa fille. Jeune fille, elle a souffert. Sans lui chercher d’excuses, d’ailleurs, elle-même ne s’en cherche pas, elle a tenté d’oublier une mort horrible.

Cet homme et cette femme semblent avoir fait les mauvais choix de vie. Mais ils les assument car ils sont bien obligés. Je ne dirai pas que c’est le destin car l’alcool ou autre chose ne sont pas des exécutoires. Ils peuvent briser comme faire oublier un vécu difficile. Ils sont un refuge mais un mauvais refuge. D’ailleurs, j’ai les gens conduisent en buvant ou avec de l’alcool à proximité. Mais que fait la police ? Nous sommes aux Etats-Unis, c’est vrai, je ne sais pas si la lutte contre l’alcool au volant est la même qu’en France. Et puis, il y a ces armes que l’on trouve très souvent, chargées. Quand on lit un roman après une telle tuerie – Las Vegas – certains éléments nous font nous interroger encore plus.

L’histoire racontée est fluide. Il n’y a aucun temps mort. Le lecteur suit les personnages au fur et à mesure de l’avancée de l’histoire. J’ai passé un très bon moment de lecture. Il me tardait de le finir mais pas parce que je m’ennuyais, parce que je voulais connaître le dénouement. L’auteur détaille également très bien la colère de Larry, sa haine envers lui-même, sa fidélité envers ceux qu’il aime. Mais c’est un homme violent, qui boit. Il lui semble qu’il doive protéger sa famille, la venger. Mais il se fait des idées. Il n’accepte pas la vie. Ensuite, il y a l’ami de Russell, policier. Il se rappelle les bons souvenirs d’enfance, d’adolescence, mais il doit faire son travail en laissant une chance à son ami. Que dire du cadre ? Le Mississippi avec ses endroits magnifiques et ses petites bourgades où tout le monde se connaît, où l’alcool coule à flot, où les coups pleuvent entre hommes mais aussi la violence faite aux femmes.

Livre lu dans le cadre d’une masse critique spéciale. Je remercie Babelio et les Editions Sonatine.

Résumé Nulle part sur terre de Michael Farris Smith

Russel sort de prison. Il rentre chez lui en bus. Il est accueilli par deux hommes qui le passent à tabac.

Maben marche et marche encore avec sa petite fille. Un vieux monsieur l’amène à la gare routière. Il lui laisse un peu d’argent. Le but de Maben est de revenir là où elle a vécu pour tenter de changer de vie.

Nulle part sur terre de Michael Farris Smith

Date de sortie : août 2017

Nb pages : 362

Editeur : Sonatine

ISBN : 978-2-35584-609*-0

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Le sympathisant de Viet Than Nguyen

Le sympathisant de Viet Thanh Nguyen
Le sympathisant de Viet Thanh Nguyen

Avis Le sympathisant de Viet Than Nguyen

Le peu de critiques lues sur ce livre ont toutes encensé ce livre. Personnellement, je vais me montrer plus critique. J’ai trouvé Le sympathisant long, trop long. Bien entendu, ce n’est pas mon domaine de prédilection mais j’aime et j’adore sortir de ma zone de confort. J’ai déjà lu des autobiographies, biographies puisque c’est ce dont il s’agit que j’ai jugées beaucoup plus intéressantes à lire.

Le Sympathisant n’est pas du tout inintéressant. C’est l’histoire d’un agent double, un homme qui travaille pour l’armée de son pays, le Vietnam, et qui de l’autre côté donne de nombreuses informations aux communistes qui tentent de prendre le pouvoir. Déjà, c’est un pan de l’histoire que je ne connais pas suffisamment. A part la Chine qui m’intéresse beaucoup, je n’ai pas trop d’atomes crochus avec les pays asiatiques. Est-ce pour cela que j’ai trouvé cette lecture trop longue ?

L’auteur explique tout. Il ne jette aucune fleur à cet homme. Il explique son passé d’agent double. Il ne justifie pas ses faits et gestes, il les explique. Comment, pourquoi, ce que cela a entraîné. Son passé n’est pas en cause, le fait qu’il soit un bâtard, que son père, prêtre, ne l’ait pas reconnu. Il a conservé toujours de l’amour pour sa mère qui est décédée. L’amitié pour ses deux frères de sang est importante pour lui. C’est un homme qui ne cherche pas à avoir une relation durable qui mène au mariage, même s’il aime les femmes. Il a pourtant la confiance de son général puisqu’il a vécu avec lui, il l’aide dans tout. Et même aux Etats-Unis, il continue. Il a fait des études là-bas et c’est là qu’a commencé son engagement pour le communisme, d’ailleurs, il y a ensuite vécu quand la défaite de l’armée était sans équivoque. Mais le fait que cet homme soit profondément cultivé ne l’aide pas avec les uns et les autres. Il doit être rééduqué pour prouver sa valeur et son engagement.

Ce que j’ai tout de même aimé est sa faculté à analyser le caractère de toute personne, qu’elles soient de son pays ou américaines. Cet homme de l’ombre sait comment sont les gens, ceux qui souffrent, ceux qui ont l’air d’être heureux. Il connait les différences entre les deux pays, comment les gens y vivent. Et surtout ceux qui sont devenus des réfugiés. Ils quittent un pays, leurs racines, leur foyer et ne trouvent pas l’Eldorado. Ils ne sont pas franchement bien accueillis. Eux aussi sont des ombres. Entre les caractères, la vie des uns et des autres, c’est tout un pan de communautés qui est passé au crible. Il montre très bien la souffrance des asiatiques, des boat-people qui ne sont plus considérés comme des être humains. Il montre très bien également ce que  l’on attend de lui. Il souffrira lui aussi et en sortira différent.

D’un autre côté, il, car on ne connait pas son nom, est obligé de tuer ou faire tuer. Ces morts resteront sur sa conscience. Agent de l’ombre, certes, qui donne des informations mais qui ne met pas les mains dans le plus difficile, à savoir prendre les décisions pour faire la guerre. Ce n’est pas un reproche, c’est juste un constat.

Agent double, certes, mais humain avant tout. Je comprends pourquoi ce livre a été encensé par les critiques et pourquoi il a reçu une récompense.

Je remercie Netgalley et les Editions Belfond.

Résumé Le sympathisant de Viet Than Nguyen

Cet homme est prisonnier. Il est en train d’écrire sa confession.

Il était le seul officier à vivre avec le Général. Le Vietnam est en proie à la guerre. Les Américains sont censés aider le pays. 

Mais d’un autre côté, le communisme tente de s’emparer du pouvoir.

Le sympathisant de Viet Than Nguyen

Date de sortie : 17 août 2017

Nb pages : 397

Editeur : Belfond

ISBN : 9782714475657

Bilan de lectures en septembre 2017

Mon bilan de lectures au mois de septembre 2017. 

Mois de rentrée littéraire, même si j’ai déjà bien commencé au mois d’août. Je me traîne, je me traîne, en matière de lecture en ce mois de septembre. D’ailleurs, je suis en train de lire un livre qui me prend du temps, beaucoup de temps. Je n’arrive pas à le finir. Il est assez intéressant. Donc, mon bilan n’est pas au top du top en ce mois de septembre. J’ai lu 4 livres, bilan très mauvais.

Je vous les rappelle :

  • Les huit montagnes de Paolo Cognetti
  • Le secret des orphelins d’Elly Griffiths
  • Hôtel Grand Amour de Sijoerd Kuyper
  • Révoltées de Carole Trébor

Les huit montagnes de Paolo Cognetti

Les huit montagnes de Paolo Cognetti
Les huit montagnes de Paolo Cognetti

Avis Les huit montagnes de Paolo Cognetti

Je ne sais pas par où commencer pour écrire cette chronique. J’ai été ravie au début mais après je me suis ennuyée. Peut être pas le bon moment j’écrirai même sûrement.

Outre l’histoire de ce garçon devenu un homme, la montagne, les montagnes sont les héroïnes de ce roman. Mais pas la montagne de ceux qui vont skier. Ce sont les montagnes qui font partie intégrante de ceux qui y vivent. Des montagnes qui reprennent leurs droits. On ne peut rien faire contre la nature. Elles peuvent se révéler très inhospitalières dès que quelqu’un monte pour aller jusqu’au sommet. Il faut être aguerri pour tenter de la vaincre. Et encore ! La montagne, certaines personnes ne peuvent pas s’en passer. La vie en ville, trop bruyante, devient difficile. En revenant vers ces montagnes, ils retrouvent une certaine plénitude, une joie de vivre. Mais la montagne est également un challenge. Toujours essayer de vaincre les différents sommets, pour laisser une trace. Ce livre est un bel hommage aux montagnes avec des paysages à couper le souffle, qui changent très vite selon les saisons et lorsqu’elles sont gravies. Pour ceux qui y vivent, cette vie n’est pas facile. Mais ils ne la changeront pas pour rien au monde. S’endetter pour tenter de produire, essayer d’avoir une vie de famille. Les montagnards sont des taiseux. Ils ne s’épanchent pas. Mais de belles amitiés peuvent surgir et rester toute la vie.

C’est également l’histoire de deux garçons, solitaires, Pietro et Bruno. Ils seront amis à la vie, à la mort. Même si les années passent, leur amitié survivra jusqu’à la fin. Bruno fait découvrir la montagne à Pietro, certains endroits inaccessibles. Ils n’ont pas besoin de beaucoup parler, même si Pietro aimerait que Bruno se confie lorsqu’il a des problèmes. Ils se comprennent. Ils seront là l’un pour l’autre, encore et toujours, malgré les kilomètres.

C’est l’histoire entre un père et son fils. Un père qui revit lorsqu’il est à la montagne. Mais c’est un homme toujours en colère et qui partage peu avec son fils. Il voudra toutefois lui faire aimer ces montagnes, ces randonnées. Mais Pietro est atteint du mal des montagnes. Il ne veut pas le montrer mais il aurait trouvé un père qui aurait fait attention à lui. Cet homme, toujours en colère, trouve en Bruno, un second fils avec qui il partagera plus qu’avec son fils propre. Ce sera une relation ratée pour les deux personnes de la même famille. Pietro aime aussi la montagne, mais l’escalade. Lorsque son père décède et lui laisse cet endroit, ce sera comme un pèlerinage pour lui, une façon de rendre hommage à cet homme qu’il n’a pas compris.

Comme je l’écrivais, j’ai ressenti de l’ennui en lisant ce livre, pourtant si bien commencé. Ce n’est pas la description de ces montagnes, de cette belle amitié. j’ai trouvé ça assez long, un peu trop long. Pourtant, ce n’est pas rendre hommage aux talents de conteur de l’auteur car il nous fait voyager, il nous fait aimer ces montagnes. Tout est bien réel, le lecteur a toutes les images devant les yeux même s’il ne se rend vraiment pas compte de cette immensité. La nature des relations humaines est difficile, compliquée, surtout lorsqu’elle concerne une famille. Des enfants, des parents pourront sûrement se retrouver dans ce livre.

Je remercie Netgalley et les Editions Stock de m’avoir permis de sortir de ma zone de confort en matière de lectures.

Résumé Les huit montagnes de Paolo Cognetti

Les parents de Pietro vivent à Milan. Ils sont seuls. Ils ont été reniés par la famille de la jeune femme.

Le père est toujours en colère. Il revit lorsqu’il se retrouve à gravir des montagnes.

Pietro, en vacances, rencontrera Bruno, un petit garçon qui vit à Grana.

Les huit montagnes de Paolo Cognetti

Date de sortie : 23 août 2017

Nb pages : 304

Editeur : Stock

ISBN : 978-2-234-08320-2

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Le secret des orphelins d’Elly Griffiths

Le secret des orphelins d'Elly Griffiths
Le secret des orphelins d’Elly Griffiths

Avis Le secret des orphelins d’Elly Griffiths

C’est avec un très grand plaisir que j’ai retrouvé les personnages de la première aventure signée Elly Griffiths. Quelques mois ont passé, les uns et les autres ont continué leur vie, même s’ils sont restés amis. Mais Ruth se rend compte qu’elle est enceinte et elle veut cacher, le plus longtemps possible, son état. Elle sait qui est le père et elle ne veut pas briser la famille qu’il forme avec sa femme et ses enfants. Surtout qu’il n’y a eu qu’une seule nuit. Quant à Harry, il se rend très vite compte de l’état de Ruth. Il ne joue pas l’autruche mais s’interroge. Sa réaction, à l’annonce, est prévisible. Mais, il est ami avec Ruth. Il a besoin d’elle pour ses enquêtes, surtout de son professionnalisme.

Dans ce roman, on retrouve des personnages du premier qui ont tous leur grain de folie. Mais ils jouent un rôle très important, surtout pour aider Ruth qui est encore aux prises avec un tueur. La grossesse va ajouter une autre dimension puisqu’elle va vouloir sauver son bébé.

Cette deuxième aventure est réussie et chapeau à l’auteur, car ce n’est pas souvent le cas. Elle mêle toujours ses dimensions archéologiques ce qui permet au lecteur d’en apprendre toujours plus. De plus, il y a les rites, la religion qui prennent énormément de place. Si Ruth et Harry ne sont pas trop portés dessus, les parents de celle-ci, oui, très vieille école avec leurs principes réactionnaires. Outre cette dimension archéologique, le lecteur en apprend plus sur ces temps qui ont fait le monde, avec les Romains et aussi cette culture celtique.

Le roman est très bien construit avec ces passages en italique qui font avancer l’histoire. L’auteur nous démontre bien que même si les morts datent, il est toujours possible de retrouver un assassin grâce à la science, les enquêtes et les interrogatoires. Personnellement, je n’avais pas vu venir l’assassin. Le rythme est bien ficelé mais ce n’est pas un polar, ni un thriller. Je n’ai pas eu froid dans le dos mais j’ai apprécié ces avancées. Le lecteur sent très bien la peur de Ruth qui s’installe au fur et à mesure. Mais la vie quotidienne, ses relations, son travail reprennent vite leurs droits. Le rythme est très enlevé, surtout lorsque le lecteur arrive aux 3/4 du roman. Les passages se font plus précis, plus concis et plus courts pour ajouter de la dimension à la personne qui doit être sauvée.

Je remercie les Editions Presses de la Cité pour m’avoir permis de lire cette deuxième aventure..

Résumé Le secret des orphelins d’Elly Griffiths

Ruth est enceinte. Harry Nelson est heureux de la retrouver car il ne l’a pas vue depuis trois mois. Il s’interroge sur son état de santé.

Des restes humains ont été découverts sur un chantier de construction d’appartements de grand standing.

Le secret des orphelins d’Elly Griffiths

Date de sortie : 7 septembre 2017

Nb pages : 192

Editeur : Presses de la Cité

ISBN : 978-2-258-13369-3