Ainsi soit-il tome 1 Expiation de Sylvie Lopez

Ainsi soit-il tome 1 Expiation de Sylvie Lopez, présentation

Sa mère est française, son père anglais. Jesse est révérend d’une église anglicane en France. Il vient de Brighton. Il a choisi les ordres pour expier mais aussi pour mener à bien une mission.

Maria emménage. Au cours d’une fête, elle rencontre Jesse. Très vite, ils sont attirés l’un par l’autre.

Avis Ainsi soit-il tome 1 Expiation de Sylvie Lopez

D’habitude ce genre de romans ne me dérange absolument pas. Beaucoup de sexe, de l’action, une histoire, des personnages sympathiques, beaux. Des fois, le personnage féminin est un peu niais. Mais là, comment dire, j’ai lu et cela a été sans grande conviction.

Le personnage masculin est pasteur pour la communauté anglophone dans une ville du sud. Il a choisi d’entrer dans les ordres et aussi il a une mission. Mais quand va-t-on voir quelque chose de cette mission ? A part se flageller car il est accro au sexe, s’en référer toujours à son Dieu, avoir des érections continuellement surtout la nuit, au bout d’un moment, j’en ai eu marre de ces situations qui n’évoluent absolument pas. Jesse est quand même très respectueux envers Maria. Il ne la force pas. Il sait qu’il ne va rien lui apporter de bon. Mais la voir avec d’autres hommes le met carrément hors de lui. Elle va le pousser dans ses retranchements. En tous les cas, Jesse est un homme qui veut faire du bien, dans cette communauté. Outre ces deux missions, dont l’une cachée, il souhaite que ces jeunes, qui n’ont rien, qui sont malmenés par la vie, puissent se construire, se reconstruire.

Maria n’est pas un personnage nunuche, malgré ses 21 ans. On apprend dans ce roman ce qu’elle a vécu. On comprend pourquoi elle se cache, elle n’a pas confiance en elle, pourquoi elle ne fait pas le premier pas avec Jesse. Elle pourrait accepter de nombreuses choses de sa part, mais elle veut vivre une relation d’égal à égal et ne pas être celle qui passe en second.

Cette mission, trouver celui qui s’en prend à des enfants sexuellement et qui doit être mis hors circuit, est très peu évoquée. Le thème aurait pu donner plus de dimension à ce roman, même s’il bascule dans l’érotique, mais aucune tension qui aurait permis d’avoir un roman agréable à lire.

Le langage véritablement adolescent pour ces personnages de 21 et 26 ans, on repassera. Marre de ces auteurs et Sylvie Lopez n’est pas la seule dans ce cas à utiliser ce genre de termes pour tenter d’accrocher le lecteur. Mais cela fait passer les personnages pour plus bêtes qu’ils ne le sont. Pour information, tous les adolescents ne s’expriment pas de cette façon et encore moins les jeunes adultes. Et que dire aussi des quelques fautes trouvées dans ce roman.

Tout n’est pas à jeter. Mais ces quelques éléments dévoilés du passé de l’un et de l’autre ne sont pas assez développés à mon goût. Les chapitres alternent entre Jesse et Maria donc le lecteur a le point de vue des deux personnages.

Alors, si c’est comme ça pour les deux autres tomes, ce sera sans moi, franchement. Normalement, lorsqu’il y a une série, je commande les tomes suivants pour les lire quand j’en ai envie mais je passe carrément mon chemin.

Je remercie Babelio pour cette sélection Masse Critique et Evidence Editions.

Ainsi soit-il tome 1 Expiation de Sylvie Lopez

Date de sortie : 30 mai 2018

Editeur : Evidences Editions

Nombre de pages : 273

ISBN : 979-10-348-1358-2

Les chroniques de Kelton 0.1 L’appli vérité de Jack Heath

Les chroniques de Kelton - 01 L'appli vérité de Jack Heath - Editions Flammarion Jeunesse

Les chroniques de Kelton – 01 L’appli vérité de Jack Heath – Editions Flammarion Jeunesse

Les chroniques de Kelton 0.1 L’appli vérité de Jack Heath, Présentation

Jarli, et non Charlie, a inventé une application qui bipe à chaque fois que la vérité n’est pas dite. Mais ce jour-là, c’est la rencontre parents-professeurs et il est avec son père. Jarli est accusé d’avoir piraté l’adresse mail de son professeur. Au moment où ils rentrent chez eux, ils sont attaqués par deux fois par un véhicule. Le père de Jarli est gravement touché. Une jeune fille de son école a tout vu. Mais la police ne croit pas Jarli. Les évènements qui suivent vont démontrer que Jarli a raison d’avoir peur.

Avis Les chroniques de Kelton 0.1 L’appli vérité de Jack Heath

Pourquoi personne ne croit Jarli lorsqu’il raconte à tous et notamment à la police, à l’hôpital que l’accident dont ils ont été victimes est une tentative d’assassinat ? Est-ce lui qui est en cause à cause du succès de son application ou son père qui semble cacher beaucoup de choses ?

Jarli est un garçon qui ne supporte pas le mensonge, qui ne supporte pas qu’on lui cache des choses. Il préfère que la vérité soit dite même si cela ne plait pas à tout le monde. Pour cela, il n’a pas de très bonnes relations avec ses camarades mais il a une amie qui l’aide. Son appli va être très vite téléchargée. Gratuite, il ne fera pas d’argent avec ça. Très vite, de nombreux éléments reçus vont faire en sorte que Jarli croit qu’il est responsable de ce qui arrive à sa famille. Les médias sont très vite là et tous veulent avoir ses premières impressions. Même si Jarli a peur, que sa famille et notamment son père ne veulent pas céder à la panique, il va être obligé de mener son enquête tout seul, au début. Mais par la force des choses, il sera aidé par deux jeunes filles. A trois, ils vont tenter de démêler le faux, du vrai, mettre à jour une sombre histoire. Ils devront faire face à plus fort qu’eux. Mais trois adolescents vont-ils mener à bien cette mission ?

Jarli oscille donc entre le fait qu’il est plus qu’heureux que son application soit un succès et cette peur parce qu’il est toujours poursuivi, menacé de mort. Il sait ce dont il est capable mais il va se révéler.

Pour un jeune lecteur qui entre dans le monde du polar, Les chroniques de Kelton sont très bien construites. Le rythme pour un jeune lecteur est assez haletant avec ses chapitres très courts. Les trois personnages adolescents sont bien construits. En plus, une suite peut être très intéressante à lire car je pense que le lecteur aura plaisir à tous les retrouver. Le lieu également peut donner froid dans le dos avec ces petites phrases disséminées ici et là. Kelton, la ville où il se passe des choses, mais quoi en définitive.

J’ai, par contre constaté, une ou deux invraisemblances, mais il est vrai qu’avec l’adrénaline, l’humain peut faire beaucoup.

Je remercie les Editions Flammarion Jeunesse pour cet envoi.

Les chroniques de Kelton 0.1 L’appli vérité de Jack Heath

Date de sortie : 4mars 2020

Editeur : Flammarion Jeunesse

Nombre de pages : 319

ISBN : 978-2-0814-8565-4

Bal in my Pal #8-2020

Une Kube de février, des achats, un SP et un P’tit Colli et un livre gratuit suite à l’achat de polars.

Esperluette d'Anne Vantal - Editions Actes Sud Junior

Esperluette d’Anne Vantal – Editions Actes Sud Junior

Ce que savait la nuit d'Arnaldur Indridason - Editions Points

Ce que savait la nuit d’Arnaldur Indridason – Editions Points

Né sous une bonne étoile d'Aurélie Valognes - Editions Mazarine

Né sous une bonne étoile d’Aurélie Valognes – Editions Mazarine

La mort selon Turner de Tim Willocks - Editions Pocket

La mort selon Turner de Tim Willocks – Editions Pocket

Des voisins si ordinaires de David Jackson - City Editions

Des voisins si ordinaires de David Jackson – City Editions

Intrigue à Giverny d'Adrien Goetz - Editions Le Livre de Poche

Intrigue à Giverny d’Adrien Goetz – Editions Le Livre de Poche

L'heure des gentlemen de Don Winslow - Editions Le Livre de Poche

L’heure des gentlemen de Don Winslow – Editions Le Livre de Poche

A tire d’elle – 1973 de Pascal Ruter

A tire d'elle - 1973 de Pascal Ruter - Editions Actes Sud Junior

A tire d’elle – 1973 de Pascal Ruter – Editions Actes Sud Junior

A tire d’elle – 1973 de Pascal Ruter, présentation

Solweig entre au lycée. La rentrée a été retardée de quinze jours. Il fait chaud, très chaud. Pour la première fois, son meilleur ami Valentin, n’est pas avec elle. Il fait un CAP. Le professeur d’histoire-géographie n’est pas encore arrivé. Les parents de Solweig ont divorcé. Donc, elle passe les week-ends chez son père.

Avis A tire d’elle – 1973 de Pascal Ruter

Solweig est une jeune adolescente, aux bons résultats même s’ils vont être en chute libre ? Pour quelle raison ? L’auteur ne l’explique pas. Sa meilleure amie est très fière de lui annoncer qu’elle est déjà passée à l’acte. Elles vont s’éloigner. A cause de ça ? Peut-être mais aussi le fait qu’elles sont carrément différentes. L’une ne pense qu’à coucher avec des garçons, à être la plus populaire du lycée. Mais un évènement va tout chambouler. Est-ce que cela va les rapprocher ?

Valentin est le meilleur ami de Solweig. Mais lui aussi s’éloigne, accaparé par son groupe et sa musique. Surtout la musique. Solweig aimerait aller plus loin avec lui, mais elle se doute que cela ne fera pas rester le garçon auprès d’elle. Pourtant, ils seront là l’un pour l’autre. Elle pour l’aider pour ses concerts ou pour le motiver pendant ses courses. Même s’ils sont amis depuis très longtemps, Valentin ne lui confie pas ce qui est douloureux pour lui.

Fille de divorcés. Difficile pour cette jeune fille qui en veut énormément à son père, de sa nouvelle vie qu’il tente de construire. Pour elle, c’est entre amour et haine. Solweig ne parle pas beaucoup. Elle a peut-être plus d’échanges avec sa mère. Mais je trouve que c’est superficiel. Je n’ai pas trouvé de conflits de génération mais une famille qui fait son deuil d’une situation. Ensuite, il y a l’oncle de Solweig, cet homme qui a toujours cherché son amour de jeunesse et qui ne sait pas prendre soin de lui. Solweig affrontera son premier décès et ce sera toujours des souvenirs qui resurgiront de cet oncle.

Solweig se cherche. Elle apprend les évènements au fur et à mesure, à la faveur d’un film, des actualités. J’ai eu l’impression qu’elle subissait ces évènements, sans chercher à approfondir. Est-ce un mal être qu’elle ressent suite au divorce de ses parents ? Ce dont elle est sûre c’est qu’elle veut partir de cette banlieue, près de Paris, et en construction. Mais pour aller où ? Elle ne le sait pas encore car elle n’a aucune idée de son avenir. Et puis, elle se rend compte que c’est la fin de son enfance.

C’est mon premier SP Actes Sud Junior, que je remercie tout de même, qui ne m’a pas attiré. Même avec de la littérature pour adolescent, en tant qu’adulte, il est possible d’apprendre, de se sentir concerné par le personnage. Malheureusement, ici, cela n’a pas été du tout le cas. Pourtant, j’en ai lu des romans où des adolescents se cherchent, ne savent pas de quoi leur avenir sera fait. Est-ce dû à l’époque décrite ? Je ne saurais dire. Pourtant 1973, ce n’est pas loin de mon année de naissance mais aussi à dix ans près, de mon adolescence. Pourtant, je me sentais beaucoup plus concernée que Solweig par ce qui se passait autour de moi. Dix ans plus tard, la seconde Guerre Mondiale était un sujet très développé au lycée et je lisais pas mal de choses à ce sujet.

Je me retrouve en elle avec ses études littéraires mais aussi la musique, pas le groupe, que je ne connais pas. Quand on jeune ou moins jeune, également, on se construit avec la musique. On y puise du réconfort, on y puise de quoi assouvir de la colère. Cela permet de s’évader. Alors, moi aussi, j’ai connu les 45T, les 33T, mais aussi les cassettes que l’on devait rembobiner, qui, des fois, se trouvaient coincées dans le lecteur.

Le roman est bien écrit. Je n’enlève absolument pas cela à l’auteur. Le lecteur suit Solweig sur une année scolaire avec quelques informations lorsqu’elle est devenue adulte. Mais le sujet ne m’a pas passionné.

A tire d’elle – 1973 de Pascal Ruter

Date de sortie : mars 2020

Editeur : Actes Sud Junior

Nombre de pages : 208

ISBN : 978-2-330-13336-8

Les jumelles martyres d’Isabelle et Mireille Grenier

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Les jumelles martyres d’Isabelle et Mireille Grenier, présentation de l’éditeur

Abandonnées dès leur naissance, les jumelles Grenier sont restées à la crèche plus de deux ans sans que personne les adopte ? jusqu’à ce qu’un couple décide de les accueillir. L’histoire aurait pu se terminer là et avoir une fin heureuse, mais ce fut loin d’être le cas… Dans cette maison, les fillettes ont été martyrisées, physiquement et sexuellement, et confinées dans le noir le plus complet, dans de minuscules couchettes. Durant des années, elles ont vécu dans un climat de terreur perpétuel. Pourquoi les Services sociaux ne sont-ils pas intervenus plus tôt ? Encore aujourd’hui, la question se pose ? Cinquante ans plus tard, les deux femmes témoignent du véritable enfer auquel elles ont survécu, avec une résilience hors du commun et la volonté de changer la société dans laquelle on vit. L’histoire des jumelles Grenier est véridique et appuyée par des faits notés dans les rapports officiels des Services sociaux, entre 1967 et 1973. Elles ont choisi de rompre le silence pour se libérer enfin de ce boulet qu’elles traînent depuis trop longtemps, mais, surtout, pour éviter que ce qu’elles ont subi se répète, dans l’espoir d’un monde plus humain. Tous connaissent Aurore l’enfant martyre, cependant personne ne veut croire que de tels drames se produisent encore. Ce livre est le vibrant témoignage d’une enfance brisée. Un cri du coeur qui nous bouleverse et nous laisse sans mots.

Avis Les jumelles martyres d’Isabelle et Mireille Grenier

Autobiographie de jumelles qui ont été abandonnées à la naissance par leur mère et qui ont été élevées par l’Etat, placées dans des familles dans le but d’une adoption.

Premier placement à l’âge de deux ans et plus. C’est déjà un âge important pour trouver une famille d’adoption. Ces jumelles avaient un caractère différent mais elles recherchaient avant tout de l’affection que l’orphelinat n’a pu donner. Elles sont parties dans cette famille et là, pendant de nombreuses années elles ont vécu les plus grands sévices. Violences sexuelles, violences physiques et psychiques. Comment se construire quand on est un enfant face à tout ça ?

Face à l’introduction, je pensais que j’aurais été plus choquée par ce qui est arrivé à ces jumelles ? Je pensais que j’aurais eu les larmes aux yeux en lisant l’indicible, en lisant toutes ces violences. Alors, même si je ne supporte pas que l’on fasse du mal aux plus faibles, même si je me range de leur côté, je n’ai pas eu les larmes qui sont montées aux yeux. Car il n’y a pas que cela, ces violences dans cette autobiographie. Les jumelles racontent également les différents épisodes de leur vie lorsqu’enfin, elles ont été sorties de ce foyer, qu’elles ont été chez une autre personne et lorsqu’elles ont été adoptées.

Cette violence a fait qu’elles se sont trouvées rabaissées. Elles n’avaient plus confiance en elle et surtout elles n’avaient plus confiance dans les autres. Elles croyaient que ce qu’elles vivaient était le lot de tous les enfants. La porte de salut a été, en partie, leur scolarisation. Mais là aussi, endoctrinées par leur bourreau, elles n’ont rien dit. Elles étaient également une véritable manne financière.

Dans cette autobiographie, elles dénoncent les services sociaux qui n’ont pas fait leur travail. Elles veulent démontrer qu’il faut que les gens réagissent lorsque les plus faibles sont en situation de danger, que la personne connaît cette situation de danger. Il faut que cela soit dénoncé. Dénoncé, oui, tout à fait d’accord. Mais en face, est-ce qu’il y a du répondant ? Pas toujours. Que ce soit dans leur pays ou en France, ou partout ailleurs, ce n’est pas toujours évident aux services sociaux, à l’Etat de réagir lorsqu’une personne est en danger.

Cette autobiographie démontre qu’elles ont pu s’en sortir. Comment ? Elles ne peuvent l’expliquer. Peut-être parce qu’elles étaient deux et qu’elles se sont épaulées, soutenues et malgré les drames elles savaient qu’elles pouvaient compter l’une sur l’autre, malgré leurs différences de caractère.

En fin de livre, certains rapports des services sociaux et aussi un écrit de leur part envers celle qui les a mises au monde. Cela a servi, tout de même, à quelque chose, d’écrire, de mettre les mots sur les maux. Cela a permis d’avancer.

Les jumelles martyres d’Isabelle et Mireille Grenier

Date de sortie : 3 octobre 2018

Editeur : Editions de Mortague

Nombre de pages : 269

ISBN : 978-2-89662-893-3

Victime 2117 de Jussi Adler Olsen - Editions Albin Michel

Bilan de lectures en février 2020

Qu’ai-je lu en ce mois de février ?

Victime 2117 de Jussi Adler Olsen - Editions Albin Michel

Victime 2117 de Jussi Adler Olsen – Editions Albin Michel

Pas beaucoup en terme de quantité mais bien en terme de qualité avec la fin de la série pour Roy Braverman. J’ai adoré. Reprendre la série des Antoine Marcas, yes. Lire le dernier Jussi Adler-Olsen et se commander toute la série.   Et lire le dernier Arlidge, beaucoup mieux que le précédent. Un très beau livre hommage à un jeune soldat mort au Vietnam. Mais comme depuis janvier, je passe peu de temps à lire. Quelle fatigue je me traîne et le soir les yeux se ferment très vite.

Cela ne me fait que 5 livres , beaucoup moins qu’en janvier.

Je vous les rappelle :

A cache-cache de M.J Arlidge

Le Temple noir de Giacometti et Ravenne

Freeman de Roy Braverman

Victime 2117 de Jussi Adler Olsen

Tout ce que nous n’avons pas fait de Bruno Veyres

 

Echappée Fatale d’Henri Clérau

Echappée fatale Henri Clérau - Editions Publishroom

Echappée fatale Henri Clérau – Editions Publishroom

Echappée Fatale d’Henri Clérau, Présentation

Il fait nuit noire. Un homme assis dans le noir. Il regarde ses mains. Il sait que, maintenant, tout va changer. La poursuite va très vite continuer. Il rentre dans la maison et annonce à la jeune femme qu’ils doivent partir.

Maxence commence sa tournée par un client qu’il connaît depuis très longtemps. Un quotidien immuable, les mêmes journées, les mêmes arrêts. Il décide que tout doit changer et il ne s’arrêtera pas dans cette station-service comme à chaque fois.

Avis Echappée Fatale d’Henri Clérau

Maxence a la quarantaine, une vie assez bien rangée, aime son job – commercial en papier – mais sans plus. Maxence ne fait pas de vagues. Pourtant, cela fait pas mal d’années qu’il y pense mais il n’a jamais sauté le pas. Il lit pas mal de livres sur le développement personnel et trouve des phrases qui lui permettent de démarrer sa journée ou de pouvoir tenir lors d’un moment de stress.

Mais au cours d’une de ces journées sans surprises, il décide de briser ce quotidien bien établi et cela va durer très peu de temps car il décide de partir, pratiquement sur un coup de tête, sans sa femme, à qui il ment, et aussi en mentant à son patron. Et c’est là que tout bascule, qu’il rencontre une jeune femme Chloé qui se fait agresser sur une aire d’autoroute. Maxence se porte à son secours. Et ils vont fuir ? Mais quoi et qui ? A qui faire confiance ?

Chloé est surveillée depuis qu’elle est aux Etats-Unis, mais aussi son retour en France. Pourquoi est-elle surveillée ? Qu’est-ce qu’elle détient ? Même si au départ, elle en dit peu à Maxence, elle va être bien obligée de lui révéler la vérité. Car au cours de leur périple, la mort survient.

Maxence va prendre des décisions, décisions qu’il n’a pas l’habitude de prendre. Très vite, il sait que sa vie va changer, qu’il ne sera plus le même homme. Mais imagine-t-il réellement ce qui va arriver, quels sont les tenants, les aboutissants de tout ce que cela implique. Pour un homme qui ne s’est jamais rebellé, il y a vraiment du changement avec une belle prise de courage pour tenir tête à tout le monde. Maxence se révèle face à Chloé qui est une jeune femme qui n’avait pas franchement peur, sauf quand elle réalise ce qui se passe réellement.

Ce périple les emmène, via l’autoroute en direction de Bordeaux, dans la maison d’enfance de Maxence. Mais ils ne pourront pas y rester longtemps. Ensuite, ce sera Bordeaux et un prêtre basque que connaît Maxence. Ensuite, les Landes, avant qu’ils ne soient pris en charge pour aller en Espagne. Des parties explicatives sur les paysages traversés, les régions, les souvenirs que cela peut engendrer chez Maxence.

Les réseaux, clandestins, basques existent-ils toujours ?

Le lecteur pourra faire le parallèle avec une autre histoire qui a secoué les Etats-Unis il y a quelque temps.

Quelle sera la décision finale de Maxence ?

Une véritable chasse à l’homme, bien construite, je dois l’avouer. Je n’ai pas de coup de cœur pour ce roman mais ma lecture a été assez plaisante. Alors, encore une fois, je regrette les fautes trouvées dans ce roman, sur des mots tout simplement basiques. J’ose croire que les relectures n’ont pas été assez suffisantes avant la publication de ce livre en auto-édition. Auteurs, faites attention. Un roman qui peut plaire peut vraiment être gâché par un lecteur qui ne se moque pas des fautes d’orthographe. N’y aurait-il pas également une incohérence, à un moment donné. La destination de Chloé est l’Espagne, via le Pays Basque, mais à un moment donné, une référence est faite à la Catalogne qui est tombée comme un cheveu sur la soupe.

Je remercie les Editions Publishroom Factory d’avoir accédé à ma demande.

Echappée Fatale d’Henri Clérau

Date de sortie : 20 septembre 2019

Editeur : Publishroom Factory

Nombre de pages : 232

ISBN : 979-10-236-1284-4