Sexe primé de Stella Tanagra

Sexe primé Stella Tanagra
Sexe primé Stella Tanagra

Avis Sexe primé de Stella Tanagra

Qui a dit qu’un lecteur laissait courir son imagination en lisant un roman, des mots ? Qui a dit qu’un auteur manipule son lecteur avec ses mots ? On pourrait répondre à la première question que ce sont tous les lecteurs, et à la seconde que ce sont tous les auteurs. Mais là, j’en ai la preuve flagrante avec Stella Tanagra. La coquine ! Elle entraîne son lecteur très loin. Elle déroule son histoire, ses mots mais attention à la chute. Le lecteur continue son histoire car il est toujours partie prenante de ce qui est écrit. Stella est vraiment surprenante. Elle a une sacrée imagination pour évoquer, écrire sur le sexe.

La lectrice que je suis ne s’est pas du tout attendue à la chute de ses histoires, de ses scénarii. Je dirai également que Stella Tanagra est philosophique. Les mots de Stella sont profondément étudiés, recherchés. Les combinaisons sont surprenantes, entre poésie, sexe, le toucher, le goûter. Ce n’est pas du sexe crash, dur. Il est rythmé par des connotations, des échos, un cheminement, un fil rouge.

Je n’ai pas aimé toutes les histoires, certes. Je n’ai pas compris où Stella voulait m’emmener mais celles qui m’ont le plus marqué sont celles avec les fruits et légumes, la cuisine et le boucher. 

Sexe Primé est le tome 2 de Stella Tanagra après Sexe Cité. Ce sont en tout dix nouvelles qui commencent et finissent avec une sorte de poème.

Je remercie Stella Tanagra qui m’a proposé cette lecture ainsi que Tabou Editions. Cela m’a permis d’aller jeter un oeil, voire  plus, sur le magnifique site de Stella.

Sexe primé de Stella Tanagra, Présentation de l’éditeur

Des corps se mélangent et se perdent, d’autres s’adonnent à des étreintes trop soutenues… Aussi roses que noires, les pulsions (in)humaines qui s’expriment dans ces dix nouvelles sont dangereusement excitantes.
Chaque page tournée dévoile des transgressions sexuelles et des désirs interdits qui se croisent et s’entrechoquent au fil des lignes dans la décadence de fantasmes indicibles. Passages à l’acte déraisonnables, pulsions morbides ou vices obsédants… Les désirs s’expriment mais à quel prix le sexe prime ?

Sexe primé de Stella Tanagra

date de sortie : 24 avril 2017

Editeur : Tabou Editions

Isbn : 978-2-36326-054-3

Nombre de pages : 345

June de Virginie Bégaudeau

June Virginie Bégaudeau
June Virginie Bégaudeau

Avis June de Virginie Bégaudeau

Avec ce roman, l’auteur révèle une jeune femme à elle-même. Tout était latent depuis sa rencontre avec Elsa avec qui elle a rencontré le plaisir et l’amour entre deux femmes. Si le lecteur imagine qu’Elsa domine June, il en sera pour ses frais mais il l’apprendra petit à petit. Car June, sous la plume de l’auteur, se révèle. Entre un mariage conventionnel, nous sommes dans la société américaine des années 70, où son mari la bat, lui crie dessus, June retrouve un semblant de liberté auprès d’Elsa. Elle tergiversera peu pour l’accompagner pour ces vacances. Tout semble très bien se dérouler dès le départ. Elles ne sont que toutes les deux, écoutent leurs corps et leurs envies. Mais June apprendra où Elsa veut l’emmener et quel est son sinistre projet. J’écris sinistre en italique car même si June peut en vouloir à Elsa, cela ne sera pas le cas. Elle l’aime trop. En faisant partie de cette communauté, June se révèlera à elle-même. Il lui faudra tout de même du temps. C’est beaucoup plus qu’une initiation. Entre doutes, colère, désespoir, plaisirs de la chair, June va connaître tous les états d’âme.

La maison des Carpenter ressemble à une secte avec à sa tête un homme qui domine, qui cherche des proies. La drogue, l’alcool lui permettent d’avoir un ascendant très fort sur ses victimes. Mais il trouvera plus fort que lui et cela semble lui plaire, jusqu’à un certain point. Ames sensibles, s’abstenir, car c’est assez trash, assez violent pour celles et ceux qui subissent l’initiation. Et ce n’est pas parce que c’est un roman érotique, on peut lire pire dans des polars ou thrillers, mais dans ceux-là, le sexe est peu présent. June est une personnalité assez complexe. Elle est éprise de liberté, toujours un peu sage, un peu inquiète mais avec une volonté de dominer. Elle ne souhaite pas la violence et se rend compte que la domination perdurera même si elle fait tout pour essayer de la changer.

L’auteur a bien planté le décor. Cette fuite, dans une époque dédiée à la minceur, ressemble un peu à Thelma et Louise mais nos héroïnes arrivent dans une demeure face à la mer, isolée. Le décor semble impressionnant, propice au calme ou à la luxure. Au choix ! L’auteur laisse le lecteur se faire son opinion à la fin et le laisse sur sa faim. Qui June retrouve-t-elle ? Sacha, le seul homme qui l’a protégée et pour qui elle éprouve de l’amour ou du respect ? Ou son amie, celle qu’elle a aimé ? En effet, il semblerait, et ce n’est que mon analyse, qu’Elsa avait un projet fameux. Laisser June faire toutes ses expériences pour qu’enfin, elle soit l’égale d’Elsa ou la dominer. Le roman se lit pratiquement d’une traite car j’ai voulu connaître ce destin, ces révélations distillées petit à petit. L’auteur est très fort pour ça.

Pour tous ceux qui me connaissent, ils savent que même si j’ai bien aimé un roman, je ne laisse pas passer certaines petites choses qui me chagrinent. Il semblerait que la relecture a été bâclée surtout à la fin. J’ai trouvé quelques mots manquants, des fautes d’orthographe ou d’accord, sur les toutes dernières pages. Pour moi, c’est bien dommage.

Je remercie les Editions La Musardine mais aussi Virginie Bégaudeau avec qui j’ai pu échanger quelques mots.

Avis June de Virginie Bégaudeau

June est mariée à Arthur. Son amie, depuis quelques années, est Elsa avec qui elle passe du bon temps.

Un jour, Elsa, lui demande de prendre tout un été avec elle, pour partager tant et plus.

Mais elle ne lui avoue pas toute la vérité.

June de Virginie Bégaudeau

date de sortie : 20 avril 2017

Editeur : La Musardine

Isbn : 978-2-84271-810-7

Nombre de pages : 223

Bilan de lectures en avril 2017

Mon bilan de lectures au mois d’avril 2017. 

Petit mois encore une fois en matières de lectures. Surtout des SP et des sélections sur NetGalley. Je reprends aussi mes lectures coquines. Car quoi qu’on dise, même si cela parle de sexe, et des fois assez hard, les auteurs ne sont pas franchement mauvais. J’ai fait aussi des achats et il va falloir que je me plonge dans certains. J’ai voyagé en Australie, mais aussi en Argentine j’ai lu une autobiographie très sympa.

Le nombre de livres lus en avril est de 5. On verra ce que donne le mois de mai, car j’en ai plus de six en attente, avec ces quelques jours fériés.

Je vous les rappelle :

  • Osez 20 histoires d’infidélité …
  • Le murmure du vent de Karen Viggers
  • A sa place d’Ann Morgan
  • Partie de rien d’Hapsatou Sy
  • Mapuche de Caryl Férey

Le murmure du vent de Karen Viggers

Le murmure du vent de Karen Viggers
Le murmure du vent de Karen Viggers

Avis Le murmure du vent de Karen Viggers

Je suis agréablement surprise par la qualité de ce roman qui m’a énormément plu. Les premières pages ont été vite balayées car je m’ennuyais ferme. Je me trouvais face à un roman sentimental et une héroïne un peu niaise. Mais non, Abby est tout sauf une imbécile et on va apprendre à bien la connaître au fil des pages.

Le murmure du vent avait tout pour me plaire puisqu’il se déroule dans un pays que j’aimerais visiter et où j’ai toujours voulu vivre. L’Australie. Avec ses grands espaces. L’auteur nous fait certes voyager mais elle n’en fait pas un pays idyllique. Il y a une partie historique et politique très intéressante à lire et donc à connaître. Les aborigènes vaincus, déplacés ou encore tués pour laisser la place aux blancs. Ces mêmes blancs qui se sont installés sur des terres qu’ils ont fait fructifier, qu’ils ont plantées. Ce sont des amoureux de la terre, ce sont des hommes robustes. Eux aussi ont dû s’en aller. Cela leur a fait mal. Ils sont allés vivre en ville et certains n’ont pas réussi à s’accoutumer. Qui dit politique, dit également écologie avec ce réchauffement climatique qui entraîne une énorme sécheresse en Australie, notamment dans le bush. Les pouvoirs publics manient la langue de bois avec dextérité, comme partout. Et ici, c’est pour les kangourous. Tout cela ne change pas ma vision de l’Australie.

Parlons des kangourous qui font partie de la vie d’Abby, future thésarde. Elle les étudie. Ils sont trop nombreux et ne sont pas une espèce protégée car pas en voie d’extinction. Mais ils se multiplient trop. Rien n’a encore été trouvé pour contrôler l’espèce et les naissances. Tout en narrant l’histoire d’Abby et de Daphne, l’auteur a inséré les kangourous dans son roman et nous explique tout sur eux. Très intéressant de connaître ces petites bêtes mignonnes et bondissantes. Le regard du lecteur change.

Le murmure du vent est un roman chargé de souvenirs, de transmissions entre Abby et Daphne qui se sont rencontrées. La première est très jeune mais elle a perdu sa maman qui s’est suicidée suite à de nombreuses dépressions et des troubles bipolaires. Cela a changé cette jeune femme qui ne s’est jamais remise de la mort de sa mère et qui reste très proche de son frère et de son père. Mais Abby est une solitaire, elle s’épanche peu et elle ne veut surtout pas s’engager. Elle est une jeune femme qui a peur, surtout de l’amour. Sa rencontre avec Cameron, beau gosse de service et journaliste, la plonge dans de nombreux délices. Elle ne veut pas s’avouer qu’elle l’aime et elle ne veut pas s’attacher. Arrivera-t-elle à passer outre ses angoisses ? Quant à Daphne, c’est une vieille dame, très proche de la terre, au caractère affirmé. Elle est droite, franche et avec Abby, elle va s’épancher petit à petit. L’une et l’autre se sont bien trouvées. Abby trouve en Daphne la grand mère trop tôt disparue.

Karen Viggers nous livre un roman riche sur les interrogations des vivants lors de la mort d’un parent lorsque l’on est jeune ou d’un mari. Ce sont également des réflexions sur la mort qui reste à venir, ce que l’on peut laisser à ceux qui restent.

Je remercie les Editions Les Escales et NetGalley.

Résumé Le murmure du vent de Karen Viggers

Abby se destine à la recherche pour la sauvegarde des kangourous. Elle a 23 ans et passe de nombreuses journées et nuits dans le bush pour les étudier. Elle prépare sa thèse. Elle rencontre Cameron venue l’interviewer.

Lorsqu’il la quitte, il a un accident de voiture et blesse une femelle kangourou qu’Abby est obligée d’abattre.

Le murmure du vent de Karen Viggers

date de sortie : 6 avril 2017

Editeur : Les Escales

Isbn : 978-2-36569-327-1

Nombre de pages : 345

Osez 20 histoires d’infidélité …

Osez 20 histoires d'infidélité...
Osez 20 histoires d’infidélité…

Avis Osez 20 histoires d’infidélité …

20 nouvelles, 20 histoires d’infidélité qui mettent en scène aussi bien les hommes que les femmes. Plus ces dernières, il faut bien dire. Ces nouvelles ont été écrites et font référence au site Gleèden qui permet à tous de vivre une ou des histoires d’infidélité tout en étant marié ou déjà en couple.

Ce qui ressort de ces nouvelles ? On peut aimer son conjoint et vouloir trouver ailleurs ce qui peut pimenter une vie sexuelle. Le train train quotidien, le travail, une relation qui s’est bien installée, que l’on veut pimenter avec l’accord ou non de son conjoint, ne suffisent plus pour ces hommes et ces femmes. Tous les milieux sont représentés, toutes les personnalités. Mais tous cherchent à donner un sens à leur vie sexuelle et à retrouver du plaisir qui reste latent.

Je confirme que la littérature érotique est bien écrite. Ces nouvelles sont bien construites. Elles relatent la vie des couples, des fantasmes, des passages à l’acte ou tout simplement des rêves. Bien sûr il y a du sexe, ce qui peut se passer dans les chambres ou ailleurs, des pratiques claires et assumées. Les histoires se tiennent. En tant que lectrice féminine, les histoires écrites par les femmes trouvent plus d’écho en moi. Elles connaissent le plaisir féminin, comment y accéder, les tabous qui peuvent en résulter suite à des désirs et des fantasmes. Le sexe est un moment de plaisir. Il peut être partagé en littérature, quelle qu’elle soit.

Je remercie La Musardine pour l’envoi de ce petit essai qui permet de voir l’infidélité autrement. Ce n’est plus un sujet tabou. Il est souvent difficile de passer le cap pour diverses raisons. Mais les rêves, les fantasmes peuvent souvent faire leur office.

Osez 20 histoires d’infidélité … Présentation de l’éditeur

De l’art d’être fidèle… à ses désirs

À quoi ressemble l’infidélité en 2017 ? Quelles stra­tégies déploient amants et maîtresses pour s’adonner aux joies de la relation adultérine ? Quels sont les scénarios sexuels favoris des Emma Bovary d’aujour­d’hui ? Vous le découvrirez à travers ces 20 histoires qui vous conduiront tour à tour dans la chambre d’une femme qui trompe son mari avec un ami de son fils, dans les toilettes d’un restaurant où une femme succombe au charme d’un mystérieux inconnu pendant que son époux l’attend derrière son assiette sans se douter de rien, dans une boîte de nuit en compagnie d’une femme qui choisit elle-même les proies avec lesquelles son mari aura le droit de la tromper… et bien sûr dans les alcôves secrètes des infidèles qui se rencontrent sur internet de façon aussi immorale qu’excitante. Pour ce nouveau recueil, la collection « Osez 20 histoires » s’associe avec un partenaire expert en la matière : gleeden.com, le premier site de rencontres extra-conjugales pensées par des femmes.

Osez 20 histoires d’infidélité … Collectif

date de sortie : 20 avril 2017

Editeur : La Musardine

Isbn : 978-2-84271-970-8

Nombre de pages : 256

A sa place d’Ann Morgan

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Avis A sa place d’Ann Morgan

Assez difficile pour moi d’écrire sur ce roman. Ce n’est pas un réel coup de coeur, mais j’ai beaucoup aimé la façon d’aborder le sujet de ce changement d’identité de ces jumelles et le fait qu’une n’ait pas voulu rendre la véritable identité à sa soeur. Le roman est lancinant, on suit l’histoire d’Helen au fil des pages. Un chapitre sur son enfance suivi d’un chapitre sur sa vie actuelle et ainsi de suite. Cette façon, pas nouvelle, de construire le roman permet au lecteur de découvrir la vie de cette petite fille devenue adulte. J’écrivais lancinant, certes, mais j’ai toujours eu envie d’aller plus loin dans ma lecture, même si elle a été assez longue car malgré mon envie, je n’ai pas eu le temps d’avancer plus vite. C’est certes assez psychologique mais j’aurais été plus encline à m’attacher au personnage d’Helen si la couverture avait été toute autre. Comme quoi, le visuel peut jouer.

Pourquoi je ne me suis pas attachée à Helen ? Dès le départ, l’auteur nous la montre comme la petite fille qui a tout. Elle est jolie, aimée de sa mère, si celle-ci peut aimer à ce moment-là, avec énormément d’amies et qui fait de sa soeur, Ellie, qui a eu un problème à la naissance son souffre-douleur. Mais avec le changement d’identité, qu’elle a voulu pour une journée et qui va donc durer, c’est Helen qui va souffrir le plus. Pourtant, je n’ai pas pu la plaindre. J’ai plutôt pensé aux prédispositions génétiques par rapport au père et à la mère. En effet, un enfant qui a un ou des parents, proches ou éloignés, qui souffrent de troubles mentaux peut en souffrir également. Mais pour Helen, il y a tout ce qu’elle subit également et ce pendant de nombreuses années. Entre l’enfermement en centre, sa libération à 18 ans, sa tentative de trouver du travail, sa reconstruction avec l’amour d’un homme et le dessin. Ensuite, il y a cette fameuse lettre qu’elle a reçue de sa soeur, avant l’accident. Une lettre qu’elle mettra du temps à ouvrir et à lire. Une lettre qui lui permettra de se rendre au chevet d’Ellie. Helen a été une petite fille, après l’échange, qui semblait se moquer de tout. En effet, personne n’a voulu l’écouter. Pour ne pas souffrir, elle se retranche en elle-même, elle va boire, se droguer, être violée. De quoi marquer à jamais un être humain.

Il est dit que les jumeaux sont liés, qu’ils sont toujours là l’un pour l’autre, qu’ils ressentent tout. L’auteur nous démontre tout son contraire mais également cet état de fait. De plus, je n’ai absolument pas compris la mère car personnellement, je n’aurais pas réagi de cette façon même si elle a perdu son premier mari, tragiquement, même si elle a voulu, ensuite, être heureuse. Comment est-il possible de faire souffrir autant son enfant, ses enfants, ne pas s’en rendre compte, ne pas écouter ? Elle parle de sa fille à la troisième personne. Les révélations à son sujet n’y changeront rien. C’est donc avec les yeux, avec la voix d’Helen que l’auteur se penche sur le passé de cet enfant, devenue adulte. Elle alterne les chapitres. Sur ceux où elle raconte son passé, ce n’est pas réellement elle et c’est normal puisqu’il y a eu le changement d’identité. C’est comme si quelqu’un racontait l’histoire à sa place avec l’utilisation du tu. Je pensais avoir des soucis pour reconnaître les personnages, mais cela n’a pas été le cas. Il faut dire que j’ai fait très attention en lisant les tout premiers chapitres.

Ann Morgan détaille très bien les sentiments. Les éléments se mettent en place petit à petit par des révélations du passé et du présent. Il y a une certaine tension avec Helen qui est seule depuis l’âge de sept ans, qui a compris qu’elle ne pouvait compter que sur elle. Elle feint la folie face aux autres, pour se protéger.

Je remercie Babelio pour cette sélection spéciale masse critique.

Résumé A sa place d’Ann Morgan

Helen et Ellie sont de véritables jumelles qui ont sept ans. Helen martyrise sa soeur Ellie, qui est souvent à la traîne.

Un beau jour, Helen propose à sa soeur d’échanger leur identité pendant quelques heures afin de bien s’amuser et de redonner le sourire à leur mère lorsqu’elles révèleront la supercherie.

Mais Ellie refuse de redevenir elle-même.

A sa place d’Ann Morgan

date de sortie : 20 avril 2017

Editeur : Presses de la Cité

Isbn : 978-2-258-13594-9

Nombre de pages : 412

Partie de rien d’Hapsatou Sy

Partie de rien Hapsatou Sy
Partie de rien Hapsatou Sy

Avis Partie de rien d’Hapsatou Sy

Cette autobiographie débute et finit avec son père. Son père, ce héros ! Sans lui, elle ne serait rien. Il a immigré en France depuis le Sénégal. Tout ce que l’on peut lire et voir sur ces migrants qui tentent d’arriver en Europe est vrai pour son père. Il a trouvé du travail, fait vivre sa famille et surtout semble l’avoir entourée d’amour. Avec l’amour, le meilleur peut arriver mais il suffit de s’accrocher. Ce père qui lui a bien fait comprendre qu’il serait, pratiquement, toujours là mais qu’il ne fallait pas qu’elle le rate et qu’elle remette à plus tard de l’appeler et de le voir.

Elle nous livre, en détail, les débuts de son entreprise, un véritable parcours du combattant. Chaque fin de chapitre donne une fiche destinée aux lecteurs avec des questions mais aussi la parole à des personnalités qui donnent des conseils pour tous ceux qui veulent monter leur entreprise. Elle nous démontre qu’à force de volonté, on peut y arriver même si tout n’est pas rose. Les heures passées à l’entreprise ne se comptent pas. Les budgets sont difficiles à tenir. Il suffit de rencontres, bailleur, tribunal, réseau qui s’agrandit, pour avoir de l’aide et ne pas la négliger. Un entrepreneur doit savoir tout faire. Hapsatou l’a appris, elle qui n’a pas de diplôme d’une grande école de commerce. Comme tous, elle a fait des erreurs qui l’ont menée au burn-out. Comme tous, elle n’a pas su s’entourer d’employés modèles, fiers de travailler pour son entreprise. Mais comme tout être humain, il arrive de se tromper. Et c’est en apprenant de ses erreurs, que l’on avance, que l’on peut repartir de zéro. Je m’interroge sur la cessation de sa première activité. Sa centaine d’employés a été licenciée. Mais quelques mois plus tard, elle lance, à nouveau, une entreprise. En a-t-elle rappelé certains qui ont fait du bon boulot pour elle auparavant.

Je suis tout à fait d’accord avec elle concernant le marché de l’emploi. Il y a du travail. Il suffit de s’impliquer pour en trouver. Il ne faut pas arriver en terrain conquis et avoir la politesse de s’habiller correctement. Le futur employé est en demande, tout comme l’employeur. Des lettres bourrées de fautes d’orthographe, des gens qui n’en ont rien à faire, cela existe et de plus en plus. Mais ceux qui veulent s’impliquer, même si ce n’est pas leur domaine d’activités, il y en a aussi et ceux-là ne doivent pas passer à côté des opportunités offertes. J’en suis la preuve vivante. Difficile pour un patron, s’il n’y connaît rien de faire le tri. De plus, la réorientation professionnelle peut s’effectuer à tout âge.

Personnellement, je trouve que le titre ne correspond pas trop à l’autobiographie. Oui, elle est partie de rien, financièrement et parce qu’elle n’y connaissait rien. Mais Hapsatou avait déjà, pour elle, son éducation, ses rêves, ses envies, ses projets, sa ténacité et j’en passe. Personnellement, je trouve que c’est déjà beaucoup. Elle est débrouillarde, écoute son intuition, elle a une très grande force de caractère. Hommage également porté à son compagnon, Vincent Cerrutti, et à sa petite fille.

Présentation de l’éditeur

« J’ai pleinement décidé d’être entrepreneure quand mon père m’a  raconté pour la première fois son histoire. J’ai juré de réussir, d’honorer  son parcours et tous ses sacrifices. Je voulais être libre, indépendante  et forte. Je voulais surtout que mon père n’ait pas enduré tout  cela pour rien. »
Hapsatou Sy a 24 ans quand elle se lance dans l’aventure entrepreneuriale.  Issue d’une famille de huit enfants, d’origine sénégalo-mauritanienne,  elle raconte comment elle a choisi cette voie, les idées et  les rencontres qui lui ont permis de franchir le pas et créer sa marque  de cosmétiques. Les premiers succès, les joies, la reconnaissance,  mais aussi les doutes, les difficultés et les échecs, elle livre sans tabou  son expérience de créatrice et chef d’entreprise.
Et vous, qu’attendez-vous pour vous lancer et changer le monde ?

Je remercie les Editions Dunod pour l’envoi de ce livre.

Partie de rien d’Hapsatou Sy

date de sortie : 5 avril 2017

Editeur : Dunod

Isbn : 978-2-10-076196-8

Nombre de pages : 184