Esclave du rythme Le rythme #1 de Jane Harvey-Berrick

Esclave du Rythme Le Rythme #1 de Jane Harvey-Berrick

Esclave du Rythme Le Rythme #1 de Jane Harvey-Berrick

Résumé Esclave du rythme Le rythme #1 de Jane Harvey-Berrick

Laney part en week-end à Las Vegas pour retrouver ses amies. Comme elle se déplace en fauteuil roulant tout est bien préparé. Lors d’une soirée, un jeune homme l’aborde et l’invite à danser.

Ash vient de Slovénie. Il a obtenu un travail pour danser à Las Vegas. Il est rejoint par trois jeunes filles. Mais on leur demande passeport et portable. Ash sent que cela ne va pas se passer comme il le souhaite.

Avis Esclave du rythme Le rythme #1 de Jane Harvey-Berrick

Complet est ce roman. Pourtant ce n’était pas gagné à la lecture des toutes premières lignes mais l’auteur a su rendre son histoire addictive avec les thèmes de l’amitié, de l’amour, de l’entraide, de la mafia russe, de la prostitution, de la violence et de la danse abordés. La danse qui permet de faire passer énormément d’émotions, de révéler le beau comme le mal, de déclarer ses sentiments.

D’un côté, nous avons Laney, une jeune femme de 29 atteinte de polyarthrite. Malgré le fait que son compagnon l’infantilise, et elle a horreur de ça car elle est foncièrement indépendante, elle part à Las Vegas passer un week-end entre copines. Leur but est de passer du bon temps malgré la fauteuil roulant qui a nécessité, toutefois, une préparation minutieuse de son voyage et séjour.

De l’autre il y a à Ash, danseur venu de Slovénie, qui a obtenu un visa d’un mois pour danser à Las Vegas. C’est son rêve. Il espère obtenir la gloire et ainsi rester mais il déchante très vite, s’interroge lorsqu’on lui prend passeport et portable. De plus, il tombe dans un endroit où il ne faut poser aucune question car les sanctions seront forcément très dures. Le destin va faire se rencontrer Laney et Ash et ils vont vivre une histoire difficile mais aussi fabuleuse.

Ce roman pourrait paraître léger mais ce n’est absolument pas le cas. Laney et Ash vont s’aider mutuellement. Elle va l’accompagner, l’aider à affronter sa douleur, cette noirceur qu’il a vécu à Las Vegas mais aussi avant. Laney va prendre des décisions qui vont changer leur vie à tous les deux. Ils se sont rencontrés. Si la magie n’a pas opéré dès le départ, elle était latente. Bien que différents tous les deux, ils souffrent l’un et l’autre. Laney est malade mais c’est une battante. Avec Ash, elle va se sentir à nouveau une femme car il ne sera pas envahissant. On pourrait penser qu’il profite d’elle mais je ne l’ai jamais ressenti en lisant ce roman. Entre ce beau gosse ténébreux et cette jeune femme, tout est possible. L’amitié est très forte. Laney souhaite aider son prochain, même si elle ne le connait pas afin que ce prochain trouve quelqu’un à aider. Ash cache une noirceur terrible. Ses réactions peuvent être très violentes et on peut comprendre pourquoi avec ce qu’il a vécu, surtout qu’il se juge responsable d’avoir laissé ses amis là-bas pour sauver sa peau. Il se sent aussi sale par ce qu’il a subi.

J’ai franchement adoré ce roman. A un moment donné, je me suis demandé si l’auteur allait revenir sur cette mafia qui est tout de même importante. Cela valait le coup d’attendre. Les explications sont très bien données. Les rebondissements arrivent à point nommé. Il manquera juste la suite par rapport à un des événements car on le sait, aux Etats-Unis, le meurtre même s’il n’y a pas préméditation, est puni par la loi. Je me suis laissée, tout le long, agréablement surprendre. Je ne suis pas une fan de la danse, qu’elle soit classique ou encore de salon. Mais Jane Harvey-Berrick, avec toutes ses explications, ses spectacles, a su rendre tout cela vraiment très sexy. Le personnage principal y est pour beaucoup aussi. Mais la danse, ce n’est pas que ça, c’est aussi un monde de préjugés, avec de nombreuses bassesses entre danseurs.  D’un autre côté, elle démontre bien qu’à Las Vegas, tout n’est pas rose, malgré les lumières. Il existe des travailleurs clandestins, des personnes que l’on a fait venir en leur promettant monts et merveilles alors qu’il y aura de la prostitution, de la drogue, de la violence.

La morale est que malgré les coups bas, la souffrance, il existe toujours de belles personnes qui nous permettent d’avancer.

Je remercie Netgalley et les Editions Juno Publishing pour cette lecture. Il semblerait qu’il y ait d’autres tomes.

Esclave du rythme Le rythme #1 de Jane Harvey-Berrick

Date de sortie : 3 mai 2018

Nb pages : 342

Editeur : Juno Publishing

ISBN : 978-2-37676-292-8

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Sous nos yeux de Cara Hunter

Sous nos yeux de Cara Hunter

Sous nos yeux de Cara Hunter

Résumé Sous nos yeux de Cara Hunter

Lors d’une fête donnée par ses parents, Daisy, enfant de 8 ans disparait.

La police est appelée mais les parents ne coopèrent pas. Pourtant, la police ne va pas les lâcher et mener son enquête malgré l’absence d’indices.

Avis Sous nos yeux de Cara Hunter

En ce moment, je suis abonnée aux romans dont le sujet est l’enlèvement d’enfants. Encore, je me dis, à chaque fois que j’en commence un. Sur le nombre de romans lus depuis plusieurs semaines, il y en a au moins un par mois. Comment l’auteur peut donc me titiller pour faire de son histoire quelque chose de jamais vu, jamais lu ?

Cette disparition les concerne tous au sein de la police. Ils veulent la retrouver. On le sait, le métier de flic est prenant et pas souvent compatible avec une vie de famille, un mariage, des enfants. Et il y a celui qui ne peut toujours pas faire le deuil de son enfant, Adam Fawley. Envers et contre tout, il va mener son enquête et je trouve avec brio. On sait au fur et à mesure ce qui est arrivé à son fils. D’ailleurs, c’est lui qui raconte toute l’histoire, sauf les passages qui reviennent quelques semaines en arrière et ces passages vont arriver au moment où tout a commencé, dérapé pour Daisy. Toute l’équipe au sein de la police est concernée et il n’y aura pas de rivalités, à la récolte d’indices, pendant les interrogatoires. Les technologies actuelles permettent d’avancer. Présomption d’innocence, oui, mais les indices vont s’accumuler et vont mettre à jour pas mal de secrets sur cette famille.

Leo, un enfant qui culpabilise énormément. Il est la proie de moqueries à l’école. Il n’est pas aussi lumineux que sa soeur. C’est le grand frère. Il sait ou croit savoir. Il a protégé sa soeur en ne disant rien. Mais comment faire dans cette famille où la mère n’en a rien à faire de ses enfants ? Elle est plutôt préoccupée par son apparence, par ce que l’on peut penser d’elle et aussi par son passé qu’elle essaie de cacher. Une femme qui n’a aucune confiance en elle et qui s’en prend à ses enfants. Et les copines de Daisy ? Rejetées ou pas, à cet âge, difficile de ne pas révéler le secret qui lie à son amie.

Choquée de lire que même, en primaire, les parents achètent des portables à leurs enfants de 8 ans. Appareils qu’ils utilisent au sein de l’école et que rien n’est fait pour limiter l’utilisation. Bonne étude également de la jalousie que l’on peut ressentir contre un membre de sa famille ou ses enfants. De là à tuer ? Possible lorsque les défenses se sont érigées depuis des années, que l’on juge les autres responsables. On en apprend également plus sur les enfants dont la mère est alcoolique. Un point très intéressant en ce qui concerne le développement physique et mental et les troubles dont ils peuvent être atteints. Et que dire également des réseaux sociaux qui s’emparent, très souvent, à mauvais escient d’une telle nouvelle. Chacun y va de son commentaire. Ceux qui tentent d’être réalistes sont noyés sous ceux qui font part d’insultes, qui croient tout savoir, qui condamnent. Et que dire de la pédophilie !

Un final en peu de pages vraiment époustouflant auquel je ne m’attendais pas du tout. L’auteur présente, dès le début, les parents comme coupables. Qu’ont-ils à cacher, pourquoi ne collaborent-ils ? On dirait que la mère n’aime pas ses enfants. La construction de ce roman est très bien trouvée. Le rythme ne faiblit pas. Outre les parents, bien cernés, je me suis prise d’affection pour les personnages. Et j’espère retrouver très rapidement Alan avec toute son équipe.

Je remercie Netgalley et les Editions Bragelonne pour cette lecture. Ce n’est pas tout à fait un coup de coeur, même si j’ai avalé les pages, encore et encore, pour connaitre le dénouement.

Sous nos yeux de Cara Hunter

Date de sortie : 16 mai 2018

Nb pages : 236

Editeur : Bragelonne

ISBN : 9791028105556

Sauvage de Jane Harper

Sauvage de Jane Harper

Sauvage de Jane Harper

Résumé Sauvage de Jane Harper

Cinq femmes, cinq hommes pour un séminaire d’entreprise. Les hommes reviennent mais manque à l’appel une femme, car les quatre autres reviennent blessées et en sang.

Falk a reçu un appel pendant la nuit d’Alice. Avec sa coéquipière, Carmen, ils sont dépêchés dans le bush suite à la disparition d’Alice.

Avis Sauvage de Jane Harper

J’ai Canicule de Jane Harper dans ma BAL depuis de nombreux mois. Je n’ai pas encore trouvé le temps de le lire. Lorsque j’ai eu la possibilité de demander Sauvage sur Netgalley, c’était à cause des bonnes retombées de Canicule. Je me disais que j’allais passer un très bon moment. Ma demande a été acceptée, je me suis donc plongée dans ce roman. Même si j’ai passé un bon moment de lecture, je n’ai jamais ressenti une urgence malgré la disparition d’Alice, le bush australien intense et dense. Quand je lis des livres qui se passent en Australie, même si ce sont des polars, des thrillers psychologiques, ou encore un autre type de roman, je veux m’évader, découvrir ce pays que j’aimerais tant visiter. Malheureusement, je n’ai pas été précisément emballée par le coin décrit par Jane Harper. Les descriptions, bien que réalistes, ne font pas voyager le lecteur, sauf peut-être ces fameuses chutes d’eau. Toutefois, elle aborde un thème qui est maintenant récurrent chez les auteurs australiens, la canicule. En effet, le pays est en proie à ce phénomène climatique. Mais ici, il fait froid, le vent est glacial et la pluie est intense. Dans cette partie du bush, ce parc, il est facile de se perdre, tous les sentiers se ressemblent, les arbres sont immenses et denses. Une recherche peut prendre énormément de temps. En plus, les téléphones portables n’ont pas de réseau, donc si problème, pratiquement impossible d’appeler à l’aide.

La cohésion d’entreprise, parlons-en. Cinq femmes pas du tout préparées. Elles sont du plus bas au plus haut niveau dans l’échelle de l’entreprise. Juste une carte pour se repérer. Mais quand on ne sait pas les lire, le pire peut arriver. Et elles se sont perdues. Avec une personnalité très forte, qui ne tient pas compte des autres, tout peut dégénérer. Déjà, se perdre, vivre des conditions extrêmes, dans le froid, la pluie, sans manger exacerbent les sentiments et montre les travers de chacun, la violence que chacun possède en soi. Tout le monde le sait, le mauvais de chacun d’entre nous peut se révéler à tout instant. Jane Harper a su démontrer les bassesses de chacune, celles qui ont un caractère plus trempé que les autres. Ou deux personnes, qui malgré les années, les incompréhensions et les mauvais choix de vie, peuvent se retrouver. L’auteur aborde également les méfaits du Net sur les adolescents, ce qu’ils diffusent pour faire pression, pour anéantir l’un des leurs. Je ne m’étendrai pas sur ce sujet, vu toutes les alertes données par le monde entier. Alors, même si les adolescents harcèlent leurs camarades, peut-être que les parents ont joué un rôle là-dedans, à force de les prendre en photos et de diffuser celles-ci sur le Net sans leur consentement.

Quant aux enquêteurs de la brigade financière, Carmen et Falk, ils seront dépêchés sur place. Pourquoi ? Car ils doivent récupérer des documents qui démontrent un blanchiment d’argent à une échelle internationale. Ils ont infiltré Alice pour cela. Ils sont pressés par leurs supérieurs à ce sujet, même s’ils ne connaissent pas tous les rouages. Les deux personnages sont sympathiques.

Le roman est très bien agencé. L’enquête pour retrouver Alice se mêle à ce que les cinq femmes ont vécu jusqu’à la disparition d’Alice et ce qui s’est passé pour elle. Vers la fin, pour faire durer le suspense, les passages qui concernent les cinq femmes sont de plus en plus courts. Mais cet agencement n’est pas nouveau dans la littérature. Qui est réellement responsable dans la disparition d’Alice ? Je n’en dis pas plus pour ne pas trop en révéler. J’ai toutefois été ravie par la fin, intense, qui ne souffre d’aucun temps mort. Le lecteur risque d’être surpris et cela a été mon cas.  Je ne m’attendais pas à un tel dénouement.

Je remercie Netgalley et les Editions Calmann Lévy pour cette lecture. Malgré un avis mitigé quant à ce roman, je lirai tout de même Canicule.

Sauvage de Jane Harper

Date de sortie : 4 avril 2018

Nb pages : 316

Editeur : Calmann Lévy

ISBN : 9782702163948

L’Aventuriste de J. Bradford Hipps

L'Aventuriste de J. Bradford Hipps

L’Aventuriste de J. Bradford Hipps

Avis L’Aventuriste de J. Bradford Hipps

Henry est convoqué chez son patron et ami Keith, nommé directeur général il y a peu. Ce dernier lui annonce une promotion

Il a 34 ans. Il aime l’argent et le confort apporté par celui-ci. Il vit seul.

Résumé L’Aventuriste de J. Bradford Hipps

Les deux mots qui me viennent à l’esprit avec L’Aventuriste, sont Aventurier et Futuriste. Mais va-t-on trouver dans ce roman un homme aventurier et futuriste , Peut-être le second car le Henry est un ingénieur qui conçoit des logiciels de sécurité pour les entreprises. Donc, il imagine, conçoit des codes.

Comment rendre un roman pas si banal que ça avec un homme banal dans une entreprise banale, dans une vie banale, dans une société banale ? Mais est-ce qu’une vie est banale quand c’est la nôtre ? Peut-être aux yeux des autres. Mais à nos propres yeux ? C’est grâce à l’auteur et à ce premier roman somme toute réussi. On pourrait s’ennuyer. Cela arrive un petit peu tout de même. Mais on suit la vie de cet homme, de ses collègues et de sa famille.

L’auteur nous détaille avec force détails l’entreprise américaine, comment vivent les employés, les stratégies de management et surtout la peur des uns et des autres de perdre leur emploi, de se retrouver sans rien car les objectifs donnés risquent de ne pas être atteints. C’est de la survie de l’entreprise dont il est question et bien entendu, lorsqu’une personne ne fait pas le job attendu, elle est virée. Henry, bien qu’il occupe une position de responsable, suit le mouvement. Il donne très peu son avis sur les stratégies menées, il se veut l’employé modèle, il ne dit pas tout ce qu’il pense. Il écoute beaucoup. Les relations professionnelles peuvent être difficiles entre collaborateurs car le marché va mal. Il y a toujours cette quête de réussite des Américains. Il faut écouter ses équipes, les rebooster, connaître leurs peurs. Ca c’est un vrai management d’équipes. Je ne sais pas si les Etats-Unis savent y faire à ce sujet mais c’est ce que le roman tente de démontrer. Mais il est indispensable de prendre les décisions adéquates pour le bien de l’entreprise.

Je dirai que le héros est à la croisée des chemins. On sent un ras le bol. Sa mère est morte il y a un an. Son père ne va pas forcément bien. Vu qu’il n’est pas toujours là, il s’en rend compte au fur et à mesure, au contraire de sa soeur Gretchen. La mort de leur mère a été vraiment difficile à appréhender pour eux. Les souvenirs sont toujours aussi présents et l’absence également. Comme dans toute famille, il y a des hauts, des bas, des non-dits pour éviter que la cellule familiale ne vole en éclat. Une relation quasiment fusionnelle entre le frère et la soeur peut, à cause de la vie, de certaines prises de décision, basculer du côté non voulu. Pourtant, je les ai sentis toujours proches même s’ils n’arrivent plus à communiquer comme ils le devraient ou le pourraient. Tous les deux marchent sur des oeufs. Pourtant Henry se sent comme un étranger dans cette maison familiale. Il lui est difficile de passer d’une vie frénétique à une vie familiale où on est en visite, où l’on éprouve de l’ennui. Personnellement, je le sens étranger à tout. Il n’est plus à sa place nulle part. Il faut qu’il prenne une dé978-2714475725cision pour lui, pour bien vivre sa vie, même s’il aime l’argent et le confort que cela lui apporte. Personnellement, il est seul, il n’a pas encore trouvé l’âme soeur. Est-il trop exigeant avec les autres ou plutôt avec lui-même ? Qui est-il vraiment ? Que veut-il ? Le roman va tenter d’y répondre. Ne se joue-t-on pas de lui professionnellement et émotionnellement ? Pourquoi a-t-il pris cette décision ? Pourquoi se cherche-t-il des excuses ? N’est-ce pas le propre de l’homme ? Toutefois, pour avancer professionnellement et personnellement, il vaut mieux être honnête avec soi-même, avant de l’être avec les autres. 

Dans le sud des Etats-Unis, la mort est omniprésente à cause de l’esclavage. Mais les villes ont rompu avec l’Histoire de leur région.

Je remercie Netgalley et les Editions Belfond pour cette sélection.

L’Aventuriste de J. Bradford Hipps

Date de sortie : 11 janvier 2018

Nb pages : 352

Editeur : Belfond

ISBN : 978-2714475725

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Le prisonnier d’Omar Shari Hamid

Le prisonnier d'Omar Shahi Hamid

Le prisonnier d’Omar Shahi Hamid

Résumé Le prisonnier d’Omar Shari Hamid

Je quitte l’Europe et la ville de Rome de Donato Carrisi pour le Pakistan et la ville de Karachi d’Omar Shari Hamid. Pour ce premier roman et un sacré changement d’atmosphère, je dois dire que l’auteur réussit un coup de maître par la construction et ses deux personnages principaux. Constantine est un policier chrétien, qui est devenu directeur de prison. Par sa religion, il est jugé comme étranger, donc impartial. Quant à son acolyte et ami, lui aussi policier, il a été emprisonné. J’ai bien aimé ces deux personnages qui, malgré leurs différences, leurs différentes affectations, n’ont pratiquement jamais coupé les ponts et se soutiennent lorsque l’un a besoin de l’autre. Akbar est un très bon flic qui fait le ménage sans se préoccuper des uns et des autres, des morts. Il ne plait à personne. Il est aussi fataliste. Il ne veut faire que son travail même si lui aussi profite du système.

L’auteur nous raconte ce qui se passe en ce moment avec l’enlèvement de cet américain qui doit être tué le jour de Noël par une organisation terroriste. Il ne reste que quatre jours. Pour mettre en scène le travail des deux amis, il revient sur leur passé de policiers et leurs méthodes amplement différentes. Tout s’achète, tout se paie, même pour le moins corrompu.

L’Afghanistan est un sujet tendance, même si le mot n’est pas franchement exact. Ce pays est un lieu où le terrorisme est bien présent, pour nous autres occidentaux, puisque nos Etats tentent, par tous les moyens, à leur disposition, d’arrêter ceux qui pratiquent le terrorisme. Mais dans ce roman, l’auteur se penche plutôt sur le travail des forces de police, les luttes intestines, les différents pouvoirs qui se mettent en place car tout est instable. La violence, sous toutes ses formes, est très présente. Les gens sont arrêtés parce qu’ils se rebellent. Il existe deux agences qui veulent renverser, à chaque fois, le gouvernement en place et qui se positionnent pour l’autre gouvernement. Au milieu, les communautés doivent vivre. Le travail de la police est très difficile à réaliser. Mais les pots de vin, les coups, la corruption régissent et cette lutte est sanglante.

J’ai passé un très bon moment avec Le prisonnier. Le style de l’auteur va à l’essentiel, même s’il raconte, le passé de ces deux policiers leur amitié, leur travail, les prises de pouvoir. J’ai été un peu déstabilisée par certains mots et abréviations, même s’ils ont été expliqués au début. Mais cela n’empêche pas une bonne prise en matière de lecture. Lorsqu’il consacre sa partie au futur dénouement de l’enlèvement, il lance un compte à rebours. Les mots sont très imagés, le lecteur sent très bien l’atmosphère des différents lieux cités. Le langage est également assez cru. Même si je connais ce pays que par les journaux, cette immersion plus réelle avec l’auteur ne me donne pas du tout envie d’y aller.

Je remercie les Editions Presses de la Cité pour cette magnifique découverte littéraire.

Avis Le prisonnier d’Omar Shari Hamid

Constantine D’Sousa est policier depuis 25 ans. Il a été nommé directeur de la prison centrale de Karachi. Il doit aider un officier pour Tarkeen, un haut gradé quel connaît bien.

Cet aide concerne l’interrogatoire d’un prisonnier, ex policier et ami de Constantine.

Le prisonnier d’Omar Shari Hamid

Date de sortie : 19 octobre 2017

Nb pages : 382

Editeur : Presses de la Cité

ISBN : 978-2-258-13700-4

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Marche avec moi de Catherine Ryan Hyde

Marche avec moi de Catherine Ryan Hyde

Marche avec moi de Catherine Ryan Hyde

Avis Marche avec moi de Catherine Ryan Hyde

Marche avec moi est un beau roman, intéressant à lire qui permet de voyager avec ces deux jeunes filles, Carly et Jen. Il est source également de rencontres et surtout de prise de conscience. Le but de ce voyage est de rejoindre Teddy, l’avant dernier petit ami de leur mère et que Carly considère comme son beau père.

Les deux adolescentes vont en faire des kilomètres à pied, très peu en stop. Carly ne veut absolument pas avoir à faire à la police, à des personnes qui vont trop les interroger. Elle ne veut pas être interrogée et surtout elle ne veut pas que les services sociaux s’en mêlent. Carly et Jen vont souffrir du soleil, de la chaleur. Elles ne vont pas pouvoir se laver et leurs pieds seront plus que malmenés. Les deux soeurs tiennent un journal de bord. Elles se sont fixées des limites. Si elles volent, elles notent tout dans un carnet afin de pouvoir rembourser plus tard.

L’auteur va alterner les parties entre ce qui se passe maintenant et quelques mois auparavant, jusqu’à ce que l’on apprenne réellement ce qui est arrivé à la mère.

Carly essaie de tenir émotionnellement pour ne rien montrer à sa soeur. Les appels à Teddy n’aboutissent pas. Cette route très longue va mettre à mal ses dernières forces mentales, surtout lorsqu’elles tentent de voler deux oeufs pour se nourrir. Mais Jen a trouvé son paradis, l’endroit où elle veut vivre. Par rapport à sa soeur, elle a moins de problème pour faire confiance. Elle attire la sympathie mais aussi l’amour. Elle révèlera tout à sa soeur mais Carly ne veut pas y croire malheureusement. Carly s’est fixée un but et elle veut l’atteindre. Elle mentira pour ça mais cela lui permettra de découvrir la vérité et de mettre à jour ce qu’elle a au plus profond d’elle. Carly semble une jeune fille qui a énormément besoin d’être aimée, de reconnaissance. Outre son sentiment de ne pas être aimée, éprouve-t-elle de la jalousie envers sa soeur ? Ses sentiments oscillent entre culpabilité, envie de protéger. Ses relations avec les autres sont toujours tendues. Cela a été le cas avec sa mère. Mais voir de nombreux hommes défiler dans une vie ne prête pas à la stabilité.

On apprend à tout âge, mais aussi quand on est jeune. Il faudra ces malheureuses expériences, voir sa soeur heureuse pour que Carly apprenne à faire confiance, à dire merci. Cela ne sera pas facile pour elle, le chemin sera long. Mais elle devra mettre de côté son entêtement, ses propres visions du monde qu’elle a et échanger. Avoir reçu de l’aide sans intéressement a commencé à l’aider en ce sens. Carly n’est pas seule, comme elle le pense. Même si elle s’est donné la mission de protéger sa soeur, elle ne peut pas tout affronter car elle est trop jeune.

Même si ce roman n’est pas un coup de coeur, j’ai eu plaisir à le lire. Je remercie Netgalley et Amazon Crossing.

Résumé Marche avec moi de Catherine Ryan Hyde

Carly et Jen veulent rejoindre la Floride et leur beau-père Teddy.

Carly tente désespérément de le joindre mais il ne répond pas.

Elles vont marcher des kilomètres et des kilomètres pendant des jours et des jours pour traverser les Etats-Unis.

Marche avec moi de Catherine Ryan Hyde

Date de sortie : 14 novembre 2017

Nb pages : 413

Editeur : AmazonCrossing

ISBN : 978-15-4204-5063

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La Sublime Communauté Les Affamés d’Emmanuelle Han

Avis La Sublime Communauté Les Affamés d’Emmanuelle Han

J’ai été sélectionnée par Babelio et donc par Actes Sud Junior, que je remercie, pour recevoir ce premier tome de La Sublime Communauté d’Emmanuelle Han. Une sélection en avant-première puisque le roman ne parait qu’au mois d’octobre 2017. Un blog est d’ailleurs consacré au roman. Je suis assez friande de romans destinés aux jeunes, adolescents. Celui-ci ne fait pas exception à la règle. Mais les parents peuvent se consacrer à La Sublime Communauté. Le roman est dense par son histoire, à couper le souffle par ses descriptions et bien construit.

Le fait qu’Emmanuelle Han ait beaucoup voyagé lui permet de nous offrir des paysages spectaculaires pour ces trois pays où se tient l’histoire de ces trois enfants, l’Amérique du sud, l’Inde et le désert africain. Cela donne une dimension énorme à l’histoire. Le paysage est beau, tel que nous pouvons le connaître. Mais les éléments peuvent se déchaîner. La nature est ainsi faite mais dans ce roman, c’est à cause de ce qui arrive, de ces passages dans un autre monde

Le monde dans lequel nous vivons est en train de vivre ses derniers instants. Ils sont des milliers, voire des millions à vouloir atteindre ces Portes, promesses d’une meilleure vie. Ce sont Les Affamés. Entre les militaires, les Guetteurs, cette personne au-dessus d’eux, on se demande ce qui va réellement leur arriver. Le lecteur sait que le chaos est en train d’arriver dans le monde présent mais dans l’autre, est-ce que ce sera vraiment mieux ?

L’auteur consacre un chapitre pour chaque enfant, Tupa, Ekian et Ashoka. Leur histoire se déroule donc et au fur et à mesure, on en apprend plus sur eux, on suit leur progression. Cela permet, avec chacun de ces chapitres de ne pas se perdre. Ils avaient 8 mois lorsqu’ils ont été enlevés. Ils ont un destin et ils doivent être contrôlés. Mais arrive-t-on vraiment à contrôler un être humain, aussi petit qu’il soit, surtout lorsqu’une prophétie doit se réaliser et qu’ils rencontrent sur leur chemin des personnes qui vont soit les aider, soit les freiner ? Même si ces enfants arrivent à être débrouillards, celui qui m’a le plus attiré est Ashoka. Je ne sais pas réellement pourquoi. J’ai trouvé qu’il souffrait plus que les deux autres. Ces trois enfants, on le pressent, se rencontreront et auront, vraisemblablement, un destin commun. Ils uniront leurs forces. Les trois ont beaucoup de colère en eux. Ils ont dû faire face à des mensonges et ils sont à la recherche de leur véritable identité, de leur passé. Entre présent et avenir, monde présent et surnaturel, des racines, différentes communautés, des traditions, le lecteur perçoit et s’ouvre à un monde riche. Ce monde est, en définitive, le nôtre avec ses nombreuses différences, sources de richesses et de partages.

Avec ce premier tome, Emmanuelle Han pose les fondations de ce qui va suivre puisqu’il y a un tome 2. Des fondations très riches. J’espère avoir la possibilité, d’une façon ou d’une autre, de lire la suite des aventures de ces enfants.

Résumé La Sublime Communauté Les Affamés d’Emmanuelle Han

Tupa fait du trafic. Il doit faire attention aux Guetteurs dans ce triangles qu’est le Brésil, le Paraguay et l’Argentine.

Ekian entreprend un très long voyage. Elle doit faire attention à ce qu’on ne lui vole pas ses affaires.

Ashoka porte la Flamme. Il est blanc et vit avec le Roi des Intouchables.

La Sublime Communauté Les Affamés d’Emmanuelle Han

Date de sortie : 4 octobre 2017

Nb pages : 374

Editeur : Actes Sud Junior

ISBN : 978-2-330-08667-1

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