Marche avec moi de Catherine Ryan Hyde

Marche avec moi de Catherine Ryan Hyde
Marche avec moi de Catherine Ryan Hyde

Avis Marche avec moi de Catherine Ryan Hyde

Marche avec moi est un beau roman, intéressant à lire qui permet de voyager avec ces deux jeunes filles, Carly et Jen. Il est source également de rencontres et surtout de prise de conscience. Le but de ce voyage est de rejoindre Teddy, l’avant dernier petit ami de leur mère et que Carly considère comme son beau père.

Les deux adolescentes vont en faire des kilomètres à pied, très peu en stop. Carly ne veut absolument pas avoir à faire à la police, à des personnes qui vont trop les interroger. Elle ne veut pas être interrogée et surtout elle ne veut pas que les services sociaux s’en mêlent. Carly et Jen vont souffrir du soleil, de la chaleur. Elles ne vont pas pouvoir se laver et leurs pieds seront plus que malmenés. Les deux soeurs tiennent un journal de bord. Elles se sont fixées des limites. Si elles volent, elles notent tout dans un carnet afin de pouvoir rembourser plus tard.

L’auteur va alterner les parties entre ce qui se passe maintenant et quelques mois auparavant, jusqu’à ce que l’on apprenne réellement ce qui est arrivé à la mère.

Carly essaie de tenir émotionnellement pour ne rien montrer à sa soeur. Les appels à Teddy n’aboutissent pas. Cette route très longue va mettre à mal ses dernières forces mentales, surtout lorsqu’elles tentent de voler deux oeufs pour se nourrir. Mais Jen a trouvé son paradis, l’endroit où elle veut vivre. Par rapport à sa soeur, elle a moins de problème pour faire confiance. Elle attire la sympathie mais aussi l’amour. Elle révèlera tout à sa soeur mais Carly ne veut pas y croire malheureusement. Carly s’est fixée un but et elle veut l’atteindre. Elle mentira pour ça mais cela lui permettra de découvrir la vérité et de mettre à jour ce qu’elle a au plus profond d’elle. Carly semble une jeune fille qui a énormément besoin d’être aimée, de reconnaissance. Outre son sentiment de ne pas être aimée, éprouve-t-elle de la jalousie envers sa soeur ? Ses sentiments oscillent entre culpabilité, envie de protéger. Ses relations avec les autres sont toujours tendues. Cela a été le cas avec sa mère. Mais voir de nombreux hommes défiler dans une vie ne prête pas à la stabilité.

On apprend à tout âge, mais aussi quand on est jeune. Il faudra ces malheureuses expériences, voir sa soeur heureuse pour que Carly apprenne à faire confiance, à dire merci. Cela ne sera pas facile pour elle, le chemin sera long. Mais elle devra mettre de côté son entêtement, ses propres visions du monde qu’elle a et échanger. Avoir reçu de l’aide sans intéressement a commencé à l’aider en ce sens. Carly n’est pas seule, comme elle le pense. Même si elle s’est donné la mission de protéger sa soeur, elle ne peut pas tout affronter car elle est trop jeune.

Même si ce roman n’est pas un coup de coeur, j’ai eu plaisir à le lire. Je remercie Netgalley et Amazon Crossing.

Résumé Marche avec moi de Catherine Ryan Hyde

Carly et Jen veulent rejoindre la Floride et leur beau-père Teddy.

Carly tente désespérément de le joindre mais il ne répond pas.

Elles vont marcher des kilomètres et des kilomètres pendant des jours et des jours pour traverser les Etats-Unis.

Marche avec moi de Catherine Ryan Hyde

Date de sortie : 14 novembre 2017

Nb pages : 413

Editeur : AmazonCrossing

ISBN : 978-15-4204-5063

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La Sublime Communauté Les Affamés d’Emmanuelle Han

Avis La Sublime Communauté Les Affamés d’Emmanuelle Han

J’ai été sélectionnée par Babelio et donc par Actes Sud Junior, que je remercie, pour recevoir ce premier tome de La Sublime Communauté d’Emmanuelle Han. Une sélection en avant-première puisque le roman ne parait qu’au mois d’octobre 2017. Un blog est d’ailleurs consacré au roman. Je suis assez friande de romans destinés aux jeunes, adolescents. Celui-ci ne fait pas exception à la règle. Mais les parents peuvent se consacrer à La Sublime Communauté. Le roman est dense par son histoire, à couper le souffle par ses descriptions et bien construit.

Le fait qu’Emmanuelle Han ait beaucoup voyagé lui permet de nous offrir des paysages spectaculaires pour ces trois pays où se tient l’histoire de ces trois enfants, l’Amérique du sud, l’Inde et le désert africain. Cela donne une dimension énorme à l’histoire. Le paysage est beau, tel que nous pouvons le connaître. Mais les éléments peuvent se déchaîner. La nature est ainsi faite mais dans ce roman, c’est à cause de ce qui arrive, de ces passages dans un autre monde

Le monde dans lequel nous vivons est en train de vivre ses derniers instants. Ils sont des milliers, voire des millions à vouloir atteindre ces Portes, promesses d’une meilleure vie. Ce sont Les Affamés. Entre les militaires, les Guetteurs, cette personne au-dessus d’eux, on se demande ce qui va réellement leur arriver. Le lecteur sait que le chaos est en train d’arriver dans le monde présent mais dans l’autre, est-ce que ce sera vraiment mieux ?

L’auteur consacre un chapitre pour chaque enfant, Tupa, Ekian et Ashoka. Leur histoire se déroule donc et au fur et à mesure, on en apprend plus sur eux, on suit leur progression. Cela permet, avec chacun de ces chapitres de ne pas se perdre. Ils avaient 8 mois lorsqu’ils ont été enlevés. Ils ont un destin et ils doivent être contrôlés. Mais arrive-t-on vraiment à contrôler un être humain, aussi petit qu’il soit, surtout lorsqu’une prophétie doit se réaliser et qu’ils rencontrent sur leur chemin des personnes qui vont soit les aider, soit les freiner ? Même si ces enfants arrivent à être débrouillards, celui qui m’a le plus attiré est Ashoka. Je ne sais pas réellement pourquoi. J’ai trouvé qu’il souffrait plus que les deux autres. Ces trois enfants, on le pressent, se rencontreront et auront, vraisemblablement, un destin commun. Ils uniront leurs forces. Les trois ont beaucoup de colère en eux. Ils ont dû faire face à des mensonges et ils sont à la recherche de leur véritable identité, de leur passé. Entre présent et avenir, monde présent et surnaturel, des racines, différentes communautés, des traditions, le lecteur perçoit et s’ouvre à un monde riche. Ce monde est, en définitive, le nôtre avec ses nombreuses différences, sources de richesses et de partages.

Avec ce premier tome, Emmanuelle Han pose les fondations de ce qui va suivre puisqu’il y a un tome 2. Des fondations très riches. J’espère avoir la possibilité, d’une façon ou d’une autre, de lire la suite des aventures de ces enfants.

Résumé La Sublime Communauté Les Affamés d’Emmanuelle Han

Tupa fait du trafic. Il doit faire attention aux Guetteurs dans ce triangles qu’est le Brésil, le Paraguay et l’Argentine.

Ekian entreprend un très long voyage. Elle doit faire attention à ce qu’on ne lui vole pas ses affaires.

Ashoka porte la Flamme. Il est blanc et vit avec le Roi des Intouchables.

La Sublime Communauté Les Affamés d’Emmanuelle Han

Date de sortie : 4 octobre 2017

Nb pages : 374

Editeur : Actes Sud Junior

ISBN : 978-2-330-08667-1

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La méthode Feldenkrais, Outil fondamental de la Connaissance de Soi par le mouvement de Delphine Hélix

La méthode Feldenkrais, Outil fondamental de la Connaissance de Soi par le mouvement de Delphine Hélix
La méthode Feldenkrais, Outil fondamental de la Connaissance de Soi par le mouvement de Delphine Hélix

Une méthode d’accompagnement fondée sur le mouvement du corps

Dans cet ouvrage, publié aux Editions Vie, Delphine Hélix nous propose une méthode d’accompagnement psycho-corporelle basée sur les principes fondamentaux de la méthode Feldenkrais. Grâce à des séquences de mouvements facilement accessibles, cette méthode permet de prendre conscience de nos schémas de fonctionnement. Par exemple, il arrive de fournir un e ort supérieur à ce qui est réellement nécessaire pour accomplir une tâche. Nous oublions de convoquer certaines parties de nous-même, ce qui oblige d’autres parties à travailler plus fort. A la longue, ces schémas créent des tensions qui se transforment en douleur. La méthode Feldenkrais permet donc d’en prendre conscience, de s’en libérer et d’être d’avantage e cace dans nos mouvements.

En séances individuelles ou collectives, Delphine Hélix nous invite à redécouvrir la capacité de notre organisme à s’auto-réguler, gérer le stress, la fatigue, les tensions, à identi er nos freins, élargir notre zone de con ance et notre assurance dans tous les domaines de notre vie.
Ce livre s’adresse à toute personne souhaitant prendre en compte ce que le corps nous communique au quotidien.

Grâce à un vocable simple et des conseils pratiques à mettre en place immédiatement, Delphine Hélix propose ici une vulgarisation de la méthode Feldenkrais pour la rendre accessible à tous.

Delphine Hélix

« L’art du mouvement constitue un outil essentiel d’apprentissage et d’épanouissement personnel. »

Diplômée d’Etat en danse contemporaine à Paris, danseuse interprète formée à l’école de Merce Cunningham à New York et praticienne certi ée de la méthode Feldenkrais, étudiée à Paris et à Victoria (Colombie Britannique, Canada), Delphine Hélix explore depuis de nombreuses années comment la libération de nos mouvements permet de tisser un lien plus fort avec notre intuition.

Dans sa pratique quotidienne, elle intervient auprès d’un public varié : enfants, adultes, seniors, personnes handicapées, binômes parents-enfants, femmes enceintes, jeunes mamans…

La méthode Feldenkrais, Outil fondamental de la Connaissance de Soi par le mouvement de Delphine Hélix

Date de sortie : 30 mai 2016
Nb pages : 128

Editeur : Editions Vie

ISBN : 979-10-348-0095-7

De l’autre côté de la nuit de Sarah Hilary

De l'autre côté de la nuit de Sarah Hilary
De l’autre côté de la nuit de Sarah Hilary

Avis De l’autre côté de la nuit de Sarah Hilary

Que c’est compliqué d’écrire cette chronique ! Il y a tellement de choses à dire que ce serait vraiment trop en dévoiler. Et je ne le veux pas. Tout commence pour Marnie et Noah avec la découverte de ces deux enfants morts il y a cinq ans. Qui sont-ils ? Comment sont-ils morts ? Qui les a tués ? Voilà une partie des enjeux de ce roman. Mais ce n’est pas tout avec tous les personnages qui gravitent autour et le lieu, ce bunker.

Je ne sais pas si toutes ces constructions, ces bunkers existent bien à Londres. Ils permettaient de se cacher, de vivre et de survivre pendant la deuxième Guerre Mondiale. Dans ce roman, nous assistons à la souffrance d’un homme, d’une femme. Cette dernière est atteinte de dépression post-partum. Elle est un danger pour elle-même et pour les autres. Soignée avec des médicaments, son mari est chargé de s’en occuper ainsi que de ses enfants. Mais cela sera extrêmement dur pour lui car il aura toujours peur qu’elle passe à l’acte. Il devra tout éliminer de dangereux. Mais cela ne sera pas suffisant. L’un et l’autre vivront dans la culpabilité. Ils penseront ne pas pouvoir être à nouveau heureux. L’auteur nous détaille les affres de la maladie, qui et comment elle touche. La dépression peut toucher n’importe qui et à n’importe quel moment. Je ne souhaite à personne de connaître cet état. Oui, tout à fait, j’ai expérimenté la dépression d’un proche et la mienne par la même occasion, même si ce n’est pas la dépression d’une femme qui a eu un enfant. Elle est souvent méconnue, on parle d’hormones… Heureusement que certaines personnalités se confient à ce sujet pour que les prises de conscience existent et pas que celles des médecins. Le roman pointe du doigt, également, la non prise en charge des victimes. Elles souffrent elles aussi, même si elles sont adultes.

Ce roman n’est pas un coup de coeur pour moi. Pourtant, il bénéficie d’une bonne construction, d’un bon sujet et de très bons personnages. Le moment ne se prêtait peut-être pas à sa lecture pour que je l’apprécie à sa juste mesure. Je m’attendais peut-être à plus, à savoir plus de développements de la part de l’auteur sur cette culpabilité, surtout comment elle a été vécue. Les faits sont établis, Marnie les développe et fait parler ceux qui souffrent. Mais peut-être car il y a trop de personnes qui souffrent dans ce roman. Tout n’est pas éclairci à mon avis. Peut-être que ce sera le cas sur le prochain puisqu’il semblerait, lorsque j’ai lu, les dernières pages, que ce roman est le deuxième qui met en scène Marnie et Noah. Ce roman traite de la culpabilité, du jugement envers autrui. Certains personnages en sortiront grandis. Cela aura été une belle leçon de vie que la découverte de ces deux corps d’enfants et de l’histoire qui en découle. L’auteur distille ses informations au compte goutte pour permettre au lecteur de s’interroger. Certaines fois, je ne me suis pas assez interrogée et heureusement car sinon, je n’aurais pas eu le plaisir de la découverte.

Peut-on être un jour heureux même si on a vécu un drame dans sa vie ? Marnie tente même si elle cherche des réponses et qu’elle est manipulée. Même soignée, même condamnée, même réhabilitée, Esther portera toujours sur ses épaules le poids de ses actes. Et son mari, qui a refait sa vie ? S’il ne bénéficie pas d’une aide, il ne sera jamais heureux. Tout comme ce jeune adolescent que les parents n’ont jamais aimé.

Je remercie Netgalley et les Editions JC Lattès.

Résumé De l’autre côté de la nuit de Sarah Hilary

Cinq ans auparavant, deux garçons sont enfermés. Fred pleure mais ne veut pas le montrer à son petit frère.

Plus tard, à Londres, découverte de deux enfants morts dans un bunker. Pour Noah Jake, c’est sa première affaire avec des enfants disparus. Qui sont ces enfants ? Comment sont-ils décédés ? Le but est donc de trouver qui ils sont et les coupables.

De l’autre côté de la nuit de Sarah Hilary

Date de sortie : 31 mai 2017

Nb pages : 380

Editeur : JC Lattès

ISBN : 978-2-7096-45331

Une mer si froide de Linda Huber

Une mer si froide Linda Huber
Une mer si froide Linda Huber

Avis Une mer si froide de Linda Huber

Quel roman magnifique ! Par deux fois, j’ai eu les larmes qui sont montées. C’est donc l’histoire de deux couples qui perdent un enfant, une petite fille très jeune. Le parallèle est fait et les deux histoires vont s’imbriquer lorsque le lecteur retrouve Olivia, la petite fille disparue, en premier, dans l’histoire, auprès de l’autre mère.

Pour la disparition d’Olivia, le lecteur croit, comme ses parents, que la petite fille disparait, noyée. C’est la veille de son anniversaire. Elle est en vacances avec ses parents et son frère. Malgré les recherches, elle n’est pas retrouvée. La culpabilité ronge le couple et en particulier la mère qui aurait dû la surveiller, c’est ce que tout le monde pense, même sur cette plage vide, alors que Livvy rejoignait son père et son frère. Culpabilité également de cette mère qui pense qu’elle a mal agi en grondant sa fille, qui se rappelle que celle-ci semble n’aimer que son père. Pourtant, Maggie est vraiment bien présente chez Olivia. Elle sera le seul lien pour cette petite fille qui ne comprend pas ce qui lui arrive, qui est brutalisée par une femme malade. Maggie va rester des semaines dans cette maison de vacances, à attendre sa fille, en vain. Elle aurait pu sombrer. Mais non, malgré la douleur, l’éloignement avec son mari, elle va faire face à la douleur,  à la perte pour élever son fils et tenter de retrouver une vie de famille. Ils ne feront jamais leur deuil de la perte de leur fille. Joe, le fils du couple, est également dans la douleur. Il est aidé psychologiquement et cela lui permet, également, de s’en sortir. Maggie refuse à son mari d’avoir un autre enfant, même s’ils sont encore jeunes. Elle ne veut pas se précipiter. Il est clair que pour l’un et l’autre, cela ne remplacera jamais Olivia. Mais il faut du temps, surtout lorsque l’histoire a été médiatisée et que les commentaires, lettres les font encore plus culpabiliser car ils ont failli à leur devoir de parents.

De l’autre côté, il y a Jennifer et Phillip qui ont, eux aussi, perdu leur petite fille. Alors qu’ils étaient en vacances. Jennifer sombre dans la dépression. Elle reste seule car son mari doit assister sa grand-mère mourante. Enceinte, elle cache sa grossesse à son mari. Elle le met devant le fait accompli concernant l’achat d’une nouvelle maison. Plus dure sera la chute pour ce couple lorsque Phillip rentrera chez lui et qu’il découvrira la vérité.

Je ne blâme aucun des deux couples, je ne les juge pas. Chacun réagit différemment. Jenifer a refusé de continuer à prendre ses médicaments pour faire à sa dépression. Elle est devenue violente. Elle a changé. Elle a voulu remplacer sa petite fille perdue. Certains passages sont assez durs à lire par rapport à l’enfant. Certains rappels du passé tentent de frayer son chemin dans sa mémoire.

Est-ce que la présence de Katie, la maîtresse d’Hailey, joue un grand rôle dans l’histoire ? Oui, elle est vraiment impliquée avec ses élèves de maternelle. Elle se pose de nombreuses questions, en fait part à ses collègues. Malgré les nombreuses peurs de la petite fille, elle sera le rempart, l’adulte sur qui elle pourra compter, même si l’arrivée de Phillip joue un grand rôle pour cette petite fille.

Malgré quelques maladresses ou éléments irréalistes comme la maîtresse, seule personne appelée pour s’occuper d’Hailey, le roman, construit, comme un polar, avec ses rebondissements, ne se lâche pas. J’ai vraiment passé un très bon moment de lecture avec des personnages très attachants. D’ailleurs, de qui parle le prologue ? Hailey ou Olivia ?

Je remercie les Editions Presses de la Cité pour leur confiance sur cette belle découverte.

Résumé Une mer si froide de Linda Huber

Une enfant joue sur le bord de la plage. Elle nettoie un coquillage qu’elle souhaite offrir à sa grand-mère. Les vagues l’emportent.

Olivia a disparu. Ses parents la cherchent et font appel à la police.

Phillip est aux Etats-Unis auprès de sa grand-mère, atteinte d’un cancer, mourante.

Une mer si froide de Linda Huber

date de sortie : 4 mai 2017

Editeur : Presses de la Cité

Isbn : 978-2-258-11884-3

Nombre de pages : 364

Adieu sans fin de Wolfgang Hermann

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Avis Adieu sans fin de Wolfgang Hermann

La mort d’un enfant doit être le pire supporté par un père, une mère. Déjà, un parent se fait du souci pour son enfant tout le long de sa vie. Ce n’est pas dans l’ordre des choses qu’un enfant parte avant son père et sa mère, surtout lorsqu’il est adolescent. Dans ce récit, l’auteur narre la descente de ce père qui découvre son enfant mort. Il le sait, il l’a senti avant d’entrer dans la chambre. La mort est relatée avec son silence et la découverte du corps.

Le temps passe mais la douleur est toujours aussi présente, elle s’immisce partout, pour cet homme qui n’a pas élevé ce fils mais qu’il retrouvait de temps en temps. Il a vécu, avec lui, dernièrement et cela a été la meilleure expérience de sa vie. L’auteur nous raconte les souvenirs de ce père, entrecoupés de la noirceur due au deuil. Tout est à l’image de ce qu’il vit, la maison, la ville. Il n’a plus goût à rien, il se laisse dépérir. La douleur d’ailleurs le rend malade. Il fait même une Expérience de Mort Imminente où il semble retrouver son fils chéri.

Dans son malheur, heureusement que la mère de son fils est là et qu’elle l’aide. Elle semble forte. Pourtant, elle doit avoir autant de chagrin. On apprend leur histoire. Etre parent jeune n’aide pas forcément.

Cet enfant, pourtant, ne semble pas avoir souffert de la rupture de ses parents. Le lecteur apprend à le connaître grâce à son père, ses amis et sa petite amie. Il sait se faire aimer de tous.

Personnellement, je ne sais pas comment je réagirai si ma fille devait mourir. Le récit ne m’a pas profondément touché car je ne me suis pas reconnue puisque je n’ai pas vécu ce type de situation.

Lu dans le cadre de Masse Critique de Babelio.

Résumé de Adieu sans fin de Wolfgang Hermann

Fabius, jeune homme de 17 ans, vivait chez son père.

Il décède brutalement pendant la nuit. C’est son pèreW qui le trouve.

Commence alors une douleur insurmontable pour cet homme.

Adieu sans fin de Wolfgang Hermann

date de sortie : 2 février 2017

Editeur : Editions Verdier

Isbn : 978-2-86432-910-7

Nombre de pages : 128

 

La fille du train de Paula Hawkins

La fille du train Paula Hawkins
La fille du train Paula Hawkins

Avis La fille du train de Paula Hawkins

Je pourrai dire que j’ai lu La fille du train qui me fait de l’oeil depuis un moment. Je n’ai pas vu le film et, en définitive, il ne m’intéresse pas. je n’ai lu aucune critique de ce roman. Tant mieux car mon  avis ne sera pas biaisé. Quoi qu’il en soit, je suis déçue par ce roman car je m’attendais vraiment à mieux même si l’auteur  a su me surprendre, un tout petit peu avec son coupable.

Ce sont trois femmes qui racontent l’histoire. La première est Rachel qui prend le train matin et soir et qui voit un couple à travers la fenêtre de son compartiment. Elle leur imagine prénoms et vie. Rachel est divorcée, sans enfants et alcoolique. Mais elle n’a pas supporté ce divorce et elle traque, sans fin, et harcèle son ex, sa nouvelle femme et le bébé. Rachel est une femme en détresse qui raconte des mensonges. Lorsqu’elle apprendra la disparition de Megan, elle tentera d’aider la police, le mari, car elle doit absolument se rappeler ce qui est arrivé cette nuit-là. Le lecteur suit donc le cheminement de Rachel qui sait absolument comment elle est. Elle va de découvertes en surprises.

Ensuite, il y a Megan dont l’histoire commence un an plus tôt. J’ai trouvé un parallèle entre Megan et Rachel. Elles ont toutes les deux un désir d’enfant. Mais Megan, bien qu’amoureuse de son mari, n’hésite pas à le tromper. Elle aussi est sans emploi. Il semble qu’elle ait toujours peur. Elle cache des choses de son passé qui lui font très mal et en plus il y a la mort de son frère.

Ensuite, il y a Anna, la femme de Tom qui a profité de la situation pour se marier avec lui et évincer Rachel. Elle ne supporte pas de vivre dans la maison de sa rivale. Je trouve ce personnage pas très sympathique par rapport aux deux autres. Bref, je dirai qu’aucun des personnages féminins ne m’a fait de l’effet.

Tout le long de ce roman, je me suis interrogée, j’ai fait des hypothèses, très certainement parce que j’ai été entraînée par l’histoire. Même si ce roman n’est pas un coup de coeur, je n’ai pas réussi à le lâcher. Je voulais arriver à la fin et la connaître. Le lecteur se sent entraîné mais ne trouve pas son compte. En effet, l’auteur donne quelques éléments au fur et à mesure, il s’agit souvent d’un simple mot qui a toute son importance. C’est vrai que l’écriture est maîtrisée. Mais il manque ce petit quelque chose qui nous permettrait d’avoir peur, de ressentir l’étude psychologique des personnages. Je regrette ce manque.

Résumé La fille du train de Paula Hawkins

Rachel prend le train pour Londres matin et soir. Elle vit chez une amie après son divorce. Dans le train, elle ne peut s’empêcher de jeter un oeil sur une maison où vit un couple. Elle leur imagine des prénoms et une vie.

Mais un beau jour, la femme disparaît. Rachel se sent concernée.

La fille du train de Paula Hawkins

date de sortie : mai 2015

Editeur : Sonatine

Isbn : 978-2-35584-313-6

Nombre de pages : 379

Suis-moi, Sophia de Fleur Hitchcock

Suis-moi Sophia de Fleur Hitchcock
Suis-moi Sophia de Fleur Hitchcock

Avis sur Suis-moi, Sophia de Fleur Hitchcock

Ce roman est, je le pense, destiné aux très jeunes adolescents, voire des enfants en primaire qui ont déjà lu les aventures d’Harry Potter. Oui, ils existent, j’en ai eu l’exemple à la maison. Je lis, moi-même, des livres pour les plus jeunes mais avec celui-ci, j’ai quelques réticences en tant que lectrice adulte. L’histoire est, pour moi, très vite, sujette à réflexions. En effet, Sophia raconte-t-elle vraiment toute la vérité ? Comment les deux filles se retrouvent-elles aussi vite dans le bureau du beau-père de Sophia ?J’ai cru qu’elles étaient déjà arrivées à Londres. C’est ce que j’avais compris au début de leurs aventures.

Outre leur fugue, ce roman est un très beau roman d’amitié, d’héroïnes mais aussi il montre que la maison où les enfants vivent n’est pas si mal que ça, malgré des parents qui sont différents des autres parents. On peut être original dans sa façon de vivre, d’appréhender le monde, ce qui est important c’est l’amour donné aux enfants. Ils s’en rendent bien vite compte. De plus, les parents ne sont pas obtus. Il suffit de dialogue pour qu’ils comprennent, eux aussi, que la vie, qu’ils montrent peut aller à l’encontre de ce qui régit les codes chez les jeunes, ne pas être différent des autres sous peine de subir ironie et quolibets. Il y a également les relations frère et soeur. Ils se chamaillent, c’est vrai. Ils semblent n’avoir rien en commun. Mais quand il s’agit de s’aider, s’entraider, tout le monde y trouve son compte. Et si, un enfant n’avoue pas réellement à son frère ou à sa soeur qu’il l’aime, il se rend très vite compte, lorsqu’il est loin de chez lui, que c’est le cas. Bien sûr, il existe un sentiment de culpabilité par rapport aux disputes…

Il est possible de comprendre un tant soit peu Sophia dont la mère, artiste mondialement reconnue, lui manque. De plus, même si elle raconte des histoires, certaines pourraient s’avérer véridiques. L’histoire nous le démontrera. Comme Lottie, elle est seule, elle n’a pas d’amie. Cette jeune adolescente, pleine de rêves, de lectures, semble lui être la personne adéquate pour cette aventure. Est-ce que Lottie arrivera à comprendre, à pardonner ?

Je remercie les Editions Flammarion Jeunesse pour cette découverte.

Résumé Suis-moi, Sophia de Fleur Hitchcock

Charlotte, dite Lottie, vit avec ses parents et son frère Ned dans une maison qu’elle juge bizarre. Ils doivent partir tous les deux, avec leur enseignante, pendant une semaine, dans un endroit où ils feront du sport et où il n’y a aucun confort.

Mais voilà, ils seront accompagnés par Sophia, dont le beau-père, trop occupé, cherche un endroit pour qu’elle soit accueillie.

Suis-moi, Sophia de Fleur Hitchcock

date de sortie : 24 août 2016

Editeur : Flammarion Jeunesse

Isbn : 978-2-0813-6286-4

Nombre de pages : 286

Ainsi fleurit le mal de Julia Heaberlin

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Avis sur Ainsi fleurit le mal de Julia Heaberlin

Un véritable dilemme se pose, je ne sais pas du tout comment tourner cette chronique. Ce roman me laisse sur ma faim. Ce n’est pas vraiment un coup de coeur mais j’ai eu du mal à le lâcher. Le lecteur se doute un peu de certains éléments. Mais l’auteur réussit un véritable tour de force avec ces deux parties qui se mêlent. Ce qui s’est passé en 1995 et ce qui se passe actuellement. Je n’ai pas réellement trouvé de dimension psychologique énorme même si Tessie/Tessa est encore vraiment mal depuis son enlèvement et ce procès. Toute la lumière doit être faite et elle seule détient la solution. Pour moi, l’auteur aurait vraiment gagné à créer une atmosphère plus sombre, même si elle donne de nombreux renseignements sur l’ADN, sa recherche, la psychologie, la peine de mort et le Texas et son système judiciaire. Je ne dis, en aucun cas, que ce n’est pas assez documenté. Toutes ses sources sont très bien amenées, développées mais il me manque cette dimension très psychologique du caractère des personnages. Cela aurait pu me permettre de prendre fait et cause pour l’un d’entre eux.

Le roman est très bien construit. Nous avons deux parties qui se chevauchent, la préparation de Tessie au premier procès et la préparation de Tessa pour tenter de faire libérer celui qui est prison, qui doit subir la peine capitale dans peu de temps. En effet, Tessie et Tessa ne sont qu’une même personne. Tessie a été enlevée avec d’autres jeunes filles. Elle a subi un véritable traumatisme. Mais il n’y a pas que celui-là pour cette jeune fille. Les psys qu’elle a vu, dont le dernier, tentent de lui faire recouvrir la vue et la mémoire. Mais Tessie a un fort caractère et elle ne se laisse pas faire. Quant à Tessa, depuis tout ce temps, elle tente d’avoir moins peur, elle tente de vivre, surtout qu’elle a une fille adolescente. Mais depuis de nombreuses années, les marguerites font régulièrement leur apparition. Le temps presse, en tous les cas. Si Tessa a décidé depuis quelque temps de faire rouvrir le procès, elle ne dit pas tout aux enquêteurs. Pour elle, c’est également une recherche d’indices qu’elle a pu laisser un peu partout. Heureusement que la science avec ses nombreux domaines permet d’avancer pour résoudre des meurtres, pour donner un nom aux victimes.

Le lecteur apprend toute son histoire avec Lydia, sa meilleure amie. Lydia qui a disparu un beau jour après le procès sans laisser de traces. Entre une histoire d’amitié d’enfance, de jalousie et cette enquête pour que la vérité éclate enfin.

Ceci est le premier roman de l’auteur. Elle gagne à être connue et j’espère que le prochain permettra une critique plus positive. L’histoire entre Bill et Tessa était prévisible mais que deviennent-ils à la fin ?

Nous avons une explication de l’éditeur concernant le titre et afin que le lecteur ne se perde pas tout ce qu’il faut savoir sur les marguerite et les Marguerite.

Lu dans le cadre de Masse Critique de Babelio et je remercie Les Presses de la Cité pour l’envoi du roman.

Résumé sur Ainsi fleurit le mal de Julia Heaberlin

Tessie a passé 32 heures sans se souvenir de ce qui s’est passé lors de son enlèvement et elle souhaite ne jamais se souvenir. Mais elle est devenue le sujet de nombreux articles de journaux.

Tessa est une jeune femme qui a une fille adolescente. Le procès de celui qui a été condamné pourrait être rouvert car Tessa a accepté d’aider.

Ainsi fleurit le mal de Julia Heaberlin

date de sortie : 4 septembre 2016

Editeur : Presses de la Cité

Isbn : 978-2-258-13530-7

Nombre de pages : 559

Viscères de Mo Hayder

Viscères Mo Hayder
Viscères Mo Hayder

Avis Viscères de Mo Hayder

J’étais ravie de retrouver ce roman de Mo Hayder mais au final, cela ne s’avère pas aussi prenant que je l’escomptais. Il est clair que la dimension psychologique est très importante, qu’elle est bien amenée, que le lecteur assiste à des dénouements. Ils étaient somme toute prévisibles et même sans trop m’interroger, je n’ai guère été surprise par la tournure des évènements. Le style est toutefois bien là puisque j’ai voulu continuer à lire ces pages pour connaître la suite. Ce n’est qu’après le dernier mot lu que la partie concernant Caffery est, pour moi, la plus intéressante. Elle concerne la disparition de son frère alors qu’ils étaient jeunes enfants. Il a toujours voulu savoir ce qui était arrivé à son frère. La vérité lui apportera-t-elle plus de bien que de mal ? Je ne le pense pas. Caffery se sentira encore plus responsable. Mais c’est le propre de tous ces personnages de romans, bons flics, qui ont un passé douloureux qui rejaillit sur le présent.

Caffery aura sur sa route une petite chienne Ourse et Le Marcheur, un homme qui a décidé de tout quitter car sa fille a été victime d’un pédophile. Malgré tout ce que peuvent dire les gens, Caffery sait ce qu’est la douleur de ne pas savoir. Au moment des faits de Viscères, il est en proie à l’insomnie, aux migraines. Il est en butte avec l’autorité représentée par son chef. La quarantaine, séduisant, les femmes, dont une de ses collègues, essaient de l’approcher. Mais il pense à une seule. Et il ne veut pas la mêler à ses déboires, ses enquêtes. Il a tellement vu le mal, la cruauté et il connait tellement bien les gens qu’il ne se laisse pas berner.

Passons à la famille Anchor-Ferrers. Oliver est très riche, il a subi une transplantation. Il est donc fatigué. Mathilda sa femme et sa fille, Lucia, sont avec lui dans leur propriété après avoir quitté. Dès leur arrivée, ils trouvent des viscères. Cela leur rappelle le drame d’il y a quinze ans. Le téléphone est coupé et l’arrivée de deux hommes va susciter un espoir. Mais à leur retour, le cauchemar commence. Ils sont prisonniers. Oliver, affaibli, ne va pas se battre. Toutefois, il va laisser des traces de ce qui s’est passé. Quant à Mathilda, enfermée dans une autre pièce, elle a décidé, par tous les moyens, de renverser la situation. Mais ils sont, tous les deux, torturés psychologiquement. Oliver arrivera à savoir ce que veulent les deux hommes. Quant à Lucia, elle sait que ses parents ne l’aiment pas. Ce qui s’est passé, il y a quinze ans, l’a profondément bouleversé psychologiquement. Mais elle sait où sont les caméras et elle va jouer le jeu. L’auteur nous démontre bien les perversités de l’âme humaine.

Honig et Molina sont ces deux hommes qui ont pris en otage la famille. Ils ont une mission. Au fur et à mesure des heures qui passent, Honig se rend compte que son acolyte n’a pas préparé la mission comme il se doit. De plus, Honig ne supporte pas les odeurs, la saleté. Il souhaite arrêter après tout ça et retourner aux Etats-Unis tranquillement avec sa femme. La situation se renverse et ce sont eux qui commencent à avoir peur au point qu’Honig décide de partir lorsqu’il a le fin mot de la part de Molina.

Mo Hayder enchaîne les chapitres, très courts, pour donner du rythme. D’un côté, nous avons ce qui se passe avec la famille et de l’autre Caffery qui a décidé de se mettre en retrait jusqu’à ce que la petite chienne soit sur sa route. Je n’ai pas trouvé que la dimension psychologique, le côte noir augmentaient au fur et à mesure de l’histoire. Je n’ai pas eu cette sensation de peur pour les personnages, d’étouffement. Dans chaque chapitre, nous retrouvons le titre de celui-ci.

Résumé Viscères de Mo Hayder

Amy avait disparu depuis de nombreuses heures. Dans les bois, elle a rencontré un petit chien accompagné d’un homme.

Les Anchor-Ferrers sont arrivés dans leur résidence secondaire. Mathilda, sitôt arrivée, décide d’aller s’occuper du jardin. Elle trouve l’insoutenable et demande à son mari de venir sans leur fille.

Quant à Caffery, il s’était occupé de la disparition d’une jeune fille et il assiste à l’hommage rendu par sa mère.

Viscères de Mo Hayder

date de sortie : 19 juin 2016

Editeur : Pocket

Isbn : 978-2-266-26469-3

Nombre de pages : 507