Le couple d’à côté de Shari Lapena

Le couple d'à côté de Shari Lapena
Le couple d’à côté de Shari Lapena

Avis Le couple d’à côté de Shari Lapena

C’est l’histoire d’un couple, invité à dîner dans la maison mitoyenne, qui laisse son bébé de six mois, seul. A leur retour, le bébé a disparu. C’est la panique, la douleur pour cet homme et cette femme. La police est appelée sur les lieux. Très vite, les soupçons se portent sur cet homme et cette femme. Elle est issue d’une famille riche. Elle possède des relations compliquées avec sa mère et son beau-père. Mais dès qu’elle a un problème, elle les appelle et peut compter sur eux. Des parents qui s’immiscent dans sa vie de couple. Ils n’ont pas accepté son union avec Marco.

Difficile d’écrire une chronique sur ce roman sans trop en dévoiler. Anne et Marco adorent leur fille, mais ils se sont éloignés l’un de l’autre. Auparavant, femme active, elle est atteinte de dépression post-partum. Elle se sent laide, a du mal avec son bébé. Cora est peut-être le seul lien qu’elle ait avec son mari. Elle n’imagine pas qu’il puisse faire du mal à leur fille. Pourtant, elle a des reproches à lui faire. Mais cela se passera entre eux, pas devant la police. Il semblerait que tout est fait dans ce roman pour que ce soit elle qui soit accusée, à cause de sa dépression. De plus, elle a des phases d’oubli. Elle se sent responsable de la disparition car elle a laissé sa fille toute seule. Elle culpabilise énormément. Anne n’est pas un personnage qui m’a forcément plus. Elle est une femme naïve. Outre sa dépression, elle a d’autres soucis psychiatriques.

Marco est un bel homme. Il a flirté avec sa voisine lors du dîner et provoqué la colère de sa femme. Cette dernière et sa fille sont tout pour lui. Mais il dépend de l’argent de ses beaux parents, qui ont injecté des fonds dans son entreprise. Jusqu’où est-il prêt à aller pour donner une belle vie à sa femme et sa fille ?

Quand une rencontre et ensuite une mauvaise idée vont révéler des secrets de famille, quelque chose qui était latent depuis de nombreuses années.

Ce roman se laisse lire. Mais l’auteur n’a pas fait preuve d’imagination, quant à l’histoire, les dialogues. Comme un sentiment de déjà lu, tout était prévisible. Même certains échanges me laissent un goût de téléphoné. Le roman n’est pas bâclé, loin de là. Toutefois, il ne remporte pas mon adhésion. En tant que lectrice, je ne suis pas arrivée à prendre fait et cause pour un des personnages. A un moment donné, j’ai pensé que la mère pouvait être en cause dans la disparition. L’auteur parsème son roman de quelques indices, mais je n’ai pas ressenti la tension monter, à aucun moment. Peut-être parce que le sujet a déjà été traité. On le sait que la cupidité et l’argent mènent à tout. Il aurait été bienvenu que le sujet autour d’Anne et de la mort de son vrai père soit beaucoup plus approfondi avec une dimension plus psychologique. Cela aurait permis de la connaître encore mieux, de voir son évolution au fil des années, ses problèmes de santé. Même l’objet de ce roman, à savoir la disparition de l’enfant et son dénouement est un peu passé à la trappe. Est-elle morte ? Est-elle vivante ? Cela ne prend que quelques lignes à l’auteur. C’est bien dommage.

Même si ma critique n’est pas forcément bonne, je remercie les Editions Presses de la Cité pour leur envoi.

Résumé Le couple d’à côté de Shari Lapena

Anne et Marco sont invités à dîner chez leurs voisins les plus proches.

Anne se sent laide face à cette femme qui flirte ouvertement avec son mari. Outre les reproches qu’elle se fait, il lui tarde de rentrer. Mais ça dure un peu trop à son goût.

La surprise sera de taille à leur retour au domicile.

Le couple d’à côté de Shari Lapena

Date de sortie : 21 septembre 2017

Nb pages : 331

Editeur : Presses de la Cité

ISBN : 978-2-258-13765-3

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Le secret des orphelins d’Elly Griffiths

Le secret des orphelins d'Elly Griffiths
Le secret des orphelins d’Elly Griffiths

Avis Le secret des orphelins d’Elly Griffiths

C’est avec un très grand plaisir que j’ai retrouvé les personnages de la première aventure signée Elly Griffiths. Quelques mois ont passé, les uns et les autres ont continué leur vie, même s’ils sont restés amis. Mais Ruth se rend compte qu’elle est enceinte et elle veut cacher, le plus longtemps possible, son état. Elle sait qui est le père et elle ne veut pas briser la famille qu’il forme avec sa femme et ses enfants. Surtout qu’il n’y a eu qu’une seule nuit. Quant à Harry, il se rend très vite compte de l’état de Ruth. Il ne joue pas l’autruche mais s’interroge. Sa réaction, à l’annonce, est prévisible. Mais, il est ami avec Ruth. Il a besoin d’elle pour ses enquêtes, surtout de son professionnalisme.

Dans ce roman, on retrouve des personnages du premier qui ont tous leur grain de folie. Mais ils jouent un rôle très important, surtout pour aider Ruth qui est encore aux prises avec un tueur. La grossesse va ajouter une autre dimension puisqu’elle va vouloir sauver son bébé.

Cette deuxième aventure est réussie et chapeau à l’auteur, car ce n’est pas souvent le cas. Elle mêle toujours ses dimensions archéologiques ce qui permet au lecteur d’en apprendre toujours plus. De plus, il y a les rites, la religion qui prennent énormément de place. Si Ruth et Harry ne sont pas trop portés dessus, les parents de celle-ci, oui, très vieille école avec leurs principes réactionnaires. Outre cette dimension archéologique, le lecteur en apprend plus sur ces temps qui ont fait le monde, avec les Romains et aussi cette culture celtique.

Le roman est très bien construit avec ces passages en italique qui font avancer l’histoire. L’auteur nous démontre bien que même si les morts datent, il est toujours possible de retrouver un assassin grâce à la science, les enquêtes et les interrogatoires. Personnellement, je n’avais pas vu venir l’assassin. Le rythme est bien ficelé mais ce n’est pas un polar, ni un thriller. Je n’ai pas eu froid dans le dos mais j’ai apprécié ces avancées. Le lecteur sent très bien la peur de Ruth qui s’installe au fur et à mesure. Mais la vie quotidienne, ses relations, son travail reprennent vite leurs droits. Le rythme est très enlevé, surtout lorsque le lecteur arrive aux 3/4 du roman. Les passages se font plus précis, plus concis et plus courts pour ajouter de la dimension à la personne qui doit être sauvée.

Je remercie les Editions Presses de la Cité pour m’avoir permis de lire cette deuxième aventure..

Résumé Le secret des orphelins d’Elly Griffiths

Ruth est enceinte. Harry Nelson est heureux de la retrouver car il ne l’a pas vue depuis trois mois. Il s’interroge sur son état de santé.

Des restes humains ont été découverts sur un chantier de construction d’appartements de grand standing.

Le secret des orphelins d’Elly Griffiths

Date de sortie : 7 septembre 2017

Nb pages : 192

Editeur : Presses de la Cité

ISBN : 978-2-258-13369-3

The Blackstone Affair Tome 3 Ne t’enfuis pas de Raine Miller

The Blackstone Affair Ne t'enfuis pas Tome 3 de Raine Miller
The Blackstone Affair Ne t’enfuis pas Tome 3 de Raine Miller

Avis The Blackstone Affair Tome 3 Ne t’enfuis pas de Raine Miller

Je suis absolument ravie d’avoir lu ces deux tomes de The Blackstone Affair à la suite et donc pour ainsi dire finir la saga. Je m’interrogeais par rapport au tome 1 non lu. Cela ne me pose pas de problème car des rappels sont faits dans ces deux tomes et notamment le dernier. Ce tome 3 est vraiment la suite du tome 2 sans aucune coupe.

Outre ces scènes de sexe, cette alchimie physique entre les deux héros, Brynne et Ethan, il n’y a pas que ça dans The Blackstone Affair. C’est la vie d’un couple qui se connait depuis peu mais qui sont déjà sur la même longueur d’ondes. Ils se complètent à merveille, se soutiennent. Bien sûr, il y a de la jalousie de part et d’autre, des zones d’ombre mais on ne peut pas tout connaître de quelqu’un au premier regard. Ils ont bâti leur relation sur la confiance. Et cette confiance ne doit pas faire défaut sinon ce sera la rupture.

Ces zones d’ombre sont difficiles à évacuer, à partager car on n’a pas envie que l’autre souffre, surtout lorsque l’on ne sait comment on va réagir, au plus d’une crise. Je l’avais déjà évoqué précédemment, Raine Miller aborde tout de même des sujets actuels et notamment le stress post-traumatique, expérimenté par les soldats au retour d’une guerre ou lors d’un évènement traumatisant comme un viol. Oui, les deux héros vont consulter, ce sera plus long pour Ethan qui doit trouver la bonne personne mais aussi la thérapie qui lui convient. TCC et autres doivent être présentées aux patients. Je confirme qu’il est indispensable de trouver le bon thérapeute pour se faire soigner. Cela ne fait pas de mal et surtout cela aide. Quand on sait que 75% de la population française a des troubles psychiques mais ne se fait pas suivre, on peut se poser des question.

Ethan et Brynne sont très forts mentalement, malgré les coups du sort. Il y en a quelques uns dans ce roman. Ils arrivent à remonter la pente mais cela ne se fait pas facilement. Un passage a été très émouvant pour moi lorsque je l’ai lu. Ce roman est d’une grande tendresse et elle se reflète dans toutes leurs relations familiales et amicales. Brynne doit apprendre à se sentir belle, apprendre à s’aimer. Et cela vaut pour les deux. La confiance en soi est donc très importante. De plus, Raine Miller commence et clôture son roman avec une partie de l’histoire de la maison où ils ont élu domicile et celle qui l’a habitée.

Je remercie Les Presses de la Cité et NetGalley pour cette sélection.

Avis The Blackstone Affair Tome 3 Ne t’enfuis pas de Raine Miller

7 mai 1837, une jeune femme doit épouser un homme qui l’aime, qui l’adore, qui est prêt à tout faire pour elle. Mais elle se sent coupable..

Stonewell Court devient donc la demeure d’Ethan et Brynne, tout près de la soeur de celui-ci.

The Blackstone Affair Tome 3 Ne t’enfuis pas de Raine Miller

Date de sortie : 6 juillet 2017

Nb pages : 448

Editeur : Presses de la Cité

ISBN : 978-2-258-14590-0

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The Blackstone Affair Tome 2 Ne juge pas de Raine Miller

The Blackstone Affair Tome 2 Ne juge pas de Raine Miller
The Blackstone Affair Tome 2 Ne juge pas de Raine Miller

Avis The Blackstone Affair Tome 2 Ne juge pas de Raine Miller

Est-ce que ne pas avoir lu le tome 1 pose un problème pour la série The Blackstone Affair ? Je ne le pense pas mais je me trompe peut-être. Lorsque j’ai demandé cette sélection, je pensais commencer avec le premier tome. Ce n’est pas le cas. Je fais donc connaissance avec Brynne et Ethan. Leur relation a pris un tournant au bout de quelques mois de connaissance. Brynne est en danger et Ethan veut, à tout prix, la protéger. Outre leur relation physique très intense, l’un et l’autre sont profondément amoureux.

Lorsque l’on lit cette sorte de trilogie, le lecteur peut penser qu’il va trouver un mâle dominateur. Sauf qu’ici, ce n’est pas le cas. Brynne et Ethan ont souffert et le lecteur l’apprend au fur et à mesure. Mais les pistes sont données au compte goutte, ce qui ajoute du piment à l’histoire, même si cela pourrait être plus développé. Quelques rebondissements, assez difficiles à vivre, pour l’un et l’autre, font de The Blackstone Affair une série pas toujours basée sur le sexe. Je ne m’étendrai donc pas sur ça afin de ne pas donner trop d’indices aux futurs lecteurs. Mais en s’interrogeant, l’auteur aborde des sujets très importants, comme le retour de la guerre, le viol, la torture, la manipulation.

Les relations humaines sont très importantes, notamment les liens familiaux. Ethan est très proche de sa famille, père, soeur, cousin. Brynne est très proche de son père et beaucoup moins de sa mère, personnage que l’on n’a pas trop envie de rencontrer. Ethan est un homme dominateur mais seulement au lit et encore, tout est fait avec l’accord de sa partenaire. Toutefois, il a peur que sa violence, due à ses cauchemars, ne refasse surface et ainsi faire du mal à Brynne. Il sait que leur relation est basée sur la confiance mais cette partie obscure de sa vie est très difficile à raconter. Il a eu aussi la douleur de perdre sa mère alors qu’il était très jeune. Brynne, quant à elle, n’arrive pas à exprimer ses sentiments. Elle manque de confiance en elle mais c’est une jeune femme très forte. Ethan l’apaise, il la protège. Elle veut tout connaître de lui même cette partie obscure. Car elle sait qu’elle pourra sûrement l’aider ou lui permettre de se faire aider. Brynne sait aussi ce qu’elle veut et elle a de la suite dans les idées. Elle ne se laisse pas faire.

Ah oui, les scènes de sexe sont bien présentes, souvent crues, comme les termes employés. Mais j’ai lu beaucoup plus hard et cela ne m’a pas profondément dérangé. The Blackstone Affair n’est pas de la grande littérature, certes, mais il permet de passer un bon moment de lecteur car le roman se tient.

Je remercie Les Presses de la Cité et NetGalley pour cette sélection.

Résumé The Blackstone Affair Tome 2 Ne juge pas de Raine Miller

Juillet 2012, Brynne est à Londres. Cela fait sept ans qu’il ne l’a pas vue. Des photos lui ont permis de la retrouver.

Mais Brynne est accompagnée de Blackstone, son petit ami depuis 2 mois. Il ne la lâche pas.

The Blackstone Affair Tome 2 Ne juge pas de Raine Miller

Date de sortie : 1er juin 2017

Nb pages : 496

Editeur : Presses de la Cité

ISBN : 978-2-258-14589-4

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Quelques jours de nos vies de Clare Swatman

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Avis Quelques jours de nos vies de Clare Swatman

Non, je n’ai pas pleuré en lisant cette belle histoire de Zoé et de son mari Ed. Après la mort de son mari, Zoé se retrouve quelques mois plus tard à l’hôpital car elle est tombée sur la tête. En se réveillant de son coma, elle se retrouve dans sa chambre de jeune fille, en partance pour faire ses études. A chaque réveil, elle revivra un des moments importants de sa vie qui la met en scène avec Ed, son amour de jeunesse, jusqu’au jour fatal où il part au travail et sera renversé par un vélo.

Zoé a une mission ou se la donne. Tenter que son mari adoré ne meure pas. Revivre ces moments va lui permettre de changer quelques éléments pour éviter ce deuil auquel elle ne se fait pas. Mais si elle, elle sait, ce qui s’est passé puisqu’elle replonge dans le passé, tous ceux qu’elle a côtoyés ne le savent pas, donc elle doit faire attention à ne pas donner ces éléments.

L’auteur suit donc la chronologie des événements. De leur rencontre, de leur amour qui éclot, de leur vie commune, de leur mariage jusqu’à leur difficulté à avoir un enfant. Zoé et Ed sont profondément amoureux. Ils vivent l’un pour l’autre, se soutiennent mutuellement. Comme dans tout couple, il y a quelques dissensions, des disputes. Lorsqu’il est question de mariage, ils arrivent tous les deux à parler même si cela dure un bon moment. De ce côté-là, je trouve qu’Ed a fait de nombreux efforts. Ensuite, vient la question de l’enfant. Zoé semble avoir été forcée à le vouloir. Mais cela va devenir une obsession, à force, pour elle, de devenir enceinte. Surtout que sa soeur tombe enceinte facilement. Les traitements contre l’infertilité vont plonger le couple formé par Ed et Zoé dans la rancoeur, la dispute, la colère. Ils tenteront de s’éloigner pour se retrouver. Mais comme je l’ai déjà lu, ce sont des moments vraiment très difficiles. Certains couples semblent avoir résolu leurs problèmes et se retrouvent plus forts face à cette adversité. Replonger dans ce passé va permettre à Zoé de changer quelques éléments. Elle sera beaucoup plus à l’écoute de son mari, de sa famille et de ses amis. Une nouvelle chance lui est donnée et elle va tenter d’en profiter.

Clare Swatman met de jolis mots sur tout ce qu’ils vivent. Elle démontre tout l’amour entre ces deux-là. Elle démontre aussi que Zoé a peu fait d’efforts au départ. Il lui est souvent difficile de se remémorer ce qui s’est réellement passé cette journée là. Les personnages sont forcément attachants mais je n’ai pas eu de réels coups de coeur pour Zoé, même si je la trouve profondément honnête sur ce qu’elle a vécu et ses traits de caractère. l’auteur commence son roman comme un fait divers. Le lecteur suit les aventures des personnages. Mais lorsque Zoé se réveille pour la première fois dans sa chambre, l’histoire est narrée à la première personne pour donner plus de poids à la jeune femme. Clare Swatman clôt chaque chapitre sur le sommeil de Zoé qui espère retrouver son mari lors de son prochain réveil. Cela donne l’espoir à tout le monde et surtout à elle car elle ne peut pas vivre sans lui. Que va-t-il réellement se passer ? Auront-ils cette seconde chance ? La fin est un beau message d’espoir. Clare Swatman a donc organisé son roman sur les difficultés pour avoir un enfant et ces traitements contre l’infertilité. Elle s’est documenté plus sur le côté psychologique, humain, que médical et cela donne plus de poids à ses héros.

Je remercie Babelio pour cette sélection Masse Critique, les éditions Presses de la Cité et aussi l’auteur.

Résumé Quelques jours de nos vies de Clare Swatman

Juin 2013, Ed part au travail. Sa femme Zoé ne prend pas le temps de lui dire au revoir. Arrivée au travail, Zoé apprend le décès de son mari. S’ensuivent de nombreux mois où elle n’arrive pas à faire surface car elle se sent coupable de ne pas avoir eu le temps de lui dire qu’elle l’aime.

Zoé tombe dans le jardin. Elle est transportée à l’hôpital mais à son réveil, elle se retrouve dans sa chambre de jeune fille.

Quelques jours de nos vies de Clare Swatman

date de sortie : 11 mai 2017

Editeur : Presses de la Cité

Isbn : 978-2-258-13758-5

Nombre de pages : 352

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Roma de Mirko Zilahy

Roma Mirko Zilahy
Roma Mirko Zilahy

Avis de Roma de Mirko Zilahy

Roma, Roma. Avec ce titre, vous pouvez l’imaginer l’action se passe à Rome. Mais ce n’est pas la ville sous le soleil qui est le théâtre de cette enquête. Non, il pleut depuis des mois et cela n’arrête pas durant le roman. Cela donne une sacrée atmosphère aux personnages, à l’enquête mais aussi à tous les bâtiments mentionnés. En effet, l’auteur nous livre un véritable voyage avec de nombreux monuments romains. Il y a les bâtiments historiques que nous connaissons ou avons entendu parler si nous n’avons pas visité la ville. Mais d’autres également. Et avec cette atmosphère, cela peut faire froid dans le dos avec ce souci du détail, de la description. Le Tibre, le fleuve qui traverse Rome, est également au centre du roman. Rome est belle, même sous la pluie. Le lecteur trouve tous ces bâtiments, le plus souvent, dans les chapitres écrits en italique. Outre cette pluie, le feu est également omniprésent dans une bonne partie du roman.

Outre ces descriptions de lieux, la partie historique est également bien présente. Car Rome est un lieu vraiment chargé d’histoire et depuis des millénaires. L’auteur mixe le tout à merveille. Si je me rends à Rome, je pense que je me replongerai dans ce roman pour noter les lieux et l’histoire qui s’y rattache. En plus, j’aurai à l’esprit ce qui s’est passé dans Roma.

Passons aux personnages qui sont extrêmement attachants autant qu’ils soient. Enrico Mancini est commissaire, profileur avec une très bonne réputation. Mais il a perdu sa femme des suites d’un cancer. Mancini est un solitaire, il a eu très peu d’amis. Sa femme était tout pour lui et il ne s’est pas remis de sa mort. Le livre nous en donnera un élément. Il souhaite retrouver un médecin qui a disparu, médecin qui a soigné sa femme. Lorsqu’il est appelé sur la découverte du premier corps, très vite, il ne veut pas être impliqué. Mais il changera d’avis. Il reprend du poil de la bête au fur et à mesure mais peut retomber très vite dans la noirceur de ses pensées. Tous ceux qui le côtoient font attention à lui. Mancini boit, boit beaucoup et se cache. Malgré tout, il a la confiance de tous. A l’aide du professeur et de son équipe, il posera, très vite, le profil psychologique de ce tueur. Ils arriveront à trouver, très rapidement, qui il est.  L’équipe de Mancini est au top. Ils ont tous des profils différents, ils ont souffert pour diverses raisons, ils ont des peurs qu’ils doivent affronter. Que ce soit Caterina ou la juge, les deux espèrent aller plus loin avec Mancini car elles ont des sentiments pour lui.

Qui est cet homme qui fait souffrir, qui tue, qui dépose ces corps dans ces endroits ? Très vite, le lecteur sent qu’il est isolé. Les meurtres sont abjects mais au fur et à mesure, on comprendra tout de même cette souffrance. Le roman, thriller psychologique, nous détaille le profil de cette personne traquée. Il y a des références à Quantico.

Roma est une histoire de vengeance d’un homme qui n’a pas accepté le décès de sa mère et qui trouve que le personnel soignant n’a pas été la hauteur. A part les décès, les questionnements, il y a peu de rebondissements mais plutôt une enquête qui ne faiblit pas. Heureusement qu’ils sont tous liés car le procureur na la joue pas franc jeu.

Je remercie les Editions Presses de la Cité pour la découverte de ce très bon thriller psychologique et de cet auteur que je ne connaissais pas. Mais il est à suivre même si Roma n’est pas son premier roman.

Résumé Roma de Mirko Zilahy

Un corps est brûlé par les flammes.

Rome, le 1er septembre, un jeune gitan, qui a perdu sa mère, a décidé de vivre tout seul. Il a faim et malgré tout, il n’a pas peur. Il a 11 ans et découvre un cadavre.

Enrico Mancini est commissaire dans un petit commissariat de quartier, il a perdu sa femme. Son enquête en cours est la disparition d’un médecin, l’oncologue qui a soigné sa femme. Il possède une toute petite équipe.

Roma de Mirko Zilah

date de sortie : 18 mai 2017

Editeur : Presses de la Cité

Isbn : 978-2-258-13583-3

Nombre de pages : 429

 

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La dernière expérience d’Annelie Wendeberg

La dernière expérience d'Annelie Wendeberg
La dernière expérience d’Annelie Wendeberg

Avis La dernière expérience d’Annelie Wendeberg

Un changement d’époque, ça fait du bien. Avoir Sherlock Holmes, mais sans son acolyte de toujours, également., ou vraiment très peu. Le découvrir différemment, dans sa relation avec une femme, c’est très intéressant. Dommage pour moi de ne pas avoir lu le premier épisode, même si des rappels sont faits. Comme vous le savez, lorsque des séries sont créées, j’aime les lire dans l’ordre et il m’arrive bien souvent d’avoir un tome et de commander les premiers pour avoir le fin mot de l’histoire. Ce sera le cas pour les aventures de Sherlock et Anna.

La médecine, la recherche, un monde d’hommes pas encore ouvert aux femmes. Mais elle a trouvé la parade en s’habillant en homme depuis, déjà, de nombreuses années. Elle a bien été aidée par son père, ce héros pour elle, celui qui l’a élevée, à qui elle doit tout, elle orpheline de mère. Il lui a tout appris, il lui a permis d’être libre. Mais cette liberté a un prix, elle doit constamment lutter contre tous, les hommes, leur pouvoir, cet ascendant qu’ils ont sur les femmes, violences verbale et physique. Même si elle n’est pas attirée par les fanfreluches, les discussions futiles, Anna apprécie, à force, d’être bien habillée. Sauf ce corset qui la comprime. Dans ces rapports avec les hommes, elle tient tête, sans obligatoirement avoir l’ascendant. Mais le plus important est de faire valoir ses idées. Comme tout être humain et ici une femme, elle peut tomber amoureuse, sans que cela ne soit suivi d’effet. Avec Moriarty, même si elle veut le tuer, elle ne sera pas insensible à cet homme nanti, qui lui révèlera un fond de douceur, jusqu’à quel point. A moins que cela ne soit l’auteur qui nous entraîne sur de fausses pistes. Mais Anna n’est pas dupe. Elle n’a pas supporté d’être enlevée, que son père souffre, qu’elle soit prisonnière et obligée de travailler pour cet homme. Elle apprendra à le connaître. Culpabilité ressentie car elle se joue de lui alors qu’elle semble éprouver des sentiments, j’écris bien elle semble. Anna est franche, peut être trop franche. Elle ne supporte pas la médiocrité, surtout la sienne car son plan initial ne semble pas fonctionner. Elle poursuit son but inlassablement.

Le développement d’armes biologiques car la guerre est proche. Mais tout cela dans le dos de l’armée, du gouvernement. Toutefois, une poignée d’hommes est au courant et avance des fonds considérables. Jusqu’où cela peut-il mener lorsqu’une personne est malhonnête ? Nous en connaissons les conséquences. Certaines personnes veillent au grain mais elles sont peu nombreuses.

Anna est toujours en lien avec Sherlock Holmes à qui elle donne des informations sur son ennemi juré et surtout pour qu’il l’aide pour son père et pour qu’elle ne mène pas son travail jusqu’à bout car elle est surveillée tout le temps. Le premier tome manque car le lecteur sent bien qu’ils ne sont plus aussi proches même si Sherlock éprouve du respect pour Anna.

Roman très rafraîchissant où Sherlock Holmes n’est pas le héros de cette enquête. La partie n’est vraiment pas facile pour Anna. Elle a affaire à un adversaire vraiment coriace. Elle qui pense remporter quelques victoires doit revoir à chaque fois son scénario. La plume est dense, fluide. Annelie Wendeberg réalise un très bon opus. Par contre, je ne sais pas s’il y aura une suite à celle-ci. Avec l’imagination, tout est possible. En tous les cas, j’ai beaucoup aimé le personnage d’Anna. Il est bien étudié, il démontre une femme forte, indépendante, cultivée.

Je remercie les Presses de la Cité pour cette découverte.

Résumé La dernière expérience d’Annelie Wendeberg

Plusieurs mois se sont écoulés. Anna Kronberg est chez elle, en Angleterre. Elle a rompu tout lien avec Sherlock Holmes car elle a souffert.

Un homme s’introduit chez elle. Il l’a retrouvée. Il l’enlève et elle se retrouve prisonnière avec l’obligation de s’occuper de virus bactériologiques.

Si elle s’enfuit, si elle n’obéit, son père sera tué.

La dernière expérience d’Annelie Wendeberg

date de sortie : 11 mai 2017

Editeur : Presses de la Cité

Isbn : 978-2-258-13696-0

Nombre de pages : 304

Une mer si froide de Linda Huber

Une mer si froide Linda Huber
Une mer si froide Linda Huber

Avis Une mer si froide de Linda Huber

Quel roman magnifique ! Par deux fois, j’ai eu les larmes qui sont montées. C’est donc l’histoire de deux couples qui perdent un enfant, une petite fille très jeune. Le parallèle est fait et les deux histoires vont s’imbriquer lorsque le lecteur retrouve Olivia, la petite fille disparue, en premier, dans l’histoire, auprès de l’autre mère.

Pour la disparition d’Olivia, le lecteur croit, comme ses parents, que la petite fille disparait, noyée. C’est la veille de son anniversaire. Elle est en vacances avec ses parents et son frère. Malgré les recherches, elle n’est pas retrouvée. La culpabilité ronge le couple et en particulier la mère qui aurait dû la surveiller, c’est ce que tout le monde pense, même sur cette plage vide, alors que Livvy rejoignait son père et son frère. Culpabilité également de cette mère qui pense qu’elle a mal agi en grondant sa fille, qui se rappelle que celle-ci semble n’aimer que son père. Pourtant, Maggie est vraiment bien présente chez Olivia. Elle sera le seul lien pour cette petite fille qui ne comprend pas ce qui lui arrive, qui est brutalisée par une femme malade. Maggie va rester des semaines dans cette maison de vacances, à attendre sa fille, en vain. Elle aurait pu sombrer. Mais non, malgré la douleur, l’éloignement avec son mari, elle va faire face à la douleur,  à la perte pour élever son fils et tenter de retrouver une vie de famille. Ils ne feront jamais leur deuil de la perte de leur fille. Joe, le fils du couple, est également dans la douleur. Il est aidé psychologiquement et cela lui permet, également, de s’en sortir. Maggie refuse à son mari d’avoir un autre enfant, même s’ils sont encore jeunes. Elle ne veut pas se précipiter. Il est clair que pour l’un et l’autre, cela ne remplacera jamais Olivia. Mais il faut du temps, surtout lorsque l’histoire a été médiatisée et que les commentaires, lettres les font encore plus culpabiliser car ils ont failli à leur devoir de parents.

De l’autre côté, il y a Jennifer et Phillip qui ont, eux aussi, perdu leur petite fille. Alors qu’ils étaient en vacances. Jennifer sombre dans la dépression. Elle reste seule car son mari doit assister sa grand-mère mourante. Enceinte, elle cache sa grossesse à son mari. Elle le met devant le fait accompli concernant l’achat d’une nouvelle maison. Plus dure sera la chute pour ce couple lorsque Phillip rentrera chez lui et qu’il découvrira la vérité.

Je ne blâme aucun des deux couples, je ne les juge pas. Chacun réagit différemment. Jenifer a refusé de continuer à prendre ses médicaments pour faire à sa dépression. Elle est devenue violente. Elle a changé. Elle a voulu remplacer sa petite fille perdue. Certains passages sont assez durs à lire par rapport à l’enfant. Certains rappels du passé tentent de frayer son chemin dans sa mémoire.

Est-ce que la présence de Katie, la maîtresse d’Hailey, joue un grand rôle dans l’histoire ? Oui, elle est vraiment impliquée avec ses élèves de maternelle. Elle se pose de nombreuses questions, en fait part à ses collègues. Malgré les nombreuses peurs de la petite fille, elle sera le rempart, l’adulte sur qui elle pourra compter, même si l’arrivée de Phillip joue un grand rôle pour cette petite fille.

Malgré quelques maladresses ou éléments irréalistes comme la maîtresse, seule personne appelée pour s’occuper d’Hailey, le roman, construit, comme un polar, avec ses rebondissements, ne se lâche pas. J’ai vraiment passé un très bon moment de lecture avec des personnages très attachants. D’ailleurs, de qui parle le prologue ? Hailey ou Olivia ?

Je remercie les Editions Presses de la Cité pour leur confiance sur cette belle découverte.

Résumé Une mer si froide de Linda Huber

Une enfant joue sur le bord de la plage. Elle nettoie un coquillage qu’elle souhaite offrir à sa grand-mère. Les vagues l’emportent.

Olivia a disparu. Ses parents la cherchent et font appel à la police.

Phillip est aux Etats-Unis auprès de sa grand-mère, atteinte d’un cancer, mourante.

Une mer si froide de Linda Huber

date de sortie : 4 mai 2017

Editeur : Presses de la Cité

Isbn : 978-2-258-11884-3

Nombre de pages : 364

A sa place d’Ann Morgan

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Avis A sa place d’Ann Morgan

Assez difficile pour moi d’écrire sur ce roman. Ce n’est pas un réel coup de coeur, mais j’ai beaucoup aimé la façon d’aborder le sujet de ce changement d’identité de ces jumelles et le fait qu’une n’ait pas voulu rendre la véritable identité à sa soeur. Le roman est lancinant, on suit l’histoire d’Helen au fil des pages. Un chapitre sur son enfance suivi d’un chapitre sur sa vie actuelle et ainsi de suite. Cette façon, pas nouvelle, de construire le roman permet au lecteur de découvrir la vie de cette petite fille devenue adulte. J’écrivais lancinant, certes, mais j’ai toujours eu envie d’aller plus loin dans ma lecture, même si elle a été assez longue car malgré mon envie, je n’ai pas eu le temps d’avancer plus vite. C’est certes assez psychologique mais j’aurais été plus encline à m’attacher au personnage d’Helen si la couverture avait été toute autre. Comme quoi, le visuel peut jouer.

Pourquoi je ne me suis pas attachée à Helen ? Dès le départ, l’auteur nous la montre comme la petite fille qui a tout. Elle est jolie, aimée de sa mère, si celle-ci peut aimer à ce moment-là, avec énormément d’amies et qui fait de sa soeur, Ellie, qui a eu un problème à la naissance son souffre-douleur. Mais avec le changement d’identité, qu’elle a voulu pour une journée et qui va donc durer, c’est Helen qui va souffrir le plus. Pourtant, je n’ai pas pu la plaindre. J’ai plutôt pensé aux prédispositions génétiques par rapport au père et à la mère. En effet, un enfant qui a un ou des parents, proches ou éloignés, qui souffrent de troubles mentaux peut en souffrir également. Mais pour Helen, il y a tout ce qu’elle subit également et ce pendant de nombreuses années. Entre l’enfermement en centre, sa libération à 18 ans, sa tentative de trouver du travail, sa reconstruction avec l’amour d’un homme et le dessin. Ensuite, il y a cette fameuse lettre qu’elle a reçue de sa soeur, avant l’accident. Une lettre qu’elle mettra du temps à ouvrir et à lire. Une lettre qui lui permettra de se rendre au chevet d’Ellie. Helen a été une petite fille, après l’échange, qui semblait se moquer de tout. En effet, personne n’a voulu l’écouter. Pour ne pas souffrir, elle se retranche en elle-même, elle va boire, se droguer, être violée. De quoi marquer à jamais un être humain.

Il est dit que les jumeaux sont liés, qu’ils sont toujours là l’un pour l’autre, qu’ils ressentent tout. L’auteur nous démontre tout son contraire mais également cet état de fait. De plus, je n’ai absolument pas compris la mère car personnellement, je n’aurais pas réagi de cette façon même si elle a perdu son premier mari, tragiquement, même si elle a voulu, ensuite, être heureuse. Comment est-il possible de faire souffrir autant son enfant, ses enfants, ne pas s’en rendre compte, ne pas écouter ? Elle parle de sa fille à la troisième personne. Les révélations à son sujet n’y changeront rien. C’est donc avec les yeux, avec la voix d’Helen que l’auteur se penche sur le passé de cet enfant, devenue adulte. Elle alterne les chapitres. Sur ceux où elle raconte son passé, ce n’est pas réellement elle et c’est normal puisqu’il y a eu le changement d’identité. C’est comme si quelqu’un racontait l’histoire à sa place avec l’utilisation du tu. Je pensais avoir des soucis pour reconnaître les personnages, mais cela n’a pas été le cas. Il faut dire que j’ai fait très attention en lisant les tout premiers chapitres.

Ann Morgan détaille très bien les sentiments. Les éléments se mettent en place petit à petit par des révélations du passé et du présent. Il y a une certaine tension avec Helen qui est seule depuis l’âge de sept ans, qui a compris qu’elle ne pouvait compter que sur elle. Elle feint la folie face aux autres, pour se protéger.

Je remercie Babelio pour cette sélection spéciale masse critique.

Résumé A sa place d’Ann Morgan

Helen et Ellie sont de véritables jumelles qui ont sept ans. Helen martyrise sa soeur Ellie, qui est souvent à la traîne.

Un beau jour, Helen propose à sa soeur d’échanger leur identité pendant quelques heures afin de bien s’amuser et de redonner le sourire à leur mère lorsqu’elles révèleront la supercherie.

Mais Ellie refuse de redevenir elle-même.

A sa place d’Ann Morgan

date de sortie : 20 avril 2017

Editeur : Presses de la Cité

Isbn : 978-2-258-13594-9

Nombre de pages : 412

Leona la fin justifie les moyens de Jenny Rogneby

Leona La fin justifie les moyens de Jenny Rogneby
Leona La fin justifie les moyens de Jenny Rogneby

Avis Leona la fin justifie les moyens de Jenny Rogneby

Entre la première et deuxième histoire, il y a peu de rappels. Leona est vraiment passée du côté obscur. Le personnage peut être attachant, certes. Son histoire personnelle et surtout son enfance y sont pour beaucoup. Elle n’arrive pas à s’attacher sauf à sa fille. Mais même là, je trouver que les rapports sont faux. Peut-être dus au fait qu’elle n’arrive pas à surmonter la grande tragédie. Elle a besoin d’aide mais elle ne s’implique pas assez. Elle a trop de choses à cacher et surtout à avouer. D’ailleurs, elle ne semble pas avoir trouvé la personne adéquate. Est-ce que les trois mots notés sur le carnet de sa psy démontrent vraiment la personnalité de Leona ? Mon sentiment est ambivalent par rapport à Leona. Par contre, c’est une bonne enquêtrice, qui connaît bien son métier. Elle le prouve, également, en détaillant, tout le travail de la police auprès des personnes qu’elle a recrutées. Elle y va petit à petit pour ne pas se tromper face aux personnes en face d’elle. Mais franchement, ce n’est pas un séminaire. Le lecteur reste sur sa faim. J’ai l’impression que c’est comme une mauvaise formation où tout est abordé dans les grandes lignes, mais pas dans les détails. En effet, comme pour tout, chaque situation est propre et les aléas sont nombreux. Rien n’est simple. Le lecteur s’en rendra également vite compte. Pourquoi a-t-elle eu cette relation sexuelle avec David ? Pour en savoir plus sur lui ? Je pense que cette partie, relatée par David, n’était absolument pas nécessaire.

On ne sait pas trop où nous emmène l’auteur avec cette construction bizarre. Une des seules choses positives dans ce livre concerne les thèmes abordés, comme le terrorisme, la récidive, la prison. Mais elle détaille trop. On peut se rendre compte que la Suède et la France se ressemblent beaucoup à ce niveau-là. Autre bon point est donc cette fin plus intense et prenante.

Je remercie les Presses de la Cité pour ce deuxième opus dont la fin annonce un troisième.

Résumé Leona la fin justifie les moyens de Jenny Rogneby

Leona est au plus bas, elle voit un psy. Elle fait de nombreux cauchemars. Elle est en instance de divorce et a préféré laisser sa fille à son ex-mari.

Elle doit interroger un homme qui a actionné une bombe devant le Parlement. D’un autre côté, elle a des projets pour avoir de l’argent.

Leona la fin justifie les moyens de Jenny Rogneby

date de sortie : 2 mars 2017

Editeur : Presses de la Cité

Isbn : 978-2-258-14270-1

Nombre de pages : 460