L’héritier de Moriarty d’Annelie Wendeberg

L'Héritier de Moriarty d'Annelie Wendeberg

L’Héritier de Moriarty d’Annelie Wendeberg

Résumé L’héritier de Moriarty d’Annelie Wendeberg

Anna est enceinte. Accompagnée de Sherlock, elle fuit l’homme de main de Moriarty qui veut la tuer.

Aidée de Sherlock, Anna va tenter de vivre, tout en résolvant des énigmes.

Avis L’héritier de Moriarty d’Annelie Wendeberg

Dernière aventure d’Anna et de Sherlock ? Sur les trois, j’en ai lu deux et ce sont les deux derniers. Je suis absolument ravie de cette histoire. En effet, pour une fois, Anna et Sherlock sont très souvent ensemble. Normal, ils fuient Moran, l’homme de main de Moriarty. Ce qu’il veut, assassiner Anna.

Sherlock connaît très bien les sentiments d’Anna à son égard. Il n’aura aucun geste déplacé pour qu’elle s’imagine que cet amour est payé de retour. De toutes façons, c’était clair dès le départ entre eux. Les joutes verbales sont nombreuses entre eux. Anna est une femme très forte et même si son état de femme enceinte l’affaiblit et ne joue pas en sa faveur, elle n’est pas la dernière pour tenter d’arrêter Moran. Outre ces joutes, l’un et l’autre vont faire des mises au point, se confier, surtout Sherlock, sur leur passé. Anna connaît très bien cet homme, ses travers avec la drogue. Tout le long, cet homme se maîtrise. On comprend très bien que le sort d’Anna ne l’indiffère pas. Il veut la sauver. Il est même diabolique dans ses projets.

Quant à Anna, on la retrouve comme auparavant. Mais ce troisième tome nous montre qu’elle culpabilise beaucoup. Elle se sent responsable de tout. Outre l’enquête, les menaces qui pèsent sur elle, ce bébé que va-t-elle en faire ? Elle a peur de ne pas savoir s’en occuper. Elle s’interroge beaucoup sur ses actes passés

Avec Annelie Wendeberg, je ne me suis pas du tout ennuyée. Le rythme est trépidant. De plus, le lecteur apprend énormément sur ces guerres bactériologiques, la politique de nombreux pays, sur la situation de l’Angleterre à l’intérieur et à l’international et les prémices de la 1ère Guerre Mondiale. Il y a également une partie médicale ou comment se soigner à la fin des années 1800.

Concernant le déroulement de l’histoire, l’auteur sait vraiment y faire. D’un seul coup, sans crier gare, le dénouement arrive. Et quel dénouement ! Mais il faut aller jusqu’au bout pour vraiment savourer cette histoire jusqu’à son dernier souffle. Reverra-t-on Anna et Sherlock ? Seul l’avenir nous le dira. En tous les cas, je souhaite beaucoup de succès à cet auteur que je retrouverai avec grand plaisir.

Je remercie les Editions Presses de la Cité pour cet envoi.

L’héritier de Moriarty d’Annelie Wendeberg

Date de sortie : 26 avril 2018

Nb pages : 311

Editeur : Presses de la Cité

ISBN : 978-2-258-14433-0

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L’enfant de mon mari de Deborah O’Connor

L'enfant de mon mari - Deborah O'Connor

L’enfant de mon mari – Deborah O’Connor

Résumé Avis L’enfant de mon mari de Deborah O’Connor

Un enfant est enlevé par une femme

Heidi s’arrête pour acheter une bouteille de vin dans un quartier qu’elle ne connaît pas et où elle ne se rend jamais.

Elle voit un jeune garçon. Pour elle, c’est l’enfant disparu de son mari.

Avis L’enfant de mon mari de Deborah O’Connor

Toujours pas un coup de coeur, mais presque. Pourtant j’ai vraiment bien aimé ma lecture. Mais qui a pu enlever Barney ? Tout le long du livre, je me suis interrogée. Le père, la mère, l’officier de police ? Les indices peuvent s’accumuler contre l’un, l’autre. Mais rien n’est facile. D’ailleurs, Heidi s’en rend très vite compte, surtout qu’on lui met des bâtons dans les roues, que ce soit dans sa vie professionnelle et privée. Mais elle est tenace. Elle veut suivre son intuition. Elle n’aura de cesse que de découvrir la vérité lorsqu’elle rencontre cet enfant. Elle y arrivera. Pour cela, elle fera des découvertes chez elle, auprès de son mari, auprès de l’ex-femme de son mari et des gens qu’elle va rencontrer.

J’ai suivi le périple de ce couple qui semble s’aimer, Heidi plus que Jason. Ce dernier est un personnage tout de même assez froid, secret. Bien entendu, on peut le comprendre avec la perte d’un enfant dont les recherches sont toujours en cours. Mais il reste trop campé sur ces positions. Pour son fils, il tient un véritable journal de bord sur toutes les pistes qu’il a fallu remonter et qui se sont révélées fausses. Il lui reste les portraits robots effectués par la police et qui montrent Barney à différents âges. Mais ces portraits ne sont qu’une esquisse. Il pense qu’il reconnaîtra automatiquement son fils et inversement car les liens sont trop forts. Au fur et à mesure de l’avancée du livre, on en sait plus sur la vie de Jason, de Barney et de Vicky. Un mariage très jeune, un enfant rapidement. Même sans la perte de leur enfant, auraient-ils continué à vivre ensemble ?

L’auteur nous détaille avec force détails les sentiments d’Heidi et de Jason. Comment on peut essayer de se reconstruire après la perte d’un enfant. D’ailleurs, pour Heidi, les détails de la mort de sa fille sont donnés au compte goutte. On en apprend aussi sur leur rencontre, sur ces disparitions qui ont été médiatisées et comment ils doivent gérer cela au quotidien. Car ils sont connus et les profiteurs, de tout bord, sont bien là. Elle apprendra, également, à connaître son mari, avec cette histoire. Je peux imaginer très bien ces quêtes, l’espoir qui fait revivre ou qui s’anéantit. Il y a également ce quotidien fait de condoléances. La vie doit reprendre le dessus, les gens qui ont perdu un enfant doivent travailler, subvenir à leurs besoins.

Heureusement qu’Heidi a son souvenir fétiche qu’elle peut utiliser à tout moment qui lui permet de se calmer quand la situation est trop tendue. Sa fille est en elle et avec elle. Les souvenirs, que l’on pensait oublier, peuvent également affluer. Ils sont comme une petite bouffée que l’on chérit et que l’on garde bien précieusement. Très psychologique, ce roman débute par l’enlèvement d’un enfant. On saura à la fin quel enfant c’est mais aussi la situation de cette fuite. L’auteur joue avec nos nerfs avec ce prologue mais aussi la fin. D’ailleurs, j’ai dû en relire quelques pages avant de bien comprendre qui était concerné. L’auteur nous offre aussi une réflexion sur ceux qui ont été enlevés et qui sont aimés par leur nouvelle famille. Ont-ils oublié l’ancienne ? Je ne le pense pas pour ma part.

Il y a un petit hic toutefois. Comment Heidi peut-elle fait autant de bruit avec ses talons pour se sauver alors qu’elle sait qu’un homme est dans le couloir, même s’il ne la voit, pour attendre l’ascenseur ? Excuse de premier roman mal relu par les éditeurs ?

Je remercie Netgalley et les Editions Presses de la Cité.

L’enfant de mon mari de Deborah O’Connor

Date de sortie : 18 janvier 2018

Nb pages : 352

Editeur : Presses de la Cité

ISBN : 9782258138391

Love Murder de Soul Black

Love Murder de Soul Black

Love Murder de Soul Black

Avis Love Murder de Soul Black

C’est mon deuxième roman de cet auteur et nous retrouvons, donc, Valerie. J’ai mis du temps à le lire, trop de temps. Cela m’a empêché de l’apprécier à sa juste mesure et de ne pas trouver un le rythme adéquat de tout bon thriller. Le contexte extérieur ne s’y prêtait peut-être pas. Mais je lirai à nouveau Love Murder et sûrement avec beaucoup plus de plaisir. La lecture s’est accélérée, pour moi, lorsque j’ai compris qui était un personnage, soit à un peu plus de la moitié du roman.

Valerie a fait condamner et emprisonner une très belle femme, Katherine. Mais il manque son binôme. En effet, Katherine et un homme dont elle ne connaissait pas le nom ont assassiné plusieurs femmes après avoir joué avec elles, après de nombreux sévices sexuels. Mais voilà que cela recommence, d’autres femmes vont mourir, des messages vont parvenir à Valerie et à ses équipes. Elle sera obligée de les décoder afin de sauver les futures victimes. Mais tout tourne autour de Valerie qui est la principale concernée. Malgré elle, elle fera appel à Katherine. Ce sera un jeu du chat et de la souris. Katherine a un énorme pouvoir d’attraction, de séduction. La prison a un peu altéré tout ça mais cette femme retrouve très vite son emprise. En six ans, toutefois, elle baisse un peu le voile. Valerie arrive à reconnaître certains signes. Mais l’emprise est là. Même si Valerie a grandi, en six ans, elle n’est plus la même femme. Katherine s’en rend très vite compte. Les deux femmes se comprennent très bien. Katherine est perspicace, instruite, cultivé. Elle fascine. Face à elle, les autres sont vulnérables. Même Valerie car Katherine va lui distiller, petit à petit, des informations qui feront que Valerie s’interrogera forcément. Je sens Valerie happée par Katherine, elle subit son pouvoir. D’ailleurs, pourquoi accède-t-elle à toutes ses demandes ? Même au nom de l’amour ! Personne n’en sortira indemne.

Valerie veut réussir sa vie de couple. Elle est profondément amoureuse. Elle veut concrétiser. Elle veut faire un enfant. Mais elle a peur. Son métier fait qu’elle s’interroge. Que sa mère, sa soeur ou encore son amoureux acceptent son travail, sa dangerosité, elle ne veut pas faire subir ça à un enfant. Elle sera une mère louve comme elle est louve avec ceux qui lui sont chers, car Valerie, de part son travail, éprouve énormément de culpabilité par son manque de présence. Mais Valerie est un flic, un inspecteur de la criminelle. Elle voue sa vie à mettre en prison ceux qui font du mal aux autres.

Soul Black nous offre un roman très psychologique. Outre les tortures physiques subies, le lecteur assiste à de nombreuses tortures mentales, de ces femmes qui sont enlevées. Elles passent par toutes les phases et savent qu’elles vont mourir. Elles s’interrogent sur ce qu’elles vont subir, sur ce qu’a été leur vie. Certaines, même, vont résister et faire plus que résister. Mais à quel prix ?

Attraction, Répulsion, Intimité, Manipulation ? Quel est le mot qui doit être choisi pour qualifier Love Murder ? Deux sont pour moi les plus importants. Trouverez-vous lesquels ? Saul Black manipule son lecteur également. Et ça, j’adore. Même lorsqu’il y a torture, les éléments alentour sont expliqués, sont lumineux. Mais on retrouve une atmosphère très vite propice à ce qui se passe, de la noirceur, des ténèbres. Le compte à rebours est lancé, tout s’accélère. La fin vaut-elle le détour ? Je vous laisse juger.

Je remercie les Editions Presses de la Cité pour Love Murder.

Résumé Love Murder de Soul Black

En 2009, Valerie Hart assiste au procès de Katherine Glass qui a torturé et tué, six femmes, avec un complice. Katherine est condamnée à mort.

Six ans plus tard, Nick est prêt à épouser Valerie. Lors d’un week-end, il va la demander en mariage.

Love Murder de Soul Black

Date de sortie : 5 octobre 2017

Nb pages : 230

Editeur : Presses de la Cité

ISBN : 978-2-258-11486-9

The Edge of Nowhere 4 Les lumières de l’île d’Elizabeth George

The Edge of nowhere Les Lumières de l'île Elizabeth George

The Edge of nowhere Les Lumières de l’île Elizabeth George

Avis The Edge of Nowhere 4 Les lumières de l’île d’Elizabeth George

Je pensais que ce tome, soit le quatrième, serait le dernier de la série The Edge of Nowhere. Il me tardait d’avoir le fin mot de l’histoire. Mais non, Elizabeth George sait faire durer le suspense, et toujours avec un talent indéniable, avec ces héros récurrents. Ici, c’est Becca qui vit sur cette île depuis près de deux ans. Mais avant de dénouer la situation pour elle, Becca dénoue les situations pour les autres, ceux qu’elle a appris à connaître et surtout à apprécier depuis qu’elle est là. Ses amis et son amoureux. Même si la situation n’est pas facile pour lui puisque Becca lui cache le principal. Mais un élément perturbateur va se mettre en route. Cela ne sera pas le dénouement pour ce quatrième tome, peut-être le prochain ? J’ai eu un peu de mal à me replonger dans le roman et à me rappeler ce qui s’est passé dans le précédent. Mais cela a été très vite balayé à cause de nombreux rappels.

Becca est en danger. L’étau se resserre. Malgré ses efforts pour passer inaperçue, les adultes sont plus forts qu’elle. Elle devra s’allier à une personne pour retrouver sa mère. Ses recherches ne donnent rien, malheureusement. Retrouver sa mère, cela signifie dire toute la vérité et les réhabiliter toutes les deux. Malgré tout, pourra-t-elle faire confiance à cette personne ? J’espère qu’on le saura dans le prochain opus. Toutefois, elle ne sera pas seule. Des adultes bienveillants, qu’elle connaît depuis quelques mois maintenant, veilleront sur elle. Il faudra juste qu’elle se confie à eux. Elle aura aussi grandi. Ses pouvoirs se seront affirmés en quelques semaines, à force de travail. Le décor est toujours aussi grandiose, les personnages toujours aussi sympathiques, surtout ces deux femmes qui ont pris Becca sous leur aile, qui l’aident

Seth ne fait-il pas une erreur avec Prynne ? Malgré tout l’amour qu’il lui porte, est-il vraiment réciproque ? On le sait, la drogue fait faire et dire des choses sur le moment. Et elle ne sont pas forcément suivies d’effets sur le long terme. Prynne en est la preuve vivante avec sa famille. D’ailleurs, Becca qui trouve ce que cache Prynne a des réserves quant à la jeune fille. Elizabeth George assume un roman sur la quête d’identité, sur la sexualité. Elle mêle ces jeunes gens qui ne savent pas forcément qui ils sont. Ils peuvent avoir des préjugés, dus à leur famille. Mais ils doivent chercher par eux-mêmes ce qui leur convient. Même si ce n’est pas au goût de la famille, surtout lorsque la religion et ses fanatiques s’en mêlent. Elizabeth George aborde également le thème de la maladie, de la vieillesse et des guerres qui peuvent exister au sein d’une famille.

Maintenant, c’est parti pour attendre un cinquième opus qui je l’espère sera excellent. Je remercie les Editions Presses de la Cité qui me permettent de lire un de mes auteurs favoris. En tous les cas, je conseille de lire les tomes les uns après les autres car le lecteur peut être perdu. Lorsque la série sera entièrement finie, je me replongerai, avec délices, dans tous les romans, mais je ne laisserai pas passer de temps entre chacun. Elizabeth George sait concilier, pour ces romans, en partie, destinés aux adolescents, tout ce qui peut se passer dans leur tête. La quête de l’amitié, l’amour, les relations humaines ne sont pas forcément faciles. Surtout sur cette île qui est quand même facile d’accès puisque reliée au continent. Et ce n’est pas parce que c’est une île, qu’elle est protégée de tout ce qu’un être humain peut trouver pour assouvir ses addictions. Elizabeth George continue à aborder le thème de l’adoption, de ces enfants qui ont été séparés. Cela crée un sentiment de culpabilité pour l’aîné qui n’ose pas tout dire. Le destin s’en mêle et heureusement que les adultes ont de bonnes réactions.

Résumé The Edge of Nowhere 4 Les lumières de l’île d’Elizabeth George

Le grand père de Seth a eu une attaque. Il est paralysé d’un côté et parle peu. Son fils et sa fille ne sont pas d’accord quant aux suites à donner.

Derric a retrouvé sa soeur mais elle est tombée amoureuse de lui. Becca le pousse à dire la vérité.

The Edge of Nowhere 4 Les lumières de l’île d’Elizabeth George

Date de sortie : 5 octobre 2017

Nb pages : 352

Editeur : Presses de la Cité

ISBN : 978-2-258-09010-1

Le prisonnier d’Omar Shari Hamid

Le prisonnier d'Omar Shahi Hamid

Le prisonnier d’Omar Shahi Hamid

Résumé Le prisonnier d’Omar Shari Hamid

Je quitte l’Europe et la ville de Rome de Donato Carrisi pour le Pakistan et la ville de Karachi d’Omar Shari Hamid. Pour ce premier roman et un sacré changement d’atmosphère, je dois dire que l’auteur réussit un coup de maître par la construction et ses deux personnages principaux. Constantine est un policier chrétien, qui est devenu directeur de prison. Par sa religion, il est jugé comme étranger, donc impartial. Quant à son acolyte et ami, lui aussi policier, il a été emprisonné. J’ai bien aimé ces deux personnages qui, malgré leurs différences, leurs différentes affectations, n’ont pratiquement jamais coupé les ponts et se soutiennent lorsque l’un a besoin de l’autre. Akbar est un très bon flic qui fait le ménage sans se préoccuper des uns et des autres, des morts. Il ne plait à personne. Il est aussi fataliste. Il ne veut faire que son travail même si lui aussi profite du système.

L’auteur nous raconte ce qui se passe en ce moment avec l’enlèvement de cet américain qui doit être tué le jour de Noël par une organisation terroriste. Il ne reste que quatre jours. Pour mettre en scène le travail des deux amis, il revient sur leur passé de policiers et leurs méthodes amplement différentes. Tout s’achète, tout se paie, même pour le moins corrompu.

L’Afghanistan est un sujet tendance, même si le mot n’est pas franchement exact. Ce pays est un lieu où le terrorisme est bien présent, pour nous autres occidentaux, puisque nos Etats tentent, par tous les moyens, à leur disposition, d’arrêter ceux qui pratiquent le terrorisme. Mais dans ce roman, l’auteur se penche plutôt sur le travail des forces de police, les luttes intestines, les différents pouvoirs qui se mettent en place car tout est instable. La violence, sous toutes ses formes, est très présente. Les gens sont arrêtés parce qu’ils se rebellent. Il existe deux agences qui veulent renverser, à chaque fois, le gouvernement en place et qui se positionnent pour l’autre gouvernement. Au milieu, les communautés doivent vivre. Le travail de la police est très difficile à réaliser. Mais les pots de vin, les coups, la corruption régissent et cette lutte est sanglante.

J’ai passé un très bon moment avec Le prisonnier. Le style de l’auteur va à l’essentiel, même s’il raconte, le passé de ces deux policiers leur amitié, leur travail, les prises de pouvoir. J’ai été un peu déstabilisée par certains mots et abréviations, même s’ils ont été expliqués au début. Mais cela n’empêche pas une bonne prise en matière de lecture. Lorsqu’il consacre sa partie au futur dénouement de l’enlèvement, il lance un compte à rebours. Les mots sont très imagés, le lecteur sent très bien l’atmosphère des différents lieux cités. Le langage est également assez cru. Même si je connais ce pays que par les journaux, cette immersion plus réelle avec l’auteur ne me donne pas du tout envie d’y aller.

Je remercie les Editions Presses de la Cité pour cette magnifique découverte littéraire.

Avis Le prisonnier d’Omar Shari Hamid

Constantine D’Sousa est policier depuis 25 ans. Il a été nommé directeur de la prison centrale de Karachi. Il doit aider un officier pour Tarkeen, un haut gradé quel connaît bien.

Cet aide concerne l’interrogatoire d’un prisonnier, ex policier et ami de Constantine.

Le prisonnier d’Omar Shari Hamid

Date de sortie : 19 octobre 2017

Nb pages : 382

Editeur : Presses de la Cité

ISBN : 978-2-258-13700-4

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Le couple d’à côté de Shari Lapena

Le couple d'à côté de Shari Lapena

Le couple d’à côté de Shari Lapena

Avis Le couple d’à côté de Shari Lapena

C’est l’histoire d’un couple, invité à dîner dans la maison mitoyenne, qui laisse son bébé de six mois, seul. A leur retour, le bébé a disparu. C’est la panique, la douleur pour cet homme et cette femme. La police est appelée sur les lieux. Très vite, les soupçons se portent sur cet homme et cette femme. Elle est issue d’une famille riche. Elle possède des relations compliquées avec sa mère et son beau-père. Mais dès qu’elle a un problème, elle les appelle et peut compter sur eux. Des parents qui s’immiscent dans sa vie de couple. Ils n’ont pas accepté son union avec Marco.

Difficile d’écrire une chronique sur ce roman sans trop en dévoiler. Anne et Marco adorent leur fille, mais ils se sont éloignés l’un de l’autre. Auparavant, femme active, elle est atteinte de dépression post-partum. Elle se sent laide, a du mal avec son bébé. Cora est peut-être le seul lien qu’elle ait avec son mari. Elle n’imagine pas qu’il puisse faire du mal à leur fille. Pourtant, elle a des reproches à lui faire. Mais cela se passera entre eux, pas devant la police. Il semblerait que tout est fait dans ce roman pour que ce soit elle qui soit accusée, à cause de sa dépression. De plus, elle a des phases d’oubli. Elle se sent responsable de la disparition car elle a laissé sa fille toute seule. Elle culpabilise énormément. Anne n’est pas un personnage qui m’a forcément plus. Elle est une femme naïve. Outre sa dépression, elle a d’autres soucis psychiatriques.

Marco est un bel homme. Il a flirté avec sa voisine lors du dîner et provoqué la colère de sa femme. Cette dernière et sa fille sont tout pour lui. Mais il dépend de l’argent de ses beaux parents, qui ont injecté des fonds dans son entreprise. Jusqu’où est-il prêt à aller pour donner une belle vie à sa femme et sa fille ?

Quand une rencontre et ensuite une mauvaise idée vont révéler des secrets de famille, quelque chose qui était latent depuis de nombreuses années.

Ce roman se laisse lire. Mais l’auteur n’a pas fait preuve d’imagination, quant à l’histoire, les dialogues. Comme un sentiment de déjà lu, tout était prévisible. Même certains échanges me laissent un goût de téléphoné. Le roman n’est pas bâclé, loin de là. Toutefois, il ne remporte pas mon adhésion. En tant que lectrice, je ne suis pas arrivée à prendre fait et cause pour un des personnages. A un moment donné, j’ai pensé que la mère pouvait être en cause dans la disparition. L’auteur parsème son roman de quelques indices, mais je n’ai pas ressenti la tension monter, à aucun moment. Peut-être parce que le sujet a déjà été traité. On le sait que la cupidité et l’argent mènent à tout. Il aurait été bienvenu que le sujet autour d’Anne et de la mort de son vrai père soit beaucoup plus approfondi avec une dimension plus psychologique. Cela aurait permis de la connaître encore mieux, de voir son évolution au fil des années, ses problèmes de santé. Même l’objet de ce roman, à savoir la disparition de l’enfant et son dénouement est un peu passé à la trappe. Est-elle morte ? Est-elle vivante ? Cela ne prend que quelques lignes à l’auteur. C’est bien dommage.

Même si ma critique n’est pas forcément bonne, je remercie les Editions Presses de la Cité pour leur envoi.

Résumé Le couple d’à côté de Shari Lapena

Anne et Marco sont invités à dîner chez leurs voisins les plus proches.

Anne se sent laide face à cette femme qui flirte ouvertement avec son mari. Outre les reproches qu’elle se fait, il lui tarde de rentrer. Mais ça dure un peu trop à son goût.

La surprise sera de taille à leur retour au domicile.

Le couple d’à côté de Shari Lapena

Date de sortie : 21 septembre 2017

Nb pages : 331

Editeur : Presses de la Cité

ISBN : 978-2-258-13765-3

Le secret des orphelins d’Elly Griffiths

Le secret des orphelins d'Elly Griffiths

Le secret des orphelins d’Elly Griffiths

Avis Le secret des orphelins d’Elly Griffiths

C’est avec un très grand plaisir que j’ai retrouvé les personnages de la première aventure signée Elly Griffiths. Quelques mois ont passé, les uns et les autres ont continué leur vie, même s’ils sont restés amis. Mais Ruth se rend compte qu’elle est enceinte et elle veut cacher, le plus longtemps possible, son état. Elle sait qui est le père et elle ne veut pas briser la famille qu’il forme avec sa femme et ses enfants. Surtout qu’il n’y a eu qu’une seule nuit. Quant à Harry, il se rend très vite compte de l’état de Ruth. Il ne joue pas l’autruche mais s’interroge. Sa réaction, à l’annonce, est prévisible. Mais, il est ami avec Ruth. Il a besoin d’elle pour ses enquêtes, surtout de son professionnalisme.

Dans ce roman, on retrouve des personnages du premier qui ont tous leur grain de folie. Mais ils jouent un rôle très important, surtout pour aider Ruth qui est encore aux prises avec un tueur. La grossesse va ajouter une autre dimension puisqu’elle va vouloir sauver son bébé.

Cette deuxième aventure est réussie et chapeau à l’auteur, car ce n’est pas souvent le cas. Elle mêle toujours ses dimensions archéologiques ce qui permet au lecteur d’en apprendre toujours plus. De plus, il y a les rites, la religion qui prennent énormément de place. Si Ruth et Harry ne sont pas trop portés dessus, les parents de celle-ci, oui, très vieille école avec leurs principes réactionnaires. Outre cette dimension archéologique, le lecteur en apprend plus sur ces temps qui ont fait le monde, avec les Romains et aussi cette culture celtique.

Le roman est très bien construit avec ces passages en italique qui font avancer l’histoire. L’auteur nous démontre bien que même si les morts datent, il est toujours possible de retrouver un assassin grâce à la science, les enquêtes et les interrogatoires. Personnellement, je n’avais pas vu venir l’assassin. Le rythme est bien ficelé mais ce n’est pas un polar, ni un thriller. Je n’ai pas eu froid dans le dos mais j’ai apprécié ces avancées. Le lecteur sent très bien la peur de Ruth qui s’installe au fur et à mesure. Mais la vie quotidienne, ses relations, son travail reprennent vite leurs droits. Le rythme est très enlevé, surtout lorsque le lecteur arrive aux 3/4 du roman. Les passages se font plus précis, plus concis et plus courts pour ajouter de la dimension à la personne qui doit être sauvée.

Je remercie les Editions Presses de la Cité pour m’avoir permis de lire cette deuxième aventure..

Résumé Le secret des orphelins d’Elly Griffiths

Ruth est enceinte. Harry Nelson est heureux de la retrouver car il ne l’a pas vue depuis trois mois. Il s’interroge sur son état de santé.

Des restes humains ont été découverts sur un chantier de construction d’appartements de grand standing.

Le secret des orphelins d’Elly Griffiths

Date de sortie : 7 septembre 2017

Nb pages : 192

Editeur : Presses de la Cité

ISBN : 978-2-258-13369-3