The Edge of Nowhere 4 Les lumières de l’île d’Elizabeth George

The Edge of nowhere Les Lumières de l'île Elizabeth George
The Edge of nowhere Les Lumières de l’île Elizabeth George

Avis The Edge of Nowhere 4 Les lumières de l’île d’Elizabeth George

Je pensais que ce tome, soit le quatrième, serait le dernier de la série The Edge of Nowhere. Il me tardait d’avoir le fin mot de l’histoire. Mais non, Elizabeth George sait faire durer le suspense, et toujours avec un talent indéniable, avec ces héros récurrents. Ici, c’est Becca qui vit sur cette île depuis près de deux ans. Mais avant de dénouer la situation pour elle, Becca dénoue les situations pour les autres, ceux qu’elle a appris à connaître et surtout à apprécier depuis qu’elle est là. Ses amis et son amoureux. Même si la situation n’est pas facile pour lui puisque Becca lui cache le principal. Mais un élément perturbateur va se mettre en route. Cela ne sera pas le dénouement pour ce quatrième tome, peut-être le prochain ? J’ai eu un peu de mal à me replonger dans le roman et à me rappeler ce qui s’est passé dans le précédent. Mais cela a été très vite balayé à cause de nombreux rappels.

Becca est en danger. L’étau se resserre. Malgré ses efforts pour passer inaperçue, les adultes sont plus forts qu’elle. Elle devra s’allier à une personne pour retrouver sa mère. Ses recherches ne donnent rien, malheureusement. Retrouver sa mère, cela signifie dire toute la vérité et les réhabiliter toutes les deux. Malgré tout, pourra-t-elle faire confiance à cette personne ? J’espère qu’on le saura dans le prochain opus. Toutefois, elle ne sera pas seule. Des adultes bienveillants, qu’elle connaît depuis quelques mois maintenant, veilleront sur elle. Il faudra juste qu’elle se confie à eux. Elle aura aussi grandi. Ses pouvoirs se seront affirmés en quelques semaines, à force de travail. Le décor est toujours aussi grandiose, les personnages toujours aussi sympathiques, surtout ces deux femmes qui ont pris Becca sous leur aile, qui l’aident

Seth ne fait-il pas une erreur avec Prynne ? Malgré tout l’amour qu’il lui porte, est-il vraiment réciproque ? On le sait, la drogue fait faire et dire des choses sur le moment. Et elle ne sont pas forcément suivies d’effets sur le long terme. Prynne en est la preuve vivante avec sa famille. D’ailleurs, Becca qui trouve ce que cache Prynne a des réserves quant à la jeune fille. Elizabeth George assume un roman sur la quête d’identité, sur la sexualité. Elle mêle ces jeunes gens qui ne savent pas forcément qui ils sont. Ils peuvent avoir des préjugés, dus à leur famille. Mais ils doivent chercher par eux-mêmes ce qui leur convient. Même si ce n’est pas au goût de la famille, surtout lorsque la religion et ses fanatiques s’en mêlent. Elizabeth George aborde également le thème de la maladie, de la vieillesse et des guerres qui peuvent exister au sein d’une famille.

Maintenant, c’est parti pour attendre un cinquième opus qui je l’espère sera excellent. Je remercie les Editions Presses de la Cité qui me permettent de lire un de mes auteurs favoris. En tous les cas, je conseille de lire les tomes les uns après les autres car le lecteur peut être perdu. Lorsque la série sera entièrement finie, je me replongerai, avec délices, dans tous les romans, mais je ne laisserai pas passer de temps entre chacun. Elizabeth George sait concilier, pour ces romans, en partie, destinés aux adolescents, tout ce qui peut se passer dans leur tête. La quête de l’amitié, l’amour, les relations humaines ne sont pas forcément faciles. Surtout sur cette île qui est quand même facile d’accès puisque reliée au continent. Et ce n’est pas parce que c’est une île, qu’elle est protégée de tout ce qu’un être humain peut trouver pour assouvir ses addictions. Elizabeth George continue à aborder le thème de l’adoption, de ces enfants qui ont été séparés. Cela crée un sentiment de culpabilité pour l’aîné qui n’ose pas tout dire. Le destin s’en mêle et heureusement que les adultes ont de bonnes réactions.

Résumé The Edge of Nowhere 4 Les lumières de l’île d’Elizabeth George

Le grand père de Seth a eu une attaque. Il est paralysé d’un côté et parle peu. Son fils et sa fille ne sont pas d’accord quant aux suites à donner.

Derric a retrouvé sa soeur mais elle est tombée amoureuse de lui. Becca le pousse à dire la vérité.

The Edge of Nowhere 4 Les lumières de l’île d’Elizabeth George

Date de sortie : 5 octobre 2017

Nb pages : 352

Editeur : Presses de la Cité

ISBN : 978-2-258-09010-1

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Une avalanche de conséquences d’Elizabeth George

Une avalanche de conséquences - Elizabeth George
Une avalanche de conséquences – Elizabeth George

Avis Une avalanche de conséquences d’Elizabeth George

J’attends toujours avec une grande impatience les romans d’Elizabeth George qui mettent en scène Linley et Havers. Mais elle a su jouer avec mes nerfs pendant les 170 premières pages. Pas l’ombre des deux de Scotland Yard. Toutefois, ces premières pages sont une véritable présentation de ce qui va suivre avec les personnages que le lecteur ne connaît pas et dont il a besoin pour savoir ce qui va se passer.

Le titre retrace bien ce qui va arriver à tous les personnages du roman. Ce mot conséquences est répété de nombreuses fois. Ils devront affronter les conséquences de leurs actes, de leurs pensées que ce soit au niveau relationnel ou professionnel. Je ne révèle rien pour que vous puissiez vous interroger pour connaître le dénouement de l’histoire.  Dénouement qui surprendra, comme toujours, avec Elizabeth George. Elle est une des reines du crime et surtout de l’étude psychologique de ses personnages. Je me suis attachée à India et Lily. Barbara et Linley, c’est acquis depuis longtemps.

Ensuite, nous avons cette mère omniprésente dans la vie de ses deux fils, dans leur vie de couple. Un personnage haut en couleurs, qui se mêle de tout, qui veut avoir prise sur tout. Elle cherche, elle cherche et elle trouve. Elle a une faculté à être aimée de tous jusqu’à ce qu’ils se rendent compte de sa véritable nature, mais ils lui trouvent toujours des circonstances atténuantes. Elle ne supporte pas les contrariétés. Caroline est prêt à faire du chantage. Pour une personne pour Barbara Havers, elle sait dès le départ que Caroline a tant à cacher.

Chez Elizabeth George, ce que j’aime c’est sa réelle documentation sur les maladies, sur les relations entre les être humains et cette faculté de conter les paysages, les endroits visités. Le lecteur a l’impression d’y être, de voyager dans ces fabuleux endroits dont certains semblent reculés. De plus, outre l’enquête, Elizabeth George s’attache aux faits de société, comme les abus envers les enfants qui ne peuvent pas se défendre, la perte d’un être cher qui se suicide et difficile à affronter, à surmonter, le sentiment de culpabilité envers la famille ou le couple. J’ai bien aimé ce petit chien, celui de Rory, destiné à être présent auprès d’elle et à lui faire du bien psychologiquement. C’est un chien thérapeutique. Pas comme le chat et son ronron qui détend. Arlo est là pour défendre sa maîtresse, être à l’écoute de ses sentiments et de ses peurs. Ce genre de pansement me parle beaucoup. Elizabeth George s’attache également aux couples et ils sont nombreux entre ceux qui se séparent, d’autres qui tentent de rester ensemble. Rien n’est facile.

Je remercie Les Presses de la Cité pour l’envoi.

Résumé Une avalanche de conséquences d’Elizabeth George

Il y a 39 mois plus tôt, Will vit à Londres avec Lily. Mais il ne se fait pas à cette vie. Il décide de retourner chez lui dans le Dorset et demande à Lily de l’accompagner. Elle refuse à cause de sa mère.

Quatre mois plus tard, Lily accepte de passer le week-end avec Will.

Barbara Havers, depuis ses frasques en Italie, essaie de se tenir bien à Scotland Yard. Une mutation dans le nord lui pend au nez. Mais elle n’est plus que l’ombre d’elle-même.

Une avalanche de conséquences d’Elizabeth George

date de sortie : 22 septembre 2016

Editeur : Presses de la Cité

Isbn : 978-2-258-11775-4

Nombre de pages : 613

Les flammes de Whidbey The Edge of Nowhere 3 d’Elizabeth George

Les flammes de Whidbey – The Edge of Nowhere 3 – Elizabeth George – Source Presses de la Cité

Becca, Derric et Jenn sont à la fête foraine. Un feu se déclare. Jean est en colère car elle tient la chandelle.

Isis Martin et son frère sont arrivés sur l’île et sont scolarisés au lycée. Elle se lie d’amitié avec Hayley.

Peu de temps après paraît dans le journal une photo de Becca et de ses amis, provoquant l’émoi de la jeune fille.

En commençant cette série d’Elizabeth George, auteur que j’apprécie énormément, j’avais lu qu’il n’y aurait que trois tomes. J’en suis donc au troisième, lu jusqu’à la fin et rien n’est réglé pour Becca. Donc, cela laisse présager, pour mon plus grand bonheur que ce n’est pas fini. Youpi !

Tout s’accélère en tous les cas pour Becca dont le don est passé à un niveau supérieur mais pas assez vite à son goût pour qu’elle comprenne tout. De plus, un avis de recherche est lancé. Becca a avoué son passé à seulement deux personnes, mais les autres se posent des questions. Becca veut les protéger. Elle se demande toutefois si elle a eu raison concernant ses soupçons. Personnellement, en tant que lectrice, je pense que Becca n’a pas tort. Outre cette histoire qui a débuté au premier roman, nous en savons plus sur ses relations avec Derric. J’aime de plus en plus ce jeune homme qui doit faire la paix avec son passé et aussi son présent et comprendre qu’il n’est pas responsable de tous les maux de la terre.

La reine du suspense émaille son roman d’une très belle histoire, d’une très belle enquête avec de nouveaux personnages. Deux frère et soeur, arrivés sur l’île, dont on sent très vite qu’ils ont quelque chose à cacher. Le comportement d’Isis n’est pas naturel, on s’en rend compte de suite, même si c’est une adolescente et que certaines peuvent se comporter de cette façon. Il y a également Carter. Sinon, nous avons toujours la jolie palette de personnages des débuts avec notamment Hayley et sa famille. Si Elizabeth George est une des reines du crime, avec cette série, elle s’est plongée dans le monde des jeunes avec brio. Elle sait également étudier les nombreux caractères humains, les amours naissantes mais également contrariées des adolescents, les crises aussi familiales…

J’aime également de plus en plus ce cadre, cette île qui semble magnifique mais aussi à certains moments inquiétante. Toutefois, malgré des personnages hauts en couleur, l’unité semble de mise pour aider ceux qui sont dans le besoin.

Je remercie les Editions Presses de la Cité de me permettre de continuer à lire Elizabeth George.

Les flammes de Whidbey The Edge of Nowhere 3 d’Elizabeth George

date de sortie : 14 octobre 2015

Editeur : Presses de la Cité

ISBN : 978-2-258-09009-5

Nb de pages : 399

L’île de Nera – The Edge of Nowhere 2 d’Elizabeth George

L’île de Nera – The Edge of Nowhere 2 – Elizabeth George – Sources Presses de la Cité

Cilla a peur de l’eau. A 18 ans, elle a été abandonnée par ses parents. Elle comprend tout mais ne parle pas. Jenn Mc Daniels a 15 ans. Elle rencontre Annie Taylor qui souhaite qu’elle l’aide pour approcher Nera, un phoque noir qui revient chaque année à Possession Point. D’ailleurs, ce phoque fait l’objet d’une fête annuelle.

Retrouver un auteur que l’on aime beaucoup, voire que l’on adore, c’est le top surtout lorsque cet auteur ne nous déçoit pas une seconde. Pour ce deuxième tome de The Edge of Nowhere, Elizabeth George maitrise, comme à son habitude, son sujet. Nous n’avons pas droit à des meurtres, mais Becca et Jen vont devoir mener l’enquête pour savoir ce qui se passe réellement avec ce phoque noir, Nera. Elizabeth George maîtrise les codes adolescents, sans tomber dans des expressions toutes faites. Elle maîtrise également leurs premiers émois, leurs amours, la vie des lycéens, les rivalités, l’agressivité de ces jeunes qui sont en train de se construire et qui préfèrent ne pas montrer leurs faiblesses, mais également ceux qui sont à la recherche de leur identité sexuelle.

Donc dans L’île de Nera, nous retrouvons donc les personnages principaux du premier tome et nous continuons donc avec eux. Ils changent, ils évoluent. Becca vit toujours toute seule, aidée par son ami Seth. Elle est amoureuse de Derrick et lui aussi. Mais comme elle veut le protéger, elle ne lui révèle rien. De plus, Derrick ne comprend pas pourquoi elle est amie avec Seth. Leur relation va en pâtir. Derrick sera obligé de grandir, d’une certaine façon, loin de Becca. Cette dernière, avec cette expérience, devra également comprendre qu’elle ne peut pas tout dire. Un certain exposé sera également une belle prise de conscience, tout comme l’amitié qu’elle développera avec Jenn. Pourtant, rien n’était gagné au départ pour toutes les deux. Malgré le fait que Becca entende les pensées de ceux qu’elle rencontre, elle s’en sert très peu contre Jenn qui n’est vraiment pas tendre avec elle. Elle préfère laisser couler. Pour avoir une amie fille ? Possible.

Elizabeth George nous offre du fantastique, des créatures imaginaires, avec ce roman et ce phoque noir, Nera. Pourquoi est-elle noire ? Est-elle une mutante ? Est-elle réelle. L’île la fête tous les ans car elle revient toujours au même moment. Mais cette année, rien ne se passe comme prévu. Les principaux concernés par Nera ne veulent pas qu’elle soit approchée. Et pour cela, ils sont pratiquement prêts à tout. Annie Taylor, d’ailleurs, en fera les frais. Et la vérité sera révélée sur la venue de Nera. Certains habitants seront obligés de se dévoiler et de rendre leur passé public. Mais ce qu’ils verront sera tu définitivement. Une petite fille que l’on rencontre très souvent en début de partie sera une des clés de Nera.

Il me tarde de lire le troisième tome des aventures de Becca qui doit toujours se cacher pour que son beau-père ne la retrouve pas. Je pense que dans le troisième opus, elle arrivera à se dévoiler face à deux personnages qui ont une place importante dans sa vie. Elle a également trouvé un endroit où habiter, où elle se sent bien, où elle a noué des relations importantes qui lui permettent de grandir, d’évoluer.

Je remercie les Editions Presses de la Cité pour leur confiance.

L’île de Nera – The Edge of Nowhere d’Elizabeth George

date de sortie : 3 octobre 2013

Editeur : Presses de la Cité

ISBN : 978225809008

Nb de pages : 398

Juste une mauvaise action d’Elizabeth George

Juste une mauvaise action d’Elizabeth George – Source Presses de la Cité

Lors d’un match, Thomas Linley tente de séduire une femme qu’il a connu un nuit.

Barbara Havers a un voisin dont la petite fille a été « enlevée » par la mère. Elle est dans tous ses états et se propose comme détective privé. Au mois d’avril, cette petite fille est enlevée en Toscane. Contre toute attente, Thomas part mais Barbara n’a pas dit son dernier mot. Elle enquête, distille des informations aux tabloïd même si son avenir, au sein de la Met, est en jeu.

Par la force des choses, j’ai mis pas mal de temps à lire ce roman, près de deux semaines pour un livre de près de 700 pages. En effet, pendant quelques soirées, je n’ai pas pu lire. Et le reste du temps, j’ai été prise par cette histoire que j’ai savouré tout le long car j’ai adoré retrouver l’inspecteur Linley et Barbara Havers. On va donc dire, qu’à ce moment-là, j’ai fait durer le plaisir. J’adore ces deux personnages récurrents des romans d’Elizabeth George dont j’ai lu la plupart des romans.

Je ne me rappelais pas que l’auteur avait autant d’humour, car j’ai franchement eu le sourire à certains endroits, lors de certaines phrases prononcées. De l’humour noir, certes, mais des fois de l’humour tout court entre de nombreux personnages mais aussi l’incompréhension, la barrière de la langue entre Havers, avec son caractère, et Salvatore.

Le titre Juste une mauvaise action est très bien trouvé. L’auteur nous dévoile assez rapidement les soupçons de culpabilité qui pèsent sur le père de la petite fille enlevée. Mais tout comme Barbara, en tant que lectrice, je n’ai pas voulu y croire. Pas parce que je suis amoureuse du personnage interprété par le père, non, ni parce que j’éprouve de l’admiration. Mais je voulais que ce soit quelqu’un d’autre qui soit coupable. Car ce père a juste commis une mauvaise action pour l’amour de sa fille, le seul enfant qui lui reste et qu’il ne veut pas perdre, même s’il n’apparait sur aucun papier officiel.

Outre cette histoire d’enlèvement et ce qui en découle, nous avons toujours les relations entre Linley et Barbara. Le premier s’interroge sur sa coéquipière qu’il connait depuis de nombreuses années. Une relation faite de non-dits également et de respect. Malgré les doutes qu’il éprouve, ce qu’il doit accomplir  en tant qu’inspecteur, il veut lui laisser une chance, la couvrir. Mais c’est dur. Il est tiraillé entre sa conscience professionnelle, son chef et surtout l’amitié, car c’est bien une histoire d’amitié indéfectible, qu’il éprouve pour Barbara, qui l’a soutenu sur de nombreux coups durs. Juste une mauvaise action est donc un roman sur l’amitié. Car Barbara, flic, use et abuse de ficelles, quitte à ne plus avoir d’emploi, malgré ses talents d’enquêtrice. Elle est et reste un personnage hors du commun que ses semblables n’aiment pas car elle reste hors des sentiers battus, par son caractère, son style vestimentaire et surtout comment elle accomplit son travail. Barbara, amie (et amoureuse) d’Azhar, veut lui laisser toutes ses chances et le couvrir. L’amitié, également, se dessine entre Salvatore et Barbara. Malgré ses habits, pour l’Italien, elle est attirante avec son teint d’Anglaise et ses yeux bleus. Même s’il sait qu’elle le trahit, il la couvre tout de même. Est-ce également de l’amitié entre Havers et le journaliste du tabloïd. Il ne la couvre, la menace constamment de sortir des papiers, mais en définitive, pour son dernier papier, il ne nommera pas le sergent. Elle en prend bonne note et sait qu’elle ne donnera plus aucune information.

Dans son roman, il y a bien entendu des personnages que l’on ne supporte pas, comme la mère et la tante et surtout les grands-parents de la petite fille mais aussi l’amant de la mère. Il y a également le grand chef, une femme, de Linley et d’Havers, mais aussi ce misogyne qui veut tout faire pour faire tomber Barbara. Quelle plaie ce type ! Heureusement que tous savent comment il est mais en faisant ces enquêtes sur Barbara, puisqu’il cherche à s’en débarrasser, oblige le grand chef à prendre des décisions. Il y a également ceux qui sont en Italie. A part l’enquêteur, les autres franchement, on n’aurait pas envie de les rencontrer ou avoir affaire à eux. J’ai retrouvé avec bonheur, même si c’est pour quelques pages, Simon St James et sa femme Deborah. Elisabeth George ne fait en aucun cas du neuf avec du vieux.

Dans Juste une mauvaise action, tous les ingrédients du bon polar y sont. Un enlèvement, une famille abandonnée pour une femme, une enquête avec de nombreuses ramifications, des personnages atypiques, de la folie et aussi de nombreux rebondissements auxquels on ne s’attend pas, comme un décès, une bactérie tueuse. En plus le cadre ne gâche rien puisque nous sommes partis en Toscane, une région que j’ai visité et que j’ai adoré. J’ai toujours aimé la plume d’Elizabeth George et avec ce roman cela ne change pas. On ne s’ennuie pas même si certaines descriptions sont nombreuses. Elle jongle avec de nombreux personnages, avec leurs caractères, avec maestria. Tout coule de source. Aucun temps mort, aucune répétition même si la nouvelle relation à laquelle aspire Linley peut sembler lente à se mettre en place. Mais l’homme est un Lord, il est le parfait gentleman. Il préfère prendre son temps.

Je remercie Les Presses de la Cité et surtout Anne pour leur confiance mais aussi pour leur patience.

BAL in my PAL #8

Merci aux Presses de la Cité pour leur confiance. Il me tarde de me mettre dans le nouvel Elizabeth George et sa nouvelle enquête avec l’Inspecteur Linley

Juste une mauvaise action d’Elizabeth George – Source Presses de la Cité

Mais aussi dans L’Empreinte du soupçon de Brian Freeman

L’empreinte du soupçon de Brian Freeman – Sources Presses de la Cité

Saratoga Woods d’Elizabeth George

Hannah Armstrong a 14 ans. Elle porte une prothèse auditive pour la couper des pensées des autres. Elle a été obligée d’aider son beau-père à arnaquer de vieilles personnes.

Mais il a tué son associé. Becca et sa mère sont obligées de fuir. D’ailleurs elle la laisse sur une île, rassurée car elle doit retrouver son amie.

Mais rien ne se passe comme prévu, Becca se retrouve seule sur une île qu’elle ne connait pas. Attendre toujours sa mère mais elle sera obligée de vivre et d’essayer d’être une ado comme les autres.

Elizabeth George nous informe, en fin de roman, que celui-ci est destiné à un public de jeunes adultes. Par les personnages, on s’en serait douté. Par le style, également. Même s’il y a la patte de l’auteur, que  j’adore car je dévore ses romans, c’est un peu moins fouillé que d’habitude. Attention, je ne veux pas dire que cela soit mal écrit, loin de là. Mais le ton nous démontre bien que les personnages sont jeunes. Il n’y a pas de vulgarité, de phrases toutes faites, non.

Je  me suis réellement attachée à tous les personnages. Becca, Hayley, Derric, Seth. Chacun a un passé et un présent qui les font souffrir. Pour Becca, on sait, elle a dû fuir. Pour Hayley, c’est un souci familial. Pour Derric, outre son accident, c’est son passé d’enfant adopté. Quant à Seth, il n’a pas confiance en lui.

Malgré tout, l’arrivée de Becca va leur permettre d’évoluer, de trouver cette confiance dont ils ont besoin. Car comme tous les jeunes, ils n’écoutent pas.

Sur cette île, la vie est rude et ils n’ont pas beaucoup d’argent.

Becca pourra compter sur deux femmes, Debbie et Diana. Mais il faudra qu’elle leur fasse confiance. Ce qui n’est pas gagné et on la comprend pourquoi. D’ailleurs, sous ses dehors bourrus, Debbie cache un gros secret. Et c’est cette petite jeune fille qui va lui faire prendre conscience qu’elle doit aller de l’avant.

Comment une jeune fille de 14 ans, « abandonnée » par sa mère peut-elle faire confiance à des personnes qu’elle ne connait, dans un milieu hostile, qu’elle n’a jamais visité, alors qu’elle devait être accueillie par une amie de sa mère qui est décédée. Si sa mère ne l’avait pas laissée, il n’y aurait pas eu de Becca King.

Obligée de se transformer physiquement par peur d’être découverte et retrouvée, Becca suit les conseils de sa mère, sauf que par deux fois, il y a urgence. Et encore plus à la fin du roman. Car là arrive celui qui peut tout faire basculer. De ce côté là, Elizabeth George n’abandonne pas. Elle laisse en suspens cette fin afin que nous retrouvions les aventures de sa jeune héroïne. Bien mené, car cela me donne envie de lire la suite.

Nous avons un portrait de toutes ces personnes, avec leurs défauts et leurs qualités. Mais ce sont des personnes qui ont le coeur sur la main, qui vont s’entraider pour le bien des autres.

Becca entendant les pensées des autres, ne sait pas encore comment ordonner son don. Elle doit porter ce brouilleur pour se concentrer ou quand il y a beaucoup de monde. Becca est une jeune fille honnête. Et mentir ou cacher des choses même pour sa survie, cela lui est difficile. Surtout qu’elle a dû changer d’apparence. Donc, elle ne se sent pas réellement elle-même.

J’espère que dans le prochain tome, on en saura un peu plus sur Diana, qui elle aussi à un don. Il nous est indiqué mais on ne sait pas trop comment cela lui est arrivé.

Comme je vous l’ai écrit, je me suis attachée à pratiquement tous les personnages. Il me tarde de les retrouver, de voir comment ils vont évoluer car je pense qu’il n’y aura pas de mois qui se seront écoulés entre le premier et le deuxième roman. On risque de passer au coeur de l’action. C’est vrai que l’on peut se douter de ce qui va arriver.

Je spécule mais je pense que le shérif va aider Becca contre celui qui veut la tuer. Pourtant ils ne sont pas partis sur de bonnes bases tous les deux mais il va se faire un devoir d’aider cette jeune fille en danger, amie de son fils. Mais je ne pense pas que Becca lui révèlera toute la vérité. Elle tient à garder son secret car entendre les pensées des autres, cela peut être très mal vu dans cet environnement où tout le monde se connait, a quelque chose à cacher.

On ne peut pas dire que l’on s’ennuie loin de là. Les passages ne sont pas longs, tout est bien structuré et tout nous donne envie d’avancer et non de s’arrêter en plein chemin.

Il me tarde tout de même de retrouver Elizabeth George dans ce qu’elle fait de mieux, un roman pour adultes car l’auteur est vraiment à l’aise avec des personnages aux mentalités britanniques. On ne peut pas enlever, toutefois, à l’auteur la dimension psychologique et la narration réussie des personnages, tout comme les paysages.

Merci à Athomédia et aux éditions Presses de la Cité

Anatomie d’un crime d’Elizabeth George

Joel Campbell, 11 ans, est dans un bus accompagné de sa soeur, son frère et sa grand-mère. Les enfants pensent qu’ils vont partir pour la Jamaïque. Mais la grand-mère les laisse chez leur tante, célibataire. Cette dernière se trouve donc confrontée à une ado en passe de mal tourner, un petit garçon ayant des soucis psychologiques et Joel.

Le père des enfants est décédé et leur mère internée.

Chacun des enfants va subir le pire. De par leur passé, ils se renferment mais sont solidaires car la famille compte avant tout.

La tante des enfants sera submergée par les soucis qui arrivent. Elle essaiera de les aider mais cela ne sera pas facile.

Un meurtre sera commis et quand cela implique l’épouse de Linley, gradé de Scotland Yard, la foudre s’abat.

L’étude de la société londonienne selon Elizabeth George

Les mauvais quartiers de Londres où circulent la drogue, le sexe, le commerce illicite, les bagarres. Le manque d’argent est extrêmement présent.

Mais malgré tout, certains veulent s’en sortir en étudiant, d’autres en essayant de réaliser leurs rêves (cumulant études et travail).

Vies sordides pour certains.

La violence au quotidien, la peur, pour essayer de protéger sa famille.

Comment de jeunes enfants qui ont été soumis au pire peuvent essayer de s’en sortir malgré les efforts qu’ils peuvent faire, malgré l’aide de personnes qui s’intéressent à eux ?

Mais les dés ne sont-ils pas pipés dès le départ ?

Que cela se passe en Angleterre ou ailleurs, je pense que cela se passe de la même façon dans les quartiers défavorisés.

Est-ce que parce que l’on est né du mauvais côté de la barrière ? Je ne le pense pas. Certains fréquentations font que tout bascule très rapidement et que l’on ne peut pas se défendre même si l’on est en partie innocent.

Comme d’habitude, une belle étude de la société contemporaire avec ses travers. On en redemande.