Miséricorde de Jussi Adler Olsen

Miséricorde Jussi Adler Olsen

Miséricorde Jussi Adler Olsen

Résumé de Miséricorde de Jussi Adler Olsen

Une femme est enfermée. Même si elle a envie de pleurer, elle n’a pas renoncé.

Carl Mock est séparé de sa femme. Après avoir été blessé, il reprend son poste au sein de la police. Un de ses coéquipiers est mort, l’autre est à l’hôpital. Carl refuse de voir un psychologue.

En 2002, Merete Lynggard, véritable étoile montante de la politique, disparaît pendant un voyage avec son frère. L’enquête n’a jamais permis de connaître la vérité.

Avis sur Miséricorde de Jussi Adler Olsen

L’auteur manie à merveille les éléments du passé et l’enquête présente pour que l’un et l’autre se regroupent vers la fin. Mais je n’arrive pas à me défaire d’un sentiment de déjà vu chez un autre auteur. Cela m’empêche que ce roman soit un véritable coup de coeur. J’ai découvert le département V sur une autre enquête. Bien entendu, j’ai tout voulu prendre dès le début pour connaître l’évolution des personnages. Donc, ceci est la première enquête de Carl Morck.

L’auteur s’attache à nous présenter tous ses personnages, tous ceux qui gravitent autour de Carl. Il ne sera pas seul dans ce département puisqu’il est rejoint par Hassad, un homme très énigmatique. Carl voulait quelqu’un pour faire le ménage dans son sous-sol, pour ranger les papiers. Il se retrouvera avec un homme qui ne veut rien dire sur son passé et qui, sans trop y toucher, aidera énormément Carl. Il laissera toutefois des zones d’ombre puisqu’il ne veut pas que Carl apprenne tout. Au contraire de son chef, il arrive à avoir de bonnes relations avec les autres membres de la police.

Carl se voit assigner à ce département pour résoudre d’anciennes affaires. Véritable électron libre, il est mal vu de ses collègues avec lesquels les relations ne sont pas cordiales. Mais c’est un bon flic et la police ne veut pas se défaire d’un tel élément. Séparé de sa femme, il vit avec le fils de celle-ci et un locataire. Il se sent responsable de la mort d’un de ses collègues et de celui qui est blessé. Mais il ne trompe que lui. Car Carl a honte de ne rien avoir fait. Avec cette enquête choisie, l’auteur s’attachera à nous démontrer qu’il est très fort, qu’il est capable de reprendre des éléments et de mettre à jour des faits nouveaux. Ancienne affaire, certes, mais qui semble avoir été bâclée au départ.

Dès le départ, le lecteur se demande qui est cette femme qui est enfermée dans ce sous-sol, dans cette cage. Le lien a été très vite trouvé, pour ma part. J’ai toutefois gardé une part de scepticisme car je me demandais comment il était possible de survivre de cette façon. En tous les cas, l’auteur a une imagination débordante pour nous décrire cette situation qui s’envenime au fur et à mesure. L’être humain semble avoir de véritables ressources pour survivre malgré le traumatisme, malgré le fait d’être épiée, malgré le manque de lumière ou la lumière aveuglante, malgré les bruits incessants.

Tout tourne autour de l’histoire d’un accident qui s’est passé il y a des années de ça et où deux familles sont mortes. Des survivants en ont réchappé, mais dans quel état !

Jussi Adler Olsen manie les faits du passé, du présent. Il nous donne aussi quelques informations sur la politique danoise. Personnellement, je me suis laissé happer par l’histoire, je n’ai rien vu venir. La fin mérite que le lecteur s’interroge et surtout qu’il donne lui-même cette fin. Sombre, l’histoire se terminera mal. Optimiste, ce sera le contraire.

Edit du 20 mai 2020

Presque 4 ans après, qu’est-ce qui a changé ? Je ne me souvenais pas l’avoir lu, quand j’ai fait mon choix de lire toutes les enquêtes du Département V. Mais les premières pages et l’histoire de Merete et de son frère me disaient quelque chose. Sauf Carl et Hassad. Ensuite, il y a le moment de lecture. Je ne me rappelle à quel moment ma première lecture de ce roman a eu lieu, dans quel état d’esprit j’étais. Fini pour moi le sentiment d’avoir lu la même chose chez un autre auteur, peut-être cette construction d’éléments du passé et du présent, que l’on retrouve bien souvent.

Après avoir lu le dernier de l’auteur, je me plonge avec délice dans son écriture et surtout ces personnages, Carl et Hassad. Connaissant maintenant le passé d’Hassad, je le regarde différemment maintenant. Mon avis, par rapport à ce qui est décrit plus haut, ne change pas.

Comme écrit plus haut, je me suis laissée happer par ce roman, par ce qui semble être la mise au placard de Carl, ses relations avec les uns et les autres, que ce soit des collègues de travail, des amis, de la famille, mais aussi par Hassad qui doit composer avec un collègue peu aimé.

Reprendre une enquête n’est pas facile surtout cinq ans après n’est pas facile. Une disparition qui n’a jamais été élucidée. Mais Merete est-elle morte ou vivante ? Carl se rend compte que certains faits ont été bâclés. Il doit reprendre tout à zéro, remonter loin. Quand des faits semblent tenir la route, d’autres viennent se greffer et c’est une sacrée remontée dans le temps.

Quand la vengeance détruit des êtres humains et qu’elle est le leitmotiv pour tenter de continuer à vivre. Quand la haine est également un leitmotiv pour essayer de s’en sortir.

En relisant un roman, on se rend compte que certaines situations sont relues avec plus d’attention et cela a été le cas pour moi avec Merete et la façon dont elle était détenue.

Toujours le même avis pour le coup de coeur.

Miséricorde de Jussi Adler Olsen

date de sortie : 5 octobre 2011 – 9 janvier 2013

Editeur : Albin Michel – Le Livre de Poche

Isbn : 978-2-226-22993-9 – 978-2-253-17361-8

Nombre de pages : 489 – 526

L’Institut de Stephen King

L'institut de Stephen King

L’institut de Stephen King

L’Institut de Stephen King, Présentation

En partance vers New-York, à bord d’un avion, un passager entre et il lui faut une place. Après une sacrée surenchère pour savoir qui va lui lancer, cet homme décide de laisser sa place.

Il va voyager pour rejoindre New-York, va s’arrêter dans de nombreux endroits où il effectuera des petits boulots. Comme à chaque fois, il agit sur une impulsion.

Avis L’Institut de Stephen King

Un ancien flic qui a décidé de rallier New-York pour devenir veilleur de nuit. Mais, comme il n’a pas d’attaches, pas de limites, pas de contraintes, il décide de laisser sa place dans l’avion et de rallier New-York par la voie terrestre en s’arrêtant dans des endroits où il exerce des petits boulots. C’est là qu’il est embauché dans une petite ville comme veilleur de nuit.

Luke est un jeune garçon très intelligent, le seul enfant d’une famille. Son père et sa mère l’aiment énormément. A 12 ans, il décide de postuler pour entrer dans deux universités. Outre son intelligence, Luke arrive à faire voler quelques objets. Après avoir été enlevé, Luke se réveille dans un institut.

Après avoir consacré de nombreuses pages à Tim et encore plus de pages à Luke, Stephen King va les faire se rencontrer et agir ensemble contre cet Institut. Même si c’est très long à se mettre en place, plus de la moitié du roman, j’ai eu plaisir à lire ces nombreuses pages. Car on le sait, avec Stephen King, il faut lire entre les lignes, entre ces nombreuses descriptions.

Le lecteur est horrifié par tout ce qui arrive à Luke et à ces nombreux enfants dans cet Institut. Violences physiques et psychologiques pour des enfants souvent très jeunes. Ceux qui arrivent sont pris en charge par ceux qui sont déjà là et qui expliquent, en faisant attention, tout ce qui se passe. Luke, à qui on a fourni un ordinateur pour des activités de récréation, arrive à contourner l’installation de l’Institut. Même s’il s’en doute, il mettra du temps à savoir ce qui est réellement arrivé à ses parents. Luke, dans l’Institut, a décidé de ne pas se rebeller, car cela ne sert à rien, juste à recevoir des coups, des décharges. Il accomplit ce qu’on lui demande mais les adultes ne sont pas forcément dupes.

Ces enfants télépathes mais aussi pouvant faire de la télékinésie sont classés par l’Institut. Ils subissent de tout avant de passer à l’Arrière, un endroit encore plus horrible. Ils servent qui, ils servent quoi ? Les abréviations m’ont un peu gêné avant qu’elles ne soient expliquées. Ces enfants s’aident, s’unissent. Est-ce que cette union va fonctionner pour tous les libérer ? En tous les cas, avec la fuite de Luke, une très longue fuite, détaillée, par Stephen King, ils ont la possibilité que tout soit révélé au grand jour. Mais l’Institut a des hommes et des femmes qui travaillent pour lui, chaque jour, même dans les régions les plus reculées des Etats-Unis. Un enfant très intelligent est devenu adulte avant l’heure. On lui a tout pris. On en a fait un cobaye comme tous les autres. Comment des adultes, médecins, peuvent entrer dans un tel processus ? Tous ceux qui ont été choisis pour travailler dans l’Institut ont un passé censé servir leur pays. Mais comme pour tout être humain, il y a ceux qui suivent les règles et les autres. Heureusement que, parmi eux, un être humain se détache. Et ce grâce à un jeune garçon.

Même si j’aime beaucoup Stephen King, même si j’ai énormément de plaisir à le lire, chaque fois, L’Institut n’est pas le meilleur de l’auteur, selon moi. Après le passage consacré à Tim, Stephen King nous laisse imaginer qu’il va se passer quelque chose dans cet endroit où il s’est arrêté, DuPray. Personnellement, sauf les 200 dernières pages, je n’ai pas eu assez de rebondissements. Cela concerne ce qui est entrepris après la rencontre entre Tim et Luke. Bien entendu, Stephen King sait critiquer la société américaine et son président actuel. Il sait démontrer ce qu’est un pouvoir totalitaire qui peut s’apparenter à ce qui s’est passé en Allemagne pendant la Seconde Guerre Mondiale et ceux qu’ont subi des millions d’hommes et de femmes. C’est ce qui attend les jeunes enfants de l’Institut. Ils vivent dans la peur, constamment. 

Critique de Stephen King de la société américaine et de ses entreprises qui ont permis à des millions d’Américains de s’endetter et qui se retrouvent à rembourser des sommes folles. Et ces Américains ne connaissent pas forcément les lois et ces sociétés de recouvrement qui agissent illégalement.

J’ose espérer qu’il n’existe aucun endroit dans le monde où de jeunes enfants sont utilisés, pour ensuite mourir, pour rendre le monde meilleur selon un petit pourcentage de personnes.

L’Institut de Stephen King

Date de sortie : 29 janvier 2020

Editeur : Albin Michel

Nombre de pages : 601

ISBN : 978-2-226-44327-4

Victime 2117 de Jussi Adler Olsen

Victime 2117 de Jussi Adler-Olsen - Editions Albin Michel

Victime 2117 de Jussi Adler-Olsen – Editions Albin Michel

Victime 2117 de Jussi Adler Olsen, présentation

Joan songe à se suicider. Il n’a pas réussi sa vie. Il n’est plus rien et n’a plus rien. Il pensait être un très bon journaliste mais il n’arrive pas à vendre ses papiers.

Il va boire un café et sort car n’arrive pas à payer. Sur cette plage, une journaliste et son caméraman. Des chiffres s’affichent et augmentent. Ce sont ceux des victimes, des migrants qui s’échouent sur les plages. Joan pense qu’il a un scoop. Il va raconter l’histoire de cette femme morte. Mais sur place, la réalité dépasse la fiction. Cette femme a été assasinée.

Avis de Victime 2117 de Jussi Adler Olsen

Tout commence avec Joan, un journaliste espagnol, qui a un passé assez difficile et qui n’a jamais réussi à percer. Il pense au suicide. Mais sur une plage de Catalogne, il voit des chiffres et un reportage, celui des victimes, des réfugiés qui ont traversé la Méditerranée. Il vole de l’argent à son ancienne petite amie et se rend à Chypre, au bout de la plage où l’ont peut voir la victime 2117, une femme âgée qui ne semble pas aussi démunie que les autres. Mais sur cette plage, il y a également deux femmes et un homme qui attirent son attention.

Au Danemark, il y a ce jeune homme, Alexander, enfermé dans sa chambre. Il passe son temps à jouer. Il éprouve de la haine contre ses parents et le monde entier. Avec cette victime 2117, il décide d’atteindre ce score à son jeu et de sortir pour se venger de ces humains qui ne pensent qu’à eux. Mais entre temps, il appelle la police et notamment Gordon du Département V.

Ensuite, c’est Assad qui rend visite à Rose, sa collègue qui subi un très grand et grave traumatisme. Rose a beaucoup changé. Chez elle, Assad se retrouve au-dessus d’une photo d’un journal où apparaissent deux femmes. Et c’est la plongée dans le passé, un passé horrible.

Huitième enquête du Departement V. Je suis sûre en avoir lu une, peut-être deux et je m’étais dit, il faut que je me fasse toute la série. Ce dernier roman rejoint mon premier sentiment. Il est vrai qu’il peut se lire indépendamment des autres, mais pour moi, quand il y a une série, il faut que je connaisse tous les tenants et aboutissants. Car il s’est passé quelque chose de grave pour Rose et cela doit être le roman précédent. Donc, oui, je vais m’acheter tous les romans et me faire toutes les enquêtes au fur et à mesure.

Le compte à rebours commence pour les uns et les autres, jusqu’au jour final. D’ailleurs, l’auteur consacre des chapitres aux uns et aux autres, ces personnages qui vivent des situations à l’instant présent. Qui va prendre le pas l’un sur l’autre, entre Assad et son tortionnaire ? Car Assad a tout avoué à ses collègues. Il n’est pas l’homme qui que tout le monde pensait. Il a un passé de militaire et pire que ça. Assad a souffert et il souffre encore et toujours. Il sait qu’il peut mourir mais cette mort n’est rien pour lui. Il n’a pas assez souffert face aux sévices subis par celles qu’il aime le plus au monde.

Terrorisme, migrants, étude psychologique des personnages, de leurs douleurs, de leurs détresses, des sévices endurés, de la vengeance qui peut obnubiler une personne, ce roman est vraiment très riche. Toujours aussi bien construit avec ses phrases et situations percutantes. Malgré le passé d’Assad, révélé, le quatuor est toujours aussi soudé. Ils s’inquiètent les uns pour les autres. Leurs caractères sont différents mais ils se complètent tous humainement et professionnnellement. Et ils veulent sauver Assad, leur partenaire et ami.

Les expériences vécues par Joan qui cherche le scoop pour devenir le journaliste qu’il pense être ou encore Alexander, un jeune homme qui a subi une emprise psychologique de la part de son père, sont des éléments incontournables de ce roman. Pareil ici aussi, une brillante étude psychologique de la part de l’auteur d’un homme aux prises avec des terroristes ou d’un jeune homme qui a décidé de se venger parce qu’il a souffert, énormément souffert et qui veut surtout, dans son esprit, venger cette femme morte parce que personne ne s’occupe du sort des migrants.

Humain, profondément humain. De l’humanité tout le long du livre dont on sort grandi mais aussi bouleversé.

Victime 2117 de Jussi Adler Olsen

Date de sortie : 2 janvier 2020

Editeur : Albin Michel

Nombre de pages : 574

ISBN : 978-2-226-39633-4

Askja d’Ian Manook

 

Askja d'Ian Manook - Editions Albin Michel

Askja d’Ian Manook – Editions Albin Michel

Résumé Askja d’Ian Manook

Kornélius est appelé. Du sang, une chaussette de femme ont été trouvés. Mais pas de cadavre. Il découvre un jeune homme qui a pris des photos avec un drone. Dans cet endroit reculé, une seule maison. Maison où vit un vieil homme qui n’a plus toute sa tête.

Ce vieil homme semble bien être suspect mais il disparaît.

Avis Askja d’Ian Manook

Ian Manook nous emmène en Islande, à nouveau, pour ce deuxième opus de sa trilogie. Nous avons du sang mais pas de cadavres, deux hommes qui ont oublié, un sniper qui tire sans faire de victimes. Et surtout nous avons la fine équipe composée de Kornélius, Ida, Botti et divers personnages qui gravitent autour d’eux. Après le succès de sa précédente enquête auprès du public islandais, Kornélius est resté dans les forces de police, au grand dam de ses supérieurs. Troll, géant, de nombreux qualificatifs pour cet homme qui n’en fait qu’à sa tête par rapport à sa hiérarchie. Colérique, grande gueule, que cache Cornélius ? Ses relations avec les femmes ne sont pas franchement de tout repos. En couple avec Ida, il ne peut pas résister aux autres femmes. En plus, il n’ose pas s’engager. Pourquoi ? Cache-t-il sous ses dehors d’ours une sensibilité extrême, un passé difficile dont il n’a révélé que quelques bribes. Est-ce qu’en permettant aux femmes qui comptent pour lui d’entrer un peu plus dans sa vie, Kornélius sera sauvé ? En tous les cas, sa fille Alma revient. La colère passée, tous les deux vont faire le point. Et puis Kornélius doit protéger sa fille et pour cela, il n’hésitera à mettre sa fierté de côté. 

Dans cette enquête de découverte de sang sans cadavres à deux endroits différents d’Islande et avec deux hommes amnésiques, comment les enquêteurs s’y sont pris ? A découvrir dans ce roman jusqu’au 3/4 pratiquement, pour les tenants et aboutissants, car cela va révéler une ancienne histoire pas bien glorieusespour les forces de police islandaises. Un traitement, à cette époque contre les suspects qui fait froid dans le dos. Comment instiller dans le cerveau, fatigué, apeuré, d’une personne des faits, des paroles pour que cette personne avoue afin de clore une enquête ? Comment fonctionne le mécanisme de la mémoire ? Kornélius, Botti et les autres enquêteurs vont avoir fort à faire, surtout lorsque Kornélius sera déchargé de l’enquête. Mais l’homme est tenace et ne s’avoue pas vaincu.

Et ce sniper, pourquoi tire-t-il sans faire de victimes ? Que cherche-t-il à prouver ? L’imagination d’Ian Manook a bien galopé à ce sujet pour fournir à son lecteur des revirements de situation extrêmement agréables à lire.

Ian Manook aime les grands espaces, il sait nous offrir de belles balades dans des lieux reculés, nous les décrire avec force détails, prendre parti pour l’environnement et l’écologie. Ces descriptions sur les mousses prennent tout leur sens. L’Islande semble être un très beau pays, sauvage avec ses points à visiter, à approfondir. Mais comme tout pays sauvage, il faut faire attention où l’on marche car la nature sait encore se préserver un tant soit peu, malgré tout. L’Islande est un pays qui attire de nombreux touristes. Et certains réagissent là-bas comme chez eux. Ils se moquent de tout tant qu’ils peuvent passer du bon temps, sans rien respecter.

On ne sourit pas franchement en lisant Ian Manook, mais là il nous offre quelques tranches d’humour irrésistibles. Qualité des personnes, qualité des descriptions, qualité des endroits visités, mais aussi qualité des situations évoquées, Ian Manook offre à ses lecteurs, encore une fois, un très grand, un très beau roman. J’espère que son personnage principal n’aura pas la même fin qu’un de ses personnages principaux, Yeruldegger. Mais il devra mettre fin à sa trilogie et c’est lui qui décide.

J’ai une question pour Mr Ian Manook. Je vous suis sur les réseaux sociaux, enfin plutôt votre femme qui partage de nombreuses photos où je peux vous voir en train d’écrire très souvent. Comment faites-vous avec deux trilogies en cours, peut-être finies au moment où j’écris ces lignes, des personnages différents, des pays différents, pour ne pas vous perdre ? En plus, le style n’est pas franchement le même ce qui prouve des qualités indéniables, depuis que j’ai lu Yeruldegger, même si Mato Grosso n’a pas été mon favori.

Askja d’Ian Manook

Date de sortie : 2 octobre 2019

Editeur : Albin Michel

Nombre de pages : 427

ISBN : 978-2-226-44522-3

Heimaey de Ian Manook

Heimaey de Ian Manook

Heimaey de Ian Manook

Résumé Heimaey de Ian Manook

Aux Etats-Unis, deux amis se retrouvent après s’être perdus de vue pendant 40 ans. L’un des deux décède.

Soulniz entreprend un voyage en Islande avec sa fille Beckie pour tenter de se rapprocher d’elle.

Avis Heimaey de Ian Manook

Vous aimez les voyages, vous aimez découvrir diverses contrées, les us et coutumes des pays. Et surtout vous aimez lire un bon polar. C’est Ian Manook qu’il vous faut. J’ai lu et adoré son dernier roman qui nous emmène en Islande. Et je dois avouer que j’ai été bluffée par mon voyage dans ce pays que je ne connais pas du tout, sauf pour ces éruptions volcaniques. Ian Manook entreprend un sacré voyage. Il met en scène Soulniz et sa fille, Beckie. L’un et l’autre ne se parlent plus. Ce voyage en Islande, avec toutes ces étapes bien préparées, pourraient leur permettre de se parler à nouveau, de faire connaissance et surtout qu’un père retrouve l’amour de sa fille. Voyage initiatique ou retour aux origines pour Soulniz ? En effet, il y a quarante ans, il avait entrepris le même voyage. Il était jeune alors. Sur les traces de sa jeunesse dans un pays qui a forcément changé mais dont il retrouve la magie, la beauté et sa dureté.

Des éléments extérieurs vont contrecarrer les plans de Soulniz, des petits riens qui vont s’accumuler jusqu’à ce qu’il doive affronter une sacrée perte. Sur leur route, divers personnages qui donnent une très belle matière au roman. Des personnages tous différents qui représentent diverses couches de la société islandaise, sachant qu’ils sont nombreux à avoir tout perdu lors de la crise. Des Islandais qui sont profondément endettés. Avec Ian Manook, il faut s’attendre à tout et, même si on tente de mener l’enquête, on ne trouvera pas forcément le coupable. Cela a été mon cas. L’enquête et la tension montent crescendo. Mais je n’ai senti, toutefois, aucune urgence dans cette quête. Arriver toujours au point de chute sans savoir ce que l’on va trouver. Il nous offre également une belle référence cinématographique. Imagination avec un flic islandais qui n’en fait pas qu’à sa tête, qui fait tout en solo sans en référer à quiconque. Mais malgré tout, c’est un très bon flic qui arrivera à faire éclore la vérité. Pris dans l’engrenage de ses dettes, il va accepter une mission. Mais il semblerait que tout se recoupe vu les relations nouées par les uns et les autres. Dès le départ, on sait qu’il y a une histoire de vengeance qui est en route. Vengeance contre qui et pourquoi ? Les êtres humains sont tous différents et malgré leur talent, pour certains, des éléments du passé sont très durs à oublier. Les êtres humains cachent tous des fêlures et une rencontre permet de se confier sans jugement aucun.

Ian Manook m’a donné envie de visiter l’Islande, comme il m’avait donné envie d’aller dans le pays de Yeruldegger, la Mongolie. Cette magie de description est réellement profonde. On a l’impression de faire entièrement le voyage, de voir un pays qui peut être très beau mais aussi difficile, un pays où le paysage change selon le point où l’on se trouve. Il m’a donné envie de voir ces cascades, de me baigner dans ces sources chaudes alors qu’il fait un froid épouvantable et qu’on est pas à l’abri qu’un volcan se réveille. Ian Manook est un maître des mots, des situations qui deviennent rocambolesques, mais qui pourraient arriver à tout un chacun lorsqu’un élément du passé refait surface. Allez, maintenant dans l’attente du prochain roman qui saura, j’espère, me séduire, tout autant, même si ce n’est pas tout à fait un coup de coeur.

Heimaey de Ian Manook

Date de sortie : 26 septembre 2018

Editeur : Albin Michel

Nombre de pages : 461

ISBN : 9782226438409

Mato Grosso de Ian Manook

Mato Grosso de Ian Manook

Mato Grosso de Ian Manook

Résumé Mato Grosso de Ian Manook

Jacques Haret, écrivain, retourne au Brésil, 30 ans après pour faire la promotion de son roman.

Il est accueilli par un jeune homme qui l’emmène dans la maison où a vécu et mort Stefan Zweig.

Passé le premier choc de cette découverte, Jacques Haret en aura une autre.

Avis Mato Grosso de Ian Manook

Exit la Mongolie, ses coutumes, ses paysages, ses mets et la trilogie consacrée à Yerulbdegger. Place au Brésil. Cela fait un petit moment que ce roman est paru. Mais voilà, j’y suis. En plus, je le lis après un navet, donc je suis sûre que Ian Manook saura réellement me transporter.

Dès le départ, l’auteur annonce la couleur. Retour au Brésil de Jacques Haret, 30 ans après, mais il ne sait pas qu’il va mourir. Jacques est auteur.

Hommage à Stefan Zweig, dès le début avec la citation, mais aussi avec la ville Petrópolis où il s’est donné la mort avec sa femme. Et cela va prendre tout son sens pour Jacques Haret quand il apprendra où il va loger. En annonçant dès le départ la mort de son personnage, le lecteur fait de suite le parallèle entre les deux auteurs. Ambiance. Egalement ambiance avec la découverte d’un personnage, ex-policier, qu’a connu Haret.

Descriptions qui mêlent comme toujours les odeurs, les lieux grandioses ou pas avec un sens du détail qui permet au lecteur de voyager, d’être dans ces lieux visités. Cette structure du roman est originale. Après une sorte d’introduction, faire lire à un écrivain son roman. Oui, il a tué un homme, il l’avoue de suite. Mais prendra-t-il toutes ses responsabilités ? Au lecteur de le découvrir au fil des pages. Mais comme tout écrivain, la vérité est un tant soit peu travestie. En tous les cas, c’est un formidable voyage qui s’offre au lecteur. Un voyage pas qu’idyllique même si cela y ressemble un peu. Haret a énormément voyagé. Il a pratiquement toujours été par monts et par vaux. Ian Manook offre de véritables cartes postales, des atmosphères oppressantes, humides, selon les lieux visités, sans oublier la pauvreté, la difficulté des habitants mais aussi ces sourires qui peuvent trôner sur les visages. Pays où il est difficile de vivre lorsqu’on est étranger. La corruption règne. Jacques semble envoûté par ce pays, cette femme. Mais on lui reproche de travestir la vérité. Peut être en tous les cas, le lecteur le suit dans toutes ses aventures, ses rencontres. Personnellement, j’ai eu tendance à le croire grâce à Ian Manook. Est-il si mauvais que ça ? Le roman nous le dira.

Si vous vous attendez à retrouver le Ian Manook de Yeruldegger, vous serez forcément déçus. Faites comme moi, balayez (mais pas trop), la Mongolie et découvrez un tout autre univers avec le talent de conteur de l’auteur. Ian Manook, avec ce roman, peut surprendre. Et il réussit. Toutefois, même si j’ai passé un bon moment avec Mato Grosso, ce roman n’est pas un coup de coeur, malgré ses qualités indéniables. Ce roman se révèle, en définitive, très psychologique, par rapport aux personnages mis en scène. Il démontre tout ce qui fait un être humain avec ses nombreuses faiblesses, ses prises de position mais aussi par rapport à l’endroit où il vit.

Je remercie énormément la femme de Ian Manook, Françoise. Elle nous fait partager le quotidien de son mari, ses voyages, quelques séances d’écriture (en photos). J’ai l’impression de connaître un peu l’auteur, de cette façon. J’espère que j’aurai l’occasion de le rencontrer cette année si la séance de dédicaces se fait sur Marseille.

Mato Grosso de Ian Manook

Date de sortie : 4 octobre 2017

Nb pages : 313

Editeur : Albin Michel

ISBN : 978-2-226-40025-3

Têtes de dragon de David Defendi

Têtes de dragon David Defendi

Têtes de dragon David Defendi

Avis de Têtes de dragon de David Defendi

Ceci est un de mes derniers livres lus en 2016, mais je préfère que la chronique soit pour janvier. Ce roman m’a été envoyé par Collibris grâce à mon abonnement à P’tit Colli. Cela me permet de découvrir des auteurs, ce qui n’est déjà pas mal. Je n’ai pas eu de véritable coup de coeur pour ce roman, pourtant très bien construit et aussi très instructif par rapport aux vols d’objets d’art et ce qui s’est passé en Chine il y a des années de ça avec la destruction du magnifique palais par la coalition franco-britannique. Un palais qui a été pillé, brûlé et dont de nombreuses oeuvres d’art font maintenant partie de collections privées et non rendues à la Chine. Cela rappelle un tant soit peu ce qui s’est passé avec les Allemands lors de la Seconde Guerre Mondiale. Difficile de restituer ces oeuvres qui valent des milliers, millions à ses propriétaires, un pays. Ceci est un des sujets du roman.

Ce roman est construit comme un scénario de cinéma. Les images viennent très facilement. Le lecteur suit les différents protagonistes et met très facilement un visage sur eux mais aussi sur les paysages parcourus, la partie de poker. Sans connaître la Chine, les détails sont tellement flagrants que je m’y serais crue avec Thomas. C’est également le cas lors de ses différentes rencontres, sa partie de poker et tout ce qu’il est obligé de réaliser en tant qu’indic ou pour s’immiscer dans ce groupe où il devra tuer.

Pour Thomas, cette mission ressemble vraiment à une partie de poker. Va-t-il réussir ou comme le laisse présager le début, va-t-il échouer ? Après le meurtre de son partenaire de partie, il se retrouve en prison et très vite, il sera embrigadé pour faire tomber un gros bonnet grâce à un de ses anciens amis. Thomas est un ancien de la Légion, il a fait la guerre. Il connaît la solitude. En prison, il ne doit pas faire de vagues pour que personne ne sache d’où il vient réellement. En quelques pages, l’auteur nous décrit l’univers carcéral. Ensuite, ce sera ce qu’il sera obligé de faire en tant qu’indic, la Chine mais aussi la guerre. Il n’est pas libre et doit rendre compte de tout, même en passant au détecteur de mensonge. Revoir son ami et profiter d’une belle vie, apprendre énormément au sujet de la Chine lui font découvrir de nouveaux horizons avec cette mission. Mais Thomas sait que le chemin sera long et rude surtout avec la torture de cette famille. L’auteur nous décrit bien ses état d’âme et sa plongée dans l’indicible, où tout lui reviendra en mémoire quoi qu’il fasse. Bien que soldat, Thomas n’est pas un homme fait pour tuer.

Résumé de Têtes de dragon de David Defendi

Thomas est en train de jouer au poker. Il sent que la partie lui échappe. Victime de triche, il tue un de ses partenaires de jeu.

Thomas est arrêté et jeté en prison. Un homme se présente à lui et commence à faire connaissance.

Têtes de dragon de David Defendi

date de sortie : 3 novembre 2016

Editeur : Albin Michel

Isbn : 978-2-226-32582-2

Nombre de pages : 216

La mort nomade de Ian Manook

La mort nomade Ian Manook

La mort nomade Ian Manook

Avis La mort nomade de Ian Manook

Si vous pensez retrouver ce qui a fait le succès des deux premiers Yeruldegger, ce n’est pas le cas car Ian Manook change de registre pour cette histoire. Ce n’est que mon avis et c’est ce que j’ai ressenti à la lecture qui était plus que plaisante. J’étais ravie de me plonger dans ce roman et je le suis encore maintenant qu’il est fini même si je m’attendais à plus toutefois car je reste, un tant soit peu sur ma faim même si le roman est très bien écrit et que je ne l’ai pas lâché. C’est comme en musique, on s’attend toujours à avoir ce que l’on connaît et on se sent un peu déstabilisé lorsqu’une autre direction est prise. Mais il faut accepter les changements et surtout les évolutions. Ce sera fait d’ici quelque temps, le temps de digérer le roman et surtout de me rappeler de nombreux passages.

Petit reproche à l’auteur, mais c’est parce que je suis profondément attachée à Yeruldegger, son personnage principal n’est pas assez présent, mais peut-être parce qu’il y a moins de pages. Donc Yeruldegger a quitté la police. Depuis quatre mois, il est seul pour une retraite mais tout le monde le cherche et le trouve. Tous le considèrent comme un vieux, comme un vieil homme. Mais ces quatre mois n’ont pas entamé son endurance et l’ont même renforcée. Il va se trouver, malgré lui, dans diverses situations qui mettront à mal ce qu’il tente d’éloigner, à savoir sa colère. Toujours prêt à exploser. Au fil des rencontres, il vivra un amour nomade, il aidera des hommes et des femmes contre le pouvoir des compagnies, mais il n’a rien demandé. Mais ressurgit très vite son côté chevaleresque pour aider les plus faibles contre les nantis. Yeruldegger a trouvé son pendant féminin, en la personne de Guerleï, un sergent qui s’occupe de tout ce qui peut se passer dans cette partie de la Mongolie. Yeruldegger devient, malgré lui, un espoir, un héros.

Dans ce roman, nous retrouvons également quelques personnages des précédents opus, à savoir Solongo, Bekter et aussi un ami de Yeruldegger.

La mort nomade nous entraîne donc en Mongolie et ses paysages magnifiques mais dénaturés par la prospection. Le lecteur voyage également aux Etats-Unis, en Australie et en France. Ian Manook dénonce les abus de pouvoir quels qu’ils soient, les prospections minières qui donnent de l’argent aux puissants, tout comme la prostitution. Nous avons également un jeu de chaises musicales. Mais ce sont toujours ceux qui en ont le plus besoin qui souffrent. Les nomades sont obligés de s’exiler tant et plus car la terre n’est plus la même, ils ne peuvent plus vivre en paix. Dans les villes, c’est pire, mais cela nous l’avons déjà appris. Les enjeux économiques sont importants. Certains gouvernements attendent de voir même s’ils participent de loin à ce qui peut se passer. Problèmes écologiques, pays qui bougent naturellement, on peut se demander où va vraiment le monde et si un jour ou l’autre, on ne sera pas englouti.

Sur sa page Facebook, Ian Manook avait donné des nouvelles de son héros. Il a imaginé bien des choses pour lui dont la fin. Jusqu’à celle-ci, le lecteur ne sait rien. Il est triste par le sort réservé à Yeruldegger. Enfin, pour moi, cela a été le cas. Mais j’ai tout de même l’espoir que cela continuera. Ca ne peut pas finir comme ça. Alors ? J’ai eu l’impression que Ian Manook s’est beaucoup amusé en écrivant ce livre. J’y ai trouvé plus d’humour que dans les précédents. Mais il y a aussi beaucoup d’humour noir.

Résumé La mort nomade de Ian Manook

Quatre amis peintres, dont un Français, se retrouvent chaque année plusieurs mois depuis 10 ans. Cette année, en Mongolie, dans les steppes, ils découvrent un cadavre.

Yeruldegger vit depuis quatre mois dans une yourte. Une femme lui demande de l’aider à retrouver sa fille.

La mort nomade de Ian Manook

date de sortie : 3 octobre a2016

Editeur : Albin Michel

Isbn : 978-2-226-32584-6

Nombre de pages : 429

22/11/63 de Stephen King

22/11/63 de Stephen King – Source Albin Michel

Selon son ex-femme, Christy, Jake Epping, professeur d’anglais, est incapable de montrer ses sentiments.

Al, propriétaire d’un fast-food, l’appelle. Il lui annonce qu’il a un cancer, qu’il est mourant et que Jake doit faire une expérience.

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Wild Girl d’Audren

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Milly a choisi l’école de Tolstoy pour enseigner.

Elle va faire connaissance avec tous les habitants et recevra tous les enfants pour leur donner l’enseignement. Elle sera assez bien accueillie et assez vite aimée.

Lorsque Josh, jeune garçon de 17 ans, veut s’instruire, Milly devra faire un choix car Josh est le frère d’un bandit.

Quelle belle chronique de l’Ouest Américain que nous offre ce roman, Wild, que je destine plus, sans faire de sexisme, aux jeunes filles. En effet, même si les hommes sont présents, Wild nous offre un très beau panel de femmes que l’on aime ou que l’on déteste. Cela me rappelle un peu, mais vraiment un tout petit peu, La Petite Maison dans la Prairie. Et oui, je suis de cette époque. J’ai lu tous les romans et vu tous les épisodes. Wild est un titre vraiment bien trouvé car il rappelle ces contrées sauvages et surtout Milly peut paraître sauvage, vu qu’elle est en avance sur son temps.

C’est donc l’histoire de Milly Burnett, une jeune fille de 19 ans, qui est enseignante, qui a décidé de quitter sa famille pour se retrouver à Tolstoy, une petite bourgade en pleine évolution dans le Montana. Elle devra faire face à la curiosité malsaine de certains habitants, aux prises de position de celles qui se croient au dessus des autres. Elle rencontrera l’amour, elle fera également de belles rencontres qui l’aideront à continuer son but et également à évoluer vers une vie qui semble faire plus pour elle. Milly est libre, indépendante, elle a un fort caractère et ne veut pas être contrariés. Le mal du pays se fait souvent ressentir mais elle prend à coeur son métier et vouloir instruire les enfants. Elle est également forte de l’éducation de ses parents.

Je pense que, tout comme moi, vous n’aimerez pas certains personnages qui s’élèvent au-dessus de leurs conditions, comme Belvadara. D’autres, toutefois, vous plairont.

L’auteur nous détaille bien ces contrées sauvages, ces voyages qui durent longtemps, l’installation des pionniers, ceux qui tentent de faire fortune, des états qui n’en sont pas encore et qui ne sont pas régis par des lois même si le shérif est présent. Certains tentent même de se faire justice eux-mêmes sans procès et sans connaître réellement les coupables. L’auteur nous démontre bien que le gouvernement fait tout pour déloger les tribus indiennes sans contrepartie. L’amour est là, l’amitié aussi car il faut bien se serrer les coudes. Comme partout, les préjugés sont également bien présents. J’ai toutefois appris pas mal de choses concernant certaines lois.

Il faut également s’attendre à quelques rebondissements intéressants, quelques confidences également.

Lu dans le cadre de #massecritique de Babelio que je remercie mais aussi Albin Michel.

Wild Girl d’Audren

date de sortie : septembre 2015

Editeur : Albin Michel

ISBN : 978-2-31851-0

Nb de pages : 331