La punition qu’elle mérite d’Elizabeth George

La punition qu'elle mérite d'Elizabeth George - Editions Presses de la Cité

La punition qu’elle mérite d’Elizabeth George – Editions Presses de la Cité

Résumé La punition qu’elle mérite d’Elizabeth George

C’est la fin des examens. Ding pousse son amie Missa, jeune fille aux notes irréprochables, à sortir. La grand-mère de Missa est tout à fait d’accord. Elles se retrouvent dans un bar avec les colocs de Ding. Tout le monde boit.

Gaz Ruddock, îlotier, vit avec un vieil homme pour l’aider dans son quotidien. Il fait tout ce qui est possible afin que l‘ordre règne dans cette petite ville de Ludlow.

Avis La punition qu’elle mérite d’Elizabeth George

Plus de 550 pages à lire, un énorme pavé pour cette vingtième enquête de Linley et Havers. J’ai cru que jamais je n’allais en voir le bout. C’est ça le problème de la liseuse. Mais même si j’ai cru ne jamais en voir la fin, ces 550 pages sont un régal, un pur bonheur. Je n’ai pas lu toutes les enquêtes de ce duo, même si je sais à peu près ce qui est arrivé à chacun d’entre eux. Barbara est toujours sous le coup d’une mutation car elle n’obéit pas aux ordres. Mais depuis quelque temps, elle tente de se conformer et elle y sera encore plus obligée car elle devra travailler avec la commissaire, Isabelle, qui ne la porte pas dans son coeur et qui veut, absolument, s’en débarrasser. Toutefois, le naturel revient vite au galop mais Barbara fait attention. Elle enquête, un tant soit peu de son côté mais en fait part à Isabelle et surtout elle obéit. Mais ce sera sans compter sur Linley qui mettra les pieds dans le plat et qui permettra au duo de travailler ensemble pour tenter de démêler cette histoire de suicide.

La première partie est donc consacrée à Isabelle et Havers qui doivent enquêter et tenter de démontrer qu’il n’y a eu aucune erreur lorsqu’un détenu est mort en détention. La deuxième partie est consacrée à Havers et Linley car Barbara avait découvert un élément qui pouvait donner un autre tour à l’enquête mais elle allait plus loin que ce qui lui était demandé. Tout ne sera pas mis à plat, mais même s’ils sont pressés par le temps, ils pourront interroger les uns et les autres, se faire leurs idées, échanger et comme ce sont des pointures dans leur métier, ils y arriveront. Mais c’est un travail d’équipe entre Londres et eux.

Outre l’enquête, ce roman est consacré aux relations humaines. Les relations de travail, les relations amoureuses, le respect envers les uns et les autres. Les relations humaines ne sont pas faciles. Une mère et femme peut prendre le dessus sur son couple, sur ses enfants, imposer ses choix, surveiller. Mais la vie se charge de remettre les choses à leur place. Est-ce que cela sera trop tard pour faire machine arrière ? L’auteur s’est énormément renseigné sur la police britannique, sur ses fameuses coupes budgétaires qui empêchent d’avoir du personnel sur place pour pouvoir enquêter comme il le faut. Avec Isabelle, c’est l’alcoolisme qui est en ligne de mire. Mais il n’y a aucun jugement. L‘alcoolisme peut être dû à de nombreuses choses. Mais il est dévastateur pour ceux qui en sont atteints et ceux qui sont autour. Il anéantit une vie de famille, il peut anéantir un travail, des responsabilités. Il faut juste que le malade prenne conscience qu’il faut qu’il soit aidé. Elizabeth George s’attache également à ces jeunes, qui veulent prendre leur envol, qui continuent leurs études et qui boivent tant et plus, qui privilégient les relations sexuelles même si leur partenaire n’est pas d’accord. Mais s’ils peuvent être très vite soupçonnés, d’un autre côté, ce ne sont pas eux qui sont les principaux responsables.

Et toujours ce ton humoristique quand il le faut. Et cela passe par Barbara qui fait des claquettes et qui a été prise en charge par la secrétaire du département. Cette dernière ne s’en laisse pas compter et refuse toutes les excuses de Barbara. Surtout qu’il y a un spectacle, et bien entendu, Linley va s’en mêler. Je m’imagine ces personnages tout ce qu’il y a de plus british, surtout Linley. Ils sont toujours autant humains et cela fait du bien.

Je suis toujours autant surprise par Elizabeth George. Qu’une américaine, qui vit aux Etats-Unis, transpose ses histoires en Grande-Bretagne, dans des lieux autant reculés, cela me sidère toujours autant. Ce n’est pas la même culture même si les êtres humains, sur n’importe quel lieu de la planète, ont pratiquement tous les mêmes aspirations.

Je remercie Netgalley et les Editions Presses de la Cité pour m’avoir permis de lire cette vingtième enquête.

La punition qu’elle mérite d’Elizabeth George

Date de sortie : 7 mars 2019

Editeur : Presses de la Cité

Nombre de pages : 553

ISBN : 9782258117761

Quelque chose dans ton regard d’Amabile Guisti

Quelque chose dans ton regard d'Amabile Guisti - Amazon Publishing

Quelque chose dans ton regard d’Amabile Guisti – Amazon Publishing

Résumé Quelque chose dans ton regard d’Amabile Guisti

Marcus a quitté Francisca il y a six mois. Elle sait qu’elle le reverra.

Elle est seule maintenant. Elle s’est inscrite à la fac, a un petit emploi.

En allant en cours, elle tombe sur un homme qu’elle prend pour un étudiant.

Avis Quelque chose dans ton regard d’Amabile Guisti

L’histoire aurait pu me plaire avec ces quatre personnages, Francisca, Marcus, Byron et encore Penny. Un monde de violence et d’amour que l’on découvre au fil des pages. Francisca et Byron étaient faits pour se rencontrer. Mais ce roman souffre d’énormes longueurs et de répétitions dues au fait que Francisca et Byron racontent l’un et l’autre leur évolution dans leur histoire commune, pourquoi ils ne veulent pas s’engager l’un envers l’autre, pourquoi ils souffrent. Le lecteur a donc leurs deux points de vue sur les mêmes faits agrémentés de leur propre histoire personnelle. Ce livre de plus de 300 pages a été, pour moi, très long à lire. Je n’en ai pas retiré un plaisir extrême. Dommage. Pourtant les qualités sont indéniables surtout pour ceux qui aiment la poésie et qui retrouvent des vers d’auteurs très connus, étudiés en classe ou lus pour son propre plaisir.

Fran, soit Francisca a été très longtemps avec Marcus. Elle l’a attendu, il l’attendue mais c’est fini depuis six mois. Et c’est très difficile pour Francisca de passer à autre chose. A 26 ans, elle est en master et étudie la poésie, sa bouée de survie. Elle a toujours été en colère, depuis ses 12 ans, prête à tuer mais le masque va tomber. Elle ne fait confiance à personne, elle voit le mal partout, est prête à fuir tout le temps. Pour ne pas souffrir. Francisca pense toujours à Marcus, comme le seul homme qui a su la soutenir mais au fur et à mesure, elle s’interrogera et découvrira que la vie peut être douce. Elle va vivre une relation avec des hauts et des bas avec son professeur, Byron. Elle sera distante, violente, elle le détestera sans raisons, mais il sera là pour l’accompagner dans des moments difficiles et ce en tout bien tout honneur même si la relation charnelle est très importante entre eux. Pas facile également de passer après une morte, surtout lorsque l’on ne connait pas tous les tenants et aboutissants.

Byron a la trentaine. Il s’est marié très jeune et cela fait un an que sa femme est décédée. Héritier, il est professeur de poésie, un métier qu’il adore, contre l’avis de sa grand-mère qui veut se mêler de tout et notamment de sa vie amoureuse. Byron est un homme qui respecte toutes les femmes, il ne les utilise pas. Il a un super physique qui plaît à plus d’une. Et notamment les étudiantes. D’ailleurs, il fait en sorte de ne pas tomber dans le même problème que l’année précédente. Mais une seule va le bouleverser. Il a senti que Francisca, malgré sa beauté, cachait une profondeur, une blessure. De plus, il a peur de souffrir de la même façon qu’il a souffert avec sa femme.

Marcus et Penny vivent leur histoire. Ils sont libres, du moins, Penny ne veut pas s’accrocher à Marcus par peur de le perdre. Marcus est un jeune homme qui a également souffert mais Penny est celle qu’il ne veut pas faire souffrir.

Souffrances, amours incompris, jalousie de tous les côtés, on ne se dit pas tout pour faire durer le suspense. On sait, en définitive, pratiquement tout des personnages, sauf peut-être de Marcus et surtout de Francisca. Pour elle, il y a juste l’élément essentiel. Mais est-ce suffisant ? Les 50 dernières pages se lisent toutes seules même si on s’attend à la fin de cette histoire, de ces histoires d’amour.

Je remercie Netgalley et Amazon Publishing pour cette lecture. Je viens de découvrir qu’il y avait un premier tome qui relate l’histoire de Francisca et de Marcus. Est-ce dû à ça que je ne trouve pas ma lecture complète ?

Quelque chose dans ton regard d’Amabile Guisti

Date de sortie : 29 janvier 2019

Editeur : Amazon Publishing

Nombre de pages : 375

ISBN : 9782919895426

 

 

S’inventer une île d’Alain Gillot

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Résumé S’inventer une île d’Alain Gillot

Dani est en Chine. Il travaille sur un gros chantier.

Sa belle-soeur l’appelle et l’informe de la mort de son fils suite à une noyade. Très vite, il part pour rejoindre sa famille et surtout sa femme, Nora.

Avis S’inventer une île d’Alain Gillot

Daniel et Nora ont tout pour être heureux. Ils sont amoureux, ont choisi leur vie et ont un petit garçon. Dani part souvent à l’étranger, plusieurs mois, pour travailler sur des chantiers colossaux. Il est en Chine lorsqu’il reçoit l’appel qui va bouleverser sa vie et celle de son couple. Tom, en vacances chez sa grand-mère, s’est noyé. Il est mort. Dani rentre très vite en France. Préparation des obsèques, jour J, accueil de la famille et des amis, Dani n’a pas le temps de faire son deuil et surtout de réaliser que son fils est mort. Il ne peut pas pleurer. Il ne veut pas le voir dans son cercueil. Dani veut s’approprier son deuil.

Le livre s’attache à raconter l’expérience d’un deuil, surtout lorsque cela touche un enfant. Beaucoup de culpabilité est ressentie. Pourquoi avoir laissé Tom à sa grand-mère, femme qui ne s’est jamais préoccupée de ses filles ? Pourquoi ne pas avoir passé de temps avec son enfant car le travail à l’étranger était trop prenant ? Pourquoi avoir dit non à certaines de ses demandes, lesquelles, en définitive, n’étaient que la possibilité de passer un moment entre père et fils ? Nora veut tenter très vite d’oublier les traces de son fils. Elle entreprend un grand ménage dans la maison. Pour Dani, c’est trop tôt, mais il laisse faire. Incompréhension du couple, colère de Nora envers son mari, l’un et l’autre s’éloignent jusqu’à l’hospitalisation de Nora. Elle souffre trop donc elle n’a pas tenu le coup. Le roman s’attache à raconter leur amour, comment il a débuté, comment ils ont choisi de vivre.

Dani a peur que les souvenirs de son fils s’estompent, qu’il ne se rappelle plus sa voix, son visage, son odeur. Quand celui-ci lui apparait, il le rejette. Mais l’esprit de Dani est le plus fort. Il va réaliser ce qu’il a promis à son fils, aller sur une île et vivre des instants rien qu’à eux. Tom est extrêmement présent. Tendre, il a besoin de son père, de lui montrer qu’il est fort. Toutes les scènes sont issues de l’imagination de Dani. Il va lui parler, il va le serrer dans ses bras. Un mirage, certes, mais Dani a besoin de tout ça pour qu’il prenne conscience que sa vie n’en est pas une, que l’on est conditionné dès le départ et que l’on ne prend jamais le temps de vivre selon ses désirs et ses aspirations. Bien sûr, il cache tout ça à Nora. Par peur de sa réaction alors qu’elle est si fragile ? Toute cette aventure lui permet de ne pas sombrer, de dire pardon à son fils pour ses absences. Il suffit d’un drame pour se rendre compte que tout arrive trop tard, mais cela permet de changer de cap.

Outre le fait que ce livre raconte le deuil, comment il est vécu, le message d’espoir est bien présent. Il se traduit par la force de l’amour, de l’amitié entre deux couples très proches, entre deux soeurs. Tous se serrent les coudes pour aller de l’avant, pour enfin se révéler, être qui on est vraiment et ce que l’on veut être.

Deux mots me marquent dans ce roman sensible, aux personnages très attachants, c’est Mon papa. Même si on ressent de l’empathie pour les personnages, je suis restée extérieure à leur vie, je ne me suis pas immiscée dans leur drame, je n’ai pas fait corps avec l’un ou l’autre. Même si lire un tel sujet, on fait preuve un peu de voyeurisme. Je me suis senti détachée car je n’ai pas vécu un tel drame. Je ne sais pas comment je réagirai, même si j’ai quelques pistes quant à mes réactions, vu mon vécu.

Je remercie Babelio pour cette sélection Masse Critique et les Editions Flammarion.

S’inventer une île d’Alain Gillot

Date de sortie : 20 février 2019

Editeur : Flammarion 

Nombre de pages : 208

ISBN : 978-2-0814-1837-0

Responsabilités Civile et Pénale pour Autrui de Christophe Boucher

Responsabilités Civile et Pénale pour Autrui de Christophe Boucher

Responsabilités Civile et Pénale pour Autrui de Christophe Boucher

Responsabilités Civile et Pénale pour Autrui de en ce qui concerne les Accidents, dommages, violences…et pour savoir à qui la faute ?

Cet ouvrage, ce guide se révèle indispensable pour moi et va me permettre d’apprendre énormément de choses, surtout lorsque je vais en avoir besoin. On ne sait jamais, il vaut mieux prévoir. Je remercie les Editions Gereso pour cet envoi.

Responsabilités Civile et Pénale pour Autrui de Christophe Boucher

L’organisation de notre société nous impose de répondre des dommages que nous causons : c’est notre responsabilité.

Mais les cas pour lesquels nous devons aussi répondre du fait d’une autre personne se sont multipliés, qu’il s’agisse de responsabilité civile, souvent, ou de responsabilité pénale, parfois.

Cet ouvrage recense et précise ces régimes de responsabilité pour le fait d’autrui : responsabilité de ceux qui, d’une manière ou d’une autre, sont amenés à contrôler, diriger, organiser l’activité ou le mode de vie d’autrui.

L’auteur aborde ainsi les responsabilités des parents pour le fait de leur enfant, des enseignants pour le fait de leurs élèves, des établissements accueillant des majeurs ou des mineurs, des employeurs, responsables des faits commis par leurs salariés, des associations qui guident l’activité de leurs membres…

Accidents, dommages, violences… retrouvez dans ce livre à qui incombe la faute !

Christophe Boucher

L’auteur est enseignant, directeur d’école et titulaire d’un DEA de droit privé de l’université de Reims. Il possède une solide culture juridique et une longue expérience professionnelle dans l’Éducation Nationale lesquelles l’ont amené à se pencher sur les divers régimes de responsabilité des acteurs de l’éducation.

Responsabilités Civile et Pénale pour Autrui de Christophe Boucher

Date de sortie : 22 novembre 2018

Editeur : Gereso

Nombre de pages : 251

ISBN : 978-2-37890-041-0

Guide Pratique des Elections Professionnelles d’Henri Grego

Guide Pratique des Elections Professionnelles d'Henri Grego

Guide Pratique des Elections Professionnelles d’Henri Grego – Editions Gereso

Tout savoir sur les élections professionnelles.

Présentation Guide Pratique des Elections Professionnelles d’Henri Grego

Les questions essentielles de la préparation à la proclamation des résultats

Mettre en place ou renouveler vos instances professionnelles, organiser vos prochaines élections… des missions souvent complexes pour les directions et les services ressources humaines.

Une démarche qui se complique avec la mise en place de cette nouvelle instance : le Comité social et économique.

Rédigé de manière simple et accessible sous forme de questions-réponses, cet ouvrage permettra à tous ceux qui portent la responsabilité d’organiser ces élections de pouvoir y faire face le plus sereinement possible.

Pour vous aider dans cette mission délicate, l’auteur répond à toutes les questions sur la préparation des élections, les étapes à suivre, la publication des résultats et les procès-verbaux correspondants.

100 % à jour des ordonnances Macron, cet ouvrage vous présente tous les outils nécessaires à la bonne organisation de vos élections professionnelles !

Henri Grego

L’auteur est consultant-formateur et enseigne le droit social au CNAM de Paris. Il intervient auprès des entreprises et groupes internationaux sur toutes les thématiques en droit social. Il dirige le cabinet SINCA, spécialisé dans le conseil en relations sociales.

Guide Pratique des Elections Professionnelles d’Henri Grego

Date de sortie : 18 octobre 2018

Editeur : Gereso, que je remercie

Nombre de pages : 155

ISBN : 978-2-35953-592-1

Le septième templier d’Eric Giacometti et Jacques Ravenne

Le septième templier de Giacometti et Ravenne

Le septième templier de Giacometti et Ravenne

Résumé Le septième templier d’Eric Giacometti et Jacques Ravenne

Deux hommes qui attendent un message sur un téléphone. L’un fait face à un joueur d’échec, l’autre à un ancien professeur alcoolique.

Antoine Marcas est au mieux de sa forme. Il a été invité par un ami, franc-maçon, en République Tchèque. Suite à un coup de téléphone, il doit rentrer sur Paris.

Avis Le septième templier d’Eric Giacometti et Jacques Ravenne

Tout commence par le meurtre d’un homme d’église qui appelle Antoine Marcas alors que celui-ci est invité par un de ses amis franc-maçons. Antoine revient très vite à Paris. De suite, il se trouve embarqué dans une histoire qu’il comprend peu car une femme et deux hommes l’enlèvent. A un moment, il retrouve le frère obèse qui souhaite tout connaître de cette histoire car le mort, franc-maçon également, était un ami personnel du frère obèse.

Dans cet opus, Le septième templier, j’ai l’impression qu’Antoine Marcas est beaucoup moins présent, moins présent pour mener une enquête. Les auteurs, qui ont basé leurs histoires de leur enquêteur préféré avec une partie historique et une partie actuelle, nous emmènent dans l’histoire des Templiers et ce fameux trésor qu’ils détiendraient et que tout le monde souhaiterait récupérer. Un roi, deux papes et toute une traque contre ces gens jugés hérétiques, qui vont subir le pire, qui vont tenter de s’exiler pour conserver une fortune qui aide bien les Rois de France. En ce temps là, le royaume n’a plus de finances, le roi est malade. La vengeance sera longue mais terrible contre ce roi et ce pape. De nos jours aussi, ce petit état qu’est le Vatican cherche encore et toujours à avoir encore plus d’argent, à percer des secrets, à régner sur le monde avec leurs nombreux fidèles. Et tout est bon pour y parvenir, comme embaucher des tueurs, imaginer des scénarii rocambolesques. Les chevaliers du Temple ont été trahis, assassinés. Ceux qui s’en disent héritiers ne suivent pas souvent les traces de leurs aînés.

Outre cette partie historique, la vie de nos jours avec des éléments de l’actualité, les auteurs nous font voyager dans de nombreux pays et nous dévoilent des pans architecturaux de nombreux monuments. Tout est détaillé pour nous permettre de nous plonger dans ces villes, ces rues, qui cachent des trésors. La technologie est également bien là avec ces implants insérés et enlevés dans le crâne de certaines personnes.

Je pense que ma critique est assez décousue et qu’elle ne donne pas trop envie de se plonger dans Le septième templier. Pour moi, le rythme n’était pas assez enlevé. J’ai eu du mal également avec ces nombreux personnages sur la partie historique. De plus, j’ai lu cette aventure de Marcas peu de temps après le premier tome de la nouvelle série des auteurs, Le Triomphe des ténèbres. J’avais été déstabilisée, au départ, par cette lecture. L’inverse est vrai. Quoi qu’il en soit, il faut que je finisse toutes les aventures qui me restent, 3 ou 4, il me semble car je n’abandonnerai pas Antoine comme ça.

Le septième templier d’Eric Giacometti et Jacques Ravenne

Date de sortie : 14 juin 2012

Editeur : Pocket

Nombre de pages : 590

ISBN : 978-2-266-22902-9

Toutes blessent la dernière tue de Karine Giebel

Toutes blessent la dernière tue Karine Giebel

Toutes blessent la dernière tue Karine Giebel

Résumé Toutes blessent la dernière tue de Karine Giebel

Tama vit à Paris dans une belle maison. Elle a neuf ans. Elle est marocaine. Mais Tama est une esclave. Elle n’a pas le droit de sortir ni de donner son véritable prénom.

Gabriel a décidé de s’isoler dans le Sud pour tenter d’oublier. Il n’éprouve pratiquement plus rien.

Avis Toutes blessent la dernière tue de Karine Giebel

J’avais laissé passer un petit moment avant de me replonger dans un roman de Karine Giebel. Pourquoi ? Car, malgré la finesse d’écriture, les thèmes abordés, la construction est toujours la même, et le lecteur sait, à peu près, ce qui va arriver aux personnages principaux. Mais dès que je me suis plongée dans ce roman, le dernier de l’auteur, j’ai avalé les pages. Une véritable addiction ! Un des meilleurs de Karine Giebel même si je n’en ai que quatre à mon actif. Même si pour supplanter le premier lu, Meurtres pour rédemption qui était lui aussi un gros pavé, cela allait être assez difficile mais pas compliqué. Bref, voici ma petite introduction qui ne serait pas complète avec mon analyse du titre. J’étais partie sur carrément autre chose. Plusieurs femmes qui blessent et la dernière qui tue. Sauf que très vite, j’ai compris et j’espère que je ne me suis pas trompée. Mais je ne vais pas la dévoiler pour vous laisser vous faire votre avis. Cela va être assez compliqué d’écrire une critique car il y a tellement à dire sur ce magnifique roman.

Nous avons la petite Tama, enfin ce n’est pas son vrai nom et son prénom, elle ne doit jamais le prononcer, elle doit jusqu’à l’oublier mais il est sa véritable identité. Tama arrive à huit ans en France. Son père et elle croient qu’elle va aller à l’école. Sauf que Tama se retrouve être une esclave, pendant des années, dans une famille. Avec tout cela comporte comme souffrances psychologique et physique. Tama va passer par tous les états mais la petite fille est une battante. Colère, déni, envie de mourir, de tuer et bien plus encore. Blessée dans son corps, dans sa chair, elle ne peut rien faire car elle n’est rien. Elle n’a pas de papiers. Tout est fait pour qu’elle ne s’enfuie pas. Elle va toutefois arriver, avec une énorme force de caractère, à s’instruire par elle-même. Ce roman c’est huit ans de la vie de Tama, huit ans que personne ne pourrait supporter. Dans cet enfer, il y aura quelques personnes qui vont tenter de l’aider à un un moment ou un autre. Ils lui donneront la force de continuer à vivre même si elle souhaite rejoindre sa maman décédée, mais aussi l’amour pour un homme, certes violent. Karine Giebel nous démontre, avec force, le quotidien  de ces petites filles devenues adolescentes et puis femmes.  Ah oui, franchement, j’ai eu envie de les tuer ces femmes, ces hommes. Que font tous nos politiques en ce qui concerne cet esclavagisme que subissent ces enfants, même si une loi a été votée ? C’est une réalité qui est toujours bien présente en France. C’est une perte d’identité, une perte de soi, de sa condition d’humain. Très vite, ces enfants savent mais ils s’accrochent à une toute petite lueur d’espoir ou comme toute victime se demandent ce qu’ils ont pu faire pour mériter autant. Surtout qu’il y a ceux qui restent au pays, les parents à qui on raconte des mensonges. L’esclavagisme est donc un trafic organisé par des compatriotes qui vivent en France, qui s’enrichissent sur le dos de plus faibles.

De l’autre côté, il y a Gabriel qui vit reclus. On sait très vite ce qu’il fait. Toujours dans sa tête Lana. Mais qui est Lana ? Qu’a-t-il vécu d’aussi terrible ? On le découvrira au fil des pages. Il voit arriver chez lui une jeune fille qui tente de le tuer. Il ne veut pas la laisser vivre mais il repousse continuellement l’échéance. Cette jeune fille ne sait plus qui elle est mais il se rend compte qu’elle a beaucoup souffert, son corps en est la preuve. Dès qu’elle se réveille, elle va tenter de pousser Gabriel dans ses retranchements mais aussi s’évader. Qui est cette jeune fille ? De ce côté-là, je me suis trompée en long, en large et en travers. Ça, c’est dû au talent démoniaque de l’auteur.

Les chapitres de Karine Giebel ne s’embarrassent pas de fioritures. Ils sont très courts, forts, violents. Certaines personnes doivent avoir le coeur bien accroché et surtout ne pas vivre dans le déni de notre société française. Qui est le plus à plaindre ? Ces enfants esclaves, car l’esclavage moderne existe, ou ceux qui tentent de se venger du mal fait à un proche. La vengeance peut également tuer car personne ne trouve la paix. Je me suis attachée à quatre personnages de ce roman. Ce roman est hautement addictif. Karine Giebel sait jouer avec nos nerfs lors de ses révélations et le lecteur attend toujours ce prénom qui est long à venir. Le prologue fait déjà monter les larmes au yeux. Plus de 700 pages en trois jours. Je ne sais pas si c’est un record pour moi. Mais il a été lu pendant mes trois derniers jours de vacances. Et je ne suis pas sortie indemne de ma lecture

Toutes blessent la dernière tue de Karine Giebel

Date de sortie : 29 mars 2018

Editeur : Belfond

Nombre de pages : 736

ISBN : 978-2-7144-7950-1

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