The Edge of Nowhere 4 Les lumières de l’île d’Elizabeth George

The Edge of nowhere Les Lumières de l'île Elizabeth George
The Edge of nowhere Les Lumières de l’île Elizabeth George

Avis The Edge of Nowhere 4 Les lumières de l’île d’Elizabeth George

Je pensais que ce tome, soit le quatrième, serait le dernier de la série The Edge of Nowhere. Il me tardait d’avoir le fin mot de l’histoire. Mais non, Elizabeth George sait faire durer le suspense, et toujours avec un talent indéniable, avec ces héros récurrents. Ici, c’est Becca qui vit sur cette île depuis près de deux ans. Mais avant de dénouer la situation pour elle, Becca dénoue les situations pour les autres, ceux qu’elle a appris à connaître et surtout à apprécier depuis qu’elle est là. Ses amis et son amoureux. Même si la situation n’est pas facile pour lui puisque Becca lui cache le principal. Mais un élément perturbateur va se mettre en route. Cela ne sera pas le dénouement pour ce quatrième tome, peut-être le prochain ? J’ai eu un peu de mal à me replonger dans le roman et à me rappeler ce qui s’est passé dans le précédent. Mais cela a été très vite balayé à cause de nombreux rappels.

Becca est en danger. L’étau se resserre. Malgré ses efforts pour passer inaperçue, les adultes sont plus forts qu’elle. Elle devra s’allier à une personne pour retrouver sa mère. Ses recherches ne donnent rien, malheureusement. Retrouver sa mère, cela signifie dire toute la vérité et les réhabiliter toutes les deux. Malgré tout, pourra-t-elle faire confiance à cette personne ? J’espère qu’on le saura dans le prochain opus. Toutefois, elle ne sera pas seule. Des adultes bienveillants, qu’elle connaît depuis quelques mois maintenant, veilleront sur elle. Il faudra juste qu’elle se confie à eux. Elle aura aussi grandi. Ses pouvoirs se seront affirmés en quelques semaines, à force de travail. Le décor est toujours aussi grandiose, les personnages toujours aussi sympathiques, surtout ces deux femmes qui ont pris Becca sous leur aile, qui l’aident

Seth ne fait-il pas une erreur avec Prynne ? Malgré tout l’amour qu’il lui porte, est-il vraiment réciproque ? On le sait, la drogue fait faire et dire des choses sur le moment. Et elle ne sont pas forcément suivies d’effets sur le long terme. Prynne en est la preuve vivante avec sa famille. D’ailleurs, Becca qui trouve ce que cache Prynne a des réserves quant à la jeune fille. Elizabeth George assume un roman sur la quête d’identité, sur la sexualité. Elle mêle ces jeunes gens qui ne savent pas forcément qui ils sont. Ils peuvent avoir des préjugés, dus à leur famille. Mais ils doivent chercher par eux-mêmes ce qui leur convient. Même si ce n’est pas au goût de la famille, surtout lorsque la religion et ses fanatiques s’en mêlent. Elizabeth George aborde également le thème de la maladie, de la vieillesse et des guerres qui peuvent exister au sein d’une famille.

Maintenant, c’est parti pour attendre un cinquième opus qui je l’espère sera excellent. Je remercie les Editions Presses de la Cité qui me permettent de lire un de mes auteurs favoris. En tous les cas, je conseille de lire les tomes les uns après les autres car le lecteur peut être perdu. Lorsque la série sera entièrement finie, je me replongerai, avec délices, dans tous les romans, mais je ne laisserai pas passer de temps entre chacun. Elizabeth George sait concilier, pour ces romans, en partie, destinés aux adolescents, tout ce qui peut se passer dans leur tête. La quête de l’amitié, l’amour, les relations humaines ne sont pas forcément faciles. Surtout sur cette île qui est quand même facile d’accès puisque reliée au continent. Et ce n’est pas parce que c’est une île, qu’elle est protégée de tout ce qu’un être humain peut trouver pour assouvir ses addictions. Elizabeth George continue à aborder le thème de l’adoption, de ces enfants qui ont été séparés. Cela crée un sentiment de culpabilité pour l’aîné qui n’ose pas tout dire. Le destin s’en mêle et heureusement que les adultes ont de bonnes réactions.

Résumé The Edge of Nowhere 4 Les lumières de l’île d’Elizabeth George

Le grand père de Seth a eu une attaque. Il est paralysé d’un côté et parle peu. Son fils et sa fille ne sont pas d’accord quant aux suites à donner.

Derric a retrouvé sa soeur mais elle est tombée amoureuse de lui. Becca le pousse à dire la vérité.

The Edge of Nowhere 4 Les lumières de l’île d’Elizabeth George

Date de sortie : 5 octobre 2017

Nb pages : 352

Editeur : Presses de la Cité

ISBN : 978-2-258-09010-1

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Le secret des orphelins d’Elly Griffiths

Le secret des orphelins d'Elly Griffiths
Le secret des orphelins d’Elly Griffiths

Avis Le secret des orphelins d’Elly Griffiths

C’est avec un très grand plaisir que j’ai retrouvé les personnages de la première aventure signée Elly Griffiths. Quelques mois ont passé, les uns et les autres ont continué leur vie, même s’ils sont restés amis. Mais Ruth se rend compte qu’elle est enceinte et elle veut cacher, le plus longtemps possible, son état. Elle sait qui est le père et elle ne veut pas briser la famille qu’il forme avec sa femme et ses enfants. Surtout qu’il n’y a eu qu’une seule nuit. Quant à Harry, il se rend très vite compte de l’état de Ruth. Il ne joue pas l’autruche mais s’interroge. Sa réaction, à l’annonce, est prévisible. Mais, il est ami avec Ruth. Il a besoin d’elle pour ses enquêtes, surtout de son professionnalisme.

Dans ce roman, on retrouve des personnages du premier qui ont tous leur grain de folie. Mais ils jouent un rôle très important, surtout pour aider Ruth qui est encore aux prises avec un tueur. La grossesse va ajouter une autre dimension puisqu’elle va vouloir sauver son bébé.

Cette deuxième aventure est réussie et chapeau à l’auteur, car ce n’est pas souvent le cas. Elle mêle toujours ses dimensions archéologiques ce qui permet au lecteur d’en apprendre toujours plus. De plus, il y a les rites, la religion qui prennent énormément de place. Si Ruth et Harry ne sont pas trop portés dessus, les parents de celle-ci, oui, très vieille école avec leurs principes réactionnaires. Outre cette dimension archéologique, le lecteur en apprend plus sur ces temps qui ont fait le monde, avec les Romains et aussi cette culture celtique.

Le roman est très bien construit avec ces passages en italique qui font avancer l’histoire. L’auteur nous démontre bien que même si les morts datent, il est toujours possible de retrouver un assassin grâce à la science, les enquêtes et les interrogatoires. Personnellement, je n’avais pas vu venir l’assassin. Le rythme est bien ficelé mais ce n’est pas un polar, ni un thriller. Je n’ai pas eu froid dans le dos mais j’ai apprécié ces avancées. Le lecteur sent très bien la peur de Ruth qui s’installe au fur et à mesure. Mais la vie quotidienne, ses relations, son travail reprennent vite leurs droits. Le rythme est très enlevé, surtout lorsque le lecteur arrive aux 3/4 du roman. Les passages se font plus précis, plus concis et plus courts pour ajouter de la dimension à la personne qui doit être sauvée.

Je remercie les Editions Presses de la Cité pour m’avoir permis de lire cette deuxième aventure..

Résumé Le secret des orphelins d’Elly Griffiths

Ruth est enceinte. Harry Nelson est heureux de la retrouver car il ne l’a pas vue depuis trois mois. Il s’interroge sur son état de santé.

Des restes humains ont été découverts sur un chantier de construction d’appartements de grand standing.

Le secret des orphelins d’Elly Griffiths

Date de sortie : 7 septembre 2017

Nb pages : 192

Editeur : Presses de la Cité

ISBN : 978-2-258-13369-3

Réussir son intégration professionnelle de Jean-Louis Galharret-Borde

Réussir son intégration professionnelle de Jean-Louis Galharret-Borde

Comment bien Réussir son intégration professionnelle par Jean-Louis Galharret-Borde ?

J’ai un nouveau job depuis le mois de juillet 2016. Après plus de 20 ans de vie professionnelle et de mutations de conjoint, je peux affirmer que j’ai connu bon nombre d’entreprises, de secteurs d’activités différents et donc de nombreux employés. A chaque fois, il faut s’intégrer dans une équipe, on en voit partir et d’autres arriver. J’ai pour principe de bien faire mon travail, d’avoir des relations cordiales avec mes collègues mais je ne m’implique dans aucun conflit. Je suis assez réservée, j’écoute et je me fais mon propre jugement. Donc, quand on me traite d’asociale (un couple), je ris. Mais ce livre, que je prendrai le temps de lire, j’ai toujours quelque chose à apprendre, est un bon point pour ceux qui entrent dans la vie active. Je remercie les Editions Gereso pour l’envoi de ce livre.

Réussir son intégration professionnelle de Jean-Louis Galharret-Borde

Améliorer son efficacité professionnelle au travail.

Vous venez de terminer vos études et devez intégrer le monde du travail, mais vos connaissances du milieu professionnel demeurent réduites.

Vous avez plusieurs années d’expérience et souhaitez développer votre efficacité relationnelle et votre pouvoir de conviction.

Vous êtes professeur ou animateur et votre objectif est d’offrir à vos étudiants les atouts nécessaires à leur intégration dans l’entreprise.

Comment communiquer efficacement au sein d’un univers si complexe, se faire accepter par ses collègues ou ses collaborateurs ? Comment fixer un objectif de travail ? Comment exposer ses idées pour obtenir l’adhésion de ses partenaires ? …

Cet ouvrage vous aidera à mieux connaître votre entreprise, ses principaux acteurs, et bénéficier des opportunités qu’elle vous offre.

Mettre en valeur et exploiter vos qualités personnelles vous permettra de développer des relations harmonieuses et efficaces au travail.

Jean-Louis Galharret- Borde

L’auteur est est docteur ès lettres. Il est enseignant et consultant. Ses domaines d’intervention portent sur le management, l’expression écrite et orale, la vente-conseil, la créativité et l’insertion professionnelle. Il a mené de front ses activités de professeur et de formateur-conseil en entreprise. Amateur de rugby, il a aussi formé des sportifs professionnels à la communication.

Réussir son intégration professionnelle de Jean-Louis Galharret-Borde

date de sortie : 2 mars 2017

Editeur : Gereso

Isbn : 978-2-35953-454-1

Nombre de pages : 149

Une avalanche de conséquences d’Elizabeth George

Une avalanche de conséquences - Elizabeth George
Une avalanche de conséquences – Elizabeth George

Avis Une avalanche de conséquences d’Elizabeth George

J’attends toujours avec une grande impatience les romans d’Elizabeth George qui mettent en scène Linley et Havers. Mais elle a su jouer avec mes nerfs pendant les 170 premières pages. Pas l’ombre des deux de Scotland Yard. Toutefois, ces premières pages sont une véritable présentation de ce qui va suivre avec les personnages que le lecteur ne connaît pas et dont il a besoin pour savoir ce qui va se passer.

Le titre retrace bien ce qui va arriver à tous les personnages du roman. Ce mot conséquences est répété de nombreuses fois. Ils devront affronter les conséquences de leurs actes, de leurs pensées que ce soit au niveau relationnel ou professionnel. Je ne révèle rien pour que vous puissiez vous interroger pour connaître le dénouement de l’histoire.  Dénouement qui surprendra, comme toujours, avec Elizabeth George. Elle est une des reines du crime et surtout de l’étude psychologique de ses personnages. Je me suis attachée à India et Lily. Barbara et Linley, c’est acquis depuis longtemps.

Ensuite, nous avons cette mère omniprésente dans la vie de ses deux fils, dans leur vie de couple. Un personnage haut en couleurs, qui se mêle de tout, qui veut avoir prise sur tout. Elle cherche, elle cherche et elle trouve. Elle a une faculté à être aimée de tous jusqu’à ce qu’ils se rendent compte de sa véritable nature, mais ils lui trouvent toujours des circonstances atténuantes. Elle ne supporte pas les contrariétés. Caroline est prêt à faire du chantage. Pour une personne pour Barbara Havers, elle sait dès le départ que Caroline a tant à cacher.

Chez Elizabeth George, ce que j’aime c’est sa réelle documentation sur les maladies, sur les relations entre les être humains et cette faculté de conter les paysages, les endroits visités. Le lecteur a l’impression d’y être, de voyager dans ces fabuleux endroits dont certains semblent reculés. De plus, outre l’enquête, Elizabeth George s’attache aux faits de société, comme les abus envers les enfants qui ne peuvent pas se défendre, la perte d’un être cher qui se suicide et difficile à affronter, à surmonter, le sentiment de culpabilité envers la famille ou le couple. J’ai bien aimé ce petit chien, celui de Rory, destiné à être présent auprès d’elle et à lui faire du bien psychologiquement. C’est un chien thérapeutique. Pas comme le chat et son ronron qui détend. Arlo est là pour défendre sa maîtresse, être à l’écoute de ses sentiments et de ses peurs. Ce genre de pansement me parle beaucoup. Elizabeth George s’attache également aux couples et ils sont nombreux entre ceux qui se séparent, d’autres qui tentent de rester ensemble. Rien n’est facile.

Je remercie Les Presses de la Cité pour l’envoi.

Résumé Une avalanche de conséquences d’Elizabeth George

Il y a 39 mois plus tôt, Will vit à Londres avec Lily. Mais il ne se fait pas à cette vie. Il décide de retourner chez lui dans le Dorset et demande à Lily de l’accompagner. Elle refuse à cause de sa mère.

Quatre mois plus tard, Lily accepte de passer le week-end avec Will.

Barbara Havers, depuis ses frasques en Italie, essaie de se tenir bien à Scotland Yard. Une mutation dans le nord lui pend au nez. Mais elle n’est plus que l’ombre d’elle-même.

Une avalanche de conséquences d’Elizabeth George

date de sortie : 22 septembre 2016

Editeur : Presses de la Cité

Isbn : 978-2-258-11775-4

Nombre de pages : 613

Lux Tenebrae de Giacometti et Ravenne

Lux Tenebrae Giacometti et Ravenne
Lux Tenebrae Giacometti et Ravenne

Avis de Lux Tenebrae de Giacometti et Ravenne

Parmi les nombreuses enquêtes d’Antoine Marcas, celle-ci est, je pense, ma préférée. Pourtant, j’en ai déjà lu quelques unes. J’étais super contente de retrouver le fameux commissaire, vu que l’épisode précédent m’avait laissé un peu sur ma faim et qu’il constituait une de mes premières négatives sur les romans.

Ceci est donc la 7ème enquête. Le chiffre 7 est tout un symbole pour les auteurs.

Est-ce dû au fait qu’Antoine Marcas souffre, qu’il est pratiquement mort qui a fait que j’ai adoré ce roma ? Peut-être. Mais je savais qu’Antoine n’était pas mort vu que j’ai déjà lu Le règne des Illuminati. L’écriture des auteurs par rapport à ce qui arrive à Antoine est très fluide. On prend encore plus fait et cause pour lui. Et même s’il semble diminué, Antoine Marcas est toujours aussi fort, il ne se laisse pas faire. Je pense, aussi, qu’il y a le sujet de l’EMI, Expérience de Mort Imminente, qui y est pour beaucoup. J’ai déjà lu un livre sur ce sujet. Mais ce que j’ai aimé avec Giacometti et Ravenne est qu’il n’y a aucune dimension religieuse dans l’expérience vécue. Avec cette expérience, Marcas revoit défiler sa vie, celui qui compte le plus, soit son fils.Le lecteur sait dès le départ que Marcas va mourir mais comment. Ils savent nous emmener dans une histoire, deux puisque nous avons une dimension historique, qui sont liées. Antoine peut abuser de son pouvoir mais c’est pour aider ceux qui en ont le plus besoin. Il n’aime absolument pas ceux qui souffrent ou qui sont en butte avec les aigris ou ceux qui profitent de leur pouvoir. Par contre, il n’abuse pas de son pouvoir pour aider ses Frères. La loi est la loi.

Pour une fois, on en sait plus sur le frère Obèse, sur son travail, ses relations pas franchement amicales avec Antoine. D’ailleurs, il semble qu’il en profite un peu. Il n’hésite pas à le mettre dans des situations impossibles qui peuvent le servir à lui. Mais attention, la roue peut tourner.

Jacques Ravenne et Eric Giacometti savent doser leur machiavélisme pour faire peur. A ce jeu, ils sont très forts. Tout comme ces parties historiques relatées. Le lecteur a l’impression d’y être, de vivre les aventures des personnages. Le roman est très bien documenté, notamment sur le travail de l’embaumeur à la cour des Pharaons et ce que cela représente pour les Egyptiens. Nous suivons l’histoire d’Akhenaton, un pharaon et de son conseiller Eupalinos mais aussi celle du responsable de sa sécurité. Le pharaon est un Dieu vivant, il ne peut pas penser en humain. L’Eglise fait en sorte que son pouvoir ne soit jamais renié.

Résumé Lux Tenebrae de Giacometti et Ravenne

Marcas est dans le sud de la France. Il doit assister à une tenue en Avignon. Le lendemain, une perquisition est prévue.

En 1368 av JC, à Thebes, le pharaon donne un repas. Mais sa soeur est pratiquement assassinée sous ses yeux.

Lux Tenebrae de Giacometti et Ravenne

date de sortie : 24 août 2016

Editeur : Pocket

Isbn : 978-2-266-21171-0

Nombre de pages : 447

Chiens de sang de Karine Giébel

Chiens de sang de Karine Giébel
Chiens de sang de Karine Giébel

Avis de Chiens de sang de Karine Giébel

Avec Karine Giébel, le lecteur n’a guère de surprises concernant le final. Il sait dès le début le sort réservés aux personnages principaux. Dans ce roman, c’est le cas. Et même si à chaque roman, une partie de ce final change, je vais laisser passer un peu de temps pour me replonger dans un roman de l’auteur. Cela m’a empêché d’apprécier ce livre à sa juste valeur. Pourtant, nous avons de nombreux ingrédients. Toutefois, le lecteur doit faire attention à tout ce qui est écrit, chaque élément à son importante. Pour Diane, je me suis fait quand même avoir.

Je ne peux pas dire que l’auteur manque d’imagination, surtout dans le domaine de l’insoutenable. Une imagination couplée à une étude profonde de la société, à toutes ses dérives et à une analyse très poussée de ceux qui ont rencontré des problèmes dans leur vie ou la situation des migrants. Chez Karine Giébel, les dates et surtout les heures sont très importantes, notamment dans Chiens de sang car le lecteur suit au fil des pages les traques de Diane et de Rémy dans deux endroits différents mais qui pourraient pratiquement se ressembler. La première est en Lozère dans des forêts majestueuses, aux parcours difficiles avec des montées et des descentes. Rémy et ses quatre amis d’infortune sont, eux, dans un immense domaine fermé par de hauts murs, entre arbres et plans d’eau qui peuvent prendre leur importance. L’eau peut effacer les traces. Les arbres permettent de se cacher et d’écouter.

Ce qui peut différer entre Rémy et Diane et qu’à un moment donné, l’un capitule. Pourtant ils sont l’un et l’autre blessés. Mais Rémy a décidé que celui qui reste avec lui doit vivre, s’en sortir car il est le seul valide. Pourtant tous font preuve d’une immense force de caractère même s’ils ont été malmenés par la vie, même si les souvenirs sont plus que durs à supporter. Pendant de nombreuses heures, ils n’abandonnent pas même s’ils connaissent l’issue. L’adrénaline permet de vaincre la peur, la douleur. Elle donne un coup de fouet et elle constitue un dernier baroud d’honneur pour puiser dans ses dernières forces pour démontrer que ceux qui pistent ne s’en sortiront pas comme ça. Entre la peur, le mal, les souvenirs du passé, ils vivent et souffrent.

J’ai été un peu perdue avec les quatre chasseurs, les noms et leurs histoires. Comme dans toute traque, il y a un chef et ceux qui suivent. Le premier a pratiquement toujours le dessus sur les autres, même s’ils tentent de se rebeller. L’auteur nous décrit bien et a eu le temps de nous narrer l’histoire de chacun et les personnages sont nombreux. A chaque meurtre, c’est tout un défilé de phrases dure qui interrogent pour arriver au but ultime qui est de tuer.

Outre ces traques, Chiens de sang est un véritable roman de société. L’auteur aborde la politique du chiffre des services de police, les histoires familiales des migrants et de cette société de consommation qui en fait rêver plus d’un.

Résumé Chiens de sang Karine Giébel

Tout commence le 3 octobre. Diane est photographe et est partie dans les Cévennes pour travailler.

Rémy est SDF. Il n’a plus rien. Il voit un homme riche se faire agresser et lui porte secours. Cet homme lui propose un travail de jardinier dans son domaine.

Chiens de sang de Karine Giébel

date de sortie : 9 septembre 2010

Editeur : Pocket

Isbn : 978-2-266-20798-0

Nombre de pages : 283

Apocalypse de Giacometti et Ravenne

Apocalypse de Giacometti et Ravenne
Apocalypse de Giacometti et Ravenne

Avis sur Apocalypse de Giacometti et Ravenne

Depuis que j’ai commencé à lire les aventures du célèbre Antoine Marcas, c’est la première fois que je ne suis pas transportée par le roman et les aventures du commissaire. Il fallait bien un début à tout. Je l’ai trouvé moins entraînant que les précédents. J’aime bien quand la partie historique de l’histoire est suivie, qu’elle soit un roman dans le roman. Ici, nous traversons plusieurs périodes toutes en lien avec Judas et Marie Madeleine et un secret détenu par les Rois de France jusqu’à la mort de Louis XVI qui le transmet. J’ai dû aussi être influencée par des lectures précédentes sur l’abbé Saumière et Rennes le Château, même si je sais que toutes ne sont pas forcément la vérité. De plus, ici, le lecteur sait que c’est romancé. Cette critique ne met nullement en cause la qualité de la plume d’Eric Giacometti et Jacques Ravenne. L’histoire n’est pas assez mouvementée à mon goût.

Pour la partie historique, elle commence à Jérusalem avec Ponce Pilate à Jérusalem. Nous avons ensuite Jésus qui meurt sur la croix et qui charge Marie Madeleine d’une mission. Ensuite, ce sera Rouen et Jeanne d’Arc, la mort de Louis XVI et ce secret autour de Rennes Le Château et son prêtre. Nous passons également à Napoléon.

L’oeuvre de Poussin, les Bergers d’Arcadie est au centre de toutes les préoccupations. Les 17 janvier sont une date importante. Il revêt le sceau de l’Apocalypse.

Giacometti et Ravenne se chargent de nous raconter les dangers de ceux qui se prennent pour le Messie. Certains ne feraient pas de mal à une mouche mais d’autres, quelles que soient les religions, se sentent chargés d’une mission, bien souvent sanglante. D’ailleurs, pour cela, nous voyageons, de l’Inde, au Soudan, en passant par New York et Jérusalem et d’autres villes. En ligne de mire, ce genre de sectes qui veut régner sur le monde. Ici, elle se nomme les Judas Brothers dont le but est de retrouver ce fameux dessin, quitte à tuer.

Passons à Antoine Marcas qui a été nommé commissaire. Il est toujours aussi impatient et abuse de son autorité quand ça lui chante même s’il s’en mord les doigts. Cela a été difficile pour lui de se relever suite à la mort d’Aurélia. Mais ses frères et son fils l’ont aidé. Les relations avec ce dernier sont au beau fixe. Le lecteur sent tout l’amour qui existe entre deux. Mais Marcas sent qu’il vieillit et se sent moins séduisant. Un comble pour lui. L’aventure, d’ailleurs, le mettra en présence d’une ancienne compagne. Le but d’Antoine est de rendre ce fameux dessin de Poussin à une vieille dame qui a été spoliée par les Allemands. Mais cela ne se passe pas comme prévu. Il sera entraîné de nombreuses aventures et péripéties. Par rapport aux autres romans, sa vie est moins mise en danger. Les symboles sont très importants. Ici, faire attention à ce corbeau qui semble suivre Antoine partout.

Joli clin d’oeil à la Ligue Imaginaire et à son gang de Bagnolet Chattam-Thilliez.

Allez, je ne vais pas m’arrêter en si bon chemin. Même si mon temps de lecture sera moins long, je vais m’acheter l’opus suivant puisque le dernier m’attend bien sagement.

Résumé Apocalypse de Giacometti et Ravenne

A Bombay, en Inde, une rave party est organisée. Sept personnes ont été invitées. Elles sont toutes nées un 17 janvier et sont sous haute surveillance. Une jeune fille est reconnue et retenue prisonnière.

A Paris, un Canadien et un autre homme se sont donnés rendez-vous. Mais le Canadien, lors de son passage aux toilettes, est arrêté et remplacé par un autre homme pour cet échange.

Apocalypse de Giacometti et Ravenne

date de sortie : 10 juin 2010

Editeur : Pocket

Isbn : 978-2-266-23152-7

Nombre de pages : 469

Les morsures de l’ombre de Karine Giébel

Les morsures de l'ombre de Karine Giébel
Les morsures de l’ombre de Karine Giébel

Mon avis sur Les morsures de l’ombre de Karine Giébel

300 pages de pur bonheur pour un lecteur, soit un coup de coeur pour moi. Par contre, pas 300 pages de pur bonheur pour les protagonistes de l’histoire. Ceci est mon deuxième roman de Karine Giébel et je peux avouer que je suis vraiment accro à l’auteur, au style, à son imagination, à cet univers plus que noir qui plonge son lecteur dans l’horreur, l’indicible. Sans trop en dévoiler, j’ai été, encore une fois, scotchée par la fin. Je m’y attendais, certes, mais cela fait toujours son effet.

Benoit est marié, a un fils. Il est un bon flic mais par contre un incorrigible séducteur qui trompe sa femme. Ses relations ne durent jamais longtemps. Seront-elles sa perte ? En tous les cas, avec Lydia, il va vivre l’enfer du 14 décembre au 6 janvier. Il oscillera entre la colère, la rebellion. Il tentera de l’amadouer, de la séduire pour pouvoir au moins se laver, manger un tant soit peu. Mais très vite, son seul repère est le peu de soleil qu’il aperçoit et qui lui permet de comprendre qu’il a passé une journée. Mais sera-t-il vivant le jour suivant ? Les tortures s’enchaînent. Elles sont physiques et comment un tel homme peut-il autant supporter ? D’ailleurs, Lydia est un tant soit peu admirative. Elle souhaite sa mort car elle est sûre qu’il a assassiné sa soeur jumelle, il y a de nombreuses années. Lydia se révèle être un véritable bourreau. Elle est imprévisible, malade, seule. Intelligente, elle se révèle très dangereuse.

A côté de ces deux personnages, nous avons la femme de Benoit, Moretti le commissaire accro au jeu, la psy de Lydia. Djamila, collègue de Benoît est chargée de le retrouver. Un policier de Paris a été sommé de l’aider.

Karine Giébel sait très bien décrire cette violence mentale. Les phrases sont courtes, elles claquent. La pression monte en intensité très rapidement. La peur également. Le lecteur vit le calvaire de Benoît, son humiliation et sa lutte contre la folie. En peu de pages, Karine Giébel possède l’art et la manière de proposer de nombreux rebondissements. Il est clair que certains sont attendus mais ils n’arrivent pas au moment où le lecteur croit qu’ils apparaitront. Elle entre la vie de chacun de ses personnages. Ils ont tous des éléments à avouer. Mais seront-ils à cette enquête ? A vous de le découvrir en lisant ce fabuleux romans.

Résumé Les morsures de l’ombre de Karine Giébel

Benoît se retrouve enfermé dans une cave, suite à sa rencontre avec une très belle femme. Très vite, il se rend compte qu’il va souffrir, qu’il a affaire à une femme qui a de gros soucis psychologiques. Entre colère, tristesse, peur, il va devoir avouer la mort de la soeur Lydia.

Pendant ce temps, tous ses collègues sont mobilisés pour le retrouver et mettront à jour de nombreuses révélations.

Les morsures de l’ombre de Karine Giébel

date de sortie : 10 septembre 2009

Editeur : Pocket

Isbn : 978-2-266-18136-5

Nombre de pages : 300

Wonder Mum 3 Changement de cape de Serena Giuliano Laktaf

Wonder Mum 3 Changement de cape de Serena Giuliano Laktaf
Wonder Mum 3 Changement de cape de Serena Giuliano Laktaf

Mon avis Wonder Mum 3 Changement de cape de Serena Giuliano Laktaf

Je ne vis pas dans une grotte, je suis très souvent connectée à Internet mais je ne connaissais absolument pas Serena Guiliano Laktaf, bloggeuse mais aussi écrivain. Avec ce troisième opus, proposé et offert par les Editions Baudelaire que je remercie, c’est maintenant chose faite. Et je me suis régalée. J’ai adoré la plume de Serena qui ne se prend pas au sérieux, qui fait passer de nombreux messages sans avoir l’air d’y toucher.

Avec Serena, nous assistons au quotidien d’une maman qui travaille, qui oeuvre pour le partage des taches et qui nous raconte des tranches de vie. Ces tranches de vie sont des repas en famille, les fameuses belles-mères et les échanges avec l’homme du foyer. Ce sont également des échanges avec les enfants. Certains mots sont accentués pour bien montrer ce que toute femme vit au quotidien. Elle s’adresse à son lecteur, lui donner des conseils et le prend à témoin. Tout est fait sur le ton de l’humour. Serena est notre bonne copine. Mais attention, si ce livre est drôle quelques passages sont tout de même très émouvants. Serena souhaite, comme nous toutes, un monde meilleur. La femme, les femmes et les filles doivent avoir accès à tout et ainsi le monde en sera meilleur.

Wonder Mum m’a vidé la tête. J’ai souri, je me suis reconnu dans certains passages. Je suis maman, maman d’une grande fille, certes, mais elle sait qu’elle me trouvera toujours à ses côtés. Car qu’il soit petit, ado ou adulte, un enfant reste notre enfant et ce pour la vie. Les illustrations sont d’Isabelle Le Duc.

Wonder Mum 3 Changement de cape de Serena Giuliano Laktaf, présentation de l’éditeur

Avec un humour décapant, un ton qui n’appartient qu’à elle, et une bonne dose de second degré, Wonder Mum avait déjà dépoussiéré le concept de parentalité, puis celui d’amitié dans son deuxième livre. « Changement de cape » cette fois-ci… Car finalement, que l’on soit mère, amie, chef d’entreprise, femme au foyer… ou tout ça à la fois, nous sommes surtout des femmes. Et des femmes avec beaucoup d’humour, il faut le dire. Alors fi des clivages et des castes, c’est aujourd’hui à toutes les femmes que Serena s’adresse. Dans un troisième opus tout à la fois tordant et mordant, elle combat bon nombre de clichés à l’aide de son super pouvoir humoristique, et part en guerre contre les idées reçues vêtue de sa plus belle cape.
Âmes sensibles, s’abstenir !

Tu travailles de chez toi du coup c’est cool tu peux gérer les enfants le midi ? Non ?

Tu bosses à côté de l’aéroport du coup c’est cool tu peux faire hôtesse de l’air à ta pause dej, non ?

Arrivée en France il y a vingt ans, les deux premiers mots qu’elle a su lire étaient : dictionnaire et coccinelle.
Elle est amoureuse de littérature, des chansons des années 80, de sa famille, de Friends, de ses amies, de chaussures et de bon vin.
On dit d’elle qu’elle est capable de faire rire ou pleurer, de manger des Schoko-bons avec des chips, de chanter en « Jean-Michel À-peu-près » en soutenant que « si si, c’est les bonnes paroles ».
Blogueuse, râleuse et chaleureuse, Serena partage des morceaux de vie sur sa page Facebook et dans son premier livre, ses lectrices peuvent ainsi témoigner de sa folie douce… ou de sa douce folie.

Wonder Mum 3 Changement de cape de Serena Giuliano Laktaf

date de sortie : 2016

Editeur : Editions Baudelaire

Isbn : 978-10-203-0967-9

Nombre de pages : 100

La croix des Assassins d’Eric Giacometti et Jacques Ravenne

La croix des Assassins de Giacometti et Ravenne
La croix des Assassins de Giacometti et Ravenne

Mon avis sur La croix des Assassins d’Eric Giacometti et Jacques Ravenne

Ma mission est la suivante et je l’accepte bien volontiers. Finir toute la série des Antoine Marcas, j’avance, j’avance et me plonger dans la dernière qui m’attend bien sagement chez moi, L’Empire du Graal. Mais ce n’est pas tout, chroniquons sur La croix des Assassins. Depuis le début où j’ai découvert les aventures d’Antoine, je ne me lasse pas. Je lis toujours avec plaisir les romans de ces deux auteurs qui mêlent des parties historiques, forcément bien documentées et l’enquête d’Antoine. C’est la première fois que je vois autant le lien entre les deux parties qui sont vraiment liées à la lecture des chapitres qui se suivent.

Les auteurs ne laissent pas le lecteur s’endormir sur ses lauriers même si le rythme de ce roman n’est pas forcément enlevé. Une petite phrase, un mot et hop, le tour est joué. Le lecteur avance pour connaître la suite forcément. Que d’aventures encore pour Antoine dans ce roman ! Et il n’ira pas aux Etats-Unis mais au Brésil pour les besoins de ses enquêtes, celle commandée par la Franc-Maçonnerie et celle commandée par le Ministère de l’Intérieur. Les deux lient le même homme, la même organisation. Si dans la partie actuelle, nous voyageons, dans la partie historique également avec l’Histoire des Templiers, des Assassins. Les auteurs ont un sens du détail historique, descriptif très impressionnant. J’affectionne de plus en plus ce type d’ouvrages. De plus, j’apprécie également les différentes notes en fin de roman. Malheureusement, je n’ai pas le temps de trop m’y pencher en ce moment, puisqu’elles renvoient à des sites, mais elles sont notées dans un coin de ma tête pour plus tard. De plus, comme je garde le roman, cela me sera facile d’y revenir. Si je ne me trompe pas, nous avons quelques allusions à la Société Générale et son trader.

Dans La Croix des Assassins, nous en apprenons peu sur l’univers de la Franc-Maçonnerie, sauf sur la loge P2. A moins que mes différentes lectures à ce sujet ont fait de moi une personne qui en sait plus maintenant. C’est peut-être possible. En tous les cas, Antoine possède une sacrée santé. Malgré tout ce qui peut lui arriver, il n’en ressort pas forcément indemne, mais il est toujours prêt à aller de l’avant, dans une quête pour la vérité. Il reste égal à lui-même. Il ne s’embarrasse pas de faux semblants même s’il doit jouer le jeu pour prêcher le vrai. Bien entendu, une femme sera toujours là, une femme qu’il tentera de protéger, avec laquelle il nouera une relation, certes éphémère. Antoine est un véritable séducteur. D’ailleurs, il change de physionomie ici. Pour séduire ? Pour tenter de se sentir moins vieux ? En filigrane, toujours son ado de fils. Il semble qu’il ne doit pas rester un vieux crouton pour avoir des relations père-fils ou encore pour tenter de comprendre ce jeune garçon.

Je ne vais rien vous dévoiler des histoires, des intrigues, il y aurait tellement à raconter. Un thriller bien mené avec son lot de violence, de morts brutales, de gens qui essaient de prendre le pouvoir par tous les moyens?

Résumé de La Croix des Assassins de Giacometti et Jacques Ravenne

Les Templiers doivent faire face aux attaques des Infidèles qui tentent de prendre le bastion. Les attaques sont sanglantes. Le Grand Maître est pratiquement mort. Deux de ses fidèles décident de lui offrir la sépulture à laquelle il a droit. Mais les batailles font rage, tout comme les guerres intestines à l’intérieur des Templiers.

De son côté, à Paris, Antoine Marcas s’est remis de son aventure américaine. Lors d’une réunion à la F-M, il est chargé d’enquêter sur un des membres qui aurait ouvert une loge parallèle.

La croix des Assassins d’Eric Giacometti et Jacques Ravenne

date de sortie : 11 juin 2009

Editeur : Pocket

Isbn : 9782266185448

Nombre de pages : 624