Le septième templier d’Eric Giacometti et Jacques Ravenne

Le septième templier de Giacometti et Ravenne

Le septième templier de Giacometti et Ravenne

Résumé Le septième templier d’Eric Giacometti et Jacques Ravenne

Deux hommes qui attendent un message sur un téléphone. L’un fait face à un joueur d’échec, l’autre à un ancien professeur alcoolique.

Antoine Marcas est au mieux de sa forme. Il a été invité par un ami, franc-maçon, en République Tchèque. Suite à un coup de téléphone, il doit rentrer sur Paris.

Avis Le septième templier d’Eric Giacometti et Jacques Ravenne

Tout commence par le meurtre d’un homme d’église qui appelle Antoine Marcas alors que celui-ci est invité par un de ses amis franc-maçons. Antoine revient très vite à Paris. De suite, il se trouve embarqué dans une histoire qu’il comprend peu car une femme et deux hommes l’enlèvent. A un moment, il retrouve le frère obèse qui souhaite tout connaître de cette histoire car le mort, franc-maçon également, était un ami personnel du frère obèse.

Dans cet opus, Le septième templier, j’ai l’impression qu’Antoine Marcas est beaucoup moins présent, moins présent pour mener une enquête. Les auteurs, qui ont basé leurs histoires de leur enquêteur préféré avec une partie historique et une partie actuelle, nous emmènent dans l’histoire des Templiers et ce fameux trésor qu’ils détiendraient et que tout le monde souhaiterait récupérer. Un roi, deux papes et toute une traque contre ces gens jugés hérétiques, qui vont subir le pire, qui vont tenter de s’exiler pour conserver une fortune qui aide bien les Rois de France. En ce temps là, le royaume n’a plus de finances, le roi est malade. La vengeance sera longue mais terrible contre ce roi et ce pape. De nos jours aussi, ce petit état qu’est le Vatican cherche encore et toujours à avoir encore plus d’argent, à percer des secrets, à régner sur le monde avec leurs nombreux fidèles. Et tout est bon pour y parvenir, comme embaucher des tueurs, imaginer des scénarii rocambolesques. Les chevaliers du Temple ont été trahis, assassinés. Ceux qui s’en disent héritiers ne suivent pas souvent les traces de leurs aînés.

Outre cette partie historique, la vie de nos jours avec des éléments de l’actualité, les auteurs nous font voyager dans de nombreux pays et nous dévoilent des pans architecturaux de nombreux monuments. Tout est détaillé pour nous permettre de nous plonger dans ces villes, ces rues, qui cachent des trésors. La technologie est également bien là avec ces implants insérés et enlevés dans le crâne de certaines personnes.

Je pense que ma critique est assez décousue et qu’elle ne donne pas trop envie de se plonger dans Le septième templier. Pour moi, le rythme n’était pas assez enlevé. J’ai eu du mal également avec ces nombreux personnages sur la partie historique. De plus, j’ai lu cette aventure de Marcas peu de temps après le premier tome de la nouvelle série des auteurs, Le Triomphe des ténèbres. J’avais été déstabilisée, au départ, par cette lecture. L’inverse est vrai. Quoi qu’il en soit, il faut que je finisse toutes les aventures qui me restent, 3 ou 4, il me semble car je n’abandonnerai pas Antoine comme ça.

Le septième templier d’Eric Giacometti et Jacques Ravenne

Date de sortie : 14 juin 2012

Editeur : Pocket

Nombre de pages : 590

ISBN : 978-2-266-22902-9

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Toutes blessent la dernière tue de Karine Giebel

Toutes blessent la dernière tue Karine Giebel

Toutes blessent la dernière tue Karine Giebel

Résumé Toutes blessent la dernière tue de Karine Giebel

Tama vit à Paris dans une belle maison. Elle a neuf ans. Elle est marocaine. Mais Tama est une esclave. Elle n’a pas le droit de sortir ni de donner son véritable prénom.

Gabriel a décidé de s’isoler dans le Sud pour tenter d’oublier. Il n’éprouve pratiquement plus rien.

Avis Toutes blessent la dernière tue de Karine Giebel

J’avais laissé passer un petit moment avant de me replonger dans un roman de Karine Giebel. Pourquoi ? Car, malgré la finesse d’écriture, les thèmes abordés, la construction est toujours la même, et le lecteur sait, à peu près, ce qui va arriver aux personnages principaux. Mais dès que je me suis plongée dans ce roman, le dernier de l’auteur, j’ai avalé les pages. Une véritable addiction ! Un des meilleurs de Karine Giebel même si je n’en ai que quatre à mon actif. Même si pour supplanter le premier lu, Meurtres pour rédemption qui était lui aussi un gros pavé, cela allait être assez difficile mais pas compliqué. Bref, voici ma petite introduction qui ne serait pas complète avec mon analyse du titre. J’étais partie sur carrément autre chose. Plusieurs femmes qui blessent et la dernière qui tue. Sauf que très vite, j’ai compris et j’espère que je ne me suis pas trompée. Mais je ne vais pas la dévoiler pour vous laisser vous faire votre avis. Cela va être assez compliqué d’écrire une critique car il y a tellement à dire sur ce magnifique roman.

Nous avons la petite Tama, enfin ce n’est pas son vrai nom et son prénom, elle ne doit jamais le prononcer, elle doit jusqu’à l’oublier mais il est sa véritable identité. Tama arrive à huit ans en France. Son père et elle croient qu’elle va aller à l’école. Sauf que Tama se retrouve être une esclave, pendant des années, dans une famille. Avec tout cela comporte comme souffrances psychologique et physique. Tama va passer par tous les états mais la petite fille est une battante. Colère, déni, envie de mourir, de tuer et bien plus encore. Blessée dans son corps, dans sa chair, elle ne peut rien faire car elle n’est rien. Elle n’a pas de papiers. Tout est fait pour qu’elle ne s’enfuie pas. Elle va toutefois arriver, avec une énorme force de caractère, à s’instruire par elle-même. Ce roman c’est huit ans de la vie de Tama, huit ans que personne ne pourrait supporter. Dans cet enfer, il y aura quelques personnes qui vont tenter de l’aider à un un moment ou un autre. Ils lui donneront la force de continuer à vivre même si elle souhaite rejoindre sa maman décédée, mais aussi l’amour pour un homme, certes violent. Karine Giebel nous démontre, avec force, le quotidien  de ces petites filles devenues adolescentes et puis femmes.  Ah oui, franchement, j’ai eu envie de les tuer ces femmes, ces hommes. Que font tous nos politiques en ce qui concerne cet esclavagisme que subissent ces enfants, même si une loi a été votée ? C’est une réalité qui est toujours bien présente en France. C’est une perte d’identité, une perte de soi, de sa condition d’humain. Très vite, ces enfants savent mais ils s’accrochent à une toute petite lueur d’espoir ou comme toute victime se demandent ce qu’ils ont pu faire pour mériter autant. Surtout qu’il y a ceux qui restent au pays, les parents à qui on raconte des mensonges. L’esclavagisme est donc un trafic organisé par des compatriotes qui vivent en France, qui s’enrichissent sur le dos de plus faibles.

De l’autre côté, il y a Gabriel qui vit reclus. On sait très vite ce qu’il fait. Toujours dans sa tête Lana. Mais qui est Lana ? Qu’a-t-il vécu d’aussi terrible ? On le découvrira au fil des pages. Il voit arriver chez lui une jeune fille qui tente de le tuer. Il ne veut pas la laisser vivre mais il repousse continuellement l’échéance. Cette jeune fille ne sait plus qui elle est mais il se rend compte qu’elle a beaucoup souffert, son corps en est la preuve. Dès qu’elle se réveille, elle va tenter de pousser Gabriel dans ses retranchements mais aussi s’évader. Qui est cette jeune fille ? De ce côté-là, je me suis trompée en long, en large et en travers. Ça, c’est dû au talent démoniaque de l’auteur.

Les chapitres de Karine Giebel ne s’embarrassent pas de fioritures. Ils sont très courts, forts, violents. Certaines personnes doivent avoir le coeur bien accroché et surtout ne pas vivre dans le déni de notre société française. Qui est le plus à plaindre ? Ces enfants esclaves, car l’esclavage moderne existe, ou ceux qui tentent de se venger du mal fait à un proche. La vengeance peut également tuer car personne ne trouve la paix. Je me suis attachée à quatre personnages de ce roman. Ce roman est hautement addictif. Karine Giebel sait jouer avec nos nerfs lors de ses révélations et le lecteur attend toujours ce prénom qui est long à venir. Le prologue fait déjà monter les larmes au yeux. Plus de 700 pages en trois jours. Je ne sais pas si c’est un record pour moi. Mais il a été lu pendant mes trois derniers jours de vacances. Et je ne suis pas sortie indemne de ma lecture

Toutes blessent la dernière tue de Karine Giebel

Date de sortie : 29 mars 2018

Editeur : Belfond

Nombre de pages : 736

ISBN : 978-2-7144-7950-1

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Le triomphe des ténèbres de Giacometti et Ravenne

Le triomphe des ténèbres Giacometti et Ravenne

Le triomphe des ténèbres Giacometti et Ravenne

Résumé Le triomphe de ténèbres de Giacometti et Ravenne

En 1938, Neuman est prêt à partir rejoindre sa femme en Angleterre. Il attend un visiteur. Mais ce sont les Allemands qui arrivent. Allemands qui cherchent un livre du Moyen-Age.

Quelques mois plus tard, au Tibet, Weistort est à la recherche de la Swastika.

Avis Le triomphe de ténèbres de Giacometti et Ravenne

Quant Eric Giacometti et Jacques Ravenne te bousculent, cela donne le premier tome de la trilogie, Le cycle du Soleil Noir, soit Le Triomphe des Ténèbres. Bousculée, je l’ai été. J’ai eu du mal à me plonger dans ce roman. Pourquoi ? Parce que j’ai été habituée aux enquêtes d’Antoine Marcas, le personnage récurrent, dont il me reste quelques enquêtes à lire. Bousculée parce que j’ai eu l’habitude que les deux auteurs mêlent passé et présent. Mais dans Le Triomphe des Ténèbres, ce n’est qu’un passé proche. La guerre menée par les Allemands, les SS. Je croyais ne rien avoir à apprendre à ce sujet, suite à deux documents lus il y a peu. Mais là, les auteurs se sont appuyés sur des documents trouvés et qui démontrent que certains dirigeants Allemands étaient obnubilés par l’ésotérisme, le pouvoir que cela pouvait leur amener au niveau mondial. Donc, après avoir été bousculée, avoir mis du temps à me plonger dans ce roman, j’ai été, encore une fois, scotchée par l’histoire avec un petit h et un grand H, racontée par les auteurs. Entre vérités et imagination, le lecteur ne sait pas trop où il se trouve. Cela va être dur d’attendre un peu plus de six mois pour lire le second opus.

Entre roman et document, surtout pour le début, tout se passe pendant la Seconde Guerre Mondiale. L’Allemagne est déjà bien installée en Europe. Elle a commencé ses exterminations. Les débuts du nazisme sont relatés tout comme sur quoi se sont appuyés les dirigeants nazis et notamment Hitler. Cela fait froid dans le dos. Mais rien ne peut nous étonner de ces personnes là qui vont détourner, à leur profit, ce qui est, au départ, censé faire le bien. Eric Giacometti et Jacques Ravenne ont posé les fondations de leur trilogie. Entre ésotérisme, magie, astrologie, certains dirigeants nazis vont piller des trésors et des trésors, que ce soit des livres, des tableaux, … et tout cela pour devenir les maîtres du monde. Bien entendu, nous avons les relations internationales entre l’Allemagne et d’autres pays, notamment l’Espagne et l’Angleterre. La fuite de nombreux Espagnols face à Franco. Ils n’ont pas trouvé mieux en France mais ont rejoint le maquis. Le personnage de Churchill est fidèle à lui-même. Pragmatique, dans ce roman, il devra tout de même réviser un tant soit peu ses croyances face aux éléments qui lui seront présentés.

Ce roman est riche d’une belle palette de personnages. Outre les noms récurrents de l’histoire du nazisme que tout un chacun connait, avec leurs caractères bien trempés, leurs luttes intestines pour être bien vus d’Hitler, dans ce roman, nous avons quatre personnages principaux. En effet, Laure Destillac arrive assez loin dans le roman. Ce qui est normal puisque le château de Montségur appartient à ses ancêtres et qu’il est le théâtre de recherches de la part des nazis. Weistort, le nazi à la tête d’un département allemand, débute ce roman. Profondément inhumain, il a des idées bien ancrées, il n’hésite pas à recourir à cette violence qui fait froid dans le dos pour retrouver ces fameuses Swastika, au nombre de quatre, qui vont asseoir le pouvoir nazi. Enfin, c’est ce qu’ils pensent tous. Ensuite, il y a Tristan, un Français, que l’on découvre en Espagne. Lui ne saura jamais s’il va être tué ou sauvé par les Espagnols, les nazis. Fort, certes, on apprendra bien évidemment son rôle dans cette fameuse quête. Mais Tristan est un homme, un homme qui a besoin d’une femme, qui peut tomber amoureux. Ce sera Laure ou peut-être Erika, cette archéologue allemande. Cette dernière semble ne pas accepter tout ce qui se passe dans son pays. Elle a déjà connu la violence avec son père. Elle a appris à ne pas montrer ses émotions. Femme instruite dans un pays où la femme est cantonnée à un rôle de mère, de femme au foyer, elle doit tout de même faire face à ces hommes au pouvoir immense.

Bien entendu, tous les fans de Marcas ont attendu de savoir si leurs deux auteurs favoris vont oublier ou pas Marcas. A vous de lire ce roman. Pour ma part, ils m’ont pris par surprise, je dois bien le dire.

J’ai un petit regret en ce qui concerne ce roman. Et ce regret arrive de plus en plus souvent. Fautes d’impression ou de relectures, j’ai trouvé trois ou quatre coquilles situées vers la fin du roman, comme s’il fallait se dépêcher à clôturer un roman. Cela me donne un sentiment de travail bâclé. Je suis désolée de l’écrire mais cela arrive pratiquement à chaque fois maintenant dans les romans que je peux lire. Bref, malgré cela, j’ai aussi envie d’écrire merci à Jacques Ravenne et Eric Giacometti pour nous avoir fait partager un moment intime, le mariage de Jacques Ravenne. C’était vraiment sympa de voir de si belles photos et autant de bonheur. Sur ce, il me tarde de lire la suite car là je ne suis pas en retard et je me plonge dès que possible dans une aventure d’Antoine car, là, franchement, j’ai du retard à combler.

Le triomphe des ténèbres de Giacometti et Ravenne

Date de sortie : 4 avril 2018

Nb pages : 476 pages

Editeur : JC Lattes

ISBN : 978-2-7096-5608-5

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Une seconde de trop de Linda Green

Une seconde de trop de Linda Green

Une seconde de trop de Linda Green

Résumé Une seconde de trop de Linda Green

Lisa passe l’après-midi avec sa fille au parc. Elle veut la voir monter au toboggan et jouer à cache cache avec elle.

Mais Ella disparaît. Lisa devient vite inquiète car cela ne ressemble pas à sa fille de ne pas revenir au bout d’un certain temps.

Avis Une seconde de trop de Linda Green

Dès le départ, le lecteur sait qui a enlevé Ella. Mais la question est de savoir pourquoi. Et cela, nous le saurons vers la fin.

L’histoire est donc construite autour de Lisa, la mère d’Ella, de Muriel et quelques chapitres consacrés à Matthew, le fils de Muriel. En premier lieu, la maman, Lisa, qui est mère de trois enfants. Deux filles, dont une jeune adulte, qu’elle a eu très jeune, un fils et une fille, eus avec Alex. La famille est très unie même s’ils ne roulent pas sur l’or. Lisa est une femme active, qui ne peut pas assister à tous les événements de ses enfants. Pourquoi est-elle autant fâchée avec sa fille Chloé. Lors d’un moment d’inattention, Une seconde de trop, sa fille va disparaître. Tout le long de ce roman, elle sent au plus profond d’elle que sa fille est vivante. Je pense que cela lui permet de ne pas s’effondrer. Elle doit jongler avec toute sa famille, être aussi un support pour son mari, et inversement, et surtout que son fils puisse continuer à vivre. Lorsque Chloe reviendra, la situation sera tout de même tendue entre la mère et la fille. L’auteur détaille très bien les sentiments des uns et des autres, leurs angoisses, les bêtises faites. On sent de toutes façons, très bien, tout l’amour qui est porté à cette petite fille. Malgré tout, même si les personnages m’ont plu car tous amplement différents et bien qu’ils soient très unis, je n’ai pas éprouvé de coup de coeur pour eux.

Muriel est professeur de musique à domicile. Elle semble être une femme avec des idées vraiment préconçues sur l’éducation des enfants. De toutes façons, tout ce que font les autres parents, c’est mal. Ils donnent trop de liberté, ils écoutent trop les enfants… Elle est psychorigide. C’est pour cela qu’elle veut garder cette petite fille et l’éduquer. Muriel passe par des phases où elle prend cette petite fille pour son fils. Cette femme est malade psychologiquement. Elle a toujours pensé que son fils était le meilleur, elle l’a fait dépendre d’elle. Elle ne l’a pas laissé grandir. Elle va distiller, petit à petit, dans l’esprit de cette petite fille, que sa mère est une femme mauvaise qui ne sait pas l’élever. Ce personnage est vraiment bien construit. L’auteur ne laisse rien au hasard et avance petit à petit dans les découvertes faites sur ce personnage et ce qui lui est arrivé. Mais, malgré les révélations, Muriel est une femme profondément antipathique. Pourquoi d’ailleurs a-t-elle enlevé Ella ? A cause des prétendues négligences vues ?

Quant aux chapitres consacrés à Matthew, le jeune garçon relate sa vie avec sa mère dès que le père est parti. Il va nous faire connaître Muriel de son point de vue et comment il a tout fait pour qu’elle ne lui en veuille jamais. Mais il arrive que certains événements anéantissent tout surtout lorsque l’on est amoureux.

Et Ella dans tout ça ? La petite fille respire la joie de vivre. Elle a vite reconnu celle qui l’a enlevée. Ella pleure, elle est triste et veut vite retrouver ses parents. Elle subit son sort. Heureusement qu’il y a le chat. Ella veut vite retrouver toute sa famille et surtout aller à la grande école. Un coup de coeur pour cette jolie gamine qui, j’espère, ne gardera pas de traumatismes sur ce qui lui est arrivé et des mensonges qu’elle a entendus.

Je ne repars pas de ma lecture avec un véritable coup de coeur même si le roman, très bien construit, est prenant. Je ne pensais pas que les révélations allaient m’amener jusque là. L’auteur est assez forte et même très forte. En effet, à force, elle est arrivée à me faire douter de la mère d’Ella. Cela venait, cela repartait. J’en ai lu des histoires d’enlèvements d’enfants. J’ai peur, à chaque fois, de retrouver une même matrice quant aux déroulés des faits et des réactions des uns et des autres. Là, il n’y a aucun souci. Jusqu’à la fin, je n’ai pas su où elle allait m’entraîner. Les quelques lignes du début sont assez dures à lire. Elles mettent dans l’ambiance et peuvent faire monter les larmes aux yeux. Mais à qui s’adressent-elles ?

Je remercie Netgalley et les Editions Préludes pour cette sélection.

Une seconde de trop de Linda Green

Date de sortie : 23 mai 2018

Nb pages : 448

Editeur : Préludes

ISBN : 9782253905073

Argent sale, A qui profite le crime ? de Carole Gomez et Sylvie Matelly

Argent sale, à qui profite le Crime de Sylvie Matelly et Carole Gomez

Argent sale, à qui profite le Crime de Sylvie Matelly et Carole Gomez

Nouveauté à paraître, chez Eyrolles, Argent sale, A qui profite le crime ? de Carole Gomez et Sylvie Matelly.

Economie, Droit, tout est bon pour s’instruire et échanger en famille.

Argent sale, A qui profite le crime ? de Carole Gomez et Sylvie Matelly

Présentation éditeur :

De quoi l’argent sale est-il le nom ? Pourquoi l’argent sale est-il un enjeu si important ? Comment peut-on lutter ? Pourquoi la question de l’argent sale n’est pas réglée ? Didactique et vivant, cet essai s’appuie sur des exemples historiques et actuels pour éclairer ce sujet tabou pourtant omniprésent et de plus en plus pesant dans nos sociétés européennes. Il en décrypte les mécanismes tout en révélant ce qui en fait une dimension incontournable de l’économie mondiale.

Les auteurs :

Sylvie Matelly est économiste, directrice adjointe de l’Iris.

Carole Gomez est juriste de formation, chercheuse à l’Iris, chargée des questions liées à la géopolitique du sport.

Argent sale, A qui profite le crime ? de Carole Gomez et Sylvie Matelly

Date de sortie : 15 février 2018

Editeur : Eyrolles

ISBN : 978-2212568417

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The Edge of Nowhere 4 Les lumières de l’île d’Elizabeth George

The Edge of nowhere Les Lumières de l'île Elizabeth George

The Edge of nowhere Les Lumières de l’île Elizabeth George

Avis The Edge of Nowhere 4 Les lumières de l’île d’Elizabeth George

Je pensais que ce tome, soit le quatrième, serait le dernier de la série The Edge of Nowhere. Il me tardait d’avoir le fin mot de l’histoire. Mais non, Elizabeth George sait faire durer le suspense, et toujours avec un talent indéniable, avec ces héros récurrents. Ici, c’est Becca qui vit sur cette île depuis près de deux ans. Mais avant de dénouer la situation pour elle, Becca dénoue les situations pour les autres, ceux qu’elle a appris à connaître et surtout à apprécier depuis qu’elle est là. Ses amis et son amoureux. Même si la situation n’est pas facile pour lui puisque Becca lui cache le principal. Mais un élément perturbateur va se mettre en route. Cela ne sera pas le dénouement pour ce quatrième tome, peut-être le prochain ? J’ai eu un peu de mal à me replonger dans le roman et à me rappeler ce qui s’est passé dans le précédent. Mais cela a été très vite balayé à cause de nombreux rappels.

Becca est en danger. L’étau se resserre. Malgré ses efforts pour passer inaperçue, les adultes sont plus forts qu’elle. Elle devra s’allier à une personne pour retrouver sa mère. Ses recherches ne donnent rien, malheureusement. Retrouver sa mère, cela signifie dire toute la vérité et les réhabiliter toutes les deux. Malgré tout, pourra-t-elle faire confiance à cette personne ? J’espère qu’on le saura dans le prochain opus. Toutefois, elle ne sera pas seule. Des adultes bienveillants, qu’elle connaît depuis quelques mois maintenant, veilleront sur elle. Il faudra juste qu’elle se confie à eux. Elle aura aussi grandi. Ses pouvoirs se seront affirmés en quelques semaines, à force de travail. Le décor est toujours aussi grandiose, les personnages toujours aussi sympathiques, surtout ces deux femmes qui ont pris Becca sous leur aile, qui l’aident

Seth ne fait-il pas une erreur avec Prynne ? Malgré tout l’amour qu’il lui porte, est-il vraiment réciproque ? On le sait, la drogue fait faire et dire des choses sur le moment. Et elle ne sont pas forcément suivies d’effets sur le long terme. Prynne en est la preuve vivante avec sa famille. D’ailleurs, Becca qui trouve ce que cache Prynne a des réserves quant à la jeune fille. Elizabeth George assume un roman sur la quête d’identité, sur la sexualité. Elle mêle ces jeunes gens qui ne savent pas forcément qui ils sont. Ils peuvent avoir des préjugés, dus à leur famille. Mais ils doivent chercher par eux-mêmes ce qui leur convient. Même si ce n’est pas au goût de la famille, surtout lorsque la religion et ses fanatiques s’en mêlent. Elizabeth George aborde également le thème de la maladie, de la vieillesse et des guerres qui peuvent exister au sein d’une famille.

Maintenant, c’est parti pour attendre un cinquième opus qui je l’espère sera excellent. Je remercie les Editions Presses de la Cité qui me permettent de lire un de mes auteurs favoris. En tous les cas, je conseille de lire les tomes les uns après les autres car le lecteur peut être perdu. Lorsque la série sera entièrement finie, je me replongerai, avec délices, dans tous les romans, mais je ne laisserai pas passer de temps entre chacun. Elizabeth George sait concilier, pour ces romans, en partie, destinés aux adolescents, tout ce qui peut se passer dans leur tête. La quête de l’amitié, l’amour, les relations humaines ne sont pas forcément faciles. Surtout sur cette île qui est quand même facile d’accès puisque reliée au continent. Et ce n’est pas parce que c’est une île, qu’elle est protégée de tout ce qu’un être humain peut trouver pour assouvir ses addictions. Elizabeth George continue à aborder le thème de l’adoption, de ces enfants qui ont été séparés. Cela crée un sentiment de culpabilité pour l’aîné qui n’ose pas tout dire. Le destin s’en mêle et heureusement que les adultes ont de bonnes réactions.

Résumé The Edge of Nowhere 4 Les lumières de l’île d’Elizabeth George

Le grand père de Seth a eu une attaque. Il est paralysé d’un côté et parle peu. Son fils et sa fille ne sont pas d’accord quant aux suites à donner.

Derric a retrouvé sa soeur mais elle est tombée amoureuse de lui. Becca le pousse à dire la vérité.

The Edge of Nowhere 4 Les lumières de l’île d’Elizabeth George

Date de sortie : 5 octobre 2017

Nb pages : 352

Editeur : Presses de la Cité

ISBN : 978-2-258-09010-1

Le secret des orphelins d’Elly Griffiths

Le secret des orphelins d'Elly Griffiths

Le secret des orphelins d’Elly Griffiths

Avis Le secret des orphelins d’Elly Griffiths

C’est avec un très grand plaisir que j’ai retrouvé les personnages de la première aventure signée Elly Griffiths. Quelques mois ont passé, les uns et les autres ont continué leur vie, même s’ils sont restés amis. Mais Ruth se rend compte qu’elle est enceinte et elle veut cacher, le plus longtemps possible, son état. Elle sait qui est le père et elle ne veut pas briser la famille qu’il forme avec sa femme et ses enfants. Surtout qu’il n’y a eu qu’une seule nuit. Quant à Harry, il se rend très vite compte de l’état de Ruth. Il ne joue pas l’autruche mais s’interroge. Sa réaction, à l’annonce, est prévisible. Mais, il est ami avec Ruth. Il a besoin d’elle pour ses enquêtes, surtout de son professionnalisme.

Dans ce roman, on retrouve des personnages du premier qui ont tous leur grain de folie. Mais ils jouent un rôle très important, surtout pour aider Ruth qui est encore aux prises avec un tueur. La grossesse va ajouter une autre dimension puisqu’elle va vouloir sauver son bébé.

Cette deuxième aventure est réussie et chapeau à l’auteur, car ce n’est pas souvent le cas. Elle mêle toujours ses dimensions archéologiques ce qui permet au lecteur d’en apprendre toujours plus. De plus, il y a les rites, la religion qui prennent énormément de place. Si Ruth et Harry ne sont pas trop portés dessus, les parents de celle-ci, oui, très vieille école avec leurs principes réactionnaires. Outre cette dimension archéologique, le lecteur en apprend plus sur ces temps qui ont fait le monde, avec les Romains et aussi cette culture celtique.

Le roman est très bien construit avec ces passages en italique qui font avancer l’histoire. L’auteur nous démontre bien que même si les morts datent, il est toujours possible de retrouver un assassin grâce à la science, les enquêtes et les interrogatoires. Personnellement, je n’avais pas vu venir l’assassin. Le rythme est bien ficelé mais ce n’est pas un polar, ni un thriller. Je n’ai pas eu froid dans le dos mais j’ai apprécié ces avancées. Le lecteur sent très bien la peur de Ruth qui s’installe au fur et à mesure. Mais la vie quotidienne, ses relations, son travail reprennent vite leurs droits. Le rythme est très enlevé, surtout lorsque le lecteur arrive aux 3/4 du roman. Les passages se font plus précis, plus concis et plus courts pour ajouter de la dimension à la personne qui doit être sauvée.

Je remercie les Editions Presses de la Cité pour m’avoir permis de lire cette deuxième aventure..

Résumé Le secret des orphelins d’Elly Griffiths

Ruth est enceinte. Harry Nelson est heureux de la retrouver car il ne l’a pas vue depuis trois mois. Il s’interroge sur son état de santé.

Des restes humains ont été découverts sur un chantier de construction d’appartements de grand standing.

Le secret des orphelins d’Elly Griffiths

Date de sortie : 7 septembre 2017

Nb pages : 192

Editeur : Presses de la Cité

ISBN : 978-2-258-13369-3