Toute une vie et un soir d’Anne Griffin

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Résumé Toute une vie et un soir d’Anne Griffin

Juin 2014, Irlande, Comté de Meath, un homme de 84 ans se trouve dans un hôtel. Son fils, Kevin, est aux Etats-Unis. C’est à lui qu’il s’adresse pour raconter son histoire. Sa femme est morte il y a deux ans. Il a mis toutes ses affaires en ordre, sans en parler à son fils. Il va faire quelque chose lors de cette soirée.

Avis Toute une vie et un soir d’Anne Griffin

Toute une vie et un soir raconte la vie de Maurice qui prend la parole. Il a réservé une nuit dans le seul hôtel de sa petite ville et il a réservé la plus grande suite. Sauf que personne ne sait que c’est lui qui a réservé. En plus se tient une très grande soirée dans cet hôtel. Il va rester un grand moment à boire, Stout et whisky car Maurice est un amateur de très bons whiskys, surtout que son fils lui en envoie régulièrement. Maurice va se rappeler sa vie dans ce petit coin d’Irlande au sein de sa famille avec son frère aîné, son héros. Un héros qui ne restera pas très longtemps auprès de lui suite à la tuberculose. Un frère aîné qui l’a toujours aidé de son vivant car Maurice n’y arrivait pas à l’école. Il excellait en sport mais le reste, il ne pouvait pas suivre. Il comprendra pourquoi à la fin de sa vie. Donc, il est placé dans la grande maison de cette petite ville. Il subira la violence du maître de maison et de son fils. Jusqu’au jour où une pièce tombe et que Maurice ramassera et gardera pendant de nombreuses années. Cette pièce est un peu le fil rouge de ce roman, tout comme cette maison qui va devenir un hôtel. Au fur et à mesure de sa vie, Maurice va agrandir la ferme familiale. Il a pratiquement tout appris de son père et il va réussir, il va gagner beaucoup d’argent et se venger, au fur et à mesure, de cette famille qui lui a fait tant de mal lorsqu’il était plus jeune. Jusqu’à ce qu’il rencontre Emily.

Un autre chapitre est consacré à Molly, cet enfant mort-né. Est-ce la faute de Maurice s’il n’a pas écouté sa femme, pour l’emmener plus tôt à l’hôpital ? Il va se maudire, culpabiliser. Et comme pour son frère, Molly restera toujours à ses côtés. Il la verra grandir. Elle lui donnera des conseils ou lui démontrera qu’il a tort dans ses attitudes. Troisième gros chapitre consacré à la soeur de sa femme, Noreen. Cette dernière est placée dans une institution. Malgré la maladie de Noreen, ce sont pratiquement les seuls passages où l‘humour est bien là. Car de nombreuses situations rocambolesques arrivent à cause de Noreen, qui a accepté Maurice dès qu’elle l’a vu. Ensuite viennent Kevin et sa femme, son seul amour, sans qui il ne peut pas vivre et qui est décédée il y a deux ans. Alors, oui, il s’en veut de ce qu’il a pu faire subir à son fils et sa femme, de ne pas avoir été là quand il le fallait, de ne pas avoir compris ce fils qui voulait être journaliste, qui préférait les mots aux travaux de la ferme. Et puis ce chapitre consacré à sa femme est d’une beauté. On sent l’amour qu’il ressent pour elle, qui l’unit à elle, même si cela n’a pas toujours été facile.

Pratiquement dès le départ, j’ai su ce qui allait arriver. Il a suffi d’une phrase. Phrase qui s’est plus ou moins répétée. Pourquoi un tel ordre ? Pour son fils et sa femme qui arrivent avant-dernier et dernier, je peux le comprendre. Est-ce dû à l’arrivée du décès des trois premiers ? C’est tendre, drôle, introspectif, mais surtout le lecteur suit cette vie de Maurice qui accepte tout et fait le point sur ce qu’il a bien ou mal fait. Et ce comme tout être humain qui se respecte, qui ne veut pas trop montrer ses sentiments, ses douleurs. Un très grand respect est ressenti envers ses parents, notamment sa mère, qui a souffert de la mort de son aîné. Les mots sont pudiques pour décrire cette douleur lorsque l’on perd un enfant, l’amour d’une vie et que l’on ne peut pas vivre sans cette personne, être un poids mort pour ceux qui restent, même si la maison de retraite pourrait être la solution. 

Un roman à ne pas mettre entre toutes les mains, notamment les candidats à ceux qui veulent partir sans souffrir et réussir leur coup. Cela peut réellement donner des idées.

Je remercie Babelio pour cette Masse Critique et les Editions Delcourt.

Toute une vie et un soir d’Anne Griffin

Date de sortie : 3 avril 2019

Editeur : Delcourt

Nombre de pages : 266

ISBN : 978-2-413-01750-8

Le saut de l’ange de Lisa Gardner

Le saut de l'ange de Lisa Gardner - Editions Le Livre de Poche

Le saut de l’ange de Lisa Gardner – Editions Le Livre de Poche

Résumé Le saut de l’ange de Lisa Gardner

Se produit un accident de voiture. Pour elle, c’est une deuxième mort car elle a déjà survécu à un tragique accident. Mais elle ne veut pas mourir. Elle doit sauver une petite fille, Vero.

Blessée, elle fait tout pour s’en sortir, pour sortir de cette voiture, de remonter une pente abrupte.

Avis Le saut de l’ange de Lisa Gardner

Et hop, un de plus en ce mois de mai que je n’ai pas pu lâcher. Réellement addictif. Il m’arrive de temps en temps de lire des romans de Lisa Gardner et je suis ravie, à chaque fois, de la retrouver, même si ses personnages récurrents se retrouvent dans tous ses livres. Il faudrait donc les suivre. Selon les critiques lues, ce n’est pas le meilleur de Lisa Gardner. Qu’importe, j’ai adoré. Même s’il y a des répétitions pour les besoins de l’enquête, pour tenter de comprendre ce qui arrive, cela ne m’a pas gêné du tout. Pourtant, je suis une des premières à les noter. Mais là, pour moi, cela passait comme une lettre à la poste puisque le lecteur suit le cheminement de Nicky qui tente de recouvrer la mémoire sur des faits présents mais aussi vieux de plus de 30 ans.

Comment un banal accident de voiture, une voiture au fond d’un ravin et une conductrice qui remonte une sacrée pente, peut tourner de la sorte ? Elle aurait été condamnée pour conduite en état d’ivresse, voire aurait fait de la prison. Mais voilà, Nicky affirme à tout le monde qu’il faut sauver Vero, une petite fille. Après l’arrivée des enquêteurs et malgré l’arrivée d’un chien, impossible de trouver cet enfant. La voiture, quant à elle, va révéler plus qu’il n’en faut pour que cet accident oblige la police à procéder à une enquête poussée surtout avec la présence d’un enfant qui s’est volatilisé. Et de plus, Nicky ne se souvient de rien et a été victime de trois accidents, très violents, en l’espace de six mois. Donc, pertes de mémoire, migraines, alcoolisme, violences, énorme fatigue, il faut prendre des pincettes avec elle avant de l’interroger et pendant.

Que cache Nicky ? Est-elle Vero ? Vero est-elle un personnage imaginaire ? Nicky a-t-elle fait une tentative de suicide ? Pourtant, ce que la jeune femme avoue ne peut pas sortir de son imagination, surtout que les faits peuvent être vérifiables. Mais qu’est-ce qui a provoqué cet accident de voiture ? Pourquoi son mari est-il comme cela ? Il fait le suspect idéal. Alors, oui, Nicky peut sembler dans son monde, mais ses réactions sont à étudier car elles peuvent révéler énormément. Et la police a décidé de ne pas prendre de gants avec elle et pour la faire parler, pour que ses souvenirs bien enfouis reviennent, utilisation des odeurs. Son mari essaie-t-il de la protéger ? Pourtant, elle éprouve des sentiments ambivalents envers lui, entre amour et haine, même si elle sait qu’il la protège depuis très très longtemps. Un mariage de 22 ans qui tient, c’est bien dû à quelque chose.

Lisa Gardner sait maîtriser le suspense. Elle nous offre des coupables, des situations qui rebondissent inexorablement, des personnages qui souffrent énormément au niveau psychologique et toujours ses questionnements des uns et des autres. De plus, avec Tessa et Wyatt, c’est assez difficile. Tessa a un passé et une fille qui a énormément souffert. Donc, elle se méfie des hommes pour ne plus souffrir. Mère et fille tentent d’affronter ce passé. Mais un élément peut risquer de tout chambouler. Sûrement qu’on le saura au prochain opus. Wyatt essaie d’apprivoiser cette petite fille.

L’auteur consacre, alternativement, un chapitre à Nicky et un autre à Wyatt. Donc, oui, il y a des répétitions puisque ce que l’on peut trouver dans l’un, on le trouve dans l’autre mais pas avec les mêmes réactions. Lisa Gardner traite de la prostitution enfantine, de ses parents qui n’hésitent pas à vendre leur enfant parce qu’ils ont été leurrés, parce qu’ils pensent qu’ils auront une vie meilleure, sans alcool, sans violence. Que ces enfants souffrent tant et plus, cela n’a pas d’importance pour ces prédateurs, qu’ils soient hommes ou femmes. A coup de cadeaux, de sévices, d’enfermement, de drogues, on leur fait faire ce que l’on veut et s’ils basculent dans la folie, ce n’est pas grave. Après, quand ils ne sont plus de la chair fraîche, on s’en débarrasse. Sont détaillés également tout ce que l’on peut tirer d’une voiture, même lors d’un accident.

Le saut de l’ange de Lisa Gardner

Date de sortie : 2 janvier 2019

Editeur : Le Livre de Poche

Nombre de pages : 525

ISBN : 978-2-253-25836-0

L’ombre de la baleine de Camilla Grebe

L'ombre de la baleine de Camilla Grebe - Editions Calmann Levy

L’ombre de la baleine de Camilla Grebe – Editions Calmann Levy

Résumé L’ombre de la baleine de Camilla Grebe

Manfred a la cinquantaine. Divorcé, il s’est remarié et a quatre enfants, dont une petite fille avec sa nouvelle femme. Il travaille comme policier à Stockholm. Lors d’un appel, il laisse sa petite fille seule. Ensuite, il la cherche et il n’a pas le temps de la récupérer. Elle tombe sur l’asphalte.

Avis L’ombre de la baleine de Camilla Grebe

Ils sont trois et tous les personnages qui gravitent autour. Manfred, Samuel et Pernilla détaillent leur vie, ce qui leur arrive à un instant T. Bien entendu, à un moment ou un autre, ils seront liés par une enquête.

Manfred est policier. Il est divorcé et remarié à une femme plus jeune avec laquelle il a une petite fille. Mais un matin, alors qu’il est chez lui avec sa fille et qu’il répond au téléphone, la petite fille passe par la fenêtre et il n’a pas le temps de la récupérer. Nadja tombe sur la chaussée. Elle est dans le coma. Passés les premiers jours, Manfred doit reprendre le travail et surtout faire face à des noyés et semble-t-il un gros trafic de drogue.

Samuel est un jeune homme qui vit chez sa mère. Il ne va plus au lycée, ne travaille pas. Il n’arrive pas à se concentrer et subit continuellement les reproches de sa mère. Mais, il a trouvé la facilité en volant, en faisant des trafics jusqu’à ce que cela soit trop gros pour lui et que sa mère le mette à la porte. Il devra se cacher pour ne pas mourir. Il trouve un travail, s’occuper d’un enfant handicapé. Mais dans quel piège est-il tombé ? Est-ce que cela sera le cas, ici ? Il semblerait que Samuel ne prenne jamais les bonnes décisions. Mais il subit certains événements. Pendant toute la durée de ce roman, outre le fait qu’il culpabilise beaucoup pour ses actions, ses décisions prises, qu’il se répète inlassablement qu’il n’est qu’un bon à rien, il tient en pensant à sa mère.

Pernilla est la mère de Samuel. Profondément bigote, immensément bavarde, ses actions doivent être en rapport avec Dieu. Elle est très impliquée au sein de sa congrégation. On apprend que sa mère est partie lorsqu’elle était jeune, que Pernilla est mère célibataire. Ah, oui, elle a toujours été là pour son fils, l’espionnant, toujours sur son dos. Mais lorsqu’elle prend la décision de le mettre dehors, elle va vite se mordre les doigts. Toutefois, Pernilla va évoluer. Elle va devoir prendre des décisions pour son fils qu’elle tente de retrouver envers et contre tout. Cela ne sera plus la femme qui accepte tout sans rien dire, qui respecte les lois.

Alors, oui, l’auteur nous emmène dans une histoire de trafic de drogue, d’argent avec des gros pontes qui font assassiner ceux qui n’obéissent plus. Est-ce que ces cadavres sont liés ? Mais l’auteur nous amène un élément, des personnages qui vont changer la donne de ce roman. Un événement auquel je ne m’attendais absolument pas. Roman addictif, certes, mais pas un coup de coeur pour moi, malheureusement, même si j’ai aimé la construction et là où nous a emmené l’auteur. Je croyais avoir lu son premier roman mais ce n’est pas le cas. Je l’ai toutefois dans ma PAL. Un roman nordique, suédois, comme je les affectionne. On passe de la ville, Stockholm, même si elle n’est pas très évoquée, à des paysages de bords de mer, des îles où il semble faire bon vivre. Le temps est également un élément important dans ce roman. Début de l’été avec ses pluies, ses averses et aussi le soleil ainsi que la fête préférée des Suédois, la Saint-Jean.

Des sujets sont traités dans ce roman. La perte d’un enfant et ce que cela change pour un être humain, pour une famille. Chacun réagit différemment à ce drame. Lorsque la personne a déjà des problèmes psychologiques, c’est encore pire. Autre sujet très important et qui prend toute son importance dans notre vie d’aujourd’hui. Les réseaux sociaux, les blogs. Montrer que tout va bien dans sa vie, faire des photos pour avoir des like, de plus en plus de like. Faire cette course pour être le meilleur. Les gens sont narcissiques et cela entretient ce narcissisme. Mais si on montre que tout va mal pour obtenir de la compassion, il faut l’entretenir également. Perversité de l’être humain pour tout ce qui touche les autres dans leur malheur. Se focaliser sur les gens qui souffrent et donc en rajouter. 

Ne pas avoir lu Sous la glace ne gêne pas franchement la lecture de ce roman, même si cela aurait été mieux pour connaître Manfred et Malin.

Je remercie Netgalley et les Editions Calmann Lévy pour cette lecture.

L’ombre de la baleine de Camilla Grebe

Date de sortie : 27 février 2019

Editeur : Calmann Lévy

Nombre de pages : 369

ISBN : 9782702165744

La punition qu’elle mérite d’Elizabeth George

La punition qu'elle mérite d'Elizabeth George - Editions Presses de la Cité

La punition qu’elle mérite d’Elizabeth George – Editions Presses de la Cité

Résumé La punition qu’elle mérite d’Elizabeth George

C’est la fin des examens. Ding pousse son amie Missa, jeune fille aux notes irréprochables, à sortir. La grand-mère de Missa est tout à fait d’accord. Elles se retrouvent dans un bar avec les colocs de Ding. Tout le monde boit.

Gaz Ruddock, îlotier, vit avec un vieil homme pour l’aider dans son quotidien. Il fait tout ce qui est possible afin que l‘ordre règne dans cette petite ville de Ludlow.

Avis La punition qu’elle mérite d’Elizabeth George

Plus de 550 pages à lire, un énorme pavé pour cette vingtième enquête de Linley et Havers. J’ai cru que jamais je n’allais en voir le bout. C’est ça le problème de la liseuse. Mais même si j’ai cru ne jamais en voir la fin, ces 550 pages sont un régal, un pur bonheur. Je n’ai pas lu toutes les enquêtes de ce duo, même si je sais à peu près ce qui est arrivé à chacun d’entre eux. Barbara est toujours sous le coup d’une mutation car elle n’obéit pas aux ordres. Mais depuis quelque temps, elle tente de se conformer et elle y sera encore plus obligée car elle devra travailler avec la commissaire, Isabelle, qui ne la porte pas dans son coeur et qui veut, absolument, s’en débarrasser. Toutefois, le naturel revient vite au galop mais Barbara fait attention. Elle enquête, un tant soit peu de son côté mais en fait part à Isabelle et surtout elle obéit. Mais ce sera sans compter sur Linley qui mettra les pieds dans le plat et qui permettra au duo de travailler ensemble pour tenter de démêler cette histoire de suicide.

La première partie est donc consacrée à Isabelle et Havers qui doivent enquêter et tenter de démontrer qu’il n’y a eu aucune erreur lorsqu’un détenu est mort en détention. La deuxième partie est consacrée à Havers et Linley car Barbara avait découvert un élément qui pouvait donner un autre tour à l’enquête mais elle allait plus loin que ce qui lui était demandé. Tout ne sera pas mis à plat, mais même s’ils sont pressés par le temps, ils pourront interroger les uns et les autres, se faire leurs idées, échanger et comme ce sont des pointures dans leur métier, ils y arriveront. Mais c’est un travail d’équipe entre Londres et eux.

Outre l’enquête, ce roman est consacré aux relations humaines. Les relations de travail, les relations amoureuses, le respect envers les uns et les autres. Les relations humaines ne sont pas faciles. Une mère et femme peut prendre le dessus sur son couple, sur ses enfants, imposer ses choix, surveiller. Mais la vie se charge de remettre les choses à leur place. Est-ce que cela sera trop tard pour faire machine arrière ? L’auteur s’est énormément renseigné sur la police britannique, sur ses fameuses coupes budgétaires qui empêchent d’avoir du personnel sur place pour pouvoir enquêter comme il le faut. Avec Isabelle, c’est l’alcoolisme qui est en ligne de mire. Mais il n’y a aucun jugement. L‘alcoolisme peut être dû à de nombreuses choses. Mais il est dévastateur pour ceux qui en sont atteints et ceux qui sont autour. Il anéantit une vie de famille, il peut anéantir un travail, des responsabilités. Il faut juste que le malade prenne conscience qu’il faut qu’il soit aidé. Elizabeth George s’attache également à ces jeunes, qui veulent prendre leur envol, qui continuent leurs études et qui boivent tant et plus, qui privilégient les relations sexuelles même si leur partenaire n’est pas d’accord. Mais s’ils peuvent être très vite soupçonnés, d’un autre côté, ce ne sont pas eux qui sont les principaux responsables.

Et toujours ce ton humoristique quand il le faut. Et cela passe par Barbara qui fait des claquettes et qui a été prise en charge par la secrétaire du département. Cette dernière ne s’en laisse pas compter et refuse toutes les excuses de Barbara. Surtout qu’il y a un spectacle, et bien entendu, Linley va s’en mêler. Je m’imagine ces personnages tout ce qu’il y a de plus british, surtout Linley. Ils sont toujours autant humains et cela fait du bien.

Je suis toujours autant surprise par Elizabeth George. Qu’une américaine, qui vit aux Etats-Unis, transpose ses histoires en Grande-Bretagne, dans des lieux autant reculés, cela me sidère toujours autant. Ce n’est pas la même culture même si les êtres humains, sur n’importe quel lieu de la planète, ont pratiquement tous les mêmes aspirations.

Je remercie Netgalley et les Editions Presses de la Cité pour m’avoir permis de lire cette vingtième enquête.

La punition qu’elle mérite d’Elizabeth George

Date de sortie : 7 mars 2019

Editeur : Presses de la Cité

Nombre de pages : 553

ISBN : 9782258117761

Quelque chose dans ton regard d’Amabile Guisti

Quelque chose dans ton regard d'Amabile Guisti - Amazon Publishing

Quelque chose dans ton regard d’Amabile Guisti – Amazon Publishing

Résumé Quelque chose dans ton regard d’Amabile Guisti

Marcus a quitté Francisca il y a six mois. Elle sait qu’elle le reverra.

Elle est seule maintenant. Elle s’est inscrite à la fac, a un petit emploi.

En allant en cours, elle tombe sur un homme qu’elle prend pour un étudiant.

Avis Quelque chose dans ton regard d’Amabile Guisti

L’histoire aurait pu me plaire avec ces quatre personnages, Francisca, Marcus, Byron et encore Penny. Un monde de violence et d’amour que l’on découvre au fil des pages. Francisca et Byron étaient faits pour se rencontrer. Mais ce roman souffre d’énormes longueurs et de répétitions dues au fait que Francisca et Byron racontent l’un et l’autre leur évolution dans leur histoire commune, pourquoi ils ne veulent pas s’engager l’un envers l’autre, pourquoi ils souffrent. Le lecteur a donc leurs deux points de vue sur les mêmes faits agrémentés de leur propre histoire personnelle. Ce livre de plus de 300 pages a été, pour moi, très long à lire. Je n’en ai pas retiré un plaisir extrême. Dommage. Pourtant les qualités sont indéniables surtout pour ceux qui aiment la poésie et qui retrouvent des vers d’auteurs très connus, étudiés en classe ou lus pour son propre plaisir.

Fran, soit Francisca a été très longtemps avec Marcus. Elle l’a attendu, il l’attendue mais c’est fini depuis six mois. Et c’est très difficile pour Francisca de passer à autre chose. A 26 ans, elle est en master et étudie la poésie, sa bouée de survie. Elle a toujours été en colère, depuis ses 12 ans, prête à tuer mais le masque va tomber. Elle ne fait confiance à personne, elle voit le mal partout, est prête à fuir tout le temps. Pour ne pas souffrir. Francisca pense toujours à Marcus, comme le seul homme qui a su la soutenir mais au fur et à mesure, elle s’interrogera et découvrira que la vie peut être douce. Elle va vivre une relation avec des hauts et des bas avec son professeur, Byron. Elle sera distante, violente, elle le détestera sans raisons, mais il sera là pour l’accompagner dans des moments difficiles et ce en tout bien tout honneur même si la relation charnelle est très importante entre eux. Pas facile également de passer après une morte, surtout lorsque l’on ne connait pas tous les tenants et aboutissants.

Byron a la trentaine. Il s’est marié très jeune et cela fait un an que sa femme est décédée. Héritier, il est professeur de poésie, un métier qu’il adore, contre l’avis de sa grand-mère qui veut se mêler de tout et notamment de sa vie amoureuse. Byron est un homme qui respecte toutes les femmes, il ne les utilise pas. Il a un super physique qui plaît à plus d’une. Et notamment les étudiantes. D’ailleurs, il fait en sorte de ne pas tomber dans le même problème que l’année précédente. Mais une seule va le bouleverser. Il a senti que Francisca, malgré sa beauté, cachait une profondeur, une blessure. De plus, il a peur de souffrir de la même façon qu’il a souffert avec sa femme.

Marcus et Penny vivent leur histoire. Ils sont libres, du moins, Penny ne veut pas s’accrocher à Marcus par peur de le perdre. Marcus est un jeune homme qui a également souffert mais Penny est celle qu’il ne veut pas faire souffrir.

Souffrances, amours incompris, jalousie de tous les côtés, on ne se dit pas tout pour faire durer le suspense. On sait, en définitive, pratiquement tout des personnages, sauf peut-être de Marcus et surtout de Francisca. Pour elle, il y a juste l’élément essentiel. Mais est-ce suffisant ? Les 50 dernières pages se lisent toutes seules même si on s’attend à la fin de cette histoire, de ces histoires d’amour.

Je remercie Netgalley et Amazon Publishing pour cette lecture. Je viens de découvrir qu’il y avait un premier tome qui relate l’histoire de Francisca et de Marcus. Est-ce dû à ça que je ne trouve pas ma lecture complète ?

Quelque chose dans ton regard d’Amabile Guisti

Date de sortie : 29 janvier 2019

Editeur : Amazon Publishing

Nombre de pages : 375

ISBN : 9782919895426

 

 

S’inventer une île d’Alain Gillot

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Résumé S’inventer une île d’Alain Gillot

Dani est en Chine. Il travaille sur un gros chantier.

Sa belle-soeur l’appelle et l’informe de la mort de son fils suite à une noyade. Très vite, il part pour rejoindre sa famille et surtout sa femme, Nora.

Avis S’inventer une île d’Alain Gillot

Daniel et Nora ont tout pour être heureux. Ils sont amoureux, ont choisi leur vie et ont un petit garçon. Dani part souvent à l’étranger, plusieurs mois, pour travailler sur des chantiers colossaux. Il est en Chine lorsqu’il reçoit l’appel qui va bouleverser sa vie et celle de son couple. Tom, en vacances chez sa grand-mère, s’est noyé. Il est mort. Dani rentre très vite en France. Préparation des obsèques, jour J, accueil de la famille et des amis, Dani n’a pas le temps de faire son deuil et surtout de réaliser que son fils est mort. Il ne peut pas pleurer. Il ne veut pas le voir dans son cercueil. Dani veut s’approprier son deuil.

Le livre s’attache à raconter l’expérience d’un deuil, surtout lorsque cela touche un enfant. Beaucoup de culpabilité est ressentie. Pourquoi avoir laissé Tom à sa grand-mère, femme qui ne s’est jamais préoccupée de ses filles ? Pourquoi ne pas avoir passé de temps avec son enfant car le travail à l’étranger était trop prenant ? Pourquoi avoir dit non à certaines de ses demandes, lesquelles, en définitive, n’étaient que la possibilité de passer un moment entre père et fils ? Nora veut tenter très vite d’oublier les traces de son fils. Elle entreprend un grand ménage dans la maison. Pour Dani, c’est trop tôt, mais il laisse faire. Incompréhension du couple, colère de Nora envers son mari, l’un et l’autre s’éloignent jusqu’à l’hospitalisation de Nora. Elle souffre trop donc elle n’a pas tenu le coup. Le roman s’attache à raconter leur amour, comment il a débuté, comment ils ont choisi de vivre.

Dani a peur que les souvenirs de son fils s’estompent, qu’il ne se rappelle plus sa voix, son visage, son odeur. Quand celui-ci lui apparait, il le rejette. Mais l’esprit de Dani est le plus fort. Il va réaliser ce qu’il a promis à son fils, aller sur une île et vivre des instants rien qu’à eux. Tom est extrêmement présent. Tendre, il a besoin de son père, de lui montrer qu’il est fort. Toutes les scènes sont issues de l’imagination de Dani. Il va lui parler, il va le serrer dans ses bras. Un mirage, certes, mais Dani a besoin de tout ça pour qu’il prenne conscience que sa vie n’en est pas une, que l’on est conditionné dès le départ et que l’on ne prend jamais le temps de vivre selon ses désirs et ses aspirations. Bien sûr, il cache tout ça à Nora. Par peur de sa réaction alors qu’elle est si fragile ? Toute cette aventure lui permet de ne pas sombrer, de dire pardon à son fils pour ses absences. Il suffit d’un drame pour se rendre compte que tout arrive trop tard, mais cela permet de changer de cap.

Outre le fait que ce livre raconte le deuil, comment il est vécu, le message d’espoir est bien présent. Il se traduit par la force de l’amour, de l’amitié entre deux couples très proches, entre deux soeurs. Tous se serrent les coudes pour aller de l’avant, pour enfin se révéler, être qui on est vraiment et ce que l’on veut être.

Deux mots me marquent dans ce roman sensible, aux personnages très attachants, c’est Mon papa. Même si on ressent de l’empathie pour les personnages, je suis restée extérieure à leur vie, je ne me suis pas immiscée dans leur drame, je n’ai pas fait corps avec l’un ou l’autre. Même si lire un tel sujet, on fait preuve un peu de voyeurisme. Je me suis senti détachée car je n’ai pas vécu un tel drame. Je ne sais pas comment je réagirai, même si j’ai quelques pistes quant à mes réactions, vu mon vécu.

Je remercie Babelio pour cette sélection Masse Critique et les Editions Flammarion.

S’inventer une île d’Alain Gillot

Date de sortie : 20 février 2019

Editeur : Flammarion 

Nombre de pages : 208

ISBN : 978-2-0814-1837-0

Responsabilités Civile et Pénale pour Autrui de Christophe Boucher

Responsabilités Civile et Pénale pour Autrui de Christophe Boucher

Responsabilités Civile et Pénale pour Autrui de Christophe Boucher

Responsabilités Civile et Pénale pour Autrui de en ce qui concerne les Accidents, dommages, violences…et pour savoir à qui la faute ?

Cet ouvrage, ce guide se révèle indispensable pour moi et va me permettre d’apprendre énormément de choses, surtout lorsque je vais en avoir besoin. On ne sait jamais, il vaut mieux prévoir. Je remercie les Editions Gereso pour cet envoi.

Responsabilités Civile et Pénale pour Autrui de Christophe Boucher

L’organisation de notre société nous impose de répondre des dommages que nous causons : c’est notre responsabilité.

Mais les cas pour lesquels nous devons aussi répondre du fait d’une autre personne se sont multipliés, qu’il s’agisse de responsabilité civile, souvent, ou de responsabilité pénale, parfois.

Cet ouvrage recense et précise ces régimes de responsabilité pour le fait d’autrui : responsabilité de ceux qui, d’une manière ou d’une autre, sont amenés à contrôler, diriger, organiser l’activité ou le mode de vie d’autrui.

L’auteur aborde ainsi les responsabilités des parents pour le fait de leur enfant, des enseignants pour le fait de leurs élèves, des établissements accueillant des majeurs ou des mineurs, des employeurs, responsables des faits commis par leurs salariés, des associations qui guident l’activité de leurs membres…

Accidents, dommages, violences… retrouvez dans ce livre à qui incombe la faute !

Christophe Boucher

L’auteur est enseignant, directeur d’école et titulaire d’un DEA de droit privé de l’université de Reims. Il possède une solide culture juridique et une longue expérience professionnelle dans l’Éducation Nationale lesquelles l’ont amené à se pencher sur les divers régimes de responsabilité des acteurs de l’éducation.

Responsabilités Civile et Pénale pour Autrui de Christophe Boucher

Date de sortie : 22 novembre 2018

Editeur : Gereso

Nombre de pages : 251

ISBN : 978-2-37890-041-0