Super-Héros tome 2 Révolte de Maxime Gillio

Super-Héros Tome 2 Révolte de Maxime Gillio

Super-Héros Tome 2 Révolte de Maxime Gillio

Super-Héros tome 2 Révolte de Maxime Gillio

Charlie ne doit pas montrer à Georgia qu’elle l’aime. Elle est là pour l’aider à passer les caps difficiles de son don.

Zilan les recrute.

Les amis sont poursuivis par des drones.

Super-Héros tome 2 Révolte de Maxime Gillio

Retrouver tous les héros du tome précédent avec Julie qui va sortir de son long coma mais qui aura changé. Les explications de ce changement viendront dans ce roman.

Ils doivent faire face à une nouvelle secrétaire, Rachelle, qui a le pouvoir de téléportation. Elle est froide, ils la sentent calculatrice. Elle n’éprouve aucun sentiment pour eux, elle les humilie et on la sent calculatrice. Suite à l’échec de leur première mission, ils doivent s’entraîner encore et encore. Mais la bande semble toujours aussi soudée, même si tous les secrets ne sont pas révélés, notamment envers Fares. Shugon est toujours aussi en colère car son double lui a échappé. Et ce double sera retrouvé et sèmera le chaos. Qui seront en première ligne ? Les super-héros. Mais tout ne va pas se passer comme prévu. Ils ne vont pas arriver à la maîtriser. Le chaos sera semé et nos super-héros vont en pâtir forcément.

Mon avis ne change pas par rapport au tome précédent. Ces enfants sont privés de liberté, encore plus dans ce tome. Ils vont chercher, par tous les moyens, à se rebeller. Il est impossible d’enfermer des enfants. De plus, comme Sam, ils n’ont pas confiance en leur directrice. Et ils ont bien raison. Mais qui va les aider maintenant, qui va pouvoir les sauver ? Car ils sont sûrs et certains que Victor ne joue pas un double jeu. Est-ce que Rachelle, à un moment donné, sera d’un grand secours pour eux ? Ce sera à voir dans les tomes prochains. Car pour le moment, je ne sais pas quel jeu elle joue.

Outre la colère, les enfants vont expérimenter toujours l’amitié, la peur, la haine mais aussi l’amour. Ils vont devoir affronter la méfiance, les départs, leur passé et la violence. Heureusement que pour certains, la famille reste là, prête à intervenir mais c’est avant tout à la demande des enfants.

Ils ne veulent laisser personne de côté. Il faut qu’ils arrivent à maîtriser leurs dons pour être plus forts ensemble. 

Comme le tome précédent, le lecteur trouvera tous les ingrédients avec du suspense, de l’action, de l’amitié et ce n’est pas fini car ce qui les attend ne sera pas forcément facile à appréhender. La suite au prochain tome que j’attends avec grande impatience pour suivre les aventures de ces jeunes gens qui grandissent et qui peuvent revenir dans le monde normal car ils sauront comment affronter ceux qui les laissent de côté.

Je remercie les Editions Flammarion Jeunesse pour cette suite.

Super-Héros tome 2 Révolte de Maxime Gillio

Date de sortie : 1er juillet 2020

Editeur : Flammarion Jeunesse

Nombre de pages : 245

ISBN : 978-2-0814-9562-3

 

Conspiration de Giacometti et Ravenne

Conspiration de Giacometti et Ravenne

Conspiration de Giacometti et Ravenne

Conspiration de Giacometti et Ravenne, présentation

Paris, un 26 mars, un homme de 30 ans attend sa compagne pour aller dîner. Il trouve que les voisins sont un peu bizarres car ils ne font que rire. Petit à petit, tous s’écrasent sur la terrasse du restaurant situé plus bas dans l’immeuble. Les gens pensent à un attentat. Le nombre de victimes est de 30 ans. Ailleurs, un homme se scarifie du nombre des victimes.

Dans le Vaucluse, au mois d’août, Antoine doit procéder à une arrestation d’un couple marié et d’un ukrainien. En planque, il voit et entend la femme être malmenée par son mari. N’écoutant personne, il décide d’intervenir pour la protéger.

Avis de Conspiration de Giacometti et Ravenne

On est toujours en pleine Révolution Française avec Robespierre, mais surtout Danton qui joue un rôle principal dans ce roman avec son secrétaire et Ferragus, le policier de l’opus précédent. Ça, c’est pour la partie historique. La royauté a été déchue, la royauté n’existe plus mais il semble que cette royauté garde un secret que même les révolutionnaires veulent obtenir. Quel est ce secret ? Un secret volé ? Un secret en lien avec l’Ordre du Temple ? On y revient encore et toujours. Il fait fantasmer, il semble donner le pouvoir à ceux qui le détiennent. Il est donc toujours recherché.

Comme je l’ai écrit dans ma chronique précédente, les destins de Ferragus et Antoine sont profondément liés. Ils ont la même envie de découvrir les secrets, ils ont la même approche, la même façon de procéder dans leur enquête. Bien entendu, ils sont tous les deux aux prises avec des personnes qui veulent détenir leurs découvertes. Je connaissais la fin d’Antoine dans ce roman car elle m’a été annoncée sur le groupe Facebook dédié au commissaire Marcas. Mais je ne dévoilerai pas son destin.

Quand passé et présent se rejoignent, quand l’histoire est profondément, détaillée même si elle est romancée. C’est ce que j’aime chez Eric Giacometti et Jacques Ravenne. Car outre passé un très bon moment de lecture, le lecteur en apprend beaucoup plus sur l’Histoire du pays. Comme dans le dernier, ils nous rendent vraiment certains personnages sympathiques. Je ne m’étais pas tellement attachée, lorsque je l’ai étudiée en classe, à cette période de la Révolution. Ce que j’en retiens toutefois, maintenant, c’est qu’en définitive, cette période qui a fait basculer la France, était un régime de terreur, despotique. Tous voulaient le pouvoir, tous voulaient arriver à leurs fins. Et qui a souffert ? Le peuple, comme d’habitude. Beaucoup de belles choses ont été détruites, malheureusement. C’est bien dommage.

Pourquoi de nombreuses personnes meurent, s’entretuent après avoir ri de façon hystérique ? Après avoir été mis à pied, être sous le coup d’une enquête interne qui peut le licencier, Antoine Marcas est appelé par un frère d’une autre obédience, à enquêter sur ce qui semble être une société secrète. Ce n’est pas trop sa partie car il n’a pas beaucoup d’éléments en main, il doit enquêter sans faire de vagues. Mais très vite, Antoine se retrouve menacé, que ce soit en France ou aux Etats-Unis puisque son enquête l’emmène là-bas. A qui doit-il faire confiance ? Même les plus hautes personnalités ont des choses à cacher. 

Toujours des sociétés secrètes avec Eric Giacometti et Jacques Ravenne, avec les Skull & Bones, qui détaillent cette société secrète de l’Université de Yale, de sa fondation, des rituels mis en place, des liens avec les plus grands au pouvoir  du gouvernement, des entreprises. Mais quel est le but de cette société secrète, ici ? Elle change de cap, elle devient de plus en plus violente et n’hésite pas à assassiner ses membres, sous couvert de suicides.

Je ne me rappelle pas que le véritable nom du frère obèse ait été donné sur les opus précédents. Peut-être mais là son véritable nom est réellement répété ce qui donne une sacrée ampleur à sa mission. 

Les éléments développés par les auteurs dans ce roman font vraiment froid dans le dos. Avec les technologies actuelles, est-il réellement possible que certains puissent prendre l’ascendant sur toute une population mondiale ? Cela ne m’étonnerait pas. Mais bon, on ne va développer la théorie du complot comme pour la Covid-19 et la 5G.

Voilà je suis à jour de ma saga Antoine Marcas. Je peux attendre avec sérénité le prochain opus qui est en train d’être écrit, dixit Jacques Ravenne, et qui sortira au mois d’octobre 2021.

J’ai adoré aussi le clin d’oeil à Ian Manook.

Conspiration de Giacometti et Ravenne

date de sortie : 11 mai 2017

Editeur : JC Lattès

Isbn : 978-2-7096-5607-8

Nombre de pages : 523

La relique du chaos Saga du Soleil noir de Giacometti et Ravenne

La relique du chaos de Giacometti et Ravenne - Editions JC Lattès

La relique du chaos de Giacometti et Ravenne – Editions JC Lattès

La relique du chaos Saga du Soleil noir de Giacometti et Ravenne, présentation

1918, la Russie a vécu sa Révolution. L’ancien star Nikolaï est toujours en vie avec sa famille. Mais pas pour longtemps car il doit être tué. Evguerni assiste aux exécutions. Même s’il en veut énormément au tsar, il trouve que cette exécution est violente. Avant de mourir, Nikolaï essaie de confier un secret à Evguerni.

En 1942, en Allemagne, Tristan Marcas est mandaté par Himmler. Il doit revoir Erika mais il a peur qu’elle se souvienne de ce qui s’est réellement passé à Venise.

Avis La relique du chaos Saga du Soleil noir de Giacometti et Ravenne

Eric Giacometti et Jacques Ravenne ont-ils provoqué une scène de ménage chez les M-M à l’occasion de la sortie de leur opus ? Presque. L’homme venait de finir le deuxième tome et voulait commencer le troisième et dernier en suivant. Seulement, il était prévu dans ma PAL puisqu’il me manquait 100 pages du dernier Joël Dicker. Sachant que j’emporte mon livre au travail pour lire entre midi et deux, que je lis le soir, que je me prépare le bouquin pour le lendemain, qu’en 4-5 jours, il est plié et qu’il me faudrait attendre plusieurs semaines avant qu’il le finisse, j’ai décidé que je ne pouvais pas patienter. En attendant, il peut lire le dernier Stephen King ou encore un Sire Cédric, non ?

Tristan a les faveurs de Himmler mais depuis Venise il n’a pas repris contact avec Londres. Il doit faire très attention. En rencontrant Erika, il ne sait pas si elle a recouvré la mémoire de l’évènement. Cette dernière prêche le faux pour savoir le vrai. Sa quête est toujours la même. Retrouver les reliques et donc la dernière. Doit-il la rendre à la Grande-Bretagne, dans un Londres bombardé, ou à l’Allemagne puisqu’il est agent double ? C’est au péril de sa vie car il sait que, dans un cas comme dans l’autre, sa vie ne tient qu’à un fil. Son enquête traverse les pays. Il retrouve la France occupée, la France aux prises à la police au service de la Gestapo.

A Londres, tout est fait pour donner de mauvaises informations aux collaborateurs allemands. Les cadavres avec la fameuse croix tatouée sur le front se multiplient. Les auteurs nous expliquent les liens entre Malorley et le père de Tristan Marcas. Afin de laisser une preuve, Malorley, menacé, fait lire des échanges de lettres à Laure, une de ses agents. Et on apprend une histoire d’amitié, une histoire de frères.

Eric Giacometti et Jacques Ravenne rendraient assez sympathiques certains personnages historiques, si le lecteur ne connaissait pas leurs hauts faits. Cela a été mon cas avec Staline. Mais cela n’engage que mon avis. Cela est également peut-être dû au fait que ce dictateur, dans ce livre, est couplé à Evguerni.

Les auteurs nous offrent, comme toujours, un roman richement documenté au point de vue historique avec une part de réel et une part de faux. Quand le lecteur ne connaît pas tout de l’Histoire de la Seconde Guerre Mondiale, au niveau des pays, il peut se demander quelles en sont ses parts. En tous les cas, il apprend beaucoup.  Entre croyances raciales, extrêmes germaniques, cela peut être dur à lire mais à force, l’empire d’Hitler ne surprend plus mais horrifie quand même. Les plumes sont vives et ne souffrent d’aucun temps mort avec des évènements qui s’enchaînent. J’ai bien aimé également les échanges, ici encore, entre George VI et Winston Churchill.

Le dernier roman de cette trilogie est vraiment abouti. Il donne une très belle part à Tristan, ancêtre d’Antoine ? Je ne vais pas spoiler mais dans ce jeune homme, je retrouve des traits d’Antoine avec cette propension à lever des mystères, à enquêter même si les situations sont difficiles. Quel réel plaisir de lecture. Un roman vraiment addictif. Les pages ne se tournaient pas assez vite. Cela m’a permis de prolonger mes instants de lecture, quand même.

L’Allemagne, encore et toujours. D’ailleurs, je me demande comment Hitler a pu conquérir autant de pays, y faire régner la terreur, alors que trois de ses principaux lieutenants ne s’entendaient pas et manoeuvraient en coulisses les uns contre les autres. Je suis, en tous les cas, autant abasourdie par tout ce que je peux lire sur ce que l’Allemagne d’Hitler a pu faire, a tenté de faire contre les Juifs et ceux qui n’étaient pas considérés comme aryens. Cela a toujours été une période de l’Histoire qui m’a toujours intéressée. Et il n’est jamais trop tard pour en apprendre encore plus.

Le final est mené tambour battant les 100 dernières pages avec de nombreuses révélations, notamment en ce qui concerne Erika, peu présente dans ce roman, suite à la quête solitaire de Tristan. Jusqu’à la fin, le lecteur ne sait pas ce qui va arriver à ce dernier.

Dans le chapitre des bonnes nouvelles lues sur le groupe consacré à Antoine Marcas et aux auteurs Eric Giacometti et Jacques Ravenne. La saga continue avec un quatrième tome qui fera partie d’une nouvelle trilogie. Et il y aura une nouvelle aventure d’Antoine Marcas, même si j’ai un spoil sur le dernier que je dois lire. Et tout cela en 2021 à quelques semaines d’intervalle.

La relique du chaos Saga du Soleil noir de Giacometti et Ravenne

date de sortie : 3 juin 2020

Editeur : JC Lattès

Isbn : 9782709663366

Nombre de pages : 450

L’Empire du Graal de Giacometti et Ravenne

L'Empire du Graal de Giacometti & Ravenne - Editions JC Lattès

L’Empire du Graal de Giacometti & Ravenne – Editions JC Lattès

L’Empire du Graal de Giacometti et Ravenne, présentation

Forêt de Brocéliande, Antoine Marcas est en train de mourir.

Une semaine plus tôt, au Vatican, les six grands plus cardinaux sont réunis à la demande du pape. Une présentation est fait aux cinq autres par Theobald. Il leur montre que le nombre de fidèles décroit de seconde en seconde et ce grâce à des algorithmes spécialement conçus pour le Vatican. Comment faire face à cette chute ? En donnant du merveilleux, du miracle aux croyants.

Mary est étudiante. Elle assiste au meurtre de son professeur.

Avis L’Empire du Graal de Giacometti et Ravenne

Pour Antoine Marcas, il suffit d’une vente et de l’arrestation d’une personne pour qu’il rencontre un écrivain qui a acheté un sarcophage avec un vampire à l’intérieur. Très vite, Stanton se révèle un frère et demande à Antoine de l’aider dans sa quête du Graal. Ce dernier oscille. Il a assez consacré de temps à rechercher des trésors. Mais à force de persuasion et bien entendu, tout ce qui relève de l’inconnu plaît toujours autant à Antoine Marcas.

De l’autre côté, le Vatican, avec son pape, a commandé une étude basée sur des analyses très poussées. Le nombre de fidèles baisse de seconde en seconde, au profit d’autres religions, notamment l’Islam. Les plus grands cardinaux se réunissent et que faut-il faire pour que les fidèles reviennent ? Leur donner du rêve, du merveilleux, un miracle. Et donc, trouver le Graal.

Marcas et Stanton vs le Vatican. Qui va trouver le Graal en premier ? Et est-ce vraiment le Graal qui est trouvé ?

Le lecteur se balade, apprend avec les uns et les autres sur les différents monuments visités, les différentes légendes, les différents écrits. De ce côté-là, comme à chaque fois, les auteurs nous offrent un roman très riche. Pour Antoine, comme toujours, c’est une véritable course contre la montre. Est-ce que les relations avec son fils, maintenant étudiant, vont s’apaiser ? J’aime toujours autant ce héros qui n’est toujours pas apaisé. Tout à fait normal avec ce qu’il a vécu. Il connaît ses faiblesses, mais ne sait pas toujours comment réagir, surtout face à ceux qu’il aime.

Je suis catholique car baptisée. Mais je ne suis pas du tout croyante et me considère comme athée. Cela fait de nombreuses années que je considère l’Eglise catholique comme une secte où pouvoir et argent sont plus importants qu’autre chose. Et de plus, certaines prises de position me hérissent franchement le poil. Dans ce roman, les auteurs nous en donnent une belle tranche où la foi, en elle-même, ne vaut pratiquement plus grand chose. C’est seulement mon avis et ce qui est décrit, même romancé, valide de plus en plus cette opinion.

Big Brother, encore et toujours et maintenant Big Data. Nous sommes pistés, harcelés via nos écrans quels qu’ils soient. On nous propose tout et n’importe quoi car les algorithmes sauraient mieux que quiconque ce qui convient à chacun. Je surfe énormément, mon smartphone est tracé, google sait tout de moi et c’est amplement suffisant. C’est ce que j’ai choisi. Mais lorsque je surfe, j’ai des oeillères, je sais que tous les bandeaux publicitaires concernent mes recherches précédentes, mais ce n’est pas pour autant que je clique dessus pour acheter. Ces bandeaux sont là et point barre et je rétrécis mon champ de vision pour me consacrer à ce que je suis en train de faire.

Allez plus qu’une enquête d’Antoine Marcas à lire, avant que les auteurs reprennent le cycle, en espérant qu’ils le reprennent. J’aurai donc fini la boucle en plusieurs années depuis la découverte du Règne des Illuminati. Dans L’Empire du Graal, quand tu as l’impression que l’histoire est finie et que tu vois qu’il te reste 100 pages à lire, tu te demandes ce qui peut encore se passer. C’est sans compter l’imagination d’Eric Giacometti et Jacques Ravenne. Car c’est une autre histoire qu’ils racontent, une sorte de conte qui devrait éclairer Antoine Marcas quant à ce qu’il a vécu. J’ai été bien surprise sur ce point. Pour tout dire, L’Empire du Graal n’est pas mon préféré. Au cours des autres tomes, j’ai été bien habituée, trop peut-être, à des histoires parallèles, entre passé et présent. Cela m’a tout de même manqué ici. Même s’il existe une bonne partie historique quant à ce fameux Graal, objet de toutes les convoitises et une recherche d’Antoine et Stanton avec Perceval, les Chevaliers de la Table Ronde et le Roi Arthur, des contes, des légendes, bien réelles ou tout simplement imaginaires.

Même s’il ne veut plus résoudre d’énigmes historiques, le challenge plaît toujours à Antoine Marcas car cela lui permet de s’interroger, de mettre à l’oeuvre ses nombreuses connaissances, même si là, il en apprend beaucoup de la part de cet écrivain. En plus, il ne peut pas abandonner car ce qu’il a de plus cher au monde peut être assassiné. Personnellement, je me suis toujours interrogée sur un des personnages du roman. Et pour une fois, je ne me suis pas trompée.

Comme d’habitude, je ne sais pas qui a écrit quoi. Dois-je conserver ce mystère ? J’aimerais bien le savoir quand même. Oserais-je interroger les auteurs lorsque je l’enverrai lors d’une séance de dédicaces ?

Un conseil, il vaut mieux conserver son âme d’enfant et croire dans le merveilleux.

L’Empire du Graal de Giacometti et Ravenne

Date de sortie : 18 mai 2016

Editeur : JC Lattès

Nombre de pages : 587

ISBN : 978-2-7096-5606-1

Le règne des Illuminati de Giacometti et Ravenne

Le règne des Illuminati de Giacometti et Ravenne – Source Fleuve Editions

Le règne des Illuminati de Giacometti et Ravenne, Présentation

Kennedy rencontre le nouveau Pape en secret qu’il l’informe que la mort est proche.

Damien Heller tente de supprimer l’Abbé Emmanuel. Il est assassiné à son tour mais cela passe pour un suicide. La Juge Gardanne a mené son enquête qui risque de ne pas déboucher sur un procès. Mais un élément déconcertant l’oblige à contacter un ami Franc-Maçon qui fait appel à Antoine Marcas. Actuellement en congé, il peut se consacrer à ce début d’enquête. Il rencontre divers personnages hauts placés mais il est également suivi et la mort rode, très proche.

Avis Le règne des Illuminati de Giacometti et Ravenne

Il y a tellement à dire sur ce roman que je ne sais par où commencer sans trop en dévoiler car tel n’est pas le but du jeu, n’est-ce pas !

Pour commencer, lorsque le roman est paru, je pensais que c’était un document sur les Illuminati. La faute de ne pas lire les 4ème de couverture, même en les achetant. Avant de lire le roman, j’ai lu les avant pages et je me suis aperçue qu’il y avait déjà au moins huit enquêtes de Marcas. Mince ! Des achats en perspective (pas ça le mince), mais je n’aime pas lire des enquêtes avec un personnage déjà récurrent où il y a des références aux anciens romans. J’ai persévéré. Dans ce cas-là, cela ne gêne pas le lecteur.

Ce roman n’est pas un véritable coup de coeur (en avril 2020, si) même si j’ai aimé la trame de l’histoire et le sujet des sociétés secrètes, notamment des Franc-Maçons, un univers qui m’intéresse plus particulièrement. Il est fait de codes, de rites, de signes… Je ne sais pas si je peux dire que cela touche au mysticisme mais tout ce qui relève du monde de l’occulte, de ce qui peut être interdit, je suis preneuse. Est-ce mon côté original ? Très certainement. Curieux, encore plus. Ne pas faire partie du commun des mortels ? Oui. Vouloir faire partie d’une société secrète ? J’y ai pensé, figurez-vous. Il suffit juste d’être approché. Ce qui n’a pas été mon cas. Même les religions m’intéressent pourtant il n’y a pas plus athée que moi. Mais j’ai un esprit très curieux, ceci entraînant cela.

Le complot, les théories des complots sont une des composantes de ce roman, notamment l’assassinat du Président Kennedy et de nombreux évènements qui se sont passés ensuite, mais également bien en avant. Les auteurs nous permettent de nous interroger sur les grands de ce monde, politiques, chefs d’entreprise, financiers. Que font-ils réellement ? Je n’ai jamais pensé qu’ils étaient blancs comme neige et ce roman me conforte dans cette opinion.

Car nous sommes au XXIème siècle mais aussi pendant la Révolution, la Terreur, le XVIII ème siècle. D’un côté Marcas, de l’autre Ferragus, policiers. Ils ont énormément en commun. En premier, leur appartenance aux Franc-Maçons. De deux, une enquête pour chacun liée à la Franc-Maçonnerie et aux sociétés secrètes. En troisième, une femme. Pourquoi sont-ils liés de cette façon ? Les Illuminati ont traversé les siècles. La société secrète a toujours été vaillante, même avec peu de membres. Elle est toujours revenue et son but, à chaque fois, n’était pas le bien.

J’ai bien aimé les personnages évoluant dans ce roman, notamment Ferrages et Marcas dont les histoires, à plusieurs siècles d’intervalle, sont intimement liées. Un chapitre est consacré à l’un et un autre chapitre à l’autre, mais pas dans les dernières 100 pages. Ils ont un sacré caractère, ils sont excités par la traque ésotérique et connaissent à fond leur monde. Marcus a des soucis avec son fils, très certainement depuis son départ pendant un an en Afrique. C’est un homme seul après la mort des femmes qu’il a chéries. J’espère qu’il y a encore de l’espoir pour lutter contre tous les intégrismes contre lesquels ils ont lutté. En tous les cas, Marcas ira jusqu’au bout pour connaître la vérité même s’il doit tomber de haut et en subir les conséquence concernant la Franc- Maçonnerie.

Ce roman n’est pas un cours d’histoire mais celle-ci avec un grand H est bel et bien là. Ce qui permet au lecteur, en tous les cas moi, de s’interroger beaucoup plus sur ces évènements de la Terreur, les personnages qui l’ont composée, ce qu’ils ont fait, qui a pu tirer les ficelles et aussi les Francs Maçons, toujours accusés des pires mots.

Je ne donne jamais de conseils de lectures. Mais là, je vais le faire. Passez votre chemin si vous n’avez pas l’esprit ouvert, passez votre chemin si vous considérez les Franc-Maçons ou toute autre société secrète comme une secte. Si non, vous passerez un bon moment de lecture. Quant à moi, je n’en ai pas fini avec Marcas et l’obscur.

Edit du 4 avril 2020

Cela fait 5 ans, déjà, que j’ai lu ce roman. Je l’avais beaucoup aimé et je me suis dit que j’allais me faire toute la série des Antoine Marcas. Chose faite. Maintenant il me reste les deux dernières histoires à lire, avant que les auteurs continuent avec Antoine. Je sais pourquoi donc j’ai lu cette série. J’ai relu ma chronique et avoir lu ce roman une seconde fois me l’a fait apprécié encore plus.

Par rapport aux romans précédents, les chapitres sont beaucoup plus courts, en ce qui concerne la trame historique et la trame actuelle. Cela permet de passer de l’un à l’autre sans problème. Cela donne plus d’énergie au roman. Comme je l’écrivais plus haut, il y a bien un parallèle entre les deux périodes et les deux personnages principaux.

Lire Le règne des Illuminati, presque juste après le livre de Jacques Ravenne sur Robespierre donne encore plus de dimension à la période décrite. Moi qui voulais en savoir plus sur Saint-Just, l’Archange de la Terreur, je suis bien servie, même si ici, c’est romancé. Guillotin était-il un personnage aussi machiavélique qu’il est décrit ici ?

Etude du cerveau avec notamment le Eye Tracking et tout ce que cela peut engendrer de bien mais aussi de mal, comme faire regarder à des personnes des programmes, des évènements très durs et observer leurs réactions ou leur insuffler des actes. Mimétisme au niveau des réactions grâce à l’étude du cerveau. Certaines choses peuvent faire vraiment peur à ce sujet. Antoine reste tel qu’il est. Il prend ce dont il a besoin et reste toujours égal à lui-même. Il ne profite de personne même si cette histoire lui a porté un sacré coup, quant à certaines de ses convictions.

Le règne des Illuminati de Giacometti et Ravenne

date de sortie : 12 juin 2014

Editeur : Fleuve Editions

ISBN : 978-2-265-09370-6

Nb de pages : 550

Les jumelles martyres d’Isabelle et Mireille Grenier

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Les jumelles martyres d’Isabelle et Mireille Grenier, présentation de l’éditeur

Abandonnées dès leur naissance, les jumelles Grenier sont restées à la crèche plus de deux ans sans que personne les adopte ? jusqu’à ce qu’un couple décide de les accueillir. L’histoire aurait pu se terminer là et avoir une fin heureuse, mais ce fut loin d’être le cas… Dans cette maison, les fillettes ont été martyrisées, physiquement et sexuellement, et confinées dans le noir le plus complet, dans de minuscules couchettes. Durant des années, elles ont vécu dans un climat de terreur perpétuel. Pourquoi les Services sociaux ne sont-ils pas intervenus plus tôt ? Encore aujourd’hui, la question se pose ? Cinquante ans plus tard, les deux femmes témoignent du véritable enfer auquel elles ont survécu, avec une résilience hors du commun et la volonté de changer la société dans laquelle on vit. L’histoire des jumelles Grenier est véridique et appuyée par des faits notés dans les rapports officiels des Services sociaux, entre 1967 et 1973. Elles ont choisi de rompre le silence pour se libérer enfin de ce boulet qu’elles traînent depuis trop longtemps, mais, surtout, pour éviter que ce qu’elles ont subi se répète, dans l’espoir d’un monde plus humain. Tous connaissent Aurore l’enfant martyre, cependant personne ne veut croire que de tels drames se produisent encore. Ce livre est le vibrant témoignage d’une enfance brisée. Un cri du coeur qui nous bouleverse et nous laisse sans mots.

Avis Les jumelles martyres d’Isabelle et Mireille Grenier

Autobiographie de jumelles qui ont été abandonnées à la naissance par leur mère et qui ont été élevées par l’Etat, placées dans des familles dans le but d’une adoption.

Premier placement à l’âge de deux ans et plus. C’est déjà un âge important pour trouver une famille d’adoption. Ces jumelles avaient un caractère différent mais elles recherchaient avant tout de l’affection que l’orphelinat n’a pu donner. Elles sont parties dans cette famille et là, pendant de nombreuses années elles ont vécu les plus grands sévices. Violences sexuelles, violences physiques et psychiques. Comment se construire quand on est un enfant face à tout ça ?

Face à l’introduction, je pensais que j’aurais été plus choquée par ce qui est arrivé à ces jumelles ? Je pensais que j’aurais eu les larmes aux yeux en lisant l’indicible, en lisant toutes ces violences. Alors, même si je ne supporte pas que l’on fasse du mal aux plus faibles, même si je me range de leur côté, je n’ai pas eu les larmes qui sont montées aux yeux. Car il n’y a pas que cela, ces violences dans cette autobiographie. Les jumelles racontent également les différents épisodes de leur vie lorsqu’enfin, elles ont été sorties de ce foyer, qu’elles ont été chez une autre personne et lorsqu’elles ont été adoptées.

Cette violence a fait qu’elles se sont trouvées rabaissées. Elles n’avaient plus confiance en elle et surtout elles n’avaient plus confiance dans les autres. Elles croyaient que ce qu’elles vivaient était le lot de tous les enfants. La porte de salut a été, en partie, leur scolarisation. Mais là aussi, endoctrinées par leur bourreau, elles n’ont rien dit. Elles étaient également une véritable manne financière.

Dans cette autobiographie, elles dénoncent les services sociaux qui n’ont pas fait leur travail. Elles veulent démontrer qu’il faut que les gens réagissent lorsque les plus faibles sont en situation de danger, que la personne connaît cette situation de danger. Il faut que cela soit dénoncé. Dénoncé, oui, tout à fait d’accord. Mais en face, est-ce qu’il y a du répondant ? Pas toujours. Que ce soit dans leur pays ou en France, ou partout ailleurs, ce n’est pas toujours évident aux services sociaux, à l’Etat de réagir lorsqu’une personne est en danger.

Cette autobiographie démontre qu’elles ont pu s’en sortir. Comment ? Elles ne peuvent l’expliquer. Peut-être parce qu’elles étaient deux et qu’elles se sont épaulées, soutenues et malgré les drames elles savaient qu’elles pouvaient compter l’une sur l’autre, malgré leurs différences de caractère.

En fin de livre, certains rapports des services sociaux et aussi un écrit de leur part envers celle qui les a mises au monde. Cela a servi, tout de même, à quelque chose, d’écrire, de mettre les mots sur les maux. Cela a permis d’avancer.

Les jumelles martyres d’Isabelle et Mireille Grenier

Date de sortie : 3 octobre 2018

Editeur : Editions de Mortague

Nombre de pages : 269

ISBN : 978-2-89662-893-3

Le Temple noir de Giacometti et Ravenne

Le temple noir de Giacometti et Ravenne - Editions Pocket

Le temple noir de Giacometti et Ravenne – Editions Pocket

Le Temple noir de Giacometti et Ravenne, présentation

Sacré Coeur, l’abbé ne pense pas qu’il faut autant de temps pour effectuer des travaux de réhabilitation. Il veut en avoir le coeur net. Il décide de s’introduire dans son église et ce qu’il trouve n’est pas fait pour le rassurer et surtout le conforte dans son opinion. Le Sacré Coeur est en travaux, certes, mais pas de réhabilitation.

Après avoir trouvé le trésor, Antoine est parti en vacances avec Gabrielle. Il est heureux et amoureux. Mais, voilà, il va devoir très vite rentrer à Paris.

Avis Le Temple noir de Giacometti et Ravenne

Et un nouveau Marcas de fini. J’avance, j’avance dans ma série et j’en suis bien contente. Maintenant, à savoir si je vais relire Le Règne des Illuminati ou pas. Je pense puisque je voulais connaître l’évolution des personnages. Avec ce roman, la suite du Septième Templier. Alors si je me suis bien ennuyée sur le précédent, ne l’ayant pas trouvé réellement au top, celui-là, je dois dire, relève vraiment le niveau. Toujours une mention spéciale qui donnent très explications très instructives en fin de roman. Explication au début de roman pour lire ce roman. Il y a en trois. Je n’y aurais pas pensé. Lire la partie historique, d’une traite, lire la partie actuelle d’une traite ou laisser filer les pages. Depuis les débuts d’Antoine Marcas, je privilégie celle-ci. Pour moi, tout est lié, que ce soit ce qui se passe de nos jours ou en 1232, dans ce roman.

Dans Le Temple noir, Antoine Marcas est bien revenu. Il est amoureux de Gabrielle, il est en congés et passe du bon temps en vacances. Mais on le rappelle très vite car après la découverte d’un fabuleux trésor au Sacré Coeur, un homme est encore mort, un homme d’église. Il est sommé de rentrer à Paris. Et très vite, Antoine Marcas va mener l’enquête. Il va très vite découvrir qu’il va être mis en présence, de nouveau, avec la Louve, femme qu’il hait au plus haut point. Et Antoine devra partir à Londres, car c’est là que l’enquête le mène et notamment chez les franc-maçons anglais. Si Antoine découvre des trésors, il est, comme toujours, celui à abattre, celui dont on se sert pour avoir des informations. En plus, la femme qu’il aime est enlevée. Bien entendu, ceux qui lui en veulent, tapent là où ça fait mal.

Pour la période actuelle, Le Temple noir se déroule au moment où vont s’ouvrir les JO de Londres. Et celui qui veut le pouvoir sur le monde a pratiquement trouvé comment devenir le maître du monde. Il élimine au fur et à mesure ses adversaires. Et même s’il arrive à trouver la clé des énigmes, aidé en cela par un chercheur ou par Antoine, il doit être absolument arrêté. Et pour cela, c’est le compte à rebours.

Pour la grosse partie londonienne, c’est une véritable visite de la capitale, siège de la franc-maçonnerie britannique avec ses nombreux symboles, ses personnages qui ont oeuvré pour la franc-maçonnerie et une certaine transparence qu’il n’y a pas en France. Mais la franc-maçonnerie souffre de ragots, d’informations distillées de complots… Certaines personnes s’y engouffrent sans problème. Et ce fameux trésor des Templiers, a-t-il été réellement découvert ? Lui aussi, tout comme ces Templiers, sont l’objet de spéculations, encore et toujours, même de nos jours.

La partie historique leur est, en partie, consacrée. Tout commence avec Roncelin qui fait partie d’une bande de pillards qui tue et vole sans vergogne. Ils sont assez bien préparés. Et leur dernier coup d’éclat semble bien fonctionner. Mais voilà, un homme au sein de l’Eglise, le Légat du pape, va mener une action d’envergure. Se faire délivrer cette somme et Roncelin se trouve emprisonné. Si personne ne connaissait ce dont étaient capables l’Eglise, des pillards et autres en matière de tortures humaines, le lecteur sera servi, ici. Roncelin, emprisonné, torturé, veut absolument en finir. Mais son compagnon de cellule va, en quelque sorte, le révéler à lui-même. Cet homme emprisonné est Juif et il détient, grâce à ses recherches, un secret. Les Templiers vont faire, en sorte, de le libérer. Mais bien entendu, cela ne se passe pas comme prévu. Roncelin va devoir gagner la confiance des uns et des autres, et franchement je ne m’attendais pas à un tel destin pour cet homme.

Les Juifs ont toujours été les hommes à abattre et cela continue encore. Pas étonnant que le monde soit toujours en guerre, les années précédentes et il y a bien longtemps montrent que tout est un éternel recommencement pour des jeux de pouvoirs, des trésors à trouver… Les populations, quelles qu’elles soient, ont souffert, sont mortes et cela continue encore et encore. Et l’Eglise dans tout ça. Elle n’a jamais le beau rôle et cela se voit, ici, encore.

Comment travaillent Eric Giacometti et Jacques Ravenne ? Comment se partagent-ils le travail ? J’aimerais, un jour, avoir une réponse à cette question, que je me pose depuis les débuts. J’espère avoir, un jour, l’occasion de les rencontrer, ensemble, ou l’un ou l’autre afin de leur poser la question.

En tous les cas, encore une fois, grâce à eux, j’ai énormément appris sur des parties historiques, très intéressantes, mais on le sait romancées. Je pense que je continuerai à lire les 2-3 Antoine Marcas qui me restent en laissant filer les pages. J’aime bien passer d’une époque à l’autre, même si j’ai un peu perdu le fil une ou deux fois.

Le Temple noir de Giacometti et Ravenne

Date de sortie : 13 juin 2013

Editeur : Pocket

Nombre de pages : 730

ISBN : 978-2-266-24150-2

Le journal de Claire Cassidy d’Elly Griffiths

 

Le journal de Claire Cassidy d'Elly Griffiths

Le journal de Claire Cassidy d’Elly Griffiths

Présentation Le journal de Claire Cassidy d’Elly Griffiths

Voyage dans un train, une histoire vraie est racontée. Ils semblent être seuls dans ce wagon. 

Claire est professeur, elle écrit la biographie d’un auteur, Holland. On lui apprend l’assassinat de son amie, collègue, Ella.

Avis Le journal de Claire Cassidy d’Elly Griffiths

Dans ce roman, très long, trop long à se mettre en place, est-ce dû au fait que ce soit un journal et qu’il soit raconté comme un journal ?, les trois personnages principaux féminins alternent. En premier, Claire, qui tient un journal. En second, Harbinder, qui s’occupe de l’enquête de police. Et pour finir, Georgie-Georgia, la fille de Claire. Pourquoi un e ou un a qui alternent selon les moments ? Fautes de traduction, d’impression ?

Claire est professeur d’anglais. Elle est divorcée et a une fille adolescente. Elle travaille dans une école où a vécu un écrivain qu’elle adore. D’ailleurs, elle a le projet d’écrire un livre sur lui.

Harbinder travaille dans la police. Elle a 35 ans, vit toujours chez ses parents. Elle est sikh et homosexuelle. Lorsqu’elle sera appelée sur les lieux du crime, ce sera à son ancienne école, où plane toujours l’aura de l’ancien maître des lieux et des histoires de fantômes qui ont perduré à cause de morts violentes.

Georgie est la fille de Claire. Elle vit chez sa mère et va, un week-end sur deux, chez son père à Londres, remarié et avec deux enfants en bas âge. Elle trompe bien son monde en laissant voir, sans détromper les adultes, qu’elle est comme tous les adolescents de son âge, accro à son portable, les réseaux sociaux… En plus, elle a un petit ami qui ne plait pas à ses parents, car il est déjà adulte. Les parents ont de mauvaises relations. Le père veut s’immiscer dans la vie de sa fille et la coupable, toute trouvée, est bien entendu Claire car elle ne sait pas élever leur fille.

Tout va changer lorsque la meilleure amie de Claire, Ella, professeur d’anglais, comme elle, est assassinée. Très vite, Claire sera interrogée par la police puisqu’elle avait des liens très forts avec Ella. Et comme bien souvent, le meurtrier fait partie de l’entourage, immédiat de la victime. Qui peut-il être ? Un ancien amant ? Interrogée, Claire ne dira pas tout. Car dans cette petite communauté de professeurs, il s’en passe des choses, des jalousies, des liaisons, du harcèlement. Lors de son premier interrogatoire, Claire ne fait pas bonne impression à Harbinder, car trop propre sur elle et franchement différente. Mais qu’est-ce qui va les rapprocher ? Un deuxième meurtre ou autre chose de plus personnel et qui concerne Claire ? En filigrane, les écrits de cet auteur, très peu lu, qui a habité cette école et qui sont rapportés tout le long du roman. Surtout que certaines de ses phrases se retrouvent dans des endroits qui devraient être cachés, près des corps des victimes.

Au final, j’ai lu ce roman sans réel plaisir, ni déplaisir, je suis entrée dans l’histoire mais elle ne me laissera pas de souvenirs impérissables. Je n’ai trouvé aucun rebondissement notoire, même si l’auteur nous présente, au fil des pages, tous les protagonistes du roman comme des suspects, face à ces trois meurtres. Même le dénouement n’est pas forcément haletant. Oui, cela se passe comme ça, le coupable est trouvé. Et alors ? Rien de plus à se mettre sous la dent. Des clichés, trop de clichés qui ne rendent pas les personnages antipathiques, ni très sympathiques non plus. Je ne me suis identifiée à aucun des trois personnages, ni pris fait et cause pour elles. Réellement dommage. La fin, une répétition de ce qui se passe au cours du roman lorsque un auteur raconte son histoire, dans un train, clôt ce livre avec bien entendu un dénouement, mais qui sert à quoi ? Deux histoires en une ? Bien entendu, il y a un élément qui pourrait faire froid dans le dos. Mais pour moi, cela n’a pas été le cas. Malgré tout, il n’y a aucun temps mort qui permettrait de laisser tomber le livre. Je n’ai trouvé aucune dimension psychologique également.

Par contre, j’ai beaucoup aimé le rôle d’Herbert, le chien, un animal aimé par Claire, Georgie et par ricochet, Hardibert.

Je remercie Netgalley et les Editions Hugo Thriller pour cette lecture.

Le journal de Claire Cassidy d’Elly Griffiths

Date de sortie : 2 janvier 2020

Editeur : Hugo Thriller

Nombre de pages : 370

ISBN : 9782755649543

Ce que tu as fait de moi de Karine Giebel

Ce que tu as fait de moi de Karine Giebel - Editions Belfond

Ce que tu as fait de moi de Karine Giebel – Editions Belfond

Présentation Ce que tu as fait de moi de Karine Giebel

C’est l’effervescence dans ce commissariat. Tout le monde est aux aguets, tout le monde est aux abois. Un drame a eu lieu, mais quoi, que s’est-il passé ?

Le commandant a été arrêté ainsi qu’un lieutenant. Ils doivent être interrogés, séparément, sur ce drame qui s’est produit. Leur histoire va-t-elle concorder ? Y aura-t-il des failles ? Une longue nuit s’annonce où ils vont se mettre à nu.

Avis Ce que tu as fait de moi de Karine Giebel

Karine Giebel a gagné son tour de force. Ne pas me faire détester Richard. Pourtant, ce n’était pas gagné, au départ. Mais au fur et à mesure des pages, je me suis retrouvée comme celui qui l’interrogeait, gagnée par le dégoût de ce qu’il a fait subir à Laëtitia mais aussi par l’envie de comprendre cet homme, comment cet amour l’a fait basculer. En ces temps où les hommes qui abusent de leurs forces, de leur autorité pour obtenir ce qu’ils veulent sexuellement, Karine Giebel nous démontre, par la force des mots, lors de cet interrogatoire de Richard et Laëtitia, que l’amour recouvre différentes formes. Richard sait dès le départ, de cet interrogatoire, qu’il a tout perdu.

J’ai été plus éloignée de Laëtitia au départ. Mais pareil au fil des pages, j’ai été plus que touchée par sa souffrance, par toute la perte qu’elle subit à cause d’un homme même si c’était entre dégoût mais aussi plaisir. Je comprends cette haine farouche, qu’elle veuille le faire payer.

Les deux officiers qui interrogent Richard et Laëtitia vont, avec cette histoire, en apprendre beaucoup sur eux-mêmes car la vie de leurs suspects est mise à nu, ils racontent tout. Ils vont laisser dérouler l’histoire, sans poser trop de questions. Ils seront assez proches des suspects, n’hésitant pas, toutefois, à les remettre dans le droit chemin quand cela est nécessaire. Ils ne sont pas là pour juger mais savoir si Richard et Laëtitia racontent la même histoire.

Ce que j’ai fait de toi est profondément addictif. J’ai avalé les pages pour connaître tout ce que Richard et Laëtitia avaient à raconter, pour savoir pour quelle raison ils se sont retrouvés à être interrogés. Et encore une fois, même si je savais que les héros de Karine Giebel ne s’en sortent pratiquement jamais, j’ai été scotchée par la fin, encore une fois très bien trouvée et par ce qu’elle nous apporte comme réponse. Car est-ce qu’il y a bien une réponse ? L’amour que Richard a éprouvé pour Laëtitia lui a tout fait perdre. Il a perdu son sang-froid, sa faculté de réflexion, sa famille. Il a été violent, surtout envers elle, il n’a pas voulu l’écouter, ni écouter qui que ce soit. Quant à Laëtitia, a-t-elle joué un double jeu ? Dans toutes ces pages, on a pu ressentir, sa souffrance, sa peur extrême, son envie de se venger, de le voir mort. Mais le lecteur a pu ressentir l’amour qu’elle pouvait porter à cet homme. Un amour teinté, en premier de grande admiration, un amour teinté de haine farouche. Et tout cela avec une grande lucidité quand même. Jamais ils ne pourront pas être heureux. Richard voulait lui faire de mal si elle n’était pas à lui. Il a abusé d’elle, de son pouvoir, de la confiance que les autres éprouvaient pour lui. Il voulait lui faire du mal lorsqu’elle l’a repoussé. Laëtitia voulait lui faire du mal car à cause de lui, elle a perdu ce qui comptait le plus pour elle. Auraient-ils pu être heureux ? Un tel amour est comme une drogue. Richard avait besoin d’elle à chaque instant. Il avait besoin qu’elle l’aime comme lui l’aimait. Mais cet amour a fait peur à Laëtitia. Le geste ultime de Richard envers Laetitia, lorsqu’ils se retrouvent face à face, est une dernière preuve d’amour. Mais amène-t-elle quelque chose de bon pour l’un et l’autre?

Ce roman est fort, grandiose. Il ferait un très bon film, même si je pense que je ne le regarderai pas car j’étais avec eux, j’étais eux également. Je me suis fait mes images, j’ai leurs voix, j’ai leurs corps face à moi, dans ma tête. Je les ai imaginés. J’ai également visualisé toutes les images de ce roman choc, hautement psychologique. Karine Giebel ne s’embarrasse pas de fioritures, elle raconte les faits bruts. Il y a de la magie dans ces mots, il y a de la poésie également. Je ne veux pas trop en dévoiler, je ne sais pas trop comment présenter ce roman. Des fois, quand on aime trop, on ne sait pas en parler, écrire. Mais je sors bousculée, littéralement accro, encore une fois, de Karine Giebel. Je ne sais pas si quelqu’un a déjà expérimenté le genre d’amour éprouvé par Richard envers Laëtitia, mais ce que je sais, c’est qu’un rien peut faire basculer une personne. J’ai fait un parallèle entre ce roman et une histoire qui a défrayé l’actualité, il y a quelques années et qui défraye encore l’actualité. Je ne nommerai pas les personnes, mais peut-être que certains lecteurs y penseront.

Ce que tu as fait de moi de Karine Giebel

Date de sortie : 21 novembre 2019

Editeur : Belfond

Nombre de pages : 551

ISBN : 978-2-7144-8196-2

Les cicatrices de la nuit d’Alexandre Galien

Les cicatrices de la nuit d'Alexandre Galien - Editions Fayard

Les cicatrices de la nuit d’Alexandre Galien – Editions Fayard

Présentation Les cicatrices de la nuit d’Alexandre Galien

Il court, il court pour tenter d’empêcher un meurtre. Arrivera-t-il à temps ? Laissera-t-il vivre l’assassin ou le tuera-t-il ce qui fera que sa carrière sera entachée d’un meurtre ?

Philippe est policier. Il a la cinquantaine. Il travaillait toutes les nuits à Paris. Mais, à sa demande, il intègre un autre service où il aura une nouvelle équipe et faire ses preuves.

Avis Les cicatrices de la nuit d’Alexandre Galien

Lorsque je suis allée au Festival du Livre de Marseille, début décembre, c’était pour rencontrer mes auteurs favoris. En lisant le programme, Alexandre Galien était annoncé. Ce qui m’a plu a surtout été, moi amatrice de policiers, est le fait que son roman a été primé Prix du Quai des Orfèvres 2020. Ce prix est un gage de qualité. Après avoir tourné et attendu, j’ai pu rencontrer Alexandre Galien avec qui j’ai discuté un peu. Il m’en a dit un peu plus sur lui et son roman. Dédicace faite, quelques semaines plus tard, je me plonge dans Les cicatrices de la nuit.

Ce roman est le policier classique français par excellence. Le 36 Quai des Orfèvres n’est plus, il a déménagé mais toujours au 36. Les vieux de la vieille côtoient les plus jeunes. Philippe a passé pratiquement toute sa carrière de policier à arpenter les rues de Paris, mais surtout la nuit. Il a changé d’affectation pour plaire à sa compagne Elodie qui souhaite le voir plus souvent et avoir un enfant. Philippe est donc un bleu lorsqu’il intègre cette nouvelle équipe. Malgré son grade, il sait qu’il a tout à apprendre, à réapprendre. Et pas question de guéguerre interne. Il sait manager ses hommes et femmes et les mettra en avant lorsqu’il le faudra. Mais qu’est-ce que Philippe a à cacher, comme tous ceux qu’il côtoie dans son équipe ?

Philippe est vite plongé dans l’horreur avec le cadavre de cette jeune fille atrocement mutilée. Et cette jeune fille, il la connaît, elle faisait partie de ses indics lorsqu’il s’occupait des nuits parisiennes. Un premier cadavre, puis deux. Il faut arrêter celui qui comment ces crimes avant qu’il ne devienne un serial killer.

Avec son équipe, il va avancer dans son enquête, se tromper, mais aussi collaborer avec d’autres services pour enfin arriver à connaître cet homme qui tue des femmes. Surtout que pour la future dernière victime, j’ai su pratiquement dès le départ qui elle serait.

Le métier de policier n’est pas facile, dans n’importe quel service. Philippe en est la preuve. Heures de nuit pour échapper à sa propre vie, fatigue continuelle pour traquer un meurtrier car le temps presse, même si les instances supérieures peuvent aider. Alexandre Galien nous décrit toutes ces nouvelles techniques qui permettent aux enquêteurs d’avancer mais c’est un véritable travail de fourmi pour tout recouper, comme les écoutes téléphoniques, les ordinateurs et autres, savoir où peut borner un téléphone. Mais l’humain est bien là, également, surtout lors d’un interrogatoire. Avec l’expérience mais aussi le relationnel, le policier sait à qui il a affaire. Et surtout, il apprend. Car que ce soit il y a 20, 30 ans ou maintenant, un suspect peut toujours prendre le dessus. Et est-ce qu’il va le prendre dans ce cas-là même après son arrestation, même après son procès ? Comment peut-on vivre après la mort d’un être cher, tué par les mains de quelqu’un qui semble exercer une vengeance, qui n’aura de cesse de revenir hanter jours et nuits ?

On en apprend beaucoup sur ce qui se passe lors de ces nuits parisiennes avec sa prostitution, surtout de jeunes filles qui veulent faire ça un temps pour payer leurs études ou les objets dernier cri. Mais sont-elles en danger face à ce beau monde qui recherche le plaisir, bien souvent cruel ? Réseau de prostitution qui vient également d’autres pays. Un monde également d’indics qui renseigne la police pour ne pas avoir à être arrêté. Des policiers qui peuvent avoir leurs entrées partout ou pas .et qui doivent faire en sorte que rien ne se passe de grave à Paris ou dans d’autres villes de province 

Une enquête bien menée, qui ne souffre d’aucun temps mort avec le jargon policier bien expliqué en notes de bas de page. Le suspense est mis dès le départ entre cette urgence et ce secret qu’il doit avouer à sa femme. Les chapitres et les phrases sont très courts, donc percutants et bien ficelés. Tous les personnages sont bien décrits et le lecteur a l’impression de les connaître. Alors bravo Alexandre Galien pour ce premier roman reconnu par vos anciens pairs. Il me tarde réellement le prochain comme vous me l’avez annoncé. Un bon petit coup de coeur pour moi.

Je remercie Alexandre Galien pour les mots échangés et la dédicace. Vivement le prochain.

Les cicatrices de la nuit d’Alexandre Galien

Date de sortie : 6 novembre 2019

Editeur : Fayard

Nombre de pages : 357

ISBN : 978-2-213-71312-0