Le jour où Kennedy n’est pas mort de R.J. Ellory

Le jour où Kennedy n'est pas mort de R.J. Ellory - Sonatine Editions

Le jour où Kennedy n’est pas mort de R.J. Ellory – Sonatine Editions

Le jour où Kennedy n’est pas mort de R.J. Ellory, présentation

Dallas, quelques heures, Ed et son collègue trouvent une pile de cartons bien rangée. Ils pensent que le nouvel employé voulait se cacher. Après, ils mettent à jour une balle qui disparaît. Est-ce Harvey le responsable ?

Le 3 juillet 1964, Judith, maîtresse de Jack, sait qu’elle ne sert qu’au sexe. Il n’a aucun sentiment pour elle. Elle se sent seule.

Avis Le jour où Kennedy n’est pas mort de R.J. Ellory

Mitch est photographe journaliste. Le lecteur sait très vite qu’il n’a pas réussi sa vie, à l’âge de 35 ans. Il boit beaucoup et a de nombreux regrets mais lesquels ? Lorsqu’il reçoit un appel de la mère de Jean qui lui annonce que sa fille a été retrouvée morte pour cause de suicide, il replonge dans son passé pour enquêter sur un présent. Jeune, Mitch était tombé profondément amoureux de Jean et c’était réciproque. Mais elle ne lui a jamais pardonné qu’il veuille partir en Corée, comme journaliste. A son retour, peu de mois après, elle n’a jamais voulu le revoir, ni lui parler, malgré des lettres. Est-ce pour cela que Mitch n’a jamais réussi dans son métier ou dans sa vie personnelle ? Il n’a jamais réussi à dépasser ce qu’il a vécu d’horrible en Corée et la perte de Jean. Quand la mère de Jean lui demande, après lui avoir remis quelques documents de Jean, de confirmer ou pas la thèse du suicide, Mitch va osciller entre accepter et refuser. Mais le peu qu’il va mettre à jour, au départ, le conforte dans l’idée, que cette jeune femme lumineuse, coriace, opiniâtre, n’a pas pu se suicider.

C’est toujours avec une grande impatience que j’attends, chaque année, le nouveau roman de R.J. Ellory, auteur déjà rencontré deux fois, auteur très proche de ses lecteurs sur les réseaux sociaux et même en réel. R.J. Ellory réécrit l’histoire d’une des familles les plus puissantes des Etats-Unis, la famille princière comme elle était surnommée, la famille Kennedy, dont le destin n’a pas été tendre avec elle. Là, R.J. Ellory a imaginé que J.F. Kennedy n’a pas été assassiné et que la vie a continué, jusqu’à la future convention pour élire le candidat qui sera choisi pour l’élection présidentielle. Réécrire l’histoire tout en étant parfaitement documenté, R.J. Ellory le fait parfaitement. Je savais que JFK souffrait énormément au point qu’il ne pouvait pas assumer certaines fonctions. Je savais que le couple formé avec Jackie n’était pas celui des photos. Je savais que JFK avait de nombreuses maîtresses. D’ailleurs, le fameux suicide de Jean me fait penser à un autre suicide, celui de Marilyn Monroe.

Malheureusement, pour moi, j’étais dans un état de fatigue extrême lorsque j’ai lu ce roman. Le soir, très tôt, au bout d’un quart d’heure, je m’endormais. J’arrivais à lire quelques lignes entre midi et deux mais aussi le matin quand je prenais le bus. Malgré cette fatigue qui ne m’a pas fait apprécier ce roman à son juste niveau, mon sentiment est que ce n’est pas le meilleur d’Ellory pour moi. Mais ce n’est pas grave. J’ai constaté un petit changement dans le style de l’auteur. Il n’appuie pas autant ses propos en répétant certains mots, en insistant sur certains points pour démontrer que cela peut arriver à n’importe qui.

R. J. Ellory change de registre dans ce roman. Un roman où il réécrit l’histoire pour servir son héros qui est profondément étudié, comme dans tous ses romans. Ce n’est pas un roman psychologique comme il en a tant écrit, où il détaille les travers d’une société, les travers humains. Bien sûr, Mitch n’est pas tout blanc. A-t-il raté sa vie ? Il a vécu de nombreuses années avec le souvenir de son seul amour et les quelques mois passés en Corée. En définitive, la seule à bien le décrire est Jean. Et là, c’est le coup de massue. Il comprend tout, il comprend qui il est. Est-ce que cela va lui servir ? Très certainement. Cela lui permettra de donner une autre dimension à son enquête. Il sera plus opiniâtre même s’il n’arrive pas à donner les tenants et aboutissants. Malgré tout, avec une simple photo, il révélera ce qui s’est réellement passé ou pas. Car ne se trompe-t-il pas ?

En tous les cas, son héros est un écorché. Par une décision prise jeune car il pensait qu’il devait le faire sinon il se le serait reproché toute sa vie, car c’était dans l’ordre des choses, il a tout perdu, son âme et l’amour de sa vie. Des années passées à regretter. Etant donné qu’il n’a pas d’éléments en sa possession, son enquête sera longue, dure pour mettre bout à bout ce qu’il trouve. Pourquoi Jean est morte ? Qu’a-t-elle découvert à Dallas ? Est-ce que quelqu’un l’a fait taire parce qu’elle s’approchait trop de la vérité ? Pourquoi d’autres personnes ont un temps d’avance sur Mitch qui se sent et se sait observé, suivi ? La quête continue encore et toujours pour lui et on revient toujours à Oswald. Mitch a pris ses responsabilités sur ce coup-là. Arrive-t-il enfin à se connaître après cette hébétude, cet état de choc dans lequel la mort de Jean le plonge ?

J’ai apprécié cette dimension historique donnée par R.J. Ellory qui outre, JFK, donne le pouvoir à Bobby Kennedy qui oeuvre pour la fonction présidentielle, pour celui qui est élu. Car le Président, même s’il prend les décisions, semble être un véritable pantin.

Même si ce roman n’est pas un coup de coeur, à quand le prochain R.J. Ellory ?

Le jour où Kennedy n’est pas mort de R.J. Ellory

date de sortie : 4 juin 2020

Editeur : Sonatine

Isbn : 978-2-35584-795-0

Nombre de pages : 427

Le chant de l’assassin de R.J. Ellory

Le chant de l'assassin de R.J. Ellory - Sonatine Editions

Le chant de l’assassin de R.J. Ellory – Sonatine Editions

Résumé Le chant de l’assassin de R.J. Ellory

Juillet 1972, Henry Quinn sort de prison après plus de trois ans. Il avait 18 ans lorsqu’il est entré. Il a survécu malgré les violences.

Evan Riggs est le co-détenu d’Henry. Il a déjà fait vingt ans de prison et il va y rester jusqu’à la fin de sa vie.

En partant, Henry a une lettre qu’il doit remettre à la fille d’Evan.

Avis Le chant de l’assassin de R.J. Ellory

Où nous emmène cette fois RJ Ellory dans la noirceur humaine ? Bien après tous les auteurs lecteurs de l’auteur, j’ai attendu plusieurs semaines avant de me plonger dans le roman de l’auteur. Et je pense avoir bien fait d’avoir attendu mes vacances pour le lire. Je ne sais pas si je l’aurais apprécié autant, surtout qu’il faut s’accrocher à la lecture sur les 50 premières pages. Car à chaque fois, personne ne sait où nous emmène RJ Ellory. Mais dès que c’est fait, le roman ne se lâche absolument pas.

Comme toujours, une qualité de personnages impressionnante, un lieu bien évidemment reculé au Texas, une histoire de famille, l’histoire de deux frères et d’une jeune fille, l’histoire d’une quête, une histoire politique et de gros sous, une histoire de musique.

Henry a passé plus de trois ans en prison. Pour connaître le temps réel, lisez Ellory, le maître du détail sur n’importe quel sujet. Evan était son co-détenu. Evan est en prison sans possibilité de libération. Evan lui a laissé une lettre à remettre à sa fille. Henry est un garçon fiable, sur qui on peut compter. Il a fait une promesse et il s’y tiendra. On assiste à l’implication d’Henry coûte que coûte, concernant cette promesse. Il continuera sa vie après, c’est ce qu’il a décidé. Il doit tant à Evan pendant son séjour en prison. Et ces quelques jours lui apprendront énormément sur la nature humaine, hors des murs d’une prison. J’ai toujours eu peur qu’Henry retourne en prison. On le sait, les anciens taulards sont mal vus, ils peuvent plonger dans n’importe quel guêpier tendu et il est très facile de leur coller n’importe quoi sur le dos.

La construction du roman d’Ellory fait un parallèle entre Henry et sa quête et la vie d’Evan avant sa condamnation. Parallèle pour mieux nous induire en erreur, pour que le lecteur pense qu’Evan et Henry se ressemblent ? Possible surtout avec cet amour de la musique qui les lie. Mais au contraire d’Evan qui a sorti un disque qui a formidablement bien marché, Henry a tout à prouver. Et ce sera après sa quête et la remise de cette lettre. Henry est un jeune homme tenace, très intelligent, qui a perdu trois ans de sa vie si l’on peut dire. Mais sans ces trois ans, il ne lui arrivera pas ce qui lui arrive. Henry rencontrera Evie, une jeune fille qui l’aidera dans sa quête car en plus, elle connaît pas mal de monde dans le coin et surtout elle est fonceuse. Pour remettre cette lettre, Henry devra rencontrer Carson, le frère d’Evan, le shérif de la ville. Et alors là, cela ne sera pas une partie de plaisir. En nous racontant la vie d’Evan depuis sa naissance, RJ Ellory s’attache à nous raconter la vie de tous les membres de la famille d’Evan, ses parents et surtout son frère. Les relations d’une fratrie ne sont pas toujours faciles, on le sait, mais quand elles débutent de cette façon, elles le sont encore moins. Je ne donne pas raison aux agissements de Carson, mais on peut comprendre son cheminement. Mais un être humain naît déjà avec son caractère. Carson, au cours de sa vie, a su saisir toutes les opportunités qui se présentaient à lui pour devenir ce qu’il est. Bien entendu, il n’a pas été aidé par Rebecca, sa femme et son amie de toujours. Rebecca, qui a rencontré les deux frères alors qu’ils étaient tous les trois adolescents. Une jeune fille qui n’a pas su choisir entre les deux frères. Elle recherchait à fonder une famille, à vivre une vie tranquille. Mais Evan n’a jamais voulu rester dans cet endroit, il a toujours voulu parcourir le monde, enfin son état, vivre de sa musique, ne jamais s’attacher. Il était un musicien qui a su écrire de nombreux textes, il a quand même vécu l’enfer et plongé dans l’alcoolisme.

Un roman qui est un véritable coup de coeur pour moi, je vais écrire comme d’habitude avec Ellory. J’adore cet auteur, j’adore son style, j’adore comment il traite la psychologie de ces personnages, des évènements d’une vie que tout le monde peut expérimenter, des lieux où il situe ses histoires, souvent aux Etats-Unis. On a toujours l’impression qu’il connait ce pays, comme sa poche, surtout ces endroits reculés. Quand le lecteur est habitué au style de l’auteur, il trouvera toujours des remarques sur chacune des situations, remarques que tout le monde peut dire, mais qui trouvent tout leur sens, à chaque fois.

Je ne pouvais pas finir cette critique sur ce roman aussi musical. Tous ceux qui suivent assidûment RJ Ellory savent que l’auteur est également un musicien, que son groupe The Whiskey Poets se produit très souvent. Et d’ailleurs, le nom du groupe apparait plusieurs fois dans ce roman.

Le chant de l’assassin de R.J. Ellory

Date de sortie : 27 mai 2019

Editeur : Sonatine

Nombre de pages : 492

ISBN : 978-2-35584-661-8

La saison des feux de Celeste Ng

tous les livres sur Babelio.com

Résumé La saison des feux de Celeste Ng

Shaker Heights est un quartier très riche qui existe depuis 1912. Il possède de nombreuses règles à lesquelles personne ne déroge.

Isabelle Richardson a mis le feu à la maison de ses parents. Sa mère, qui dormait, à eu juste le temps de se réveiller. Elle se rappelle le départ de sa locataire, Mia, qui était accompagnée de sa fille.

C’est donc le moment de revenir sur tout ce qui est arrivé depuis que Mia et Pearl ont emménagé.

Avis La saison des feux de Celeste Ng

Comment écrire une chronique d’un roman, aussi intense, aussi passionnant, sans trop en dévoiler ? Il est, en tous les cas, servi par une belle palette de personnages femmes. Toutes sont importantes dans ce roman, même si certaines ont juste un petit rôle. Des femmes, des jeunes filles passées au crible sans toutefois que l’auteur penche pour l’une ou pour l’autre. On en apprendra au fur et à mesure sur chacune d’entre elles. D’ailleurs, personnellement, aucune ne m’a rebuté. Chacune a son vécu, chacune a son propre caractère, chacune a sa propre expérience. Bon, mal, ce n’est pas à nous de juger. Certaines décisions ont été prises et elles doivent être assumées. Malgré tout, comme dans toute société, on se mêle de la vie des uns et des autres, on prend parti pour l’un ou pour l’autre et cela attise les colères, les ressentiments, même si, après coup, on s’interroge.

N’y aurait-il pas un fond de jalousie de la part d’Elena ? On ne s’élève pas contre cette société, cette ville parfaite même si on a envie de découvrir le reste du monde. Cette société fait le bien pour se donner bonne conscience, même si pour elle c’est naturel. Mais on attend tout de même un juste retour des choses.

Elena a toujours cherché des signes de maladie chez sa fille Isabelle. L’inquiétude a fait la place à la colère. Comme on sait que les enfants ressentent tout, Izzie lui en fait voir de toutes les couleurs. En définitive, Mia lui ouvrira les yeux. Elena prendra donc la décision qui s’impose pour sa fille, qui lui ressemble tant.

A cause de ses idéaux, de son passé, Mia, sans le savoir, va provoquer une immense colère chez cette société extrêmement policée. La colère monte inexorablement. Elle est attisée comme le feu.

L’auteur développe tous les soucis rencontrés lorsqu’une grossesse ne peut pas être menée à terme, le problème de ne pas avoir d’enfants, le parcours du combattant pour adopter ou la mère porteuse. Elle développe également le choix de l’avortement, surtout lorsque l’on est jeune, le fait de ne pas se confier et d’avoir cette épée de Damoclès au-dessus de la tête et de vivre avec cet acte le restant de nos jours.

Mia est dégourdie, elle a appris toute seule. Elle a subvenu à ses besoins, elle a reproduit ce qu’elle avait appris pour s’en sortir et économiser tant et plus. Même si cela ne correspondait pas à ses parents qui avaient dû vivre de restrictions, elle a voulu réaliser ses rêves et vivre de son art. Mais ses parents, par leur comportement, lui feront prendre une décision difficile. Pearl, sa fille, quant à elle, cherche réellement à se poser. Elle est adolescente, elle a besoin d’amies, de relations amoureuses. Intelligente, elle aura l’un et l’autre. Mais les relations humaines ne sont pas si faciles que ça. Pearl a confiance en sa mère pour prendre les décisions. Cette expérience leur permettra de se rapprocher encore plus. Mia sera obligée, petit à petit, au cours de sa vie, de se confier à sa fille sur ce qui la concerne et sur ce qu’elle veut bien entendre.

Ce roman n’est pas une chronique, au vitriol, d’une société. Ce roman, pas vraiment un coup de coeur, mais presque, démontre qu’une rencontre peut avoir le pouvoir de tout changer. Elle peut provoquer de la fascination dans un cas comme dans l’autre. Elle permet, également, de connaître différents modes de vie, des personnalités aux caractères différents. Elle peut permettre, après coup, de s’interroger sur soi, son avenir et reprendre, si on le souhaite, des décisions qui correspondent à son moi profond.

Je remercie Babelio pour cette sélection Masse Critique, les Editions Sonatine lesquelles avec le roman ont envoyé un carnet. Je comprends d’autant plus, avec cette lecture, pourquoi ils vont suivre cet auteur. D’ailleurs, je vais m’empresser d’acheter son premier roman.

La saison des feux de Celeste Ng

Date de sortie : 5 avril 2018

Nb pages : 378

Editeur : Sonatine

ISBN : 978-2-35584-6503

EnregistrerEnregistrer

EnregistrerEnregistrer

EnregistrerEnregistrer

Nulle part sur la terre de Michael Farris Smith

Avis Nulle part sur terre de Michael Farris Smith

Après un roman très long, que j’ai eu du mal à finir, que cela fait du bien de changer de registre, même si ce n’est pas un polar, un policier, un thriller, genre que j’affectionne plus particulièrement. Mais j’aime énormément me laisser porter par une histoire qui me permet de m’évader. C’est le cas ici avec le deuxième roman de l’auteur. Je n’ai pas lu le premier donc je n’ai pas de point de comparaison. A-t-il fait mieux, moins bien ? Son écriture s’affirme-t-elle ?

L’auteur nous donne les informations petit à petit et confirme les liens entre les personnages. Mais je ne devrais pas lire les 4èmes de couverture. Je ne le fais pas d’habitude ou quand j’ai bien avancé dans le roman car je me suis imaginé un scénario. Je me suis interrogée au fil de ma lecture, même si certains éléments donnés au compte goutte étaient assez prévisibles. Mais il y a toujours eu une part de suspense. Jusqu’à la fin, le lecteur ne sait pas ce qui arriver. Qui va aller ou retourner en prison, suite au meurtre de ce policier qui n’avait pas bonne réputation ? Est-ce que tous les personnages vont se retrouver ensemble ? Quelqu’un va-t-il mourir ?

C’est l’histoire d’un homme, Russell, qui a passé onze années de sa vie en prison, alors qu’il était sur le point de se marier avec Sarah. A son arrivée chez lui, outre son père, deux hommes l’attendent et le passent à tabac et lui promettent qu’il va souffrir encore plus. Il va tenter de reconstruire sa vie jusqu’au jour où il est dans un endroit où il ne devait pas se trouver, où il rencontre Maben et sa petite fille. Il ressent énormément de culpabilité pour ce qui s’est passé il y a onze ans. En plus, la vie en prison n’a rien arrangé. Il tentait de rester en vie face à des hommes beaucoup plus violents que lui. Tout le monde sait que Russell n’est pas un homme violent, même la police, même si après onze années passées en prison, il a pu changer. Mais il s’est trouvé au mauvais endroit au mauvais moment. Quand il rencontre Maben, il va tout faire pour l’aider mais il ne veut pas retourner en prison. Très vite, il sait qui il est mais cela ne joue pas de rôle dans sa prise de décision.

Ensuite, il y a Maben qui est maman d’une petite fille. Elle tente de retourner là où elle a vécu. Mais elle fait une mauvaise rencontre et elle a peur pour la vie de sa fille. Maben a souffert. Elle a eu de nombreuses relations. Elle a touché à l’alcool, à la drogue mais elle va tout tenter pour protéger sa fille. Jeune fille, elle a souffert. Sans lui chercher d’excuses, d’ailleurs, elle-même ne s’en cherche pas, elle a tenté d’oublier une mort horrible.

Cet homme et cette femme semblent avoir fait les mauvais choix de vie. Mais ils les assument car ils sont bien obligés. Je ne dirai pas que c’est le destin car l’alcool ou autre chose ne sont pas des exécutoires. Ils peuvent briser comme faire oublier un vécu difficile. Ils sont un refuge mais un mauvais refuge. D’ailleurs, j’ai les gens conduisent en buvant ou avec de l’alcool à proximité. Mais que fait la police ? Nous sommes aux Etats-Unis, c’est vrai, je ne sais pas si la lutte contre l’alcool au volant est la même qu’en France. Et puis, il y a ces armes que l’on trouve très souvent, chargées. Quand on lit un roman après une telle tuerie – Las Vegas – certains éléments nous font nous interroger encore plus.

L’histoire racontée est fluide. Il n’y a aucun temps mort. Le lecteur suit les personnages au fur et à mesure de l’avancée de l’histoire. J’ai passé un très bon moment de lecture. Il me tardait de le finir mais pas parce que je m’ennuyais, parce que je voulais connaître le dénouement. L’auteur détaille également très bien la colère de Larry, sa haine envers lui-même, sa fidélité envers ceux qu’il aime. Mais c’est un homme violent, qui boit. Il lui semble qu’il doive protéger sa famille, la venger. Mais il se fait des idées. Il n’accepte pas la vie. Ensuite, il y a l’ami de Russell, policier. Il se rappelle les bons souvenirs d’enfance, d’adolescence, mais il doit faire son travail en laissant une chance à son ami. Que dire du cadre ? Le Mississippi avec ses endroits magnifiques et ses petites bourgades où tout le monde se connaît, où l’alcool coule à flot, où les coups pleuvent entre hommes mais aussi la violence faite aux femmes.

Livre lu dans le cadre d’une masse critique spéciale. Je remercie Babelio et les Editions Sonatine.

Résumé Nulle part sur terre de Michael Farris Smith

Russel sort de prison. Il rentre chez lui en bus. Il est accueilli par deux hommes qui le passent à tabac.

Maben marche et marche encore avec sa petite fille. Un vieux monsieur l’amène à la gare routière. Il lui laisse un peu d’argent. Le but de Maben est de revenir là où elle a vécu pour tenter de changer de vie.

Nulle part sur terre de Michael Farris Smith

Date de sortie : août 2017

Nb pages : 362

Editeur : Sonatine

ISBN : 978-2-35584-609*-0

EnregistrerEnregistrer

EnregistrerEnregistrer

La fille du train de Paula Hawkins

La fille du train Paula Hawkins

La fille du train Paula Hawkins

Avis La fille du train de Paula Hawkins

Je pourrai dire que j’ai lu La fille du train qui me fait de l’oeil depuis un moment. Je n’ai pas vu le film et, en définitive, il ne m’intéresse pas. je n’ai lu aucune critique de ce roman. Tant mieux car mon  avis ne sera pas biaisé. Quoi qu’il en soit, je suis déçue par ce roman car je m’attendais vraiment à mieux même si l’auteur  a su me surprendre, un tout petit peu avec son coupable.

Ce sont trois femmes qui racontent l’histoire. La première est Rachel qui prend le train matin et soir et qui voit un couple à travers la fenêtre de son compartiment. Elle leur imagine prénoms et vie. Rachel est divorcée, sans enfants et alcoolique. Mais elle n’a pas supporté ce divorce et elle traque, sans fin, et harcèle son ex, sa nouvelle femme et le bébé. Rachel est une femme en détresse qui raconte des mensonges. Lorsqu’elle apprendra la disparition de Megan, elle tentera d’aider la police, le mari, car elle doit absolument se rappeler ce qui est arrivé cette nuit-là. Le lecteur suit donc le cheminement de Rachel qui sait absolument comment elle est. Elle va de découvertes en surprises.

Ensuite, il y a Megan dont l’histoire commence un an plus tôt. J’ai trouvé un parallèle entre Megan et Rachel. Elles ont toutes les deux un désir d’enfant. Mais Megan, bien qu’amoureuse de son mari, n’hésite pas à le tromper. Elle aussi est sans emploi. Il semble qu’elle ait toujours peur. Elle cache des choses de son passé qui lui font très mal et en plus il y a la mort de son frère.

Ensuite, il y a Anna, la femme de Tom qui a profité de la situation pour se marier avec lui et évincer Rachel. Elle ne supporte pas de vivre dans la maison de sa rivale. Je trouve ce personnage pas très sympathique par rapport aux deux autres. Bref, je dirai qu’aucun des personnages féminins ne m’a fait de l’effet.

Tout le long de ce roman, je me suis interrogée, j’ai fait des hypothèses, très certainement parce que j’ai été entraînée par l’histoire. Même si ce roman n’est pas un coup de coeur, je n’ai pas réussi à le lâcher. Je voulais arriver à la fin et la connaître. Le lecteur se sent entraîné mais ne trouve pas son compte. En effet, l’auteur donne quelques éléments au fur et à mesure, il s’agit souvent d’un simple mot qui a toute son importance. C’est vrai que l’écriture est maîtrisée. Mais il manque ce petit quelque chose qui nous permettrait d’avoir peur, de ressentir l’étude psychologique des personnages. Je regrette ce manque.

Résumé La fille du train de Paula Hawkins

Rachel prend le train pour Londres matin et soir. Elle vit chez une amie après son divorce. Dans le train, elle ne peut s’empêcher de jeter un oeil sur une maison où vit un couple. Elle leur imagine des prénoms et une vie.

Mais un beau jour, la femme disparaît. Rachel se sent concernée.

La fille du train de Paula Hawkins

date de sortie : mai 2015

Editeur : Sonatine

Isbn : 978-2-35584-313-6

Nombre de pages : 379

Un coeur sombre R J Ellory

Un coeur sombre de R.J. Ellory

Un coeur sombre de R.J. Ellory

Avis Un coeur sombre R J Ellory

Voilà, j’ai fini le dernier Ellory et je n’ai plus rien à lire de cet auteur. Il va falloir attendre de nombreux mois avant de se plonger dans une nouvelle histoire. J’espère qu’il viendra en dédicaces à Marseille. Si ce n’est pas le cas, heureusement qu’il est actif sur les réseaux sociaux. Après cette entrée en matière, je vais me pencher sur Un coeur sombre et son personnage Vincent Madigan. Malgré les faits, la vie de Vincent, R J Ellory est très fort, comme à son habitude, car j’ai profondément aimé Vincent, je me suis attachée à lui. Personnellement, il me suffit d’une rencontre pour savoir à qui j’ai affaire et je ne me suis jamais trompée. Mais j’ai un petit côté qui revient toujours, à savoir qu’il peut toujours y avoir quelques chose de bon, même si c’est enfoui, en quelqu’un. Et c’est ce que j’ai trouvé chez Vincent. Pour moi ce n’est pas un mauvais bougre, il a fait ses choix de vie et ils sont ce qu’ils sont. Il oscille énormément entre culpabilité, sa peur, le fait de jouer sur plusieurs tableaux. Il pense énormément à ses enfants, ses ex-femmes et surtout sa fille aînée qui va fêter ses 18 ans. Le fait qu’il y ait cette petite fille à l’hôpital, qu’il va secourir la mère, Isabella, le plongent dans un dilemme qui semble insoluble. Peut-il y avoir rédemption ? Cet homme n’a pas eu ce qu’il voulait de par son métier. Il a été désabusé par le système. Est-ce ça qui l’a changé du tout au tout ? Pourtant, Vincent semble un bon enquêteur. Mais il fait à chaque fois les mauvais choix. Son coeur est devenu noir. Seule Isabella, jusqu’à ce qu’elle apprenne la vérité, semble avoir compris le personnage. Et c’est ce que j’ai ressenti également. Il oscille entre la dureté et ce qu’il a au fond de son coeur.

Comme à son habitude, Ellory fait souffler le chaud et le froid. Oui, son personnage sait comment il est, ce qu’il fait. D’ailleurs, il ne se donne aucune excuse. Il veut tenter de s’en sortir et il imagine des plans. Mais d’un autre côté, à quoi cela va-t-il servir ? Il ne veut pas mourir mais il sait que cela ne sera pas facile de rester en vie. Le lecteur se doute très bien de la fin. J’ai tout de même eu envie qu’il se passe autre chose. Cela a failli mais Ellory sait comment nous amener jusqu’au bout. Au dernier mot du roman, mon seul mot a été « merde ». Je suis désolée. J’ai été tellement prise par ce que je lisais que je n’ai pas pu m’en empêcher. Plus de 550 pages de pur bonheur car Ellory sait donner dans le psychologique. Il a fait mieux, je dois dire. Mais l’histoire, ici, est tellement différente de ce qu’il a pu écrire que l’action et le psychologique sont étroitement mêlés.

Ne nous attachons pas qu’au psychologique car il y a de l’action dans ce roman. Après ce vol et ces assassinats, que va-t-il se passer ? Entre les affaires internes, un homme qui fait régner la terreur dans de nombreux quartiers, les assassinats, ceux qui doivent de l’argent, Vincent va jongler seul et contre tous pour tenter de s’en sortir.

Ce que j’aime avec Ellory, c’est qu’il entraîne son lecteur là où il veut et ce dès le départ car de nombreux éléments m’ont surpris. Je dois être un très bon public pour ça. Le style d’Ellory est là. L’espoir est contrebalancé par le négatif, soit la vie elle-même en définitive. Avec lui, il existe plusieurs alternatives. Et chaque fin de roman change pour mieux nous éblouir et ne pas rester dans le même style de fin.

Résumé Un coeur sombre R J Ellory

Vincent Madigan est un homme violent lorsqu’il ingurgite ses cocktails d’alcool et de médicaments. Il a été marié deux fois et a quatre enfants. Il se sert de trois délinquants pour commettre un vol dans une maison. Il doit payer une dette.

Mais tout ne se déroule pas comme prévu. Un de ses comparses lui annonce qu’il sait qui il est. Vincent préfère les tuer tous.

Un coeur sombre R J Ellory

date de sortie : octobre 2016

Editeur : Sonatine Editionsson

Isbn : 978-2-35584-312-9

Nombre de pages : 560

Papillon de nuit de R J Ellory

Papillon de nuit R J Ellory

Papillon de nuit R J Ellory

Avis sur Papillon de nuit de R J Ellory

C’est le tout premier de R J Ellory et le dernier pour moi car j’ai lu tous ses livres. Vite, vite, une nouvelle publication ! Pour un premier roman, ce roman est très abouti. Il donnait le ton aux suivants avec ses dimensions psychologiques propres à l’auteur et surtout une très grande maîtrise des sujets abordés. Comme toujours, nous sommes aux Etats-Unis. Ellory a travaillé cette partie de l’histoire américaine, les années 60 avec les différents gouvernements, la haine raciale qui malheureusement perdure comme nous pouvons nous en rendre compte. Haine envers les Noirs mais maintenant haine envers les homosexuels. Sujet non traité dans ce roman. Ellory nous fait part également de tous les complots, toutes ces hypothèses de complots qui émaillent l’histoire des Etats-Unis.

Pour tout dire, je me fais avoir à chaque fois avec R J Ellory et son personnage principal. La situation dans laquelle il est plongé et le dénouement semblent courus d’avance. Mais je ne vais rien dévoiler, je vais vous laisser découvrir ce qui va se passer. Cela tient en peu de pages mais elles sont intenses. Comme toutes les autres d’ailleurs puisqu’elle nous explique comment Daniel en est arrivé là, en prison et dans le couloir de la mort puisqu’il attend son exécution. Outre le dénouement, il est important également de connaître l’état d’esprit de Daniel lorsqu’il apprend le jour de son exécution et qu’il est transféré dans la pièce où le condamné à mort ne vit qu’une semaine.

En prison, pour conjurer la peur, pour ne pas y penser, Daniel repense à sa vie et à son amitié avec Nathan. Un garçon blanc et un garçon à la peau noire, les meilleurs amis au monde, plus que deux frères. Ils vivent une enfance et une adolescence insouciantes. Dans cette petite ville des Etats-Unis, même s’ils sont au courant de ce qui se passe dans le reste du pays, il semble que rien ne les atteint. Jusqu’à cette mobilisation qui plane au-dessus de leurs têtes. Nathan a le pouvoir de convaincre n’importe qui et en particulier Daniel. Nathan pense toujours aux autres au contraire de Daniel. Tous les deux sont très différents mais complémentaires. Même si Nathan ne semble pas tenir compte de l’avis de son ami, il arrive à s’y ranger. Quand l’un part, l’autre le suit même s’il ne prend pas vraiment la décision.

Jusqu’à la fin, nous avons cette attente lancinante, émaillée de la confession de Daniel et de quelques éléments qui se passent en prison. Cela montre la vie très dure qu’ils mènent. Heureusement que certains gardiens montrent un tant soit peu d’humanité. Tout est très émouvant, surtout pour Daniel. Il avance sans pleurs. La torture mentale et la méchanceté sont bien présentes. Ellory nous décrit très bien l’univers carcéral avec cette odeur, cette peur toujours présente. L’espoir des appels oscille avec les rejets. Ces hommes qui ont tué veulent mourir.

Résumé sur Papillon de nuit de R J Ellory

Daniel a été condamné à mort pour la mort de son ami. Il est dans le couloir de la mort et il attend la date de son exécution.

Afin d’éviter la peur, de pleurer, il se remémore tous les instants de sa vie et notamment ceux passés avec Nathan.

Papillon de nuit de R J Ellory

date de sortie : juin 2015

Editeur : Sonatine

Isbn : 978-2-35584-295-5

Nombre de pages : 517

Mauvaise étoile de R J Ellory

Mauvaise Etoile de R J Ellory – Source Sonatine Editions

Deux jeunes enfants, devenus ados, malmenés très tôt par la vie. Orphelins, ils seront envoyés dans un orphelinat, si je peux appeler cet endroit comme ça, mais plutôt une maison de redressement, où ils tenteront de survivre. Leur chemin croisera celui d’un homme, violent, accusé de meurtre, qui avait été condamné à mourir par pendaison. Pris comme otages, les caractères vont se révéler. S’adjoindra Bailey dans leur périple d’une huitaine de jours.

Retrouver un auteur que l’on adore. Qu’est-ce que cela fait du bien. Mon sentiment avait été mitigé avec Les Assassins qui était un très bon R J Ellory. Mais Mauvaise Etoile nous démontre que R J Ellory est vraiment un très grand auteur. Parmi tous ceux lus de l’auteur, il m’en reste deux encore à lire, je ne peux pas faire un classement. Je ne peux donc pas dire à quelle place je situerais Mauvaise Etoile mais cela ne sera pas en dernière position. J’ai pris beaucoup de notes pour écrire cette chronique. Mais je me rends compte que toutes ces notes, si je les retranscrivais ici ne donneraient pas tout ce que j’ai ressenti en lisant ce roman. Elles en révéleraient vraiment trop et je ne le veux pas.

Lire la suite