November Road de Lou Berney

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Résumé November Road de Lou Berney

Nouvelle-Orléans, Frank doit parler à Carlos d’affaires transmises par un de ses contacts. Il voit une belle femme mais, auparavant, un de ses amis veut se confier.

Dans une autre partie des Etats-Unis, Charlotte vit dans une petite ville auprès d’un mari qui boit et de ses deux filles.

Avis November Road de Lou Berney

J’aime ces romans qui deviennent addictifs sans que je m’en rende compte. Je ne fais pas un avec les personnages ou encore avec l’histoire. Mais je lis les pages au fur et à mesure et je ne le lâche pas. Ces romans ne sont toutefois pas des coups de coeur, à proprement parler. Mais il y a un je ne sais quoi, dans l’histoire, dans le style, que le roman me laissera un agréable souvenir.

L’auteur situe son histoire aux Etats-Unis, plus précisément à La Nouvelle-Orléans et l’Oklahoma, au tout début. Ensuite, ce seront des états traversés, jusqu’à Las Vegas et la Californie. L’auteur a choisi comme toile de fond, le meurtre de JFK. Il a pris le parti de rester sur la piste d’un tueur de la mafia. En effet, Oswald ne pouvait pas faire cela tout seul. Entre en scène Frank qui travaille pour Carlos. Il a dû véhiculer une voiture pour Dallas, quelques jours avant le meurtre. Dès qu’il l’apprend, il va énormément se questionner. Est-ce que cette voiture a servi à la fuite du tueur du Président des Etats-Unis ? Est-ce que sa vie est en danger parce qu’il le sait. Malgré des années de bons et loyaux services, on peut décider de la mort de quelqu’un sans regret, surtout avec ce type d’hommes. S’ensuit une fuite et tout tenter pour sauver sa peau.

D’un autre côté, il y a Charlotte qui vit dans une petite ville où tout le monde se connait. Mariée avec un alcoolique, deux filles, du jour au lendemain, elle décide de tout plaquer pour aller enfin vivre sa vie comme elle l’entend. Mais elle ne part pas sans ses filles. Au départ, elle éprouvera quelques regrets, elle culpabilisera. Mais Charlotte est une femme forte et lorsqu’elle a décidé quelque chose, elle s’y tient.

On sait, dès le départ, que la route de Frank et de Charlotte vont se croiser. Mais Frank ne dira pas la vérité à la jeune femme. Elle lui sert d’alibi, de famille. Mais, il sera pris à son propre piège. Car en définitive, même si c’est un homme à femmes, qui les jette quand il a eu ce qu’il a voulu, Charlotte le charme car elle est entière et ne joue aucun jeu. Que ce soit elle ou ses filles, ce sont des personnalités hors du commun. Et la fin du roman le démontrera sans contexte.

Autre personnage important du roman, l’homme chargé de tuer Frank, Barone. Il va éliminer, au fur et mesure, ceux qui le gênent. Mais un élément important va mettre à mal cette course poursuite et cette mort.

L’auteur nous entraîne dans cette course poursuite où chacun tente de berner l’autre, d’arriver avant, de prendre les contacts nécessaires. Mais dans ce milieu, il faut faire très attention. Même les proches peuvent en subir les conséquences. Tout est magnifiquement orchestré, même si j’ai eu du mal, aut tout début, avec tous les personnages qui gravitent autour de Charlotte. J’ai adoré ces deux petites filles, dont la cadette a pris le pas sur l’aînée. Elles ne font rien l’une sans l’autre. Et la fin de ce roman est magnifique. Elle nous apprend surtout si Charlotte a réussi à mener sa vie comme elle l’entendait, si elle a permis à ses filles de réaliser ses rêves. Si la dimension du meurtre de JFK est bien là, même si le roman ne tourne pas autour de ça, l’auteur fait quelques parenthèses quant à la condition des personnes de couleur dans les années 60 mais aussi la condition des femmes qui ne doivent pas s’émanciper.

Je remercie Babelio et les Editions Harper Collins pour cette lecture.

November Road de Lou Berneyr

Date de sortie : 6 février 2019

Editeur : Harper Collins Noir

Nombre de pages : 384

ISBN : 979-1-0339-0288-1

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La fille muette d’Hjorth & Rosenfeldt

La fille muette d'Hjorth & Rosenfeldt

La fille muette d’Hjorth & Rosenfeldt – Editions Actes Sud

Résumé La fille muette d’Hjorth & Rosenfeldt

Une famille prend son petit déjeuner. On sonne à la porte. Un coup de feu éclate.

C’est une petite fille qui fuit. Mais elle a décidé de s’enfermer en elle-même pour ne pas souffrir. Elle a décidé de se faire très petite et surtout de ne plus parler.

Avis La fille muette d’Hjorth & Rosenfeldt

Erik, qui vient juste d’avoir sa promotion, préfère demander de l’aide car il sait, que dans cette petite ville, qu’il n’arrivera pas à résoudre, tout seul, ce crime horrible. Arrive donc la fine équipe dont Sebastian et sa fille, qui ne sait pas qu’il est son père et qu’il n’a pas appuyé ses demandes pour Quantico, et deux de leurs collègues, dont un qui s’interroge énormément sur Sebastian puisque c’est dans son appartement qu’une de leurs collègues a été abattue par une maîtresse de Sebastian.

Une famille entière est assassinée, les époux et leurs deux enfants. Pourquoi ? Ce couple a d’importantes priorités, l’écologie et cela passe pas très bien auprès des habitants de leur petite ville. Un suspect est vite trouvé. Mais la police n’a rien contre lui même si elle pense qu’il cache quelque chose. Nous avons donc avoir la fine fleur de la police criminelle qui va tenter de résoudre ces meurtres et aussi la disparition de cette fillette qui aurait tout vu du drame. Et si tout n’était qu’une question d’argent avec ces forages dans le coeur de cette Suède qui rapportent des milliards aux entreprises. Pour y arriver, elles sont prêtes à dépenser des sommes folles. Mais entre ceux qui ne veulent pas vendre et ceux qui ont besoin d’argent pour diverses raisons, on peut dire que l’argent peut engranger les pires choses.

Un roman qui se lit sans soucis par la diversité des personnages et leurs caractères. Ca, c’est le point extrêmement positif de ce roman. Toutefois, j’ai trouvé que l’enquête était un peu bâclée, que la découverte du coupable était vraiment faite trop vite après des pages et des pages de tâtonnements et d’enquête. Heureusement que le final sauve les meubles. Premier roman pour moi de ces deux auteurs avec leur personnage récurrent, Sebastian. Il va donc falloir que je lise les premiers, même si j’ai eu une bonne vue d’ensemble de ce personnage. Dans ce roman, on en sait plus sur ce qui lui est arrivé et on peut comprendre son comportement. Psychologue qui travaille pour la police, il n’est franchement pas aimé, surtout qu’une de ses collègues de travail a été blessée, gravement, chez lui, par une de ses ex-maîtresses. Sebastian couche, est accro au sexe, ment, arrange la vérité à sa façon, ne suscite pas la sympathie des uns et des autres. Mais il s’en moque. Il est un pro dans son travail. Il veut se rapprocher de Vanja. Dans ce roman, il sauvera une petite fille et elle va, elle aussi, le sauver. Il a approché une qualité de vie qu’il ne connaissait plus. On retrouvera Sebastian dans un prochain roman et surtout la décision prise qui aura énormément de conséquences.

Vanja en veut à ses parents qui lui ont appris la vérité sur sa naissance même s’ils n’ont pas tout dit. La jeune femme, qui travaille dans la police, se sent trahie par eux et il lui est difficile de pardonner car elle sait qu’elle en apprendra encore plus. Et ce n’est pas la maladie de son père adoptif, qui l’aime toujours, qui va la changer. Vanja a voulu mettre sa confiance en Sebastian. Elle est pratiquement la seule à lui dire ce qu’elle pense. Mais elle risque d’avoir des surprises. Très bonne dans son boulot, elle veut aller à Quantico se former encore plus.

Les relations peuvent être tendues entre les membres de l’équipe, entre ceux qui sont amoureux et dont l’amour n’est pas payé en retour. Chacun essaie d’être honnête et quelque fois, cela peut payer. Et que dire de Billy, ce policier qui a déjà tuer deux fois mais qui a été lavé de tout soupçon. C’est le personnage qui m’a le plus impressionné par son caractère et ses actes.

Nicole est une petite fille qui a tout vu. Au début, quelques chapitres lui sont consacrés jusqu’à ce qu’elle soit retrouvée. Elle a tout vu et pour éviter d’avoir à parler, elle s’enfuit, elle se ferme en elle-même car elle sait qu’elle ne souffrira pas ou beaucoup moins.Elle arrivera à faire confiance à Sebastian et la thérapie ne passe pas par des mots. Nicole ne veut que ses proches souffrent comme sa famille. Ce personnage et ses affres sont extrêmement bien décrits et détaillés.

 La fille muette d’Hjorth & Rosenfeldt

Date de sortie : octobre 2018

Editeur : Actes Sud Actes Noirs

Nombre de pages : 478

ISBN :  978-2-330-10961-5

Il y aura du sang sur la neige de Sébastien Lepetit

 

Il y aura du sang sur la neige de Sébastien Lepetit

Il y aura du sang sur la neige de Sébastien Lepetit – Editions Flamant Noir

Résumé Il y aura du sang sur la neige de Sébastien Lepetit

Mois de février, c’est le départ de la Transjurassienne, célèbre course de ski de fond.

En janvier, à Besançon, Monceau, qui vient de Paris, ne se fait pas au froid.

Avis Il y aura du sang sur la neige de Sébastien Lepetit

C’est assez compliqué d’écrire une chronique sur un roman qui ne déçoit pas et qui plait sans plus. Malgré le nombre de pages, 206, je l’ai trouvé trop long à lire. Faute peut-être à ce sentiment de non urgence ressentie. Mais ce n’est que mon avis.

Le commissaire Morteau travaille à Besançon. Il est appelé par un ami d’enfance, si l’on peut dire, pour résoudre des appels téléphoniques menaçants en ce qui concerne la célèbre course de ski de fond La Jurassienne. Mais Morteau ne veut pas piétiner les traces de la gendarmerie et il attend le feu vert de la justice. Qu’il aura. Premier meurtre. Direction le Jura avec son lieutenant, jeune parisien, Monceau. Premier point, j’ai eu du mal à reconnaître l’un et l’autre. Il m’a fallu une centaine de pages. Les relations entre l’aîné et le jeune sont assez croustillantes. Monceau apprend le métier. Mais par rapport à son aîné, il veut aller vite. En soi, ce n’est pas trop mal mais il pourrait passer à côté de détails. Il ne supporte pas les éternelles réflexions de Morteau sur son intelligence, sur sa lenteur. Mais il y a tout de même du respect. L’un est là pour apprendre et l’aîné joue avec ça, il veut avoir la main mise sur tout. Mais d’un autre côté, cette forme d’apprentissage passe également par des compliments. Morteau cherche-t-il son futur successeur à former ? De plus, Morteau est tombé sous le charme de l’hôtelière. Et c’est vrai qu’entre celui qui a 50 ans et le plus jeune, les relations avec les femmes ne sont pas du tout les mêmes. Morteau s’interroge beaucoup à ce sujet. Passera-t-il à côté d’une relation car il n’ose pas ?

Personnellement, j’avais vite trouvé le coupable et je ne me suis pas trompée. L’auteur excelle pour nous faire visiter le Jura, ses magnifiques paysages, cette course célèbre dont plusieurs chapitres lui sont consacrés. Et puis, les références gastronomiques sont nombreuses et mettent l’eau à la bouche. Les références de personnalités plus ou moins connues de cette région. On sent l’auteur très érudit et c’est ce qui m’a plu. Il connaît son sujet à fond, même si son commissaire est un peu vieux jeu. Mais il a ses failles, comme tout un chacun. L’auteur développe des réflexions sur des thèmes de société qui se révèlent exacts de nos jours, sauf pour la guerre qui n’est pas encore là.

Et que dire de cette course, la Transjurassienne, qui fait froid dans le dos à cause de son climat. Elle demande beaucoup aux hommes, à ces champions mais aussi au simple participant. Elle permet d’aller au bout de soi-même, de voir ce dont le corps est capable.

Je remercie Netgalley et les Editions Flamant Noir.

Il y aura du sang sur la neige de Sébastien Lepetit

Date de sortie : 14 janvier 2019

Editeur : Flamant Noir

Nombre de pages : 206

ISBN : 979-10-93363-52-3

Oiseau de nuit de Robert Bryndza

Oiseau de nuit de Robert Bryndza - Editions Belfond

Résumé Oiseau de nuit de Robert Bryndza

Mois de juin, une femme court, se cache. Elle rejoint une maison et sait que l’homme y est seul. Elle éprouve de la haine contre lui. Elle a eu besoin de mois préparation et de peur avant de commettre son acte.

Avis Oiseau de nuit de Robert Bryndza

Un deuxième opus réellement excellent et ce n’est pas toujours le cas avec les deuxièmes romans. Robert Bryndza a conservé une partie de sa trame du premier roman et ses personnages principaux. Dans la critique du premier roman, j’écrivais qu’il me tardait de retrouver Erika et je ne suis pas déçue. Elle est accompagnée de ses fidèles enquêteurs, qui se complètent l’un et l’autre. Mais dans une équipe, quand tout va bien, ils sont ensemble, mais lorsque tout va mal, ils sont affectés à d’autres enquêtes.

Erika se retrouve confrontée à un premier meurtre, celui d’un médecin bien sous tous rapports. Il est en instance de divorce. Mais l’enquête va dévoiler un pan de sa vie qu’il a tenté d’occulter à ses plus proches. Est-ce que ce meurtre est dû au pan caché de cette vie ? Les enquêteurs auront fort à faire. Surtout que ce sont les vacances et les voisins ne sont pas tous là. L’enquête stagne mais l’opiniâtreté des uns et des autres doit affronter les instances de la police qui ont déjà décidé quelle tournure devait prendre l’enquête. Erika doit donc les affronter et tenter de mener son enquête comme elle l’entend. Le deuxième meurtre met à jour un autre indice qui sera très important. Mais là, encore, comment faire accepter ces découvertes. Le temps, bien entendu, joue contre eux. Les résultats doivent être visibles de suite.

Ce roman peut se lire indépendamment du premier. Mais lorsque le personnage est récurrent, je préfère avoir lu l’histoire dès le début. Le lecteur en apprend beaucoup plus sur Erika, sur cette souffrance journalière suite au décès de son mari, deux ans plus tôt. Elle se juge toujours responsable de sa mort. Elle n’arrive toujours pas à faire son deuil. Arrivera-t-elle un jour à être en paix ? Pourtant, cela lui permettrait d’aller de l’avant et de se consacrer plus à ses relations familiales et amicales. Elle est très proche du légiste, Isaac. Et le sera encore plus à la fin du roman lorsqu’elle écoutera les conseils de sa collègue. Elle comprend, également, l’auteur de tous ces crimes avec qui elle aura une discussion.-

Le caractère d’Erika n’a toujours pas changé. Même si elle est appréciée par certains, dont son responsable, elle est toujours humiliée par d’autres. Détestée, voire jalousée, car malgré ses méthodes, ses résultats sont bons, mais d’autres en profitent. Les liens avec son équipe sont très forts, ils se comprennent, se soutiennent.

L’auteur a choisi de détailler les second et troisième meurtres, avec brio. Il traite des sujets de pédophilie car un enfant est en danger. L’homosexualité est également bien présente avec ces personnages mais aussi des personnes qui sont toujours suspectées par leur train de vie et elles sont les premiers bouc-émissaires de la police. Un roman très bien construit, les pages se tournent et le livre est un pur régal car il n’y a aucun temps mort. Tout s’agence parfaitement. J’ai appris également qu’il est possible de surfer incognito. Je ne sais pas si le navigateur donné existe toujours mais cela peut donner des idées, même si je n’ai rien à cacher. L’auteur développe également ce monde où les enfants évoluent selon certains événements de leur vie et puis ces violences conjugales, physique et psychologique. Et que dire de cette télévision, de ces animateurs qui peuvent être responsables de la destruction d’une vie, juste pour de l’audience.

Je remercie Netgalley et Belfond pour cette lecture. Y aura-t-il un troisième roman avec les mêmes personnages ?

Oiseau de nuit de Robert Bryndza

Date de sortie : 10 janvier 2019

Editeur : Belfond

Nombre de pages : 362

ISBN : 9782714476173

Tue-moi si tu veux d’Adam Croft

Tue-moi si tu veux d'Adam Croft - Editions Harper Collins

Tue-moi si tu veux d’Adam Croft – Editions Harper Collins

Résumé Tue-moi si tu veux d’Adam Croft

Tasha fait lever Nick et sa fille Ellie à 5 heures du matin. Elle doit partir au travail parce qu’elle a une réunion importante.

Nick s’endort, il est un peu en retard pour emmener Ellie à l’école. Il retourne dans la maison, à la demande de sa fille, car elle a oublié un dessin. De retour à la voiture, sa fille a disparu.

Avis Tue-moi si tu veux d’Adam Croft

Ecrire un livre demande énormément de temps et de recherches. Par respect, j’ai pratiquement toujours fini un livre. Cela m’est arrivé deux fois d’en abandonner un en cours de route. J’ai toujours voulu laisser la chance à l’écrivain de me surprendre. Je ne suis que lectrice qui partage ses avis sur les romans lus. Les critiques peuvent être bonnes, très bonnes ou encore moins bonnes. Mais c’est comme pour tout le reste, ces avis n’engagent que moi et c’est le cas ici.

Le titre m’avait plu, le début de l’histoire également. Mais j’ai, très vite, été submergée par les nombreuses répétitions de l’auteur. Une fois, encore deux, passent, mais là ce sont pratiquement les mêmes mots pour décrire l’état d’esprit de cet homme, ce qu’il pense du travail de la police, pourquoi il ne leur dit rien par rapport à ce mail. Alors, sur un livre de 300 pages, toutes ces répétitions gâchent l’esprit de ce roman qui aurait pu être beaucoup plus psychologique. Je pense que l’auteur a voulu faire monter la tension par rapport à Nick. Mais pour moi, cela n’a pas pris. Alors, oui, toutes ces interrogations, à chaque fois les mêmes, pourraient arriver à n’importe qui. Mais là, nous sommes dans un roman. Et même si un roman peut s’inspirer de faits réels, il relate une histoire et j’ai besoin de m’évader, de faire corps avec l’histoire et les personnages. Bref, d’être transportée.

Pour moi, Tue-moi si tu veux est la première déception de 2019, même si les 50 dernières pages sont assez bonnes. L’auteur de cet enlèvement a été facilement trouvé. Je n’ai pas trouvé les personnages transcendants. Je n’ai pas aimé cet homme qui n’arrête pas de se plaindre, qui en a toujours après sa femme, au fait qu’elle travaille tant et plus. De toutes façons, dans ce couple qui ne se parle pas, l’incompréhension est sûre d’être de mise. Nick s’apitoie tout le temps sur lui, il sait qu’il est responsable de tout. Il s’interroge énormément et sur tout, ce qu’il doit faire ou pas. Il tente de prendre les bonnes décisions même s’il sait qu’il y a une marge d’erreur. Ce qui joue contre lui est le fait que la police ne croit pas en lui et surveille ses agissements. Le lecteur pourrait se sentir concerné par le fait que ce couple a eu extrêmement de mal à avoir un enfant. Ils s’accusent mutuellement mais sans prononcer les mots. Tasha est une femme forte, en apparence. Elle veut tout contrôler. Elle veut offrir le meilleur à sa fille.

L’auteur consacrE énormément de chapitres à Nick, quelques uns à Tasha et deux ou trois en italique qui annoncent un dénouement. L’enlèvement d’Ellie est au centre de tout. L’un et l’autre veulent la retrouver. Va-t-elle sauver leur couple, comme au moment de sa naissance ? Le passé peut revenir très vite au galop puisqu’ils avaient fait le choix de ne rien se dire. Il suffit d’un événement pour que tout refasse surface.

Je remercie Negalley et les Editions Harper Collins pour cette lecture.

Tue-moi si tu veux d’Adam Croft

Date de sortie : 8 janvier 2019

Editeur : Harper Collins

Nombre de pages : 314

ISBN : 9781542046251

L’étranger dans la maison de Shari Lapena

L'étranger dans la maison de Shari Lapena

L’étranger dans la maison de Shari Lapena

Résumé L’étranger dans la maison de Shari Lapena

Tom Krupp rentre chez lui. Mais il trouve la maison ouverte sans sa femme à l’intérieur. Cela le surprend surtout qu’elle a tout laissé. Il commence à paniquer.

Une femme roule à vive allure, pour fuir quelque chose.

Avis L’étranger dans la maison de Shari Lapena

Pour moi, cela a été une histoire qui commence mal. En effet, le début m’a immédiatement fait penser à un livre lu il y a quelques années. Un mari rentre chez lui, cherche sa femme. Il apprend plus tard qu’elle a eu un accident de voiture. Ensuite, j’ai lu le premier roman de l’auteur. Au fil des premières pages, je me suis dit, encore une histoire de voisinage où il sera facile de démêler le vrai du faux. Les apparences sont trompeuses. Et cela a été le cas ici. Quel talent ! Car même si nous avons une histoire de voisinage, l’auteur a su m’embarquer dans son histoire et ce jusqu’à la fin car je n’ai absolument pas lâché ce roman, lu très rapidement, en trois jours, tellement je souhaitais connaître le dénouement.

Nous avons un couple marié depuis deux ans, Tom Krupp et sa femme Karen. Ils vivent dans une banlieue résidentielle et ont tout pour être heureux. L’accident de voiture de Karen va provoquer de nombreux questionnements. Que faisait-elle dans ce quartier mal famé ? Pourquoi conduisait-elle aussi vite ? Avec un choc à la tête, elle a perdu la mémoire immédiate. Cela peut revenir mais il faut attendre. Elle sera vite questionnée par la police car elle risque tout de même cher même si personne n’a été blessé. Malgré son amour pour sa femme, Tom a des soupçons, des doutes sur ce qui s’est réellement passé ce soir-là. Et lui, est-il blanc comme neige ? Un élément important, près des lieux de l’accident, va entraîner une enquête de police plus poussée. Qui est coupable dans cette histoire ?

Tom et sa femme sont terrifiés par ce qui se passe. Au fil de l’histoire, Tom va découvrir le passé de sa femme qui ne s’est jamais confié. D’ailleurs, lui non plus. Ils ont aboli leur passé car cela ne concernait pas leur couple. Tom va se rendre compte que sa femme Karen est tout de même forte malgré tout ce qui lui arrive. Ils vont se protéger l’un et l’autre face à la police, face à cette voisine, Brigid qui n’arrête pas de les épier. Elle est la meilleure amie de Karen. Tom, quant à lui, reste éloigné de Brigid.

Le lien est vite fait entre le prologue, l’accident et le cadavre. Shari Lapena dissèque les caractères des uns et des autres, leurs angoisses, leurs faiblesses, la suspicion qui s’installe. Car que cache Karen ? De quoi a-t-elle peur ? Est-elle réellement amnésique ? En tous les cas, la police et même son avocat ont des doutes. Le lecteur arrive même à douter du mari. Moins de Brigid, même si cette femme, en mal d’enfant, est instable et espionne continuellement ses voisins. Karen a peur, est terrifiée car elle ne se rappelle pas. Et on arrive à comprendre pourquoi lorsque l’on arrive à la fin du livre. De belles histoires de manipulation des uns et des autres. Une personne peut arriver à ses fins à moins qu’un élément ne se mette en travers de son chemin pour tout chambouler. En tous les cas, le couple n’est pas au bout de ses peines.

Personnellement, je n’a jamais su, jusqu’à la fin ce qui allait réellement se passer. Je n’ai pas pris fait et cause pour aucun des personnages, malgré les histoires des uns et des autres.

Je remercie les Editions Presses de la Cité pour l’envoi de ce deuxième roman.

L’étranger dans la maison de Shari Lapena

Date de sortie : 17 janvier 2019

Editeur : Presses de la Cité

Nombre de pages : 304

ISBN : 978-2-258-137666-0

Heimaey de Ian Manook

Heimaey de Ian Manook

Heimaey de Ian Manook

Résumé Heimaey de Ian Manook

Aux Etats-Unis, deux amis se retrouvent après s’être perdus de vue pendant 40 ans. L’un des deux décède.

Soulniz entreprend un voyage en Islande avec sa fille Beckie pour tenter de se rapprocher d’elle.

Avis Heimaey de Ian Manook

Vous aimez les voyages, vous aimez découvrir diverses contrées, les us et coutumes des pays. Et surtout vous aimez lire un bon polar. C’est Ian Manook qu’il vous faut. J’ai lu et adoré son dernier roman qui nous emmène en Islande. Et je dois avouer que j’ai été bluffée par mon voyage dans ce pays que je ne connais pas du tout, sauf pour ces éruptions volcaniques. Ian Manook entreprend un sacré voyage. Il met en scène Soulniz et sa fille, Beckie. L’un et l’autre ne se parlent plus. Ce voyage en Islande, avec toutes ces étapes bien préparées, pourraient leur permettre de se parler à nouveau, de faire connaissance et surtout qu’un père retrouve l’amour de sa fille. Voyage initiatique ou retour aux origines pour Soulniz ? En effet, il y a quarante ans, il avait entrepris le même voyage. Il était jeune alors. Sur les traces de sa jeunesse dans un pays qui a forcément changé mais dont il retrouve la magie, la beauté et sa dureté.

Des éléments extérieurs vont contrecarrer les plans de Soulniz, des petits riens qui vont s’accumuler jusqu’à ce qu’il doive affronter une sacrée perte. Sur leur route, divers personnages qui donnent une très belle matière au roman. Des personnages tous différents qui représentent diverses couches de la société islandaise, sachant qu’ils sont nombreux à avoir tout perdu lors de la crise. Des Islandais qui sont profondément endettés. Avec Ian Manook, il faut s’attendre à tout et, même si on tente de mener l’enquête, on ne trouvera pas forcément le coupable. Cela a été mon cas. L’enquête et la tension montent crescendo. Mais je n’ai senti, toutefois, aucune urgence dans cette quête. Arriver toujours au point de chute sans savoir ce que l’on va trouver. Il nous offre également une belle référence cinématographique. Imagination avec un flic islandais qui n’en fait pas qu’à sa tête, qui fait tout en solo sans en référer à quiconque. Mais malgré tout, c’est un très bon flic qui arrivera à faire éclore la vérité. Pris dans l’engrenage de ses dettes, il va accepter une mission. Mais il semblerait que tout se recoupe vu les relations nouées par les uns et les autres. Dès le départ, on sait qu’il y a une histoire de vengeance qui est en route. Vengeance contre qui et pourquoi ? Les êtres humains sont tous différents et malgré leur talent, pour certains, des éléments du passé sont très durs à oublier. Les êtres humains cachent tous des fêlures et une rencontre permet de se confier sans jugement aucun.

Ian Manook m’a donné envie de visiter l’Islande, comme il m’avait donné envie d’aller dans le pays de Yeruldegger, la Mongolie. Cette magie de description est réellement profonde. On a l’impression de faire entièrement le voyage, de voir un pays qui peut être très beau mais aussi difficile, un pays où le paysage change selon le point où l’on se trouve. Il m’a donné envie de voir ces cascades, de me baigner dans ces sources chaudes alors qu’il fait un froid épouvantable et qu’on est pas à l’abri qu’un volcan se réveille. Ian Manook est un maître des mots, des situations qui deviennent rocambolesques, mais qui pourraient arriver à tout un chacun lorsqu’un élément du passé refait surface. Allez, maintenant dans l’attente du prochain roman qui saura, j’espère, me séduire, tout autant, même si ce n’est pas tout à fait un coup de coeur.

Heimaey de Ian Manook

Date de sortie : 26 septembre 2018

Editeur : Albin Michel

Nombre de pages : 461

ISBN : 9782226438409