Hunter de Roy Braverman

Hunter de Roy Braverman

Hunter de Roy Braverman

Avis Hunter de Roy Braverman

Freeman suit un homme, celui qui est à l’origine de la disparition de sa fille. Il l’enferme très vite dans sa voiture.

Mais un malheureux concours de circonstances fait qu’un chasse-neige explose tout sur son passage. Freeman prendra un passager, Marty, à bord de son véhicule.

Résumé Hunter de Roy Braverman

Va-t-il être difficile de passer derrière un coup de coeur, soit le dernier Karine Giebel ? Pourtant, je connais bien l’auteur, qui écrit sous pseudo, puisque j’ai lu ses trois Yeruldegger et Mato Grosso. Bref, Ian Manook, ou encore Roy Braverman, je connais et j’adore. J’ai déjà été décontenancée par les deux premiers chapitres que j’ai eu du mal à comprendre mais en y revenant dessus, j’ai enfin compris à qui ils faisaient référence. Trois jeunes garçons mal partis dans la vie.

L’auteur émaille son roman de nombreuses paroles de chansons. Les titres de chapitres font référence à ce qui va se passer, quelques références cinématographiques comme Bonnie & Clyde mais pas au même niveau au niveau des personnages. Il y a également des références à l’actualité, à l’enlèvement de femmes qui sont restées prisonnières, pendant des années, d’hommes et qui ont développé le syndrome de Stockholm.

Bref, ce n’est pas un Yeruldegger, mais c’est un polar, le premier d’une série. Et je suis réellement partante pour lire la suite, cela va sans dire. Toutefois, ce n’est pas du même acabit que Yeruldegger qui a été un véritable coup de coeur pour moi. Cela  ressemble toutefois au coup de coeur mais pas de la même façon. Comme l’auteur le précise dans le prologue, il arrive à créer différentes atmosphères. Pour moi, le style d’écriture est également différent. Les chapitres sont également plus courts. Après l’Europe et la Mongolie, il se transplante aux Etats-Unis, qu’il a l’air de très bien connaître, il faut dire qu’il voyage beaucoup. Il décrit des endroits franchement inaccessibles, sujets à de véritables intempéries qui rendent les recherches réellement difficiles, sauf pour les gens du coin, et encore. L’endroit est pratiquement dépeuplé. Cette atmosphère, qu’il maîtrise à la perfection, colle bien au style de Roy Braverman. C’est donc l’histoire de cinq meurtres d’hommes et cinq disparitions de femmes. Un homme, Hunter, a été arrêté et condamné à la peine de mort il y a dix ans. Mais il a réussi à s’enfuir et il revient sur les lieux du crime. C’est sans compter sans Freeman, le père d’une des disparues, ancien flic de New-York. Il suit Hunter à la trace et a réussi à l’enlever. Mais cela ne se passe pas comme prévu. Freeman est agressé. Il est en butte avec le shérif du coin. Malgré tout, ex-flic, Freeman se rend compte que les nouvelles agressions ne correspondent pas du tout au style de celui qui a été condamné. Il fait part de ses observations au shérif qui ne sont pas suivies d’effets. Freeman a tout perdu sauf la vengeance, la haine. Est-ce qu’Hunter est coupable ? Est-ce que ces cinq femmes sont vivantes ? Roy Braverman nous dévoile très vite le nom du coupable. Comment donc va-t-il s’en sortir face à cette chasse à l’homme ?

Dans ce roman, le racisme est bien présent envers toutes les personnes de couleur, notamment Hunter, sang-mêlé. Il n’a jamais été accepté lorsqu’il était libre. Et en prison, cela a été pire. Et puis, il y a le sort de ces personnes enlevées pendant des années. Elles doivent affronter leurs bourreaux mais aussi, si elles se libèrent, le retour à la vie normale et le fait que les recherches ont été abandonnées, par la police mais aussi leurs proches.

J’ai dû revenir en arrière lorsque j’ai été au chapitre 31. En effet, cela concernait le frère du shérif alors que le chapitre 25 ne correspondait pas à ce qu’il lui était arrivé avant. A moins que je ne me trompe. Pas dans la trempe de Yeruldegger qui m’avait fait beaucoup plus vibré mais la fin de ce roman nous donne envie de lire la suite. 

Hunter de Roy Braverman

Date de sortie : 16 mai 2018

Editeur : Hugo Thriller

Nombre de pages : 352

ISBN : 9782755638356

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Sous nos yeux de Cara Hunter

Sous nos yeux de Cara Hunter

Sous nos yeux de Cara Hunter

Résumé Sous nos yeux de Cara Hunter

Lors d’une fête donnée par ses parents, Daisy, enfant de 8 ans disparait.

La police est appelée mais les parents ne coopèrent pas. Pourtant, la police ne va pas les lâcher et mener son enquête malgré l’absence d’indices.

Avis Sous nos yeux de Cara Hunter

En ce moment, je suis abonnée aux romans dont le sujet est l’enlèvement d’enfants. Encore, je me dis, à chaque fois que j’en commence un. Sur le nombre de romans lus depuis plusieurs semaines, il y en a au moins un par mois. Comment l’auteur peut donc me titiller pour faire de son histoire quelque chose de jamais vu, jamais lu ?

Cette disparition les concerne tous au sein de la police. Ils veulent la retrouver. On le sait, le métier de flic est prenant et pas souvent compatible avec une vie de famille, un mariage, des enfants. Et il y a celui qui ne peut toujours pas faire le deuil de son enfant, Adam Fawley. Envers et contre tout, il va mener son enquête et je trouve avec brio. On sait au fur et à mesure ce qui est arrivé à son fils. D’ailleurs, c’est lui qui raconte toute l’histoire, sauf les passages qui reviennent quelques semaines en arrière et ces passages vont arriver au moment où tout a commencé, dérapé pour Daisy. Toute l’équipe au sein de la police est concernée et il n’y aura pas de rivalités, à la récolte d’indices, pendant les interrogatoires. Les technologies actuelles permettent d’avancer. Présomption d’innocence, oui, mais les indices vont s’accumuler et vont mettre à jour pas mal de secrets sur cette famille.

Leo, un enfant qui culpabilise énormément. Il est la proie de moqueries à l’école. Il n’est pas aussi lumineux que sa soeur. C’est le grand frère. Il sait ou croit savoir. Il a protégé sa soeur en ne disant rien. Mais comment faire dans cette famille où la mère n’en a rien à faire de ses enfants ? Elle est plutôt préoccupée par son apparence, par ce que l’on peut penser d’elle et aussi par son passé qu’elle essaie de cacher. Une femme qui n’a aucune confiance en elle et qui s’en prend à ses enfants. Et les copines de Daisy ? Rejetées ou pas, à cet âge, difficile de ne pas révéler le secret qui lie à son amie.

Choquée de lire que même, en primaire, les parents achètent des portables à leurs enfants de 8 ans. Appareils qu’ils utilisent au sein de l’école et que rien n’est fait pour limiter l’utilisation. Bonne étude également de la jalousie que l’on peut ressentir contre un membre de sa famille ou ses enfants. De là à tuer ? Possible lorsque les défenses se sont érigées depuis des années, que l’on juge les autres responsables. On en apprend également plus sur les enfants dont la mère est alcoolique. Un point très intéressant en ce qui concerne le développement physique et mental et les troubles dont ils peuvent être atteints. Et que dire également des réseaux sociaux qui s’emparent, très souvent, à mauvais escient d’une telle nouvelle. Chacun y va de son commentaire. Ceux qui tentent d’être réalistes sont noyés sous ceux qui font part d’insultes, qui croient tout savoir, qui condamnent. Et que dire de la pédophilie !

Un final en peu de pages vraiment époustouflant auquel je ne m’attendais pas du tout. L’auteur présente, dès le début, les parents comme coupables. Qu’ont-ils à cacher, pourquoi ne collaborent-ils ? On dirait que la mère n’aime pas ses enfants. La construction de ce roman est très bien trouvée. Le rythme ne faiblit pas. Outre les parents, bien cernés, je me suis prise d’affection pour les personnages. Et j’espère retrouver très rapidement Alan avec toute son équipe.

Je remercie Netgalley et les Editions Bragelonne pour cette lecture. Ce n’est pas tout à fait un coup de coeur, même si j’ai avalé les pages, encore et encore, pour connaitre le dénouement.

Sous nos yeux de Cara Hunter

Date de sortie : 16 mai 2018

Nb pages : 236

Editeur : Bragelonne

ISBN : 9791028105556

L’héritier de Moriarty d’Annelie Wendeberg

L'Héritier de Moriarty d'Annelie Wendeberg

L’Héritier de Moriarty d’Annelie Wendeberg

Résumé L’héritier de Moriarty d’Annelie Wendeberg

Anna est enceinte. Accompagnée de Sherlock, elle fuit l’homme de main de Moriarty qui veut la tuer.

Aidée de Sherlock, Anna va tenter de vivre, tout en résolvant des énigmes.

Avis L’héritier de Moriarty d’Annelie Wendeberg

Dernière aventure d’Anna et de Sherlock ? Sur les trois, j’en ai lu deux et ce sont les deux derniers. Je suis absolument ravie de cette histoire. En effet, pour une fois, Anna et Sherlock sont très souvent ensemble. Normal, ils fuient Moran, l’homme de main de Moriarty. Ce qu’il veut, assassiner Anna.

Sherlock connaît très bien les sentiments d’Anna à son égard. Il n’aura aucun geste déplacé pour qu’elle s’imagine que cet amour est payé de retour. De toutes façons, c’était clair dès le départ entre eux. Les joutes verbales sont nombreuses entre eux. Anna est une femme très forte et même si son état de femme enceinte l’affaiblit et ne joue pas en sa faveur, elle n’est pas la dernière pour tenter d’arrêter Moran. Outre ces joutes, l’un et l’autre vont faire des mises au point, se confier, surtout Sherlock, sur leur passé. Anna connaît très bien cet homme, ses travers avec la drogue. Tout le long, cet homme se maîtrise. On comprend très bien que le sort d’Anna ne l’indiffère pas. Il veut la sauver. Il est même diabolique dans ses projets.

Quant à Anna, on la retrouve comme auparavant. Mais ce troisième tome nous montre qu’elle culpabilise beaucoup. Elle se sent responsable de tout. Outre l’enquête, les menaces qui pèsent sur elle, ce bébé que va-t-elle en faire ? Elle a peur de ne pas savoir s’en occuper. Elle s’interroge beaucoup sur ses actes passés

Avec Annelie Wendeberg, je ne me suis pas du tout ennuyée. Le rythme est trépidant. De plus, le lecteur apprend énormément sur ces guerres bactériologiques, la politique de nombreux pays, sur la situation de l’Angleterre à l’intérieur et à l’international et les prémices de la 1ère Guerre Mondiale. Il y a également une partie médicale ou comment se soigner à la fin des années 1800.

Concernant le déroulement de l’histoire, l’auteur sait vraiment y faire. D’un seul coup, sans crier gare, le dénouement arrive. Et quel dénouement ! Mais il faut aller jusqu’au bout pour vraiment savourer cette histoire jusqu’à son dernier souffle. Reverra-t-on Anna et Sherlock ? Seul l’avenir nous le dira. En tous les cas, je souhaite beaucoup de succès à cet auteur que je retrouverai avec grand plaisir.

Je remercie les Editions Presses de la Cité pour cet envoi.

L’héritier de Moriarty d’Annelie Wendeberg

Date de sortie : 26 avril 2018

Nb pages : 311

Editeur : Presses de la Cité

ISBN : 978-2-258-14433-0

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Oublier nos promesses d’Elsa Roch

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Résumé Oublier nos promesses d’Elsa Roch

Marsac sort de l’Institut Médico Légal. Il est appelé pour un meurtre. Il découvre une jeune femme, sauvagement assassinée et éventrée.

La mère de la victime a subi un choc et doit être transportée à l’hôpital.

Avis Oublier nos promesses d’Elsa Roch

J’ai été sélectionnée par Babelio pour sa Masse Critique, spéciale polars. J’avais, bien entendu, sélectionné une bonne dizaine de livres. Et voilà, Babelio m’a permis de lire cet auteur français, Elsa Roch. Je n’en avais jamais entendu parler, ni eu d’informations sur ce roman. Sans cette sélection, je serais vraiment passée à côté d’un bon polar, pour moi psychologique.

Je ne me suis pas trop focalisée sur l’enquête, pourtant essentielle, mais sur les hommes et les femmes de ce roman. Emma est une jeune journaliste de 30 ans, enceinte, qui est sauvagement assassinée chez elle. Elle travaillait en free-lance et traitait de nombreux sujets sensibles, notamment la prostitution en France. Journaliste, elle était vraiment appréciée par les uns et les autres. Elle faisait très bien son travail et dérangeait de nombreuses personnes. Est-ce à cause de ça et par qui a-t-elle été assassinée ? Son compagnon, un militaire qui revenait d’Afghanistan et qui prend la fuite dès qu’il est confronté à la police ? Ou quelqu’un d’autre parmi ses anciennes connaissances ?

Le roman fera le parallèle entre Jérôme, donc, et les forces de police. Les uns et les autres vont tenter de trouver l’assassin d’Emma, au péril de leurs vies. Parallèle car ces hommes souffrent. Jérôme est atteint de stress post-traumatique, depuis son retour. Pourtant, il a passé avec succès la période avant son retour. Mais c’est une véritable bombe à retardement. Il boit pour tenter d’oublier mais ce n’est jamais assez. Il a toujours à l’esprit ce qu’il a vécu. Il est toujours sur le qui-vive. D’ailleurs, lui-même, malgré tout l’amour qu’il porte à Emma, ne sait pas s’il est responsable de sa mort. Ensuite il y a Amaury Marsac, le commissaire. Il a tout vu pratiquement au niveau de son travail. Mais il souffre depuis qu’il est enfant. Et cela en fait un homme qui n’arrive pas à avoir de belles relations amoureuses. Tout comme son collègue dont le désespoir est noyé dans l’alcool. Mais ces trois hommes sont engagés corps et âme dans leur profession. Le lecteur suit donc les aventures de Jérôme qui se cache et des efforts de la police. Les chapitres alternent entre les uns et les autres. Un parallèle vraiment car l’enquête les fait se croiser. Chaque début de chapitre met dans l’ambiance avec quelques éléments de phrases développés dans celui-ci. C’est très bien écrit, le lecteur n’éprouve aucun ennui et espère que l’assassin sera vraiment arrêté et que tous s’en sortiront. Et on découvre l’identité de cette fameuse voix du début.

Outre cette enquête, l’auteur aborde des thèmes très importants. Notamment celui du stress post-traumatique des soldats qui rentrent d’Afghanistan. J’avais déjà lu à ce sujet mais là, c’est vraiment poussé. Car le lecteur assiste vraiment à tous les désarrois de Jérôme liés à la guerre. Il a vraiment besoin de soins. Il a besoin d’être accompagné en ces temps très difficiles où il perd pied. La mort, la mort, les vivants ne survivent pas tous. Il n’est plus que l’ombre de lui-même. On s’en rend compte encore plus lorsqu’il est avec son ami, celui qui l’aide, qui a vécu lui aussi ce type de guerre mais qui a réussi à s’en sortir même s’il est cabossé. Autre thème abordé, la prostitution albanaise qui sévit à Paris. Des filles recrutées, très jeunes, qui ne sont même pas majeures. Elles sont broyées dès le départ. Elles doivent être vierges et elles sont recousues pour que les clients soient satisfaits. Violences verbales et physiques, elles ne doivent pas parler. Malgré toutes les belles paroles des gouvernements successifs, en France, les arrestations effectuées par la police, cette prostitution est une véritable manne pour l’Etat. Elle lui rapporte des millions d’Euros. Un marché juteux, un trafic intense au mépris de l’être humain. Dans un pays où normalement les Droits de l’Homme sont respectés. Bravo !

Juste une dernière question pour Elsa Roch. Comment une personne peut-elle mourir d’une balle dans la jambe ?

Je remercie Babelio et les Editions Calmann Lévy.

Oublier nos promesses d’Elsa Roch

Date de sortie : 7 février 2018

Nb pages : 352

Editeur : Calmann-Lévy

ISBN : 9782702161739

La fille sous la glace de Robert Bryndza

La fille sous la glace de Robert Bryndza

La fille sous la glace de Robert Bryndza

Résumé La fille sous la glace de Robert Bryndza

Andrea Douglas Brown a trop bu. Après une dispute, elle fuit dans les rues désertes mais elle s’aventure trop loin. Elle souhaite appeler le chauffeur de son père mais elle n’a pas plus de réseau.

Une voiture noire la suit. Andrea essaie de fuir mais elle est enlevée.

Avis La fille sous la glace de Robert Bryndza

Ce n’est pas un coup de coeur mais cela y ressemble fortement. J’ai été ravie de lire ce roman de cet auteur. Roman qui annonce une très belle série car j’aimerais beaucoup suivre les nouvelles aventures d’Erika, femme-flic, DCI, en Angleterre. Erika est une écorchée dû au décès de son mari, dont elle était profondément amoureuse. Elle se juge responsable de la mort de celui-ci, flic comme elle et des coéquipiers qui l’accompagnaient. Elle avait été mise sur la touche à cause de cela. Mais une ancienne connaissance de Londres la rappelle pour cette enquête. Car Erika, malgré tout, connaît son métier. Cela ne sera pas facile surtout lorsqu’on s’approche un peu trop près de l’establishment anglais qui se juge intouchable, que ce soit ses pairs ou la famille de ceux-ci.

Cette arrivée à Londres est vue par certains d’un mauvais oeil, mais pour d’autres cela sera une bouffée d’oxygène car malgré son caractère, Erika sait manager ses hommes et femmes. Peut-être un peu cliché l’enquêtrice homosexuelle qui vit en couple et qui a un enfant ou encore l’enquêteur de couleur. Mais heureusement que l’auteur n’en fait pas trop à ce sujet. Juste quelques mots et puis c’est tout. Cela permet de mieux les connaître car ils tiennent une place importante dans ce roman et sûrement dans le prochain car Erika sait pouvoir compter sur eux.

Erika ne mènera pas son enquête de bout en bout. Cela ne plait pas qu’elle s’en prenne à un élu, surtout qu’elle ne prend pas de gants avec la famille. Normal, elle a été toisée dès le départ. Elle aurait dû avancer sur la pointe des pieds, mais c’est mal connaître cette jeune femme, fonceuse, qui aime le travail bien fait. Malgré la suspension, elle continuera au fur et à mesure, à interroger. Et c’est là qu’elle découvre d’autres cadavres. Sont-ils un lien avec le meurtre sur lequel Erika enquête ? Malgré cette sensation d’être espionnée, de subir des violences, elle ne baissera jamais les bras. Car elle veut faire toute la lumière sur ce décès. Elle le doit à Andrea. Bien qu’Andrea soit une gosse de riches, qu’elle mène sa vie comme elle l’entendait, l’auteur a la faculté de ne pas nous faire détester cette jeune fille.

Robert Bryndza, outre l’enquête menée et bien développée, démontre très bien les affres par lesquels Erika passe. Il développe très bien ses angoisses, ses malaises et comment ils surviennent, sa peur. Il nous la rend extrêmement attachante même si elle est très dure, trop dure envers elle-même.  Et comme elle le dit elle-même, son boulot lui a tout pris, mais il ne lui reste que ça. Mais son boulot ne lui a pris en aucun cas son intégrité. Même son boulot ne sera pas tendre avec elle. Et comme tout bon flic, elle a des doutes même si elle suit son instinct et qu’elle rue dans les brancards.

Entre ceux qui ont tout, qui veulent passer par les mailles du filet, il y a le Londres des faubourgs où nombreux sont ceux à tenter de vivre, à survivre. Politique, richesses, quartiers qui périclitent mais aussi ce racisme anglais envers les étrangers.

Le nom du coupable m’a surpris mais j’aurais dû m’en douter. Cela prouve que j’étais à fond dans ce roman, comme Erika à la recherche du coupable. En tous les cas, je ne ferai pas un bon détective.

Je remercie Netgalley et Belfond pour cette formidable lecture.

La fille sous la glace de Robert Bryndza

Date de sortie : 25 janvier 2018

Nb pages : 448

Editeur : Belfond

ISBN : 9782714475930

La lettre froissée Tome 1 d’Alice Quinn

La lettre froissée d'Alice Quinn

La lettre froissée d’Alice Quinn

Avis La lettre froissée Tome 1 d’Alice Quinn

Un changement chez Alice Quinn avec ce roman, La lettre froissée, puisque nous avons un policier. Mais également une maîtrise de son sujet qui est, en partie, la ville de Cannes dans les années 1880. Maîtrise de la ville, de ses bâtiments, du contexte, de ses habitants et également de certains faits qui ont pu être passés sous silence. J’ai été surprise, également, lorsque j’ai découvert Guy de Maupassant qui devient un des héros de ce roman. Alice Quinn lui rend un très bel hommage.

Si vous avez déjà lu Alice Quinn, vous savez donc que l’auteur offre une belle part aux femmes. Femmes amoureuses, mais surtout des femmes qui sont très fortes. Ici, c’est Filomena, une très jeune femme qui vient de se faire abandonner par celui qui l’entretenait. Oui, la jeune femme vend son corps mais là ce n’était pas sans amour. Elle n’a pas eu une enfance facile, a travaillé très jeune et donc s’est vendue. Outre ça, et personnellement, je ne juge pas du tout ces femmes, Filomena va tout faire pour retrouver le meurtrier de son amie, femme de chambre dans un grand hôtel. En cela, elle sera aidée par Maupassant qui a assisté, lui aussi, à la découverte du corps. Filomena est une personne au grand coeur, avec le verbe haut. Elle aime paraître. Elle sait se débrouiller pour arriver à ses fins. Mais elle n’agit pas sans réfléchir même si ce n’est pas quelqu’un de posé.

Autre personnage proche de Filomena et de Maupassant, c’est Gabriella, l’extrême opposé de Filomena. Si Gabriella est rousse, Filomena est brune. La première est plus âgée que la seconde. Elle est anglaise, n’a plus d’argent et a été licenciée. En effet, dans le beau monde, on ne montre pas que l’on aime les personnes du même sexe. Gabriella a donc répondu à l’annonce de Filomena. Mais les rebondissements vont se multiplier. Entre la recherche du coupable par Guy, Filomena et Gabriella, le fait de trouver l’argent pour rester dans la maison où habite Filomena. Gabriella va tenter de parfaire l’éducation de Filomena.

La lettre froissée est un roman très riche, historiquement parlant, avec ses personnages, la vie à Cannes en ce temps-là alors que les plus riches du gotha et autres viennent passer l’hiver. Ils se croient au-dessus des lois, mais heureusement que certaines personnes arrivent à les faire tomber de leur piédestal. Comme toujours, tout s’achète, tout se paie. C’est ce qui a régi les sociétés et cela continue encore.

A force de lire Alice Quinn, je ne suis jamais au bout de mes surprises avec l’auteur. Elle a le don de nous faire aimer ses personnages, qu’elle que soit l’époque. Alice Quinn défendra, avec ses héroïnes et héros, toujours les plus faibles, ceux qui subissent, ceux qui sont malades, ceux qui doivent être protégés. Outre l’histoire, j’ai beaucoup appris et c’est ce que je recherche dans un roman, m’évader, apprendre et connaître. Le sud à la Belle Epoque devait être vraiment à visiter. Alice Quinn traite donc du sujet des femmes du peuple, des hautes sphères qui recherchent toutes de l’argent pour subvenir à leurs besoins. Elle traite de la maladie, des conditions de vie mais aussi des enfants, des orphelins. Elle prend fait et cause pour la cause homosexuelle féminine et pour les femmes qui vendent leur corps.

Je souhaite énormément de succès à La lettre froissée. Je remercie Net Galley, AmazonPublishing et Alice Quinn pour ce moment de lecture. On devrait très vite retrouver Filomena, Gabriella.

Résumé La lettre froissée Tome 1 d’Alice Quinn

Gabriella a lu une petite annonce pour aider une jeune femme.

A son arrivée, elle assiste à une dispute entre Filomena et un jeune homme qui la quitte.

La lettre froissée Tome 1 d’Alice Quinn

Date de sortie : 17 janvier 2018

Nb pages : 444

Editeur : Amazon Publishing

ISBN : 9781542045339

Il était une fois l’inspecteur Chen de Qiu Xialong

Avis Il était une fois l’inspecteur Chen de Qiu Xialong

Je n’ai pas lu toutes les enquêtes de l’inspecteur Chen pourtant j’adore ce personnage récurrent et surtout l’auteur. Lorsque j’ai été sélectionnée pour cette masse critique avec babelio et que j’ai reçu ce poche paru chez Points j’ai été plus que ravie de connaître les débuts de ce cher inspecteur. Et je ne le regrette pas. La plume de Qiu Xialong est toujours aussi percutante, plein de saveur et de poésie.

S’il y a bien un pays que je ne souhaite absolument pas visiter c’est bien la Chine. Mais son histoire m’intéresse et toute son Histoire et ses habitants. Avec l’auteur c’est la Chine de Mao surtout dans ce roman. Pour certains Chinois cela a changé beaucoup de choses puisqu’ils sont devenus des parias. Les enfants en ont subi les conséquences. Cela a été le cas pour Chen mais aussi pour l’auteur car il commence son roman par des informations sur lui même et le finit avec sa propre histoire. Cela permet de se rendre compte que de nombreux auteurs s’inspirent de leurs propres histoires pour leurs romans. Mais ça, on le savait déjà. J’ai encore appris sur cette Révolution Culturelle de Mao et la place donnée aux livres, comment se débrouillaient ceux qui ne voulaient pas que lire ce qui était autorisé. Les Chinois sont, comme tous ceux qui sont oppressés, un peuple plein de ressources. Il y a également tous ces enfants qui ont souffert et n’ont pas compris la déchéance imposée de leurs parents. Ils sont des enfants de riches et ils n’ont pas les mêmes privilèges que les autres enfants.

J’ai voyagé culinairement et j’ai adoré ça. Tous ces plats, toutes ces saveurs décrites, cela en donne l’eau à la bouche et de sacrées rêveries. J’avais l’impression d’avoir les plats devant moi de les déguster avec les héros. Avec des ingrédients qui peuvent être très chers les plats le sont tout autant mais la débrouille existe. Mais d’autres tout aussi bons sont moins excessifs. Il faut toutefois faire attention à ne pas y laisser sa paie. Outre la cuisine, le roman est parsemé de vers, de poésie, beaucoup moins que les plats, mais c’est vraiment très agréable.

Nous le savions déjà mais Chen est un homme érudit. Il a fait des études. Il écrit des poèmes. Mais à la fin de ses études, l’Etat le place à un endroit où il devra accomplir un travail. Et ce sera un commissariat de police. Il n’est au fait de rien. Il ne sait pas mener une enquête. Une tâche lui est assignée qu’il tentera de mener à bien. Il a aussi du temps pour lire, surtout des romans policiers. Mais il s’immiscera dans une enquête. Il fera part de toutes ses découvertes à son supérieur, surtout en ne se mettant jamais en avant et en faisant en sorte de flatter l’inspecteur. Ce que l’on retrouve, ici, c’est le caractère déjà connu de Chen. Un homme qui écoute, note tout. Les gens et les éléments ont toute leur importance. Il ne se met pas en avant. Même s’il n’est pas à l’aise avec le pouvoir en place, s’il subit, il n’émettra jamais aucune critique. Et tout cela fera de Chen un très bon inspecteur pour toutes ses enquêtes futures.

Je pense que je vais noter tous les livres de Qiu Xialong et les noter dans une de mes bibliothèques pour les recevoir dans mes box. En effet, à la maison, l’homme et moi sommes fans de l’auteur.

Je remercie Babelio pour cette sélection Masse Critique et les Editions Points. Ce roman fait partie de la sélection du Prix du Meilleur Polar 2017.

Résumé Il était une fois l’inspecteur Chen de Qiu Xialong

Chen Cao est un petit garçon dont les parents sont des ennemis de classe dans la Chine de Mao. Le petit garçon en souffre.

Plus tard, il fait ses études à Pékin. Il revient très peu chez lui, à Shanghai. Il rencontre une jeune fille bibliothécaire.

Il était une fois l’inspecteur Chen de Qiu Xialong

Date de sortie : 12 octobre 2017

Nb pages : 230

Editeur : Points

ISBN : 978-2-7578-6907

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