Heimaey de Ian Manook

Heimaey de Ian Manook

Heimaey de Ian Manook

Résumé Heimaey de Ian Manook

Aux Etats-Unis, deux amis se retrouvent après s’être perdus de vue pendant 40 ans. L’un des deux décède.

Soulniz entreprend un voyage en Islande avec sa fille Beckie pour tenter de se rapprocher d’elle.

Avis Heimaey de Ian Manook

Vous aimez les voyages, vous aimez découvrir diverses contrées, les us et coutumes des pays. Et surtout vous aimez lire un bon polar. C’est Ian Manook qu’il vous faut. J’ai lu et adoré son dernier roman qui nous emmène en Islande. Et je dois avouer que j’ai été bluffée par mon voyage dans ce pays que je ne connais pas du tout, sauf pour ces éruptions volcaniques. Ian Manook entreprend un sacré voyage. Il met en scène Soulniz et sa fille, Beckie. L’un et l’autre ne se parlent plus. Ce voyage en Islande, avec toutes ces étapes bien préparées, pourraient leur permettre de se parler à nouveau, de faire connaissance et surtout qu’un père retrouve l’amour de sa fille. Voyage initiatique ou retour aux origines pour Soulniz ? En effet, il y a quarante ans, il avait entrepris le même voyage. Il était jeune alors. Sur les traces de sa jeunesse dans un pays qui a forcément changé mais dont il retrouve la magie, la beauté et sa dureté.

Des éléments extérieurs vont contrecarrer les plans de Soulniz, des petits riens qui vont s’accumuler jusqu’à ce qu’il doive affronter une sacrée perte. Sur leur route, divers personnages qui donnent une très belle matière au roman. Des personnages tous différents qui représentent diverses couches de la société islandaise, sachant qu’ils sont nombreux à avoir tout perdu lors de la crise. Des Islandais qui sont profondément endettés. Avec Ian Manook, il faut s’attendre à tout et, même si on tente de mener l’enquête, on ne trouvera pas forcément le coupable. Cela a été mon cas. L’enquête et la tension montent crescendo. Mais je n’ai senti, toutefois, aucune urgence dans cette quête. Arriver toujours au point de chute sans savoir ce que l’on va trouver. Il nous offre également une belle référence cinématographique. Imagination avec un flic islandais qui n’en fait pas qu’à sa tête, qui fait tout en solo sans en référer à quiconque. Mais malgré tout, c’est un très bon flic qui arrivera à faire éclore la vérité. Pris dans l’engrenage de ses dettes, il va accepter une mission. Mais il semblerait que tout se recoupe vu les relations nouées par les uns et les autres. Dès le départ, on sait qu’il y a une histoire de vengeance qui est en route. Vengeance contre qui et pourquoi ? Les êtres humains sont tous différents et malgré leur talent, pour certains, des éléments du passé sont très durs à oublier. Les êtres humains cachent tous des fêlures et une rencontre permet de se confier sans jugement aucun.

Ian Manook m’a donné envie de visiter l’Islande, comme il m’avait donné envie d’aller dans le pays de Yeruldegger, la Mongolie. Cette magie de description est réellement profonde. On a l’impression de faire entièrement le voyage, de voir un pays qui peut être très beau mais aussi difficile, un pays où le paysage change selon le point où l’on se trouve. Il m’a donné envie de voir ces cascades, de me baigner dans ces sources chaudes alors qu’il fait un froid épouvantable et qu’on est pas à l’abri qu’un volcan se réveille. Ian Manook est un maître des mots, des situations qui deviennent rocambolesques, mais qui pourraient arriver à tout un chacun lorsqu’un élément du passé refait surface. Allez, maintenant dans l’attente du prochain roman qui saura, j’espère, me séduire, tout autant, même si ce n’est pas tout à fait un coup de coeur.

Heimaey de Ian Manook

Date de sortie : 26 septembre 2018

Editeur : Albin Michel

Nombre de pages : 461

ISBN : 9782226438409

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Bienvenue à Mother’s Rest de Lee Child

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Résumé Bienvenue à Mother’s Rest de Lee Child

Jack a décidé de s’arrêter à Mother’Rest, une petite ville entourée par d’immenses champs de blés. Il compte rester une seule journée. Il voit une femme à la gare qui semble attendre quelqu’un.

Il fait le tour de Mother’s Rest et prend une chambre au motel.

Avis Bienvenue à Mother’s Rest de Lee Child

Jack Reacher descend du train à Mother’s Rest. Il rencontre une jeune femme et poursuit son chemin. La question qui va revenir sans cesse, après avoir imaginé divers scénarii, est pourquoi Mother’s Rest. Très vite, Jack est surveillé, surtout qu’il se lie avec cette femme, ex de FBI, qui attend son associé. Jack souhaite partir le lendemain mais très vite, il va échanger avec Michelle et de fil en aiguille, il va lui apporter son soutien dans cette quête, dans cette enquête. Car ils vont en voir du pays. Ils vont en trouver des situations rocambolesques, des personnes payées pour les éliminer. Que cache Mother’s Rest ? Que cachent les habitants de Mother’s ? Dark web, oui. Mais pas assez fouillé à mon goût. Pourquoi ? Est-ce que cela correspond réellement à l’histoire, à ces morts ? Epiés de bout en bout de leur histoire mais arriveront-ils vraiment à s’en sortir et à connaître le fin mot de cette histoire ?

Michelle et Jack ont deux façons d’opérer. Il réfléchit beaucoup, analyse et élabore des thèses. Elle, elle va tenter de les démonter. Il marche également à l’instinct et par rapport à ses expériences. Il veut laisser faire et voir venir. Michelle le tempère car il est bagarreur. Il prend des coups, mais surtout sait les rendre ou les donner bien avant.

Un roman lu pas au bon moment  ? En tous les cas, j’ai trouvé qu’il a été extrêmement long à se mettre en place. Ennuyeux comme ses champs de blé à perte de vue ? Non, tout de même pas car cela ne serait pas honnête envers l’auteur. Mais j’ai mis énormément de temps à le lire, même s’il me tardait de le finir avant de passer à une autre lecture. J’ai trouvé des éléments très intéressants comme cette connaissance impeccable des armes, comment elles sont agencées, ce qu’elles permettent. En lisant ce roman, on pourrait penser que l’auteur écrit de nombreuses répétitions. C’est juste pour démontrer que les éléments surviennent, que le scénario écrit arrive bien, comme ce qu’analysé Jack. Les actions, tout comme les gens et les paysages sont très détaillés. J’ai eu l’impression de les voir se dérouler devant moi au ralenti.

Je n’ai pas eu à franchement parler d’affinités avec les deux personnages principaux, Jack et Michelle. Jack est un personnage récurrent chez Lee Child. Il est possible que je lise un autre roman de l’auteur avec Jack afin que je change d’avis ou pas.

Je remercie Babelio pour cette sélection Masse Critique et les Editions Calmann Levy.

Bienvenue à Mother’s Rest de Lee Child

Date de sortie : 19 septembre 2018

Editeur : Calmann Lévy

Nombre de pages : 453

ISBN : 978-2-7021-6149-4

Cross de Marc S. Masse

Cross de Marc S. Masse - Editions Flamant Noir

Cross de Marc S. Masse – Editions Flamant Noir

Résumé Cross de Marc S. Masse

Il vient tout juste d’avoir son permis. Il a reçu une très belle voiture de la part de son père. Il roule précautionneusement. Mais un chauffard, à bord d’un bolide, double un camion. Le jeune homme fait un écart et s’encastre autour d’un arbre.

Eric reçoit la visite d’un client qui lui propose de retrouver l’assassin de son fils et de le tuer.

Avis Cross de Marc S.Masse

Ex-flic, maintenant détective privé, séparé de sa femme, il n’arrive pas à boucler ses fins de mois. Un client se présente et lui propose, contre une sacrée somme d’argent, de retrouver l’assassin de son fils, tué lors d’un accident de voiture, et de tuer cette personne. Il a peu d’informations à fournir, seulement participer à une course extrême qui dure huit jours. Il a neuf mois pour se préparer. Cette course dure plusieurs jours, par tous le temps. Il y aura 2 500 concurrents. Il sera le seul qui ne dépend de personne, que de lui-même. Il accepte le contrat, même s’il doit tuer, car il a besoin d’argent.

Est-ce ce mental énorme qui lui permet d’aller jusqu’au bout ? Sont-ce ces neuf mois d’entraînement ? Est-ce le fait qu’il n’a plus d’obstacles humains et donc il peut se consacrer sur sa course, sur lui-même, profiter de ce qui l’entoure malgré la douleur physique ? Ou est-ce ce coeur qui bat lentement, que ce soit au repos ou en plein effort ? Mais ces huit jours de course sont réellement inhumains, même pour les plus aguerris. A vous de vous plonger dans Cross pour tout connaître.

Le but est d’avoir de nouveau confiance en lui, lui qui a dû quitter la police, qui est en instance de divorce. Avoir confiance en lui pour faire face à ce qui lui arrive, ce qui lui est arrivé. Mais la partie ne sera pas facile, encore moins facile que cette course de l’extrême. Car la tension monte pour Eric, face aux agressions, aux meurtres. Il ne peut pas se reposer, tout est une menace. Existe-t-il une manipulation contre Eric ?

Un roman bien construit avec un bon scénario. Je me doutais qu’il y avait anguille sous roche par rapport à son client, mais je ne m’attendais pas à ça. On fait corps avec le personnage qui parle au lecteur. Il instaure un véritable dialogue. On le suit, on le croit. On peut également souffrir avec lui. Pourquoi est-il agressé, lui que personne ne connaît ? L’auteur sait mettre les révélations au bon moment pour nous signifier que tout est à recommencer. En tous les cas, même si ce n’est pas un réel coup de coeur, je me suis fait balader entre ce qui parait incroyable, avoir l’impression de passer du coq à l’âne, désolée pour l’expression. Toutefois, concernant cette dernière phrase, il faut lire le roman en entier pour connaître le fin mot de l’histoire, ce rêve qui le maintient en vie. Que va-t-il réellement lui arriver ? Qui est cette personne à qui sont consacrés quelques chapitres ? On arrive à le savoir. Sans véritable addiction, les pages se tournent facilement car en tant que lectrice, j’ai voulu tout savoir sur la course, le destin d’Eric.

Je remercie Netgalley et les Editions Flamant Noir pour cette lecture.

Cross de Marc S. Masse

Date de sortie : 8 octobre 2018

Editeur : Flamant Noir

Nombre de pages : 310

ISBN : 979-10-933-63-50-9

Faux amis de Linwood Barclay

Faux amis de Linwood Barclay - Belfond Noir

Faux amis de Linwood Barclay – Belfond Noir

Résumé Faux amis de Linwood Barclay

Le drive-in ferme ses portes. Derek et trois de ses amis tentent de resquiller en ne payant que trois entrées. Mais le gérant n’est pas né de la dernière pluie. Il leur fait ouvrir le coffre.

A ce moment-là, Derek entend un bruit énorme. Il pense que son camarade a utilisé son arme.

Avis Faux amis de Linwood Barclay

C’est la dernière soirée au drive-in. L’écran s’effondre et fait quatre victimes, un très jeune couple et un plus âgé.  La police est vite dépêchée sur place mais elle doit faire face aux premières rumeurs dont celle d’attentat. Un homme, ex-maire de la ville, qui veut se représenter joue une carte pas franchement agréable, en voulant tirer parti de la catastrophe.

Cal est revenu à Promise Falls après la mort de sa femme et son fils. Il vit dans un petit appartement.  Ex flic de cette même ville, maintenant détective privé, il est chargé par la fille d une des victimes de l’aider à mettre la main sur des vidéos car son père faisait de l’échangisme. Si la pratique n’est pas jugée, chacun fait ce qu’il veut de sa sexualité, il ne faut pas que les uns et les autres soient gênés par ce qui a trait au privé. Et ceux qui sont impliqués doivent le faire en toute connaissance de cause.

Protéger au mieux sa famille ses enfants contre ceux qui peuvent faire du mal plus tard a cause de menaces quitté a mettre son emploi en danger. Protéger son enfant par rapport à tour ce qui peut se trouver sur Internet surtout lorsque cet enfant n’entre pas dans la case de la normalité définie par la société.  Mais les enfants ne sont pas idiots et savent comment trouver les infos. Cela n’empêche pas le dialogue pour mettre les choses au point et montrer que le parent est là.

De nombreux personnages émaillent ce roman, du plus jeune au moins jeune. Nombreux sont ceux à avoir quelque chose à se reprocher comme ce responsable de la sécurité de l’université, ex-flic également, qui a tué un étudiant soupçonné de violences envers des étudiants. Il a prôné la légitime défense. Quand on se sent invincible, on tente, par tous les moyens, de contrecarrer la loi. Mais, attention de ne pas tomber sur quelqu’un qui souffre, déséquilibré pour un instant. Linwood Barclay, avec ses nombreux personnages, les implique au fur et à mesure dans son roman. Qu’ont-ils à cacher ? Sont-ils coupables, innocents ? Une petite ville où tout arrive à se savoir. L’auteur nous fait des révélations au compte goutte et on se rend compte que les manipulations sont légion.

Dès le début, l’entrée en matière est réalisée. On s’attend à un coup de feu de la part des protagonistes. Mais c’est autre chose qui attire. Déjà, Linwood Barclay nous tient en haleine. On se rend compte très vite qu’il n’aura pas le temps de résoudre toutes les affaires, meurtres passés et présents, ce fameux chiffre 23 qui sème la terreur, l’effondrement de l’écran du drive-in. Et on comprend pourquoi. Faux amis est la suite de Fausses promesses. Ce dernier roman, je ne l’ai pas lu mais je l’ai dans ma PAL. Cela n’empêche pas que Faux amis peut se lire tout de même, puisque quelques rappels sont faits. En tous, les cas, il faudra lire la suite de Faux amis car l’auteur nous laisse sur notre faim. Ce qui est tout à fait normal. Rien n’est résolu surtout qu’un nouvel élément entre en jeu. Le rythme est rapide et malgré la quantité de personnages, je ne me suis pas perdue. Faux amis est un très bon policier qui traite de nombreux sujets de société, notamment aux Etats-Unis. Ce n’est peut-être pas un véritable coup de coeur, mais j’aime beaucoup l’auteur, ses histoires, ses personnages, dont Cal et Barry Duckworth, et cet humour noir qui donne énormément de consistance à ses romans.

Je remercie Netgalley et Belfond Noir pour cette lecture.

Faux amis de Linwood Barclay

Date de sortie : 6 septembre 2018

Editeur : Belfond

Nombre de pages : 392

ISBN : 978-2-7144-7911-2

La rivière de l’oubli de Cai Jun

La rivière de l'oubli de Cai Jun

La rivière de l’oubli de Cai Junromansro

Résumé La rivière de l’oubli de Cai Jun

Shen Ming est professeur de chinois depuis trois ans. Il travaille dans le lycée où il a fait ses études. Il doit se marier et quitter cet emploi de professeur.

Il retrouve une de ses étudiantes assassinée. Des rumeurs ont couru sur eux deux. Shen est très vite suspecté. Après dix jours, il perd tout.

Avis La rivière de l’oubli de Cai Jun

Assez déstabilisant cette histoire de mort et de revenant, même si le sujet ne me déplait pas. Mais quand on s’y fait, cela passe surtout pour ce qui arrive à Shen Ming et sa réincarnation en Si Wang si j’ai bien compris. Hasard ? Destin ? Car pour ce passage, tous les souvenirs sont abolis, sauf peut-être la culture. Assez déstabilisant également ces retours en arrière et surtout ces nombreux personnages. Le problème avec une liseuse c’est que c’est difficile de revenir en arrière, au contraire des livres papiers pour se rappeler qui est qui et qui fait quoi. Pour relire ce livre j’attendrai qu’il sorte en poche et même pour le premier de l’auteur.

Une rencontre qui va révéler beaucoup de choses. Un enfant qui devient l’image de marque d’une société, le groupe d’éducation Erya. Une femme Gu Qiusha qui après avoir perdu son fiancé, auquel elle pense toujours, s’attache neuf ans plus tard à un enfant. De l’amour, beaucoup d’amour et surtout comme un sentiment de connaître Wang Er. Mais cela ne dure pas longtemps. Si Wang retourne chez sa mère et continue ses études. Enfant brillant mais qui ne se lie avec personne. Au cours de son enfance et de son adolescence il va rencontrer divers personnages qui ont jalonné la vie de Shen Ming. Rencontres fortuites ou préméditées ? Pareil pour les lieux. C’est un véritable retour en arrière, un retour en enfer, mais le présent est également très difficile. Je n’ai pas eu trop de mal à me faire à ce professeur, Shen Ming, et ensuite ce garçon qui grandit, Si Wang. La vie de Si Wang, enfant, avec sa véritable mère, He Qingying, on constate au fur et à mesure de sacrés changements. Une mère qui a essayé, toujours, de le protéger. Mais elle connaissait vraiment mal son fils.

Ce roman est le roman des secrets qui sont révélés au fur et à mesure et il y a en a beaucoup, jusqu’à la fin. C’est également le roman des trahisons, qui changent la donne pour tout le monde, de différents meurtres, d’amitiés qui se lient mais aussi de l’amour, interdit ou qui était prévisible. Les trahisons également et cela change absolument la donne pour tout le monde.

J’ai été vraiment déstabilisée par les noms chinois, qui commencent presque tous, dans ce roman, par Si et vu qu’ils sont en début de phrase, je vous laisse imaginer la suite. Il y a également le tutoiementPar contre, je dois reconnaître l’érudition de l’auteur. Je ne suis pas adepte des auteurs chinois, sauf celui de l’Inspecteur Chen, que j’adore et que je lis avec énormément de plaisir Qiu Xialong. Les deux auteurs ne sont pas comparables, sauf dans les nombreux vers de poésie, la littérature chinoise et aussi la littérature européenne ou même américaine.

Ma critique, si c’en est une, peut sembler décousue. Je le conçois mais il m’est difficile de l’écrire car je ne veux pas dévoiler ce qui se passe dans ce roman riche et très dense, qui ne se lit pas facilement et qu’il faut prendre le temps de bien lire. J’y reviendrai très certainement pour aller plus au fond des choses.

Je remercie Netgalley et XO Editions pour cette sélection, en avant première, de la rentrée littéraire.

La rivière de l’oubli de Cai Jun

Date de sortie : 13 septembre 2018

Editeur : XO Editions

Nombre de pages : 445

ISBN : 9782845639485

Loin des vivants de Steve Robinson

Loin des vivants de Steve Robinson

Loin des vivants de Steve Robinson

Résumé Loin des vivants de Steve Robinson

Tayte pense qu’il va mourir sans vraiment connaître ses véritables parents. Pourtant, sa cliente, une femme, saura la vérité sur sa naissance.

Cinq jours plus tôt, Eliza reçoit une valise et un mot concernant son adoption. Elle a maintenant 60 ans et charge Jefferson Tayte de retrouver sa mère.

Avis Loin des vivants de Steve Robinson

Je croyais que le genre des secrets de familles, la recherche de son identité suite à une adoption révélée des années plus tard, n’était pas pour moi. Pourtant, j’ai lu de très beaux romans à ce sujet et d’autres beaucoup moins. Ces derniers avaient comme héroïnes des jeunes femmes niaises. Ce n’est pas le cas ici. On joue dans la cour des grands avec un auteur qui a donné à son héros principal le rôle de généalogiste. Il recherche, enquête sur des parents qui ont laissé leur enfant être adopté. C’est donc son véritable métier. En plus, lui aussi, il ne connait pratiquement rien de son passé. Et sa quête, pour lui même, reste infructueuse. Ce roman mêle toutefois du policier car il y a quelques meurtres, dont le premier peut passer inaperçu. Mais l’auteur nous le rappelle à notre bon souvenir. Car quelqu’un d’autre cherche également Mena mais pour une toute autre raison.

Mena est une jeune fille qui va avoir 17 ans. Elle veut s’enrôler. Mais sa mère tient les rênes de sa famille d’une main de maître et elle interdit énormément de choses à Mena, qui, bien entendu, s’empresse de désobéir, même si elle sait que la sentence sera rude. Toutefois, elle arrive à mentir à sa mère. Pendant cette Seconde Guerre Mondiale, Mena rencontrera des soldats américains, dont un qui est l’ami d’Eddie, un jeune homme dont elle va tomber amoureuse. Mais cantonné à sa base, ils ne peuvent pratiquement pas se voir. Mena ose braver les interdits pour le rencontrer mais un événement va jouer un rôle crucial dans la suite de l’histoire. Amoureux, ils le sont. Toutefois, Mena devra encore faire face à la cruauté de sa mère et bien entendu à cette opprobre jetée sur ces jeunes filles. L’auteur nous relation très bien, dans plusieurs chapitres, qui viennent en parallèle avec l’enquête de Jefferson Tayte cette partie historique. Certes, la construction n’est pas nouvelle mais elle est réellement bien agencée. Je me suis prise d’affection pour Mena car on ne sait jamais, à l’avance, ce qui lui est arrivé. Tout comme le héros, le lecteur s’interroge. Qu’est-il arrivé à Mena ? A-t-elle réussi à fuir ? A-t-elle retrouvé son amoureux ? Ont-ils vécu ensemble ? Mais les secrets de famille sont lourds, surtout lorsqu’un écrit vient jeter le trouble sur une relation. Mena a été une victime. Victime surtout de sa mère. Alors, si l’auteur fait en sorte que cette femme ne soit pas détestée, que les circonstances, la période et surtout la position sociale peuvent jouer un grand rôle, pour ma part, je n’ai pas du tout aimé cette femme. Pour une raison qui peut être compréhensible, elle a fait en sorte que ses filles ne soient pas heureuses. Mais une personne veille au grain pour Mena, une personne qui a quelque chose à se reprocher.

Deuxième Guerre Mondiale avec ces personnes qui se sont engagées pour la paix et la liberté. L’arrivée des GI’s en Europe sera suivie de liaisons avec les jeunes filles du coin. Des bébés seront conçus et vite abandonnés par les pères. Mais que faire pour toutes ces jeunes filles dont opprobre sera jetée sur elles ? Cacher les grossesses, les placer dans des institutions jusqu’à l’arrivée de l’enfant pour l’adoption ou encore les placer pour qu’elles apprennent à obéir. L’église catholique et ses membres ont agi comme de véritables bourreaux envers ces jeunes filles qui n’avaient rien demandé. Si certaines ont vécu leur mal en patience, d’autres ont plongé dans la folie. Qui dit folie, dit hôpital psychiatrique.

Alors si vous aimez les secrets, les secrets de famille, savoir pourquoi un enfant a été abandonné, pourquoi sa véritable mère est partie sans laisser de traces, vous pouvez vous plonger dans ce très beau roman qui se passe pendant la deuxième Guerre Mondiale pour l’histoire de Mena et de nos jours pour les recherches. Au fur et à mesure de ma lecture, j’ai compris le titre. Car, l’auteur nous emmène loin pour retrouver Mena et son héros aura affaire à différentes personnes de la famille, certaines désireuses de connaître leur ancêtre et d’autres qui feront tout pour cacher. Car dans les familles, il y a toujours des secrets inavouables.

Je remercie Netgalley, Amazon Publishing pour cette lecture en avant-première de la rentrée littéraire. J’aurai grand plaisir à retrouver Jefferson Tayte dans un prochain roman et surtout le premier écrit par Steve Robinson.

Loin des vivants de Steve Robinson

Date de sortie : 18 septembre 2018

Editeur : Amazon Publishing

Nombre de pages : 415

ISBN : 9781542045261

Hunter de Roy Braverman

Hunter de Roy Braverman

Hunter de Roy Braverman

Avis Hunter de Roy Braverman

Freeman suit un homme, celui qui est à l’origine de la disparition de sa fille. Il l’enferme très vite dans sa voiture.

Mais un malheureux concours de circonstances fait qu’un chasse-neige explose tout sur son passage. Freeman prendra un passager, Marty, à bord de son véhicule.

Résumé Hunter de Roy Braverman

Va-t-il être difficile de passer derrière un coup de coeur, soit le dernier Karine Giebel ? Pourtant, je connais bien l’auteur, qui écrit sous pseudo, puisque j’ai lu ses trois Yeruldegger et Mato Grosso. Bref, Ian Manook, ou encore Roy Braverman, je connais et j’adore. J’ai déjà été décontenancée par les deux premiers chapitres que j’ai eu du mal à comprendre mais en y revenant dessus, j’ai enfin compris à qui ils faisaient référence. Trois jeunes garçons mal partis dans la vie.

L’auteur émaille son roman de nombreuses paroles de chansons. Les titres de chapitres font référence à ce qui va se passer, quelques références cinématographiques comme Bonnie & Clyde mais pas au même niveau au niveau des personnages. Il y a également des références à l’actualité, à l’enlèvement de femmes qui sont restées prisonnières, pendant des années, d’hommes et qui ont développé le syndrome de Stockholm.

Bref, ce n’est pas un Yeruldegger, mais c’est un polar, le premier d’une série. Et je suis réellement partante pour lire la suite, cela va sans dire. Toutefois, ce n’est pas du même acabit que Yeruldegger qui a été un véritable coup de coeur pour moi. Cela  ressemble toutefois au coup de coeur mais pas de la même façon. Comme l’auteur le précise dans le prologue, il arrive à créer différentes atmosphères. Pour moi, le style d’écriture est également différent. Les chapitres sont également plus courts. Après l’Europe et la Mongolie, il se transplante aux Etats-Unis, qu’il a l’air de très bien connaître, il faut dire qu’il voyage beaucoup. Il décrit des endroits franchement inaccessibles, sujets à de véritables intempéries qui rendent les recherches réellement difficiles, sauf pour les gens du coin, et encore. L’endroit est pratiquement dépeuplé. Cette atmosphère, qu’il maîtrise à la perfection, colle bien au style de Roy Braverman. C’est donc l’histoire de cinq meurtres d’hommes et cinq disparitions de femmes. Un homme, Hunter, a été arrêté et condamné à la peine de mort il y a dix ans. Mais il a réussi à s’enfuir et il revient sur les lieux du crime. C’est sans compter sans Freeman, le père d’une des disparues, ancien flic de New-York. Il suit Hunter à la trace et a réussi à l’enlever. Mais cela ne se passe pas comme prévu. Freeman est agressé. Il est en butte avec le shérif du coin. Malgré tout, ex-flic, Freeman se rend compte que les nouvelles agressions ne correspondent pas du tout au style de celui qui a été condamné. Il fait part de ses observations au shérif qui ne sont pas suivies d’effets. Freeman a tout perdu sauf la vengeance, la haine. Est-ce qu’Hunter est coupable ? Est-ce que ces cinq femmes sont vivantes ? Roy Braverman nous dévoile très vite le nom du coupable. Comment donc va-t-il s’en sortir face à cette chasse à l’homme ?

Dans ce roman, le racisme est bien présent envers toutes les personnes de couleur, notamment Hunter, sang-mêlé. Il n’a jamais été accepté lorsqu’il était libre. Et en prison, cela a été pire. Et puis, il y a le sort de ces personnes enlevées pendant des années. Elles doivent affronter leurs bourreaux mais aussi, si elles se libèrent, le retour à la vie normale et le fait que les recherches ont été abandonnées, par la police mais aussi leurs proches.

J’ai dû revenir en arrière lorsque j’ai été au chapitre 31. En effet, cela concernait le frère du shérif alors que le chapitre 25 ne correspondait pas à ce qu’il lui était arrivé avant. A moins que je ne me trompe. Pas dans la trempe de Yeruldegger qui m’avait fait beaucoup plus vibré mais la fin de ce roman nous donne envie de lire la suite. 

Hunter de Roy Braverman

Date de sortie : 16 mai 2018

Editeur : Hugo Thriller

Nombre de pages : 352

ISBN : 9782755638356