Le chant du crime de David Swinson

Le chant du crime de David Swinson - Editions Calmann Lévy Noir

Le chant du crime de David Swinson – Editions Calmann Lévy Noir

Présentation Le chant du crime de David Swinson

Il surveille Jeffrey Balwin, son cousin, à la demande de sa tante. Sa tante l’a élevé à la mort de sa mère alors qu’il était très jeune.

Il est un ancien inspecteur qui a travaillé à la brigade des stups. Maintenant il est détective privé.

Il est accro à la cocaïne.

Avis Le chant du crime de David Swinson

Suite à la filature qui concerne son cousin qui fait du trafic de drogue, cet ex-flic des stups, reconverti dans le privé, se trouve dans une boîte de nuit où il assiste à une transaction. Il rencontre un de ses anciens collègues qui pour arrondir ses fins de mois travaille à la sécurité dans cette boîte. Le lendemain, il souhaite retrouver son neveu, se rend chez lui mais ne trouve personne. De retour dans sa maison, il voit la police. Il s’inquiète quant à sa cachette. Mais sa maison recèle un cadavre, celui de son cousin et il y a eu un cambriolage. Il a perdu à tout ce qu’il tenait, notamment des disques de sa mère, la seule chose qui lui reste vu qu’elle est décédée alors qu’il n’était qu’un enfant.

Bien entendu, on lui dit de ne pas s’en mêler mais il va faire le contraire et collecter les preuves pour savoir qui l’a cambriolé, qui a tué son cousin. Ce sera une véritable enquête qui mettra à jour des trafics de drogue, des flics ripoux, de la violence également. Il va également mettre le doigt dans l’engrenage, ne pas pouvoir protéger certains témoins et ne donnera les informations qu’il détient à la police qu’au compte goutte. Les véritables questions sont pourquoi son neveu et donc pourquoi lui ?

Deuxième tome avec les aventures de Frank. Est-ce que le premier est meilleur ? J’ose le croire puisque l’on fait sa rencontre et que certains éléments me manquaient quant à la lecture de ce roman. Car je n’ai su son nom qu’au bout de la centième page. Je n’ai pas franchement aimé ce personnage qui est toujours en train de culpabiliser, qui recherche toujours de quoi se saouler mais surtout se droguer. Comment peut-il tenir avec tout ce qu’il ingurgite ? Comment peut-il donner le change ? Cela me déstabilise profondément. Il a beaucoup à cacher, on ne sait pas tout sur lui. Et même s’il est amoureux, il ment à cette jeune femme qu’il connaît depuis très longtemps, il n’arrive pas à tout lui expliquer malgré les preuves. Je ne peux pas lui reprocher sa pugnacité car il semble arriver toujours à ses fins. Il a conservé quelques bons contacts au sein de la police car tous ne savent pas ce qui s’est réellement passé. Il agit et réfléchit après quant aux conséquences et pour lui et pour les autres.

Pour donner du rythme à cette histoire, l’auteur a privilégié de courts chapitres. Tant mieux car cela donner un certains sens à la lecture et les pages se tournent facilement. Mais pour moi aucune urgence, pas un des meilleurs policier lus, peut-être à cause du personnage mais aussi de l’intrigue. Les tentatives d’humour tombent comme un soufflet comme certains dialogues. J’aurais également aimé savoir comment il a pu tomber dans cette dépendance. Est-ce expliqué dans le premier roman ? Donc, il me manque des éléments pour réellement apprécier cette lecture.

Je remercie Netgalley et les Editions Calmann Lévy Noir pour cette lecture.

Le chant du crime de David Swinson

Date de sortie : 23 octobre 2019

Editeur :Editions Calmann Lévy Noir

Nombre de pages : 352

ISBN : 9782702162729

Rituels d’Ellison Cooper

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Résumé Rituels d’Ellison Cooper

Deux policiers sont appelés suite à de mauvaises odeurs dans une maison fermée. Un des policiers se rappelle d’un appel téléphonique d’une jeune fille. Il a un mauvais pressentiment.

Ils tentent d’entrer dans la maison, se dirigent vers la cave et là cela explose.

Le FBI est appelé sur les lieux.

Avis Rituels d’Ellison Cooper

Comment écrire une critique, un avis sur un roman aussi riche. Je me suis fait balader de bout en bout par l’auteur. Et ça, c’est un véritable point positif. Je me l’étais imaginé ce tueur en série, j’avais des doutes, je croyais avoir raison, sauf que non. Même si sur un des personnages, une parcelle de doute s’est vérifiée. Un policier blessé, un agent du FBI tué et l’autre également blessé. Ce sont les conséquences de l’explosion dans une maison abandonnée où une jeune fille disparue depuis de nombreux mois est retrouvée dans une cage, un animal à ses côtés. Mais cette jeune fille n’est pas n’importe quelle jeune fille, c’est la fille d’un sénateur qui brigue les plus hautes marches en politique. Sayer doit abandonner ses études sur les tueurs en série et elle est chargée de l’enquête. Mais Sayer ne plait pas à tout le monde. Elle est brute, abrupte et entretient des relations conflictuelles. Comment vont se passer ses relations avec son binôme ? Après un recul, ils vont s’ouvrir l’un à l’autre pour se connaître et se faire confiance.

Sayer étudie le cerveau des tueurs en série. Mais sur trois sujets, rien ne colle. Pourquoi ? Elle a toujours en ligne de mire ces résultats. Ces études sur le cerveau ne sont pas forcément bien vues car pour les autres c’est une perte de temps, surtout pour un agent du FBI. Mais le cerveau a beaucoup à révéler à ceux qui l’étudie et cela va être un des thèmes du roman.

Le FBI aura fort à faire avec ces découvertes, ces rituels qui changent, ces situations dangereuses pour eux et pour les jeunes filles enlevées, la drogue utilisée. Surtout lorsqu’un sénateur s’en mêle, qu’il révèle tout à la presse et qu’il menace le FBI. Mais il y a aussi des fuites. Le FBI n’a pratiquement pas de longueur d’avance face à ça. L’enquête piétine, peut partir dans tous les sens et faire des dégâts lorsque la presse s’en mêle. Tout le monde est suspect. Et à qui faire confiance pour avancer ?

J’ai pratiquement aimé tous les personnages, sauf celui du sénateur et du profiLeur du FBI. La trame du roman est absolument géniale et bien trouvée. Le lecteur va de rebondissements en rebondissements, de suspects en suspects, de découvertes en découvertes et de liens en liens . Mais le temps presse. Et il faut trouver ces jeunes filles enfermées. Au cours de son enquête, Sayer va se prendre de passion pour un petit chien. On fera connaissance avec sa grand-mère, un personnage haut en couleur. Le lecteur va voir Sayer évoluer, va comprendre sa colère continuellement présente et surtout cette souffrance. Personne ne sortira indemne de cette enquête, mais elle renforcera de nombreux liens, surtout entre collègues. Et puis le FBI devra rendre des comptes face à cette enquête et ses méandres.

La tension n’est pas forcément extrême mais ce roman permet de passer un très bon moment de lecture.  Il semblerait que Sayer soit un personnage récurrent de l’auteur.  Si j’ai l’occasion de la lire à nouveau, ce sera avec grand plaisir.

Je remercie Babelio pour cette Masse Critique et les Editions Pocket.

Rituels d’Ellison Cooper

Date de sortie : 10 octobre 2019

Editeur : Pocket

Nombre de pages : 496

ISBN : 978-2-266-29339-6

Une vérité à deux visages de Michael Connelly

 

Une vérité à deux visages de Michael Connelly - Editions Calmann Lévy Noir

Une vérité à deux visages de Michael Connelly – Editions Calmann Lévy Noir

Résumé Une vérité à deux visages de Michael Connelly`

Bosch a quitté le LAPD il y a déjà pas mal de temps. Son bureau se situe dans une prison. Il s’occupe d’affaires non résolues sur des personnes qui ont disparu. 

Mais son travail est également d’aider les enquêteurs en place. Ils sont appelés pour des meurtres dans une pharmacie.

Avis Une vérité à deux visages de Michael Connelly

Je ne suis pas une habituée de Bosch et de Michael Connelly, même s’il m’arrive de temps en temps d’en lire. D’avoir été sélectionnée, via le site Netgalley, en était une bonne occasion, surtout que j’ai vu une interview de lui.

Sur cette petite introduction, nous retrouvons Bosch qui ne travaille plus au LAPD depuis quelques années. Il travaille pour un petit poste de police près de Los Angeles et il s’occupe des affaires non résolues, entre autre. Avec ses collègues, il est appelé sur un meurtre qui a eu lieu dans une pharmacie. Etant donné qu’il ne veut pas empiéter sur le travail des enquêteurs, il attend leur aval pour donner des conseils. De l’autre côté, il apprend qu’une enquête est réouverte. Un meurtrier, dans le couloir de la mort, que Bosch a permis de mettre en prison, pourrait ressortir. C’est son ancienne collègue du LAPD qui s’en occupe. Pour lui, c’est un véritable coup de poignard dans le dos.

Dans son enquête concernant le meurtre dans la pharmacie, il va mettre à jour un véritable trafic de médicaments, entre médecins véreux, pharmaciens peu scrupuleux et surtout une bonne petite mafia bien organisée qui utilise de nombreux drogués pour le trafic. Et ce sera assez dangereux pour Bosch qui accepte une sacrée mission.

Comment un meurtrier peut se retrouver dehors ? Il suffit d‘invoquer une nouvelle loi. Et avec les personnes qu’il faut, cela peut changer la vie d’une personne, et notamment d’un enquêteur qui se trouve être incriminé dans son enquête. C’est le cas de Bosch. Mais heureusement qu’il a son demi-frère, avocat de son état.

Mais tout ce que l’on peut voir, c’est que Bosch est un homme résolument intègre, qui veut aider, qui aide, qui ne supporte pas l’injustice et qui ne veut pas profiter des autres. Personne ne doit bafouer, impunément, l’honneur de Bosch, les enquêtes effectuées, et surtout le fait que sa fille ne croit plus en lui. Ce qui me chagrine est de ne pas avoir lu toutes les enquêtes, dès le départ. Ce n’est pas la faute de l’auteur. Mais quand je lis un personnage récurrent, j’aime connaître son évolution. C’est la raison pour laquelle, après avoir lu un Antoine Marcas, je lis tout depuis le début et même si j’achète les dernières parutions, je les garde précieusement jusqu’à être jour. Alors, il est fort possible que lorsque j’aurai lu tous les Marcas, je me mette à acheter toutes les enquêtes de Bosch. J’adore ce personnage, j’adore ses relations avec son demi-frère, j’adore ses relations avec sa fille et avec ses collègues de travail. Mais il cache un sombre passé que je ne connais pas et cela m’ennuie fortement, car malgré quelques indices, disséminés ici et là, je ne sais pas réellement ce qui lui est arrivé.

Comme les deux-trois derniers romans lus, voir les critiques précédentes, il m’a manqué un élément un en faire un véritable coup de coeur. Peut-être est-ce dû aux moments de mes lectures, au fait que je n’y étais pas plongée réellement dedans. Mais quoi qu’il en soit, j’ai tourné les pages avec avidité. Michael Connelly alterne entre l’enquête sur le meurtre, les tenants et les aboutissants, mais aussi cette éventuelle libération d’un détenu dans le couloir de la mort. Ce roman est également une chronique sur ce qui se passe aux Etats-Unis. La crise des subprimes et tout ce que cela a entraîné pour tous ceux qui se sont retrouvés acculés face aux dettes insurmontables. Est-ce que ce que décrit l’auteur existe réellement ?  Si c’est le cas, cela fait froid dans le dos. Détails également sur tous ces trafics dans le milieu de la médecine et aussi un plaidoyer contre le président actuel.

Je remercie Netgalley et les Editions Calmann Lévy Noir.

Une vérité à deux visages de Michael Connelly

Date de sortie : 16 octobre 2019

Editeur : Calmann Lévy Noir

Nombre de pages : 354

ISBN : 9782702156575

Askja d’Ian Manook

 

Askja d'Ian Manook - Editions Albin Michel

Askja d’Ian Manook – Editions Albin Michel

Résumé Askja d’Ian Manook

Kornélius est appelé. Du sang, une chaussette de femme ont été trouvés. Mais pas de cadavre. Il découvre un jeune homme qui a pris des photos avec un drone. Dans cet endroit reculé, une seule maison. Maison où vit un vieil homme qui n’a plus toute sa tête.

Ce vieil homme semble bien être suspect mais il disparaît.

Avis Askja d’Ian Manook

Ian Manook nous emmène en Islande, à nouveau, pour ce deuxième opus de sa trilogie. Nous avons du sang mais pas de cadavres, deux hommes qui ont oublié, un sniper qui tire sans faire de victimes. Et surtout nous avons la fine équipe composée de Kornélius, Ida, Botti et divers personnages qui gravitent autour d’eux. Après le succès de sa précédente enquête auprès du public islandais, Kornélius est resté dans les forces de police, au grand dam de ses supérieurs. Troll, géant, de nombreux qualificatifs pour cet homme qui n’en fait qu’à sa tête par rapport à sa hiérarchie. Colérique, grande gueule, que cache Cornélius ? Ses relations avec les femmes ne sont pas franchement de tout repos. En couple avec Ida, il ne peut pas résister aux autres femmes. En plus, il n’ose pas s’engager. Pourquoi ? Cache-t-il sous ses dehors d’ours une sensibilité extrême, un passé difficile dont il n’a révélé que quelques bribes. Est-ce qu’en permettant aux femmes qui comptent pour lui d’entrer un peu plus dans sa vie, Kornélius sera sauvé ? En tous les cas, sa fille Alma revient. La colère passée, tous les deux vont faire le point. Et puis Kornélius doit protéger sa fille et pour cela, il n’hésitera à mettre sa fierté de côté. 

Dans cette enquête de découverte de sang sans cadavres à deux endroits différents d’Islande et avec deux hommes amnésiques, comment les enquêteurs s’y sont pris ? A découvrir dans ce roman jusqu’au 3/4 pratiquement, pour les tenants et aboutissants, car cela va révéler une ancienne histoire pas bien glorieusespour les forces de police islandaises. Un traitement, à cette époque contre les suspects qui fait froid dans le dos. Comment instiller dans le cerveau, fatigué, apeuré, d’une personne des faits, des paroles pour que cette personne avoue afin de clore une enquête ? Comment fonctionne le mécanisme de la mémoire ? Kornélius, Botti et les autres enquêteurs vont avoir fort à faire, surtout lorsque Kornélius sera déchargé de l’enquête. Mais l’homme est tenace et ne s’avoue pas vaincu.

Et ce sniper, pourquoi tire-t-il sans faire de victimes ? Que cherche-t-il à prouver ? L’imagination d’Ian Manook a bien galopé à ce sujet pour fournir à son lecteur des revirements de situation extrêmement agréables à lire.

Ian Manook aime les grands espaces, il sait nous offrir de belles balades dans des lieux reculés, nous les décrire avec force détails, prendre parti pour l’environnement et l’écologie. Ces descriptions sur les mousses prennent tout leur sens. L’Islande semble être un très beau pays, sauvage avec ses points à visiter, à approfondir. Mais comme tout pays sauvage, il faut faire attention où l’on marche car la nature sait encore se préserver un tant soit peu, malgré tout. L’Islande est un pays qui attire de nombreux touristes. Et certains réagissent là-bas comme chez eux. Ils se moquent de tout tant qu’ils peuvent passer du bon temps, sans rien respecter.

On ne sourit pas franchement en lisant Ian Manook, mais là il nous offre quelques tranches d’humour irrésistibles. Qualité des personnes, qualité des descriptions, qualité des endroits visités, mais aussi qualité des situations évoquées, Ian Manook offre à ses lecteurs, encore une fois, un très grand, un très beau roman. J’espère que son personnage principal n’aura pas la même fin qu’un de ses personnages principaux, Yeruldegger. Mais il devra mettre fin à sa trilogie et c’est lui qui décide.

J’ai une question pour Mr Ian Manook. Je vous suis sur les réseaux sociaux, enfin plutôt votre femme qui partage de nombreuses photos où je peux vous voir en train d’écrire très souvent. Comment faites-vous avec deux trilogies en cours, peut-être finies au moment où j’écris ces lignes, des personnages différents, des pays différents, pour ne pas vous perdre ? En plus, le style n’est pas franchement le même ce qui prouve des qualités indéniables, depuis que j’ai lu Yeruldegger, même si Mato Grosso n’a pas été mon favori.

Askja d’Ian Manook

Date de sortie : 2 octobre 2019

Editeur : Albin Michel

Nombre de pages : 427

ISBN : 978-2-226-44522-3

Le jeu du chuchoteur de Donato Carrisi

Le jeu du chuchoteur de Donato Carrisi - Editions Calmann Lévy

Le jeu du chuchoteur de Donato Carrisi – Editions Calmann Lévy

Résumé Le jeu du chuchoteur de Donato Carrisi

23 février, une femme, dans une ferme retirée, appelle la police. Il y a un intrus à l’extérieur. Son mari tente de lui parler. 

Intervention des forces de l’ordre le lendemain à 5 heures. Ils découvrent du sang partout mais pas de corps des quatre membres de la famille.

Avis Le jeu du chuchoteur de Donato Carrisi

Retrouver Mila Vasquez et Donato Carrisi dans ce roman mené de main de maître de bout en bout et qui apporte plus de questions que de réponses. Ce dont je suis à peu près sûre, c’est que je retrouverai Mila dans un prochain roman de Donato Carrisi. Car Mila a encore beaucoup à faire face à ces disparus et surtout l’évolution de sa fille de 10 ans, Alice.

Mila a pris sa retraite depuis un an. Elle s’est isolée avec sa fille. Mais elle est très vite retrouvée. Même si elle ne veut pas retourner dans la police, une seule photo d’un homme arrêté pour le massacre de toute une famille devient plus qu’un défi pour elle. Son prénom est tatoué sur le poignet de cet homme. Elle accorde quelques heures à la police pour écouter, donner son avis. Mais entre la peur, les questions et les quelques éléments découverts vont faire qu’elle va prolonger son séjour de quelques jours. A son retour, chez elle, avec sa fille, elle s’aperçoit qu’elle est suivie. Elle sera agressée et Alice disparait. Pour Mila, une course contre la montre s’engage. Retrouver Alice, même si Mila doit mourir. Et surtout quel est le jeu du chuchoteur dans tout ça ? Démontrer que Mila est réellement humaine, qu’elle peut éprouver des sentiments pour la chair de sa chair ?

Pour celles et ceux qui connaissent déjà Mila, ils savent qu’elle a travaillé pour découvrir des disparus, qu’à chaque photo, elle se mutilait puisqu’elle n’éprouvait aucun sentiment. C’était sa façon à elle d’avoir mal. Sa relation avec sa fille est assez compliquée face à ça. Elle n’a jamais voulu tomber enceinte, mais elle n’a pas voulu avorter. Elle prend soin de sa fille, c’est tout. Qu’est-ce que ressent Alice face au peu d’empathie de sa mère ? Ce sera à développer. En souffre-t-elle ? Mila semble en souffrir car elle se pose de plus en plus de questions sur ce comportement. D’ailleurs, le lecteur va en savoir plus sur le père d’Alice, que cette dernière souhaite de plus en plus voir et elle pose des questions incessantes à sa mère.

Un jeu de pistes dans le réel mais aussi dans jeu sur Internet qui pourrait ressembler aux Sims. Un jeu, au départ, qui permettait aux gens d’accomplir des actes dans une société altruiste, où tous les gens étaient égaux. Mais malgré la présence de modérateurs, ce jeu a dégénéré. Les plus bas et vils instincts se sont réveillés. Est-ce que ce jeu va permettre à Mila de retrouver Alice ? Il va lui permettre d’élucider quelques anciennes affaires. Elle retrouve Berish, son ami et enquêteur. Officieusement, en se cachant, ils vont essayer d’avancer. En effet, le retour de Mila n’est pas franchement bien perçu par ses anciens collègues. Il va donc falloir qu’elle enquête en faisant très attention à ne pas se faire remarquer. Mais seront-ils plus forts qu’elle ?

Mila est-elle manipulée et par qui ? Le roman entraînera le lecteur sur des pistes diverses et variées où elle ne va pas hésiter à mettre sa vie en danger. Mais qui la protège, qui est là lorsque la situation dérape ?

Le net donne énormément de matière aux auteurs. Mais dans ce roman, Donato Carrisi ne nous plonge pas dans le net d’aujourd’hui mais de celui d’il y a 20 ans avec des monstres comme ordinateurs, lesquels même désossés ont encore conservé des traces de ce qui a pu être réalisé. Et oui, tout reste, rien n’est effacé. Tout le monde le sait mais agit comme si ce n’était pas le cas.

Même si sur 10, je ne donne pas une note maximale à Donato Carrisi, même si j’ai avalé les pages en très peu de temps, Le jeu du chuchoteur n’est pas tout à fait un coup de coeur. L’auteur sait balader son lecteur, sait comment il doit suivre l’histoire. Aucun temps mort et malgré la quête de Mila, il m’a manqué un sentiment d’urgence pas assez développé. En tous les cas, l’étude psychologique est superbement bien menée. Et puis, Donato Carrisi n’aime pas trop le soleil dans ces romans. Toujours de la pluie, toujours des conditions atmosphériques apocalyptiques pratiquement et d’immenses endroits délabrés, à l’abandon. Quoi qu’il en soit, il me tarde réellement le prochain, même si Mila n’en est pas l’héroïne.

Je tiens à souligner quelques fautes au niveau de la traduction. Vraiment pas top.

Le jeu du chuchoteur

Date de sortie : 2 octobre 2019

Editeur : Calmann Lévy

Nombre de pages : 378

ISBN : 978-2-7021-6677-2

Les points de fuite de Frédérique Molay

Les points de fuite de Frédérique Molay - Editions Amazon Publishing

Les points de fuite de Frédérique Molay

Résumé Les points de fuite de Frédérique Molay

Exposition, quelques mots sont prononcés.

Auparavant, une mère et son fils sont dans un musée. La maman s’aperçoit que son enfant a disparu. Très vite, la police est sur les lieux.

Avis Les points de fuite de Frédérique Molay

Lorsqu’un drame affecte un être humain, comment réagit-il ? Soit il arrive à se faire aider et il peut rebondir pour tenter de vivre sa vie, tout en n’ayant jamais oublié le drame. Soit, sans aide, il plonge tant et plus et commettra un acte qui auraun effet boule de neige. D’un côté, il y a cet artiste, ce sculpteur, Sam, qui a croisé le regard de ce garçon de 9 ans, Tom. De l’autre, il y a cet homme, dont on ne connaîtra l’identité qu’à la fin, qui a kidnappé Tom dans un musée et va lui faire visiter New-York. Entre les trois, il y a d’autres personnages qui vont se greffer, notamment les parents et surtout les forces de police.

Lors d’une sortie au musée avec sa mère, Tom est enlevé. Les forces de police de New-York sont très vite sur le coup et vont traquer, tant et plus, ce kidnappeur, qui a toujours quelques minutes d’avance sur eux et qui bénéficient de circonstances qui lui permettent toujours de fuir. Ce kidnappeur a décidé de faire visiter New-York à ce garçon qu’il prend pour son fils, enlevé par son ex-femme.

La trame de ce roman est New-York et le 11 septembre qui a anéanti de nombreux américains, qui ont perdu leurs proches. Et surtout ce stress post-traumatique vécu par des milliers de personnes. Visite de New-York et de ses nombreux quartiers. Un souvenir du 11 septembre qui reste indélébile. Une seule explosion et c’est le chaos, la terreur, des souvenirs innombrables pour tous et toutes. Mais les New-Yorkais continuent à vivre, malgré tout dans cette mégalopole qui ne dort jamais. Une mégalopole qui permet des annonces sur écran géant afin qu’elles restent ancrées dans les esprits. C’est ce que fera la police, en actionnant le plan Amber et en demandant au premier service de téléphonie d’envoyer des SMS à tous ses abonnés en rappelant l’enlèvement de cet enfant. Tous les téléphones sonnent en même temps.

Course poursuite, course contre la montre, car Tom doit être retrouvé dans les 24 heures. Les heures qui passent sont d’autant d’heures où le petit garçon peut mourir. Tous et toutes sont concernés. Le moindre regard échangé avec lui peut lancer la police aux trousses du kidnappeur. Un bel élan de solidarité mais comme pour tout de voyeurisme. La nature humaine dans toute sa splendeur, toujours connectée et dont certains peuvent profiter.

Et ce petit garçon qui suit cet homme car il ne peut pas faire autrement. Car le couperet risque de très vite tomber.  Un petit garçon qui pense très fort à sa mère, qui obéit à cet homme, il ne peut pas faire autrement. Mais un petit garçon dégourdi qui prend toutefois quelques risques pour être retrouvé, sauvé. Pourtant, il va perdre espoir, il préférera mourir car il va se rendre compte qu’un mot n’a pas l’importance qu’il a et qu’il est même mensonger.

Une belle équipe de policiers également, des hommes, des femmes qui oeuvrent pour la sécurité de tous. Des hommes, des femmes qui peuvent éprouver des sentiments, qui sont des êtres humains, qui font leur métier, qui sont pressés par le temps. Et quand il y en a un qui tombe, sous le feu de l’ennemi, c’est difficile à vivre.

Et puis il y a ce personnage. Je me suis trompée du tout au tout sur lui. On ne saura la vérité que vers la fin. Je m’étais imaginée un personnage beaucoup plus âgé. En tous les cas, c’est un malfrat mais surtout pas touche aux plus faibles, les femmes et les enfants.

J’ai passé un super moment en lisant ce roman. Il est très bien construit, prenant car on souhaite savoir si ce petit garçon va s’en sortir et comment, si ceux qui oeuvrent pour lui vont y arriver. Pas de note maximale toutefois car ce n’est pas un réel coup de coeur.

Je remercie Netgalley et les Editions Amazon Publishing

Les points de fuite de Frédérique Molay

Date de sortie : 1er octobre 2019

Editeur : Amazon Publishing

Nombre de pages : 271

ISBN : 9782919809042

Liquide inflammable de Robert Bryndza

Liquide inflammable de Robert Bryndza - Editions Belfond

Liquide inflammable de Robert Bryndza – Editions Belfond

Résumé Liquide inflammable de Robert Bryndza

Pour les besoins d’une enquête en cours, Erika assiste à une fouille dans une carrière remplie d’eau. Elle doit trouver un paquet de drogue pour les empreintes. Paquet trouvé mais aussi un cadavre d’un jeune enfant.

Le médecin légiste, son ami, après étude du cadavre, lui annonce que c’est celui d’une petite fille disparue il y a 26 ans.

Avis Liquide inflammable de Robert Bryndza

Suite au dernier opus et au fait qu’elle n’ait pas obtenu de promotion, Erika Foster a changé de poste et de poste de police. Elle est sur une enquête de drogue. Pour la mener à bien, des fouilles ont été réalisées dans une carrière. La drogue a été retrouvée mais aussi un cadavre, le cadavre d’une petite fille. Une petite fille qui prendra tout son sens, pour Erika, un peu plus de 40 ans, veuve et sans enfant. Une petite fille et son âge qui lui rappellent l’enfant qu’elle aurait pu avoir. Un cadavre enfoui pendant 26 ans. Il en faut peu pour qu’Erika insiste pour être saisie de l’affaire. Et elle l’aura, ainsi que les moyens et ces deux collègues préférés, avec lesquels elle travaille le mieux, Peterson et Moss.

Erika reprendra l’affaire, mais après 26 ans, pourra-t-elle la mener à son terme, même si les investigations policières ont évolué ? Avec son équipe, elle devra tout éplucher, prendre contact avec les protagonistes de l’histoire, la famille, l’ancienne DCI chargée de l’enquête. Très vite, elle a affaire à une famille éclatée, que le drame n’a pas épargné avec une mère très portée sur la religion. Quant à l’ancienne DCI, elle est plongée dans l’alcool. Mais pour cette dernière, le cadavre est peut-être le moyen de reprendre l’enquête et de montrer qu’elle n’aurait pas dû être mise sur la touche de cette façon. Est-ce ce pédophile qui est coupable, suspecté dès les débuts et qui a gagné son procès contre la MET ? En tous les cas, il y a quelqu’un qui veille et qui veut tout savoir quant aux évolutions de l’enquête afin de pouvoir prendre ses dispositions. Il faudra un meurtre et un indice laissé à Erika pour qu’elle puisse résoudre cette enquête. Elle est, bien entendu pressée par le temps et il faut des résultats. Mais ce n’est pas sans danger pour elle et les autres. Et il faut faire avouer le coupable.

Entre compassion suite à un meurtre d’enfant, acharnement pour résoudre une affaire, un quotidien pas toujours facile à exploiter, Erika Foster nous montre, encore une fois, bien des facettes. Cette femme est toujours aussi sensible, elle ne lâche rien, elle ne compte pas ses heures, mais arrivera-t-elle un jour à faire un peu passer ses désirs, sa vie personnelle au-delà de son métier ? Il lui faudra encore du temps, un lâcher prise qu’elle commence à expérimenter.

Mon troisième Robert Bryndza pour moi et un troisième succès. J’ai retrouvé avec grand plaisir sont héroïne Erika Foster et ses deux acolytes, Moss et Peterson. Et c’est un roman très riche, comme à chaque fois, même si j’ai eu un sentiment de malaise sur quelques répliques de Peterson. Répliques qui tombaient comme un cheveu sur la soupe. Mais elles sont très vite balayées par la qualité de l’auteur et de son roman. Encore une fois. On assiste à l’évolution d’Erika, toujours hantée par la mort de son mari, on fait la connaissance avec sa soeur. Ce roman est peut-être moins centré sur les trois personnages et leurs vies personnelles. Mais leur complicité est toujours bien réelle. Une très belle enquête policière où franchement, je n’ai rien vu venir. J’ai suspecté la famille, car ce sont toujours les premiers suspects, mais pas de cette façon. La mère de famille, Marianne, n’a toujours pas fait son deuil de sa petite fille disparue. Tout démontre, chez elle, sur elle, qu’elle est profondément ancrée dans la religion. Elle n’accepte pas l’homosexualité de son fils, contraire à la religion. Elle semble avoir une belle relation avec sa fille aînée, elle est très en colère contre sa mari. Comment une disparition affecte tous les liens familiaux, d’une famille partie de rien dont le père a réussi à donner le mieux à sa famille ? Mais on peut vivre avec de l’argent et ne pas être foncièrement heureux.

Qui aura grand plaisir à retrouver Erika Foster et ses deux amis lors d’un prochain opus ? Moi, bien entendu. Je remercie Netgalley et les Editions Belfond pour cette lecture.

Liquide inflammable de Robert Bryndza

Date de sortie : 5 septembre 2019

Editeur : Belfond

Nombre de pages : 361

ISBN : 9782714479341