La punition qu’elle mérite d’Elizabeth George

La punition qu'elle mérite d'Elizabeth George - Editions Presses de la Cité

La punition qu’elle mérite d’Elizabeth George – Editions Presses de la Cité

Résumé La punition qu’elle mérite d’Elizabeth George

C’est la fin des examens. Ding pousse son amie Missa, jeune fille aux notes irréprochables, à sortir. La grand-mère de Missa est tout à fait d’accord. Elles se retrouvent dans un bar avec les colocs de Ding. Tout le monde boit.

Gaz Ruddock, îlotier, vit avec un vieil homme pour l’aider dans son quotidien. Il fait tout ce qui est possible afin que l‘ordre règne dans cette petite ville de Ludlow.

Avis La punition qu’elle mérite d’Elizabeth George

Plus de 550 pages à lire, un énorme pavé pour cette vingtième enquête de Linley et Havers. J’ai cru que jamais je n’allais en voir le bout. C’est ça le problème de la liseuse. Mais même si j’ai cru ne jamais en voir la fin, ces 550 pages sont un régal, un pur bonheur. Je n’ai pas lu toutes les enquêtes de ce duo, même si je sais à peu près ce qui est arrivé à chacun d’entre eux. Barbara est toujours sous le coup d’une mutation car elle n’obéit pas aux ordres. Mais depuis quelque temps, elle tente de se conformer et elle y sera encore plus obligée car elle devra travailler avec la commissaire, Isabelle, qui ne la porte pas dans son coeur et qui veut, absolument, s’en débarrasser. Toutefois, le naturel revient vite au galop mais Barbara fait attention. Elle enquête, un tant soit peu de son côté mais en fait part à Isabelle et surtout elle obéit. Mais ce sera sans compter sur Linley qui mettra les pieds dans le plat et qui permettra au duo de travailler ensemble pour tenter de démêler cette histoire de suicide.

La première partie est donc consacrée à Isabelle et Havers qui doivent enquêter et tenter de démontrer qu’il n’y a eu aucune erreur lorsqu’un détenu est mort en détention. La deuxième partie est consacrée à Havers et Linley car Barbara avait découvert un élément qui pouvait donner un autre tour à l’enquête mais elle allait plus loin que ce qui lui était demandé. Tout ne sera pas mis à plat, mais même s’ils sont pressés par le temps, ils pourront interroger les uns et les autres, se faire leurs idées, échanger et comme ce sont des pointures dans leur métier, ils y arriveront. Mais c’est un travail d’équipe entre Londres et eux.

Outre l’enquête, ce roman est consacré aux relations humaines. Les relations de travail, les relations amoureuses, le respect envers les uns et les autres. Les relations humaines ne sont pas faciles. Une mère et femme peut prendre le dessus sur son couple, sur ses enfants, imposer ses choix, surveiller. Mais la vie se charge de remettre les choses à leur place. Est-ce que cela sera trop tard pour faire machine arrière ? L’auteur s’est énormément renseigné sur la police britannique, sur ses fameuses coupes budgétaires qui empêchent d’avoir du personnel sur place pour pouvoir enquêter comme il le faut. Avec Isabelle, c’est l’alcoolisme qui est en ligne de mire. Mais il n’y a aucun jugement. L‘alcoolisme peut être dû à de nombreuses choses. Mais il est dévastateur pour ceux qui en sont atteints et ceux qui sont autour. Il anéantit une vie de famille, il peut anéantir un travail, des responsabilités. Il faut juste que le malade prenne conscience qu’il faut qu’il soit aidé. Elizabeth George s’attache également à ces jeunes, qui veulent prendre leur envol, qui continuent leurs études et qui boivent tant et plus, qui privilégient les relations sexuelles même si leur partenaire n’est pas d’accord. Mais s’ils peuvent être très vite soupçonnés, d’un autre côté, ce ne sont pas eux qui sont les principaux responsables.

Et toujours ce ton humoristique quand il le faut. Et cela passe par Barbara qui fait des claquettes et qui a été prise en charge par la secrétaire du département. Cette dernière ne s’en laisse pas compter et refuse toutes les excuses de Barbara. Surtout qu’il y a un spectacle, et bien entendu, Linley va s’en mêler. Je m’imagine ces personnages tout ce qu’il y a de plus british, surtout Linley. Ils sont toujours autant humains et cela fait du bien.

Je suis toujours autant surprise par Elizabeth George. Qu’une américaine, qui vit aux Etats-Unis, transpose ses histoires en Grande-Bretagne, dans des lieux autant reculés, cela me sidère toujours autant. Ce n’est pas la même culture même si les êtres humains, sur n’importe quel lieu de la planète, ont pratiquement tous les mêmes aspirations.

Je remercie Netgalley et les Editions Presses de la Cité pour m’avoir permis de lire cette vingtième enquête.

La punition qu’elle mérite d’Elizabeth George

Date de sortie : 7 mars 2019

Editeur : Presses de la Cité

Nombre de pages : 553

ISBN : 9782258117761

Une avalanche de conséquences d’Elizabeth George

Une avalanche de conséquences - Elizabeth George

Une avalanche de conséquences – Elizabeth George

Avis Une avalanche de conséquences d’Elizabeth George

J’attends toujours avec une grande impatience les romans d’Elizabeth George qui mettent en scène Linley et Havers. Mais elle a su jouer avec mes nerfs pendant les 170 premières pages. Pas l’ombre des deux de Scotland Yard. Toutefois, ces premières pages sont une véritable présentation de ce qui va suivre avec les personnages que le lecteur ne connaît pas et dont il a besoin pour savoir ce qui va se passer.

Le titre retrace bien ce qui va arriver à tous les personnages du roman. Ce mot conséquences est répété de nombreuses fois. Ils devront affronter les conséquences de leurs actes, de leurs pensées que ce soit au niveau relationnel ou professionnel. Je ne révèle rien pour que vous puissiez vous interroger pour connaître le dénouement de l’histoire.  Dénouement qui surprendra, comme toujours, avec Elizabeth George. Elle est une des reines du crime et surtout de l’étude psychologique de ses personnages. Je me suis attachée à India et Lily. Barbara et Linley, c’est acquis depuis longtemps.

Ensuite, nous avons cette mère omniprésente dans la vie de ses deux fils, dans leur vie de couple. Un personnage haut en couleurs, qui se mêle de tout, qui veut avoir prise sur tout. Elle cherche, elle cherche et elle trouve. Elle a une faculté à être aimée de tous jusqu’à ce qu’ils se rendent compte de sa véritable nature, mais ils lui trouvent toujours des circonstances atténuantes. Elle ne supporte pas les contrariétés. Caroline est prêt à faire du chantage. Pour une personne pour Barbara Havers, elle sait dès le départ que Caroline a tant à cacher.

Chez Elizabeth George, ce que j’aime c’est sa réelle documentation sur les maladies, sur les relations entre les être humains et cette faculté de conter les paysages, les endroits visités. Le lecteur a l’impression d’y être, de voyager dans ces fabuleux endroits dont certains semblent reculés. De plus, outre l’enquête, Elizabeth George s’attache aux faits de société, comme les abus envers les enfants qui ne peuvent pas se défendre, la perte d’un être cher qui se suicide et difficile à affronter, à surmonter, le sentiment de culpabilité envers la famille ou le couple. J’ai bien aimé ce petit chien, celui de Rory, destiné à être présent auprès d’elle et à lui faire du bien psychologiquement. C’est un chien thérapeutique. Pas comme le chat et son ronron qui détend. Arlo est là pour défendre sa maîtresse, être à l’écoute de ses sentiments et de ses peurs. Ce genre de pansement me parle beaucoup. Elizabeth George s’attache également aux couples et ils sont nombreux entre ceux qui se séparent, d’autres qui tentent de rester ensemble. Rien n’est facile.

Je remercie Les Presses de la Cité pour l’envoi.

Résumé Une avalanche de conséquences d’Elizabeth George

Il y a 39 mois plus tôt, Will vit à Londres avec Lily. Mais il ne se fait pas à cette vie. Il décide de retourner chez lui dans le Dorset et demande à Lily de l’accompagner. Elle refuse à cause de sa mère.

Quatre mois plus tard, Lily accepte de passer le week-end avec Will.

Barbara Havers, depuis ses frasques en Italie, essaie de se tenir bien à Scotland Yard. Une mutation dans le nord lui pend au nez. Mais elle n’est plus que l’ombre d’elle-même.

Une avalanche de conséquences d’Elizabeth George

date de sortie : 22 septembre 2016

Editeur : Presses de la Cité

Isbn : 978-2-258-11775-4

Nombre de pages : 613

Les flammes de Whidbey The Edge of Nowhere 3 d’Elizabeth George

Les flammes de Whidbey – The Edge of Nowhere 3 – Elizabeth George – Source Presses de la Cité

Becca, Derric et Jenn sont à la fête foraine. Un feu se déclare. Jean est en colère car elle tient la chandelle.

Isis Martin et son frère sont arrivés sur l’île et sont scolarisés au lycée. Elle se lie d’amitié avec Hayley.

Peu de temps après paraît dans le journal une photo de Becca et de ses amis, provoquant l’émoi de la jeune fille.

En commençant cette série d’Elizabeth George, auteur que j’apprécie énormément, j’avais lu qu’il n’y aurait que trois tomes. J’en suis donc au troisième, lu jusqu’à la fin et rien n’est réglé pour Becca. Donc, cela laisse présager, pour mon plus grand bonheur que ce n’est pas fini. Youpi !

Tout s’accélère en tous les cas pour Becca dont le don est passé à un niveau supérieur mais pas assez vite à son goût pour qu’elle comprenne tout. De plus, un avis de recherche est lancé. Becca a avoué son passé à seulement deux personnes, mais les autres se posent des questions. Becca veut les protéger. Elle se demande toutefois si elle a eu raison concernant ses soupçons. Personnellement, en tant que lectrice, je pense que Becca n’a pas tort. Outre cette histoire qui a débuté au premier roman, nous en savons plus sur ses relations avec Derric. J’aime de plus en plus ce jeune homme qui doit faire la paix avec son passé et aussi son présent et comprendre qu’il n’est pas responsable de tous les maux de la terre.

La reine du suspense émaille son roman d’une très belle histoire, d’une très belle enquête avec de nouveaux personnages. Deux frère et soeur, arrivés sur l’île, dont on sent très vite qu’ils ont quelque chose à cacher. Le comportement d’Isis n’est pas naturel, on s’en rend compte de suite, même si c’est une adolescente et que certaines peuvent se comporter de cette façon. Il y a également Carter. Sinon, nous avons toujours la jolie palette de personnages des débuts avec notamment Hayley et sa famille. Si Elizabeth George est une des reines du crime, avec cette série, elle s’est plongée dans le monde des jeunes avec brio. Elle sait également étudier les nombreux caractères humains, les amours naissantes mais également contrariées des adolescents, les crises aussi familiales…

J’aime également de plus en plus ce cadre, cette île qui semble magnifique mais aussi à certains moments inquiétante. Toutefois, malgré des personnages hauts en couleur, l’unité semble de mise pour aider ceux qui sont dans le besoin.

Je remercie les Editions Presses de la Cité de me permettre de continuer à lire Elizabeth George.

Les flammes de Whidbey The Edge of Nowhere 3 d’Elizabeth George

date de sortie : 14 octobre 2015

Editeur : Presses de la Cité

ISBN : 978-2-258-09009-5

Nb de pages : 399

L’île de Nera – The Edge of Nowhere 2 d’Elizabeth George

L’île de Nera – The Edge of Nowhere 2 – Elizabeth George – Sources Presses de la Cité

Cilla a peur de l’eau. A 18 ans, elle a été abandonnée par ses parents. Elle comprend tout mais ne parle pas. Jenn Mc Daniels a 15 ans. Elle rencontre Annie Taylor qui souhaite qu’elle l’aide pour approcher Nera, un phoque noir qui revient chaque année à Possession Point. D’ailleurs, ce phoque fait l’objet d’une fête annuelle.

Retrouver un auteur que l’on aime beaucoup, voire que l’on adore, c’est le top surtout lorsque cet auteur ne nous déçoit pas une seconde. Pour ce deuxième tome de The Edge of Nowhere, Elizabeth George maitrise, comme à son habitude, son sujet. Nous n’avons pas droit à des meurtres, mais Becca et Jen vont devoir mener l’enquête pour savoir ce qui se passe réellement avec ce phoque noir, Nera. Elizabeth George maîtrise les codes adolescents, sans tomber dans des expressions toutes faites. Elle maîtrise également leurs premiers émois, leurs amours, la vie des lycéens, les rivalités, l’agressivité de ces jeunes qui sont en train de se construire et qui préfèrent ne pas montrer leurs faiblesses, mais également ceux qui sont à la recherche de leur identité sexuelle.

Donc dans L’île de Nera, nous retrouvons donc les personnages principaux du premier tome et nous continuons donc avec eux. Ils changent, ils évoluent. Becca vit toujours toute seule, aidée par son ami Seth. Elle est amoureuse de Derrick et lui aussi. Mais comme elle veut le protéger, elle ne lui révèle rien. De plus, Derrick ne comprend pas pourquoi elle est amie avec Seth. Leur relation va en pâtir. Derrick sera obligé de grandir, d’une certaine façon, loin de Becca. Cette dernière, avec cette expérience, devra également comprendre qu’elle ne peut pas tout dire. Un certain exposé sera également une belle prise de conscience, tout comme l’amitié qu’elle développera avec Jenn. Pourtant, rien n’était gagné au départ pour toutes les deux. Malgré le fait que Becca entende les pensées de ceux qu’elle rencontre, elle s’en sert très peu contre Jenn qui n’est vraiment pas tendre avec elle. Elle préfère laisser couler. Pour avoir une amie fille ? Possible.

Elizabeth George nous offre du fantastique, des créatures imaginaires, avec ce roman et ce phoque noir, Nera. Pourquoi est-elle noire ? Est-elle une mutante ? Est-elle réelle. L’île la fête tous les ans car elle revient toujours au même moment. Mais cette année, rien ne se passe comme prévu. Les principaux concernés par Nera ne veulent pas qu’elle soit approchée. Et pour cela, ils sont pratiquement prêts à tout. Annie Taylor, d’ailleurs, en fera les frais. Et la vérité sera révélée sur la venue de Nera. Certains habitants seront obligés de se dévoiler et de rendre leur passé public. Mais ce qu’ils verront sera tu définitivement. Une petite fille que l’on rencontre très souvent en début de partie sera une des clés de Nera.

Il me tarde de lire le troisième tome des aventures de Becca qui doit toujours se cacher pour que son beau-père ne la retrouve pas. Je pense que dans le troisième opus, elle arrivera à se dévoiler face à deux personnages qui ont une place importante dans sa vie. Elle a également trouvé un endroit où habiter, où elle se sent bien, où elle a noué des relations importantes qui lui permettent de grandir, d’évoluer.

Je remercie les Editions Presses de la Cité pour leur confiance.

L’île de Nera – The Edge of Nowhere d’Elizabeth George

date de sortie : 3 octobre 2013

Editeur : Presses de la Cité

ISBN : 978225809008

Nb de pages : 398

Juste une mauvaise action d’Elizabeth George

Juste une mauvaise action d’Elizabeth George – Source Presses de la Cité

Lors d’un match, Thomas Linley tente de séduire une femme qu’il a connu un nuit.

Barbara Havers a un voisin dont la petite fille a été « enlevée » par la mère. Elle est dans tous ses états et se propose comme détective privé. Au mois d’avril, cette petite fille est enlevée en Toscane. Contre toute attente, Thomas part mais Barbara n’a pas dit son dernier mot. Elle enquête, distille des informations aux tabloïd même si son avenir, au sein de la Met, est en jeu.

Par la force des choses, j’ai mis pas mal de temps à lire ce roman, près de deux semaines pour un livre de près de 700 pages. En effet, pendant quelques soirées, je n’ai pas pu lire. Et le reste du temps, j’ai été prise par cette histoire que j’ai savouré tout le long car j’ai adoré retrouver l’inspecteur Linley et Barbara Havers. On va donc dire, qu’à ce moment-là, j’ai fait durer le plaisir. J’adore ces deux personnages récurrents des romans d’Elizabeth George dont j’ai lu la plupart des romans.

Je ne me rappelais pas que l’auteur avait autant d’humour, car j’ai franchement eu le sourire à certains endroits, lors de certaines phrases prononcées. De l’humour noir, certes, mais des fois de l’humour tout court entre de nombreux personnages mais aussi l’incompréhension, la barrière de la langue entre Havers, avec son caractère, et Salvatore.

Le titre Juste une mauvaise action est très bien trouvé. L’auteur nous dévoile assez rapidement les soupçons de culpabilité qui pèsent sur le père de la petite fille enlevée. Mais tout comme Barbara, en tant que lectrice, je n’ai pas voulu y croire. Pas parce que je suis amoureuse du personnage interprété par le père, non, ni parce que j’éprouve de l’admiration. Mais je voulais que ce soit quelqu’un d’autre qui soit coupable. Car ce père a juste commis une mauvaise action pour l’amour de sa fille, le seul enfant qui lui reste et qu’il ne veut pas perdre, même s’il n’apparait sur aucun papier officiel.

Outre cette histoire d’enlèvement et ce qui en découle, nous avons toujours les relations entre Linley et Barbara. Le premier s’interroge sur sa coéquipière qu’il connait depuis de nombreuses années. Une relation faite de non-dits également et de respect. Malgré les doutes qu’il éprouve, ce qu’il doit accomplir  en tant qu’inspecteur, il veut lui laisser une chance, la couvrir. Mais c’est dur. Il est tiraillé entre sa conscience professionnelle, son chef et surtout l’amitié, car c’est bien une histoire d’amitié indéfectible, qu’il éprouve pour Barbara, qui l’a soutenu sur de nombreux coups durs. Juste une mauvaise action est donc un roman sur l’amitié. Car Barbara, flic, use et abuse de ficelles, quitte à ne plus avoir d’emploi, malgré ses talents d’enquêtrice. Elle est et reste un personnage hors du commun que ses semblables n’aiment pas car elle reste hors des sentiers battus, par son caractère, son style vestimentaire et surtout comment elle accomplit son travail. Barbara, amie (et amoureuse) d’Azhar, veut lui laisser toutes ses chances et le couvrir. L’amitié, également, se dessine entre Salvatore et Barbara. Malgré ses habits, pour l’Italien, elle est attirante avec son teint d’Anglaise et ses yeux bleus. Même s’il sait qu’elle le trahit, il la couvre tout de même. Est-ce également de l’amitié entre Havers et le journaliste du tabloïd. Il ne la couvre, la menace constamment de sortir des papiers, mais en définitive, pour son dernier papier, il ne nommera pas le sergent. Elle en prend bonne note et sait qu’elle ne donnera plus aucune information.

Dans son roman, il y a bien entendu des personnages que l’on ne supporte pas, comme la mère et la tante et surtout les grands-parents de la petite fille mais aussi l’amant de la mère. Il y a également le grand chef, une femme, de Linley et d’Havers, mais aussi ce misogyne qui veut tout faire pour faire tomber Barbara. Quelle plaie ce type ! Heureusement que tous savent comment il est mais en faisant ces enquêtes sur Barbara, puisqu’il cherche à s’en débarrasser, oblige le grand chef à prendre des décisions. Il y a également ceux qui sont en Italie. A part l’enquêteur, les autres franchement, on n’aurait pas envie de les rencontrer ou avoir affaire à eux. J’ai retrouvé avec bonheur, même si c’est pour quelques pages, Simon St James et sa femme Deborah. Elisabeth George ne fait en aucun cas du neuf avec du vieux.

Dans Juste une mauvaise action, tous les ingrédients du bon polar y sont. Un enlèvement, une famille abandonnée pour une femme, une enquête avec de nombreuses ramifications, des personnages atypiques, de la folie et aussi de nombreux rebondissements auxquels on ne s’attend pas, comme un décès, une bactérie tueuse. En plus le cadre ne gâche rien puisque nous sommes partis en Toscane, une région que j’ai visité et que j’ai adoré. J’ai toujours aimé la plume d’Elizabeth George et avec ce roman cela ne change pas. On ne s’ennuie pas même si certaines descriptions sont nombreuses. Elle jongle avec de nombreux personnages, avec leurs caractères, avec maestria. Tout coule de source. Aucun temps mort, aucune répétition même si la nouvelle relation à laquelle aspire Linley peut sembler lente à se mettre en place. Mais l’homme est un Lord, il est le parfait gentleman. Il préfère prendre son temps.

Je remercie Les Presses de la Cité et surtout Anne pour leur confiance mais aussi pour leur patience.