Ce que tu as fait de moi de Karine Giebel

Ce que tu as fait de moi de Karine Giebel - Editions Belfond

Ce que tu as fait de moi de Karine Giebel – Editions Belfond

Présentation Ce que tu as fait de moi de Karine Giebel

C’est l’effervescence dans ce commissariat. Tout le monde est aux aguets, tout le monde est aux abois. Un drame a eu lieu, mais quoi, que s’est-il passé ?

Le commandant a été arrêté ainsi qu’un lieutenant. Ils doivent être interrogés, séparément, sur ce drame qui s’est produit. Leur histoire va-t-elle concorder ? Y aura-t-il des failles ? Une longue nuit s’annonce où ils vont se mettre à nu.

Avis Ce que tu as fait de moi de Karine Giebel

Karine Giebel a gagné son tour de force. Ne pas me faire détester Richard. Pourtant, ce n’était pas gagné, au départ. Mais au fur et à mesure des pages, je me suis retrouvée comme celui qui l’interrogeait, gagnée par le dégoût de ce qu’il a fait subir à Laëtitia mais aussi par l’envie de comprendre cet homme, comment cet amour l’a fait basculer. En ces temps où les hommes qui abusent de leurs forces, de leur autorité pour obtenir ce qu’ils veulent sexuellement, Karine Giebel nous démontre, par la force des mots, lors de cet interrogatoire de Richard et Laëtitia, que l’amour recouvre différentes formes. Richard sait dès le départ, de cet interrogatoire, qu’il a tout perdu.

J’ai été plus éloignée de Laëtitia au départ. Mais pareil au fil des pages, j’ai été plus que touchée par sa souffrance, par toute la perte qu’elle subit à cause d’un homme même si c’était entre dégoût mais aussi plaisir. Je comprends cette haine farouche, qu’elle veuille le faire payer.

Les deux officiers qui interrogent Richard et Laëtitia vont, avec cette histoire, en apprendre beaucoup sur eux-mêmes car la vie de leurs suspects est mise à nu, ils racontent tout. Ils vont laisser dérouler l’histoire, sans poser trop de questions. Ils seront assez proches des suspects, n’hésitant pas, toutefois, à les remettre dans le droit chemin quand cela est nécessaire. Ils ne sont pas là pour juger mais savoir si Richard et Laëtitia racontent la même histoire.

Ce que j’ai fait de toi est profondément addictif. J’ai avalé les pages pour connaître tout ce que Richard et Laëtitia avaient à raconter, pour savoir pour quelle raison ils se sont retrouvés à être interrogés. Et encore une fois, même si je savais que les héros de Karine Giebel ne s’en sortent pratiquement jamais, j’ai été scotchée par la fin, encore une fois très bien trouvée et par ce qu’elle nous apporte comme réponse. Car est-ce qu’il y a bien une réponse ? L’amour que Richard a éprouvé pour Laëtitia lui a tout fait perdre. Il a perdu son sang-froid, sa faculté de réflexion, sa famille. Il a été violent, surtout envers elle, il n’a pas voulu l’écouter, ni écouter qui que ce soit. Quant à Laëtitia, a-t-elle joué un double jeu ? Dans toutes ces pages, on a pu ressentir, sa souffrance, sa peur extrême, son envie de se venger, de le voir mort. Mais le lecteur a pu ressentir l’amour qu’elle pouvait porter à cet homme. Un amour teinté, en premier de grande admiration, un amour teinté de haine farouche. Et tout cela avec une grande lucidité quand même. Jamais ils ne pourront pas être heureux. Richard voulait lui faire de mal si elle n’était pas à lui. Il a abusé d’elle, de son pouvoir, de la confiance que les autres éprouvaient pour lui. Il voulait lui faire du mal lorsqu’elle l’a repoussé. Laëtitia voulait lui faire du mal car à cause de lui, elle a perdu ce qui comptait le plus pour elle. Auraient-ils pu être heureux ? Un tel amour est comme une drogue. Richard avait besoin d’elle à chaque instant. Il avait besoin qu’elle l’aime comme lui l’aimait. Mais cet amour a fait peur à Laëtitia. Le geste ultime de Richard envers Laetitia, lorsqu’ils se retrouvent face à face, est une dernière preuve d’amour. Mais amène-t-elle quelque chose de bon pour l’un et l’autre?

Ce roman est fort, grandiose. Il ferait un très bon film, même si je pense que je ne le regarderai pas car j’étais avec eux, j’étais eux également. Je me suis fait mes images, j’ai leurs voix, j’ai leurs corps face à moi, dans ma tête. Je les ai imaginés. J’ai également visualisé toutes les images de ce roman choc, hautement psychologique. Karine Giebel ne s’embarrasse pas de fioritures, elle raconte les faits bruts. Il y a de la magie dans ces mots, il y a de la poésie également. Je ne veux pas trop en dévoiler, je ne sais pas trop comment présenter ce roman. Des fois, quand on aime trop, on ne sait pas en parler, écrire. Mais je sors bousculée, littéralement accro, encore une fois, de Karine Giebel. Je ne sais pas si quelqu’un a déjà expérimenté le genre d’amour éprouvé par Richard envers Laëtitia, mais ce que je sais, c’est qu’un rien peut faire basculer une personne. J’ai fait un parallèle entre ce roman et une histoire qui a défrayé l’actualité, il y a quelques années et qui défraye encore l’actualité. Je ne nommerai pas les personnes, mais peut-être que certains lecteurs y penseront.

Ce que tu as fait de moi de Karine Giebel

Date de sortie : 21 novembre 2019

Editeur : Belfond

Nombre de pages : 551

ISBN : 978-2-7144-8196-2

Toutes blessent la dernière tue de Karine Giebel

Toutes blessent la dernière tue Karine Giebel

Toutes blessent la dernière tue Karine Giebel

Résumé Toutes blessent la dernière tue de Karine Giebel

Tama vit à Paris dans une belle maison. Elle a neuf ans. Elle est marocaine. Mais Tama est une esclave. Elle n’a pas le droit de sortir ni de donner son véritable prénom.

Gabriel a décidé de s’isoler dans le Sud pour tenter d’oublier. Il n’éprouve pratiquement plus rien.

Avis Toutes blessent la dernière tue de Karine Giebel

J’avais laissé passer un petit moment avant de me replonger dans un roman de Karine Giebel. Pourquoi ? Car, malgré la finesse d’écriture, les thèmes abordés, la construction est toujours la même, et le lecteur sait, à peu près, ce qui va arriver aux personnages principaux. Mais dès que je me suis plongée dans ce roman, le dernier de l’auteur, j’ai avalé les pages. Une véritable addiction ! Un des meilleurs de Karine Giebel même si je n’en ai que quatre à mon actif. Même si pour supplanter le premier lu, Meurtres pour rédemption qui était lui aussi un gros pavé, cela allait être assez difficile mais pas compliqué. Bref, voici ma petite introduction qui ne serait pas complète avec mon analyse du titre. J’étais partie sur carrément autre chose. Plusieurs femmes qui blessent et la dernière qui tue. Sauf que très vite, j’ai compris et j’espère que je ne me suis pas trompée. Mais je ne vais pas la dévoiler pour vous laisser vous faire votre avis. Cela va être assez compliqué d’écrire une critique car il y a tellement à dire sur ce magnifique roman.

Nous avons la petite Tama, enfin ce n’est pas son vrai nom et son prénom, elle ne doit jamais le prononcer, elle doit jusqu’à l’oublier mais il est sa véritable identité. Tama arrive à huit ans en France. Son père et elle croient qu’elle va aller à l’école. Sauf que Tama se retrouve être une esclave, pendant des années, dans une famille. Avec tout cela comporte comme souffrances psychologique et physique. Tama va passer par tous les états mais la petite fille est une battante. Colère, déni, envie de mourir, de tuer et bien plus encore. Blessée dans son corps, dans sa chair, elle ne peut rien faire car elle n’est rien. Elle n’a pas de papiers. Tout est fait pour qu’elle ne s’enfuie pas. Elle va toutefois arriver, avec une énorme force de caractère, à s’instruire par elle-même. Ce roman c’est huit ans de la vie de Tama, huit ans que personne ne pourrait supporter. Dans cet enfer, il y aura quelques personnes qui vont tenter de l’aider à un un moment ou un autre. Ils lui donneront la force de continuer à vivre même si elle souhaite rejoindre sa maman décédée, mais aussi l’amour pour un homme, certes violent. Karine Giebel nous démontre, avec force, le quotidien  de ces petites filles devenues adolescentes et puis femmes.  Ah oui, franchement, j’ai eu envie de les tuer ces femmes, ces hommes. Que font tous nos politiques en ce qui concerne cet esclavagisme que subissent ces enfants, même si une loi a été votée ? C’est une réalité qui est toujours bien présente en France. C’est une perte d’identité, une perte de soi, de sa condition d’humain. Très vite, ces enfants savent mais ils s’accrochent à une toute petite lueur d’espoir ou comme toute victime se demandent ce qu’ils ont pu faire pour mériter autant. Surtout qu’il y a ceux qui restent au pays, les parents à qui on raconte des mensonges. L’esclavagisme est donc un trafic organisé par des compatriotes qui vivent en France, qui s’enrichissent sur le dos de plus faibles.

De l’autre côté, il y a Gabriel qui vit reclus. On sait très vite ce qu’il fait. Toujours dans sa tête Lana. Mais qui est Lana ? Qu’a-t-il vécu d’aussi terrible ? On le découvrira au fil des pages. Il voit arriver chez lui une jeune fille qui tente de le tuer. Il ne veut pas la laisser vivre mais il repousse continuellement l’échéance. Cette jeune fille ne sait plus qui elle est mais il se rend compte qu’elle a beaucoup souffert, son corps en est la preuve. Dès qu’elle se réveille, elle va tenter de pousser Gabriel dans ses retranchements mais aussi s’évader. Qui est cette jeune fille ? De ce côté-là, je me suis trompée en long, en large et en travers. Ça, c’est dû au talent démoniaque de l’auteur.

Les chapitres de Karine Giebel ne s’embarrassent pas de fioritures. Ils sont très courts, forts, violents. Certaines personnes doivent avoir le coeur bien accroché et surtout ne pas vivre dans le déni de notre société française. Qui est le plus à plaindre ? Ces enfants esclaves, car l’esclavage moderne existe, ou ceux qui tentent de se venger du mal fait à un proche. La vengeance peut également tuer car personne ne trouve la paix. Je me suis attachée à quatre personnages de ce roman. Ce roman est hautement addictif. Karine Giebel sait jouer avec nos nerfs lors de ses révélations et le lecteur attend toujours ce prénom qui est long à venir. Le prologue fait déjà monter les larmes au yeux. Plus de 700 pages en trois jours. Je ne sais pas si c’est un record pour moi. Mais il a été lu pendant mes trois derniers jours de vacances. Et je ne suis pas sortie indemne de ma lecture

Toutes blessent la dernière tue de Karine Giebel

Date de sortie : 29 mars 2018

Editeur : Belfond

Nombre de pages : 736

ISBN : 978-2-7144-7950-1

EnregistrerEnregistrer

Chiens de sang de Karine Giébel

Chiens de sang de Karine Giébel

Chiens de sang de Karine Giébel

Avis de Chiens de sang de Karine Giébel

Avec Karine Giébel, le lecteur n’a guère de surprises concernant le final. Il sait dès le début le sort réservés aux personnages principaux. Dans ce roman, c’est le cas. Et même si à chaque roman, une partie de ce final change, je vais laisser passer un peu de temps pour me replonger dans un roman de l’auteur. Cela m’a empêché d’apprécier ce livre à sa juste valeur. Pourtant, nous avons de nombreux ingrédients. Toutefois, le lecteur doit faire attention à tout ce qui est écrit, chaque élément à son importante. Pour Diane, je me suis fait quand même avoir.

Je ne peux pas dire que l’auteur manque d’imagination, surtout dans le domaine de l’insoutenable. Une imagination couplée à une étude profonde de la société, à toutes ses dérives et à une analyse très poussée de ceux qui ont rencontré des problèmes dans leur vie ou la situation des migrants. Chez Karine Giébel, les dates et surtout les heures sont très importantes, notamment dans Chiens de sang car le lecteur suit au fil des pages les traques de Diane et de Rémy dans deux endroits différents mais qui pourraient pratiquement se ressembler. La première est en Lozère dans des forêts majestueuses, aux parcours difficiles avec des montées et des descentes. Rémy et ses quatre amis d’infortune sont, eux, dans un immense domaine fermé par de hauts murs, entre arbres et plans d’eau qui peuvent prendre leur importance. L’eau peut effacer les traces. Les arbres permettent de se cacher et d’écouter.

Ce qui peut différer entre Rémy et Diane et qu’à un moment donné, l’un capitule. Pourtant ils sont l’un et l’autre blessés. Mais Rémy a décidé que celui qui reste avec lui doit vivre, s’en sortir car il est le seul valide. Pourtant tous font preuve d’une immense force de caractère même s’ils ont été malmenés par la vie, même si les souvenirs sont plus que durs à supporter. Pendant de nombreuses heures, ils n’abandonnent pas même s’ils connaissent l’issue. L’adrénaline permet de vaincre la peur, la douleur. Elle donne un coup de fouet et elle constitue un dernier baroud d’honneur pour puiser dans ses dernières forces pour démontrer que ceux qui pistent ne s’en sortiront pas comme ça. Entre la peur, le mal, les souvenirs du passé, ils vivent et souffrent.

J’ai été un peu perdue avec les quatre chasseurs, les noms et leurs histoires. Comme dans toute traque, il y a un chef et ceux qui suivent. Le premier a pratiquement toujours le dessus sur les autres, même s’ils tentent de se rebeller. L’auteur nous décrit bien et a eu le temps de nous narrer l’histoire de chacun et les personnages sont nombreux. A chaque meurtre, c’est tout un défilé de phrases dure qui interrogent pour arriver au but ultime qui est de tuer.

Outre ces traques, Chiens de sang est un véritable roman de société. L’auteur aborde la politique du chiffre des services de police, les histoires familiales des migrants et de cette société de consommation qui en fait rêver plus d’un.

Résumé Chiens de sang Karine Giébel

Tout commence le 3 octobre. Diane est photographe et est partie dans les Cévennes pour travailler.

Rémy est SDF. Il n’a plus rien. Il voit un homme riche se faire agresser et lui porte secours. Cet homme lui propose un travail de jardinier dans son domaine.

Chiens de sang de Karine Giébel

date de sortie : 9 septembre 2010

Editeur : Pocket

Isbn : 978-2-266-20798-0

Nombre de pages : 283

Les morsures de l’ombre de Karine Giébel

Les morsures de l'ombre de Karine Giébel

Les morsures de l’ombre de Karine Giébel

Mon avis sur Les morsures de l’ombre de Karine Giébel

300 pages de pur bonheur pour un lecteur, soit un coup de coeur pour moi. Par contre, pas 300 pages de pur bonheur pour les protagonistes de l’histoire. Ceci est mon deuxième roman de Karine Giébel et je peux avouer que je suis vraiment accro à l’auteur, au style, à son imagination, à cet univers plus que noir qui plonge son lecteur dans l’horreur, l’indicible. Sans trop en dévoiler, j’ai été, encore une fois, scotchée par la fin. Je m’y attendais, certes, mais cela fait toujours son effet.

Benoit est marié, a un fils. Il est un bon flic mais par contre un incorrigible séducteur qui trompe sa femme. Ses relations ne durent jamais longtemps. Seront-elles sa perte ? En tous les cas, avec Lydia, il va vivre l’enfer du 14 décembre au 6 janvier. Il oscillera entre la colère, la rebellion. Il tentera de l’amadouer, de la séduire pour pouvoir au moins se laver, manger un tant soit peu. Mais très vite, son seul repère est le peu de soleil qu’il aperçoit et qui lui permet de comprendre qu’il a passé une journée. Mais sera-t-il vivant le jour suivant ? Les tortures s’enchaînent. Elles sont physiques et comment un tel homme peut-il autant supporter ? D’ailleurs, Lydia est un tant soit peu admirative. Elle souhaite sa mort car elle est sûre qu’il a assassiné sa soeur jumelle, il y a de nombreuses années. Lydia se révèle être un véritable bourreau. Elle est imprévisible, malade, seule. Intelligente, elle se révèle très dangereuse.

A côté de ces deux personnages, nous avons la femme de Benoit, Moretti le commissaire accro au jeu, la psy de Lydia. Djamila, collègue de Benoît est chargée de le retrouver. Un policier de Paris a été sommé de l’aider.

Karine Giébel sait très bien décrire cette violence mentale. Les phrases sont courtes, elles claquent. La pression monte en intensité très rapidement. La peur également. Le lecteur vit le calvaire de Benoît, son humiliation et sa lutte contre la folie. En peu de pages, Karine Giébel possède l’art et la manière de proposer de nombreux rebondissements. Il est clair que certains sont attendus mais ils n’arrivent pas au moment où le lecteur croit qu’ils apparaitront. Elle entre la vie de chacun de ses personnages. Ils ont tous des éléments à avouer. Mais seront-ils à cette enquête ? A vous de le découvrir en lisant ce fabuleux romans.

Résumé Les morsures de l’ombre de Karine Giébel

Benoît se retrouve enfermé dans une cave, suite à sa rencontre avec une très belle femme. Très vite, il se rend compte qu’il va souffrir, qu’il a affaire à une femme qui a de gros soucis psychologiques. Entre colère, tristesse, peur, il va devoir avouer la mort de la soeur Lydia.

Pendant ce temps, tous ses collègues sont mobilisés pour le retrouver et mettront à jour de nombreuses révélations.

Les morsures de l’ombre de Karine Giébel

date de sortie : 10 septembre 2009

Editeur : Pocket

Isbn : 978-2-266-18136-5

Nombre de pages : 300

Meurtres pour rédemption de Karine Giébel

Meurtres pour rédemption de Karine Giébel – Source Pocket

Marianne de Gréville a 20 ans. Elle a été condamnée à perpétuité pour le meurtre de trois personnes. Violente, trop violente, elle a été transférée dans une prison beaucoup plus dure.

Après l’isolement, elle doit partager sa cellule avec une femme qui a tué ses enfants. Elle doit résister à ses assauts violents. Mais dans cet univers carcéral, certaines femmes veulent la voir mourir, tout comme une des surveillantes.

Lire la suite