Jusqu’à l’impensable de Michael Connelly

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Avis Jusqu’à l’impensable de Michael Connelly

Il me semble que c’est la première enquête lue avec Harry Bosch. Je ne me rappelle vraiment avoir déjà plongé dans un roman de Connelly. C’est bien dommage, je dois le dire. Vais-je tout reprendre depuis le début pour voir l’évolution de ce personnage qui me plait bien ? Vu tout ce qui m’attend, ce sera peut-être pour plus tard. En tous les cas, je ne regrette absolument pas ma sélection masse critique de Babelio. J’ai découvert et Harry et la plume de l’auteur qui nous entraîne dans une superbe enquête avec un ex inspecteur qui ne lâche pas le morceau car il veut trouver le coupable.

Harry a été mis à la retraite de force à cause d’une enquête interne. Il n’est vraiment plus le bienvenu au LAPD, sauf pour certains de ses anciens collègues. Il s’ennuie, il faut bien le dire. Lorsque son demi-frère lui demande de l’aider à prouver l’innocence de son client, Bosch est face à un dilemme. Se retrouver de l’autre côté, soit aider la défense et ne plus avoir le respect des siens. Car c’est ça, Jusqu’à l’impensable, accepter d’être un simple enquêteur pour un avocat et tourner le dos à cette famille qu’est le LAPD. Car quand on est un flic, on l’est pour toujours. Un policier veut faire condamner celui qui a enfreint la loi. Avant de prendre sa décision, il demandera à rencontrer celui qui, à coup sûr, sera condamner. Le but principal de Bosch est donc de trouver le coupable. Et pour cela, quoi de mieux que les méthodes qui ont fait son succès, avec l’aide de son ancienne équipière ou entrer comme un voleur dans les locaux de la police. Il va tout reprendre depuis le départ. Il va entrer dans le détail. Il va chercher, fouiner et trouvera ce dont il a besoin.

C’est également une histoire de famille puisqu’il est l’enquêteur de son demi-frère, un célèbre avocat. Ils devront faire face tous les deux au fait que tout est fait pour que l’enquête ralentisse, avec des morts inexpliqués. Mais ils sont tenaces l’un et l’autre. Si Bosch dépasse certaines limites, Haller lui en tient peu rigueur même s’il lui rappelle l’essentiel. Tous les deux ont une fille du même âge. Elles vont aller à l’université ensemble. Dans ce roman, Bosch a des difficultés avec sa fille. Ils se parlent peu. Le fait de ne pas avoir lu les tomes précédents est assez problématique car je ne sais pas comment leur relation s’est construite. A-t-elle peur du métier de son père ? Pourquoi se renferme-t-elle autant ? Bosch ne sait pas trop comment s’y prendre. Il n’a pas les réflexes d’un père qui a vécu avec son enfant, même s’il adore sa fille.

En tous les cas, l’enquête est très bien menée grâce à la plume de Michael Connelly. J’ai compris le prologue à mi roman grâce aux explications données. Il m’en a fallu du temps ! Mais n’est-ce pas le propre de tout bon auteur de ne rien dévoiler et de laisser le lecteur suivre toutes les péripéties. Il faut dire que je ne me suis posée aucune question. Michael Connelly arrive très bien à nous démontrer la culpabilité ressentie par Bosch, qu’elle soit professionnelle ou privée. Les informations sont distillées au compte goutte. Le lecteur est investi dans l’enquête, dans la pugnacité de Bosch. Personnellement, j’ai bien aimé le style et comme je l’écrivais plus haut, je pense faire toute la série. Mais il me faudra du temps.

Je remercie Babelio pour cette masse critique et les Editions Calmann Lévy.

Résumé Jusqu’à l’impensable de Michael Connelly

Harry Bosch rejoint son demi-frère Haller, avocat, au tribunal.

Ce dernier doit l’entretenir d’un futur procès. Il demande à Harry d’enquêter car il est certain de la non culpabilité de son client. Mais Harry doit se faire sa propre opinion.

Jusqu’à l’impensable de Michael Connelly

date de sortie : 5 avril 2017

Editeur : Calmann Lévy

Isbn : 978-2-7021-5651-3

Nombre de pages : 388

Leona la fin justifie les moyens de Jenny Rogneby

Leona La fin justifie les moyens de Jenny Rogneby
Leona La fin justifie les moyens de Jenny Rogneby

Avis Leona la fin justifie les moyens de Jenny Rogneby

Entre la première et deuxième histoire, il y a peu de rappels. Leona est vraiment passée du côté obscur. Le personnage peut être attachant, certes. Son histoire personnelle et surtout son enfance y sont pour beaucoup. Elle n’arrive pas à s’attacher sauf à sa fille. Mais même là, je trouver que les rapports sont faux. Peut-être dus au fait qu’elle n’arrive pas à surmonter la grande tragédie. Elle a besoin d’aide mais elle ne s’implique pas assez. Elle a trop de choses à cacher et surtout à avouer. D’ailleurs, elle ne semble pas avoir trouvé la personne adéquate. Est-ce que les trois mots notés sur le carnet de sa psy démontrent vraiment la personnalité de Leona ? Mon sentiment est ambivalent par rapport à Leona. Par contre, c’est une bonne enquêtrice, qui connaît bien son métier. Elle le prouve, également, en détaillant, tout le travail de la police auprès des personnes qu’elle a recrutées. Elle y va petit à petit pour ne pas se tromper face aux personnes en face d’elle. Mais franchement, ce n’est pas un séminaire. Le lecteur reste sur sa faim. J’ai l’impression que c’est comme une mauvaise formation où tout est abordé dans les grandes lignes, mais pas dans les détails. En effet, comme pour tout, chaque situation est propre et les aléas sont nombreux. Rien n’est simple. Le lecteur s’en rendra également vite compte. Pourquoi a-t-elle eu cette relation sexuelle avec David ? Pour en savoir plus sur lui ? Je pense que cette partie, relatée par David, n’était absolument pas nécessaire.

On ne sait pas trop où nous emmène l’auteur avec cette construction bizarre. Une des seules choses positives dans ce livre concerne les thèmes abordés, comme le terrorisme, la récidive, la prison. Mais elle détaille trop. On peut se rendre compte que la Suède et la France se ressemblent beaucoup à ce niveau-là. Autre bon point est donc cette fin plus intense et prenante.

Je remercie les Presses de la Cité pour ce deuxième opus dont la fin annonce un troisième.

Résumé Leona la fin justifie les moyens de Jenny Rogneby

Leona est au plus bas, elle voit un psy. Elle fait de nombreux cauchemars. Elle est en instance de divorce et a préféré laisser sa fille à son ex-mari.

Elle doit interroger un homme qui a actionné une bombe devant le Parlement. D’un autre côté, elle a des projets pour avoir de l’argent.

Leona la fin justifie les moyens de Jenny Rogneby

date de sortie : 2 mars 2017

Editeur : Presses de la Cité

Isbn : 978-2-258-14270-1

Nombre de pages : 460

J’veux du Souchon et du Voulzy de Béatrice Pannier

J’veux du Bouchon et du Voulzy de Béatrice Pannier – Source Fortuna Editions

Béatrice Pannier a adoré Claude François. Puis, elle découvre Alain Souchon et Laurent Voulzy. Elle les suit, fidèle et tient un journal de bord de ce qu’elle a pu vivre en tant que fan pendant plus de 30 ans. Elle nous dévoile sa passion pour ces deux artistes.

 C’est vraiment un carnet de bord, rien n’est romancé. On y retrouve, très souvent, un peu trop à mon goût à force, pratiquement toujours les mêmes expressions et à un moment cela m’a vraiment ennuyé toutes ces répétitions. Mais cela permet de se rendre compte de sa passion, de la disponibilité, de la gentillesse de ces deux artistes. Elle est devenue une de leurs amies, selon les propos retranscrits, ce dont je ne doute pas ? A-t-elle été trop envahissante ? Je n’en ai pas l’impression. Elle a fait tout ce qu’elle a pu pour les voir, pour passer quelques moments avec eux. Mais quand ce n’était pas possible, elle n’a pas cherché à s’incruster outre mesure, même quand elle a pu les saluer. Elle a toujours été extrêmement polie malgré sa passion. Après, il faut avoir du temps à consacrer à cette passion, même si cela ne s’est pas fait au détriment de sa vie familiale, mais aussi de l’argent, car les voyages coûtent chers comme les séjours. Quant aux places, au fur et à mesure de ses rencontres, elle a pu faire jouer ses relations. Quoi de plus normal ? Elle a osé et cela a finalement payé. Tant mieux. Elle a quand même pu avoir accès à pas mal de choses, les coulisses, les balances, des concerts au plus près ou pas trop mal placée, les loges… Ses efforts ont bien souvent payé, tout comme l’attente. Chapeau car de mon côté, et avec ma patience légendaire, je n’aurais pas pu attendre aussi longtemps pour une minute, voire une bise…

Même si ce récit parle de deux artistes, Souchon et Voulzy, une grande part est consacrée au premier qui sort des albums tous les 5 ans, alors que le second tous les 10. Mais cela n’engage, en aucun cas, la qualité humaine. A la lecture, pour ma part, j’ai trouvé Laurent Voulzy beaucoup plus proche qu’Alain Souchon. Mais ce n’est que mon avis personnel. Je ne peux pas me mettre à la place de la fan qui nous montre des personnages profondément humains, attachants, proches du public, de leurs fans, malgré des salles qui peuvent sembler froides et ne pas vibrer. Quelle horreur ces concerts où les gens restent assis sur leur chaise, sans bouger et qui râlent car certains sont debouts. J’en ai fait l’amère expérience et comme elle, je n’aime absolument pas ça.

Cette passion lui a permis de mettre en oeuvre pas mal de choses. Ce livre, réédité, une exposition qui lui a pris énormément de temps pour tout rassembler, avoir les accords nécessaires, des interviews de la part des médias…

Un petit bémol à noter sur quelques fautes dans ce livre et notamment, Monsieur Tiéfaine ne serait vraiment pas content de voir son nom mal orthographié. Pas de Ph svp à HFT.

Je remercie les éditions Fortuna pour cette découverte.

J’veux du souchon & du Voulzy de Béatrice Pannier

DATE DE SORTIE : JANVIER 2016

EDITEUR : FORTUNA

ISBN : 978-2-87591-099-8

NB DE PAGES : 260

Humour chez Fortuna Editions

J’aime le rugby, j’aime également ceux qui le commentent, enfin pour la plupart. J’aime les accents de ces commentateurs et surtout consultants. J’aime les petites phrases qu’ils prononcent. Ayant regardé certains matchs sur TF1, obligatoire, Bernard Laporte m’a bien fait rire. Dans Les perles des Rugbymen, nous retrouvons quelques phrases entendues à la télévision et prononcées par des joueurs célèbres. Vive le rugby.

Les perles des rugbymen d’Adam Roussy – Source Fortuna Editions

PREFACE de Pierre Rabadan

Pierre Rabadan est capitaine du Stade Français Paris, plusieurs fois champion de France
Diplômé de Sciences Politques et chef d’entreprise.
« Lui c’est une perle ! »
Dans le rugby comme ailleurs, la perle est rare.
Celle capable de faire gagner, d’éclabousser de son talent un match, de nous faire lever du siège, de créer des émotions en distillant un spectacle unique !

Pourtant des perles de rugbymen, il y en a des dizaines, peut-être même des centaines, voire des milliers.
Difficile de se rappeler de toutes, tant toutes les époques, les personnalités et le collectif de ce sport en a fourni en tous temps…
Mais le rugby tient en son essence même une « perle » essentielle.
ll mélange les gens, les genres, les gabarits, les cultures, les horizons, les croyances, les théories. Il les fédère autour d’un étrange ballon dont on ne dompte toujours pas les caprices de ses rebonds.
Alors, depuis qu’il est structuré en sport règlementé et défini selon ses règles, chaque joueur s’y adapte, sans jamais renier ses origines et sa manière de penser.
Il rassemble car ce ballon ovale est devenu un guide de liberté pour tous ceux qui y ont joué au moins une fois.
De belles quinzaines « d’huîtres » qui s’affrontent chaque week-end sur tous les terrains du monde, il se crée des résultats, des palmarès, des exploits qui font l’histoire de ce sport.
Mais au-delà, il reste surtout ces souvenirs, ces histoires d’hommes, d’amitiés, de découvertes et d’aventures que sont Les perles des rugbymen…
En voici quelques-unes, toutes si différentes, mais qui ont un point commun, aussi folles soient-elles, elles ont été faite ENSEMBLE !
Inspirez-vous de celles-ci pour créer les vôtres…

Les perles des rugbymen d’Adam Roussy
Parution : Mai 2015
Editions Fortuna
Nombre de pages : 80
ISBN : 978-2-87591-054-7
Même en ne regardant pas la télé-réalité, nous sommes tous plus ou moins des petites phrases des participants à ces émissions. Elles sont continuellement diffusées par les chaînes et les émissions, consacrées à la télévision. A chaque zapping, ils sont également là. Alors oui, on peut trouver les candidats bêtes, peu instruits, pour la plupart, mais ils nous font rire également. Personnellement, il m’arrive, à moi aussi, de dire de grosses énormités, d’intervertir les mots ou d’en faire un avec deux mots. Donc, cela donne des situations très cocasses. Mais Les répliques cultes de la télé-réalité, elles, sont continuellement diffusées.
Les répliques cultes de la téléréalité Auteur : Adrien Pajami – Source Fortuna Editions

En 15 ans, la téléréalité a bouleversé le paysage audiovisuel et… malmené la langue française. Erreurs de syntaxe, mélange de dictons, mots qui n’existent pas…
Les candidats ont rivalisé d’invention pour massacrer la langue de Molière. L’auteur a déniché les citations les plus amusantes prononcées par ces cancres d’un nouveau genre. Un recueil hilarant qui pourrait bien devenir culte.

Extrait 1
Loana – Loft Story
« Ça me donne envie de me faire manger les seins. »
Extrait 2
Kamel – Loft Story
« C’est quoi du Tim ? T-H-Y-M. Ah du thym ! »
« Je suis petit et crapu. »

Extrait 2
Félicien – Loft Story
« Les caméras sont en stand-bike là. »

Extrait 3
Aziz – Loft Story
« Je connais des personnes âgées d’un certain âge. »
« Apple, de toute façon, c’est plus important que Macintosh. »

Extrait 4
David Golis – Loft Story
« Je t’emmerde avec un grand A. »

Extrait 5
Norbert Tarayre – Top Chef
« J’ai les fesses qui font bravo, j’ai le calfouette qui s’barre ! »
« Enquille, Papa, on n’a plus le temps de faire du chichi pompon comme dans les grandes cuisines où t’es avec ta pince de chirurgien, on dirait que tu vas t’épiler le fion.»

Extrait 6
Thierry – L’Amour est dans le pré 7
« Allez, on va y aller, frotter les mamelles, c’est là où j’aime bien mettre les mains moi ! »

 

Les répliques cultes de la téléréalité d’Adrien Pajami
Parution : Juillet 2015
Editions Fortuna
Nombre de pages : 96
ISBN : 978-2-87591-069-1

Je remercie Fortuna Editions pour ces tranches de rire.

Tout un poème d’Ursula Poznanski

Tout un poème Ursula Poznanski – Source Presses de la Cité

Elle est enfermée dans le coffre d’une voiture à côté d’un homme. Elle sait qu’elle va mourir.

Bea et Florin sont appelés suite à la découverte de deux cadavres. Il semblerait que l’homme ait tué la femme avant de se suicider. Sauf que certains éléments gênent Bea.

Je ne sais pour quelle raison j’ai mis du temps à me plonger en temps réel dans ce roman. Pourtant, j’étais plus que ravie de lire à nouveau cet auteur. Mais le début et les 100 premières pages ne m’ont pas fait plus d’effet que ça. Il me tardait que cela se mette réellement en route. Malgré les meurtres, les questionnements de Bea, la sauce ne prenait pas. Pourtant, entre 5 et Tout un poème, du temps s’est écoulé à mon niveau. Tout un poème peut être considéré comme une suite à 5 puisque l’action se passe quelques mois seulement après la grosse enquête de Bea. En tous les cas, passées ces pages qui ne sont pas d’un ennui total, l’auteur réussit un véritable tour de force. Nous plonger dans l’enquête avec tous ces personnages et nous dévoiler, strictement à la fin, le pourquoi du comment. D’ailleurs, je me suis demandée quel est le véritable but poursuivi mais en lisant les confessions des uns et des autres, j’en comprends toute l’ampleur.

Le groupe de poésie sur Facebook, la quête inlassable de victimes de bourreaux, en tous les cas, le sujet est bien trouvé. Même avec des groupes fermés sur le Net, les échanges ne sont pas toujours ce qu’ils sont. Il faut lire entre les lignes pour tenter de comprendre, sauf si certains messages s’adressent à des personnes spécifiques qui ne sont pas toujours connectées en temps voulu. Il peut y avoir de belles choses sur les réseaux sociaux, certes, mais les dangers du Net sont bel et bien là et ce n’est pas parce que l’on se cache derrière un écran que tout est tranquille. Il faut également tirer la part du vrai et du faux, de personnes qui sont mal et qui tentent des appels à l’aide. Ursula Poznanski nous invite donc à faire attention. A l’heure du Net, du smartphone, il est très facile de montrer, en temps réel, ce qui se passe, comme un cadavre… J’espère ne pas avoir à vivre une telle situation. De toutes façons, je n’ai pas l’envie d’être un voyeur et je préfère laisser la police faire son travail.

Au niveau des personnages, nous retrouvons Bea et Florin, son supérieur. Bea semble mieux s’entendre avec son ex-mari, mais la situation est difficile car elle est un flic qui peut être appelée n’importe quand. On sent une tension entre Bea et Florin, qui lui est en couple. Plus que de l’amitié. Les gestes tendres les mettent mal l’un et l’autre. Personne ne franchit le pas pour le moment. Malgré la hiérarchie, ils sont très proches et puis il y a également les rumeurs qui pourraient être vite montées en épingle si le rapprochement était trop flagrant. Ils vivent difficilement cette situation. Se décantera-t-elle un jour ou l’autre ? L’auteur entretiendra le suspense jusqu’au bout.

Bea a de nombreuses intuitions mais elle sait qu’elle doit faire attention car ce n’est pas sûr que cela fonctionne réellement. Se baser sur des faits, sur des preuves mais elle arrive à faire le boulot proprement dit et sur ses heures libres avancer sur ses intuitions. C’est un travail de longue haleine. Nous retrouvons également des personnages rencontrés précédemment, notamment Hoffmann, le grand chef mais lui doit faire face à une situation familiale compliquée donc il lâche un peu l’animosité ressentie envers Bea, malgré quelques piques.

L’auteur nous offre quelques passages en italique où j’ai dû revenir dessus car ils m’ont fait me poser des questions. Peu d’indices laissés quoique… Il y a également de nombreux passages de conversations et puis ces nombreux poèmes partagés pour lesquels il peut y avoir des sens cachés. Cela a été la partie la plus dure pour moi.

Malgré ma peur du début, je suis très heureuse d’avoir retrouvé Ursula Poznanski et je remercie Les Presses de la Cité pour leur confiance.

Tout un poème d’Ursula Poznanski

date de sortie : 5 novembre 2015

Editeur : Presses de la Cité

ISBN : 978-2-258-10853-0

Nb de pages : 427

Un si beau soleil pour mourir de James Patterson

Un si beau soleil pour mourir de James Patterson – Source Editions L’Archipel

 Ned a 7 ans, il veut quitter sa maison d’Albany car il y a un monstre. Il a trouvé le revolver de son père et le tue. Sa mère s’accuse du meurtre.

Ethan , un jeune homme milliardaire, et sa jeune épouse Abigail, sont en lune de miel. Ils sont assassinés.

John O’Hara est un agent du FBI. Son patron l’oblige à voir un psy. John est contacté par le père d’Ethan qui souhaite qu’il résolve le crime commis contre son fils. Avec l’aval du FBI, John part sur les lieux.

J’avais déjà commencé à m’attacher à John O’Hara, cet agent du FBI mis sur la touche pour pouvoir se soigner et ne pas commettre un acte pour se venger. Mais voilà, il semblerait que l’auteur l’ait fait assassiner (je ne lis pratiquement jamais les 4ème de couverture pour me laisser le plaisir de la découverte), comme tous les autres John O’Hara et ils semblent nombreux pour le FBI. Mais l’auteur joue avec nos nerfs avec ses personnages et nous mène bien en bateau. Je ne l’avais pas vue venir celle-là. Mais au deuxième coup, le lecteur ne se fait pas avoir par l’auteur et rigole même. Donc, comme je l’écrivais, on n’a pas le temps de s’attacher ni aux uns, ni aux autres. Sauf pour moi, cela a été John à cause de son caractère. Il est également un électron libre qui n’en fait qu’à sa tête. Il est rapide, tête brûlée et connait la nature humaine.

J’ai vraiment aimé le style de l’auteur avec ces chapitres très courts, percutants, qui sonnent comme un coup de feu, comme une scène de cinéma,  comme une situation urgente. Il nous laisse à chaque fois sur notre faim à la fin de chaque chapitre, tous très accrocheurs, nous incitant à tourner les pages pour avancer, pour connaître la suite de l’histoire. Et ça marche, je me suis octroyée des heures de lecture pour terminer ce roman en deux jours. Comme quoi, même si le lecteur n’a pas vraiment peur, il est happé par l’histoire et par les personnages. Le roman fait vraiment son job, nous permettre de nous évader, de nous fondre dans les décors nombreux, de vivre avec John et Sarah, tous deux agents du FBI. Cette dernière traque les tueurs en série et son chemin va croiser celui de John puisque c’est un O’Hara.

Avec toutes ces séries de meurtres, on se pose forcément la question. Pourquoi les O’Hara ? Pourquoi les jeunes mariés ? Deux enquêtes valent mieux qu’une. Au départ, on sait très vite pourquoi Ned, que l’on retrouve des années plus tard, tue son père. Mais on en apprend beaucoup plus sur lui et sur ce qui le lie à sa soeur. Pas joli, joli.

Comme son personnage John O’Hara, le ton du roman est dans l’humour, dans l’autodérision. Fausse modestie également. Le roman est parsemé de personnages connus, comme des acteurs, des auteurs, des informations politiques.

Malgré le ton du roman, le message passe quand même. John est hanté par la mort de sa femme, tuée par un chauffard saoul qui a pris le minimum en terme de punition. Mais grâce à son psy, il comprend qu’il doit rester pour ses enfants, ne rien faire qui pourrait encore plus les anéantir. Il doit également entretenir le souvenir des jours heureux, le bonheur, et surtout, même s’il ne pardonne pas, car il ne le peut pas, il peut tendre la main à celui qui a détruit en écoutant ses arguments, même s’il ne lui donne pas l’absolution. Cela permet à John de pouvoir vivre avec son drame, sans être hanté par la volonté de se venger. Il fait la paix avec lui-même pour pouvoir continuer à vivre et travailler.

Je remercie énormément Les Editions L’Archipel pour ce partenariat. J’ai adoré connaître cet auteur.

Un si beau soleil pour mourir de James Patterson

date de sortie : 19 août 2015

Editeur : L’Archipel

ISBN : 978-2-8098-1733-1

Nb de pages : 362

Pardonne-lui de Jodi Picoult

Pardonne-lui de Jodi Picoult – Source Michel Lafon

Sage se cache et fuit les relations sociales. Elle est défigurée par une cicatrice. Elle suit une thérapie de groupe car elle n’accepte pas la mort de sa mère dont elle se rend responsable.

Elle rencontre Josef, un homme de plus de 90 ans, dont elle devient l’amie. Il lui annonce qu’il veut qu’elle l’aide à mourir. Il est un ancien nazi ayant perpétré des crimes. Toutefois, il est bien intégré, depuis de nombreuses années, dans la communauté.

Sage fait part à la police de cette découverte. On la dirige vers un service, dépendant du FBI, qui traque les criminels nazis afin qu’ils répondent de leurs crimes lors d’un procès.

Lire la suite « Pardonne-lui de Jodi Picoult »

C comme Cadavre de Preston & Child

C comme Cadavre de Preston & Child – Source J’ai Lu

 New-York, le patron de Gideon l’envoie sur une prise d’otage. L’homme qui retient 4 personnes, deux adultes et deux enfants, est un ancien collègue de Gideon. Les forces de police en place le laissent négocier. Mais Gideon n’y arrive pas et cela se solde par la mort de deux personnes. En investissant les lieux, les forces de l’ordre se rendent compte que l’homme était fortement irradié. Les premiers éléments de l’enquête démontrent qu’un attentat d’une grande ampleur se prépare. Gideon sera forcé par son employeur, de déjouer cet attentat avec un agent du FBI, Fordyce. Gideon sera seul contre tous.

Si j’étais vraiment contente de retrouver deux bons auteurs que j’aime bien, j’ai vite déchanté. Pourtant le sujet était assez passionnant, une prise d’otage d’un homme qui se révèle avoir été fortement irradié, qui est accusé de vouloir préparer un attentat terroriste aux Etats-Unis, qui s’est converti à l’Islam. J’ai lu les premières pages tranquillement en suivant Gideon Crew et Fordyce au cœur de leur enquête, sentant bien qu’il y avait anguille sous roche avec toutes ces forces en présence et un jeu très tôt révélé. Sauf que, malgré leur enquête, au bout de 200 pages, rien n’avait avancé. Sans trop en révéler, l’action commence ensuite à prendre bien tournure. Sauf que je trouve que cela tourne très vite court, malgré les courses poursuites, mener toutes les forces armées de police, de sécurité sur un seul lieu. Bien sûr, j’ai suivi les aventures de Gideon, de Fordyce, de toutes les forces impliquées pour éviter cet énorme attentat aux Etats-Unis. Mais les auteurs n’ont pas su rendre, avec force, cette enquête. Les éléments sont surfaits. L’accident d’hélico ne fait aucune victime. Malgré les coups, les difficultés, Gideon avance encore et toujours. Il ne semble jamais fatigué. Il n’a jamais besoin de recharger ses accus. Pour moi, tout semble tiré par les cheveux. Bien sûr, il y a un joli rebondissement qui nous fait avaler les pages pour connaître la suite et la fin. Mais en parlant de fin, même si c’est pour sauver sa peau, Gideon tue deux hommes alors que, malgré les coups, il n’a jamais fait feu pendant tout le roman sur quelqu’un. La fin justifie-t-elle les moyens.

Je peux approuver le choix par les auteurs de Gideon Crew dont c’est la deuxième enquête. Je n’ai pas lu la première mais étant donné que ce roman ne m’a pas laissé de souvenirs impérissables, je m’abstiendrai, tout comme la suite. Cet homme a vu son père mourir, accusé injustement, mourir sous ses yeux. Gideon, d’ailleurs, pense énormément à son père, à cet homme absent dont il sait qu’il n’est pas responsable de ce qui s’est passé. Mais il semblerait que les garçons grandissant sans leur père, éprouvent de nombreuses difficultés. Le passé de Gideon n’est pas très reluisant puisqu’elle vole des œuvres d’art mais les explications, quant à ces faits, ne me dérangent en aucun cas. De toutes façons, cela lui servira pour le troisième roman de la série. Gideon devra faire un choix. Sauver le monde ou le laisser tel quel avec des personnes qui ne méritent pas qu’on s’attardent sur elles. Malgré tout, même s’il s’occupe de nucléaire, Gideon est un homme fort qui ne se laisse pas faire et sait se défendre. De toutes façons, il peut transgresser la loi puisqu’il ne doit pas rendre de comptes à une instance supérieure lors de son partenariat avec Fordyce. Gideon ne s’est jamais attaché à personne, il n’a jamais rien révélé sur lui. Mais il se confiera à Fordyce et Alida. Pressions et sollicitude auront raison de lui, surtout qu’il a appris qu’il était condamné à cause d’une maladie qui ne peut être opérée.

A près de 5 mois de lecture, c’est le premier roman de l’année 2015 auquel j’attribuerai une très mauvaise note.

C Comme Cadavre de Preston & Child

date de sortie : 10 septembre 2014

Editeur : J’ai Lu

ISBN : 978-2-290-07865-4

Nb de pages : 444 p

Dérapages de Danielle Thiéry

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Jennifer a un accident à Paris. On lui vole son bébé de quatre mois. A la place, elle trouve une petite fille qui parait vieille. Elle rentre chez elle, sous le choc, est enfermée, surveillée, sommée d’allaiter cet enfant.

Découverte d’un corps d’une petite fille sur une plage. Le service dans lequel travaille Edwige Marion est appelé car ils ont les moyens de s’occuper de ce cas d’enfant. Mais l’autopsie sera source de questions.

Nina, la fille d’Edwige arrive de Londres, toute seule. Comment a-t-elle pu faire ?

J’ai été plus que ravie de retrouver Edwige Marion dans ce nouveau roman, cette nouvelle enquête. Sauf que, il y a un mais. Je me suis rendue compte qu’il y avait plus de romans que je ne le croyais. Donc, il va falloir que je prenne tout depuis le départ afin que je puisse suivre l’évolution de Marion. Dans le dernier roman lu, elle devait changer de service, c’est fait mais deux événements très importants ont eu lieu. Elle a été hospitalisée suite à une grave blessure et sa fille adoptive à rejoint sa soeur en Angleterre pour permettre à Marion de récupérer de ses séquelles. Mais c’est encore long. Marion reste telle que je l’ai découverte. Intrépide, toujours vigilante, de bonnes relations avec ses collègues, moins avec ses chefs. Elle s’inquiète toujours pour ses proches et en particulier pour Nina qui revient sur Paris, couverte de sang en état de choc. Elle fait confiance à ses intuitions, à ce qu’elle voit et entend. Mais comme dans tout bon policier, il faut du temps avant que certains éléments viennent à la surface, sinon ce serait trop facile.

Le roman commence tambour battant. Ceux qui tirent les ficelles sont partout et ils sont très dangereux. J’ai eu un petit passage à vide vers les 3/4  mais cela finit en apothéose avec, on l’imagine très bien une suite. Mais le lecteur ne reste pas sur sa faim
La plumer de Danielle Thiery est très efficace pour décrire les situations, les accidents, les poursuites, les autopsies, les interrogatoires. Je trouve même que sa plume s’aguerrit  de plus en plus.
Les sentiments, les rapports humains, les amitiés, les amours sont bien présents et permettent d’en savoir plus sur les personnages, sur leur vécu, leurs aspirations. J’ai toutefois été un peu perdue par la multitude de noms. C’est vrai qu’il y a différents services en jeu au sein de la police mais aussi chez ceux qui vont faire le mal.

Je déplore que l’on en sache un peu moins sur ce qui arrive réellement à Jennifer. A t elle tout imaginé ? Je ne le crois pas. Si c’est le cas, l’auteur est très forte car Jennifer fait bel et bien partie du roman.

Outre l’enquête qui met à jour des petits enfants denutris, qui sont vieux, des adultes qui rajeunissement, l’enjeu est l’argent. Immortalité, vivre toujours jeune, rajeunir. Les annonces sont faites. Les gens se ruent sur Internet pour en profiter, au mépris de leur santé. Car tout le monde connaît les scandales de produits soit-disant miracles qui se révèlent des années après de véritables bombes à retardement. J’ai bien aimé ces explications, cette étude d’un chercheur russe qui a transmis à ses fils son héritage. Pourtant, il a vécu l’enfermement, comme tout ce qui pouvait se passer dans ce pays à ce moment-là. Petit moment d’histoire qui ne fait pas de mal. Pourtant, ces éléments permettent de faire avancer la médecine, surtout ceux qui dissèquent les morts car ils apprennent. Prises d’hormones pour faire gonfler les seins et ainsi produire du lait, même si les femmes ne viennent pas d’accoucher. Le lait maternel est également au centre des préoccupations. Est-ce que cela annonce des recherches en cours pour faire encore plus culpabiliser les mères qui ne veulent pas allaiter et qui pourraient offrir à leurs enfants une immunité contre de nombreuses maladies, comme le cancer ?

Merci à Babelio de m’avoir sélectionné dans le cadre de #Massecritique

Dérapages de Danielle Thiéry

date de sortie : 21 mai 2015

Editeur : Versilio

ISBN : 978-2-36132-4

Nb de pages : 371 p