Le nouveau féminisme de Barbara Polla

Le nouveau féminisme de Barbara Polla - Editions Odile Jacob

Le nouveau féminisme de Barbara Polla – Editions Odile Jacob

Combats et rêves de l’ère post-Weinstein.

Présentation de l’éditeur Le nouveau féminisme de Barbara Polla

Le nouveau féminisme est né. Un féminisme multiple, tel est l’enjeu de ce livre.
La libération de la parole des femmes, de toutes les femmes, toutes singulières, toutes différentes, toutes uniques, révèle en réalité une galaxie de féminismes, créatifs, foisonnants, parfois convergents, parfois divergents. Le nouveau féminisme est un mouvement qui a pris une ampleur inattendue et sans précédent.
Il nous fallait ce livre d’une femme engagée pour recenser les différents féminismes existants, ceux qui émergent et ceux qui s’ignorent encore, et pour nous aider à nous positionner entre combats et rêves – les uns ne vont pas sans les autres.

Des rêves de réconciliation, d’éros et de liberté, avec la poésie comme arme, sans blessure, à la rencontre de l’autre.

Avis Le nouveau féminisme de Barbara Polla

Ce livre a été un peu dur à lire pour moi. Sûrement à cause de la fatigue que je traîne depuis de nombreux mois et du manque de sommeil. L’auteur nous détaille les différents féminismes : différencialiste, pro-sexe et pro-désir, universaliste, pro-choix, intersectionnel, afro, LGBTIQA+, 7+, Eco, antipécisme, d’artistes, néo, pop, entrepreneurial, qui fait, d’évolution, et les autres. Ce sont des définitions, des témoignages, des études, des avis, mais aussi leurs dangers. Cela a, au moins, le mérite d’être clair pour tout le monde car Barbara Polla nous explique pourquoi elle est d’accord ou pas avec les uns et les autres. Après, libre à chacun de donner son avis. Personnellement, je ne le donnerai pas. Je n’ai pas échangé à ce sujet lorsqu’est sortie l’affaire Weinstein, le mouvement #metoo et #balancetonporc.

Je suis d’accord avec l’auteur lorsqu’elle écrit que la violence est partout, déjà au moment de la naissance, en donnant la vie. Est-ce que les hommes veulent cette force que représentent la femme ? Est-ce pour cela qu’ils peuvent être violents et donner la mort ? C’est un sujet qui doit tout de même être approfondi. Je suis d’accord avec l’auteur quand elle écrit que les filles doivent être élevées en les informant de leur pouvoir et que les enfants doivent dire non très jeunes, même à leurs parents et surtout poser des questions.

Ensuite, il y a celles qui sont pour la cause des femmes, de toutes les femmes, des hommes, de tous les hommes. Je pense en faire partie. Je suis pour un monde sans violence, où tout un chacun doit pouvoir donner son opinion et pouvoir échanger sans contraintes, sans tabou , sans violences. On m’a déjà taxer du fait que si l’on n’est pas d’accord avec moi, je peux me mettre en colère. Sauf que non, toutes les opinions sont les bienvenues. Mais doit-on changer de bord parce que ça arrange, sur le moment, parce qu’on a obtenu une aide d’un politique, qui ne fait que son travail ? Non. Je respecte les opinions des uns et des autres. Si elles ne correspondent à mes idéaux, je m’en éloigne pour éviter les conflits. En plus, je suis de moins en moins sur les RS, donc, je ne suis au courant de rien ou après la bataille. Je suis tout à fait d’accord que tout le monde se respecte, que les hommes et les femmes ne soient plus agressés, que les corps des uns et des autres soient respectés, que les femmes osent s’affirmer, qu’elles puissent séduire quand elles le souhaitent et que les violences physique et psychologique cessent.

Tout doit être réalisé en bonne intelligence. Et si je dois donner mon avis, il y a énormément de travail. Que ce soit chez nous, en France, ou partout ailleurs dans le monde. Que ce soit pour les femmes, pour les hommes et pour les enfants.

Je remercie Anne&Arnaud et les Editions Odile Jacob.

Le nouveau féminisme de Barbara Polla

Date de sortie : 2 mai 2019

Editeur : Odile Jacob

Nombre de pages : 267

ISBN : 978-2-7981-4782-0

Sans mon ombre d’Edmonde Permingeat

Sans mon ombre d'Dedmonde Permingeat - Editions de l'Archipel

Sans mon ombre d’Dedmonde Permingeat – Editions de l’Archipel

Résumé Sans mon ombre d’Edmonde Permingeat

Alice et Célia, jumelles, se retrouvent dans les Calanques. Mais la rencontre tourne mal. Célia reçoit des gifles retentissantes de sa soeur. Elle tombe et meurt.

Alice prend la place de sa soeur au sein de sa famille.

Avis Sans mon ombre d’Edmonde Permingeat

Deux soeurs au caractère opposé mais qui se ressemblent tant et plus. Alice a toujours été la plus érudite, elle est d’ailleurs prof de philo et profite de la vie comme elle le souhaite. Elle a fait la fierté de son père mais a toujours été rabaissée par sa mère. Frondeuse, elle a toujours bousculé les ordres, au contraire de sa jumelle. Cette dernière a trouvé l’amour de sa vie très jeune, a été maman assez tôt et semble avoir une vie de rêve, à l’abri de tout souci matériel. Mais c’est l’arbre qui cache la forêt. Alice a toujours été jalouse de sa soeur car elle voulait être l’unique. Déjà, petite, elle a toujours voulu se différencier, exister sans l’autre. Elle en a pris conscience en voyant son double dans son miroir. Pourtant, petites, elles ont passé de bons moments ensemble, dans la ferme des grands-parents. Mais il semble que cela soit le seul endroit où la rivalité n’était pas de mise. Haine, rancoeurs, jalousies, mais il y a aussi de l’amour entre les deux soeurs et elles ne se le montrent pas.

Dans cette première partie, Alice va vivre à la place de sa soeur, comme elle l’a toujours souhaité. A elle, les belles robes, l’argent facile. Mais dans ce milieu, l’envers du décor est tout autre. Le mari se révèle pire que ce qu’Alice pensait. En plus, elle doit se conformer aux petites mesquineries des uns et des autres, à la goujaterie des hommes, aux remarques perfides de la belle-mère et de la soeur. Alice va se rendre compte de l’enfer vécu par sa soeur, surtout lorsqu’elle trouvera son journal. Elle découvrira des secrets, elle est prise dans une spirale infernale pour qu’on ne la reconnaisse pas. Une première partie du point de vue d’Alice et une seconde partie du point de vue de Célia. Pour cette dernière, elle est honnête envers elle-même mais elle est la plus forte, à mon avis. Toujours rabaissée, elle n’a jamais eu confiance en elle. Elle a toujours été sous la coupe de sa soeur et ensuite de son mari. Mais arrive un âge où elle a eu envie de prendre son envol, de vivre pour elle, ses propres expériences. Elle a toujours regretté de ne pas être proche de son double qu’elle n’a pas jalousé mais elle a été la seule à souffrir. Célia va vite apprendre que la vie n’est pas rose, que même dans le milieu de son mari, derrière les alcôves se cachent les plus sombres secrets. Prendre la vie de sa soeur, la vivre n’est pas de tout repos pour Alice qui ne doit faire aucun faux pas pour ne pas se griller. Elle va, plus ou moins, apprendre la patience pour ne pas être démasquée. Elle est assez forte, tout de même, pour ça pour ne pas réagir face à sa belle-mère, face à toutes ses mamans qui ne pensent qu’à leur progéniture, à ses parangons de vertu.

Je trouve que l’auteur ne nous détaille pas assez le pourquoi de cette violence envers Célia, à l’instant T. Bien sûr, il y a cette jalousie profonde d’Alice envers sa soeur, son Double, son Miroir. Alice qui a toujours voulu être la seule. Peut-on parler d’accident toutes ces gifles retentissantes ?

J’ai des sentiments ambivalents quant à cette lecture. J’ai aimé l’histoire mais elle souffre de certains dialogues pas assez riches, pas assez travaillés. Cela a gâché ma lecture, malgré tout. Le final est, toutefois, très intéressant. Je ne m’y attendais pas mais il n’y avait que ça pour sauver les deux soeurs. Quant à ce qui arrive quelque temps plus tard, cela démontre bien que même des jumelles ne peuvent pas tromper tout le monde. Le rythme ne souffre d’aucun temps mort. Le personnage d’Alice, vis à vis de sa soeur, n’est pas assez étoffé à mon goût. On passe très vite, un peu trop vite sur ses réactions après la mort de sa soeur, ses décisions ambivalentes. Je n’ai pas pu m’attacher à Alice car elle n’a pas été rendue assez humaine par l’auteur, même dans les derniers instants. Quant à Célia, elle n’est pas si innocente que cela, elle a grandi au fur et à mesure des années. L’auteur égrène les réflexions d’Alice par des passages en italique. Cela montre sa grande culture mais aussi son caractère frondeur qu’elle tempère avec cette expérience. 

Je remercie Netgalley et les Editions L’Archipel pour cette lecture.

Sans mon ombre d’Edmonde Permingeat

Date de sortie : 17 avril 2019

Editeur : L’Archipel

Nombre de pages : 440

ISBN : 978-2-8098-2619-7

Corruption de Don Winslow

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Résumé Corruption de Don Winslow

Denny Malone est en prison, une prison fédérale. 

Denny Malone fait partie du NYPD et notamment son unité d’élite, la Task Force. New York et plus particulièrement son district sont son royaume. Denny Malone est le roi. Un roi déchu ? Un roi corrompu ?

Avis Corruption de Don Winslow

Denny Malone est un flic corrompu et bien plus. Il est le roi de la Task Force, l’unité d’élite du NYPD. Il est le roi de sa juridiction. Sera-t-il un roi déchu ? Denny Malone n’est pas un personnage antipathique, loin de là. Mais pas très sympathique, non plus. Dans ce roman, digne d’un scénario de cinéma – en cours d’adaptation – Don Winslow, maîtrise parfaitement son sujet. Il ne juge pas le héros. Et le lecteur non plus. Car qui sommes-nous pour juger les actes d’un policier, aux prises avec la pègre, la drogue, les hautes instances ? Le seul qui sera à même de juger, de se juger, est Denny. Car si Denny tombe, il ne tombera pas tout seul. 

Le roman commence avec Denny qui se trouve dans une prison fédérale. Pourquoi ? Ensuite, le lecteur le suit dans son travail quotidien, avec ses collègues, aux prises avec des trafiquants de drogue, des hommes armés, avec en toile de fond, ce qui peut mettre le feu aux poudres, les arrestations arbitraires et la mort de personnes de couleur. Denny veut que son quartier soit sûr. Et pour ça, il va mettre le paquet, même s’il franchit, bien souvent, la ligne jaune et une grosse ligne jaune. Denny veut, avant tout, protéger sa famille, ses coéquipiers qui sont comme des frères pour lui. Il a tout vu, tout entendu, de la part des uns et des autres. Il doit faire du chiffre et qu’importe les moyens, tant que personne ne s’entretue, tant que la drogue ne circule pas dans les rues. Au cours de sa carrière, il a eu affaire à quantité de mafieux, de familles. Il a noué des liens. Mais l’arrivée de nouvelles communautés change la donne et les échanges entre les uns et les autres. Denny défend la veuve et l’orphelin et il ne supporte pas que l’on s’en prenne aux femmes et aux enfants. Dans ces cas-là, il voit rouge.

Denny, dans ce roman, avec tous les rebondissements, se convainc que rien ne peut lui arriver, que de toutes façons, il retombera sur ses pattes, qu’il peut négocier, que rien ne lui sera refusé. Mais il va tomber de haut et les autres avec lui. Même s’il ne veut pas balancer ses collègues, les autres arrivent à être plus forts que lui. Jusqu’à quel point ? Cela, le roman nous le dira. Même s’il y a quelques retours en arrière, le roman ne faiblit jamais.

Avec déjà dix neuf romans publiés et seulement deux lus, Cartel et Corruption, vous savez ce qu’il me reste à faire. Tout lire de Don Winslow car je ne me lasse pas des histoires et du style de l’auteur. Comme je l’ai écrit sur Instagram et sans avoir lu les petites phrases qui émaillent la couverture, on dirait que Don Winslow a travaillé pour la police new-yorkaise tellement le réalisme est bien là. En tous les cas, un roman sur la corruption aussi intense, je n’avais jamais lu. C’est chose faite. On assiste à tous ces questionnements, ses prises de position et aussi de risques. Quand on est un simple flic, même protégé, avec de hauts faits d’armes, encensé par les uns et les autres, on n’est jamais à l’abri. Comme je l’écrivais, ce roman est brillant de réalisme, les personnages sont extrêmement fouillés. Même si je n’ai pas eu d’affection particulière pour Denny, j’ai suivi avec extrêmement d’attention toute son aventure. Ce roman ne se lâche qu’à la fin. 

Je remercie Babelio pour cette Masse Critique spéciale et les Editions Harper Collins. Ce sont des épreuves non corrigées. Je ne sais pas ce que donne le roman réellement paru. Mais il n’y avait rien à jeter.

Corruption de Don Winslow

Date de sortie : 7 novembre 2018

Editeur : Harper Collins

Nombre de pages : 575

ISBN : 979-1-0399-0189-1

Stolen de Pascale Perrier

Stolen de Pascale Perrier - Editions Actes Sud Junior

Stolen de Pascale Perrier – Editions Actes Sud Junior

Résumé de Stolen de Pascale Perrier

Joshua est un jeune adolescent. Il a été adopté. Arrive une jeune fille qui prétend être sa soeur. Elle veut qu’ils retrouvent leurs parents Aborigènes.

Après quelques hésitations, les deux adolescents, accompagnés de William, vont faire des milliers de kilomètres pour retrouver leurs racines. Comment vont-ils s’en sortir ?

Avis Stolen de Pascale Perrier

Joshua a été adopté pour de mauvaises raisons. Remplacer l’enfant décédé de ses parents adoptifs. Mais il est entouré d’amour et vit son adolescence comme les autres. Sauf, qu’il est un peu plus bronzé que ses camarades. Il est amoureux d’Isa avec qui il partage tout. L’arrivée de Ruby qui prétend être sa soeur va changer Joshua de fond en comble. Les souvenirs refoulés, même s’ils sont peu nombreux, vont refaire surface. Ruby et Joshua vont se mettre à la recherche de William et prennent la décision de retrouver leurs vrais parents.

Ruby est une jeune fille qui vit dans un foyer. Elle a subi la violence et réagit de la même façon. Jeune fille débrouillarde, elle cherche sa mère, sa vraie famille. William, quant à lui, est un jeune adulte qui boit pas mal et qui n’a pas encore réussi dans la vie, vu son passé.

Pour tous les trois, ce sera une véritable quête d’identité, un véritable retour vers leurs racines. Cela les fera grandir et ils se révèleront plus que jamais soudés. Car Joshua, Ruby et William font partie de ces enfants volés. Stolen, le titre du roman porte bien son nom. Quand l’Australie a décidé pendant des années de voler les enfants des Aborigènes, Stolen Generation, considérés comme inférieurs, pour les éduquer, pour en faire de véritables Australiens. Mais nombreux sont ceux à ne pas avoir eu la chance d’être adoptés et de vivre dans une véritable famille. Foyers où ils ont vécu pour la plupart avec la dure réalité de personnes qui ne prenaient pas soin d’eux, où ils ont vécu la violence et le racisme sous toutes ses formes.

L’auteur alterne les chapitres entre les différents personnages principaux de son roman. Chacun a une quête et cet évènement leur fera prendre conscience que l’amour doit être plus fort que tout, que chaque être humain est différent et qu’il faut évoluer pour ne pas exploser. Bien sûr, la quête d’identité, la quête des racines, la prise de conscience, les interrogations sont le lot de chaque être humain, surtout de ceux qui ont été déplacés comme cela a été fait pour les Aborigènes. L’auteur dresse le portrait d’hommes, de femmes, qui ont subi le pire dans leur vie. Mais les Aborigènes, malgré tout, savent se défendre pour qu’ils n’oublient pas leurs coutumes et tout ce qui a leur a permis d’exister jusqu’ici. L’art tient une grande place pour eux. Et cet art est devenu internationalement connu.

Personnellement, je savais que l’Australie était raciste. Pour preuve, le document que j’ai lu sur la Seconde Guerre Mondiale. Mais je ne connaissais pas ce pan de l’histoire qui a duré des années. Je l’écris encore une fois, lire un livre destiné pour adolescents, me permet d’apprendre énormément de choses que je ne connais pas. De plus, les talents d’écriture et de conteur des auteurs ne gâchent rien. C’est encore le cas ici. Même si c’est un roman, même si les personnages n’ont pas réellement existé, il est indispensable que le travail de mémoire soit fait pour que les générations futures puissent connaître ce qui a été réalisé, de bon ou de pire, dans n’importe quel pays de la planète. De plus, cela permet également de donner des idées quant à un comportement. Pascale Perrier démontre qu’un être humain est pétri de doutes, tout le long de sa vie. Il peut prendre des décisions à un moment donné de sa vie et il évoluera d’une façon ou une autre.

Ce roman est très bien écrit. Il se lit d’une traite. Le plus important est d’avoir le point de vue de chacun des personnages. Cela permet de connaître leur passé, leur émotions, leurs interrogations qui peuvent être parallèles, ce qu’ils comptent faire dans leur avenir.

Je remercie les Editions Acte Sud Junior pour cet envoi et cette belle découverte.

Stolen de Pascale Perrier

Date de sortie : octobre 2018

Editeur : Actes Sud Junior

Nombre de pages : 239

ISBN : 978-2-330-11138-0

La rose et le bourreau de Patrick Pesnot

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Résumé La rose et le bourreau de Patrick Pesnot

Julienne a décidé de quitter la maison familiale à cause de sa belle-mère.

Elle se déguise en homme et part pour la France. En chemin, elle est accueillie par un prêtre.

Avis La rose et le bourreau de Patrick Pesnot

C’est le destin d’une jeune fille qui va devenir une jeune femme. Son père est remarié et elle ne s’entend absolument pas avec sa belle-mère qui veut régner en maître. Julienne décide de partir mais elle laisse son frère. Elle se déguise en homme et elle gardera ce travestissement pratiquement tout le long du livre. Un déguisement qui lui permet de ne pas être importunée, même si certains hommes sont prompts à vouloir aimer ou encore abuser de ce beau jeune homme. Elle va rejoindre la France et sur son chemin, elle fera la connaissance d’un prêtre qui va l’aider. Elle intégrera les rangs de l’armée et au gré de ses envies, de ses rencontres, elle fuira, tombera amoureuse, d’hommes, de femmes, laissera tomber ses habits d’hommes et occupera plusieurs emplois, dont celui de bourreau.

Julienne est une jeune femme vivante, fraîche, qui n’hésite pas à bousculer les conventions. Elle me fait penser à l’histoire de Mulan, cette héroïne de Disney. Il en faut beaucoup de courage, d’opiniâtreté pour rejoindre les rangs de l’armée, pour cacher sa condition de femme, dans ce milieu d’hommes. Les talents de Julienne sont nombreux. Elle pourra compter sur un véritable ami au sein de ce groupe qui partira faire la guerre en Autriche avec l’armée de Louis XV. Des morts vont émailler sa route, qu’elle en soit responsable ou pas. Mais Julienne a bon coeur, trop bon coeur. En sauvant une jeune fille qui la suivra et vivra avec elle, elle ne pourra jamais s’en défaire. Pourtant elle connait à fond ce caractère. Et ce qui devait arriver sera une trahison à cause de la jalousie. Même si Julienne vivra quelques moments très difficiles, ce sera la dernière partie de son escapade. Car devenue beaucoup plus forte, elle prendra la décision qui s’impose pour enfin vivre sa vie de femme et faire la paix avec elle-même et sa famille. Mais toujours avec cette quête de liberté qui ne lui fera jamais défaut. Julienne est audacieuse, combative, curieuse. Une jeune femme qui doit toujours feindre, mais qui vivra des expériences sexuelles avec des hommes, avec des femmes.

L’auteur nous détaille parfaitement la vie en ce temps-là, avec des jeunes gens qui sont enrôlés pratiquement de force dans l’armée. Ils devront améliorer leur quotidien en volant. Les combats sont rudes et par tous les temps. Les blessures peuvent être mortelles et les conditions de soins pas idéales. Paris, Marseille, les routes de France, tout est voyage dans cette France où il est facile de se faire arrêter, de se faire violenter. Il a imaginé une femme forte qui ne s’en laisse pas compter. Forte mais aussi sensible quant au destin de certaines personnes qu’elle rencontre. Cela donne un livre très agréable à lire, autant par sa partie historique que par ce destin de femme qui n’a pas choisi la facilité et qui a pris son destin en main, tout en sachant ce qu’elle risquait si tout était dévoilé.

La partie très détaillée concerne également le métier de bourreau. Là, il est présenté comme une personne au service de la Justice, qui doit faire son travail. Et comme partout, il y a ceux qui le font bien et les autres. Les bourreaux ne sont pas exempts de sentiments. Certains essaient de faire souffrir le moins possible.

Je remercie Babelio pour cette sélection Masse Critique mais aussi les Editions L’Archipel pour le petit carnet contenu dans l’envoi

La rose et le bourreau de Patrick Pesnot

Date de sortie : 5 septembre 2018

Editeur : L’Archipel

Nombre de pages : 332

ISBN : 978-2-8098-2486-5

 

La mort d’Hitler de Jean-Christophe Brisard et Lana Parshina

La mort d'Hitler de Jean-christophe Brisard, Lana Parshina

La mort d’Hitler de Jean-christophe Brisard, Lana Parshina

La mort d’Hitler de Jean-Christophe Brisard et Lana Parshina Présentation éditeur

Le 8 mai 1945, les nazis capitulent. Hitler s’est suicidé une semaine plus tôt, dans son bunker berlinois. Les Alliés et les Soviétiques fêtent ensemble la victoire. Voilà pour la version connue. En réalité, dès le 1er mai, Staline ordonnait à ses services d’enquêter sur la mort du Führer et de récupérer son corps. Cherchait-il une pièce à conviction ou un trophée de guerre prouvant au monde entier que son pays avait vaincu Hitler  ?
Après deux ans d’interminables négociations auprès des autorités russes, Jean-Christophe Brisard et Lana Parshina ont pu accéder aux dossiers confidentiels concernant l’incroyable traque du corps d’Hitler par les espions soviétiques, ainsi qu’aux interrogatoires des témoins des derniers jours du Führer. Surtout, Moscou a accepté de leur présenter des restes humains  : un morceau de crâne avec un impact de balle et une mâchoire. Pour la première fois depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, les auteurs ont obtenu l’autorisation d’effectuer des examens scientifiques sur ces ossements. Le Kremlin prétend qu’ils appartiennent à Hitler. Qu’en est-il vraiment  ?
Cette enquête fascinante, digne d’un roman d’espionnage, met un point final aux ultimes questionnements sur la mort d’Hitler.

Grand reporter, Jean-Christophe Brisard est réalisateur de documentaires, principalement sur les dictatures. Il est aussi l’auteur de plusieurs ouvrages dont Enfants de dictateurs (First Histoire, 2014) avec Claude Quétel.

Lana Parshina est journaliste indépendante et réalisatrice de documentaires. Elle partage sa vie entre la Russie et les États-Unis.

Avis La mort d’Hitler de Jean-Christophe Brisard et Lana Parshina

Un des grands mystères de l’histoire. Hitler est-il mort ou a-t-il pu s’enfuir de son bunker ? S’est-il suicidé et comment ? Par balle ou par poison ? Les deux auteurs vont tenter d’y répondre. Et cela passe par la Russie, qui tout le monde le sait, cache de nombreuses archives, pratiquement jamais rendues publiques, et encore moins maintenant avec Poutine. La Russie ou ses anciens noms donnent ce qu’elle veut bien donner. Dans ce pays, la méfiance a toujours été de mise, envers les Occidentaux mais aussi au sein même du pays puisque les services de l’Etat se font tous la guerre. Chacun garde ses informations, tout est cloisonné. Le lecteur apprend que les archives sont redevenus secrètes depuis que Poutine est au pouvoir. Pourtant en 2000, une grande exposition avait eu lieu.

Les Soviétiques ont eu de la chance de libérer Berlin avant les forces occidentales. Ils ont pratiquement pu arrêter qui ils voulaient et mettre la main sur des cadavres. Si les prisonniers avaient été interrogées par l’Occident, auraient-ils avoué ce qui est arrivé à Hitler ? Pas forcément. Malgré les interrogatoires plus que musclés, l’URSS n’a rien à envier au nazisme, ils n’ont pratiquement pas dévier. Mais ils étaient les plus proches d’Hitler et forcément des nazis plus que convaincus.

Encore une fois, même si je connais pas mal de choses sur cette période de l’Histoire, j’ai encore, forcément appris, notamment sur les derniers jours d’Hitler, les arrestations qui ont suivi, les interrogatoires, ceux qui en sont sortis vivants ou pas, comment ils ont réagi. La Deuxième Guerre Mondiale couplée à l’URSS, ce sont deux deux événements et pays qui m’intéressent depuis fort longtemps.

Les éléments sont bien séparés grâce aux parties. Le lecteur sent qu’il y a une réelle motivation pour trouver la vérité. Et franchement cela n’a pas été facile. Entre rendez-vous avortés, rendez-vous tenus mais personnes sur le qui-vive, travailler sur des documents officiels, classés secret défense, n’est pas donné à tout le monde. Même des preuves comme un crâne ou des dents. Ensuite, il faut tout étudier, les notes, les photos prises pour ne rien laisser au hasard. Le temps leur était souvent compté car le dossier est toujours confidentiel. Pendant plus de 70 ans, l’URSS et ensuite la Russie a toujours annoncé qu’Hitler était mort sans apporter de véritables preuves puisque les cadavres ne sont plus là.

Par contre, je ne sais pas si je regarderai le documentaire de France 2 qui s’inspire de ce document, Le mystère de la mort d’Hitler. Je ne sais pas ce qu’il peut m’apporter de plus par rapport à ce formidable travail, même si certains éléments sont répétés. Je ne dévoilerai pas les résultats de leur enquête. Ils ont été aidés par un véritable spécialiste français qui a réalisé ce qu’il a pu avec les éléments présentés. Outre cette enquête, nous avons de réels faits historiques racontés et surtout vérifiables.

Merci à Netgalley et Fayard pour ce formidable moment de lecture. Je n’ai pas vu le temps passer.

La mort d’Hitler de Jean-Christophe Brisard et Lana Parshina

Date de sortie : 7 mars 2018

Nb pages : 372

Editeur : Fayard

ISBN : 9782213706467

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Le week-end de Natasha Preston

Le week-end de Natasha Preston

Le week-end de Natasha Preston

Résumé Le week-end de Natasha Preston

Mackenzie est heureuse. Elle passe le week-end avec ses amis. Sauf qu’il y a Joshua, un garçon qu’elle n’aime pas. Lorsqu’elle les rejoint, elle fait la connaissance de Blake. Elle est très vite attirée par le jeune homme.

Dans cette maison isolée, les jeunes gens boivent, énormément. Mackenzie et Blake vont passer la nuit ensemble. A son réveil, elle découvre l’horreur.

Avis Le week-end de Natasha Preston

Mackenzie est une jeune fille de près de 18 ans qui a une confiance aveugle en ses amis. Pour moi, ce n’est pas le problème. Dans cette petite ville, ils se connaissent depuis des années et ils ont vécu le meilleur comme le pire. Ils ont énormément partagé. Elle semble savoir à qui elle a affaire. Mais connait-on réellement ses amis ? Le roman tentera de le prouver. Lors de ce fameux week-end, elle rencontre Blake et pour elle, ce sera comme une évidence. Elle tombe très vite amoureuse et partagera toute son enquête avec lui. Par rapport aux autres, elle le juge innocent. Elle le défendra comme elle défendra ses trois amis restants. Mais elle devra se rendre à l’évidence. La police les considère tous comme suspects. Mackenzie va tout faire pour prouver leur innocence. Blake tentera de lui ouvrir les yeux. Malgré les menaces, la mort, Mackenzie apprendra beaucoup sur elle, sur les autres et elle aura besoin d’aide. Même si ce sont de jeunes adultes, qui passent du temps à boire lorsqu’ils font la fête, se droguent, pour certains, les parents de Mackenzie lui font confiance et ils peuvent avoir raison. Même si ce roman n’est pas centré sur les relations entre parents et enfants, cela fait du bien de lire une famille qui n’est pas à couteaux tirés.

D’un autre côté, il y a Blake, le très beau garçon ténébreux – cliché quant tu nous tiens – grand et fort, qui protège – encore un autre cliché. Mais Blake, frère de Joshua, a pour ainsi dire été abandonné par sa mère lors du divorce. Il vit donc avec son père et n’a eu, pratiquement aucune relation avec son frère et sa mère. Lors de ce week-end, il est comme une pièce rapportée dans ce groupe. Très vite, les soupçons vont se porter sur lui. Pourtant Blake, malgré les clichés, est un jeune homme qui cache sa détresse sous de l’humour noir, de l’ironie quand elle n’a pas lieu d’être. Il semble ne pas vouloir s’engager mais Mackenzie a le pouvoir pour qu’il montre ses bons côtés.

La photo de couverture, le résumé m’ont tout de suite plu. Mais cela s’arrête là. Car ma lecture n’a pas été aussi enrichissante que ça. Je m’attendais vraiment à mieux. Le week-end peut être classé dans les thrillers mais vraiment pour de jeunes lecteurs. Pas assez stressant à mon goût. La tension n’a jamais monté. Je suis assez difficile quant à mon style favori. Malgré le final assez machiavélique, j’ai comme l’impression que l’auteur ne nous a pas tout raconté et nous a mené en bateau quant à la culpabilité des uns et des autres. Comme tout bon auteur, elle sait faire durer le suspense quant à ce que Mackenzie cache. Le lecteur ne peut pas juger cette jeune fille qui a appréhendé seule, sans ses amis, cet évènement et les suites qui en ont découlé. Bien entendu, comme dans tout bon roman, il y a le personnage qui rebute complètement. C’est Joshua. Pourquoi est-il comme ça, aussi imbu de lui-même ? Cela aurait mérité quelques explications. Ce roman démontre que tout le monde a des secrets, souvent inavouables. Le coupable est, comme toujours, très proche.

Je remercie Netgalley, les Editions Hachette Romans pour cette lecture.

Le week-end de Natasha Preston

Date de sortie : 28 février 2018

Nb pages : 378

Editeur : Hachette Romans

ISBN : 9782016269398

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