Roma de Mirko Zilahy

Roma Mirko Zilahy
Roma Mirko Zilahy

Avis de Roma de Mirko Zilahy

Roma, Roma. Avec ce titre, vous pouvez l’imaginer l’action se passe à Rome. Mais ce n’est pas la ville sous le soleil qui est le théâtre de cette enquête. Non, il pleut depuis des mois et cela n’arrête pas durant le roman. Cela donne une sacrée atmosphère aux personnages, à l’enquête mais aussi à tous les bâtiments mentionnés. En effet, l’auteur nous livre un véritable voyage avec de nombreux monuments romains. Il y a les bâtiments historiques que nous connaissons ou avons entendu parler si nous n’avons pas visité la ville. Mais d’autres également. Et avec cette atmosphère, cela peut faire froid dans le dos avec ce souci du détail, de la description. Le Tibre, le fleuve qui traverse Rome, est également au centre du roman. Rome est belle, même sous la pluie. Le lecteur trouve tous ces bâtiments, le plus souvent, dans les chapitres écrits en italique. Outre cette pluie, le feu est également omniprésent dans une bonne partie du roman.

Outre ces descriptions de lieux, la partie historique est également bien présente. Car Rome est un lieu vraiment chargé d’histoire et depuis des millénaires. L’auteur mixe le tout à merveille. Si je me rends à Rome, je pense que je me replongerai dans ce roman pour noter les lieux et l’histoire qui s’y rattache. En plus, j’aurai à l’esprit ce qui s’est passé dans Roma.

Passons aux personnages qui sont extrêmement attachants autant qu’ils soient. Enrico Mancini est commissaire, profileur avec une très bonne réputation. Mais il a perdu sa femme des suites d’un cancer. Mancini est un solitaire, il a eu très peu d’amis. Sa femme était tout pour lui et il ne s’est pas remis de sa mort. Le livre nous en donnera un élément. Il souhaite retrouver un médecin qui a disparu, médecin qui a soigné sa femme. Lorsqu’il est appelé sur la découverte du premier corps, très vite, il ne veut pas être impliqué. Mais il changera d’avis. Il reprend du poil de la bête au fur et à mesure mais peut retomber très vite dans la noirceur de ses pensées. Tous ceux qui le côtoient font attention à lui. Mancini boit, boit beaucoup et se cache. Malgré tout, il a la confiance de tous. A l’aide du professeur et de son équipe, il posera, très vite, le profil psychologique de ce tueur. Ils arriveront à trouver, très rapidement, qui il est.  L’équipe de Mancini est au top. Ils ont tous des profils différents, ils ont souffert pour diverses raisons, ils ont des peurs qu’ils doivent affronter. Que ce soit Caterina ou la juge, les deux espèrent aller plus loin avec Mancini car elles ont des sentiments pour lui.

Qui est cet homme qui fait souffrir, qui tue, qui dépose ces corps dans ces endroits ? Très vite, le lecteur sent qu’il est isolé. Les meurtres sont abjects mais au fur et à mesure, on comprendra tout de même cette souffrance. Le roman, thriller psychologique, nous détaille le profil de cette personne traquée. Il y a des références à Quantico.

Roma est une histoire de vengeance d’un homme qui n’a pas accepté le décès de sa mère et qui trouve que le personnel soignant n’a pas été la hauteur. A part les décès, les questionnements, il y a peu de rebondissements mais plutôt une enquête qui ne faiblit pas. Heureusement qu’ils sont tous liés car le procureur na la joue pas franc jeu.

Je remercie les Editions Presses de la Cité pour la découverte de ce très bon thriller psychologique et de cet auteur que je ne connaissais pas. Mais il est à suivre même si Roma n’est pas son premier roman.

Résumé Roma de Mirko Zilahy

Un corps est brûlé par les flammes.

Rome, le 1er septembre, un jeune gitan, qui a perdu sa mère, a décidé de vivre tout seul. Il a faim et malgré tout, il n’a pas peur. Il a 11 ans et découvre un cadavre.

Enrico Mancini est commissaire dans un petit commissariat de quartier, il a perdu sa femme. Son enquête en cours est la disparition d’un médecin, l’oncologue qui a soigné sa femme. Il possède une toute petite équipe.

Roma de Mirko Zilah

date de sortie : 18 mai 2017

Editeur : Presses de la Cité

Isbn : 978-2-258-13583-3

Nombre de pages : 429

 

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L’homme qui haïssait le bien de Sébastien Bohler

L'homme qui haïssait le bien de Sébastien Bohler
L’homme qui haïssait le bien de Sébastien Bohler

Avis L’homme qui haïssait le bien de Sébastien Bohler

Par quel bout prendre cette critique ? J’en ai mis partout sur mon cahier. Le premier point est que ce titre peut se lire indépendamment du premier, soit Neuroland. Mais si vous êtes comme moi et avoir tous les atouts en main, je pense qu’il vaut mieux lire Neuroland avant. Ce n’est pas mon cas et je le regrette car j’aurais pu faire connaissance avec les personnages, notamment Franck Corsa et Maria.

Nous avons une très belle palette de personnages, des plus véreux aux plus sympathiques. Commençons par Franck Corsa, dans l’attente de son jugement pour de nombreux meurtres. Une de ses victimes, Maria, est toujours vivante. Elle a subi l’horreur. Mais même si elle est meurtrie dans son corps, dans sa chair, elle tente de trouver des explications à ce qu’a pu faire Franck Corsa. Elle a vu même une part d’humanité en lui. Ce n’est pas pour plaire à son petit ami, Vincent, qui travaille à Neuroland. Maria et Vincent sont amoureux mais le viol a fait que Maria ne peut plus être touchée.

Vincent est brillant, thésard, mais trop jeune pour bousculer les uns et les autres. Le Prix Nobel est en vue. Malgré ses recherches, il fera les frais de ce qui se passe dans ce roman.

Franck Corsa n’a pratiquement plus de corps. Il doit continuellement se faire soigner. Son enfance et ce qu’il a vu jouent beaucoup dans l’homme qu’il est devenu. Psychopathe, il est un des premiers à subir cette intervention dans son cerveau. Comme il veut que la vérité éclate, il accepte. Mais attention à ceux en qui il a placé sa confiance. Ils ne feront pas long feu car, en plus, Franck Corsa, détient de nombreux secrets qui peuvent faire tomber des personnalités haut placées.

Le lecteur assiste à une véritable chasse à l’homme. Le temps presse pour que cessent des pratiques détestables, pour que la vérité éclate, pour qu’un attentat ne soit pas commis. De plus, le Prix Nobel se profile pour récompenser des chercheurs et leur travail.

Un roman tout à fait dans l’air du temps avec sa trame politique, les conflits d’intérêt, les rétro commissions. Le rythme ne faiblit pas. L’auteur réussi la prouesse de nous faire voyager, de nous narrer ces peuples qui souffrent, qui subissent la cupidité des nantis. Tout est bien agencé, il n’y a aucun temps mort. L’histoire, par étapes, coïncide parfaitement. Les personnages sont bien étudiés, tout comme leur évolution psychologique. Les éléments sont parfaitement liés, la politique, les lois, les cobayes, la médecine et le progrès. Le chantage est également bien présent tout comme le travail journalistique.

Je pense que l’auteur fait aussi référence à deux célèbres présentateurs du journal télévisé mais aussi au suicide d’un célèbre Premier Ministre.

Je remercie les Editions Robert Laffont et Netgalley France pour cette sélection.

Résumé L’homme qui haïssait le bien de Sébastien Bohler

Maria et Vincent tentent de vivre leur histoire d’amour. Mais elle voit que Franck prend possession de son esprit. Pourtant Franck Corsa est en prison, dans l’attente de son procès.

Olga est la psy de Maria. Lors d’une visite en prison, Franck leur promet de leur faire vivre un enfer.

Une réforme de la santé pénale doit être votée.

L’homme qui haïssait le bien de Sébastien Bohler

date de sortie : 20 avril 2017

Editeur : Robert Laffont

Isbn : 978-2-221-19238-2

Nombre de pages : 416

Du feu de l’enfer de Sire Cédric

Du feu de l'enfer de Sire Cédric
Du feu de l’enfer de Sire Cédric

Avis Du feu de l’enfer de Sire Cédric

Lire le dernier Sire Cédric, en plus dédicacé. Que demander de mieux. Si non quelques jours et quelques belles heures de lecture. Toutefois, ce roman, Du feu de l’enfer, ne fait pas partie de mes coups de coeur de ce début d’année. Si je ne lui donne pas une note maximale, il la mérite presque. Sire Cédric a su me donner d’intenses moments de lecture, de sacrés rebondissements. Il maîtrise à fond son sujet et le thriller avec les péripéties de Manon. J’ai été scotchée du début à la fin et personnellement Sire Cédric m’a bien eu avec un de ses personnages. De toutes façons, je ne vois rien venir tellement je suis dans ma lecture. Je suis les méandres des uns et des autres, les enquêtes. J’aurais dû me méfier et ne pas suivre la piste qu’il nous donnait. Un véritable piège pour le lecteur.

Du feu de l’enfer se passe dans l’Hérault, à Montpellier et aux alentours. On assiste à des massacres, à des sacrifices. On est en présence d’une véritable secte qui se croit supérieure à tous. Pour cela, le sujet est parfaitement maîtrisé et surtout bien documenté. Sire Cédric met en scène le sacrifice d’animaux, de la torture aussi bien animale qu’humaine. Même les coeurs sensibles peuvent lire Du feu de l’enfer. J’ai également noté une belle référence à ces personnalités qui ont assisté à des parties fines, cachées et qui ont impliqué une certaine personnalité toulousaine. Sire Cédric sait nous démontrer toute une enquête de police, les flics qui peuvent être véreux.

Du feu de l’enfer met en scène une belle galerie de personnages. Manon se révèle une jeune femme tenace. Elle ne recule devant rien pour découvrir la vérité. Même si elle pense être une personnalité faible, qui ne sait pas tenir tête à son jeune frère, le mal ne lui fait pas peur et elle l’affronte. Et elle en verra et de tout. Même si elle se met en danger et aussi son frère, elle arrive à trouver les moyens pour faire face. Elle subit une énorme violence autant physique que morale. En ce qui concerne Manon, Sire Cédric nous dévoile son passé petit à petit. Il en fait un personnage auquel on s’attache. Le personnage d’Ariel contrebalance celui de sa soeur, Manon. Il est lâche, il a toujours peur, il veut, avant tout, sauver sa peau malgré les dégâts qu’il peut causer. Il ne prend pas ses responsabilités puisqu’il a toujours été protégé par Manon. 

Raynal m’a fait penser à un autre commissaire cher à Sire Cédric, Alexandre Vauvert. Mais en avançant dans le roman, cela peut disparaître. Je suis tombée, toutefois, sous le charme de Raynal.

Sire Cédric nous offre un départ en fanfare avec cette tentative de fuite d’une femme nue. Ensuite, il y a ce suicide. Les fondations du roman sont posées et les évènements vont s’enchaîner avec un rythme d’enfer. Les chapitres sont courts avec toujours des rebondissements. Un bon thriller avec du sang, de la torture, des meurtres. De plus, j’ai lu ce roman en ayant toujours en tête ma rencontre avec l’écrivain. Je le remercie d’ailleurs pour la dédicace et ainsi que la Librairie de la Renaissance à Toulouse.

Résumé Du feu de l’enfer de Sire Cédric

Une jeune femme fuit une propriété, nue. Ses poursuivants sont nombreux. Elle tombe sur des animaux décapités.

Manon tente de dormir. Elle est réveillée par des gouttes de sang qui tombent de son plafond. Elle monte chez son voisin et découvre qu’il s’est suicidé. Sur ces entrefaites arrive son frère Ariel. Mais Manon, thanatopractrice, elle maquille les cadavre, en a marre de l’aider.

Du feu de l’enfer de Sire Cédric

date de sortie : 9 mars 2017

Editeur : Presses de la Cité

Isbn : 978-2-258-11569-9

Nombre de pages : 556

 

Intimidation d’Harlan Coben

Intimidation Harlan Coben
Intimidation Harlan Coben

Avis Intimidation d’Harlan Coben

Je suis extrêmement déçue par Intimidation. Est-ce le fait de le lire après Ian Manook, Ellory ou encore Sire Cédric ? Pourtant, je suis une fan absolue d’Harlan Coben, le maître du suspense. Mais le maître n’en est pas un ici. Je pense qu’Harlan Coben se disperse trop actuellement. Déjà, avec un livre par an, il faut se renouveler et il y arrivait. Là, ce n’est pas le cas.

J’ai lu le roman, certes, mais je n’ai ressenti aucune intensité, aucune peur, aucune envie d’avancer dans les pages. La quête d’Adam se poursuit au fil des pages mais il n’y a aucune dimension qui permet au lecteur d’être scotché. Je pourrai peut-être donner un bon point pour la fin mais j’ai également le sentiment de travail bâclé. Je n’ai même pas accroché aux personnages. Le style d’un auteur est très important. Le lecteur aime le retrouver pour ça, pour sa capacité à raconter des histoires. Ici, il n’y a aucun style d’Harlan Coben qui en a fait un de mes auteurs favoris.

Dans ce roman, il y a beaucoup de descriptions, notamment sur la vie des gens, dans ces lieux où il fait bon vivre, où ils souhaitent retourner et où tout le monde se connait. Des références sur les entreprises, sur le marché sont également présentes. Mais elles sont tombées pour moi comme un cheveu sur la soupe, comme si Harlan Coben tentait de remplir les pages. De plus, les sujets d’Internet, le fait de se cacher, les secrets et que tout peut être facilement retrouvé ont déjà été abordés avec plus de succès par l’auteur. Est-ce que les justiciers peuvent tout faire pour que la vérité éclate ? Cela peut partir d’un bon sentiment au départ mais cela sent l’engrenage à plein nez et aussi une bonne récupération politique avec cette prostitution sur Internet. Avec Harlan Coben, deux à trois histoires se mêlent pour se recouper finalement. Elles contiennent de nombreux personnages mais là, je me suis un peu perdue.

Harlan Coben ne pouvait faire que des références, le milieu du basket, son héros emblématique, Myron Bolitar, un pro qui s’est blessé au genou.

Résumé Intimidation d’Harlan Coben

Adam Price est marié et a deux enfants. Il est également avocat. Un inconnu l’aborde et l’informe que sa femme n’a pas été enceinte, qu’elle n’a pas perdu le bébé et que ses deux fils ne pourraient pas être les siens.

Adam s’interroge, commence son enquête. Lorsqu’il met sa femme au pied du mur, elle disparaît.

Intimidation d’Harlan Coben

date de sortie : 1er octobre 2016

Editeur : Belfond

Isbn : 9782714458063

Nombre de pages : 375

Chiens de sang de Karine Giébel

Chiens de sang de Karine Giébel
Chiens de sang de Karine Giébel

Avis de Chiens de sang de Karine Giébel

Avec Karine Giébel, le lecteur n’a guère de surprises concernant le final. Il sait dès le début le sort réservés aux personnages principaux. Dans ce roman, c’est le cas. Et même si à chaque roman, une partie de ce final change, je vais laisser passer un peu de temps pour me replonger dans un roman de l’auteur. Cela m’a empêché d’apprécier ce livre à sa juste valeur. Pourtant, nous avons de nombreux ingrédients. Toutefois, le lecteur doit faire attention à tout ce qui est écrit, chaque élément à son importante. Pour Diane, je me suis fait quand même avoir.

Je ne peux pas dire que l’auteur manque d’imagination, surtout dans le domaine de l’insoutenable. Une imagination couplée à une étude profonde de la société, à toutes ses dérives et à une analyse très poussée de ceux qui ont rencontré des problèmes dans leur vie ou la situation des migrants. Chez Karine Giébel, les dates et surtout les heures sont très importantes, notamment dans Chiens de sang car le lecteur suit au fil des pages les traques de Diane et de Rémy dans deux endroits différents mais qui pourraient pratiquement se ressembler. La première est en Lozère dans des forêts majestueuses, aux parcours difficiles avec des montées et des descentes. Rémy et ses quatre amis d’infortune sont, eux, dans un immense domaine fermé par de hauts murs, entre arbres et plans d’eau qui peuvent prendre leur importance. L’eau peut effacer les traces. Les arbres permettent de se cacher et d’écouter.

Ce qui peut différer entre Rémy et Diane et qu’à un moment donné, l’un capitule. Pourtant ils sont l’un et l’autre blessés. Mais Rémy a décidé que celui qui reste avec lui doit vivre, s’en sortir car il est le seul valide. Pourtant tous font preuve d’une immense force de caractère même s’ils ont été malmenés par la vie, même si les souvenirs sont plus que durs à supporter. Pendant de nombreuses heures, ils n’abandonnent pas même s’ils connaissent l’issue. L’adrénaline permet de vaincre la peur, la douleur. Elle donne un coup de fouet et elle constitue un dernier baroud d’honneur pour puiser dans ses dernières forces pour démontrer que ceux qui pistent ne s’en sortiront pas comme ça. Entre la peur, le mal, les souvenirs du passé, ils vivent et souffrent.

J’ai été un peu perdue avec les quatre chasseurs, les noms et leurs histoires. Comme dans toute traque, il y a un chef et ceux qui suivent. Le premier a pratiquement toujours le dessus sur les autres, même s’ils tentent de se rebeller. L’auteur nous décrit bien et a eu le temps de nous narrer l’histoire de chacun et les personnages sont nombreux. A chaque meurtre, c’est tout un défilé de phrases dure qui interrogent pour arriver au but ultime qui est de tuer.

Outre ces traques, Chiens de sang est un véritable roman de société. L’auteur aborde la politique du chiffre des services de police, les histoires familiales des migrants et de cette société de consommation qui en fait rêver plus d’un.

Résumé Chiens de sang Karine Giébel

Tout commence le 3 octobre. Diane est photographe et est partie dans les Cévennes pour travailler.

Rémy est SDF. Il n’a plus rien. Il voit un homme riche se faire agresser et lui porte secours. Cet homme lui propose un travail de jardinier dans son domaine.

Chiens de sang de Karine Giébel

date de sortie : 9 septembre 2010

Editeur : Pocket

Isbn : 978-2-266-20798-0

Nombre de pages : 283

Viscères de Mo Hayder

Viscères Mo Hayder
Viscères Mo Hayder

Avis Viscères de Mo Hayder

J’étais ravie de retrouver ce roman de Mo Hayder mais au final, cela ne s’avère pas aussi prenant que je l’escomptais. Il est clair que la dimension psychologique est très importante, qu’elle est bien amenée, que le lecteur assiste à des dénouements. Ils étaient somme toute prévisibles et même sans trop m’interroger, je n’ai guère été surprise par la tournure des évènements. Le style est toutefois bien là puisque j’ai voulu continuer à lire ces pages pour connaître la suite. Ce n’est qu’après le dernier mot lu que la partie concernant Caffery est, pour moi, la plus intéressante. Elle concerne la disparition de son frère alors qu’ils étaient jeunes enfants. Il a toujours voulu savoir ce qui était arrivé à son frère. La vérité lui apportera-t-elle plus de bien que de mal ? Je ne le pense pas. Caffery se sentira encore plus responsable. Mais c’est le propre de tous ces personnages de romans, bons flics, qui ont un passé douloureux qui rejaillit sur le présent.

Caffery aura sur sa route une petite chienne Ourse et Le Marcheur, un homme qui a décidé de tout quitter car sa fille a été victime d’un pédophile. Malgré tout ce que peuvent dire les gens, Caffery sait ce qu’est la douleur de ne pas savoir. Au moment des faits de Viscères, il est en proie à l’insomnie, aux migraines. Il est en butte avec l’autorité représentée par son chef. La quarantaine, séduisant, les femmes, dont une de ses collègues, essaient de l’approcher. Mais il pense à une seule. Et il ne veut pas la mêler à ses déboires, ses enquêtes. Il a tellement vu le mal, la cruauté et il connait tellement bien les gens qu’il ne se laisse pas berner.

Passons à la famille Anchor-Ferrers. Oliver est très riche, il a subi une transplantation. Il est donc fatigué. Mathilda sa femme et sa fille, Lucia, sont avec lui dans leur propriété après avoir quitté. Dès leur arrivée, ils trouvent des viscères. Cela leur rappelle le drame d’il y a quinze ans. Le téléphone est coupé et l’arrivée de deux hommes va susciter un espoir. Mais à leur retour, le cauchemar commence. Ils sont prisonniers. Oliver, affaibli, ne va pas se battre. Toutefois, il va laisser des traces de ce qui s’est passé. Quant à Mathilda, enfermée dans une autre pièce, elle a décidé, par tous les moyens, de renverser la situation. Mais ils sont, tous les deux, torturés psychologiquement. Oliver arrivera à savoir ce que veulent les deux hommes. Quant à Lucia, elle sait que ses parents ne l’aiment pas. Ce qui s’est passé, il y a quinze ans, l’a profondément bouleversé psychologiquement. Mais elle sait où sont les caméras et elle va jouer le jeu. L’auteur nous démontre bien les perversités de l’âme humaine.

Honig et Molina sont ces deux hommes qui ont pris en otage la famille. Ils ont une mission. Au fur et à mesure des heures qui passent, Honig se rend compte que son acolyte n’a pas préparé la mission comme il se doit. De plus, Honig ne supporte pas les odeurs, la saleté. Il souhaite arrêter après tout ça et retourner aux Etats-Unis tranquillement avec sa femme. La situation se renverse et ce sont eux qui commencent à avoir peur au point qu’Honig décide de partir lorsqu’il a le fin mot de la part de Molina.

Mo Hayder enchaîne les chapitres, très courts, pour donner du rythme. D’un côté, nous avons ce qui se passe avec la famille et de l’autre Caffery qui a décidé de se mettre en retrait jusqu’à ce que la petite chienne soit sur sa route. Je n’ai pas trouvé que la dimension psychologique, le côte noir augmentaient au fur et à mesure de l’histoire. Je n’ai pas eu cette sensation de peur pour les personnages, d’étouffement. Dans chaque chapitre, nous retrouvons le titre de celui-ci.

Résumé Viscères de Mo Hayder

Amy avait disparu depuis de nombreuses heures. Dans les bois, elle a rencontré un petit chien accompagné d’un homme.

Les Anchor-Ferrers sont arrivés dans leur résidence secondaire. Mathilda, sitôt arrivée, décide d’aller s’occuper du jardin. Elle trouve l’insoutenable et demande à son mari de venir sans leur fille.

Quant à Caffery, il s’était occupé de la disparition d’une jeune fille et il assiste à l’hommage rendu par sa mère.

Viscères de Mo Hayder

date de sortie : 19 juin 2016

Editeur : Pocket

Isbn : 978-2-266-26469-3

Nombre de pages : 507

La forêt des ombres de Franck Thilliez

La forêt des ombres de Franck Thiliez
La forêt des ombres de Franck Thiliez

Avis sur La forêt des ombres de Franck Thilliez

J’ai passé un très bon moment, comme toujours, avec la plume de Franck Thilliez. Certains éléments, évènements étaient prévisibles mais je me suis bien fait avoir avec d’autres. Personne ne peut reprocher à l’auteur cette noirceur, cette folie des éléments, des personnages. Il sait absolument y faire. C’est pour cela que j’aime avant tout ses romans.

L’ambiance est oppressante. Au départ, le lecteur a le harcèlement dont est l’objet David. Ensuite, il y a sa femme qui a pas mal de choses à cacher et cette proposition faite. Ensuite c’est le départ pour la Forêt Noire. Ils se retrouvent dans un chalet, construit autour d’un tronc, au milieu de nulle part, sans fermetures, ni volets. La neige tombe en abondance. Ils ne sont que cinq et impossibilité pour eux de rallier quoi que ce soit. De plus, ils sont avertis de pièges contre des animaux donc ils ne peuvent pas s’aventurer au-delà. Ensuite les mouches et les animaux morts donnent une autre ambiance. Le décor est posé pour ce huit-clos.

Cathy est la femme de David. Dès le départ, elle est jalouse d’Adeline. Pourtant Cathy a beaucoup de choses à cacher, notamment à son mari. Sa fille compte énormément. Déjà, elle posera des questions qui ne raviront pas grand monde et elle veut surtout partir. Mais quand arrivera un autre personnage, les tensions entre les femmes vont monter. David, malgré l’écriture du roman, va tenter de jouer ou on lui ordonne, de calmer sa femme et ces deux autres femmes. David adore écrire. Il croit et Doffre lui fait croire qu’il aura du succès avec ce roman qui concerne le Bourreau 125. David apprendra beaucoup, il devra faire face à son avenir, son passé et la remise en cause de son couple. Adeline a été embauchée par Arthur Doffre pour que tout le monde se sente bien. Elle aussi se rendra compte que tout n’est pas comme elle s’y attendait. Mais l’argent entretient l’espoir mais jusqu’à quel point ? Arthur Doffre est un personnage très énigmatique, riche. Il possède tout un dossier. Veut-il réellement être le héros de ce roman ? David arrivera-t-il à résoudre toutes les énigmes imposées par Doffre dans un tel cadre.

Entre la Ferme des Morts, la description des cadavres et leur préparation, tout ce qui concerne le bourreau, rien n’est réjouissant et ces 28 jours ne seront pas de tout repos. Avec du plaisir ? Arriveront-ils à faire face ? La violence est latente mais elle prend très vite le dessus, qu’elle soit verbale et physique. La manipulation est indéniable, le lecteur s’en rend très vite compte. La folie guette chacun des personnages ou pas.

Résumé de La Forêt des Ombres de Franck Thilliez

David et Cathy Miller sont mariés. Ils ont une petite fille. Une femme, plus qu’en colère, découvre un test de grossesse. Cathy est enceinte. Cette femme envoie des mails et des courriers à David. Elle l’aime et le harcèle.

David a publié un livre mais il ne gagne pas assez d’argent. Un soir, en sortant du travail, une proposition lui est faite. Il doit écrire un livre pendant un mois.

La Forêt des Ombres de Franck Thilliez

date de sortie : 14 octobre 2010

Editeur : Pocket

Isbn : 978-2-266-26986-5

Nombre de pages : 366

L’écorchée de Donato Carrisi

L'écorchée de Donato Carrisi
L’écorchée de Donato Carrisi

Mon avis sur L’écorchée de Donato Carrisi

Quel bonheur de retrouver Donato Carrisi, son histoire et son style. Ce roman est la deuxième partie consacrée à Mila et je pense qu’il pourrait y en avoir un autre, du moins je l’espère. La fin le laisse penser en tous les cas. Je ne peux pas quitter Mila, Alice et Simon de cette façon, c’est impossible.

Donato Carrisi nous offre dans ce roman une belle palette de personnages que je n’étudierai pas tous. Malgré tous ces personnages, le lecteur ne se perd absolument pas, il sait qui est qui. Bien entendu, nous avons tous ceux qui gravitent autour de Mila, au sein de la police. Ils sont nombreux et vraiment tous différents. Certains, d’ailleurs, surprendront. Outre la police, nous avons la mère et la fille de Mila. Pour cette dernière, j’ai eu peur que l’auteur ne l’oublie. Mais non, il a laissé le suspense agir. Tant mieux, car cela fait partie de l’histoire entière. Mila est toujours à la recherche d’enfants qui disparaissent et plus précisément de personnes disparues, quel que soit leur âge. Ils sont nombreux et cela fait froid dans le dos. Avec ces disparus qui commettent des crimes, le tout est d’arriver à temps, ce qui n’est pas forcément le cas. Mais le jeu de pistes instauré en vaut la chandelle. Le lecteur suit le déroulé de l’enquête, les risques pris par Mila et Simon, avec un dénouement qui n’en est pas forcément un, en définitive, pour moi.

Mila a une vie compliquée. Elle a préféré que sa mère élève sa fille qui a maintenant 7 ans. Elle n’éprouve aucune empathie pour Alice. Mais Mila révèlera autre chose avec Alice. Ce n’est pas parce que l’on ne ressent pas de l’amour pour une personne que cela ne se révèle pas un jour ou l’autre. Alice attend sa mère. Alice attend une relation avec sa mère. Mila a choisi Les Limbes pour ne plus traquer les tueurs. Mais elle doit nourrir la peur, elle est toujours angoissée et elle veut toujours se faire mal. Elle traque sa fille pour la protéger. La peur rend Mila imprudente. Mais Alice est également imprudente. Au cours de cette enquête, Mila réfléchit, se repasse toutes les infos et elle avance. Mila avance seule, elle fait face à tout.

Mila va rencontrer Simon. Ils se ressemblent. Ils cachent des choses pour éviter de souffrir. Simon est un paria au sein de la police. Il a été accusé mais c’est le meilleur au niveau des interrogatoires. Les relations avec Mila sont empreintes de respect mais comme l’un et l’autre sont avares de révélations, ils se feront du mal.

Est-ce que ce sont des crimes organisés sous fond de vengeance ? Est-ce du terrorisme ? L’enquête prend plus d’ampleur lorsqu’un des policiers affecté au service des disparus et qui a lui-même disparu comment un meurtre. Quelles sont les motivations des uns et des autres ? Quelles sont les motivations de ceux qui sont au-dessus.

Le thème choisi par Donato Carrisi est assez impressionnant. Ses notes de fin de roman nous en apprennent plus et il est vrai que les personnes disparues ne veulent pas forcément être retrouvées. Mais de là, à imaginer une telle histoire, bravo ! L’ambiance est glauque. Malgré quelques rayons de soleil, une chaleur bienfaisante, la noirceur de tout fait ce qui se passe rend l’atmosphère plus qu’étouffante.

Donato Carrisi fait partie des auteurs à lire et surtout à suivre.

Résumé de L’écorchée de Donato Carrisi

A la morgue, chambre 13, sont conservées les victimes anonymes de meurtres non élucidés. Ils y resteront jusqu’à ce que le meurtrier soit retrouvé. Un homme demande à voir le premier arrivé. Ces cadavres sont appelés les dormeurs.

Un jeune garçon appelle la police. Toute sa famille a été assassinée. Il est le seul survivant. L’assassin se trouve avec lui.

Mila surveille une famille pour détecter une éventuelle disparition. En entrant par effraction dans la maison, elle découvre une pièce cachée avec une petite fille à l’intérieur.

L’écorchée de Donato Carrisi

date de sortie : 3 septembre 2014

Editeur : Le Livre de Poche

Isbn : 978-2-253-17912-2

Nombre de pages : 517

Les morsures de l’ombre de Karine Giébel

Les morsures de l'ombre de Karine Giébel
Les morsures de l’ombre de Karine Giébel

Mon avis sur Les morsures de l’ombre de Karine Giébel

300 pages de pur bonheur pour un lecteur, soit un coup de coeur pour moi. Par contre, pas 300 pages de pur bonheur pour les protagonistes de l’histoire. Ceci est mon deuxième roman de Karine Giébel et je peux avouer que je suis vraiment accro à l’auteur, au style, à son imagination, à cet univers plus que noir qui plonge son lecteur dans l’horreur, l’indicible. Sans trop en dévoiler, j’ai été, encore une fois, scotchée par la fin. Je m’y attendais, certes, mais cela fait toujours son effet.

Benoit est marié, a un fils. Il est un bon flic mais par contre un incorrigible séducteur qui trompe sa femme. Ses relations ne durent jamais longtemps. Seront-elles sa perte ? En tous les cas, avec Lydia, il va vivre l’enfer du 14 décembre au 6 janvier. Il oscillera entre la colère, la rebellion. Il tentera de l’amadouer, de la séduire pour pouvoir au moins se laver, manger un tant soit peu. Mais très vite, son seul repère est le peu de soleil qu’il aperçoit et qui lui permet de comprendre qu’il a passé une journée. Mais sera-t-il vivant le jour suivant ? Les tortures s’enchaînent. Elles sont physiques et comment un tel homme peut-il autant supporter ? D’ailleurs, Lydia est un tant soit peu admirative. Elle souhaite sa mort car elle est sûre qu’il a assassiné sa soeur jumelle, il y a de nombreuses années. Lydia se révèle être un véritable bourreau. Elle est imprévisible, malade, seule. Intelligente, elle se révèle très dangereuse.

A côté de ces deux personnages, nous avons la femme de Benoit, Moretti le commissaire accro au jeu, la psy de Lydia. Djamila, collègue de Benoît est chargée de le retrouver. Un policier de Paris a été sommé de l’aider.

Karine Giébel sait très bien décrire cette violence mentale. Les phrases sont courtes, elles claquent. La pression monte en intensité très rapidement. La peur également. Le lecteur vit le calvaire de Benoît, son humiliation et sa lutte contre la folie. En peu de pages, Karine Giébel possède l’art et la manière de proposer de nombreux rebondissements. Il est clair que certains sont attendus mais ils n’arrivent pas au moment où le lecteur croit qu’ils apparaitront. Elle entre la vie de chacun de ses personnages. Ils ont tous des éléments à avouer. Mais seront-ils à cette enquête ? A vous de le découvrir en lisant ce fabuleux romans.

Résumé Les morsures de l’ombre de Karine Giébel

Benoît se retrouve enfermé dans une cave, suite à sa rencontre avec une très belle femme. Très vite, il se rend compte qu’il va souffrir, qu’il a affaire à une femme qui a de gros soucis psychologiques. Entre colère, tristesse, peur, il va devoir avouer la mort de la soeur Lydia.

Pendant ce temps, tous ses collègues sont mobilisés pour le retrouver et mettront à jour de nombreuses révélations.

Les morsures de l’ombre de Karine Giébel

date de sortie : 10 septembre 2009

Editeur : Pocket

Isbn : 978-2-266-18136-5

Nombre de pages : 300

La croix des Assassins d’Eric Giacometti et Jacques Ravenne

La croix des Assassins de Giacometti et Ravenne
La croix des Assassins de Giacometti et Ravenne

Mon avis sur La croix des Assassins d’Eric Giacometti et Jacques Ravenne

Ma mission est la suivante et je l’accepte bien volontiers. Finir toute la série des Antoine Marcas, j’avance, j’avance et me plonger dans la dernière qui m’attend bien sagement chez moi, L’Empire du Graal. Mais ce n’est pas tout, chroniquons sur La croix des Assassins. Depuis le début où j’ai découvert les aventures d’Antoine, je ne me lasse pas. Je lis toujours avec plaisir les romans de ces deux auteurs qui mêlent des parties historiques, forcément bien documentées et l’enquête d’Antoine. C’est la première fois que je vois autant le lien entre les deux parties qui sont vraiment liées à la lecture des chapitres qui se suivent.

Les auteurs ne laissent pas le lecteur s’endormir sur ses lauriers même si le rythme de ce roman n’est pas forcément enlevé. Une petite phrase, un mot et hop, le tour est joué. Le lecteur avance pour connaître la suite forcément. Que d’aventures encore pour Antoine dans ce roman ! Et il n’ira pas aux Etats-Unis mais au Brésil pour les besoins de ses enquêtes, celle commandée par la Franc-Maçonnerie et celle commandée par le Ministère de l’Intérieur. Les deux lient le même homme, la même organisation. Si dans la partie actuelle, nous voyageons, dans la partie historique également avec l’Histoire des Templiers, des Assassins. Les auteurs ont un sens du détail historique, descriptif très impressionnant. J’affectionne de plus en plus ce type d’ouvrages. De plus, j’apprécie également les différentes notes en fin de roman. Malheureusement, je n’ai pas le temps de trop m’y pencher en ce moment, puisqu’elles renvoient à des sites, mais elles sont notées dans un coin de ma tête pour plus tard. De plus, comme je garde le roman, cela me sera facile d’y revenir. Si je ne me trompe pas, nous avons quelques allusions à la Société Générale et son trader.

Dans La Croix des Assassins, nous en apprenons peu sur l’univers de la Franc-Maçonnerie, sauf sur la loge P2. A moins que mes différentes lectures à ce sujet ont fait de moi une personne qui en sait plus maintenant. C’est peut-être possible. En tous les cas, Antoine possède une sacrée santé. Malgré tout ce qui peut lui arriver, il n’en ressort pas forcément indemne, mais il est toujours prêt à aller de l’avant, dans une quête pour la vérité. Il reste égal à lui-même. Il ne s’embarrasse pas de faux semblants même s’il doit jouer le jeu pour prêcher le vrai. Bien entendu, une femme sera toujours là, une femme qu’il tentera de protéger, avec laquelle il nouera une relation, certes éphémère. Antoine est un véritable séducteur. D’ailleurs, il change de physionomie ici. Pour séduire ? Pour tenter de se sentir moins vieux ? En filigrane, toujours son ado de fils. Il semble qu’il ne doit pas rester un vieux crouton pour avoir des relations père-fils ou encore pour tenter de comprendre ce jeune garçon.

Je ne vais rien vous dévoiler des histoires, des intrigues, il y aurait tellement à raconter. Un thriller bien mené avec son lot de violence, de morts brutales, de gens qui essaient de prendre le pouvoir par tous les moyens?

Résumé de La Croix des Assassins de Giacometti et Jacques Ravenne

Les Templiers doivent faire face aux attaques des Infidèles qui tentent de prendre le bastion. Les attaques sont sanglantes. Le Grand Maître est pratiquement mort. Deux de ses fidèles décident de lui offrir la sépulture à laquelle il a droit. Mais les batailles font rage, tout comme les guerres intestines à l’intérieur des Templiers.

De son côté, à Paris, Antoine Marcas s’est remis de son aventure américaine. Lors d’une réunion à la F-M, il est chargé d’enquêter sur un des membres qui aurait ouvert une loge parallèle.

La croix des Assassins d’Eric Giacometti et Jacques Ravenne

date de sortie : 11 juin 2009

Editeur : Pocket

Isbn : 9782266185448

Nombre de pages : 624