Piège Conjugal de Michelle Richmond

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Résumé Piège Conjugal Michelle Richmond

Alice et Jake viennent de se marier. Ils sont heureux. En cadeau de mariage, ils ont reçu, de la part d’un client d’Alice, une boîte, nommée Le Pacte.

Lorsque cette boîte est ouverte et qu’ils vont accepter ce Pacte, tout va changer pour eux.

Avis Piège Conjugal Michelle Richmond

Intense, psychologique, ce roman ne se lâche pas. Bravo à l’auteur pour cette mise en scène de personnages qui se trouvent embrigadés dans ce qui peut s’apparenter à une secte. Secte qui prône les valeurs du mariage, pour qu’il fonctionne et qui est régi par des lois. Que le contrevenant fasse attention car les sanctions sont de plus en plus dures, selon le délit. Tortures mentales, tortures physiques, tout y passe. L’imagination est à son comble pour punir et surtout briser des personnes, pour qu’elles rentrent dans le droit chemin du mariage, de l’amour qui doivent durer. Personne ne sort du Pacte, à moins qu’il ne meure.

Ce roman dissèque le mariage sous toutes ses formes, avec le bonheur, les conflits, ceux qui y mettent du leur ou pas, ceux qui s’en sortent ou qui divorcent. Jake, psychothérapeute, notamment pour des adolescents en difficulté, va aider de nombreux couples. C’est lui, d’ailleurs, qui raconte son histoire. Le roman est donc émaillé de statistiques qui concernent le mariage. Personnellement, je trouve que cette institution, ce contrat est un lien qui peut s’avérer nocif. Combien de couples divorcent un an après leur mariage ? J’en ai connu deux. Personnellement, cela fait 30 ans que je vis avec la même personne sans être mariée. J’ai toujours pensé, et je le pense encore, que ce bout de papier, ne renforcerait rien du tout. Une vie de couple, c’est mettre de l’eau dans son vin, faire des efforts tout le temps. Alors, bien sûr, comme on ne vit pas dans un monde de Bisounours, rien n’est simple. La vie est un combat continuel.

Jake dissèque d’ailleurs, son mariage. Et on se rend compte qu’il a voulu faire sienne Alice, qu’elle lui appartienne entièrement. Son comportement est assez ambivalent. Il veut que sa femme soit libre, il la connaît pratiquement de fond en comble, mais elle arrive toujours à le surprendre. Quant à Alice, lorsqu’elle se retrouve face au Pacte, elle le dissèque. Elle a entraîné son mari dedans, à moins que cela ne soit l’inverse. Mais ils vont très vite se rendre compte que cela ne correspond pas à ce qu’ils pensaient au départ. Entre frayeur, terreur, ils sont tout de même plus ou moins attirés. Quel effet cela doit faire de voir son conjoint partir de cette façon, comme un malade mental ? En tous les cas, Jake va tout faire pour sauver sa femme Alice. Cette expérience va lui permettre de comprendre à quel point il tient à elle et surtout qu’elle ne lui appartient pas.

Alice est une jeune femme, avocate, ancienne musicienne. Elle est curieuse, elle aime ce qui est nouveau, les défis, le risque. Elle est amoureuse de son mari et est extrêmement jalouse. Lui aussi d’ailleurs.

Jusqu’au dernier moment, le lecteur se demande s’ils vont s’en sortir, lequel des deux va mourir. Arriveront-ils à leurs fins pour vivre enfin pleinement comme ils le souhaitent en gardant seulement les bon côtés de ce Pacte.

Je remercie Babelio et les Editions Presses de la Cité pour cette sélection Masse Critique.

Piège Conjugal Michelle Richmond

Date de sortie : 3 mai 2018

Nb pages : 479

Editeur : Presses de la Cité

ISBN : 978-2-258-14344-9

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La fille du roi des marais de Karen Dionne

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Résumé La fille du roi des marais de Karen Dionne

Helena est en train de vendre ses confitures avec sa dernière fille. Elle est mariée et a deux enfants.

Elle entend à la radio qu’un prisonnier, condamné à la prison à vie, s’est évadé. C’est son père. Elle a peur car c’est elle qui l’a fait condamner.

Helena annonce qu’elle va raconter son histoire et non celle de sa mère.

Avis La fille du roi des marais de Karen Dionne

Helena et son père sont au centre de cette histoire. Un père qu’elle a fait arrêter il y a quinze ans et qui vient de s’évader. Lors de cette véritable chasse à l’homme, Helena se rappellera tout ce qu’elle a connu avec lui, dans son enfance, ce qu’il lui a appris, dans cet endroit des marais si reculé où ils vivaient sans électricité, ni eau courante. Elle ne cherche pas d’excuses à cet homme même si elle l’aime car elle sait ce qu’il a fait. Pourtant, elle peut arriver à nous le rendre plus ou moins attachant. Il a été peu aimé par ses parents, il semble avoir de graves problèmes psychologiques, il n’accepte pas d’être contredit. Mais auprès de lui, Helena a su comment survivre dans un milieu naturel hostile, malgré une bonne partie de violence. Helena ne se considère pas comme une victime car elle est née en captivité et n’a jamais su ce qui s’était passé pour sa mère. Elle le révèle, elle a plus aimé son père que sa mère car pour cette dernière, difficile d’être proche de sa fille, surtout qu’elle a été très malade juste après l’accouchement. Face à la violence de cet homme, elle ne s’est jamais interposée entre lui et Helena. En quinze ans, Helena a su faire la part entre le pour et le contre et comprendre pourquoi sa mère n’a jamais cherché à s’enfuir, s’est enlisée dans cette vie.

Malgré tout l’amour qu’elle porte à son mari et il semblerait qu’il lui ait pardonné, Helena culpabilise de ne pas avoir tout raconté dès le départ. Mais difficile quand on a été sous les feux des projecteurs pendant de nombreuses années. Pourtant, il semble qu’il aurait été un formidable soutien même si la dernière partie de l’histoire doit se jouer entre le père et la fille, face à face, sans personne autour. Qui va gagner dans cette lutte mortelle ? La fille sera-t-elle plus forte que le père ? Pour le comprendre et pour comprendre l’évolution d’Helena, le roman nous donne des éléments de l’histoire d’Andersen.

Le roi des marais sait se sortir pratiquement de tout. Il connait ces marais comme sa poche. Quelle peut être sa faiblesse ? Sa fille ? Une relation amour-haine pour la fille car cet homme l’a rendue très malheureuse lorsqu’éprise de liberté, elle s’est enfuie avec sa mère. Elle a dû apprendre ce que c’était de vivre au milieu de personnes civilisées avec des us et des coutumes. Et au fil des pages, à des moments inattendus, Helena fait des découvertes, des présents, matériels et humains, si l’on peut dire, laissés par son père. Cela permet à la tension de monter petit à petit. Tout le long de ce récit d’Helena où elle se rappelle sa vie dans les marais, c’est la traque entre entre elle et son père. Ces rappels, ce présent vont lui permettre de se rendre compte de la personnalité de cet homme. Helena, pratiquement heureuse maintenant, va vouloir tout faire pour sauver sa famille, surtout ses filles. Elle ne veut absolument pas qu’elles vivent ce qu’elle a vécu. Elle souhaite qu’elles soient libres et que plus tard, elles comprennent d’où elles viennent.

Le roman est servi par de magnifiques paysages, sublimés par la plume de l’auteur, qui a vraiment l’art du détail. Le lecteur peut parfaitement les imaginer. Ces endroits sont vierges mais ne me donnent franchement pas trop envie d’y passer la journée. Un roman très psychologique où le décor joue un très grand rôle. Personnellement, malgré toutes ces qualités, ce n’est pas un coup de coeur. J’ai eu quelquefois du mal à m’y plonger. J’ai eu un soubresaut à un moment donné suite à un acte, j’espérais ce dénouement, mais la tension n’a pas été assez forte pour moi.

Je remercie Babelio pour cette sélection Masse Critique, Netgalley et les Editions JC Lattès

La fille du roi des marais de Karen Dionne

Date de sortie : 7 mars 2018

Nb pages : 400

Editeur : JC Lattès

ISBN : 9782709658782

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Le week-end de Natasha Preston

Le week-end de Natasha Preston

Le week-end de Natasha Preston

Résumé Le week-end de Natasha Preston

Mackenzie est heureuse. Elle passe le week-end avec ses amis. Sauf qu’il y a Joshua, un garçon qu’elle n’aime pas. Lorsqu’elle les rejoint, elle fait la connaissance de Blake. Elle est très vite attirée par le jeune homme.

Dans cette maison isolée, les jeunes gens boivent, énormément. Mackenzie et Blake vont passer la nuit ensemble. A son réveil, elle découvre l’horreur.

Avis Le week-end de Natasha Preston

Mackenzie est une jeune fille de près de 18 ans qui a une confiance aveugle en ses amis. Pour moi, ce n’est pas le problème. Dans cette petite ville, ils se connaissent depuis des années et ils ont vécu le meilleur comme le pire. Ils ont énormément partagé. Elle semble savoir à qui elle a affaire. Mais connait-on réellement ses amis ? Le roman tentera de le prouver. Lors de ce fameux week-end, elle rencontre Blake et pour elle, ce sera comme une évidence. Elle tombe très vite amoureuse et partagera toute son enquête avec lui. Par rapport aux autres, elle le juge innocent. Elle le défendra comme elle défendra ses trois amis restants. Mais elle devra se rendre à l’évidence. La police les considère tous comme suspects. Mackenzie va tout faire pour prouver leur innocence. Blake tentera de lui ouvrir les yeux. Malgré les menaces, la mort, Mackenzie apprendra beaucoup sur elle, sur les autres et elle aura besoin d’aide. Même si ce sont de jeunes adultes, qui passent du temps à boire lorsqu’ils font la fête, se droguent, pour certains, les parents de Mackenzie lui font confiance et ils peuvent avoir raison. Même si ce roman n’est pas centré sur les relations entre parents et enfants, cela fait du bien de lire une famille qui n’est pas à couteaux tirés.

D’un autre côté, il y a Blake, le très beau garçon ténébreux – cliché quant tu nous tiens – grand et fort, qui protège – encore un autre cliché. Mais Blake, frère de Joshua, a pour ainsi dire été abandonné par sa mère lors du divorce. Il vit donc avec son père et n’a eu, pratiquement aucune relation avec son frère et sa mère. Lors de ce week-end, il est comme une pièce rapportée dans ce groupe. Très vite, les soupçons vont se porter sur lui. Pourtant Blake, malgré les clichés, est un jeune homme qui cache sa détresse sous de l’humour noir, de l’ironie quand elle n’a pas lieu d’être. Il semble ne pas vouloir s’engager mais Mackenzie a le pouvoir pour qu’il montre ses bons côtés.

La photo de couverture, le résumé m’ont tout de suite plu. Mais cela s’arrête là. Car ma lecture n’a pas été aussi enrichissante que ça. Je m’attendais vraiment à mieux. Le week-end peut être classé dans les thrillers mais vraiment pour de jeunes lecteurs. Pas assez stressant à mon goût. La tension n’a jamais monté. Je suis assez difficile quant à mon style favori. Malgré le final assez machiavélique, j’ai comme l’impression que l’auteur ne nous a pas tout raconté et nous a mené en bateau quant à la culpabilité des uns et des autres. Comme tout bon auteur, elle sait faire durer le suspense quant à ce que Mackenzie cache. Le lecteur ne peut pas juger cette jeune fille qui a appréhendé seule, sans ses amis, cet évènement et les suites qui en ont découlé. Bien entendu, comme dans tout bon roman, il y a le personnage qui rebute complètement. C’est Joshua. Pourquoi est-il comme ça, aussi imbu de lui-même ? Cela aurait mérité quelques explications. Ce roman démontre que tout le monde a des secrets, souvent inavouables. Le coupable est, comme toujours, très proche.

Je remercie Netgalley, les Editions Hachette Romans pour cette lecture.

Le week-end de Natasha Preston

Date de sortie : 28 février 2018

Nb pages : 378

Editeur : Hachette Romans

ISBN : 9782016269398

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Love Murder de Soul Black

Love Murder de Soul Black

Love Murder de Soul Black

Avis Love Murder de Soul Black

C’est mon deuxième roman de cet auteur et nous retrouvons, donc, Valerie. J’ai mis du temps à le lire, trop de temps. Cela m’a empêché de l’apprécier à sa juste mesure et de ne pas trouver un le rythme adéquat de tout bon thriller. Le contexte extérieur ne s’y prêtait peut-être pas. Mais je lirai à nouveau Love Murder et sûrement avec beaucoup plus de plaisir. La lecture s’est accélérée, pour moi, lorsque j’ai compris qui était un personnage, soit à un peu plus de la moitié du roman.

Valerie a fait condamner et emprisonner une très belle femme, Katherine. Mais il manque son binôme. En effet, Katherine et un homme dont elle ne connaissait pas le nom ont assassiné plusieurs femmes après avoir joué avec elles, après de nombreux sévices sexuels. Mais voilà que cela recommence, d’autres femmes vont mourir, des messages vont parvenir à Valerie et à ses équipes. Elle sera obligée de les décoder afin de sauver les futures victimes. Mais tout tourne autour de Valerie qui est la principale concernée. Malgré elle, elle fera appel à Katherine. Ce sera un jeu du chat et de la souris. Katherine a un énorme pouvoir d’attraction, de séduction. La prison a un peu altéré tout ça mais cette femme retrouve très vite son emprise. En six ans, toutefois, elle baisse un peu le voile. Valerie arrive à reconnaître certains signes. Mais l’emprise est là. Même si Valerie a grandi, en six ans, elle n’est plus la même femme. Katherine s’en rend très vite compte. Les deux femmes se comprennent très bien. Katherine est perspicace, instruite, cultivé. Elle fascine. Face à elle, les autres sont vulnérables. Même Valerie car Katherine va lui distiller, petit à petit, des informations qui feront que Valerie s’interrogera forcément. Je sens Valerie happée par Katherine, elle subit son pouvoir. D’ailleurs, pourquoi accède-t-elle à toutes ses demandes ? Même au nom de l’amour ! Personne n’en sortira indemne.

Valerie veut réussir sa vie de couple. Elle est profondément amoureuse. Elle veut concrétiser. Elle veut faire un enfant. Mais elle a peur. Son métier fait qu’elle s’interroge. Que sa mère, sa soeur ou encore son amoureux acceptent son travail, sa dangerosité, elle ne veut pas faire subir ça à un enfant. Elle sera une mère louve comme elle est louve avec ceux qui lui sont chers, car Valerie, de part son travail, éprouve énormément de culpabilité par son manque de présence. Mais Valerie est un flic, un inspecteur de la criminelle. Elle voue sa vie à mettre en prison ceux qui font du mal aux autres.

Soul Black nous offre un roman très psychologique. Outre les tortures physiques subies, le lecteur assiste à de nombreuses tortures mentales, de ces femmes qui sont enlevées. Elles passent par toutes les phases et savent qu’elles vont mourir. Elles s’interrogent sur ce qu’elles vont subir, sur ce qu’a été leur vie. Certaines, même, vont résister et faire plus que résister. Mais à quel prix ?

Attraction, Répulsion, Intimité, Manipulation ? Quel est le mot qui doit être choisi pour qualifier Love Murder ? Deux sont pour moi les plus importants. Trouverez-vous lesquels ? Saul Black manipule son lecteur également. Et ça, j’adore. Même lorsqu’il y a torture, les éléments alentour sont expliqués, sont lumineux. Mais on retrouve une atmosphère très vite propice à ce qui se passe, de la noirceur, des ténèbres. Le compte à rebours est lancé, tout s’accélère. La fin vaut-elle le détour ? Je vous laisse juger.

Je remercie les Editions Presses de la Cité pour Love Murder.

Résumé Love Murder de Soul Black

En 2009, Valerie Hart assiste au procès de Katherine Glass qui a torturé et tué, six femmes, avec un complice. Katherine est condamnée à mort.

Six ans plus tard, Nick est prêt à épouser Valerie. Lors d’un week-end, il va la demander en mariage.

Love Murder de Soul Black

Date de sortie : 5 octobre 2017

Nb pages : 230

Editeur : Presses de la Cité

ISBN : 978-2-258-11486-9

Les chiens de Détroit de Jérôme Loubry

Les chiens de Détroit de Jérôme Loubry

Les chiens de Détroit de Jérôme Loubry

Avis Les chiens de Détroit de Jérôme Loubry

Nous avons une bonne partie consacrée à Stan qui a dirigé, pendant plusieurs années, l’enquête des enfants morts et disparus.

En 2013, comme il n’y a pas de résultats et qu’il n’est pas un très bon élément, c’est Sarah qui se voit confier l’enquête même si elle ne le veut pas. Stan doit l’aider.

L’auteur nous offre un parallèle entre les deux, cet homme et cette femme qui tous deux travaillent dans la police et qui ont un passé mais aussi un présent plus que difficiles, le tout lié aux enfants. Pour Stan, après une carrière à Washington, il a été sommé de partir à Détroit. Trop violent dans son travail, mais aussi trop violent avec sa femme. Divorce, restriction pour voir son fils. Déjà qu’il avait plongé dans l’alcool et la drogue, à Détroit cela ne va pas s’arranger surtout avec cette affaire d’enfants disparus et morts. Il y donne tout son coeur, toute son âme mais cette enquête sera un échec. Il est investi car tout lui rappelle son fils, même jusqu’au prénom. Le lecteur assiste à la déchéance encore plus flagrante de Stan qui va de pair avec Détroit. Si le lecteur suit l’évolution de Stan et sait très vite à quoi s’en tenir, il n’en va pas de même avec Sarah. On sait qu’elle a plus de la trentaine, que son compagnon l’a quittée, qu’elle souhaite avoir des enfants, qu’elle entend des voix et qu’à cause de ça elle est suivie psychologiquement. Son père, policier, a été tué dans l’exercice de ses fonctions. Sarah n’est pas instable, mais malheureuse. Un élément de son passé a été occulté. Et c’est cet élément qui va jouer un grand rôle dans ses relations avec Stan, dans l’enquête.

Stan comprend Sarah, il veut l’aider, la protéger, même s’il doit enfoncer les portes de son passé et ne pas jouer franc jeu avec elle. Si on sait pratiquement dès le départ qui est le tueur, on ne connait pas ses réelles motivations. Il faudra avancer dans le roman, dans son déroulé pour tout savoir. Le pitch est d’ailleurs très bien trouvé. L’écriture est fluide, toujours rythmée. Je ne me suis pas ennuyée une seconde.

Sans trop s’en rendre compte, le lecteur se laisse embarquer par l’histoire. Mais je me suis rendue compte, pour ma part, que le roman a pris d’ampleur, plus de rythme, avec l’arrivée, très étudiée de Sarah. L’auteur a réussi son pari. J’ai été un peu déstabilisée par la construction, 2013 et 1998 et après, même si je suis habituée à des retours en arrière qui alternent avec des chapitres au présent. Mais ceci est indispensable à cette enquête, à la psychologie des personnages. Ce roman n’est pas un véritable coup de coeur, mais cela n’enlève en aucun cas sa richesse. Je n’ai pas été happée, je n’ai pas fait un avec Stan ou encore Sarah. Roman à la fois policier, puisqu’il y a enquête, psychologique, puisqu’il étudie divers personnages, leurs forces mais surtout faiblesses, Les chiens de Détroit est aussi un roman économique. La ville de Détroit, ancienne ville très riche et véritable fleuron automobile, est devenue pauvre, une ville fantôme, où il ne fait pas bon vivre. Le temps est toujours gris, terne. Les maisons se vident, les banques saisissent. La ville fait des économies drastiques, que ce soit au sein de la police, des services d’urgence ou encore les services municipaux. La violence est également très présente.

Je remercie Netgalley et les Editions Calmann Lévy

Résumé Les chiens de Détroit de Jérôme Loubry

Détroit, 2013, déjà une semaine d’enquête pour Stan et Sarah. Plusieurs enfants ont disparu. Un homme a été arrêté, il demande la rédemption.

1998, le premier corps d’un enfant a été retrouvé. Stan est chargé de l’enquête.

Les chiens de Détroit de Jérôme Loubry

Date de sortie : 11 octobre 2017

Nb pages : 300

Editeur : Calmann Lévy

ISBN : 9782702161708

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Roma de Mirko Zilahy

Roma Mirko Zilahy

Roma Mirko Zilahy

Avis de Roma de Mirko Zilahy

Roma, Roma. Avec ce titre, vous pouvez l’imaginer l’action se passe à Rome. Mais ce n’est pas la ville sous le soleil qui est le théâtre de cette enquête. Non, il pleut depuis des mois et cela n’arrête pas durant le roman. Cela donne une sacrée atmosphère aux personnages, à l’enquête mais aussi à tous les bâtiments mentionnés. En effet, l’auteur nous livre un véritable voyage avec de nombreux monuments romains. Il y a les bâtiments historiques que nous connaissons ou avons entendu parler si nous n’avons pas visité la ville. Mais d’autres également. Et avec cette atmosphère, cela peut faire froid dans le dos avec ce souci du détail, de la description. Le Tibre, le fleuve qui traverse Rome, est également au centre du roman. Rome est belle, même sous la pluie. Le lecteur trouve tous ces bâtiments, le plus souvent, dans les chapitres écrits en italique. Outre cette pluie, le feu est également omniprésent dans une bonne partie du roman.

Outre ces descriptions de lieux, la partie historique est également bien présente. Car Rome est un lieu vraiment chargé d’histoire et depuis des millénaires. L’auteur mixe le tout à merveille. Si je me rends à Rome, je pense que je me replongerai dans ce roman pour noter les lieux et l’histoire qui s’y rattache. En plus, j’aurai à l’esprit ce qui s’est passé dans Roma.

Passons aux personnages qui sont extrêmement attachants autant qu’ils soient. Enrico Mancini est commissaire, profileur avec une très bonne réputation. Mais il a perdu sa femme des suites d’un cancer. Mancini est un solitaire, il a eu très peu d’amis. Sa femme était tout pour lui et il ne s’est pas remis de sa mort. Le livre nous en donnera un élément. Il souhaite retrouver un médecin qui a disparu, médecin qui a soigné sa femme. Lorsqu’il est appelé sur la découverte du premier corps, très vite, il ne veut pas être impliqué. Mais il changera d’avis. Il reprend du poil de la bête au fur et à mesure mais peut retomber très vite dans la noirceur de ses pensées. Tous ceux qui le côtoient font attention à lui. Mancini boit, boit beaucoup et se cache. Malgré tout, il a la confiance de tous. A l’aide du professeur et de son équipe, il posera, très vite, le profil psychologique de ce tueur. Ils arriveront à trouver, très rapidement, qui il est.  L’équipe de Mancini est au top. Ils ont tous des profils différents, ils ont souffert pour diverses raisons, ils ont des peurs qu’ils doivent affronter. Que ce soit Caterina ou la juge, les deux espèrent aller plus loin avec Mancini car elles ont des sentiments pour lui.

Qui est cet homme qui fait souffrir, qui tue, qui dépose ces corps dans ces endroits ? Très vite, le lecteur sent qu’il est isolé. Les meurtres sont abjects mais au fur et à mesure, on comprendra tout de même cette souffrance. Le roman, thriller psychologique, nous détaille le profil de cette personne traquée. Il y a des références à Quantico.

Roma est une histoire de vengeance d’un homme qui n’a pas accepté le décès de sa mère et qui trouve que le personnel soignant n’a pas été la hauteur. A part les décès, les questionnements, il y a peu de rebondissements mais plutôt une enquête qui ne faiblit pas. Heureusement qu’ils sont tous liés car le procureur na la joue pas franc jeu.

Je remercie les Editions Presses de la Cité pour la découverte de ce très bon thriller psychologique et de cet auteur que je ne connaissais pas. Mais il est à suivre même si Roma n’est pas son premier roman.

Résumé Roma de Mirko Zilahy

Un corps est brûlé par les flammes.

Rome, le 1er septembre, un jeune gitan, qui a perdu sa mère, a décidé de vivre tout seul. Il a faim et malgré tout, il n’a pas peur. Il a 11 ans et découvre un cadavre.

Enrico Mancini est commissaire dans un petit commissariat de quartier, il a perdu sa femme. Son enquête en cours est la disparition d’un médecin, l’oncologue qui a soigné sa femme. Il possède une toute petite équipe.

Roma de Mirko Zilah

date de sortie : 18 mai 2017

Editeur : Presses de la Cité

Isbn : 978-2-258-13583-3

Nombre de pages : 429

 

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L’homme qui haïssait le bien de Sébastien Bohler

L'homme qui haïssait le bien de Sébastien Bohler

L’homme qui haïssait le bien de Sébastien Bohler

Avis L’homme qui haïssait le bien de Sébastien Bohler

Par quel bout prendre cette critique ? J’en ai mis partout sur mon cahier. Le premier point est que ce titre peut se lire indépendamment du premier, soit Neuroland. Mais si vous êtes comme moi et avoir tous les atouts en main, je pense qu’il vaut mieux lire Neuroland avant. Ce n’est pas mon cas et je le regrette car j’aurais pu faire connaissance avec les personnages, notamment Franck Corsa et Maria.

Nous avons une très belle palette de personnages, des plus véreux aux plus sympathiques. Commençons par Franck Corsa, dans l’attente de son jugement pour de nombreux meurtres. Une de ses victimes, Maria, est toujours vivante. Elle a subi l’horreur. Mais même si elle est meurtrie dans son corps, dans sa chair, elle tente de trouver des explications à ce qu’a pu faire Franck Corsa. Elle a vu même une part d’humanité en lui. Ce n’est pas pour plaire à son petit ami, Vincent, qui travaille à Neuroland. Maria et Vincent sont amoureux mais le viol a fait que Maria ne peut plus être touchée.

Vincent est brillant, thésard, mais trop jeune pour bousculer les uns et les autres. Le Prix Nobel est en vue. Malgré ses recherches, il fera les frais de ce qui se passe dans ce roman.

Franck Corsa n’a pratiquement plus de corps. Il doit continuellement se faire soigner. Son enfance et ce qu’il a vu jouent beaucoup dans l’homme qu’il est devenu. Psychopathe, il est un des premiers à subir cette intervention dans son cerveau. Comme il veut que la vérité éclate, il accepte. Mais attention à ceux en qui il a placé sa confiance. Ils ne feront pas long feu car, en plus, Franck Corsa, détient de nombreux secrets qui peuvent faire tomber des personnalités haut placées.

Le lecteur assiste à une véritable chasse à l’homme. Le temps presse pour que cessent des pratiques détestables, pour que la vérité éclate, pour qu’un attentat ne soit pas commis. De plus, le Prix Nobel se profile pour récompenser des chercheurs et leur travail.

Un roman tout à fait dans l’air du temps avec sa trame politique, les conflits d’intérêt, les rétro commissions. Le rythme ne faiblit pas. L’auteur réussi la prouesse de nous faire voyager, de nous narrer ces peuples qui souffrent, qui subissent la cupidité des nantis. Tout est bien agencé, il n’y a aucun temps mort. L’histoire, par étapes, coïncide parfaitement. Les personnages sont bien étudiés, tout comme leur évolution psychologique. Les éléments sont parfaitement liés, la politique, les lois, les cobayes, la médecine et le progrès. Le chantage est également bien présent tout comme le travail journalistique.

Je pense que l’auteur fait aussi référence à deux célèbres présentateurs du journal télévisé mais aussi au suicide d’un célèbre Premier Ministre.

Je remercie les Editions Robert Laffont et Netgalley France pour cette sélection.

Résumé L’homme qui haïssait le bien de Sébastien Bohler

Maria et Vincent tentent de vivre leur histoire d’amour. Mais elle voit que Franck prend possession de son esprit. Pourtant Franck Corsa est en prison, dans l’attente de son procès.

Olga est la psy de Maria. Lors d’une visite en prison, Franck leur promet de leur faire vivre un enfer.

Une réforme de la santé pénale doit être votée.

L’homme qui haïssait le bien de Sébastien Bohler

date de sortie : 20 avril 2017

Editeur : Robert Laffont

Isbn : 978-2-221-19238-2

Nombre de pages : 416