Dossier 64 de Jussi Adler Olsen

Dossier 64 de Jussi Adler Anderson – Source Babelio

Dossier 64 de Jussi Adler Olsen, présentation

En 1985, Nete sent sur elle un regard. C’est celui de Curt Wad et cela lui rappelle son passé. Elle demande à son mari de partir mais Curt a déjà distillé son poison.

En novembre 2010, Carl voit l’affaire de la mort de son oncle ressurgir. Rose, son assistante, exhume des affaires de disparitions de prostituées. 

Curt, qui a maintenant 88 ans, veut que le parti qu’il représente soit élu.

Avis Dossier 64 de Jussi Adler Olsen

Je n’ai pas eu trop de mal à me plonger dans ce thriller mais j’ai mis du temps à trouver mes marques, vu le nombres d’enquêtes qui se profilent pour ce département. J’ai dû revenir en arrière à un moment car je ne comprenais rien à ces disparus. Mais dès que cela a été fait, j’ai mis un marque pages sur les noms m’évitant ainsi de rechercher. Ce qui me gêne quand je prends un roman, qui est une suite, est de ne pas connaître les chapitres précédents. De plus en plus, je suis coutumière du fait. Mais heureusement que l’auteur donne quelques indices à son lecteur néophyte. Mettons en ordre toutes les notes prises lors de la lecture, car c’était vraiment un peu fouillis, ce qui est normal puisque l’auteur nous entraîne sur de nombreuses affaires. Malgré la densité, malgré le plaisir retiré à la lecture et mon envie d’avancer, j’ai mis du temps à lire ces 600 pages. Pourquoi, je n’en sais rien. J’ai adhéré immanquablement à l’histoire, au style de l’auteur. La preuve, j’ai commandé les trois premiers.

Bref, j’ai découvert Carl, Rose et Assad et tous ceux qui gravitent autour. J’ai eu du mal à me représenter Carl. Mais l’auteur nous en donne une très bonne description. Quant aux caractères, je n’en dévoilerai pas trop pour laisser la surprise aux futurs lecteurs. L’équipe est donc composée de ces trois personnes. Assad et Rose restent un mystère pour leur chef Carl. On les sent très unis même s’ils ne le montrent pas beaucoup. Ils se serrent les coudes même si Rose et Assad outrepassent leurs fonctions en étant assez bruts avec leur chef. Mais l’humour de l’auteur dans les pensées, les réparties de Carl nous montrent que cela ne porte pas à conséquence.

Ensuite, il y a cette fameuse histoire de parti, de Lutte Secrète, de femmes stérilisées, sans qu’elles le sachent, durant de nombreuses années. Cela fait vraiment froid dans de le dos. Cela démontre que les idées mises en place par Hitler ne sont pas mortes, qu’elles sont remises au goût du jour. Les dérives politiques, médicales d’une société, très proche de la notre, incitent à se questionner. Et si cela se passait en France ? Car, sous couvert de thriller, l’auteur nous dresse un portrait très noir du Danemark. Mais les internements de femmes, d’êtres humains, ont été courants là-bas et ici avec toutes les violences occasionnées entre des personnes fragiles, injustement internées et leurs geôliers.

Puisque le département V travaille sur des affaires non élucidées, nous allons assister à une histoire de vengeance, à l’histoire de Nete et le lecteur plongera dans son passé. L’auteur oscille donc entre le passé de Nete, les années où la vengeance a lieu et le présent et donc les enquêtes. Le roman commence très fort et cela ne faiblit absolument pas. Pour contrebalancer tout ça, l’auteur utilise un ton humoristique mais qui ne trompe pas car souvent ironique. Et en plus, bravo à lui car je me suis bien fait avoir par la fin que je n’avais vraiment pas venir de cette façon.

MAJ du 16.01.2021

Près de cinq ans après avoir lu Dossier 64, je me suis replongée dans le roman puisque j’ai décidé de les lire tous dans l’ordre.

Je ne retire pas grand chose à cette critique, sauf que je me souvenais assez bien des tenants et aboutissants du roman et je n’ai eu aucun mal à suivre les personnages. Et j’ai attaché encore plus d’importance à eux, que ce soit Carl, Rose et Hassad. Carl est le chef, mais il n’arrive toujours pas à cerner Hassad, à son grand désespoir car il éprouve plus qu’une relation de collègues. Le sort d’Hassad l’interresse et il voudrait partager plus avec lui. Je me suis également très intéressée au sort de Nete et ce qu’elle a vécu que ce soit dans son enfance lors de la perte de sa mère, adolescence et comment elle a tenté de s’en sortir, sans être écoutée, sans être prise au sérieux.

Carl doit également affronter une partie de son passé avec cette opération menée avec ses deux coéquipiers. Je ne sais si on saura un jour la fin de cette histoire, les responsabilités des uns et des autres.

Je dois avouer que je ne me rappelais pas tant que cela de la fin. J’ai été aussi choquée par ce parti politique, qu’autant de gens puissent décider de l’avenir des autres, de jeunes femmes, de familles, de cette façon, car cela ne correspond pas à leurs idéaux de vie.

Je suis toujours ravie de continuer les livres de cet auteur.

Dossier 64 de Jussi Adler Anderson

DATE DE SORTIE : 6 janvier 2016

EDITEUR : lE LIVRE DE POCHE

ISBN : 978-2-253-09515-6

NB DE PAGES : 665

Le règne des Illuminati de Giacometti et Ravenne

Le règne des Illuminati de Giacometti et Ravenne – Source Fleuve Editions

Le règne des Illuminati de Giacometti et Ravenne, Présentation

Kennedy rencontre le nouveau Pape en secret qu’il l’informe que la mort est proche.

Damien Heller tente de supprimer l’Abbé Emmanuel. Il est assassiné à son tour mais cela passe pour un suicide. La Juge Gardanne a mené son enquête qui risque de ne pas déboucher sur un procès. Mais un élément déconcertant l’oblige à contacter un ami Franc-Maçon qui fait appel à Antoine Marcas. Actuellement en congé, il peut se consacrer à ce début d’enquête. Il rencontre divers personnages hauts placés mais il est également suivi et la mort rode, très proche.

Avis Le règne des Illuminati de Giacometti et Ravenne

Il y a tellement à dire sur ce roman que je ne sais par où commencer sans trop en dévoiler car tel n’est pas le but du jeu, n’est-ce pas !

Pour commencer, lorsque le roman est paru, je pensais que c’était un document sur les Illuminati. La faute de ne pas lire les 4ème de couverture, même en les achetant. Avant de lire le roman, j’ai lu les avant pages et je me suis aperçue qu’il y avait déjà au moins huit enquêtes de Marcas. Mince ! Des achats en perspective (pas ça le mince), mais je n’aime pas lire des enquêtes avec un personnage déjà récurrent où il y a des références aux anciens romans. J’ai persévéré. Dans ce cas-là, cela ne gêne pas le lecteur.

Ce roman n’est pas un véritable coup de coeur (en avril 2020, si) même si j’ai aimé la trame de l’histoire et le sujet des sociétés secrètes, notamment des Franc-Maçons, un univers qui m’intéresse plus particulièrement. Il est fait de codes, de rites, de signes… Je ne sais pas si je peux dire que cela touche au mysticisme mais tout ce qui relève du monde de l’occulte, de ce qui peut être interdit, je suis preneuse. Est-ce mon côté original ? Très certainement. Curieux, encore plus. Ne pas faire partie du commun des mortels ? Oui. Vouloir faire partie d’une société secrète ? J’y ai pensé, figurez-vous. Il suffit juste d’être approché. Ce qui n’a pas été mon cas. Même les religions m’intéressent pourtant il n’y a pas plus athée que moi. Mais j’ai un esprit très curieux, ceci entraînant cela.

Le complot, les théories des complots sont une des composantes de ce roman, notamment l’assassinat du Président Kennedy et de nombreux évènements qui se sont passés ensuite, mais également bien en avant. Les auteurs nous permettent de nous interroger sur les grands de ce monde, politiques, chefs d’entreprise, financiers. Que font-ils réellement ? Je n’ai jamais pensé qu’ils étaient blancs comme neige et ce roman me conforte dans cette opinion.

Car nous sommes au XXIème siècle mais aussi pendant la Révolution, la Terreur, le XVIII ème siècle. D’un côté Marcas, de l’autre Ferragus, policiers. Ils ont énormément en commun. En premier, leur appartenance aux Franc-Maçons. De deux, une enquête pour chacun liée à la Franc-Maçonnerie et aux sociétés secrètes. En troisième, une femme. Pourquoi sont-ils liés de cette façon ? Les Illuminati ont traversé les siècles. La société secrète a toujours été vaillante, même avec peu de membres. Elle est toujours revenue et son but, à chaque fois, n’était pas le bien.

J’ai bien aimé les personnages évoluant dans ce roman, notamment Ferrages et Marcas dont les histoires, à plusieurs siècles d’intervalle, sont intimement liées. Un chapitre est consacré à l’un et un autre chapitre à l’autre, mais pas dans les dernières 100 pages. Ils ont un sacré caractère, ils sont excités par la traque ésotérique et connaissent à fond leur monde. Marcus a des soucis avec son fils, très certainement depuis son départ pendant un an en Afrique. C’est un homme seul après la mort des femmes qu’il a chéries. J’espère qu’il y a encore de l’espoir pour lutter contre tous les intégrismes contre lesquels ils ont lutté. En tous les cas, Marcas ira jusqu’au bout pour connaître la vérité même s’il doit tomber de haut et en subir les conséquence concernant la Franc- Maçonnerie.

Ce roman n’est pas un cours d’histoire mais celle-ci avec un grand H est bel et bien là. Ce qui permet au lecteur, en tous les cas moi, de s’interroger beaucoup plus sur ces évènements de la Terreur, les personnages qui l’ont composée, ce qu’ils ont fait, qui a pu tirer les ficelles et aussi les Francs Maçons, toujours accusés des pires mots.

Je ne donne jamais de conseils de lectures. Mais là, je vais le faire. Passez votre chemin si vous n’avez pas l’esprit ouvert, passez votre chemin si vous considérez les Franc-Maçons ou toute autre société secrète comme une secte. Si non, vous passerez un bon moment de lecture. Quant à moi, je n’en ai pas fini avec Marcas et l’obscur.

Edit du 4 avril 2020

Cela fait 5 ans, déjà, que j’ai lu ce roman. Je l’avais beaucoup aimé et je me suis dit que j’allais me faire toute la série des Antoine Marcas. Chose faite. Maintenant il me reste les deux dernières histoires à lire, avant que les auteurs continuent avec Antoine. Je sais pourquoi donc j’ai lu cette série. J’ai relu ma chronique et avoir lu ce roman une seconde fois me l’a fait apprécié encore plus.

Par rapport aux romans précédents, les chapitres sont beaucoup plus courts, en ce qui concerne la trame historique et la trame actuelle. Cela permet de passer de l’un à l’autre sans problème. Cela donne plus d’énergie au roman. Comme je l’écrivais plus haut, il y a bien un parallèle entre les deux périodes et les deux personnages principaux.

Lire Le règne des Illuminati, presque juste après le livre de Jacques Ravenne sur Robespierre donne encore plus de dimension à la période décrite. Moi qui voulais en savoir plus sur Saint-Just, l’Archange de la Terreur, je suis bien servie, même si ici, c’est romancé. Guillotin était-il un personnage aussi machiavélique qu’il est décrit ici ?

Etude du cerveau avec notamment le Eye Tracking et tout ce que cela peut engendrer de bien mais aussi de mal, comme faire regarder à des personnes des programmes, des évènements très durs et observer leurs réactions ou leur insuffler des actes. Mimétisme au niveau des réactions grâce à l’étude du cerveau. Certaines choses peuvent faire vraiment peur à ce sujet. Antoine reste tel qu’il est. Il prend ce dont il a besoin et reste toujours égal à lui-même. Il ne profite de personne même si cette histoire lui a porté un sacré coup, quant à certaines de ses convictions.

Le règne des Illuminati de Giacometti et Ravenne

date de sortie : 12 juin 2014

Editeur : Fleuve Editions

ISBN : 978-2-265-09370-6

Nb de pages : 550

Le Temple noir de Giacometti et Ravenne

Le temple noir de Giacometti et Ravenne - Editions Pocket

Le temple noir de Giacometti et Ravenne – Editions Pocket

Le Temple noir de Giacometti et Ravenne, présentation

Sacré Coeur, l’abbé ne pense pas qu’il faut autant de temps pour effectuer des travaux de réhabilitation. Il veut en avoir le coeur net. Il décide de s’introduire dans son église et ce qu’il trouve n’est pas fait pour le rassurer et surtout le conforte dans son opinion. Le Sacré Coeur est en travaux, certes, mais pas de réhabilitation.

Après avoir trouvé le trésor, Antoine est parti en vacances avec Gabrielle. Il est heureux et amoureux. Mais, voilà, il va devoir très vite rentrer à Paris.

Avis Le Temple noir de Giacometti et Ravenne

Et un nouveau Marcas de fini. J’avance, j’avance dans ma série et j’en suis bien contente. Maintenant, à savoir si je vais relire Le Règne des Illuminati ou pas. Je pense puisque je voulais connaître l’évolution des personnages. Avec ce roman, la suite du Septième Templier. Alors si je me suis bien ennuyée sur le précédent, ne l’ayant pas trouvé réellement au top, celui-là, je dois dire, relève vraiment le niveau. Toujours une mention spéciale qui donnent très explications très instructives en fin de roman. Explication au début de roman pour lire ce roman. Il y a en trois. Je n’y aurais pas pensé. Lire la partie historique, d’une traite, lire la partie actuelle d’une traite ou laisser filer les pages. Depuis les débuts d’Antoine Marcas, je privilégie celle-ci. Pour moi, tout est lié, que ce soit ce qui se passe de nos jours ou en 1232, dans ce roman.

Dans Le Temple noir, Antoine Marcas est bien revenu. Il est amoureux de Gabrielle, il est en congés et passe du bon temps en vacances. Mais on le rappelle très vite car après la découverte d’un fabuleux trésor au Sacré Coeur, un homme est encore mort, un homme d’église. Il est sommé de rentrer à Paris. Et très vite, Antoine Marcas va mener l’enquête. Il va très vite découvrir qu’il va être mis en présence, de nouveau, avec la Louve, femme qu’il hait au plus haut point. Et Antoine devra partir à Londres, car c’est là que l’enquête le mène et notamment chez les franc-maçons anglais. Si Antoine découvre des trésors, il est, comme toujours, celui à abattre, celui dont on se sert pour avoir des informations. En plus, la femme qu’il aime est enlevée. Bien entendu, ceux qui lui en veulent, tapent là où ça fait mal.

Pour la période actuelle, Le Temple noir se déroule au moment où vont s’ouvrir les JO de Londres. Et celui qui veut le pouvoir sur le monde a pratiquement trouvé comment devenir le maître du monde. Il élimine au fur et à mesure ses adversaires. Et même s’il arrive à trouver la clé des énigmes, aidé en cela par un chercheur ou par Antoine, il doit être absolument arrêté. Et pour cela, c’est le compte à rebours.

Pour la grosse partie londonienne, c’est une véritable visite de la capitale, siège de la franc-maçonnerie britannique avec ses nombreux symboles, ses personnages qui ont oeuvré pour la franc-maçonnerie et une certaine transparence qu’il n’y a pas en France. Mais la franc-maçonnerie souffre de ragots, d’informations distillées de complots… Certaines personnes s’y engouffrent sans problème. Et ce fameux trésor des Templiers, a-t-il été réellement découvert ? Lui aussi, tout comme ces Templiers, sont l’objet de spéculations, encore et toujours, même de nos jours.

La partie historique leur est, en partie, consacrée. Tout commence avec Roncelin qui fait partie d’une bande de pillards qui tue et vole sans vergogne. Ils sont assez bien préparés. Et leur dernier coup d’éclat semble bien fonctionner. Mais voilà, un homme au sein de l’Eglise, le Légat du pape, va mener une action d’envergure. Se faire délivrer cette somme et Roncelin se trouve emprisonné. Si personne ne connaissait ce dont étaient capables l’Eglise, des pillards et autres en matière de tortures humaines, le lecteur sera servi, ici. Roncelin, emprisonné, torturé, veut absolument en finir. Mais son compagnon de cellule va, en quelque sorte, le révéler à lui-même. Cet homme emprisonné est Juif et il détient, grâce à ses recherches, un secret. Les Templiers vont faire, en sorte, de le libérer. Mais bien entendu, cela ne se passe pas comme prévu. Roncelin va devoir gagner la confiance des uns et des autres, et franchement je ne m’attendais pas à un tel destin pour cet homme.

Les Juifs ont toujours été les hommes à abattre et cela continue encore. Pas étonnant que le monde soit toujours en guerre, les années précédentes et il y a bien longtemps montrent que tout est un éternel recommencement pour des jeux de pouvoirs, des trésors à trouver… Les populations, quelles qu’elles soient, ont souffert, sont mortes et cela continue encore et encore. Et l’Eglise dans tout ça. Elle n’a jamais le beau rôle et cela se voit, ici, encore.

Comment travaillent Eric Giacometti et Jacques Ravenne ? Comment se partagent-ils le travail ? J’aimerais, un jour, avoir une réponse à cette question, que je me pose depuis les débuts. J’espère avoir, un jour, l’occasion de les rencontrer, ensemble, ou l’un ou l’autre afin de leur poser la question.

En tous les cas, encore une fois, grâce à eux, j’ai énormément appris sur des parties historiques, très intéressantes, mais on le sait romancées. Je pense que je continuerai à lire les 2-3 Antoine Marcas qui me restent en laissant filer les pages. J’aime bien passer d’une époque à l’autre, même si j’ai un peu perdu le fil une ou deux fois.

Le Temple noir de Giacometti et Ravenne

Date de sortie : 13 juin 2013

Editeur : Pocket

Nombre de pages : 730

ISBN : 978-2-266-24150-2

Ne t’enfuis plus d’Harlan Coben

Ne t'enfuis plus d'Harlan Coben - Editions Belfond Noir

Ne t’enfuis plus d’Harlan Coben – Editions Belfond Noir

Résumé Ne t’enfuis plus d’Harlan Coben

A Central Park, Simon est anéanti. Il se trouve au milieu de gens heureux, qui se prennent en photo et qui écoutent de la musique.

Il revient un peu sur sa vie, sur ses enfants lorsqu’ils étaient plus jeunes. Et notamment sur sa fille aînée, partie il y a six mois. Sa mère ne veut plus la voir mais lui n’a pas abandonné.

Avis Ne t’enfuis plus d’Harlan Coben

Retrouver Harlan Coben, abandonné un grand moment car je trouvais que je tournais en rond, avec pratiquement toujours les mêmes histoires. Pourtant, il me reste encore des romans de cet auteur à lire. Mais voilà, j’ai sauté le pas, commandé son dernier opus et lu en suivant. Et cela fait du bien. Toujours le même style efficace. Pimenté avec trois histoires qui se recoupent au lieu de deux, comme auparavant. Une histoire de disparition, de drogue, mais pas que.

Simon recherche sa fille depuis de nombreux mois. Il essaie de récolter des indices, à l’insu de sa femme, Ingrid. Simon a trois enfants, deux filles et un garçon. Paige a changé de tout au tout depuis son entrée à la fac et son départ de chez elle. A la faveur d’une rencontre, elle est devenue droguée et une véritable loque. C’est de cette façon que la voit Simon à Central Park. Mais la jeune fille s’enfuit. Pourtant, dans son regard, Simon a vu que Paige souhaitait de l’aide. Il sera bien obligé de mettre au courant Ingrid. Car ce fameux jour, une vidéo publiée le montre en train de frapper le petit ami de Paige qui s’était interposé. Mais les poursuites tournent court, jusqu’à ce que la police lui annonce la mort du petit ami de Paige et sa disparition. Aidé de sa femme, il va tenter entrer dans un milieu, le trafic de drogue. Mais Simon sera obligé de continuer seul sa quête. Toutefois, des éléments vont le mettre en rapport avec une détective privée, chargée de retrouver un jeune homme qui a disparu. Meurtres avec en toile de fond, toujours Paige. Est-elle coupable ? Que signifient ces meurtres ?

Culpabilité d’un père par rapport à ses enfants, énormément de questions. Que n’a-t-il pas vu ? Pourquoi les a-t-il laissés autant libres ? Est-ce un problème d’éducation ? Pourtant ils ne manquaient de rien. Mais même dans ce type de famille où rien ne se voit en surface peuvent cacher les plus profonds traumatismes. J’étais un peu en colère contre Ingrid et le fait qu’elle ne veuille pas aider sa fille. Mais j’ai compris son avis. Pédiatre, elle sait qu’un drogué ne s’en sortira que s’il le souhaite réellement et qu’il ne faut pas le forcer à faire ce qu’il ne veut pas.

Simon va agir comme un véritable détective pour découvrir la vérité et retrouver sa fille. Il ne sait pas si elle est coupable. Il mettra à jour des secrets qui peuvent tout changer. Entre histoire d’enfants adoptés, secte également, comment ces quatre éléments sont liés ? Harlan Coben consacre un chapitre à chacun d’un des thèmes et il les fait tourner. Mais cela ne gêne pas du tout le lecteur qui suit le fil de l’histoire. Et la vérité va surgir, pas facile à appréhender, certes, mais que l’on peut comprendre. Simon ne lâchera rien et forcément, malgré sa volonté d’être honnête, pour lui le plus important est de sauver sa famille, sa fille mais aussi sa femme. Harlan Coben nous décrit le couple formé par Ingrid et Simon, un couple tombé amoureux au premier regard. Chacun a ses failles mais lequel en a le plus ? Est-ce que l’histoire se répète ? Est-ce que Paige va être retrouvée, s’en sortir ? Malgré l’aide reçue et sa volonté, ce n’est pas toujours facile de quitter la drogue, surtout lorsque l’on a été addict. L’addiction peut revenir à tout moment. Un alcoolique, un drogué n’est jamais guéri, on le sait. Il suffit de succomber à la tentation.

Harlan Coben sait distiller les informations au bon moment, notamment les coups de théâtre. Lorsque j’ai tourné la page d’un chapitre et que j’ai lu ce qu’il annonçait, j’ai été tellement surprise que j’ai prononcé le mot avec un m. Donc, pour moi, la magie opère toujours. Une partie du dénouement assez rapide, qui soulève encore des questions.

Le maître des nuits blanches a encore frappé avec son talent indéniable. Satisfaite d’avoir acheté ce nouvel opus et de l’avoir lu. Mais vu les deux – trois qui m’attendent dans ma bibliothèque, je vais laisser passer du temps pour ne pas retomber dans le schéma de laisser tomber un des mes auteurs favoris. Pas tout à fait la note maximale sur 10, car pas un coup de coeur indéniable.

Ne t’enfuis plus d’Harlan Coben

Date de sortie : 3 octobre 2019

Editeur : Belfond Noir

Nombre de pages : 415

ISBN : 978-2-7144-7537-4

Vindicta de Cédric Sire

Vindicta de Cédric Sire - Editions Métropolis Noir

Vindicta de Cédric Sire – Editions Métropolis Noir

Résumé Vindicta de Cédric Sire

Quatre jeunes gens, dont Audrey et Damien se préparent à changer de vie. Ils pensent avoir toutes les cartes en main. Damien ne force pas Audrey mais elle aime le garçon et ils feront tout ensemble.

Valentine interroge, encore et toujours, sa mère sur son père. Mais la jeune femme est inflexible. Elle ne dit rien car elle avoue avoir énormément à cacher. Valentine doit être gardée par une jeune fille mais, pour une fois, elle ne veut pas y aller. Pourtant, elle partira.

Avis Vindicta de Cédric Sire

Un changement de pseudo ou plutôt un premier pseudo inversé. Fini Sire Cédric, place à Cédric Sire. Je n’avais pas fait attention, c’est ma fille qui s’en est aperçue. Comme quoi, je ne fais pas souvent attention. Mais en lisant la dernière page, j’ai eu mon explication. Qu’est-ce que cela change ? Pas grand chose. Sauf que Cédric Sire devient de plus en plus un des maîtres du thriller français. Ce roman est hautement addictif. Personnellement, je n’ai rien vu venir quant à l’identité de ce tueur qui se venge de la mort de cette petite fille, Valentine, qui assassine, avec des sévices incroyables, tous ceux qui sont en responsables. Des surprises à pratiquement chaque page, sur des chapitres très courts.

Une planque pour tenter d’avoir des informations quant à un avocat véreux, mais on doit juste prendre des photos et ne pas sortir du véhicule. Quatre jeunes qui se préparent pour tenter le coup du siècle pour eux. Mais voilà, tout ne se passe pas comme prévu. Le bijoutier agressé et même blessé, tire des coups de feu contre le conducteur des véhicules des jeunes gens. C’est donc la jeune fille qui prend le volant et pour échapper à la police, doit monter sur un trottoir à toute allure. L’accident survient. Une petite fille est fauchée. Salva, qui voit le drame se dérouler sous ses yeux, ne peut pas se résoudre à ne rien faire. Il se rend au chevet de la petite fille jusqu’à l’arrivée des secours. Et là, tout s’enchaine.

La souffrance, autant physique que psychologique, émaille ce roman et pour de nombreux personnages et il faut avoir le coeur bien accroché à certains moments, surtout pour ceux qui n’aiment pas le gore en matière d’assassinats. Le personnage de Marie qui, on le sait très vite, a de nombreuses choses à cacher. Mais lesquelles ? Je ne m’attendais pas à ce que va nous révéler Cédric Sire. Audrey a fui un père alcoolique et qui lui a infligé des sévices sexuels. Elle pense avoir trouvé l’amour avec Damien mais les conséquences de leur acte vont changer, au plus profond, cette jeune fille. Elle va culpabiliser. Elle veut prendre ses responsabilités face à de drame car elle en a trop sur la conscience. On pense de suite au suicide. On sent qu’elle n’a pas fini de subir ses actes, surtout que pour tenter de survivre, elle va devoir révéler une facette encore plus sombre. Salva peut comprendre sa mise au placard puisqu’il n’a pas été franc dans son métier de policier. Mais il ne comprend pas qu’on puisse cacher des indices aux autres forces de police pour tenter de gagner de la reconnaissance. Alors, oui, il se drogue. Alors, oui, il va faire cavalier seul, il va encore une fois mentir et ce plusieurs fois car il veut que les coupables soient arrêtés ou sauvés. Cédric Sire va en faire un sacré héros, tout de même. 

En ce moment, je lis des romans qui ont des références à ce que j’ai pu lire ou voir auparavant. C’est le cas de Slender Man pour évoquer ce tueur de l’ombre, qui se venge. Slender Man est à l’origine de la tentative de meurtre d’une jeune écolière par deux de ses camarades. Cette affaire a fait grand bruit aux Etats-Unis, il y a quelques années. Je ne sais pas si cette référence à Henri Loevenbruck et J’irai tuer pour vous va plaire à Cédric Sire. Mais cette faction de l’armée, imaginée par l’auteur, qui va aller tuer dans des pays en guerre, sans que le gouvernement français ne soit au courant, m’a fait penser au roman, plutôt biographie romancée, de Loevenbruck. Mais cela s’arrête là. Un homme, un officier gradé est à l’origine de cette faction. Il les a formés, a révélé le plus sombre d’eux, sans toutefois les accompagner réellement dans leurs actes répréhensibles, qui ont viré au carnage. Ils étaient seuls mêmes s’ils ont tenté de se serrer les coudes.

Les grands chapitres de ce roman sont, eux aussi, toute une histoire et sont un avant-goût de ce qui va se passer : Passage(s) à l’acte, Irréversible, Un par un, Précipice, Des noeuds de vipères, Crépuscule, Châtiments, Face à face. Quant aux autres chapitres, ils sont courts, ils démontrent l’urgence, les révélations. Le rythme est haletant. Les mots sont durs, bruts, abrupts. Cédric Sire joue avec les mots car ils ont une réelle signification au fil des pages. Ce que l’on croit, au fil de la lecture, sera contrebalancé par les dernières pages qui vont tout révéler.

Même si je donne la note maximale à ce livre, je tiens à mettre un petit bémol quant aux quelques fautes, peu nombreuses toutefois, qui n’ont pas été corrigées après les nombreuses relectures et avant l’impression.

Par contre, un grand merci pour la dédicace de Cédric Sire, suite à mon achat, en ligne, à la librairie de Toulouse.

Vindicta de Cédric Sire

Date de sortie : 14 mars 2019

Editeur : Métropolis

Nombre de pages : 578

ISBN : 978-2-902324-2

Le saut de l’ange de Lisa Gardner

Le saut de l'ange de Lisa Gardner - Editions Le Livre de Poche

Le saut de l’ange de Lisa Gardner – Editions Le Livre de Poche

Résumé Le saut de l’ange de Lisa Gardner

Se produit un accident de voiture. Pour elle, c’est une deuxième mort car elle a déjà survécu à un tragique accident. Mais elle ne veut pas mourir. Elle doit sauver une petite fille, Vero.

Blessée, elle fait tout pour s’en sortir, pour sortir de cette voiture, de remonter une pente abrupte.

Avis Le saut de l’ange de Lisa Gardner

Et hop, un de plus en ce mois de mai que je n’ai pas pu lâcher. Réellement addictif. Il m’arrive de temps en temps de lire des romans de Lisa Gardner et je suis ravie, à chaque fois, de la retrouver, même si ses personnages récurrents se retrouvent dans tous ses livres. Il faudrait donc les suivre. Selon les critiques lues, ce n’est pas le meilleur de Lisa Gardner. Qu’importe, j’ai adoré. Même s’il y a des répétitions pour les besoins de l’enquête, pour tenter de comprendre ce qui arrive, cela ne m’a pas gêné du tout. Pourtant, je suis une des premières à les noter. Mais là, pour moi, cela passait comme une lettre à la poste puisque le lecteur suit le cheminement de Nicky qui tente de recouvrer la mémoire sur des faits présents mais aussi vieux de plus de 30 ans.

Comment un banal accident de voiture, une voiture au fond d’un ravin et une conductrice qui remonte une sacrée pente, peut tourner de la sorte ? Elle aurait été condamnée pour conduite en état d’ivresse, voire aurait fait de la prison. Mais voilà, Nicky affirme à tout le monde qu’il faut sauver Vero, une petite fille. Après l’arrivée des enquêteurs et malgré l’arrivée d’un chien, impossible de trouver cet enfant. La voiture, quant à elle, va révéler plus qu’il n’en faut pour que cet accident oblige la police à procéder à une enquête poussée surtout avec la présence d’un enfant qui s’est volatilisé. Et de plus, Nicky ne se souvient de rien et a été victime de trois accidents, très violents, en l’espace de six mois. Donc, pertes de mémoire, migraines, alcoolisme, violences, énorme fatigue, il faut prendre des pincettes avec elle avant de l’interroger et pendant.

Que cache Nicky ? Est-elle Vero ? Vero est-elle un personnage imaginaire ? Nicky a-t-elle fait une tentative de suicide ? Pourtant, ce que la jeune femme avoue ne peut pas sortir de son imagination, surtout que les faits peuvent être vérifiables. Mais qu’est-ce qui a provoqué cet accident de voiture ? Pourquoi son mari est-il comme cela ? Il fait le suspect idéal. Alors, oui, Nicky peut sembler dans son monde, mais ses réactions sont à étudier car elles peuvent révéler énormément. Et la police a décidé de ne pas prendre de gants avec elle et pour la faire parler, pour que ses souvenirs bien enfouis reviennent, utilisation des odeurs. Son mari essaie-t-il de la protéger ? Pourtant, elle éprouve des sentiments ambivalents envers lui, entre amour et haine, même si elle sait qu’il la protège depuis très très longtemps. Un mariage de 22 ans qui tient, c’est bien dû à quelque chose.

Lisa Gardner sait maîtriser le suspense. Elle nous offre des coupables, des situations qui rebondissent inexorablement, des personnages qui souffrent énormément au niveau psychologique et toujours ses questionnements des uns et des autres. De plus, avec Tessa et Wyatt, c’est assez difficile. Tessa a un passé et une fille qui a énormément souffert. Donc, elle se méfie des hommes pour ne plus souffrir. Mère et fille tentent d’affronter ce passé. Mais un élément peut risquer de tout chambouler. Sûrement qu’on le saura au prochain opus. Wyatt essaie d’apprivoiser cette petite fille.

L’auteur consacre, alternativement, un chapitre à Nicky et un autre à Wyatt. Donc, oui, il y a des répétitions puisque ce que l’on peut trouver dans l’un, on le trouve dans l’autre mais pas avec les mêmes réactions. Lisa Gardner traite de la prostitution enfantine, de ses parents qui n’hésitent pas à vendre leur enfant parce qu’ils ont été leurrés, parce qu’ils pensent qu’ils auront une vie meilleure, sans alcool, sans violence. Que ces enfants souffrent tant et plus, cela n’a pas d’importance pour ces prédateurs, qu’ils soient hommes ou femmes. A coup de cadeaux, de sévices, d’enfermement, de drogues, on leur fait faire ce que l’on veut et s’ils basculent dans la folie, ce n’est pas grave. Après, quand ils ne sont plus de la chair fraîche, on s’en débarrasse. Sont détaillés également tout ce que l’on peut tirer d’une voiture, même lors d’un accident.

Le saut de l’ange de Lisa Gardner

Date de sortie : 2 janvier 2019

Editeur : Le Livre de Poche

Nombre de pages : 525

ISBN : 978-2-253-25836-0

L’égarée de Donato Carrisi

L'égarée de Donato Carrisi - Editions Calmann Lévy

L’égarée de Donato Carrisi – Editions Calmann Lévy

Résumé L’égarée de Donato Carrisi

Samantha a 13 ans. Elle est au collège. Sa meilleure amie lui a dit que Tony Baretta voulait lui parler. Samantha n’a pas dormi de la nuit. Elle se prépare pour ce rendez-vous. Elle se regarde dans la vitre d’une voiture et voit un homme qui porte le masque d’un lapin.

Avis L’égarée de Donato Carrisi

Et un de plus pour moi. Donato Carrisi me ravit toujours autant. L’égarée est encore mieux que Tenebra Roma. Et je ne suis pas au bout de mes peines, si je puis l’écrire, puisqu’il m’en reste encore à lire. Mais L’égarée est le dernier publié.

Chez Donato Carrisi, l’atmosphère et les éléments extérieurs jouent beaucoup pour ses histoires. Tenebra Roma, c’était le déluge, le black-out. L’égarée, c’est pire que la canicule. Tout a dû être changé pour que les gens vivent et travaillent. Bon, voilà, le point météo du livre. Ensuite, passons aux personnages. Nous retrouvons ici Bruno Genko, détective privé. Donato Carrisi fait également référence à Mila, un de ses personnages récurrents. On sait dès le départ que les jours de Genko sont comptés. Il a un papier qui lui a annoncé qu’il devait mourir, mais il a dépassé la date limite. Chaque jour qui passe est somme toute une victoire, il va dédier ces jours à la recherche de la vérité sur une enquête qu’il n’a pas mené quinze ans auparavant. En effet, Samantha a disparu mais elle a refait surface. Elle doit recouvrer la mémoire pour permettre l’arrestation de son tortionnaire.

De nombreux chapitres sont consacrés à Genko et son enquête. Il voudra baisser les bras, mais des éléments vont lui permettre de reprendre confiance pour cette quête de la vérité. Qui est le tortionnaire de Samantha ? Que lui a-t-il fait ? Comment en est-il arrivé là ? Genko s’intéresse à l’humain, à l’homme. Il a suffi d’une bande dessinée, détournée, pour que des enfants, garçons, soient la proie d’hommes qui ont décidé de les anéantir. Ces enfants deviendront à leur tour des bourreaux avec cette recherche de transmettre le flambeau. Je ne veux pas trop en dévoiler. Il faut vraiment lire les pages de ce superbe roman même si un élément de la fin n’a toujours pas été compris. Est-ce vraiment réel ce qui est arrivé à Samantha ? Elle est aidée par un profiler pour retrouver la mémoire. Mais les rebondissements, là aussi, nous entraînent dans une histoire inadmissible. Souffrances, comment survivre face à un prédateur sexuel qui joue continuellement avec vous ? Ces enfants, qu’ils soient filles ou garçons, deviennent, eux aussi, des monstres. Tout se joue sur cette souffrance des enfants qui sont abusés par des adultes.

Genko est un solitaire, un homme qui cache beaucoup de choses. Il ne se confie pas, même à sa meilleure amie, un homme devenu femme. Il a mené ses enquêtes en utilisant tout ce qui pouvait être à sa portée, en franchissant, bien souvent les limites. Genko est haï par les flics et c’est réciproque. Mais il arrivera à trouver un homme, peu de temps, à qui il fera confiance pour cette histoire et qui lui permettra d’aller jusqu’au bout. Et il sait aussi où chercher les informations qui peuvent lui manquer, dans ce dark web, ce deep-web où le pire côtoie l’indicible.

L’égarée de Donato Carrisi

Date de sortie : 3 octobre 2018

Editeur : Calmann Levy

Nombre de pages : 331

ISBN : 978-2-7021-5738-1

Souvenirs effacés d’Arno Strobel

Souvenirs effacés d'Arno Strobel - Editions L'Archipel

Souvenirs effacés d’Arno Strobel – Editions L’Archipel

Résumé Souvenirs effacés d’Arno Strobel

Un jeune enfant est enlevé. Sa mère tente de poursuive la voiture. C’est ensuite le trou noir.

Une femme se réveille dans ce qui semble être une chambre d’hôpital. On lui annonce qu’elle a été dans le coma deux mois.

Avis Souvenirs effacés d’Arno Strobel

Que se passe-t-il quand on efface tout d’un cerveau et qu’on lui insuffle les souvenirs d’une autre personne ? Est-ce que c’est ce qui est arrivé à Sybille ? Tout commence par l’enlèvement d’un enfant. Une mère court derrière la voiture et c’est le trou noir. Une femme se réveille dans une chambre. Elle rencontre un médecin qui lui annonce qu’elle a été dans le coma pendant deux mois. Elle prend peur, se méfie et arrive à s’échapper. Elle se prénomme Sybille et elle va tout faire pour retrouver son ancienne vie car elle se rappelle de tout. Elle se rend à son domicile mais face à l’homme qui se présente devant elle, qu’elle nomme son mari et malgré les souvenirs qu’eux seuls peuvent connaître, elle est rejetée. Pourquoi ? Parce que Sybille n’est pas sa femme. Cette dernière a disparu il y a deux mois.

Une course contre la montre s’engage pour Sybille. Elle veut retrouver son fils Lukas. Elle rencontrera divers personnages sur son chemin, Rosie, Christian, la police… Elle va tenter, par tous les moyens, mis à sa disposition de faire toute la lumière sur ces souvenirs effacés de la mémoire de ses proches. En effet, personne ne la reconnait. Pourtant, elle se rappelle de tout. Y a-t-il une machination contre elle ? Et pourquoi, tout le monde lui dit qu’elle n’a pas d’enfants. Epiée, surveillée, à qui Sybille peut-elle faire confiance ? Rosie ? Christian ? Certainement pas la police, même si un de ses membres ne l’arrête jamais. Tous ceux qui l’aident sont suspects aux yeux du lecteur car il semblerait qu’ils lui racontent tous des histoires. Mais Sybille tient bon. Des flashes, quelques réminiscences vont l’emmener jusqu’au bout, jusqu’à cette vérité qu’elle recherche et qui fait froid dans le dos.

L’auteur nous emmène dans un thriller psychologique et le lecteur suit à la trace Sybille pour connaître, comme elle, toute la vérité sur cette histoire. Les personnages et leurs caractères sont très bien détaillés. Le lecteur sent qu’ils sont tous plus ou moins manipulés par plus haut placé qu’eux. Ce roman, dans son ensemble et surtout avec les explications données à la fin, avant que le dénouement se produise, nous permettent de comprendre que l’on doit faire confiance à la recherche mais également se méfier de ceux qui tentent de faire des expériences sur les humains. Un roman peut révéler la vérité. Je ne sais pas si on en est encore à ce stade là, mais si c’est le cas ou si cela doit arriver, cela fait froid dans le dos. L’imagination d’un auteur est certes débordante mais elle peut être prémonitoire. En tous les cas, je sais que le cerveau est un grand mystère et qu’il reste beaucoup de choses à découvrir sur lui. Deux phénomènes m’ont interpellé. Pourquoi un cerveau resté sans oxygène 10 minutes a-t-il pu repartir sans séquelles ? Pourquoi un cerveau envoie des signaux, des ordres difficiles à contrôler ce qui entraîne des maladies psychiatriques plus ou moins importantes ? Tout seul, le cerveau peut réaliser des prouesses formidables ou pas. Aidé, qu’est-ce que cela peut donner ? C’est ce que nous explique le roman.

Il semblerait que l’auteur ait choisi des personnages féminins pour être les héroïnes de ces romans. La couverture de son premier, Enterrées vivantes me donne forcément envie, vu que j’ai grandement apprécié cette première lecture et donc une découverte pour moi d’un autre auteur de polar.

Je remercie les Editions L’Archipel pour l’envoi de ce roman. Je vais m’empresser de découvrir, en poche, Enterrées vivantes.

Souvenirs effacés d’Arno Strobel

Date de sortie : 6 juin 2018

Editeur : L’Archipel

Nombre de pages : 322

ISBN : 978-2-8098-2450-6

Piège Conjugal de Michelle Richmond

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Résumé Piège Conjugal Michelle Richmond

Alice et Jake viennent de se marier. Ils sont heureux. En cadeau de mariage, ils ont reçu, de la part d’un client d’Alice, une boîte, nommée Le Pacte.

Lorsque cette boîte est ouverte et qu’ils vont accepter ce Pacte, tout va changer pour eux.

Avis Piège Conjugal Michelle Richmond

Intense, psychologique, ce roman ne se lâche pas. Bravo à l’auteur pour cette mise en scène de personnages qui se trouvent embrigadés dans ce qui peut s’apparenter à une secte. Secte qui prône les valeurs du mariage, pour qu’il fonctionne et qui est régi par des lois. Que le contrevenant fasse attention car les sanctions sont de plus en plus dures, selon le délit. Tortures mentales, tortures physiques, tout y passe. L’imagination est à son comble pour punir et surtout briser des personnes, pour qu’elles rentrent dans le droit chemin du mariage, de l’amour qui doivent durer. Personne ne sort du Pacte, à moins qu’il ne meure.

Ce roman dissèque le mariage sous toutes ses formes, avec le bonheur, les conflits, ceux qui y mettent du leur ou pas, ceux qui s’en sortent ou qui divorcent. Jake, psychothérapeute, notamment pour des adolescents en difficulté, va aider de nombreux couples. C’est lui, d’ailleurs, qui raconte son histoire. Le roman est donc émaillé de statistiques qui concernent le mariage. Personnellement, je trouve que cette institution, ce contrat est un lien qui peut s’avérer nocif. Combien de couples divorcent un an après leur mariage ? J’en ai connu deux. Personnellement, cela fait 30 ans que je vis avec la même personne sans être mariée. J’ai toujours pensé, et je le pense encore, que ce bout de papier, ne renforcerait rien du tout. Une vie de couple, c’est mettre de l’eau dans son vin, faire des efforts tout le temps. Alors, bien sûr, comme on ne vit pas dans un monde de Bisounours, rien n’est simple. La vie est un combat continuel.

Jake dissèque d’ailleurs, son mariage. Et on se rend compte qu’il a voulu faire sienne Alice, qu’elle lui appartienne entièrement. Son comportement est assez ambivalent. Il veut que sa femme soit libre, il la connaît pratiquement de fond en comble, mais elle arrive toujours à le surprendre. Quant à Alice, lorsqu’elle se retrouve face au Pacte, elle le dissèque. Elle a entraîné son mari dedans, à moins que cela ne soit l’inverse. Mais ils vont très vite se rendre compte que cela ne correspond pas à ce qu’ils pensaient au départ. Entre frayeur, terreur, ils sont tout de même plus ou moins attirés. Quel effet cela doit faire de voir son conjoint partir de cette façon, comme un malade mental ? En tous les cas, Jake va tout faire pour sauver sa femme Alice. Cette expérience va lui permettre de comprendre à quel point il tient à elle et surtout qu’elle ne lui appartient pas.

Alice est une jeune femme, avocate, ancienne musicienne. Elle est curieuse, elle aime ce qui est nouveau, les défis, le risque. Elle est amoureuse de son mari et est extrêmement jalouse. Lui aussi d’ailleurs.

Jusqu’au dernier moment, le lecteur se demande s’ils vont s’en sortir, lequel des deux va mourir. Arriveront-ils à leurs fins pour vivre enfin pleinement comme ils le souhaitent en gardant seulement les bon côtés de ce Pacte.

Je remercie Babelio et les Editions Presses de la Cité pour cette sélection Masse Critique.

Piège Conjugal Michelle Richmond

Date de sortie : 3 mai 2018

Nb pages : 479

Editeur : Presses de la Cité

ISBN : 978-2-258-14344-9

La fille du roi des marais de Karen Dionne

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Résumé La fille du roi des marais de Karen Dionne

Helena est en train de vendre ses confitures avec sa dernière fille. Elle est mariée et a deux enfants.

Elle entend à la radio qu’un prisonnier, condamné à la prison à vie, s’est évadé. C’est son père. Elle a peur car c’est elle qui l’a fait condamner.

Helena annonce qu’elle va raconter son histoire et non celle de sa mère.

Avis La fille du roi des marais de Karen Dionne

Helena et son père sont au centre de cette histoire. Un père qu’elle a fait arrêter il y a quinze ans et qui vient de s’évader. Lors de cette véritable chasse à l’homme, Helena se rappellera tout ce qu’elle a connu avec lui, dans son enfance, ce qu’il lui a appris, dans cet endroit des marais si reculé où ils vivaient sans électricité, ni eau courante. Elle ne cherche pas d’excuses à cet homme même si elle l’aime car elle sait ce qu’il a fait. Pourtant, elle peut arriver à nous le rendre plus ou moins attachant. Il a été peu aimé par ses parents, il semble avoir de graves problèmes psychologiques, il n’accepte pas d’être contredit. Mais auprès de lui, Helena a su comment survivre dans un milieu naturel hostile, malgré une bonne partie de violence. Helena ne se considère pas comme une victime car elle est née en captivité et n’a jamais su ce qui s’était passé pour sa mère. Elle le révèle, elle a plus aimé son père que sa mère car pour cette dernière, difficile d’être proche de sa fille, surtout qu’elle a été très malade juste après l’accouchement. Face à la violence de cet homme, elle ne s’est jamais interposée entre lui et Helena. En quinze ans, Helena a su faire la part entre le pour et le contre et comprendre pourquoi sa mère n’a jamais cherché à s’enfuir, s’est enlisée dans cette vie.

Malgré tout l’amour qu’elle porte à son mari et il semblerait qu’il lui ait pardonné, Helena culpabilise de ne pas avoir tout raconté dès le départ. Mais difficile quand on a été sous les feux des projecteurs pendant de nombreuses années. Pourtant, il semble qu’il aurait été un formidable soutien même si la dernière partie de l’histoire doit se jouer entre le père et la fille, face à face, sans personne autour. Qui va gagner dans cette lutte mortelle ? La fille sera-t-elle plus forte que le père ? Pour le comprendre et pour comprendre l’évolution d’Helena, le roman nous donne des éléments de l’histoire d’Andersen.

Le roi des marais sait se sortir pratiquement de tout. Il connait ces marais comme sa poche. Quelle peut être sa faiblesse ? Sa fille ? Une relation amour-haine pour la fille car cet homme l’a rendue très malheureuse lorsqu’éprise de liberté, elle s’est enfuie avec sa mère. Elle a dû apprendre ce que c’était de vivre au milieu de personnes civilisées avec des us et des coutumes. Et au fil des pages, à des moments inattendus, Helena fait des découvertes, des présents, matériels et humains, si l’on peut dire, laissés par son père. Cela permet à la tension de monter petit à petit. Tout le long de ce récit d’Helena où elle se rappelle sa vie dans les marais, c’est la traque entre entre elle et son père. Ces rappels, ce présent vont lui permettre de se rendre compte de la personnalité de cet homme. Helena, pratiquement heureuse maintenant, va vouloir tout faire pour sauver sa famille, surtout ses filles. Elle ne veut absolument pas qu’elles vivent ce qu’elle a vécu. Elle souhaite qu’elles soient libres et que plus tard, elles comprennent d’où elles viennent.

Le roman est servi par de magnifiques paysages, sublimés par la plume de l’auteur, qui a vraiment l’art du détail. Le lecteur peut parfaitement les imaginer. Ces endroits sont vierges mais ne me donnent franchement pas trop envie d’y passer la journée. Un roman très psychologique où le décor joue un très grand rôle. Personnellement, malgré toutes ces qualités, ce n’est pas un coup de coeur. J’ai eu quelquefois du mal à m’y plonger. J’ai eu un soubresaut à un moment donné suite à un acte, j’espérais ce dénouement, mais la tension n’a pas été assez forte pour moi.

Je remercie Babelio pour cette sélection Masse Critique, Netgalley et les Editions JC Lattès

La fille du roi des marais de Karen Dionne

Date de sortie : 7 mars 2018

Nb pages : 400

Editeur : JC Lattès

ISBN : 9782709658782

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