Conspiration de Giacometti et Ravenne

Conspiration de Giacometti et Ravenne

Conspiration de Giacometti et Ravenne

Conspiration de Giacometti et Ravenne, présentation

Paris, un 26 mars, un homme de 30 ans attend sa compagne pour aller dîner. Il trouve que les voisins sont un peu bizarres car ils ne font que rire. Petit à petit, tous s’écrasent sur la terrasse du restaurant situé plus bas dans l’immeuble. Les gens pensent à un attentat. Le nombre de victimes est de 30 ans. Ailleurs, un homme se scarifie du nombre des victimes.

Dans le Vaucluse, au mois d’août, Antoine doit procéder à une arrestation d’un couple marié et d’un ukrainien. En planque, il voit et entend la femme être malmenée par son mari. N’écoutant personne, il décide d’intervenir pour la protéger.

Avis de Conspiration de Giacometti et Ravenne

On est toujours en pleine Révolution Française avec Robespierre, mais surtout Danton qui joue un rôle principal dans ce roman avec son secrétaire et Ferragus, le policier de l’opus précédent. Ça, c’est pour la partie historique. La royauté a été déchue, la royauté n’existe plus mais il semble que cette royauté garde un secret que même les révolutionnaires veulent obtenir. Quel est ce secret ? Un secret volé ? Un secret en lien avec l’Ordre du Temple ? On y revient encore et toujours. Il fait fantasmer, il semble donner le pouvoir à ceux qui le détiennent. Il est donc toujours recherché.

Comme je l’ai écrit dans ma chronique précédente, les destins de Ferragus et Antoine sont profondément liés. Ils ont la même envie de découvrir les secrets, ils ont la même approche, la même façon de procéder dans leur enquête. Bien entendu, ils sont tous les deux aux prises avec des personnes qui veulent détenir leurs découvertes. Je connaissais la fin d’Antoine dans ce roman car elle m’a été annoncée sur le groupe Facebook dédié au commissaire Marcas. Mais je ne dévoilerai pas son destin.

Quand passé et présent se rejoignent, quand l’histoire est profondément, détaillée même si elle est romancée. C’est ce que j’aime chez Eric Giacometti et Jacques Ravenne. Car outre passé un très bon moment de lecture, le lecteur en apprend beaucoup plus sur l’Histoire du pays. Comme dans le dernier, ils nous rendent vraiment certains personnages sympathiques. Je ne m’étais pas tellement attachée, lorsque je l’ai étudiée en classe, à cette période de la Révolution. Ce que j’en retiens toutefois, maintenant, c’est qu’en définitive, cette période qui a fait basculer la France, était un régime de terreur, despotique. Tous voulaient le pouvoir, tous voulaient arriver à leurs fins. Et qui a souffert ? Le peuple, comme d’habitude. Beaucoup de belles choses ont été détruites, malheureusement. C’est bien dommage.

Pourquoi de nombreuses personnes meurent, s’entretuent après avoir ri de façon hystérique ? Après avoir été mis à pied, être sous le coup d’une enquête interne qui peut le licencier, Antoine Marcas est appelé par un frère d’une autre obédience, à enquêter sur ce qui semble être une société secrète. Ce n’est pas trop sa partie car il n’a pas beaucoup d’éléments en main, il doit enquêter sans faire de vagues. Mais très vite, Antoine se retrouve menacé, que ce soit en France ou aux Etats-Unis puisque son enquête l’emmène là-bas. A qui doit-il faire confiance ? Même les plus hautes personnalités ont des choses à cacher. 

Toujours des sociétés secrètes avec Eric Giacometti et Jacques Ravenne, avec les Skull & Bones, qui détaillent cette société secrète de l’Université de Yale, de sa fondation, des rituels mis en place, des liens avec les plus grands au pouvoir  du gouvernement, des entreprises. Mais quel est le but de cette société secrète, ici ? Elle change de cap, elle devient de plus en plus violente et n’hésite pas à assassiner ses membres, sous couvert de suicides.

Je ne me rappelle pas que le véritable nom du frère obèse ait été donné sur les opus précédents. Peut-être mais là son véritable nom est réellement répété ce qui donne une sacrée ampleur à sa mission. 

Les éléments développés par les auteurs dans ce roman font vraiment froid dans le dos. Avec les technologies actuelles, est-il réellement possible que certains puissent prendre l’ascendant sur toute une population mondiale ? Cela ne m’étonnerait pas. Mais bon, on ne va développer la théorie du complot comme pour la Covid-19 et la 5G.

Voilà je suis à jour de ma saga Antoine Marcas. Je peux attendre avec sérénité le prochain opus qui est en train d’être écrit, dixit Jacques Ravenne, et qui sortira au mois d’octobre 2021.

J’ai adoré aussi le clin d’oeil à Ian Manook.

Conspiration de Giacometti et Ravenne

date de sortie : 11 mai 2017

Editeur : JC Lattès

Isbn : 978-2-7096-5607-8

Nombre de pages : 523

Les yeux des ténèbres de Dean Koontz

Les yeux des ténèbres de Dean Koontz - Editions L'Archipel

Les yeux des ténèbres de Dean Koontz – Editions L’Archipel

Les yeux des ténèbres de Dean Koontz, présentation

Tina croit voir son fils dans une voiture. Mais à chaque fois, elle se trompe. Danny est mort dans un accident, il y a un an. Elle n’a pas pu voir son corps car on lui a annoncé qu’il était trop mutilé. Elle croit qu’il est toujours vivant.

Depuis quelque temps, elle fait de nombreux cauchemars. Dans la chambre de son fils, des mots s’inscrivent et s’effacent sur le chevalet. Pas mort, pas mort, pas mort.

Avis Les yeux des ténèbres de Dean Koontz

Tina est divorcée. Elle a perdu son fils de 10 ans dans un horrible accident. Le deuil est difficilement acceptable, mais son travail lui permet de ne pas trop y réfléchir. Des éléments bizarres se mettent en place. Elle fait des cauchemars, des inscriptions sur un tableau, des changements brutaux de température commencent à lui faire peur. Malgré cette peur, elle arrive à faire face. Son premier spectacle est un immense succès. Elle rencontre un homme, Elliot, pour qui elle va très vite éprouver des sentiments. En discutant avec lui, elle lui fait part de certains éléments, notamment le fait qu’elle n’a pas pu voir son fils dans son cercueil. Avocat, il lui propose de demander l’ouverture du cercueil à un juge. Elle accepte. C’est le Nouvel An, ils doivent passer la soirée et les quelques jours qui suivent ensemble. Mais, chez lui, il est agressé par deux hommes qui révèlent travailler pour une organisation secrète gouvernementale. Il arrive à s’en sortir et roule très vite vers la maison de Tina. Les évènements s’enchaînent. Ils se rendent compte que leur vie ne tient plus qu’à un fil. Est-ce dû au fait de la demande d’ouverture du cercueil ? Est-ce que le fils de Tina est vraiment mort ? Que vont-ils trouver ?

Qu’est-ce que j’ai en ce moment avec les polars ? Ils sont peu à trouver grâce à mes yeux. C’est le cas de celui-ci. Dialogues creux, rebondissements qui ne me tiennent pas en haleine, je ne trouve absolument pas matière. Ce roman, écrit dans les années 80, est annoncé comme étant une anticipation à ce que nous connaissons cette année avec l’épidémie de Covid-19. Sauf que à part quelques lignes, en milieu du roman, et à la fin, concernant des études faites en Chine, en Russie ou ailleurs et les Etats-Unis qui font des tests en ce sens, il faut attendre la fin du roman pour que le mot soit réellement prononcé.

Le début de ce roman était sympathique avec une jeune femme qui a, pendant un an, mis au point un spectacle, présenté à Las Vegas. Elle tient à ce spectacle qui peut lui ouvrir de nombreuses portes. Tina aime la danse, Tina aime le beau, Tina aime faire rêver et trouver des idées à mettre en pratique. Malgré son divorce et la perte de son fils, elle essaie de tenir bon. Ces messages de l’au-delà, ces manifestations étranges auraient pu la faire plonger dans la folie. Mais non, au fur et à mesure, elle sait que son fils n’est pas mort, elle le sent et surtout elle estime que ces messages viennent de lui. De ce côté-là, les enchaînements, les explications sont bien menées, je ne trouve rien à redire, mais ce n’est pas assez dense pour que cela fasse réellement peur. Mais la rencontre avec ce séduisant avocat, leur quête pour la vérité, leurs échanges, les courses contre la montre n’ont aucun caractère d’urgence, à mon goût, même à la fin sur les 50 dernières pages.

Les manifestations psychiques développées par l’enfant, les appels à l’aide, ce qu’il apporte à sa mère et à Elliot sont les plus intéressantes à mon goût, mais pas assez développées, ce qui est bien dommage.

Les yeux des ténèbres de Dean Koontz

date de sortie : 9 avril 2020

Editeur : L’Archipel

Isbn : 978-2-8098-2909-9

Nombre de pages : 427

Le jour où Kennedy n’est pas mort de R.J. Ellory

Le jour où Kennedy n'est pas mort de R.J. Ellory - Sonatine Editions

Le jour où Kennedy n’est pas mort de R.J. Ellory – Sonatine Editions

Le jour où Kennedy n’est pas mort de R.J. Ellory, présentation

Dallas, quelques heures, Ed et son collègue trouvent une pile de cartons bien rangée. Ils pensent que le nouvel employé voulait se cacher. Après, ils mettent à jour une balle qui disparaît. Est-ce Harvey le responsable ?

Le 3 juillet 1964, Judith, maîtresse de Jack, sait qu’elle ne sert qu’au sexe. Il n’a aucun sentiment pour elle. Elle se sent seule.

Avis Le jour où Kennedy n’est pas mort de R.J. Ellory

Mitch est photographe journaliste. Le lecteur sait très vite qu’il n’a pas réussi sa vie, à l’âge de 35 ans. Il boit beaucoup et a de nombreux regrets mais lesquels ? Lorsqu’il reçoit un appel de la mère de Jean qui lui annonce que sa fille a été retrouvée morte pour cause de suicide, il replonge dans son passé pour enquêter sur un présent. Jeune, Mitch était tombé profondément amoureux de Jean et c’était réciproque. Mais elle ne lui a jamais pardonné qu’il veuille partir en Corée, comme journaliste. A son retour, peu de mois après, elle n’a jamais voulu le revoir, ni lui parler, malgré des lettres. Est-ce pour cela que Mitch n’a jamais réussi dans son métier ou dans sa vie personnelle ? Il n’a jamais réussi à dépasser ce qu’il a vécu d’horrible en Corée et la perte de Jean. Quand la mère de Jean lui demande, après lui avoir remis quelques documents de Jean, de confirmer ou pas la thèse du suicide, Mitch va osciller entre accepter et refuser. Mais le peu qu’il va mettre à jour, au départ, le conforte dans l’idée, que cette jeune femme lumineuse, coriace, opiniâtre, n’a pas pu se suicider.

C’est toujours avec une grande impatience que j’attends, chaque année, le nouveau roman de R.J. Ellory, auteur déjà rencontré deux fois, auteur très proche de ses lecteurs sur les réseaux sociaux et même en réel. R.J. Ellory réécrit l’histoire d’une des familles les plus puissantes des Etats-Unis, la famille princière comme elle était surnommée, la famille Kennedy, dont le destin n’a pas été tendre avec elle. Là, R.J. Ellory a imaginé que J.F. Kennedy n’a pas été assassiné et que la vie a continué, jusqu’à la future convention pour élire le candidat qui sera choisi pour l’élection présidentielle. Réécrire l’histoire tout en étant parfaitement documenté, R.J. Ellory le fait parfaitement. Je savais que JFK souffrait énormément au point qu’il ne pouvait pas assumer certaines fonctions. Je savais que le couple formé avec Jackie n’était pas celui des photos. Je savais que JFK avait de nombreuses maîtresses. D’ailleurs, le fameux suicide de Jean me fait penser à un autre suicide, celui de Marilyn Monroe.

Malheureusement, pour moi, j’étais dans un état de fatigue extrême lorsque j’ai lu ce roman. Le soir, très tôt, au bout d’un quart d’heure, je m’endormais. J’arrivais à lire quelques lignes entre midi et deux mais aussi le matin quand je prenais le bus. Malgré cette fatigue qui ne m’a pas fait apprécier ce roman à son juste niveau, mon sentiment est que ce n’est pas le meilleur d’Ellory pour moi. Mais ce n’est pas grave. J’ai constaté un petit changement dans le style de l’auteur. Il n’appuie pas autant ses propos en répétant certains mots, en insistant sur certains points pour démontrer que cela peut arriver à n’importe qui.

R. J. Ellory change de registre dans ce roman. Un roman où il réécrit l’histoire pour servir son héros qui est profondément étudié, comme dans tous ses romans. Ce n’est pas un roman psychologique comme il en a tant écrit, où il détaille les travers d’une société, les travers humains. Bien sûr, Mitch n’est pas tout blanc. A-t-il raté sa vie ? Il a vécu de nombreuses années avec le souvenir de son seul amour et les quelques mois passés en Corée. En définitive, la seule à bien le décrire est Jean. Et là, c’est le coup de massue. Il comprend tout, il comprend qui il est. Est-ce que cela va lui servir ? Très certainement. Cela lui permettra de donner une autre dimension à son enquête. Il sera plus opiniâtre même s’il n’arrive pas à donner les tenants et aboutissants. Malgré tout, avec une simple photo, il révélera ce qui s’est réellement passé ou pas. Car ne se trompe-t-il pas ?

En tous les cas, son héros est un écorché. Par une décision prise jeune car il pensait qu’il devait le faire sinon il se le serait reproché toute sa vie, car c’était dans l’ordre des choses, il a tout perdu, son âme et l’amour de sa vie. Des années passées à regretter. Etant donné qu’il n’a pas d’éléments en sa possession, son enquête sera longue, dure pour mettre bout à bout ce qu’il trouve. Pourquoi Jean est morte ? Qu’a-t-elle découvert à Dallas ? Est-ce que quelqu’un l’a fait taire parce qu’elle s’approchait trop de la vérité ? Pourquoi d’autres personnes ont un temps d’avance sur Mitch qui se sent et se sait observé, suivi ? La quête continue encore et toujours pour lui et on revient toujours à Oswald. Mitch a pris ses responsabilités sur ce coup-là. Arrive-t-il enfin à se connaître après cette hébétude, cet état de choc dans lequel la mort de Jean le plonge ?

J’ai apprécié cette dimension historique donnée par R.J. Ellory qui outre, JFK, donne le pouvoir à Bobby Kennedy qui oeuvre pour la fonction présidentielle, pour celui qui est élu. Car le Président, même s’il prend les décisions, semble être un véritable pantin.

Même si ce roman n’est pas un coup de coeur, à quand le prochain R.J. Ellory ?

Le jour où Kennedy n’est pas mort de R.J. Ellory

date de sortie : 4 juin 2020

Editeur : Sonatine

Isbn : 978-2-35584-795-0

Nombre de pages : 427

L’énigme de la chambre 622 de Joël Dicker

L'énigme de la chambre 622 de Joël Dicker - Editions De Fallois

L’énigme de la chambre 622 de Joël Dicker – Editions De Fallois

L’énigme de la chambre 622 de Joël Dicker, présentation

Un 16 décembre, un employé d’un grand hôtel découvre un cadavre.

2018, dans les Alpes Suisses, explications d’un écrivain quant à l’écriture de son roman.

9 décembre, 27  jours avant le meurtre. Macaire est à Madrid. Il retourne à Genève. Il est banquier. 

Avis L’énigme de la chambre 622 de Joël Dicker

Comment un auteur de romans, l’Ecrivain, et une jeune femme, qui va se proclamer son assistante, vont tenter de résoudre un meurtre qui a eu lieu dans la chambre 622, d’un grand hôtel, que la police, elle-même, n’a pas pu résoudre ? C’est la trame de ce roman. Le lecteur assiste à des évènements actuels où l’auteur et cette jeune femme, Scarlett, voyagent en Suisse, interrogent divers protagonistes, essaient de mettre à jour des mystères pour résoudre ce crime. Scarlett veut connaître tous les tenants et aboutissants de l’écriture d’un roman. Mais un auteur travaille souvent seul et là c’est le cas. Avec ces évènements actuels, le lecteur assiste à l’écriture de ce roman.

Les personnages n’ont aucune consistance, sauf peut-être Lev, collègue de Macaire et supposé futur directeur de la banque, et Anastasia, femme de Macaire. Il y a également l’employée de maison de Macaire et Anastasia, qui prend fait et cause pour son patron, qui veut tout lui dire quand sa femme commet l’adultère. Macaire est également un personnage central du roman et en arrivant à la fin de ce roman, je trouve que Joël Dicker a bien manoeuvré, bien oeuvré.

La trame de cette course au pouvoir jusqu’au meurtre aurait vraiment pu être intéressante. Mais les situations sont dignes d’un véritable mauvais film de série B. Et les dialogues n’en parlons pas. Aucune profondeur en eux. On a le personnage de Macaire, dont le père l’a évincé de la présidence de leur banque, qui se révèle profondément gentil, mais qui veut ce qui lui est dû par la naissance. Il va imaginer de nombreux stratagèmes pour que cette nomination tourne en sa faveur. Mais Macaire, même s’il n’a pas tous les atouts de son côté, cache son jeu et sa participation, pendant de nombreuses années, comme agent double, au service de son pays. Est-ce que cela va lui servir ou va-t-on le pousser à commettre l’inéluctable, lors de cette fameuse soirée ? Il reste toujours dans l’ombre de son père, dans l’ombre de ce que ce dernier pensait de lui, même s’il ne savait pas tout. Ensuite, il y a le méchant, un russe, qui a mis les pieds dans la banque grâce aux actions de Macaire. Et cela Joël Dicker va nous le révéler au fur et à mesure des pages. Un méchant qui, quand il parle de lui-même, de son passé, essaie de s’attirer la sympathie du lecteur.

Le monde de la finance. Le monde de la banque suisse et une sacrée hiérarchie en son sein. J’ai eu l’impression que la banque comptait énormément d’employés dont quelques uns, au niveau de la direction, se la coulaient douce. Le droit du sang, le droit du nom. Est-ce que cela fait tout ? Monsieur Rose, également, le directeur du fameux hôtel, est également un personnage attachant, qui sait donner une chance à ceux en qui il croit. Mais c’est le patron et en tant que patron, personne, même ceux à qui il est attaché, n’aura de faveurs.

Que penser du nouveau Joël Dicker ? Je l’ai acheté dès que j’ai su qu’il allait sortir. Sauf qu’avec le confinement, cette sortie a été retardée. Au moment de cet achat, j’étais restée sur le magnifique La vérité sur l’affaire Harry Quebert. Entre, j’ai lu La disparition de Stephanie Mailer qui m’avait profondément ennuyé. Et là, que dire ? J’ai été déstabilisée dès le départ. Je pensais que Joël Dicker faisait référence à lui-même en nommant son éditeur, disparu il y a peu, et l’Ecrivain. Mais au fur et à mesure des mentions à de Fallois, je me suis rendue compte que c’était plutôt un roman-hommage à l’éditeur qui a donné sa chance à Joël Dicker. Beaucoup de vérité, beaucoup de mensonges ? Allez savoir avec les auteurs de romans. Il y a tout de même une certaine suffisance que je ne supporte pas. Il a fallu arriver à la moitié du roman et aux 100-150 dernières pages pour que tout prenne de la consistance, de la valeur pour moi. J’ai bien fait de ne pas le lâcher. Pour que j’abandonne un roman, il faut vraiment que, dès le début, je n’y arrive. Je ne dirai pas que la magie a opéré, mais un petit quelque chose m’a fait continuer jusqu’à la fin.

Les romans de Joël Dicker ont une trame de roman policier car il y a une enquête, mais ce ne sont pas des romans policiers car je ne trouve pas la tension que je recherche, je ne trouve pas les ingrédients de l’addiction. Toutefois, les pages se laissent tourner car, malgré tout, le lecteur souhaite connaître ce qui s’est réellement passé. Je suis allée au bout du nombre incalculable de pages de ce roman. Pourquoi autant de pages en définitive ? Je me pose la question.

Je ne suis pas réconciliée avec Joël Dicker. J’ai ses anciens romans à lire, dont un dont j’ai entendu beaucoup de bien.

L’énigme de la chambre 622 de Joël Dicker

date de sortie : 27 mai 2020

Editeur : de Fallois

Isbn : 979-10-321-0238-1

Nombre de pages : 573

La relique du chaos Saga du Soleil noir de Giacometti et Ravenne

La relique du chaos de Giacometti et Ravenne - Editions JC Lattès

La relique du chaos de Giacometti et Ravenne – Editions JC Lattès

La relique du chaos Saga du Soleil noir de Giacometti et Ravenne, présentation

1918, la Russie a vécu sa Révolution. L’ancien star Nikolaï est toujours en vie avec sa famille. Mais pas pour longtemps car il doit être tué. Evguerni assiste aux exécutions. Même s’il en veut énormément au tsar, il trouve que cette exécution est violente. Avant de mourir, Nikolaï essaie de confier un secret à Evguerni.

En 1942, en Allemagne, Tristan Marcas est mandaté par Himmler. Il doit revoir Erika mais il a peur qu’elle se souvienne de ce qui s’est réellement passé à Venise.

Avis La relique du chaos Saga du Soleil noir de Giacometti et Ravenne

Eric Giacometti et Jacques Ravenne ont-ils provoqué une scène de ménage chez les M-M à l’occasion de la sortie de leur opus ? Presque. L’homme venait de finir le deuxième tome et voulait commencer le troisième et dernier en suivant. Seulement, il était prévu dans ma PAL puisqu’il me manquait 100 pages du dernier Joël Dicker. Sachant que j’emporte mon livre au travail pour lire entre midi et deux, que je lis le soir, que je me prépare le bouquin pour le lendemain, qu’en 4-5 jours, il est plié et qu’il me faudrait attendre plusieurs semaines avant qu’il le finisse, j’ai décidé que je ne pouvais pas patienter. En attendant, il peut lire le dernier Stephen King ou encore un Sire Cédric, non ?

Tristan a les faveurs de Himmler mais depuis Venise il n’a pas repris contact avec Londres. Il doit faire très attention. En rencontrant Erika, il ne sait pas si elle a recouvré la mémoire de l’évènement. Cette dernière prêche le faux pour savoir le vrai. Sa quête est toujours la même. Retrouver les reliques et donc la dernière. Doit-il la rendre à la Grande-Bretagne, dans un Londres bombardé, ou à l’Allemagne puisqu’il est agent double ? C’est au péril de sa vie car il sait que, dans un cas comme dans l’autre, sa vie ne tient qu’à un fil. Son enquête traverse les pays. Il retrouve la France occupée, la France aux prises à la police au service de la Gestapo.

A Londres, tout est fait pour donner de mauvaises informations aux collaborateurs allemands. Les cadavres avec la fameuse croix tatouée sur le front se multiplient. Les auteurs nous expliquent les liens entre Malorley et le père de Tristan Marcas. Afin de laisser une preuve, Malorley, menacé, fait lire des échanges de lettres à Laure, une de ses agents. Et on apprend une histoire d’amitié, une histoire de frères.

Eric Giacometti et Jacques Ravenne rendraient assez sympathiques certains personnages historiques, si le lecteur ne connaissait pas leurs hauts faits. Cela a été mon cas avec Staline. Mais cela n’engage que mon avis. Cela est également peut-être dû au fait que ce dictateur, dans ce livre, est couplé à Evguerni.

Les auteurs nous offrent, comme toujours, un roman richement documenté au point de vue historique avec une part de réel et une part de faux. Quand le lecteur ne connaît pas tout de l’Histoire de la Seconde Guerre Mondiale, au niveau des pays, il peut se demander quelles en sont ses parts. En tous les cas, il apprend beaucoup.  Entre croyances raciales, extrêmes germaniques, cela peut être dur à lire mais à force, l’empire d’Hitler ne surprend plus mais horrifie quand même. Les plumes sont vives et ne souffrent d’aucun temps mort avec des évènements qui s’enchaînent. J’ai bien aimé également les échanges, ici encore, entre George VI et Winston Churchill.

Le dernier roman de cette trilogie est vraiment abouti. Il donne une très belle part à Tristan, ancêtre d’Antoine ? Je ne vais pas spoiler mais dans ce jeune homme, je retrouve des traits d’Antoine avec cette propension à lever des mystères, à enquêter même si les situations sont difficiles. Quel réel plaisir de lecture. Un roman vraiment addictif. Les pages ne se tournaient pas assez vite. Cela m’a permis de prolonger mes instants de lecture, quand même.

L’Allemagne, encore et toujours. D’ailleurs, je me demande comment Hitler a pu conquérir autant de pays, y faire régner la terreur, alors que trois de ses principaux lieutenants ne s’entendaient pas et manoeuvraient en coulisses les uns contre les autres. Je suis, en tous les cas, autant abasourdie par tout ce que je peux lire sur ce que l’Allemagne d’Hitler a pu faire, a tenté de faire contre les Juifs et ceux qui n’étaient pas considérés comme aryens. Cela a toujours été une période de l’Histoire qui m’a toujours intéressée. Et il n’est jamais trop tard pour en apprendre encore plus.

Le final est mené tambour battant les 100 dernières pages avec de nombreuses révélations, notamment en ce qui concerne Erika, peu présente dans ce roman, suite à la quête solitaire de Tristan. Jusqu’à la fin, le lecteur ne sait pas ce qui va arriver à ce dernier.

Dans le chapitre des bonnes nouvelles lues sur le groupe consacré à Antoine Marcas et aux auteurs Eric Giacometti et Jacques Ravenne. La saga continue avec un quatrième tome qui fera partie d’une nouvelle trilogie. Et il y aura une nouvelle aventure d’Antoine Marcas, même si j’ai un spoil sur le dernier que je dois lire. Et tout cela en 2021 à quelques semaines d’intervalle.

La relique du chaos Saga du Soleil noir de Giacometti et Ravenne

date de sortie : 3 juin 2020

Editeur : JC Lattès

Isbn : 9782709663366

Nombre de pages : 450

My absolute darling de Gabriel Tallent

My absolute darling de Gabriel Tallent - Editions Gallmeister

My absolute darling de Gabriel Tallent – Editions Gallmeister

My absolute darling de Gabriel Tallent, Présentation

Turtle a 14 ans. Elle vit avec son père dans ce qui semble être une cabane pas forcément bien aménagée. Son père lui a appris le maniement des armes et continue son instruction à ce sujet.

Turtle n’est pas une élève modèle à l’école. Elle semble avoir de profondes lacunes mais son professeur veut l’aider.

Turtle est violée par son père. Elle sait qu’elle ne doit pas entrer dans la forêt sous peine de violentes représailles.

Son grand-père lui donne son couteau.

Avis My absolute darling de Gabriel Tallent

Julia / Turtle / Croquette est une adolescente de quatorze ans, qui vit seule avec son père. Le grand-père n’est pas loin. Mais Martin, le père de Julia, a complètement isolé sa fille. Elle semble attardée par moments, ne comprend pas grand chose. Les interactions sociales, très peu pour elle. Oui, elle va au collège mais ses résultats ne sont pas bons. Son professeur veut absolument l’aider de quelque manière que ce soit. Mais Julia fait la sourde oreille, ne veut pas se confier. N’ayant aucun modèle de son âge, elle semble ne pas se rendre compte, et encore, que les sévices, autant physiques, que sexuels, que moraux, infligés par son père ne sont pas de l’ordre des choses. Elle rencontre deux jeunes adolescents, d’un an plus âgés qu’elle. Et cela va être comme une naissance pour elle. Elle va s’ouvrir à eux, elle va partager des moments qui vont lui faire du bien. Julia manie les armes comme personne, elle sait se débrouiller dans un milieu plus qu’hostile. Elle ne fait qu’un avec la nature qu’elle a appris, grâce à son grand-père, à étudier.

Julia oscille entre amour et haine envers son père. Elle ne peut pas vivre sans lui et elle est prête à le protéger, envers et contre tous, mais jusqu’à quel point. Julia n’a pas confiance en elle et le lecteur se rend bien compte à quoi c’est dû. Elle n’a qu’un seul modèle, cet homme qui lui serine que c’est son grand amour, qu’elle doit devenir très forte, que le monde qui l’attend n’est pas fait pour elle si elle ne s’arme pas de façons physique et psychologique. Julia est grossière mais comme le remarque son professeur, elle est très intelligente, il suffit juste qu’elle en prenne conscience et qu’elle travaille. Il faut également qu’elle prenne conscience qu’elle est belle. Son regard démontre sa force. Elle semble avoir une aura qui envoûte tous ceux qu’elle croise, notamment Jacob et Brett. Julia veut explorer ces forêts interdites. Et malgré l’interdiction de son père, elle explore. Pourtant, elle connaît la sentence. Mais elle veut se retrouver seule.

Le personnage du père est assez ambiguë. Instruit mais c’est un véritable bourreau. Est-ce réellement dû à son enfance comme il l’annonce à sa fille ? Il aurait pu réussir professionnellement semble-t-il. Il aurait pu retrouver l’amour car il est décrit comme un bel homme, mais il a préféré vivre dans cet endroit, avec sa fille, qu’il a laissé à l’abandon. Bourreau, oui, pour tout ce qu’il a infligé à sa fille. Bourreau, oui, car on ne parle pas comme cela à un enfant et qui plus est une adolescente. Il ne la tire vraiment pas vers le haut. Il veut toujours avoir l’ascendant sur elle. Il est son bourreau, son maître, car profondément jaloux. Et pourquoi la laisse-t-il à un moment ? C’est à ce moment-là que le roman prend toute son ampleur.

Pourquoi ses surnoms ? Je me suis interrogée tout le long du livre. Qu’est-il réellement arrivé à sa mère ? Je ressors avec des sentiments mitigés quant à ce roman, jusqu’à ce qu’elle se retrouve seule à un moment. Il est très bien construit, souvent oppressant avec la corrélation entre ces paysages hostiles et les expériences vécues par Julia. L’auteur décrit parfaitement tous les sentiments de Julia, ses expériences, les sévices subis et la prise en compte ainsi que la protection qu’elle doit apporter à une toute jeune enfant et à son ami, son meilleur ami, un garçon pour qui elle éprouve des sentiments. L’élève dépassera-t-il le maître ? Il n’en restera qu’un. Est-ce que ce sera Julia ou Martin ? Et si c’est Julia, comment sort-on d’une telle histoire si on est blessée physiquement et psychologiquement. Roman d’une très grande violence, tout de même, mais cela ne m’a pas du tout gêné. J’ai adore tous ces jeunes adolescents qui gravitent autour de Julia et bien entendu Julia et la petite Cheyenne. Par contre, même si Julia est isolée, les adultes savaient, soupçonnaient mais personne n’a rien fait. Peur de Martin ou trop facile de croire Julia quand elle se renferme en elle ? 

My absolute darling de Gabriel Tallent

date de sortie : 1er mars 2018

Editeur : Gallmeister

Isbn : 978-2-35178-168-5

Nombre de pages : 455

Après la fin de Barbara Abel

Après la fin de Barbara Abel - Editions Pocket

Après la fin de Barbara Abel – Editions Pocket

Après la fin de Barbara Abel, présentation

Une femme paniquée appelle la police. Sa voisine est entrée chez elle. Cette femme la menace et lui en veut.

Quelque temps auparavant, Tiphaine, tutrice légale de Milo, essaie de le réveiller afin qu’il révise son brevet. Il y a toujours des disputes depuis 8 ans.

Avis Après la fin de Barbara Abel

Tiphaine est la marraine de Milo mais également sa tutrice. Il a 14 ans. Adolescent taciturne, il ne se confie pas. Tout cela est expliqué au fil des pages. Il a perdu tous ceux auxquels il tenait et il ne veut donc pas s’attacher, aimer quelqu’un. Sa défense est donc de s’isoler, d’être assez violent dans ses paroles.

Nora est en instance de divorce. Elle a deux enfants. Son mari est avocat. Elle vient habiter la maison à côté de celle de Tiphaine et Sylvain. Tiphaine ne voit pas cette arrivée d’un bon oeil car c’est une des maisons du drame. Le couple et Nora vont vivre des instants de bon voisinage et les enfants, Milo et Inès, vont s’apprécier. Mais ce sera jusqu’à un certain point avec Milo. Tiphaine va profiter de circonstances pour revenir dans cette maison qui lui fait peur. Tiphaine s’approprie les enfants des autres. Cette femme, dont on connait le passé au fur et à mesure des pages, peut être sympathique, acerbe, enjouée, violente également que ce soit dans son regard ou dans ses paroles. Sylvain subit les circonstances. Il reste avec sa femme car tous les deux partagent un secret. Mais plus de relation de couple, plus de confiance. L’arrivée de Nora va lui rappeler qu’il est un homme, qu’il peut séduire et partager des moments de connivence avec quelqu’un.

Nora a décidé de refaire sa vie, de vivre libre, plus sous le joug d’un mari tyrannique, continuellement absent et dont la violence est à fleur de peau. Elle tente, bien évidemment, de conserver de bonnes relations avec Alexis. Mais ce dernier, par son comportement, éloigne celle qu’il aime encore. Et il n’arrivera pas à vaincre cet éloignement lorsqu’il doit lui annoncer des nouvelles peu rassurantes pour elle.

Tiphaine et Sylvain forment-ils un couple au passé inavouable depuis la mort de leur enfant ? Sont-ils victimes de circonstances ? Sylvain protège-t-il sa femme ? En tous les cas, les indices tout le long du livre en font un couple qui a quelque chose ou plusieurs évènements à cacher. Barbara Abel manie le chaud et le froid avec virtuosité. Dès le départ, j’ai eu une petite idée quant à la voisine qui s’introduit chez une femme en plein milieu de la nuit. Mais au fil du roman, même si cette idée était toujours présente, je me suis posée des questions quant à cette fameuse voisine qui est arrivée. Car elle pourrait profiter de circonstances suite à un accident. C’est sans compter sur l’imagination débordante de Barbara Abel qui trouve un rebondissement qui démontre qu’une nature humaine peut être vraiment tordue.

Je voulais relire un roman de Barbara Abel, auteur que j’aime beaucoup suite à des romans déjà lus. Le dernier paru il y a peu, Et les vivants autour, m’avait laissé sur ma faim. Je n’avais pas retrouvé des situations, des caractères bien fouillés. J’avais donc été déçue. Dans Jusqu’à la fin, je retrouve l’auteur que j’aime avec des chapitres courts, avec des éléments distillés au fur et à mesure, avec des personnages que l’on peut, de suite, soupçonner. Il y a aussi des drames que tout le monde peut subir. Les personnages sont bien détaillés, que ce soit dans leur douleur, leur difficulté d’affronter un deuil, la peur de s’attacher. Les failles, les tergiversations, les interrogations, les suspicions font partie intégrale du style de Barbara Abel. Le final est de toute beauté pour moi et laisse la place au doute quant à une certaine action qui peut être réalisée. Et dans tout ça, il reste des enfants, des adolescents qui doivent vivre avec le poids des actions des adultes. Ne pas s’attacher, ne pas aimer pour éviter que tous ceux que l’on aime s’en aillent. Il va falloir des tonnes de consultations psychologiques pour arriver à en faire des adultes qui peuvent continuer leur vie.

Voilà, je suis réconciliée avec Barbara Abel. En plus, je viens de me rendre compte que je n’ai pas lu ce roman dans l’ordre qui est la suite de Derrière la haine. A lire de toute urgence avant d’avoir quelques oublis.

Après la fin de Barbara Abel

date de sortie : 9 avril 2015

Editeur : Pocket

Isbn : 978-2-266-24618-7

Nombre de pages : 359

La Petite Fabrique du bonheur d’Alice Quinn

La Petite Fabrique du bonheur d'Alice Quinn

La Petite Fabrique du bonheur d’Alice Quinn

La Petite Fabrique du bonheur d’Alice Quinn, Présentation

En 2006, Meryl est une petite fille dont le père, professeur de sport, n’arrête pas de l’entraîner afin qu’elle passe les concours pour intégrer les meilleures écoles de danse. Mais Meryl n’aime pas franchement la danse. Elle souhaite juste que son père lui dise qu’il l’aime. Le drame arrive, le père de Meryl meurt. Et elle veut le rejoindre, elle continue donc à s’entraîner seule et de plus en plus dur.

En 2020, pluies diluviennes. Amanda sort en trombe de La Petite Fabrique. Elle ramène Meryl et un chat, tous deux trempés.

Avis La Petite Fabrique du bonheur d’Alice Quinn

Je ne suis pas particulièrement attirée par les romans feel-good. J’en lis très peu par an. Je dois dire que, sur certaines lectures, j’ai été échaudée avec des personnages mièvres sans aucune consistance, aux comportements adolescents, même si la trame de l’histoire peut être bonne. Je suis une habituée des romans d’Alice Quinn et de ses personnages forts. Après la fin de deux séries, quand j’ai vu qu’elle proposait ce roman à la lecture, je me suis invitée et elle a accepté l’envoi de ce roman. Je remercie énormément Alice Quinn. Alors, oui, nous avons un roman feel-good avec de nombreux personnages aux passés cassés, qui se cachent et qui réagissent différemment à ce passé, sous fond de crise Covid-19.

En premier, l’héroïne, Meryl est une jeune femme, danseuse. Entraînée très durement par son père pour passer les meilleurs concours, entrer dans les meilleures écoles de danse, le drame arrive très vite lorsqu’il décède. Elle était encore une petite fille. Et toute cette souffrance accumulée, elle en fait une force pour essayer d’atteindre le plus haut niveau même si elle n’a pas le corps et le physique pour ça. Tout ça, pour atteindre son père et qu’il lui dise qu’il l’aime. Mais Meryl doit affronter un grave accident et remonter la pente est plus que difficile. Son objectif, danser absolument et vaincre sa souffrance. Pour ça, elle a tout quitté et elle trouve un emploi à La Petite Fabrique. Elle va s’ouvrir, elle va être de bon conseil, elle va aider, elle va tomber amoureuse. Tout ça, c’est nouveau pour elle qui n’a jamais voulu s’ouvrir.

Les personnages d’Alice Quinn font face à des expériences imposées par la vie, que ce soit un accident ou autre. Ils culpabilisent beaucoup mais il suffit d’une rencontre pour que ces personnages puissent montrer leur véritable caractère et leur volonté de vivre, de s’ouvrir. L’union fait la force. Cela se révèle encore ici. En distillant les informations de chacun au fur et à mesure, au gré des situations, Alice Quinn permet au lecteur d’aimer ses personnages et tous ses personnages même les influenceurs qui recherchent des like mais pour la bonne cause. Les réseaux sociaux, ce n’est pas que le mal. Le lecteur peut aussi s’identifier à eux car il y a toujours quelque chose que l’on peut reconnaître et qui peut concerner sa propre vie. 

Oui, l’actualité coronavirus est amplement détaillée et reprend tous les évènements, toutes les allocutions jusqu’aux tout début du confinement. Oui, l’actualité des hôpitaux est détaillée avec les manques qui existent et qui ont fait que tous s’étaient mis en grève avant la crise. Oui, l’actualité de ces fameuses élections municipales est détaillée et chacun donne son avis à ce sujet dans son roman. Avis qui rejoint le mien sur ce sujet. Oui, les personnages donnent leur avis sur la chloroquine et le Professeur Raoult. Oui, par la voix de Paola, on peut connaître la situation en Italie et comment le virus s’est développé, un peu avant nous. Oui, certains d’entre nous ont pu commencer tôt les gestes barrière afin de ne pas infecter les autres.

Alice Quinn, dans nombre de ses romans, détaille l’actualité. Et surtout, elle n’oublie pas ceux qui souffrent, comme les femmes et les enfants battus, qui font partie de son histoire, de ces entreprises également qui se sont endettées et qui doivent fermer. Cela était présent avant la crise sanitaire, cela sera encore plus le cas après, malheureusement.

J’ai adoré ces goûters littéraires autour d’une recette évoquée dans un livre, lu en public par Robin pour Amédée, le monsieur âgé non-voyant. Goûters qui ont amené du monde à La Petite Fabrique et qui permet à tous ces clients, patrons et employé d’être une grande famille. J’ai encore plus adoré Flora et Spritz, les deux animaux du roman. Pourquoi ? J’avais l’impression de les avoir sous les yeux. Animaux qui réagissent entre eux, comme tout animaux, mais aussi avec les êtres humains, les situations.

Je remercie Alice Quinn. Roman lu en trois jours, pressée, pressée de tourner les pages même si je ne voulais pas les quitter. Je suis repartie avec le baume au coeur. J’ai passé un très bon moment de lecture. Je souhaite à La Petite Fabrique du bonheur de faire encore des heureux parmi ses lecteurs.

La Petite Fabrique du bonheur d’Alice Quinn

Date de sortie : 10 mai 2020

Editeur : 

Nombre de pages : 337

ISBN : 978B088FWZJJK

La Confrérie de la Dague Noire Tome 12 L’Amant Souverain de J.R. Ward

La Confrérie de la Dague Noire Tome 12 L'Amant Souverain de J.R. Ward - Editions Milady

La Confrérie de la Dague Noire Tome 12 L’Amant Souverain de J.R. Ward – Editions Milady

La Confrérie de la Dague Noire Tome 12 L’Amant Souverain de J.R. Ward, Présentation

Le roi Kolher doit rencontrer celle qui doit devenir son épouse. Elle a peur de ne pas être acceptée. Lui est soumis à sa Cour, il ne peut pas faire ce qu’il veut, comme il l’entend car il y a des rites à respecter. 

Mais face à cette femme voilée, il ressent très vite plus que de l’attirance. Il exclut tout le monde pour passer ses premiers instants avec elle.

La Confrérie de la Dague Noire Tome 12 L’Amant Souverain de J.R. Ward, avis

Pratiquement 4 ans sans avoir lu un tome de La Confrérie de la Dague Noire et cela me manquait car pour moi c’est une lecture divertissante et bien écrite. C’est long et c’est court. Long car j’ai eu un peu de mal à me remettre dans l’histoire, surtout dans la suite du tome 11 où il s’était passé des évènements. Quant aux héros principaux, Kolher et Beth, pas eu de soucis avec eux. Court car je ne pensais pas avoir laissé passer autant de temps. Il m’en reste encore 8 à lire, dont nombreux commandés pour les avoir sous la main.

Après la tentative d’assassinat contre lui, Kolher va-t-il rester roi ? La  glymera, quand même décimée, est contre lui et oeuvre contre lui. Kolher a peu d’atouts malgré ses frères et ceux qui se rallient plus ou moins à lui. Même s’il fait évoluer la société des vampires afin de donner plus de droits, les plus riches ne veulent pas de ses transformations. Beth est en cause car elle est à moitié humaine et éventuellement le futur enfant du roi et de sa reine. Avec ce tome 12, le lecteur assiste à des relations assez tendues entre les époux, même s’ils sont toujours profondément amoureux. Kolher n’a pas voulu de la charge laissée par son père. Dans ce roman, avec et grâce à sa femme, il va tout de même trouver ce qui est important chez un roi vampire et accepter cette cécité. Pourtant, il a peur pour les siens, pour Beth, par dessus tout et éventuellement pour cet enfant qu’elle souhaite par dessus tout. Car il faut le savoir, une grossesse chez les vampires est très dure à supporter et la femelle ne survit pas toujours. Qu’en sera-t-il de Beth si elle est enceinte ? Comment se passera cette grossesse surtout qu’elle est à moitié humaine.

Outre l’histoire de Kolher et de Beth, nous avons d’autres histoires en parallèle qui annoncent des tomes suivants. Celle de Trez, une Ombre, promis depuis de nombreuses années à la fille de la reine dans sa communauté. Alors oui, son frère lui sauve bien souvent la mise, l’épaule et l’aide quand c’est vraiment trop dur pour lui. Mais Trez rencontre une Elue et malgré le nombre de femmes rencontrées, il tombe amoureux. Et pour la première fois, il ne veut pas profiter d’une femme. Avec son passé, un avenir qui s’annonce sombre, il sera pour la première fois honnête avec quelqu’un qui n’a rien demandé. Comment réagira l’Elue quand elle saura la vérité ? Mais l’histoire de Trez est celle d’un enfant vendu par ses parents.

Xcor est amoureux de Layla mais il continue sa bataille contre Kolher pour la première place. Tous les deux ont passé un marché. Et Layla protègera le roi et honorera la part de marché passée avec Xcor. S’annoncent pour eux un sacré tome.

Ce tome est la suite du précédent. Ahssaut recherche Sola, une jeune femme humaine pour la sauver. Elle est la proie de trafiquants et elle risque de mourir. Lui aussi ne va pas tout révéler à Marisol mais cette jeune femme le change également. Outre l’alchimie physique, ils ne peuvent pas se passer l’un de l’autre. Mais leurs deux mondes vont-ils ne faire qu’un ? Découvrons-les un peu plus dans ce nouveau tome.

Malgré les coups durs, la Confrérie est toujours aussi forte, aussi soudée derrière son roi et sa reine. L’arrivée des nouveaux venus en fait une grande famille, qui vit en vase clos, certes, mais qui est au courant de tout. La bataille contre les éradiqueurs est moins importante dans ce tome, comme dans les précédents. Car il y a des ennemis encore plus farouches qui menacent la Conférie. Pour bien comprendre Kolher, l’auteur partage avec nous quelques moments de ses parents.

Je vais essayer de ne pas passer quatre ans avant de lire le prochain tome vu le nombre encore édités. Cela en fait pas mal. Un peu moins addictif qu’aux débuts, certes, mais toujours aussi agréables à lire car les histoires sont bien agencées, l’ennui n’est pas de mise et il n’y a aucun temps mort.

La Confrérie de la Dague Noire Tome 12 L’Amant Souverain de J.R. Ward

Date de sortie : 20 novembre 2015

Editeur : Milady

Nombre de pages : 648

ISBN : 9782811215828

Nous rêvions juste de liberté d’Henri Loevenbruck

Nous rêvions juste de liberté d'Henri Loevenbruck

Nous rêvions juste de liberté d’Henri Loevenbruck

Nous rêvions juste de liberté d’Henri Loevenbruck, présentation

Ils avaient juste 20 ans. Ils rêvaient de liberté. Il est au tribunal et ne peut pas tout raconter au juge car il n’a pas le temps.

Hugo Felida est né à Providence. Il intègre le lycée privé de la ville. Il se fait remarquer par son comportement. Il rencontre Freddy et les deux amis de Freddy. Il sera intégré par l’adolescent. Et ils seront ses meilleurs amis. Ils se comporteront comme de mauvais garçons.

Avis Nous rêvions juste de liberté d’Henri Loevenbruck

Le lecteur suit le narrateur, Hugo, soit Bohem. Dès le départ, on sait qu’il risque d’être condamné puisqu’il s’est adressé au juge. Mais pour quels faits, le dernier ou acte ou tous les actes durant ce roman ? Cela a été toute mon interrogation durant ce roman. Dans l’attente de la sentence, il raconte son histoire, sa très longue histoire. Hugo est un adolescent de Providence. Il est seul, son avenir s’annonce sombre dans cette ville où il n’y a plus d’emploi. Il vit dans une famille qui n’a pas d’argent. Sa mère a réussi à l’inscrire dans le seul lycée privé de la ville. Cette famille a subi un drame, la mort de la petite soeur d’Hugo, victime d’un chauffard. Dans ce lycée, Hugo va rencontrer Freddy qui deviendra son meilleur ami. Freddy représente tout pour lui, un début de cette liberté qu’il cherche. Avec Freddy et deux autres amis, Alex et Oscar, ils vont faire les 400 coups, être les petits caïds de cette ville de Providence. Avec chacun d’eux, Hugo aura une relation assez intense, différente selon la personnalité des uns et des autres. Mais Freddy restera son seul véritable ami avec lequel il partagera énormément pendant de nombreux mois. Et ce, jusqu’à l’incarcération dans un centre de détention pour jeunes. A leur sortie et suite à ce qu’il découvre, Hugo décide de partir avec ses amis, à moto. Mais Freddy ne suit pas et ce sera le premier drame.

Le lecteur suit donc les trois amis tout le long de leur périple, sur de nombreuses routes avec un but, trouver le frère d’Alex. Ils n’hésitent pas à s’arrêter, à passer du temps dans certains endroits, à faire des rencontres, pas toujours sympathiques, il faut bien le dire. Tous les trois savent jouer des poings, voire plus. Entre drogues, alcool, rixes, fuir la police, leurs journées tout comme leurs nuits peuvent être assez intenses. Mais Nous rêvions juste de liberté est également un roman sur l’amitié entre des êtres humains, ces clubs de motards qui font peur à tout le monde. Ils se connaissent tous, il y a souvent de la rivalité, mais aussi quand les uns et les autres sont acceptés, c’est à la vie, à la mort. Mais Hugo-Bohem ne peut pas se poser. Il faut qu’il soit pratiquement tout le temps sur sa moto, sur les routes, à arpenter de nombreux endroits. Cela peut être compris par ses autres amis, même si c’est un peu dur à accepter. Certains ont des objectifs, essayer de réussir, d’autres, comme Hugo, non. Juste cette liberté d’être, de faire. Pourtant ils sont vraiment très jeunes, ils n’ont pas 20 ans. Toujours dans ce roman, pour Bohem, son amitié avec Freddy qui semble anéantie, en ligne de fond, dans ses pensées. Ce garçon ne le quitte pas car c’est lui qui l’a, en premier, accepté, qui lui a permis d’entrevoir cette liberté tant chérie.

Des paysages à couper le souffle, parcourus à moto. Des personnages que j’ai adorés, franchement. Ils ont pratiquement tous souffert, que ce soit dans leur milieu familial avec ses drames ou tout simplement parce que, lorsque l’on appartient à un certain milieu, étranger ou ouvrier, les jeunes gens sont vite catalogués. Malgré cette violence pour se défendre, pour défendre les copains, Hugo est un jeune homme avec des principes. Ne pas voler les plus faibles, ne pas profiter des femmes et encore moins de violences envers eux et surtout être profondément loyal envers ses frères car il les aime. Est-ce que c’est réciproque ? L’argent change-t-elle un homme, tout comme la rivalité, ou encore le besoin de s’installer ? Peut-on réellement compter sur ses amis, sur ses frères sur un passé vécu ensemble ? La réponse d’Hugo-Bohm est vraiment dure à lire.

Pourquoi ai-je mis autant de temps à me plonger dans ce roman d’Henri Loevenbruck, pourtant acheté dès sa sortie poche, dans le coin de ma tête dès sa sortie en grand format ? Je ne m’attendais peut-être pas à un roman mais à un documentaire. Pourtant, entre, j’ai lu les deux derniers Henri Loevenbruck, dont J’irai tuer pour vous. Mais des fois, pour mon cas, il se révèle que des livres restent dans ma PAL et je les y laisse, retardant le moment de les lire. Est-ce dû à cette période de confinement où je suis plus à l’aise dans ma tête pour lire même si je suis en télétravail qui m’a incité à me plonger dans Nous rêvions juste de liberté ? Etait-ce le moment de le lire ? En tous les cas, je comprends pourquoi c’est vraiment un succès en librairie, au grand étonnement de l’auteur. Oui, je suis Henri Loevenbruck sur les réseaux sociaux. J’aime ses prises de position, son humour également décapant. J’aime beaucoup qu’il soit également proche de ses lecteurs. Si je le rencontre, un jour, j’aurai de nombreux livres à faire dédicacer mais aussi à acheter. En espérant que le confinement ne dure pas trop longtemps et que les séances de rencontre pourront, à nouveau, très vite se dérouler.

Nous rêvions juste de liberté d’Henri Loevebruck est un véritable coup de coeur, je ne l’ai pas lâché. Henri Loevenbruck, je pense l’avoir déjà écrit, est aussi à l’aise avec des écrits dont l’action se passe de nos jours et des écrits historiques. Il passe de l’un à l’autre avec une sacrée aisance. Je vous encourage tous à ne pas passer à côté de cette véritable pépite. J’ai été vraiment émue par la fin de ce roman à laquelle je ne m’attendais pas du tout.

Nous rêvions juste de liberté d’Henri Loevenbruck

Date de sortie : 29 mars 2017

Editeur : J’ai Lu

Nombre de pages : 493

ISBN : 978-2-290-11907-5