Le triomphe des ténèbres de Giacometti et Ravenne

Le triomphe des ténèbres Giacometti et Ravenne

Le triomphe des ténèbres Giacometti et Ravenne

Résumé Le triomphe de ténèbres de Giacometti et Ravenne

En 1938, Neuman est prêt à partir rejoindre sa femme en Angleterre. Il attend un visiteur. Mais ce sont les Allemands qui arrivent. Allemands qui cherchent un livre du Moyen-Age.

Quelques mois plus tard, au Tibet, Weistort est à la recherche de la Swastika.

Avis Le triomphe de ténèbres de Giacometti et Ravenne

Quant Eric Giacometti et Jacques Ravenne te bousculent, cela donne le premier tome de la trilogie, Le cycle du Soleil Noir, soit Le Triomphe des Ténèbres. Bousculée, je l’ai été. J’ai eu du mal à me plonger dans ce roman. Pourquoi ? Parce que j’ai été habituée aux enquêtes d’Antoine Marcas, le personnage récurrent, dont il me reste quelques enquêtes à lire. Bousculée parce que j’ai eu l’habitude que les deux auteurs mêlent passé et présent. Mais dans Le Triomphe des Ténèbres, ce n’est qu’un passé proche. La guerre menée par les Allemands, les SS. Je croyais ne rien avoir à apprendre à ce sujet, suite à deux documents lus il y a peu. Mais là, les auteurs se sont appuyés sur des documents trouvés et qui démontrent que certains dirigeants Allemands étaient obnubilés par l’ésotérisme, le pouvoir que cela pouvait leur amener au niveau mondial. Donc, après avoir été bousculée, avoir mis du temps à me plonger dans ce roman, j’ai été, encore une fois, scotchée par l’histoire avec un petit h et un grand H, racontée par les auteurs. Entre vérités et imagination, le lecteur ne sait pas trop où il se trouve. Cela va être dur d’attendre un peu plus de six mois pour lire le second opus.

Entre roman et document, surtout pour le début, tout se passe pendant la Seconde Guerre Mondiale. L’Allemagne est déjà bien installée en Europe. Elle a commencé ses exterminations. Les débuts du nazisme sont relatés tout comme sur quoi se sont appuyés les dirigeants nazis et notamment Hitler. Cela fait froid dans le dos. Mais rien ne peut nous étonner de ces personnes là qui vont détourner, à leur profit, ce qui est, au départ, censé faire le bien. Eric Giacometti et Jacques Ravenne ont posé les fondations de leur trilogie. Entre ésotérisme, magie, astrologie, certains dirigeants nazis vont piller des trésors et des trésors, que ce soit des livres, des tableaux, … et tout cela pour devenir les maîtres du monde. Bien entendu, nous avons les relations internationales entre l’Allemagne et d’autres pays, notamment l’Espagne et l’Angleterre. La fuite de nombreux Espagnols face à Franco. Ils n’ont pas trouvé mieux en France mais ont rejoint le maquis. Le personnage de Churchill est fidèle à lui-même. Pragmatique, dans ce roman, il devra tout de même réviser un tant soit peu ses croyances face aux éléments qui lui seront présentés.

Ce roman est riche d’une belle palette de personnages. Outre les noms récurrents de l’histoire du nazisme que tout un chacun connait, avec leurs caractères bien trempés, leurs luttes intestines pour être bien vus d’Hitler, dans ce roman, nous avons quatre personnages principaux. En effet, Laure Destillac arrive assez loin dans le roman. Ce qui est normal puisque le château de Montségur appartient à ses ancêtres et qu’il est le théâtre de recherches de la part des nazis. Weistort, le nazi à la tête d’un département allemand, débute ce roman. Profondément inhumain, il a des idées bien ancrées, il n’hésite pas à recourir à cette violence qui fait froid dans le dos pour retrouver ces fameuses Swastika, au nombre de quatre, qui vont asseoir le pouvoir nazi. Enfin, c’est ce qu’ils pensent tous. Ensuite, il y a Tristan, un Français, que l’on découvre en Espagne. Lui ne saura jamais s’il va être tué ou sauvé par les Espagnols, les nazis. Fort, certes, on apprendra bien évidemment son rôle dans cette fameuse quête. Mais Tristan est un homme, un homme qui a besoin d’une femme, qui peut tomber amoureux. Ce sera Laure ou peut-être Erika, cette archéologue allemande. Cette dernière semble ne pas accepter tout ce qui se passe dans son pays. Elle a déjà connu la violence avec son père. Elle a appris à ne pas montrer ses émotions. Femme instruite dans un pays où la femme est cantonnée à un rôle de mère, de femme au foyer, elle doit tout de même faire face à ces hommes au pouvoir immense.

Bien entendu, tous les fans de Marcas ont attendu de savoir si leurs deux auteurs favoris vont oublier ou pas Marcas. A vous de lire ce roman. Pour ma part, ils m’ont pris par surprise, je dois bien le dire.

J’ai un petit regret en ce qui concerne ce roman. Et ce regret arrive de plus en plus souvent. Fautes d’impression ou de relectures, j’ai trouvé trois ou quatre coquilles situées vers la fin du roman, comme s’il fallait se dépêcher à clôturer un roman. Cela me donne un sentiment de travail bâclé. Je suis désolée de l’écrire mais cela arrive pratiquement à chaque fois maintenant dans les romans que je peux lire. Bref, malgré cela, j’ai aussi envie d’écrire merci à Jacques Ravenne et Eric Giacometti pour nous avoir fait partager un moment intime, le mariage de Jacques Ravenne. C’était vraiment sympa de voir de si belles photos et autant de bonheur. Sur ce, il me tarde de lire la suite car là je ne suis pas en retard et je me plonge dès que possible dans une aventure d’Antoine car, là, franchement, j’ai du retard à combler.

Le triomphe des ténèbres de Giacometti et Ravenne

Date de sortie : 4 avril 2018

Nb pages : 476 pages

Editeur : JC Lattes

ISBN : 978-2-7096-5608-5

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Le tableau de Frédérique de Keyser

Le tableau de Frédérique de Keyser

Le tableau de Frédérique de Keyser

Résumé Le tableau de Frédérique de Keyser

Séraphine est en train de montrer son tableau à son amant du moment. Mais l’un et l’autre se rendent compte qu’ils vont se séparer. Après un gros coup d’éclat dans ce restaurant, Séraphine part.

Dans le hall, Gabriel, qui a tout entendu, fait exprès de la bousculer alors qu’elle est plongée dans ses pensées.

Avis Le tableau de Frédérique de Keyser

Pas de déplaisir, ni de réel plaisir à la lecture de cette histoire. Peut-être que le moment ne s’y prêtait tout simplement pas. Je n’ai pas eu de mal à entrer dans l’histoire, à suivre son déroulement, mais pour une fois, je ne me suis prise d’affection pour aucun des personnages principaux, que ce soit Séraphine ou encore Gabriel. Arthur a pu trouver quelques grâces à mes yeux.

Gabriel rencontre Séraphine dans le hall d’un grand hôtel après qu’elle ait rompu avec son amant du moment. Séraphine est accompagnée d’un magnifique grand chien. Cette rencontre va les bouleverser l’un et l’autre. L’alchimie, notamment sexuelle, est bel et bien là. Mais ils vont être pris à leur propre piège, notamment Gabriel.

Séraphine est peintre, jeune, belle, rousse, aux formes affriolantes. Elle est libre, a des idées bien arrêtées sur la condition des hommes et des femmes. Elle veut que ces dernières ne restent pas sous le joug des hommes. Séraphine vit sa sexualité comme elle l’entend, même si cela ne plait pas aux communs des mortels. Elle vit à Montmartre, le quartier des artistes. Lorsque Gabriel lui commande ce tableau, elle hésite mais ce tableau de Gabriel, qui doit faire ressortir tout ce qu’ils vont vivre ensemble, passionnément, sera-t-il achevé ?

Gabriel est le fils d’un banquier. Il aime tous les plaisirs, notamment ceux de la chair. Il ne veut pas se laisser embarquer dans une histoire d’amour. Il veut vivre comme bon lui semble. Mais la personnalité de Séraphine, sa vie vont tout bouleverser. Je dois avouer que les sentiments de l’un et de l’autre sont vraiment bien décrits. Ce sont deux personnalités très fortes qui devront mettre de côté certains éléments de leurs caractères pour se comprendre ou alors se les expliquer. Heureusement qu’il y a Arthur, le meilleur ami de Séraphine, et occasionnellement amant, qui va étudier Gabriel et un tant soit peu l’aider à faire la lumière en lui. Personnage haut en couleur mais adorable qui veut protéger, avant tout, sa meilleure amie, pour qu’elle ne souffre pas. Car Séraphine, mais aussi Gabriel, vont souffrir face à cette nouveauté qui bouleverse le marché qu’ils ont passé.

Outre cette histoire, l’auteur s’attache à nous décrire Paris, ses habitants et surtout Montmartre, ce fameux quartier des artistes. Des peintres, oui. Mais s’ils sont comme Séraphine, leur art les rend d’autant plus sensibles et ils peuvent être incompris par le commun des mortels. Paris change entre le jour et la nuit. Si la société est policée le jour, qu’elle fait face à ses us et coutumes, juge, bien-pensante et très conservatrice, la nuit tous se libèrent et font face à leurs désirs. Entre sociétés secrètes, maisons closes, bars et restaurants, le beau monde s’encanaille à l’extérieur avec ceux qu’ils ne côtoient pas la journée. De nombreux rappels historiques sont également présents, comme la Commune. Et surtout n’oublions pas que les chapitres sont tous nommés, via un tableau et un peintre.

Je remercie Netgalley et les Editions Erato pour cette lecture.

Le tableau de Frédérique de Keyser

Date de sortie : 4 avril 2018

Nb pages : 335 pages

Editeur : Erato

ISBN : 978-2-37447-377-2

Silver Water d’Haylen Beck

Silver Water d'Haylen Beck

Silver Water d’Haylen Beck

Résumé Silver Water d’Haylen Beck

Cela fait quatre jours qu’Audra est partie de New-York avec ses deux enfants. Elle tente d’aller en Californie pour commencer une nouvelle vie.

Mais elle doit s’arrêter pour acheter des boissons et de quoi manger. Une voiture de police est garée sur le parking. Elle a peur mais affronte la situation. A son départ, cette voiture n’est plus sur place et elle continue sa route.

Avis Silver Water d’Haylen Beck

Jusqu’où peut aller la noirceur humaine pour assouvir ses plus vils penchants ? S’en prendre à de jeunes enfants pour en faire de la chair humaine et par ricochet, à une femme, leur mère. Un concours de circonstance fait qu’Audra est arrêtée dans une petite ville qui survit. Il a vu sa voiture avec les deux enfants à l’intérieur. Pour un prétexte quelconque et avec ce qu’il faut, il va l’arrêter et l’incarcérer. Quid des enfants. Ils seront pris en charge par une femme policier. Ils promettent à Sean et Louise, mais aussi à Audra qu’ils seront en sécurité.

Sean a près de 11 ans. Il a appris à connaître sa mère depuis un an et demi qu’il vit avec elle, depuis qu’elle a quitté son mari, violent psychologiquement et homme qui entretenait les addictions de la jeune femme. Deux enfants qui aiment profondément leur mère. Sean va tout faire pour s’en sortir, tout en protégeant sa soeur. Jeune adolescent plein de débrouillardise, tenace. On voit de qui il tient. De toutes façons, avec un père pratiquement absent, une mère dans les limbes de l’inconscience pendant pratiquement toute son enfance, il était seul. Mais les quelques mois passés avec celle qui lui a donné la vie lui ont permis de comprendre que l’amour d’une famille existe bel et bien.

L’auteur nous détaille parfaitement les violences physique et psychologique subies par Audra. Violences qui ont failli l’anéantir. Mais une rencontre va lui permettre de rebondir, de se sauver et de sauver ses enfants. Malgré les services sociaux, elle a décidé de partir, de rejoindre la Californie, même si elle sait que son mari fera tout pour la retrouver. Dans cette petite ville, emprisonnée, puis relâchée elle doit faire face aux vautours que sont les journalistes, l’opinion publique et surtout le FBI qui tente de lui faire avouer ce qu’elle n’a pas commis. A force d’entendre toutes ses paroles, elle s’interroge, elle qui vit dans la brume, la souffrance. Mais au plus profond d’elle, elle sait. Véritable battante, elle ne se laisse pas faire. Elle restera campée sur ses positions. Un allié inattendu l’aidera dans cette quête de la vérité. La vérité pour tous les deux. Car Danny a perdu sa femme qui s’est suicidée après la disparition, dans les mêmes circonstances, que sa fille. D’ailleurs, lui aussi, trouvera-t-il cette vérité ?

Un roman véritablement addictif, construit de telle façon qu’on ne le lâche pas même si j’ai eu un petit essoufflement au milieu. Vite dissipé toutefois. L’auteur s’attache à nous décrire ses personnages avec une précision chirurgicale. Tout leur passé, leurs états d’âme y passent. Peut-on comprendre ce qui pousse Collins à suivre son shérif ? Oui et non. L’argent au bout du chemin peut faire réaliser le pire. Et que dire de ce qui se passe dans le Dark Web où tout ce qui est caché se révèle affreux. Meurtres, trafics en tout genre, ce qui compte c’est l’argent et toujours plus d’argent. Les plus puissants côtoient ceux qui tentent de gagner des millions par tous les moyens. Bien sûr, il faut montrer patte blanche et démontrer que personne ne sera trahi. D’ailleurs, à ce sujet, dans le roman, je me suis interrogée sur une de ses personnes qui a rejoint ce groupe. Il manque soit une petite révélation ou alors elle n’avait pas grand chose à faire là.

Je remercie Netgalley et les Editions Harper Collins.

Silver Water d’Haylen Beck

Date de sortie : 14 mars 2018

Nb pages : 307 pages

Editeur : Harper Collins

ISBN : 9791033902447

Esclave du rythme Le rythme #1 de Jane Harvey-Berrick

Esclave du Rythme Le Rythme #1 de Jane Harvey-Berrick

Esclave du Rythme Le Rythme #1 de Jane Harvey-Berrick

Résumé Esclave du rythme Le rythme #1 de Jane Harvey-Berrick

Laney part en week-end à Las Vegas pour retrouver ses amies. Comme elle se déplace en fauteuil roulant tout est bien préparé. Lors d’une soirée, un jeune homme l’aborde et l’invite à danser.

Ash vient de Slovénie. Il a obtenu un travail pour danser à Las Vegas. Il est rejoint par trois jeunes filles. Mais on leur demande passeport et portable. Ash sent que cela ne va pas se passer comme il le souhaite.

Avis Esclave du rythme Le rythme #1 de Jane Harvey-Berrick

Complet est ce roman. Pourtant ce n’était pas gagné à la lecture des toutes premières lignes mais l’auteur a su rendre son histoire addictive avec les thèmes de l’amitié, de l’amour, de l’entraide, de la mafia russe, de la prostitution, de la violence et de la danse abordés. La danse qui permet de faire passer énormément d’émotions, de révéler le beau comme le mal, de déclarer ses sentiments.

D’un côté, nous avons Laney, une jeune femme de 29 atteinte de polyarthrite. Malgré le fait que son compagnon l’infantilise, et elle a horreur de ça car elle est foncièrement indépendante, elle part à Las Vegas passer un week-end entre copines. Leur but est de passer du bon temps malgré la fauteuil roulant qui a nécessité, toutefois, une préparation minutieuse de son voyage et séjour.

De l’autre il y a à Ash, danseur venu de Slovénie, qui a obtenu un visa d’un mois pour danser à Las Vegas. C’est son rêve. Il espère obtenir la gloire et ainsi rester mais il déchante très vite, s’interroge lorsqu’on lui prend passeport et portable. De plus, il tombe dans un endroit où il ne faut poser aucune question car les sanctions seront forcément très dures. Le destin va faire se rencontrer Laney et Ash et ils vont vivre une histoire difficile mais aussi fabuleuse.

Ce roman pourrait paraître léger mais ce n’est absolument pas le cas. Laney et Ash vont s’aider mutuellement. Elle va l’accompagner, l’aider à affronter sa douleur, cette noirceur qu’il a vécu à Las Vegas mais aussi avant. Laney va prendre des décisions qui vont changer leur vie à tous les deux. Ils se sont rencontrés. Si la magie n’a pas opéré dès le départ, elle était latente. Bien que différents tous les deux, ils souffrent l’un et l’autre. Laney est malade mais c’est une battante. Avec Ash, elle va se sentir à nouveau une femme car il ne sera pas envahissant. On pourrait penser qu’il profite d’elle mais je ne l’ai jamais ressenti en lisant ce roman. Entre ce beau gosse ténébreux et cette jeune femme, tout est possible. L’amitié est très forte. Laney souhaite aider son prochain, même si elle ne le connait pas afin que ce prochain trouve quelqu’un à aider. Ash cache une noirceur terrible. Ses réactions peuvent être très violentes et on peut comprendre pourquoi avec ce qu’il a vécu, surtout qu’il se juge responsable d’avoir laissé ses amis là-bas pour sauver sa peau. Il se sent aussi sale par ce qu’il a subi.

J’ai franchement adoré ce roman. A un moment donné, je me suis demandé si l’auteur allait revenir sur cette mafia qui est tout de même importante. Cela valait le coup d’attendre. Les explications sont très bien données. Les rebondissements arrivent à point nommé. Il manquera juste la suite par rapport à un des événements car on le sait, aux Etats-Unis, le meurtre même s’il n’y a pas préméditation, est puni par la loi. Je me suis laissée, tout le long, agréablement surprendre. Je ne suis pas une fan de la danse, qu’elle soit classique ou encore de salon. Mais Jane Harvey-Berrick, avec toutes ses explications, ses spectacles, a su rendre tout cela vraiment très sexy. Le personnage principal y est pour beaucoup aussi. Mais la danse, ce n’est pas que ça, c’est aussi un monde de préjugés, avec de nombreuses bassesses entre danseurs.  D’un autre côté, elle démontre bien qu’à Las Vegas, tout n’est pas rose, malgré les lumières. Il existe des travailleurs clandestins, des personnes que l’on a fait venir en leur promettant monts et merveilles alors qu’il y aura de la prostitution, de la drogue, de la violence.

La morale est que malgré les coups bas, la souffrance, il existe toujours de belles personnes qui nous permettent d’avancer.

Je remercie Netgalley et les Editions Juno Publishing pour cette lecture. Il semblerait qu’il y ait d’autres tomes.

Esclave du rythme Le rythme #1 de Jane Harvey-Berrick

Date de sortie : 3 mai 2018

Nb pages : 342

Editeur : Juno Publishing

ISBN : 978-2-37676-292-8

Un mariage anglais de Claire Fuller

Un mariage anglais de Claire Fuller

Un mariage anglais de Claire Fuller

Résumé Un mariage anglais de Claire Fuller

Gil trouve une lettre dans un livre. Par la fenêtre, il voit une femme. Il veut en avoir le coeur net. Il sort et tente de suivre cette silhouette aperçue ou rêvée. Le temps est exécrable. Gil tombe.

A Londres, Flora est avec Richard. Elle reçoit un appel de sa soeur Nan qui l’informe que leur père est à l’hôpital.

Avis Un mariage anglais de Claire Fuller

Pourquoi Ingrid a disparu il y a plus de 10 ans, laissant deux filles adolescentes seules avec leur père ? Le lecteur le saura en lisant les lettres laissées par Ingrid à son mari. Lettres qu’il n’a jamais lues, sauf une, celle qui est à l’origine de son accident. Ces lettres ont été disséminées dans les centaines de livres présents dans la maison où ils habitaient. Dans ces lettres, elle raconte leur rencontre et ce qui s’est passé par la suite. Elle fait état de sa vie auprès de lui et surtout sans lui. Elle s’interroge sur ce mariage, sur ce lien, cet amour qui s’est distendu.

Disparition ? Mort ? Nul ne le sait, ni son mari, ni ses filles, ni ses amis. Ingrid retrace donc son histoire, de sa rencontre avec Gil alors qu’elle était une étudiante de 20 ans. Lui était son professeur. Il avait 20 ans de plus qu’elle. Malgré son envie de faire sa vie, Ingrid va tomber amoureuse de cet homme, cet écrivain. Un homme à femmes, qui aime séduire et qui attire les femmes. Un homme qui achète des livres compulsivement et pas n’importe lesquels, ceux qui sont annotés par leurs précédents propriétaires. Pour Gil, est-ce que posséder Ingrid était voulu, était-elle une nouveauté, un trophée à rajouter à son tableau de chasse ? Personnellement, je pense qu’il n’a pas su la retenir, lui dire qu’il l’aimait. On le sait, en couple, on rate beaucoup de choses par la force de l’habitude, parce qu’on se sent invincible, que l’on ne voit pas que l’autre souffre, change. Et on ne peut pas revenir en arrière. Entre culpabilité et trahisons, la vie d’Ingrid, qu’elle a choisie, n’a pas été franchement rose.

Flora et Nan sont les filles de Gil et Ingrid. Flora a 22 ans. Elle avait donc une dizaine d’années lorsque sa mère a disparu. Tout comme son père, elle ne croit pas à la mort d’Ingrid. Elle la cherche. Elle lui manque. Elle est beaucoup moins effacée que Nan, qui, elle, cache sa douleur. Flora n’a pas compris la gravité de la situation de son père. Elle ne veut pas qu’il meure. Bien que Nan ait été plus âgée lors de la disparition de sa mère, elle s’est retrouvée, du jour au lendemain, à avoir à gérer son père et sa soeur. Un rôle de grande soeur et surtout de femme avant l’heure. Dans ce roman, à travers ses lettres, on sent une mère qui n’a pas su s’y prendre avec Flora, la fille de son père. Le lecteur sent que les filles sont très attachées, également à leur père, surtout Flora. Pour Nan, c’est plutôt un devoir, car elle a vu sa mère souffrir et elle connait la situation de leur union.

Souvent, dans ce roman, il est indiqué que c’est le lecteur qui fait le roman, avant son auteur. C’est le lecteur qui en assure le succès. Je veux bien le croire et je l’ai toujours cru. J’ai lu ce roman sans déplaisir, mais le plaisir n’était pas au rendez-vous également. Je ne me suis pas laissée embarquer par cette histoire. Je ne pense pas que cela soit le fait de cette liaison entre un prof et son élève. La première question de cette chronique reflète cette impression. Connaître cette disparition, dès le départ, a gâché, je pense, ce plaisir de lecture.

L’auteur oscille donc entre ces phases du présent où Flora, surtout, Nan et Gil sont bien présents, et ce passé composé de lettres. Nous avons un grand nombre de descriptions, d’une nature belle, forte, qui peut reprendre ses droits à tout moment. Une nature, par les mots de l’auteur, qui se trouve magnifiée et dont le parallèle est fait avec les personnages, leurs sentiments, leur vie. Les éléments du quotidien trouvent également leur place.

Je remercie Netgalley et les Editions Stock pour cette lecture.

Un mariage anglais de Claire Fuller

Date de sortie : 2 mai 2018

Nb pages : 325

Editeur : Stock

ISBN : 9782234083042

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Ensemble maintenant pour toujours d’Emily Blaine

Ensemble maintenant pour toujours d'Emily Blaine

Ensemble maintenant pour toujours d’Emily Blaine

Résumé Ensemble maintenant pour toujours d’Emily Blaine

Theo et Summer sont amis. Ils rentrent de dîner et leur rencontre finit par un baiser.

Summer a réussi professionnellement malgré une mauvaise donne au départ. Son patron tente de la séduire mais elle ne veut pas mélanger vies privée et professionnelle.

Avis Ensemble maintenant pour toujours d’Emily Blaine

Ce roman est une suite sans en être une du roman de l’auteur, Toi, moi, maintenant ou jamais. Roman que je n’ai pas lu, encore, mais que j’ai dans ma PAL. En effet, on retrouve Charlotte et Jeremiah qui sont en train de préparer leur mariage. Mais ce roman se focalise plutôt sur la relation entre Theo, le frère de Jeremiah, et Summer, la meilleure amie de Charlotte. Tous les deux se connaissent depuis de nombreuses années mais ils ne se sont pas vus depuis plus de dix ans. La raison ? Vous l’apprendrez plus en détail dans le roman. Je ne veux pas spolier. L’auteur égrène son roman d’éléments très importants du passé qui prennent tout leur sens quant à la personnalité des deux personnages et leur vécu, ensemble ou éloignés. Cette construction ne m’a pas gêné mais je trouve que de nombreuses situations actuelles ne sont pas assez développées, elles sont dans un sens bâclées. D’ailleurs, un élément très important de leur passé est, lui aussi, pas détaillé, seulement ses conséquences. En tant que lectrice, j’aurais vraiment aimé à s’en savoir plus.

Une histoire sympathique, certes, mais pas transcendante, qui permet de passer un bon petit moment de lecture. Les personnages n’ont pas trouvé grâce à mes yeux. Je ne me suis pas identifiée. Ils ne m’ont fait ni chaud, ni froid. Pas de rejet mais pas de réelle connivence. Pourtant, ils ne sont pas niais. Theo et Summer se sont revus et se sont embrassés. Depuis, ils ont pris leurs distances. Ils ne savent pas comment faire pour retrouver leur complicité d’antan. De plus, Theo ne veut plus maintenant que Summer ait de l’emprise sur lui. Il la connait par coeur, il connait son passé. Il sait qu’elle a érigé des barrières autour d’elle. Lorsqu’ils vont faire la paix, il va pratiquement tout lui avouer, quitte à la faire fuir. Theo prendra des décisions qui bousculeront la jeune femme, qui lui permettront de grandir encore plus.

Quant à Summer, on peut comprendre pourquoi elle est comme ça. Elle a privilégié sa carrière aux dépens de sa vie personnelle. Elle ne veut pas mêler amour et travail. C’est une femme qui a énormément souffert. Elle avait trouvé auprès de Theo du réconfort, de l’aide. Summer n’a pas énormément confiance en elle. Lorsqu’elle retrouve cette fameuse complicité, elle est toutefois toujours en retrait car elle a peur de souffrir, encore une fois. Souffrir , mais à cause de quoi ? Le roman nous en dira plus lors de la lecture. Donc, Summer veut tout contrôler.

Comme je l’écrivais, certains revirements de situations ne sont pas assez détaillés, les rebondissements trop rapides. De plus, je trouve, et c’est seulement mon avis de lectrice, que les deux frères sont inconséquents. Faire une course alors que les conditions ne sont pas idéales, d’un point de vue routier et humain, ce n’est vraiment pas le top. Ils ont la trentaine et on dirait des gamins, tous autant qu’ils soient. Mais, c’est vrai que se sentir normal,  sans souffrir et réaliser une passion peut être important, malgré les conséquences. Un bon point est qu’Emily Blaine manie les manipulations à merveille.

Je remercie Netgalley et les Editions Harlequin pour cette lecture. Maintenant, je dois lire Toi, moi, maintenant ou jamais.

Ensemble maintenant pour toujours d’Emily Blaine

Date de sortie : 6 juin 2018

Nb pages : 180

Editeur : Harlequin

ISBN : 9782280411110

La saison des feux de Celeste Ng

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Résumé La saison des feux de Celeste Ng

Shaker Heights est un quartier très riche qui existe depuis 1912. Il possède de nombreuses règles à lesquelles personne ne déroge.

Isabelle Richardson a mis le feu à la maison de ses parents. Sa mère, qui dormait, à eu juste le temps de se réveiller. Elle se rappelle le départ de sa locataire, Mia, qui était accompagnée de sa fille.

C’est donc le moment de revenir sur tout ce qui est arrivé depuis que Mia et Pearl ont emménagé.

Avis La saison des feux de Celeste Ng

Comment écrire une chronique d’un roman, aussi intense, aussi passionnant, sans trop en dévoiler ? Il est, en tous les cas, servi par une belle palette de personnages femmes. Toutes sont importantes dans ce roman, même si certaines ont juste un petit rôle. Des femmes, des jeunes filles passées au crible sans toutefois que l’auteur penche pour l’une ou pour l’autre. On en apprendra au fur et à mesure sur chacune d’entre elles. D’ailleurs, personnellement, aucune ne m’a rebuté. Chacune a son vécu, chacune a son propre caractère, chacune a sa propre expérience. Bon, mal, ce n’est pas à nous de juger. Certaines décisions ont été prises et elles doivent être assumées. Malgré tout, comme dans toute société, on se mêle de la vie des uns et des autres, on prend parti pour l’un ou pour l’autre et cela attise les colères, les ressentiments, même si, après coup, on s’interroge.

N’y aurait-il pas un fond de jalousie de la part d’Elena ? On ne s’élève pas contre cette société, cette ville parfaite même si on a envie de découvrir le reste du monde. Cette société fait le bien pour se donner bonne conscience, même si pour elle c’est naturel. Mais on attend tout de même un juste retour des choses.

Elena a toujours cherché des signes de maladie chez sa fille Isabelle. L’inquiétude a fait la place à la colère. Comme on sait que les enfants ressentent tout, Izzie lui en fait voir de toutes les couleurs. En définitive, Mia lui ouvrira les yeux. Elena prendra donc la décision qui s’impose pour sa fille, qui lui ressemble tant.

A cause de ses idéaux, de son passé, Mia, sans le savoir, va provoquer une immense colère chez cette société extrêmement policée. La colère monte inexorablement. Elle est attisée comme le feu.

L’auteur développe tous les soucis rencontrés lorsqu’une grossesse ne peut pas être menée à terme, le problème de ne pas avoir d’enfants, le parcours du combattant pour adopter ou la mère porteuse. Elle développe également le choix de l’avortement, surtout lorsque l’on est jeune, le fait de ne pas se confier et d’avoir cette épée de Damoclès au-dessus de la tête et de vivre avec cet acte le restant de nos jours.

Mia est dégourdie, elle a appris toute seule. Elle a subvenu à ses besoins, elle a reproduit ce qu’elle avait appris pour s’en sortir et économiser tant et plus. Même si cela ne correspondait pas à ses parents qui avaient dû vivre de restrictions, elle a voulu réaliser ses rêves et vivre de son art. Mais ses parents, par leur comportement, lui feront prendre une décision difficile. Pearl, sa fille, quant à elle, cherche réellement à se poser. Elle est adolescente, elle a besoin d’amies, de relations amoureuses. Intelligente, elle aura l’un et l’autre. Mais les relations humaines ne sont pas si faciles que ça. Pearl a confiance en sa mère pour prendre les décisions. Cette expérience leur permettra de se rapprocher encore plus. Mia sera obligée, petit à petit, au cours de sa vie, de se confier à sa fille sur ce qui la concerne et sur ce qu’elle veut bien entendre.

Ce roman n’est pas une chronique, au vitriol, d’une société. Ce roman, pas vraiment un coup de coeur, mais presque, démontre qu’une rencontre peut avoir le pouvoir de tout changer. Elle peut provoquer de la fascination dans un cas comme dans l’autre. Elle permet, également, de connaître différents modes de vie, des personnalités aux caractères différents. Elle peut permettre, après coup, de s’interroger sur soi, son avenir et reprendre, si on le souhaite, des décisions qui correspondent à son moi profond.

Je remercie Babelio pour cette sélection Masse Critique, les Editions Sonatine lesquelles avec le roman ont envoyé un carnet. Je comprends d’autant plus, avec cette lecture, pourquoi ils vont suivre cet auteur. D’ailleurs, je vais m’empresser d’acheter son premier roman.

La saison des feux de Celeste Ng

Date de sortie : 5 avril 2018

Nb pages : 378

Editeur : Sonatine

ISBN : 978-2-35584-6503

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