Assez de bleu dans le ciel de Maggie O’Farrell

Assez de bleu dans le ciel Maggie O'Farrell
Assez de bleu dans le ciel Maggie O’Farrell

Avis Assez de bleu dans le ciel de Maggie O’Farrell

Avant de finir ce roman, j’ai lu une formidable critique qui l’encensait. Ne suis-je pas normale ? En effet, je n’ai pas été franchement transportée par l’histoire. Pourtant, quand je l’ai commencé, je me suis dit, super, je vais me balader en Irlande avec un auteur irlandais. J’ai été peut-être déstabilisée par ces retours en arrière, ces bons en avant sur les différents personnages qui ont gravité autour de Daniel. Et ils sont nombreux. Je n’avais jamais lu cet auteur. Mais je pense continuer avec elle car j’adore l’Irlande, même si je n’y suis jamais allée et j’aime le travail de conteur des auteurs, notamment Maggie O’Farrell.

Ce sont les histoires de couples de Daniel et de Claudette. Si les deux premières de Daniel sont celles que l’on peut trouver à peu près partout, celle qu’il forme avec Claudette est vraiment très bien trouvé. Il y a également l’histoire de Claudette. Là, par contre, les retours en arrière et les années qui passent ne sont pas du tout difficiles à suivre. Même si l’auteur arrive à nous démontrer la fin de leur couple, c’est passé assez vite. Je ne me suis pas du tout attachée à ces personnages, même si j’ai bien aimé Claudette, sa façon de vivre, son ascendant sur les autres. On peut comprendre la quête de Daniel pour savoir ce qui est arrivé à un de ses anciens amours. Mais il agit seul et met son couple en danger. C’est un homme en définitive très secret. J’ai aussi beaucoup aimé l’histoire sur sa mère.

J’ai par contre beaucoup aimé cet amour filial qui existe entre Daniel et ces quatre enfants et son beau-fils. L’amour est également présent entre Claudette et ses enfants. De plus, que ce soit Ari ou Niall, ils ont tous les deux des soucis de santé ce qui les rend encore plus attachants. Ce qui arrive aussi à la fille de Daniel va encore plus le perturber.

Avec ces retours en arrière, on suit donc les histoires des uns et des autres mais aussi la rencontre entre Daniel et Claudette. Même si, par certains moments, c’est assez difficile à suivre, il faut aller jusqu’au bout du roman car il est formidablement bien conté, les descriptions sont époustouflantes. Le lecteur voyage en Angleterre, en Irlande, en Inde, en Suède. Il s’imprègne d’odeurs, de paysages grandioses.

Je n’ai pas eu de coup de coeur, mais je ne regrette absolument pas ma lecture et je remercie Belfond et Negalley pour cette sélection.

Résumé Assez de bleu dans le ciel de Maggie O’Farrell

Daniel travaille en semaine à Belfast comme professeur de linguistique. Le week-end, il rentre dans le Donegal, un endroit solitaire en Irlande où il  rejoint sa femme et ses deux enfants.

Il doit partir sur New-York fêter l’anniversaire de son père.

Assez de bleu dans le ciel de Maggie O’Farrell

date de sortie : 6 avril 2017

Editeur : Belfond

Isbn : 978-2-01-702648-8

Nombre de pages : 496

I hate u love me tome 1 de Tessa Wolf

I hate u love me de Tessa Wolf
I hate u love me de Tessa Wolf

Avis I hate u love me tome 1 de Tessa Wolf

J’ai choisi I hate u love me par rapport à son titre et sa couverture. Dès les premières pages lues, je me suis dit, « Encore un énième roman qui conte les émois d’adolescents ». Je me suis trompée. Ce n’est pas du tout ça. Le lecteur se plonge, avec délices, et tourne les pages, ici de la Kobo, très rapidement, pour connaître les péripéties de la relation entre Elena et Fares. La dimension de cet amour a été plus intense lorsque Tessa Wolf a inséré, pour la première fois, le point de vue de Fares, vers la page 80. Le lecteur oscillera donc entre les deux. Personnellement, je n’ai jamais pu me faire à l’idée que Fares avait deux ans de moins qu’Elena. Est-ce dû à ses tourments ?

Ecrire une chronique sur I hate u love me est assez compliqué. En effet, je n’ai pas envie de trop en dire puisque les rebondissements sont nombreux mais j’aimerais également donner l’envie de lire ce premier tome.

Elena et Fares se rencontrent au lycée. Elle est en train de passer le bac et est déjà fiancée, prête à se marier. Rencontrer ce jeune homme la bouscule tant et plus.

Elena n’a pas conscience de sa beauté. Tous les garçons souhaitent avoir une relation avec elle. Fares la révèlera à elle-même. Il est le seul qu’elle aimera, avec qui elle se sent bien, en sécurité. Mais il sera le seul à la faire souffrir de nombreuses fois. Malgré la douleur qu’ils éprouvent, la haine ressentie, l’envie de faire souffrir, ils se retrouveront, vivront de très bons moments ensemble, même si tout n’est pas dit. Jusqu’à ce quelques secrets soient révélés et ils se feront encore plus de mal. C’est une relation belle mais destructrice. Ils s’aiment mais ce roman n’aurait pas été écrit si tout avait été révélé dès le départ. Elena aurait-elle accepté Fares avec ce qu’il est réellemen ?. Il n’y a pas que l’attraction physique entre eux, même si cela joue énormément. Elena sait que Fares est secret. Elle aimerait pouvoir percer cette carapace mais elle ne lui donne pas une chance de s’expliquer. Et inversement.

Fares est un jeune homme qui souffre. Cette souffrance trouve un exécutoire, la violence. Qui a dit que je suis tombée amoureuse de ce beau jeune homme ? Je ne suis pas une cougar mais franchement, Tessa Wolf m’a fait adorer cet homme.

Outre cette histoire de New Romance, l’auteur aborde des thèmes très rapidement, mais ils y sont, du racisme, du terrorisme, de différences de cultures, les préjugés, la jalousie. La souffrance de deux êtres qui s’aiment est également bien là. Tous les deux sont fragiles, ils n’osent pas tout s’avouer. Le final nous laisse augurer une très belle suite.

Voilà, maintenant, je suis accro. Ma PAL va, encore, augmenter, car il me faut les deux tomes suivants.

Je remercie BMR et NetGalley pour cette sélection.

Résumé I hate u love me tome 1 de Tessa Wolf

Elena est une jeune fille de 18 ans qui vit sa dernière année de lycée. Elle est très sage, studieuse et prête à se marier. Ses parents, d’origine espagnole, sont catholiques.

Les meilleures amies d’Elena sont Katy et Julia, aussi différentes l’une que l’autre.

Elle rencontre Fares, qui vient d’arriver au lycée. Le jeune adolescent provoque un sérieux émoi chez Elena.

I hate u love me tome 1 de Tessa Wolf

date de sortie : 21 avril 2017

Editeur : Black Moon Romance

Isbn : 978-2-01-702648-8

Nombre de pages : 320

Le murmure du vent de Karen Viggers

Le murmure du vent de Karen Viggers
Le murmure du vent de Karen Viggers

Avis Le murmure du vent de Karen Viggers

Je suis agréablement surprise par la qualité de ce roman qui m’a énormément plu. Les premières pages ont été vite balayées car je m’ennuyais ferme. Je me trouvais face à un roman sentimental et une héroïne un peu niaise. Mais non, Abby est tout sauf une imbécile et on va apprendre à bien la connaître au fil des pages.

Le murmure du vent avait tout pour me plaire puisqu’il se déroule dans un pays que j’aimerais visiter et où j’ai toujours voulu vivre. L’Australie. Avec ses grands espaces. L’auteur nous fait certes voyager mais elle n’en fait pas un pays idyllique. Il y a une partie historique et politique très intéressante à lire et donc à connaître. Les aborigènes vaincus, déplacés ou encore tués pour laisser la place aux blancs. Ces mêmes blancs qui se sont installés sur des terres qu’ils ont fait fructifier, qu’ils ont plantées. Ce sont des amoureux de la terre, ce sont des hommes robustes. Eux aussi ont dû s’en aller. Cela leur a fait mal. Ils sont allés vivre en ville et certains n’ont pas réussi à s’accoutumer. Qui dit politique, dit également écologie avec ce réchauffement climatique qui entraîne une énorme sécheresse en Australie, notamment dans le bush. Les pouvoirs publics manient la langue de bois avec dextérité, comme partout. Et ici, c’est pour les kangourous. Tout cela ne change pas ma vision de l’Australie.

Parlons des kangourous qui font partie de la vie d’Abby, future thésarde. Elle les étudie. Ils sont trop nombreux et ne sont pas une espèce protégée car pas en voie d’extinction. Mais ils se multiplient trop. Rien n’a encore été trouvé pour contrôler l’espèce et les naissances. Tout en narrant l’histoire d’Abby et de Daphne, l’auteur a inséré les kangourous dans son roman et nous explique tout sur eux. Très intéressant de connaître ces petites bêtes mignonnes et bondissantes. Le regard du lecteur change.

Le murmure du vent est un roman chargé de souvenirs, de transmissions entre Abby et Daphne qui se sont rencontrées. La première est très jeune mais elle a perdu sa maman qui s’est suicidée suite à de nombreuses dépressions et des troubles bipolaires. Cela a changé cette jeune femme qui ne s’est jamais remise de la mort de sa mère et qui reste très proche de son frère et de son père. Mais Abby est une solitaire, elle s’épanche peu et elle ne veut surtout pas s’engager. Elle est une jeune femme qui a peur, surtout de l’amour. Sa rencontre avec Cameron, beau gosse de service et journaliste, la plonge dans de nombreux délices. Elle ne veut pas s’avouer qu’elle l’aime et elle ne veut pas s’attacher. Arrivera-t-elle à passer outre ses angoisses ? Quant à Daphne, c’est une vieille dame, très proche de la terre, au caractère affirmé. Elle est droite, franche et avec Abby, elle va s’épancher petit à petit. L’une et l’autre se sont bien trouvées. Abby trouve en Daphne la grand mère trop tôt disparue.

Karen Viggers nous livre un roman riche sur les interrogations des vivants lors de la mort d’un parent lorsque l’on est jeune ou d’un mari. Ce sont également des réflexions sur la mort qui reste à venir, ce que l’on peut laisser à ceux qui restent.

Je remercie les Editions Les Escales et NetGalley.

Résumé Le murmure du vent de Karen Viggers

Abby se destine à la recherche pour la sauvegarde des kangourous. Elle a 23 ans et passe de nombreuses journées et nuits dans le bush pour les étudier. Elle prépare sa thèse. Elle rencontre Cameron venue l’interviewer.

Lorsqu’il la quitte, il a un accident de voiture et blesse une femelle kangourou qu’Abby est obligée d’abattre.

Le murmure du vent de Karen Viggers

date de sortie : 6 avril 2017

Editeur : Les Escales

Isbn : 978-2-36569-327-1

Nombre de pages : 345

A sa place d’Ann Morgan

tous les livres sur Babelio.com

Avis A sa place d’Ann Morgan

Assez difficile pour moi d’écrire sur ce roman. Ce n’est pas un réel coup de coeur, mais j’ai beaucoup aimé la façon d’aborder le sujet de ce changement d’identité de ces jumelles et le fait qu’une n’ait pas voulu rendre la véritable identité à sa soeur. Le roman est lancinant, on suit l’histoire d’Helen au fil des pages. Un chapitre sur son enfance suivi d’un chapitre sur sa vie actuelle et ainsi de suite. Cette façon, pas nouvelle, de construire le roman permet au lecteur de découvrir la vie de cette petite fille devenue adulte. J’écrivais lancinant, certes, mais j’ai toujours eu envie d’aller plus loin dans ma lecture, même si elle a été assez longue car malgré mon envie, je n’ai pas eu le temps d’avancer plus vite. C’est certes assez psychologique mais j’aurais été plus encline à m’attacher au personnage d’Helen si la couverture avait été toute autre. Comme quoi, le visuel peut jouer.

Pourquoi je ne me suis pas attachée à Helen ? Dès le départ, l’auteur nous la montre comme la petite fille qui a tout. Elle est jolie, aimée de sa mère, si celle-ci peut aimer à ce moment-là, avec énormément d’amies et qui fait de sa soeur, Ellie, qui a eu un problème à la naissance son souffre-douleur. Mais avec le changement d’identité, qu’elle a voulu pour une journée et qui va donc durer, c’est Helen qui va souffrir le plus. Pourtant, je n’ai pas pu la plaindre. J’ai plutôt pensé aux prédispositions génétiques par rapport au père et à la mère. En effet, un enfant qui a un ou des parents, proches ou éloignés, qui souffrent de troubles mentaux peut en souffrir également. Mais pour Helen, il y a tout ce qu’elle subit également et ce pendant de nombreuses années. Entre l’enfermement en centre, sa libération à 18 ans, sa tentative de trouver du travail, sa reconstruction avec l’amour d’un homme et le dessin. Ensuite, il y a cette fameuse lettre qu’elle a reçue de sa soeur, avant l’accident. Une lettre qu’elle mettra du temps à ouvrir et à lire. Une lettre qui lui permettra de se rendre au chevet d’Ellie. Helen a été une petite fille, après l’échange, qui semblait se moquer de tout. En effet, personne n’a voulu l’écouter. Pour ne pas souffrir, elle se retranche en elle-même, elle va boire, se droguer, être violée. De quoi marquer à jamais un être humain.

Il est dit que les jumeaux sont liés, qu’ils sont toujours là l’un pour l’autre, qu’ils ressentent tout. L’auteur nous démontre tout son contraire mais également cet état de fait. De plus, je n’ai absolument pas compris la mère car personnellement, je n’aurais pas réagi de cette façon même si elle a perdu son premier mari, tragiquement, même si elle a voulu, ensuite, être heureuse. Comment est-il possible de faire souffrir autant son enfant, ses enfants, ne pas s’en rendre compte, ne pas écouter ? Elle parle de sa fille à la troisième personne. Les révélations à son sujet n’y changeront rien. C’est donc avec les yeux, avec la voix d’Helen que l’auteur se penche sur le passé de cet enfant, devenue adulte. Elle alterne les chapitres. Sur ceux où elle raconte son passé, ce n’est pas réellement elle et c’est normal puisqu’il y a eu le changement d’identité. C’est comme si quelqu’un racontait l’histoire à sa place avec l’utilisation du tu. Je pensais avoir des soucis pour reconnaître les personnages, mais cela n’a pas été le cas. Il faut dire que j’ai fait très attention en lisant les tout premiers chapitres.

Ann Morgan détaille très bien les sentiments. Les éléments se mettent en place petit à petit par des révélations du passé et du présent. Il y a une certaine tension avec Helen qui est seule depuis l’âge de sept ans, qui a compris qu’elle ne pouvait compter que sur elle. Elle feint la folie face aux autres, pour se protéger.

Je remercie Babelio pour cette sélection spéciale masse critique.

Résumé A sa place d’Ann Morgan

Helen et Ellie sont de véritables jumelles qui ont sept ans. Helen martyrise sa soeur Ellie, qui est souvent à la traîne.

Un beau jour, Helen propose à sa soeur d’échanger leur identité pendant quelques heures afin de bien s’amuser et de redonner le sourire à leur mère lorsqu’elles révèleront la supercherie.

Mais Ellie refuse de redevenir elle-même.

A sa place d’Ann Morgan

date de sortie : 20 avril 2017

Editeur : Presses de la Cité

Isbn : 978-2-258-13594-9

Nombre de pages : 412

Mapuche de Caryl Férey

Mapuche de Caryl Férey
Mapuche de Caryl Férey

Avis Mapuche Caryl Férey

Je suis une amatrice des romans de Caryl Férey même si je n’en lis pas assez. Avec déjà deux ou trois à mon actif, je peux affirmer que je connais le style de l’auteur, de la violence de ses mots et des situations vécues par ses personnages. Mapuche est un roman très abouti. Il entraîne le lecteur en Argentine où l’auteur nous décrit très bien, avec énormément de documentation, ce qui a pu se passer dans ce pays, tant au niveau politique qu’au niveau humain. Et cela fait froid dans le dos, pour nous Français, qui ne sommes pas au courant de tout. Mapuche reste un roman, car il y a des personnages, ou plutôt devrais-je écrire, un véritable documentaire politique, social et humain.

Jana est une Mapuche, une tribu indienne qui a été expropriée, décimée. Jana est une jeune femme qui a énormément souffert. Elle a vu la violence, l’horreur à l’état brut. En arrivant à Buenos Aires, elle s’est prostituée, comme bon nombre de jeunes, pour survivre. Son seul véritable ami, à la vie à la mort, est Miguel-Paula, un travesti. Son seul véritable amour, elle le rencontrera dans Mapuche. Que ce soit elle ou Ruben, malgré la violence vécue, le passé, ils restent profondément humains pour ceux qui ont souffert. Ils se battent contre la corruption et les hommes et femmes qui en profitent ou la font.

Ruben, quant à lui, a été enlevé avec sa jeune soeur. Il est le fils d’un grand poète argentin, considéré comme hostile au gouvernement. Après des années de torture, il sera relâché. Mais il se taira. Il ne racontera pas ce qu’il a vécu. Cela rappelle tout ce que les Juifs ont vécu pendant la Seconde Guerre Mondiale, tous ces rescapés des camps de la mort. Que le devoir de mémoire est difficile à porter ! Sa quête, depuis, est de retrouver tous les disparus du régime, tous ceux qui sont morts. Ruben porte la violence en lui, il sent le mensonge à des kilomètres.

Corruption, dictature, trafics en tout genre, écarts entres les très riches et les pauvres, femmes qui se battent contre les gouvernements pour obtenir la vérité, Caryl Férey livre une chronique plus que détaillée des évènements. Tous les services y passent, les gouvernements, la police, l’armée, les hommes, les communautés, l’Histoire. Avec Jana et Ruben qui cherchent la vérité, les évènements s’enchaînent et ne laissent pas au lecteur le temps de souffler. Ce sont des kilomètres parcourus, de véritables chasses à l’homme subies et engagées. Ruben et Jana sont toujours en danger. Malgré ce qu’ils traversent, ce sont deux âmes torturées, violentées qui se sont trouvées. La violence, pure et dure, est certes là mais elle ne m’a pas donnée des frissons d’horreur, sauf le passage du cahier, comme les livres de Caryl Féray auparavant lus. Certains passages m’ont fait, toutefois, monter les yeux au ciel.

Mapuche de Caryl Férey mérite pour ma part la note maximale. Un roman très bien construit et superbement abouti, une véritable fresque historique. Il ne faut pas oublier les paysages superbes décrits. Caryl Férey sait valser avec les mots, entre la pauvreté et sa crasse, et les nantis qui habitent des endroits où les plus belles senteurs prédominent.

Résumé Mapuche Caryl Férey

Jana est sculptrice. Elle a 27 ans. Son ami Miguel l’appelle en urgence car un de ses amis travesti voulait le voir mais il n’est pas au rendez-vous. Lors de leur périple dans les bas-fonds de Buenos Aires, il tombe sur la police en train de repêcher un cadavre.

Ruben est le fils d’un grand poète argentin. Il vit seul et est détective. Un de ses amis journaliste l’informe que la fille d’une riche personnalité a disparu.

Mapuche de Caryl Férey

date de sortie : 17 mars 2016

Editeur : Folio

Isbn : 978-2-07-078495-0

Nombre de pages : 550

Millenium 4 ce qui ne me tue pas de David Lagercrantz

Millenium 4 Ce qui ne me tue pas de David Lagercrantz
Millenium 4 Ce qui ne me tue pas de David Lagercrantz

Avis Millenium 4 ce qui ne me tue pas de David Lagercrantz

Cela fait déjà quelque temps que j’ai lu les trois tomes de Millenium que j’avais beaucoup aimés.  J’ai profité d’avoir des sous dans mon porte-monnaie Price Minister pour commander celui-ci d’occasion. Je n’ai pas lu de bonnes critiques dessus. Attendre autant entre les tomes 3 et 4 a sûrement permis de faire retomber la pression. Personnellement, je trouve que l’auteur s’en sort très bien. Sans être un coup de coeur, Millenium 4 à comblé mes attentes. Je n’ai ressenti aucun ennui, les rebondissements s’enchaînent. Les personnages et les explications sont très bien maîtrisées.

Big Brother, corruption sont partout et tout le monde le sait, les hautes sphères sont souvent pires.  USA, Russie et aussi Suède, un pays souvent pris comme modèle.  Sauf que non et ce n’est pas le premier roman qui l’évoque qui s’y intéresse avec beaucoup de franchise.  Bien sûr c’est romancé mais il faut savoir lire entre les lignes. Nous avons également cette montée de l’extrémisme sous toutes ses formes. Les entreprises volent les idées de grands chercheurs pour se faire de l’argent et toujours plus, quitte à faire des procès parce qu’ils ont les bons avocats. Nous avons également de nombreuses explications sur l’Intelligence Artificielle et la mécanique cantique.

Le lecteur retrouve les personnages principaux des Millenium, Mikael, Lisbeth et Erika. Autour d’eux gravitent d’autres personnages, nombreux mais aucunement secondaires. C’est comme si on ne les avait jamais quittés. Bien sûr, il y a différents rappels mais aussi quelques révélations. Mikael semble n’être plus ce qu’il était, ce très bon journaliste d’investigation. De plus, il doit faire face à des calomnies, on le dit fini. Pour sauver Millenium, un grand groupe a pris des participations. Si au début tout semblait aller, ce n’est plus le cas, la ligne éditoriale va changer. Et tout cela, on s’en doute, cela déplaît fortement à Mikael. Il reste fidèle à lui-même, ne pas chercher le scoop à tout prix, même s’il écoute pour se faire une opinion. Lisbeth lui manque et comme il la connaît bien, il saura comment reprendre contact avec elle. Lisbeth, quant à elle, reste fidèle à elle-même. Elle ne collabore pas avec la police. Elle est toujours en quête d’anéantir son passé et son père. Elle ne fait toujours pas confiance aux institutions. Elle sauvera ce petit garçon autiste, August. Même s’ils sont liés, ils mèneront chacun leur enquête. De toutes façons, ils ne veulent en aucun cas se mettre en danger.

Le roman parle d’un sujet important et bouleversant, l’autisme. Ces enfants et adultes refermés sur eux, atteints d’un lourd handicap mental. C’est le cas d’August. Mais August fait partie de ces autistes très intelligents. Il cumule l’art du dessin et des mathématiques. Son père qui est revenu s’occuper de lui s’en apercevra. Lisbeth, qui le sauvera, également. D’ailleurs, même si elle n’arrive pas à lui montrer de l’affection, le fait qu’il ait subi des ,lui fera prendre fait et cause pour lui. L’auteur ne nous révèle pas tout. J’ai en tous les cas ma petite idée sur l’héritage laissé par le père à son fils.

Résumé Millenium 4 ce qui ne me tue pas de David Lagercrantz

Franz Bolder, éminent professeur, revient chez lui en Suède. Il a décidé de récupérer son fils August dont il n’a plus la garde.

Mais Franz détient un lourd secret. Sa vie est en danger.

Mikael Blomkvist lit beaucoup du Elizabeth George. Il doit assister à une réunion de bureau quant à l’avenir de Millenium.

Millenium 4 ce qui ne me tue pas de David Lagercrantz

date de sortie : août 2015

Editeur : Actes Sud

Isbn : 978-2-330-05390-1

Nombre de pages : 482

Pas celle que tu crois de Mhairi McFarlane

Pas celle que tu crois de Mhairi McFarlane
Pas celle que tu crois de Mhairi McFarlane

Avis Pas celle que tu crois de Mhairi McFarlane

En choisissant et commençant ce livre, je cherchais une lecture légère qui me permette de m’évader et surtout qui ne dure pas trop longtemps. J’ai franchement été servie et dans le mauvais sens. La vie est faite d’aléas donc j’ai mis pratiquement quinze jours à venir à bout de ce roman. Il ne mérite même pas une chronique tellement il est mauvais et mal écrit. Même une adolescente n’y trouverait pas son compte. Mon conseil est donc de fuir, même pour une lecture de vacances. J’ai lu pas mal de livres des éditions Harlequin. On sait, pratiquement tous, comment ils fonctionnent. Là, c’est franchement le bouquet. Il y a peu de consistance. Les éléments qui mériteraient d’être approfondis ne le sont pas ou très peu.

C’est vraiment dommage de passer à côté, en si peu de mots, d’une relation de voisinage, d’une relation familiale. Tout est centré sur Edith. Normal, elle est l’héroïne du roman. Mais franchement, à 36 ans, malgré son passé, elle reproduit toujours les mêmes erreurs avec les êtres humains et en particulier les hommes. Pourtant, elle semble être intelligente et sensible. D’où le titre du roman ? Je n’aime pas les gens qui semblent jouer un rôle, qui ne montrent pas leur vrai visage. A un moment donné, dans une relation, ce vrai visage doit être visible. Certains êtres humains arrivent à y voir clair et heureusement.

Suite à un énorme problème à un mariage et pour éviter les tensions, Edie est envoyée en mission, dans sa ville natale, pour écrire l’autobiographie d’un acteur. La rencontre avec l’acteur ne se passe pas très bien. Les relations avec sa soeur Meg ne sont pas au beau fixe. Mais Edie va s’accrocher et grâce à son talent, car elle en a, les échanges avec Elliot seront très enrichissants pour l’un et l’autre. Tous les clichés de la star masculine y sont. Dans ce roman, une des parties les plus intéressantes est également le fait qu’Edie retrouve ses deux amis, très francs avec elle. Ils lui permettront d’ouvrir les yeux sur ses relations. Bref, le lecteur suit les aventures, pas très intéressantes, des personnages.

L’auteur essaie de pimenter tout ça, mais cela ne fonctionne pas. Ce n’est même pas loufoque, les dialogues sont surfaits.

Résumé Pas celle que tu crois de Mhairi McFarlane

Edie assiste au mariage d’une de ses collègues. Au cours de la soirée, le marié l’embrasse et là c’est le drame.

Edie pense à donner sa démission mais son patron l’envoie en mission, dans sa ville de naissance, pour rencontrer un acteur et écrire sa biographie.

Pas celle que tu crois de Mhairi McFarlane

date de sortie : 5 octobre 2016

Editeur : Harlequin

Isbn : 978-2-2803-5205-5

Nombre de pages : 479

Juste avant le bonheur d’Agnès Ledig

Juste avant le bonheur Agnès Ledig
Juste avant le bonheur Agnès Ledig

Avis Juste avant le bonheur d’Agnès Ledig

Je suis passée presque par le coup de coeur vers ce roman qui peut ressembler à une autobiographie. J’ai été scotchée par les 100 premières pages. Ensuite, cela n’a pas été pareil. J’ai eu comme une sorte d’romans Agnès Ledig à la lecture. Est-ce dû parce que chacun a ses problèmes, plus ou moins graves ? Je ne sais pas trop l’expliquer. Il faut dire que j’ai passé une soirée difficile lors de ma lecture qui a dû me couper dans mon élan. Quoi qu’il en soit, ce roman est très dur mais les mots mis sur toutes les situations vécues sont forts mais d’une tendresse rare.

En tant que lectrice, je ne me suis pas dit, mais pourquoi est-ce qu’il arrive tout ça à Julie et surtout l’indicible ? A 20 ans, Julie connaît la vie dans ce qu’elle a de plus dur mais pas de plus horrible. Pourtant, elle devra faire face à cette horreur insoutenable. Malgré tout, Julie est une jeune femme très forte même si elle est bien entourée. Agnès Ledig nous le montre très bien. Pas besoin de s’apitoyer sur Julie. Elle n’en a pas besoin. Comme ses amis, on a juste envie de la prendre dans nos bras, de lui apporter un peu de chaleur, de la tendresse.

On comprend ce sentiment de culpabilité ressenti après cet accident. Agnès Ledig nous dresse un très beau tableau de relations humaines, de personnes que l’on a envie de connaître, de ces rencontres qui peuvent faire toute la différence. Chacun des personnages porte un fardeau et ensemble ils arriveront à surmonter. Malgré des débuts difficiles à cause des préjugés, de la vie, des mauvaises expériences, ils deviendront très proches et sauront qu’ils pourront compter les uns sur les autres. Cela démontre bien que la nature humaine n’est pas si mauvaise, il suffit de trouver les bonnes personnes.

Je ne dévoilerai rien sur ce roman, mais il vaut vraiment le coup d’être lu de par la finesse de cette écriture, par le thème traité. Le lecteur en sort grandi, voire bousculé. Pour ma part, je pense continuer à lire les romans d’Agnès Ledig. Ma collègue de travail a eu la bonne idée de me prêter celui-là pour me faire découvrir cet auteur et un autre thème que le polar, le thriller psychologique. Je ne m’attendais pas à une telle construction, à autant de rebondissements. Je me suis fourvoyée, dès le départ, en imaginant des relations entre les personnages. Je ne devrais vraiment pas autant me questionner mais laisser faire l’auteur.

Résumé Juste avant le bonheur d’Agnès Ledig

Julie est maman d’un petit garçon de trois ans. Elle est caissière et doit faire face à un patron qui la menace. La vie est dure pour elle, sans argent.

Arrive Paul qui passe à sa caisse et qui remarque une seule larme. Il l’invite à déjeuner.

Julie est sceptique quant à ses intentions.

Juste avant le bonheur d’Agnès Ledig

Editeur : Pocket

Date de sortie : 2 octobre 2014

Nombre pages : 329

ISBN : 978-2-266-25062-7

 

Têtes de dragon de David Defendi

Têtes de dragon David Defendi
Têtes de dragon David Defendi

Avis de Têtes de dragon de David Defendi

Ceci est un de mes derniers livres lus en 2016, mais je préfère que la chronique soit pour janvier. Ce roman m’a été envoyé par Collibris grâce à mon abonnement à P’tit Colli. Cela me permet de découvrir des auteurs, ce qui n’est déjà pas mal. Je n’ai pas eu de véritable coup de coeur pour ce roman, pourtant très bien construit et aussi très instructif par rapport aux vols d’objets d’art et ce qui s’est passé en Chine il y a des années de ça avec la destruction du magnifique palais par la coalition franco-britannique. Un palais qui a été pillé, brûlé et dont de nombreuses oeuvres d’art font maintenant partie de collections privées et non rendues à la Chine. Cela rappelle un tant soit peu ce qui s’est passé avec les Allemands lors de la Seconde Guerre Mondiale. Difficile de restituer ces oeuvres qui valent des milliers, millions à ses propriétaires, un pays. Ceci est un des sujets du roman.

Ce roman est construit comme un scénario de cinéma. Les images viennent très facilement. Le lecteur suit les différents protagonistes et met très facilement un visage sur eux mais aussi sur les paysages parcourus, la partie de poker. Sans connaître la Chine, les détails sont tellement flagrants que je m’y serais crue avec Thomas. C’est également le cas lors de ses différentes rencontres, sa partie de poker et tout ce qu’il est obligé de réaliser en tant qu’indic ou pour s’immiscer dans ce groupe où il devra tuer.

Pour Thomas, cette mission ressemble vraiment à une partie de poker. Va-t-il réussir ou comme le laisse présager le début, va-t-il échouer ? Après le meurtre de son partenaire de partie, il se retrouve en prison et très vite, il sera embrigadé pour faire tomber un gros bonnet grâce à un de ses anciens amis. Thomas est un ancien de la Légion, il a fait la guerre. Il connaît la solitude. En prison, il ne doit pas faire de vagues pour que personne ne sache d’où il vient réellement. En quelques pages, l’auteur nous décrit l’univers carcéral. Ensuite, ce sera ce qu’il sera obligé de faire en tant qu’indic, la Chine mais aussi la guerre. Il n’est pas libre et doit rendre compte de tout, même en passant au détecteur de mensonge. Revoir son ami et profiter d’une belle vie, apprendre énormément au sujet de la Chine lui font découvrir de nouveaux horizons avec cette mission. Mais Thomas sait que le chemin sera long et rude surtout avec la torture de cette famille. L’auteur nous décrit bien ses état d’âme et sa plongée dans l’indicible, où tout lui reviendra en mémoire quoi qu’il fasse. Bien que soldat, Thomas n’est pas un homme fait pour tuer.

Résumé de Têtes de dragon de David Defendi

Thomas est en train de jouer au poker. Il sent que la partie lui échappe. Victime de triche, il tue un de ses partenaires de jeu.

Thomas est arrêté et jeté en prison. Un homme se présente à lui et commence à faire connaissance.

Têtes de dragon de David Defendi

date de sortie : 3 novembre 2016

Editeur : Albin Michel

Isbn : 978-2-226-32582-2

Nombre de pages : 216

La guerre des vanités de Marin Ledun

La guerre des vanités de Marin Ledun
La guerre des vanités de Marin Ledun

Avis La guerre des vanités de Marin Ledun

Je ne pensais pas que cette critique serait aussi difficile à écrire. J’ai déjà lu quelques livres de Marin Ledun, assez déstabilisants, mais celui-ci l’est encore plus que les autres. Tous ses romans sont très psychologiques par rapport à ses personnages mais est-ce dû au fait qu’ici ce sont des enfants, des adolescents qui en sont pratiquement les héros, malgré eux ? Je ne sais pas. Je n’arrive pas à expliquer mon sentiment. Comme Korvine, nous naviguons, à vue, dans ce roman. Marin Ledun a l’art et la manière de nous entraîner sur des pistes, des pentes inattendues. Pourtant, quelques mots, quelques phrases laissent de précieux indices.

L’urgence est là face à cette vague de suicides qui touche de nombreux adolescents d’une petite ville dont le Rhône est proche. Qui leur en veut ? Pourquoi font-ils ça ? Pourquoi se filment-ils ? L’enquête mettra à jour, difficilement, que ces enfants se connaissent, qu’ils se côtoient. Sont-ils la proie des adultes, de pédophilie ? Mais les parents ne parlent pas, ils semblent anéantis. Et les enfants qui restent sont plongés dans le mutisme. Leur seule défense est que les adultes ne comprennent pas.

Entre un lieutenant qui cache ses soucis de santé et qui ne veut pas ouvrir ses analyses et tous ceux qui sont contre lui, cela s’annonce difficile. Korvine ne va pas lâcher le morceau, si je peux écrire ce mot. Il connaît la ville car il y a vécu. Mais il faudra qu’il persévère, comme il sait si bien le faire, ce qui lui vaut pas mal d’ennuis, qu’il affronte tous ces gens, tout ce qu’ils cachent pour faire émerger la vérité. Tenacité, pugnacité, Korvine est un électron libre qui est surveillé.

Entre les dangers d’Internet, des vidéos partagées par ces jeunes en construction, Marin Ledun démontre que le danger est vraiment plus proche d’eux, par des adultes en qui ils sont censés avoir confiance. Il est vrai que ce qu’ils ont trouvé pour rendre hommage à leur ami n’est pas au top tout de même. Ils ont pensé bien faire. De plus, il y a un notable derrière tout ça.

Alors oui, Marin Ledun m’a déstabilisé. En premier lieu car il a quitté le Sud-Ouest, donc je n’arrivais pas à retrouver des cadres que je connais. Pourtant, Dans le ventre des mères m’avait fait voyager pas mal mais les suivants étaient plus proches de moi géographiquement. Marin Ledun ne m’a pas déstabilisé au niveau de l’écriture car tout est fouillé, tout est bien construit. Il sait mettre à jour les méandres de la psychologie humaine, dans ce qu’elle a de plus noir avec ce sang qui revient encore et toujours, ces morts qui sont plus importants que les vivants.

Résumé La guerre des vanités de Marin Ledun

Tournon sur Rhône voit le suicide de nombreux enfants et adolescents.

Korvine, qui est allé chercher ses analyses et qui travaille comme lieutenant dans la police de Valence, est dépêché sur place.

La guerre des vanités de Marin Ledun

date de sortie : 14 février 2013

Editeur : Folio

Isbn : 978-2-07-019667-8

Nombre de pages : 459