Ensemble maintenant pour toujours d’Emily Blaine

Ensemble maintenant pour toujours d'Emily Blaine

Ensemble maintenant pour toujours d’Emily Blaine

Résumé Ensemble maintenant pour toujours d’Emily Blaine

Theo et Summer sont amis. Ils rentrent de dîner et leur rencontre finit par un baiser.

Summer a réussi professionnellement malgré une mauvaise donne au départ. Son patron tente de la séduire mais elle ne veut pas mélanger vies privée et professionnelle.

Avis Ensemble maintenant pour toujours d’Emily Blaine

Ce roman est une suite sans en être une du roman de l’auteur, Toi, moi, maintenant ou jamais. Roman que je n’ai pas lu, encore, mais que j’ai dans ma PAL. En effet, on retrouve Charlotte et Jeremiah qui sont en train de préparer leur mariage. Mais ce roman se focalise plutôt sur la relation entre Theo, le frère de Jeremiah, et Summer, la meilleure amie de Charlotte. Tous les deux se connaissent depuis de nombreuses années mais ils ne se sont pas vus depuis plus de dix ans. La raison ? Vous l’apprendrez plus en détail dans le roman. Je ne veux pas spolier. L’auteur égrène son roman d’éléments très importants du passé qui prennent tout leur sens quant à la personnalité des deux personnages et leur vécu, ensemble ou éloignés. Cette construction ne m’a pas gêné mais je trouve que de nombreuses situations actuelles ne sont pas assez développées, elles sont dans un sens bâclées. D’ailleurs, un élément très important de leur passé est, lui aussi, pas détaillé, seulement ses conséquences. En tant que lectrice, j’aurais vraiment aimé à s’en savoir plus.

Une histoire sympathique, certes, mais pas transcendante, qui permet de passer un bon petit moment de lecture. Les personnages n’ont pas trouvé grâce à mes yeux. Je ne me suis pas identifiée. Ils ne m’ont fait ni chaud, ni froid. Pas de rejet mais pas de réelle connivence. Pourtant, ils ne sont pas niais. Theo et Summer se sont revus et se sont embrassés. Depuis, ils ont pris leurs distances. Ils ne savent pas comment faire pour retrouver leur complicité d’antan. De plus, Theo ne veut plus maintenant que Summer ait de l’emprise sur lui. Il la connait par coeur, il connait son passé. Il sait qu’elle a érigé des barrières autour d’elle. Lorsqu’ils vont faire la paix, il va pratiquement tout lui avouer, quitte à la faire fuir. Theo prendra des décisions qui bousculeront la jeune femme, qui lui permettront de grandir encore plus.

Quant à Summer, on peut comprendre pourquoi elle est comme ça. Elle a privilégié sa carrière aux dépens de sa vie personnelle. Elle ne veut pas mêler amour et travail. C’est une femme qui a énormément souffert. Elle avait trouvé auprès de Theo du réconfort, de l’aide. Summer n’a pas énormément confiance en elle. Lorsqu’elle retrouve cette fameuse complicité, elle est toutefois toujours en retrait car elle a peur de souffrir, encore une fois. Souffrir , mais à cause de quoi ? Le roman nous en dira plus lors de la lecture. Donc, Summer veut tout contrôler.

Comme je l’écrivais, certains revirements de situations ne sont pas assez détaillés, les rebondissements trop rapides. De plus, je trouve, et c’est seulement mon avis de lectrice, que les deux frères sont inconséquents. Faire une course alors que les conditions ne sont pas idéales, d’un point de vue routier et humain, ce n’est vraiment pas le top. Ils ont la trentaine et on dirait des gamins, tous autant qu’ils soient. Mais, c’est vrai que se sentir normal,  sans souffrir et réaliser une passion peut être important, malgré les conséquences. Un bon point est qu’Emily Blaine manie les manipulations à merveille.

Je remercie Netgalley et les Editions Harlequin pour cette lecture. Maintenant, je dois lire Toi, moi, maintenant ou jamais.

Ensemble maintenant pour toujours d’Emily Blaine

Date de sortie : 6 juin 2018

Nb pages : 180

Editeur : Harlequin

ISBN : 9782280411110

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La saison des feux de Celeste Ng

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Résumé La saison des feux de Celeste Ng

Shaker Heights est un quartier très riche qui existe depuis 1912. Il possède de nombreuses règles à lesquelles personne ne déroge.

Isabelle Richardson a mis le feu à la maison de ses parents. Sa mère, qui dormait, à eu juste le temps de se réveiller. Elle se rappelle le départ de sa locataire, Mia, qui était accompagnée de sa fille.

C’est donc le moment de revenir sur tout ce qui est arrivé depuis que Mia et Pearl ont emménagé.

Avis La saison des feux de Celeste Ng

Comment écrire une chronique d’un roman, aussi intense, aussi passionnant, sans trop en dévoiler ? Il est, en tous les cas, servi par une belle palette de personnages femmes. Toutes sont importantes dans ce roman, même si certaines ont juste un petit rôle. Des femmes, des jeunes filles passées au crible sans toutefois que l’auteur penche pour l’une ou pour l’autre. On en apprendra au fur et à mesure sur chacune d’entre elles. D’ailleurs, personnellement, aucune ne m’a rebuté. Chacune a son vécu, chacune a son propre caractère, chacune a sa propre expérience. Bon, mal, ce n’est pas à nous de juger. Certaines décisions ont été prises et elles doivent être assumées. Malgré tout, comme dans toute société, on se mêle de la vie des uns et des autres, on prend parti pour l’un ou pour l’autre et cela attise les colères, les ressentiments, même si, après coup, on s’interroge.

N’y aurait-il pas un fond de jalousie de la part d’Elena ? On ne s’élève pas contre cette société, cette ville parfaite même si on a envie de découvrir le reste du monde. Cette société fait le bien pour se donner bonne conscience, même si pour elle c’est naturel. Mais on attend tout de même un juste retour des choses.

Elena a toujours cherché des signes de maladie chez sa fille Isabelle. L’inquiétude a fait la place à la colère. Comme on sait que les enfants ressentent tout, Izzie lui en fait voir de toutes les couleurs. En définitive, Mia lui ouvrira les yeux. Elena prendra donc la décision qui s’impose pour sa fille, qui lui ressemble tant.

A cause de ses idéaux, de son passé, Mia, sans le savoir, va provoquer une immense colère chez cette société extrêmement policée. La colère monte inexorablement. Elle est attisée comme le feu.

L’auteur développe tous les soucis rencontrés lorsqu’une grossesse ne peut pas être menée à terme, le problème de ne pas avoir d’enfants, le parcours du combattant pour adopter ou la mère porteuse. Elle développe également le choix de l’avortement, surtout lorsque l’on est jeune, le fait de ne pas se confier et d’avoir cette épée de Damoclès au-dessus de la tête et de vivre avec cet acte le restant de nos jours.

Mia est dégourdie, elle a appris toute seule. Elle a subvenu à ses besoins, elle a reproduit ce qu’elle avait appris pour s’en sortir et économiser tant et plus. Même si cela ne correspondait pas à ses parents qui avaient dû vivre de restrictions, elle a voulu réaliser ses rêves et vivre de son art. Mais ses parents, par leur comportement, lui feront prendre une décision difficile. Pearl, sa fille, quant à elle, cherche réellement à se poser. Elle est adolescente, elle a besoin d’amies, de relations amoureuses. Intelligente, elle aura l’un et l’autre. Mais les relations humaines ne sont pas si faciles que ça. Pearl a confiance en sa mère pour prendre les décisions. Cette expérience leur permettra de se rapprocher encore plus. Mia sera obligée, petit à petit, au cours de sa vie, de se confier à sa fille sur ce qui la concerne et sur ce qu’elle veut bien entendre.

Ce roman n’est pas une chronique, au vitriol, d’une société. Ce roman, pas vraiment un coup de coeur, mais presque, démontre qu’une rencontre peut avoir le pouvoir de tout changer. Elle peut provoquer de la fascination dans un cas comme dans l’autre. Elle permet, également, de connaître différents modes de vie, des personnalités aux caractères différents. Elle peut permettre, après coup, de s’interroger sur soi, son avenir et reprendre, si on le souhaite, des décisions qui correspondent à son moi profond.

Je remercie Babelio pour cette sélection Masse Critique, les Editions Sonatine lesquelles avec le roman ont envoyé un carnet. Je comprends d’autant plus, avec cette lecture, pourquoi ils vont suivre cet auteur. D’ailleurs, je vais m’empresser d’acheter son premier roman.

La saison des feux de Celeste Ng

Date de sortie : 5 avril 2018

Nb pages : 378

Editeur : Sonatine

ISBN : 978-2-35584-6503

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Sauvage de Jane Harper

Sauvage de Jane Harper

Sauvage de Jane Harper

Résumé Sauvage de Jane Harper

Cinq femmes, cinq hommes pour un séminaire d’entreprise. Les hommes reviennent mais manque à l’appel une femme, car les quatre autres reviennent blessées et en sang.

Falk a reçu un appel pendant la nuit d’Alice. Avec sa coéquipière, Carmen, ils sont dépêchés dans le bush suite à la disparition d’Alice.

Avis Sauvage de Jane Harper

J’ai Canicule de Jane Harper dans ma BAL depuis de nombreux mois. Je n’ai pas encore trouvé le temps de le lire. Lorsque j’ai eu la possibilité de demander Sauvage sur Netgalley, c’était à cause des bonnes retombées de Canicule. Je me disais que j’allais passer un très bon moment. Ma demande a été acceptée, je me suis donc plongée dans ce roman. Même si j’ai passé un bon moment de lecture, je n’ai jamais ressenti une urgence malgré la disparition d’Alice, le bush australien intense et dense. Quand je lis des livres qui se passent en Australie, même si ce sont des polars, des thrillers psychologiques, ou encore un autre type de roman, je veux m’évader, découvrir ce pays que j’aimerais tant visiter. Malheureusement, je n’ai pas été précisément emballée par le coin décrit par Jane Harper. Les descriptions, bien que réalistes, ne font pas voyager le lecteur, sauf peut-être ces fameuses chutes d’eau. Toutefois, elle aborde un thème qui est maintenant récurrent chez les auteurs australiens, la canicule. En effet, le pays est en proie à ce phénomène climatique. Mais ici, il fait froid, le vent est glacial et la pluie est intense. Dans cette partie du bush, ce parc, il est facile de se perdre, tous les sentiers se ressemblent, les arbres sont immenses et denses. Une recherche peut prendre énormément de temps. En plus, les téléphones portables n’ont pas de réseau, donc si problème, pratiquement impossible d’appeler à l’aide.

La cohésion d’entreprise, parlons-en. Cinq femmes pas du tout préparées. Elles sont du plus bas au plus haut niveau dans l’échelle de l’entreprise. Juste une carte pour se repérer. Mais quand on ne sait pas les lire, le pire peut arriver. Et elles se sont perdues. Avec une personnalité très forte, qui ne tient pas compte des autres, tout peut dégénérer. Déjà, se perdre, vivre des conditions extrêmes, dans le froid, la pluie, sans manger exacerbent les sentiments et montre les travers de chacun, la violence que chacun possède en soi. Tout le monde le sait, le mauvais de chacun d’entre nous peut se révéler à tout instant. Jane Harper a su démontrer les bassesses de chacune, celles qui ont un caractère plus trempé que les autres. Ou deux personnes, qui malgré les années, les incompréhensions et les mauvais choix de vie, peuvent se retrouver. L’auteur aborde également les méfaits du Net sur les adolescents, ce qu’ils diffusent pour faire pression, pour anéantir l’un des leurs. Je ne m’étendrai pas sur ce sujet, vu toutes les alertes données par le monde entier. Alors, même si les adolescents harcèlent leurs camarades, peut-être que les parents ont joué un rôle là-dedans, à force de les prendre en photos et de diffuser celles-ci sur le Net sans leur consentement.

Quant aux enquêteurs de la brigade financière, Carmen et Falk, ils seront dépêchés sur place. Pourquoi ? Car ils doivent récupérer des documents qui démontrent un blanchiment d’argent à une échelle internationale. Ils ont infiltré Alice pour cela. Ils sont pressés par leurs supérieurs à ce sujet, même s’ils ne connaissent pas tous les rouages. Les deux personnages sont sympathiques.

Le roman est très bien agencé. L’enquête pour retrouver Alice se mêle à ce que les cinq femmes ont vécu jusqu’à la disparition d’Alice et ce qui s’est passé pour elle. Vers la fin, pour faire durer le suspense, les passages qui concernent les cinq femmes sont de plus en plus courts. Mais cet agencement n’est pas nouveau dans la littérature. Qui est réellement responsable dans la disparition d’Alice ? Je n’en dis pas plus pour ne pas trop en révéler. J’ai toutefois été ravie par la fin, intense, qui ne souffre d’aucun temps mort. Le lecteur risque d’être surpris et cela a été mon cas.  Je ne m’attendais pas à un tel dénouement.

Je remercie Netgalley et les Editions Calmann Lévy pour cette lecture. Malgré un avis mitigé quant à ce roman, je lirai tout de même Canicule.

Sauvage de Jane Harper

Date de sortie : 4 avril 2018

Nb pages : 316

Editeur : Calmann Lévy

ISBN : 9782702163948

Une bonne intention de Solène Bakowski

Une bonne intention de Solène Bakowski

Une bonne intention de Solène Bakowski

Résumé Une bonne intention de Solène Bakowski

Le 2 juin 2003, Karine est enterrée.

Six mois plus tard, sa petite fille Mathilde, dite Mati, et son père tentent de survivre.

Sur les conseils de sa maîtresse, Mati écrit énormément.

Avis Une bonne intention de Solène Bakowski

Il m’a fallu près de 30% pour accrocher à ce roman. Le départ était certes très intéressant car consacré, notamment, à cette petite fille, Matti et sa famille, qui avait perdu sa maman. Ensuite, il se concentrait sur sa disparition et surtout la grand-mère et son fils. Quid de la petite fille qui était l’élément principal de ce roman. Mais c’est mon avis en tant que lectrice. Je peux comprendre la douleur d’un mari face à la perte de sa femme. Je peux comprendre la douleur d’une grand-mère qui tente, par tous les moyens, de faire sortir son fils de son deuil pour le bien de sa petite fille. Je peux comprendre la douleur de cette mère qui oscille entre le fait de délivrer son fils à la police pour retrouver sa petite fille. Car cette femme a des doutes suite à une lettre trouvée. Son fils est-il violent envers sa propre fille ? L’a-t-il tuée ? Quel est le mieux ? Qu’il meure ? Elle passe par toutes les souffrances psychologiques qu’une mère peut éprouver. Sauver ou tuer son fils ? Le profil de cette femme est amplement détaillé. Les révélations émaillent le roman. Pour l’amour de ses enfants, elle est prête à tout, à s’immiscer dans leur vie privée, ne pas les laisser vivre. Elle est la Reine Mère et tout le monde doit la remercier. Ce personnage devient profondément antipathique au fil des pages et de ce que l’on apprend sur elle. Car tout ce malheur, une famille qui se disloque, est-ce sa faute ? A force de vouloir tout régenter, elle va perdre l’amour de tout ceux qui lui sont chers. J’en ai connu une personne comme ça et je peux affirmer tout le mal qu’elles font autour d’elles.

Mais arrive ensuite Rémi, un jeune homme pas comme les autres, différent à cette norme française bien établie, qui rejette les enfants et ensuite les adultes  qui relèvent de la psychiatrie. Un jeune homme qui va dérober des lettres qui ne lui sont pas destinées. Un jeune homme qui va tenter de rendre le sourire à cette petite fille qui a perdu sa mère. Il va la chercher, il va la trouver et l’un et l’autre, dans leur innocence, vont s’aimer. Un amour pur sans arrière pensée malgré le jugement de tous ces bien-pensants, les êtres humains qui sont entrés dans la norme et qui ne voient pas plus loin que le bout de leur nez, qui n’ont pas l’idée de s’interroger, de sortir des sentiers battus. Comme je l’écrivais, il m’a fallu 1/3 du livre pour accrocher car il ne se basait pas assez sur la douleur de Mathilde. Mais Mati entre en scène avec Rémi et leurs trois jours passés ensemble. Mathilde sera retrouvée. Elle subira ensuite divers examens qui vont la souiller et qu’elle ne comprend pas de suite. Un journal lui permettra de découvrir toute la vérité. Mais elle gardera pour elle ces quelques jours, cette rencontre que les autres ne comprennent pas. Une petite  fille obligée de grandir trop vite qui va apprendre toute la vérité. Aidée par une adulte, elle prendra une décision irrévocable qui lui permettra de s’en sortir. Une petite fille adorée par sa mère. Une mère qui lui manque énormément.

C’est mon deuxième roman de Solène Bakowski et je dois dire que j’ai beaucoup aimé. Elle s’est attachée à l’univers psychologique de ses personnages. Elle a très bien cerné les uns et les autres et cette société toujours prompte à juger, qui ne s’interroge pas. Une société dans laquelle je ne me reconnais pas, même si des fois je suis prompte à juger. Mais les gens réagissent juste avec un élément. Ils ne vont pas s’interroger outre mesure. Ils ne vont pas chercher à savoir. Un seul son de cloche suffit. La société française a encore énormément à faire en ce qui concerne les maladies mentales et psychologiques, notamment l’autisme. Elle revêt différentes formes mais les personnes atteintes ne sont absolument pas aidées. Alors quand je vois que Jupiter et son gouvernement vont donner plus d’un milliard à l’Intelligence Artificielle et seulement quelques millions en faveur de l’autisme, je vois où sont leurs priorités.

Je remercie Netgalley et les Editions Bragelonne pour cette sélection.

Une bonne intention de Solène Bakowski

Date de sortie : 14 mars 2018

Nb pages : 352

Editeur : Bragelonne

ISBN : 979-10-281-1172-4

Une seconde de trop de Linda Green

Une seconde de trop de Linda Green

Une seconde de trop de Linda Green

Résumé Une seconde de trop de Linda Green

Lisa passe l’après-midi avec sa fille au parc. Elle veut la voir monter au toboggan et jouer à cache cache avec elle.

Mais Ella disparaît. Lisa devient vite inquiète car cela ne ressemble pas à sa fille de ne pas revenir au bout d’un certain temps.

Avis Une seconde de trop de Linda Green

Dès le départ, le lecteur sait qui a enlevé Ella. Mais la question est de savoir pourquoi. Et cela, nous le saurons vers la fin.

L’histoire est donc construite autour de Lisa, la mère d’Ella, de Muriel et quelques chapitres consacrés à Matthew, le fils de Muriel. En premier lieu, la maman, Lisa, qui est mère de trois enfants. Deux filles, dont une jeune adulte, qu’elle a eu très jeune, un fils et une fille, eus avec Alex. La famille est très unie même s’ils ne roulent pas sur l’or. Lisa est une femme active, qui ne peut pas assister à tous les événements de ses enfants. Pourquoi est-elle autant fâchée avec sa fille Chloé. Lors d’un moment d’inattention, Une seconde de trop, sa fille va disparaître. Tout le long de ce roman, elle sent au plus profond d’elle que sa fille est vivante. Je pense que cela lui permet de ne pas s’effondrer. Elle doit jongler avec toute sa famille, être aussi un support pour son mari, et inversement, et surtout que son fils puisse continuer à vivre. Lorsque Chloe reviendra, la situation sera tout de même tendue entre la mère et la fille. L’auteur détaille très bien les sentiments des uns et des autres, leurs angoisses, les bêtises faites. On sent de toutes façons, très bien, tout l’amour qui est porté à cette petite fille. Malgré tout, même si les personnages m’ont plu car tous amplement différents et bien qu’ils soient très unis, je n’ai pas éprouvé de coup de coeur pour eux.

Muriel est professeur de musique à domicile. Elle semble être une femme avec des idées vraiment préconçues sur l’éducation des enfants. De toutes façons, tout ce que font les autres parents, c’est mal. Ils donnent trop de liberté, ils écoutent trop les enfants… Elle est psychorigide. C’est pour cela qu’elle veut garder cette petite fille et l’éduquer. Muriel passe par des phases où elle prend cette petite fille pour son fils. Cette femme est malade psychologiquement. Elle a toujours pensé que son fils était le meilleur, elle l’a fait dépendre d’elle. Elle ne l’a pas laissé grandir. Elle va distiller, petit à petit, dans l’esprit de cette petite fille, que sa mère est une femme mauvaise qui ne sait pas l’élever. Ce personnage est vraiment bien construit. L’auteur ne laisse rien au hasard et avance petit à petit dans les découvertes faites sur ce personnage et ce qui lui est arrivé. Mais, malgré les révélations, Muriel est une femme profondément antipathique. Pourquoi d’ailleurs a-t-elle enlevé Ella ? A cause des prétendues négligences vues ?

Quant aux chapitres consacrés à Matthew, le jeune garçon relate sa vie avec sa mère dès que le père est parti. Il va nous faire connaître Muriel de son point de vue et comment il a tout fait pour qu’elle ne lui en veuille jamais. Mais il arrive que certains événements anéantissent tout surtout lorsque l’on est amoureux.

Et Ella dans tout ça ? La petite fille respire la joie de vivre. Elle a vite reconnu celle qui l’a enlevée. Ella pleure, elle est triste et veut vite retrouver ses parents. Elle subit son sort. Heureusement qu’il y a le chat. Ella veut vite retrouver toute sa famille et surtout aller à la grande école. Un coup de coeur pour cette jolie gamine qui, j’espère, ne gardera pas de traumatismes sur ce qui lui est arrivé et des mensonges qu’elle a entendus.

Je ne repars pas de ma lecture avec un véritable coup de coeur même si le roman, très bien construit, est prenant. Je ne pensais pas que les révélations allaient m’amener jusque là. L’auteur est assez forte et même très forte. En effet, à force, elle est arrivée à me faire douter de la mère d’Ella. Cela venait, cela repartait. J’en ai lu des histoires d’enlèvements d’enfants. J’ai peur, à chaque fois, de retrouver une même matrice quant aux déroulés des faits et des réactions des uns et des autres. Là, il n’y a aucun souci. Jusqu’à la fin, je n’ai pas su où elle allait m’entraîner. Les quelques lignes du début sont assez dures à lire. Elles mettent dans l’ambiance et peuvent faire monter les larmes aux yeux. Mais à qui s’adressent-elles ?

Je remercie Netgalley et les Editions Préludes pour cette sélection.

Une seconde de trop de Linda Green

Date de sortie : 23 mai 2018

Nb pages : 448

Editeur : Préludes

ISBN : 9782253905073

Sans elle d’Amélie Antoine

Sans elle d'Amélie Antoine

Sans elle d’Amélie Antoine

Résumé Sans elle d’Amélie Antoine

Patricia emmène sa fille Jessica voir le feu d’artifice. La jumelle de Jessica, Coline, est punie.

Lors de cette soirée, Jessica disparaît.

Avis Sans elle d’Amélie Antoine

Pour ces deux histoires écrites à quatre mains le sujet est la gémellité. Elles débutent de la même façon mais finissent-elles pareil ? Pour le savoir a vous de lire ces deux romans.

Patricia a emmené sa fille voir le feu d’artifice. Coline la jumelle de Jessica est punie. Dans Sans elle Jessica disparaît. Cela plonge la famille dans le désespoir, la culpabilité, la suspicion, la quête de cette petite fille de six ans pendant plus de dix ans. J’avais reproché au précédent roman de trop se focaliser sur la mère et pas assez sur les filles. Ici, c’est pire. Ma lecture n’a pas été franchement extraordinaire. Ce qui m’a fait tenir est le sort de Jessica. J’ai été franchement déçue à ce sujet. La fin m’a un tant soit peu scotchée mais cet élément très important me laisse vraiment un goût d’inachevé et forcément d’interrogations.

Comme dans l’autre roman, la mère, malgré sa douleur, ne ma fait ni chaud ni froid. Comme dans l’autre roman, elle laisse de côté Coline a cause de sa douleur, de sa quête. Que son couple explose, on peut le comprendre. Mais peut-on laisser de côté un enfant, le seul enfant qui reste ? Peut-on passer à côté de ce qui peut lui arriver ? Malgré la douleur, la colère, la culpabilité, ne voit-on pas son autre enfant souffrir. Après des années de souffrance, le père a décidé de partir. Sage décision, il s’est sauvé. Il a voulu sauver sa fille mais elle a refusé de le suivre. Elle voulait rester avec sa mère, elle ne voulait pas abandonner Jessica. Elle s’est fait plus de mal que de bien.

Coline a été une enfant peu écoutée. Elle devait se taire pour ne pas raviver la douleur. D’ailleurs, pourquoi ne révèle-t-elle pas un élément vu quand elle était petite ? Cela n’aurait peut-être rien donné, mais comme elle a toujours de l’espoir, même des années plus tard, adolescente, elle aurait pu tenter. Elle vit sa douleur seule et plus tard la seule chose quelle pourra maîtriser c’est son corps. Je me suis moins investie pour Coline car l’auteur ne détaille pas assez cette souffrance. Ce qui est vraiment dommage.

Dans quel ordre lire Avec elle ou Sans elle ? Je dirai celui ci en premier puisque je l’ai peu aimé. Autre point qui me chagrine énormément. Pourquoi les auteurs, les correcteurs ne font-ils pas attention ? Les deux jumelles sont un véritable non sens. On le sait que les jumelles sont deux, inutile de le rajouter.

Ma critique n’est pas très élaborée, les mots ne sont pas nombreux mais je ne trouve pas grand chose à dire sur une lecture difficile, très longue, trop à mon goût.

Je remercie Netgalley et les Editions Bookelis pour cette lecture.

Sans elle d’Amélie Antoine

Date de sortie : 17 novembre 2017

Nb pages : 368

Editeur : Bookelis

ISBN : 9791022764353

Au petit bonheur la chance ! d’Aurélie Valognes

Au petit bonheur la chance ! d'Aurélie Valognes

Au petit bonheur la chance ! d’Aurélie Valognes

Résumé Au petit bonheur la chance ! d’Aurélie Valognes

Marie emmène son fils Jean chez sa grand-mère. Elle souhaite réussir à Paris.

La cohabitation entre la grand-mère et le petit-fils s’avère assez difficile. Il n’arrête pas de tomber et pose de nombreuses questions.

Avis Au petit bonheur la chance ! d’Aurélie Valognes

1968, Jean est laissé par sa mère Marie chez sa grand-mère. Marie veut trouver un emploi à Paris et promet de revenir très vite chercher Jean. Mais les mois passent et Marie ne revient pas. Bien qu’aimé, Jean se sent seul, abandonné. Il est très souvent triste. Il veut revoir sa mère et vivre avec elle. La grand-mère, après une carte postale reçue, trouve un subterfuge avec son ami postier. Mais Jean commencera à haïr sa mère lorsqu’il ira à Paris pour un baptême.

Le lecteur est à Granville. La grand-mère de Jean a élevé de nombreux enfants. Elle a peu de moyens mais elle fera tout pour que son petit-fils soit heureux et à l’aise. Jean trouvera l’amour, l’amitié chez elle. Sa tante, Françoise, sera d’un grand secours. Ses yeux sont émerveillés lorsqu’il va, pour la première fois, chez elle et qu’il voit tout cet appartement dans lequel il ne manque rien et où ses cousins ont de nombreux jouets et livres. Jean a trouvé une famille qu’il va chérir encore et encore. Sa première rentrée est assez difficile. Jean est un garçon maladroit, qui pose beaucoup de questions. Mais il est franchement débrouillard. Le lecteur va suivre Jean pendant pratiquement dix ans de sa vie. Il va grandir malgré lui. Les expériences, même malheureuses, forment tout un chacun. Cela lui permettra également de réfléchir. 

Mon deuxième Aurélie Valognes et ce ne sera pas le dernier. Après les première pages lues, je pensais que Nos adorables belles-filles serait mon préféré. Sauf que non, les pages se sont succédées et avec elles, je me suis prise d’affection pour les personnages de ce roman, Jean, sa mémé Lucette, sa tante, ses cousins, sa maman Marie et tous les autres. Aurélie Valognes, un des auteurs français qui vend le plus de formats poches, a l’art et la manière de nous faire aimer ses personnages. Elle a un réel talent de conteuse. Et puis, ce que j’adore avec Aurélie Valognes, c’est qu’elle utilise des expressions de tous les jours, dans ses titres, ses dialogues, ses titres, qui ne sont pas du tout surjoués, ils coulent de source. Cela me change du roman que j’ai lu en fin d’année 2017 et début d’année 2018. Ils correspondent vraiment au style d’Aurélie Valognes, on ne sent aucun effort, une écriture vraiment fluide qui permet d’avaler les pages.

Dans ce roman, j’ai retrouvé des éléments qui m’ont fait sourire, comme la décoration psychédélique, des éléments de mon enfance, de l’école. Il y a aussi ce fameux catalogue des Bergères de France avec ses fils de laine. Même si mai 68 est passé, les femmes n’ont pas encore trouvé leur place. Elles ne sont pas encore libres. Pourtant, elles sont nombreuses à aspirer à autre chose, à aller à contre courant de cette société masculine. C’est le cas de Marie. Mais ce sera très dur pour elle. Elle abandonnera ce qu’elle a de plus cher au monde. Jeune, belle, même si elle est très maternelle, elle a dû faire un choix. Ce n’est pas facile également pour les grands-parents et surtout pour les grands-mères. Elles ne veulent pas voir la société évoluer mais elles se taisent, elles ne montrent pas leurs sentiments. Cela a été partout en France dans pratiquement toutes les familles. Il y a également ce point scolaire. Arrêter l’école à 13 ans pour aller travailler. Puisque cela a été le cas des parents, ce sera le cas des enfants. On se plaint, de nos jours, d’une école de plus en plus élitiste – ce qui est le cas -, auparavant, c’était pire. Il semblerait que faute de moyens, les enfants ne pouvaient pas continuer leurs études. Les enseignants, en plus, avaient des idées préconçues à ce sujet. Si la différence entre Paris et la province est toujours marquée de nos jours, elle était encore plus visible il y a près de 50 ans. Il y a aussi cette souffrance de ces enfants gauchers que l’on forçait à écrire de la main droite. Beaucoup d’humour, beaucoup de tendresse, d’émotion pour ce petit garçon qui attendra sa mère, pour cette grand-mère bourrue.

Je remercie Netgalley, les Editions Mazarine-Fayard pour ce roman sensible, un véritable coup de coeur, une bouffée d’amour. Et surtout l’auteur. Vivement le prochain ! D’ailleurs, j’ai commandé deux anciens romans

Au petit bonheur la chance ! d’Aurélie Valognes

Date de sortie : 7 mars 2018

Nb pages : 342

Editeur : Mazarine

ISBN : 9782863744536