Wittgenstein à l’aéroport d’Husch Josten

Wittgenstein à l'aéroport d'Husch Josten
Wittgenstein à l’aéroport d’Husch Josten

Résumé Wittgenstein à l’aéroport de Husch Josten

Caren est à l’aéroport de Londres. Elle attend de partir pour Paris pour couvrir les attentats qui ont eu lieu la veille.

Depuis quelque temps, elle est sujette à des plafonds qui s’abaissent inexorablement sur elle.

Son avion est retardé. Elle fait la rencontre d’un homme qui lit Wittgenstein.

Avis Wittgenstein à l’aéroport de Husch Josten

Journaliste, elle en est à un stade où elle se pose beaucoup de questions. Par deux fois, elle a réchappé à des attentats, notamment les plus meurtriers aux Etats-Unis. Là, elle est censée couvrir celui qui s’est passé à Paris. Déjà, le lendemain de celui contre Charlie Hebdo, elle y était. Elle a pris conscience de ces morts lorsqu’elle était adolescente. Elle a beaucoup voyagé puisque son père était diplomate. Pendant un temps, elle a refusé de parler car les histoires du quotidien étaient vaines pour elle. Elle voulait avoir quelque chose à raconter qui sorte de l’ordinaire.

Et c’est cette rencontre à l’aéroport de Londres qui lui permet de s’interroger tant et plus. D’ailleurs pourquoi depuis quelques années n’importe quel plafond s’abaisse t il sur elle ? Est ce un signe ? Elle en cherche donc la signification.

Le roman nous plonge dans une partie de la vie de Caren pendant ces quelques heures à l’aéroport. Le lecteur en apprend sur sa vie, sa famille, son adolescence mais aussi son travail de journaliste. Il y a aussi sa rencontre amoureuse et son histoire, à trois, avec un homme avec qui elle partage sa vie quelques jours par semaine. Est-elle réellement responsable comme il le laisse entendre de ce non engagement ? Il va tenter de la rendre coupable. Car Caren, avec un collègue de travail, à trouvé en une nuit de véritables sentiments amoureux.

Comment raconter une histoire qui n’a jamais existé ? Pourquoi serait-elle plus lue qu’une autre ? La trouvera-t-elle ?

Malgré la qualité de ce roman, je n’ai pas pu me laisser porter par l’histoire, les mots. D’ailleurs, il m’est assez difficile d’en écrire une chronique. Je suis peut-être passée au travers de l’histoire, du message, de l’histoire véhiculée. Les attentats sont toujours en toile de fond mais aussi en sujet principal. L’analyse est réellement poussée que ce soit au niveau des auteurs de l’horreur de cette vie qui doit continuer malgré tout.

Je remercie Netgalley et les Editions Grasset pour cette lecture qui m’a sorti de mon ordinaire.

Wittgenstein à l’aéroport de Husch Josten

Date de sortie : 31 janvier 2018

Nb pages : 192

Editeur : Grasset

ISBN : 9782246814290

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L’attrape-souci de Catherine Faye

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Résumé L’attrape-souci de Catherine Faye

En 2001, Lucien a 11 ans. Il est en Argentine avec sa mère. Dans une librairie, elle lui dit de regarder des petites boîtes, appelées attrape-soucis. Toujours sur le qui-vive, Lucien ne voit toutefois pas sa mère partir.

Lucien se retrouve seul. Il est pris en charge par un SDF.

Avis L’attrape-souci de Catherine Faye

Beaucoup de plaisir à lire ce roman même si c’est pas un coup de coeur, finalement. Quel destin que celui de Lucien/Lucio abandonné, délibérément, par sa mère en Argentine. Parce que c’est ce que l’on comprend dès le départ. Les réflexions de Lucio tout le long du roman le démontrent, notamment, dans ses relations avec sa mère. Son métier, d’ailleurs, ne laisse aucun doute à ce qu’elle est réellement. Pourtant, même s’ils ne sont pas proches, il veut la retrouver, pour lui dire qu’elle lui a manqué et qu’il l’aime. Car Lucio a peu le droit de parler avec elle. La mère est distante, on sent qu’elle ne l’aime pas.

Lucio apprendra, donc très jeune, à 11 ans, la vie. Il apprendra le rejet, même si pendant 11 ans, cela a été le cas, comment se débrouiller seul pour manger, vivre et survivre. Il apprendra à ne pas faire confiance mais aussi à la donner à ceux qui lui veulent du bien. Car toutes les rencontres qu’il fera seront importantes pour lui, pendant ces neuf mois. Ce sera un SDF qui le prendra sous son aile juste après son abandon. Ce seront ces femmes qui sont des prostituées qui vivent dans une maison sous la coupelle d’une autre femme. Et ce sera cette belle rencontre avec cet homme qui vend des plantes et une femme qui vient en acheter. Lucio, avec toutes ces rencontres, apprend qu’il ne doit pas créer de problèmes, comme cela a toujours été le cas. Malade, on s’occupera de lui. Il passera également par des phases où il voudra en finir avec la vie. Mais il est tenu par le projet de retrouver sa mère et surtout de devenir un homme, d’apprendre un métier qui lui plait, en lien avec la terre. Il se révèlera également par le dessin.

Lucio apprendra donc qu’il ne doit pas compter sur elle, cette mère qui n’en est pas une, en définitive. Il fera son deuil et trouvera ceux qui l’aimeront, qui l’accompagneront, ceux qui seront ses véritables amis et pourquoi pas ses parents. Car, à un moment donné, il sera obligé de dire la vérité. Sa plus grande peur est de retourner à Paris, et plus précisément en France, chez cet oncle qui abuse de lui. Lucio permettra à deux mondes de se rencontrer, de devenir amis. Le lecteur apprendra la vie difficile des Argentins aux prises avec un pouvoir où règne la corruption, où la misère est impressionnante et à tous les coins de rue. Pourtant, comme partout, il existe de belles maisons, cachées derrière de grandes palissades.

Je conseillerai également L’Attrape-Souci aux adolescents qui pourront être sensibles à cette histoire. Malgré les aléas de la vie, tous les parents ne détestent pas leurs enfants et ne les abandonnent pas. L’attrape-souci n’est pas un crève-coeur. Ces petites boites censées les attraper sont belles, elles peuvent produire leur effet. Mais, c’est en expérimentant, en bougeant, que les soucis peuvent s’envoler. Il faut quand même beaucoup de courage.

Je remercie Babelio pour cette masse critique, les Editions Mazarine et Catherine Faye

L’attrape-souci de Catherine Faye

Date de sortie : 17 janvier 2018

Nb pages : 299

Editeur : Mazarine

ISBN : 978286344758

Petit coeur de Kim Van Kooten

Petit coeur de Kim Van Kooten
Petit coeur de Kim Van Kooten

Résumé Petit coeur de Kim Van Kooten

En 1975, Puck a cinq ans. Va-t-elle fêter son anniversaire ?

Sa mère la presse. Elles doivent partir. Une voiture noire arrive et emmène Puck et sa mère dans une grande maison.

Avis Petit coeur de Kim Van Kooten

Roman, issu d’une histoire vraie puisqu’il s’inspire de la vie de l’enfance de la meilleure amie de l’auteur, totalement addictif. Véritable coup de coeur pour ce Petit Coeur, même si le sujet ne s’y prête absolument pas. Mais l’auteur a pris le parti que ce soit cette enfant, devenue une adolescente, qui raconte cette histoire indicible. Pourtant, même à cinq ans, les mots ne sont pas naïfs mais le lecteur sent une véritable évolution car Puck lance les indices au fur et à mesure même si on n’a pas beaucoup de mal à imaginer ce qui se passe réellement. Parce qu’en plus, il y va petit à petit. Ce salaud, il n’y a pas d’autres mots, s’enhardit, au fil des années.

Une petite fille qui a dû grandir trop vite. Déjà, la situation n’était pas mirobolante avec cette mère fantasque. Mais cette dernière a voulu s’offrir une belle vie auprès d’un homme beaucoup plus âgé et avec de l’argent. Une vie qu’elle partage, accessoirement, avec sa fille. Je pense que Patricia aime sa fille mais elle est trop centrée sur elle-même, elle recherche trop l’attention. Elle est irrationnelle. Elle comble son illétrisme par le paraître. Sa fille sera toujours là pour elle. D’ailleurs, malgré ce qu’elle a vécu, Puck veillera constamment sur elle car elle a peur des réactions de sa mère.

Parmi ceux qui ont gravité autour de cette petite fille, nombreux sont ceux à s’être posés des questions, que ce soit son maître d’école, à qui elle se confiera plus tard, sa mère, sa grand-mère, la fille de ce type (qui je pense a dû subir le même traitement). Mais comment ne pas brusquer l’enfant ? Comment l’aider à se confier alors qu’elle ne semble pas prête ? Je ne sais pas du tout comment j’aurais réagi face à une telle situation. La dégradation de son état de santé en est la preuve et cela aurait dû mettre la puce à l’oreille à beaucoup. Mais dans ce cas, ce sont les parents qui sont en première ligne, les premiers avertis. Le médecin de famille aurait dû prendre plus les devants.

L’auteur nous raconte toute cette histoire dans ce premier roman très réussi. Les titres de chaque chapitre sont ceux d’une enfant qui découvre les choses au fur et à mesure. Le lecteur est vite mis dans l’ambiance. Tout ce que subit Puck, son mal-être, son anorexie sont racontés avec des mots simples mais forts et exacts. Ils montrent qu’elle grandit. On a envie de la prendre dans nos bras, de la sauver et on admire son courage à 14 ans, de tout révéler. On a envie de bousculer sa famille pour qu’ils l’aident réellement, qu’ils comprennent que ce que les médecins ont préconisé doit être réalisé. Elle a besoin d’une aide médicale, psychologique mais aussi judiciaire. Même avec ses yeux d’enfant, elle sait que ce n’est pas normal. En effet, ses camarades de classe ont des yeux beaucoup plus vivants et elle sait qu’ils ne vivent pas ce qu’elle subit. De plus, comme tout homme qui commet un acte violent envers un enfant, il menace, il cajole, il manipule, il conditionne insidieusement. Et de la même façon, Puck va tenter de trouver les stratégies, les subterfuges pour ne pas subir, jusqu’à tomber malade. Le lecteur sent et assiste à cette souffrance. Une dizaine d’années de brisées. Comment en sort-on ? La fin m’a toutefois surprise, je ne m’attendais pas à celle-ci et je m’interroge encore, après cette lecture.

Au départ, j’ai pensé que Puck appelait son véritable père mais ce n’est pas le cas. Un véritable père qu’elle n’a jamais connu, qui a été acheté pour se tenir loin d’elle. Ne serait-il pas sa planche de salut ?

Je remercie Netgalley et les Editions Calmann Lévy pour m’avoir permis de découvrir cette pépite littéraire.

Petit coeur de Kim Van Kooten

Date de sortie : 31 janvier 2018

Nb pages : 384

Editeur : Calmann Lévy

ISBN : 9782702161982

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Mato Grosso de Ian Manook

Mato Grosso de Ian Manook
Mato Grosso de Ian Manook

Résumé Mato Grosso de Ian Manook

Jacques Haret, écrivain, retourne au Brésil, 30 ans après pour faire la promotion de son roman.

Il est accueilli par un jeune homme qui l’emmène dans la maison où a vécu et mort Stefan Zweig.

Passé le premier choc de cette découverte, Jacques Haret en aura une autre.

Avis Mato Grosso de Ian Manook

Exit la Mongolie, ses coutumes, ses paysages, ses mets et la trilogie consacrée à Yerulbdegger. Place au Brésil. Cela fait un petit moment que ce roman est paru. Mais voilà, j’y suis. En plus, je le lis après un navet, donc je suis sûre que Ian Manook saura réellement me transporter.

Dès le départ, l’auteur annonce la couleur. Retour au Brésil de Jacques Haret, 30 ans après, mais il ne sait pas qu’il va mourir. Jacques est auteur.

Hommage à Stefan Zweig, dès le début avec la citation, mais aussi avec la ville Petrópolis où il s’est donné la mort avec sa femme. Et cela va prendre tout son sens pour Jacques Haret quand il apprendra où il va loger. En annonçant dès le départ la mort de son personnage, le lecteur fait de suite le parallèle entre les deux auteurs. Ambiance. Egalement ambiance avec la découverte d’un personnage, ex-policier, qu’a connu Haret.

Descriptions qui mêlent comme toujours les odeurs, les lieux grandioses ou pas avec un sens du détail qui permet au lecteur de voyager, d’être dans ces lieux visités. Cette structure du roman est originale. Après une sorte d’introduction, faire lire à un écrivain son roman. Oui, il a tué un homme, il l’avoue de suite. Mais prendra-t-il toutes ses responsabilités ? Au lecteur de le découvrir au fil des pages. Mais comme tout écrivain, la vérité est un tant soit peu travestie. En tous les cas, c’est un formidable voyage qui s’offre au lecteur. Un voyage pas qu’idyllique même si cela y ressemble un peu. Haret a énormément voyagé. Il a pratiquement toujours été par monts et par vaux. Ian Manook offre de véritables cartes postales, des atmosphères oppressantes, humides, selon les lieux visités, sans oublier la pauvreté, la difficulté des habitants mais aussi ces sourires qui peuvent trôner sur les visages. Pays où il est difficile de vivre lorsqu’on est étranger. La corruption règne. Jacques semble envoûté par ce pays, cette femme. Mais on lui reproche de travestir la vérité. Peut être en tous les cas, le lecteur le suit dans toutes ses aventures, ses rencontres. Personnellement, j’ai eu tendance à le croire grâce à Ian Manook. Est-il si mauvais que ça ? Le roman nous le dira.

Si vous vous attendez à retrouver le Ian Manook de Yeruldegger, vous serez forcément déçus. Faites comme moi, balayez (mais pas trop), la Mongolie et découvrez un tout autre univers avec le talent de conteur de l’auteur. Ian Manook, avec ce roman, peut surprendre. Et il réussit. Toutefois, même si j’ai passé un bon moment avec Mato Grosso, ce roman n’est pas un coup de coeur, malgré ses qualités indéniables. Ce roman se révèle, en définitive, très psychologique, par rapport aux personnages mis en scène. Il démontre tout ce qui fait un être humain avec ses nombreuses faiblesses, ses prises de position mais aussi par rapport à l’endroit où il vit.

Je remercie énormément la femme de Ian Manook, Françoise. Elle nous fait partager le quotidien de son mari, ses voyages, quelques séances d’écriture (en photos). J’ai l’impression de connaître un peu l’auteur, de cette façon. J’espère que j’aurai l’occasion de le rencontrer cette année si la séance de dédicaces se fait sur Marseille.

Mato Grosso de Ian Manook

Date de sortie : 4 octobre 2017

Nb pages : 313

Editeur : Albin Michel

ISBN : 978-2-226-40025-3

La plage de la mariée de Clarisse Sabard

La plage de la mariée de Clarisse Sabard
La plage de la mariée de Clarisse Sabard

Résumé La plage de la mariée de Clarisse Sabard

Zoé a la trentaine. Elle vit à Nice. Ses parents sont victimes d’un accident de la route. Avant de mourir, sa mère lui apprend qu’elle doit retrouver son père biologique. Elle lui laisse un indice La plage de la mariée.

Zoé décide donc de partir en Bretagne.

Avis La plage de la mariée de Clarisse Sabard

Au départ, le rythme est très enlevé. On sent une libération, un réel plaisir d’écrire, une véritable assurance, que ce soit dans les descriptions, beaucoup moins importantes que dans son premier roman mais qui étaient pourtant très travaillées, et encore plus dans les pensées, les relations des personnages. Clarisse Sabard ne s’embarrasse pas de mots ampoulés, l’ensemble est vivant. Elle manie très bien l’humour tout comme les pensées plus noires, les sentiments ressentis par son héroïne Zoé. Mais ça, c’est le début, soit une cinquantaine de pages. A force, toutes ces pensées, ces phrases en italique sont réellement énervantes. On dirait qu’on n’a pas affaire à une jeune femme de 30 ans. Clichés, clichés et encore clichés.

Malgré le drame et son départ pour la Bretagne, Zoé arrive, très vite à se faire des connaissances, des amis, à trouver un travail. Pourtant, elle est toujours très triste et ne veut pas trop se confier. Mais elle sera obligée si elle veut découvrir toute la vérité. Et là, tout le monde y a droit. Il semblerait que Zoé soit une personnalité qui se fait facilement des amis. Mais j’ai trouvé ceci invraisemblable, comme trouver rapidement un travail (en fin de saison touristique !), un toit… De suite, dès qu’elle rencontre quelqu’un, elle passe très vite au tutoiement et surtout à la bise. Peut-être que cela se passe comme dans ça dans les romans, mais dans la vie réelle ? Point qui m’a choqué est la formation commerciale de la jeune femme. Est-ce que des études, une formation donnent le contact clientèle ? Non, non et non. Cela ne s’apprend pas dans les livres, dans une formation théorique. Seuls les contacts avec les personnes peuvent y arriver, surtout si on y met du sien, lorsque l’on est un tant soit peu timide. Outre cette quête du passé, ce qui parait invraisemblable est le beau gosse qui vient de Monaco, d’une famille très aisée et qui roule en Porsche. Il y a ensuite une mère et son fils qui vivent une relation difficile. Mais heureusement que Zoé est là ! Et cet homme, responsable de la mort de sa tante. Zoé ne montre pas un très beau visage face à cet homme. Elle semble ne pas vouloir le juger pourtant c’est ce qu’elle fait. Pourtant, il a payé sa dette à la société.

Qu’en est-il réellement de cette Plage de la mariée ? Quelques informations à ce sujet, mais rien de transcendant.

Malgré tout, je n’ai ressenti aucun sentiment d’urgence dans la quête de Zoé pour découvrir la vérité sur son passé, sur la recherche de son père. La jeune femme avance petit à petit, donc comme le roman, selon les éléments qui lui sont donnés. Au bout d’un moment, malgré la qualité du début, je me suis ennuyée. C’est trop long, à mon goût, comme un essoufflement, une montagne que l’on n’arrive pas à gravir. C’est comme un soufflet au fromage qui tombe. Pourtant j’aime sortir de ma zone de confort, lire des romans qui ne sont pas des polars, des thrillers, mon année 2017, a été assez riche en ce sens. Mais là, j’ai eu énormément de mal à avancer. A chaque page tournée, je me demandais quand est-ce que cela allait finir, quand un rebondissement allait arriver pour donner un véritable boost. J’ai pour principe de ne pas laisser un roman pour toujours donner une chance à l’auteur. C’est ce que j’ai fait avec celui-ci. On dit souvent que les seconds romans sont moins bons que les premiers. C’est le cas ici, malgré ma première impression. J’espère que le thème du prochain roman ne sera pas la quête de son identité avec la recherche du passé car certaines phrases, bien que tournées différemment, ont la même connotation que dans le premier roman. Cela ne donne aucune nouveauté. 400 pages plates, sans saveur, où les relations entre les personnages semblent fausses. Autre point négatif qui me touche énormément est cette propension qu’à Clarisse Sabard à user et abuser de termes, à très mauvais escient, qui relèvent de la psychiatrie, comme le burn-out, entre autres. Il y a également un autre terme récurrent. La folie, folle. Un psychiatre lirait ce roman, il s’arracherait les cheveux. Donc, avant d’utiliser certains termes, sans les connaître réellement, à part ce que l’on peut lire dans les journaux, un travail beaucoup plus approfondi est nécessaire auprès de professionnels, même s’il semble qu’elle ait pris quelques informations. Mais je peux la diriger vers quelqu’un d’autre si elle le souhaite, Professeur de surcroit.

Auteurs, éditeurs, si vous pouviez passer plus de temps à vos relectures, ce serait un plus car quelques coquilles, mots manquants, phrases mal tournées, sont présentes. Ce roman ne fait pas exception à la règle. De plus, lorsque l’on se targue d’écrire des chroniques littéraires, de juger le travail d’autres auteurs, le travail doit être propre, irréprochable.

La plage de la mariée de Clarisse Sabard

Date de sortie : 17 mars 2017

Nb pages : 444

Editeur : Charleston

ISBN : 978-2-36812-129-0

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Les lettres de Rose de Clarisse Sabard

Les lettres de Rose de Clarisse Sabard
Les lettres de Rose de Clarisse Sabard

Résumé Les lettres de Rose de Clarisse Sabard

Lola est une jeune femme de 28 ans, adoptée, dont le petit ami, Australien, vient de rompre par SMS.

Elle se confie à Tristan, son meilleur ami.

Elle reçoit un appel téléphonique qui l’informe d’un héritage.

Avis Les lettres de Rose de Clarisse Sabard

Cela fait des mois que ce roman est dans ma PAL, acheté d’occasion à une lectrice Charleston qui a revendu son exemplaire presse. Il faut dire que le thème de lettres, de photos laissées à un enfant pour raconter une histoire familiale n’est pas nouveau. Au moment de la sortie de ce roman, j’étais déjà plongée dans un premier roman, très abouti, sur une quête familiale. J’ai lu de nombreuses critiques, toutes positives, sur le roman de Clarisse Sabard. Il faut bien dire que les négatives passent souvent à la trappe sauf quand on ne peut pas les maîtriser. Je me suis laissée tenter en ce mois de décembre sur ce premier roman qui a obtenu le Prix du Livre Romantique.

Clarisse Sabard oscille entre des descriptions parfaitement détaillées, maîtrisées et des dialogues qui le sont beaucoup moins, notamment ceux de Lola et des autres personnes qui jalonnent son roman. J’ai eu l’impression d’avoir affaire à une toute jeune fille qui ne sait pas s’exprimer correctement, qui joue un rôle, qui se cache. Par exemple, d’un côté nous avons cette jeune femme de 28 ans et son meilleur ami homosexuel, Tristan. Le concept est cliché tout comme leur relation. On le sait les homosexuels font les meilleurs amis du monde. Ce sont ceux vers qui les femmes vont s’épancher, se confier, passer du bon temps. Ces dialogues ne sont pas assez élaborés, succincts à mon goût. Toutes les jeunes femmes de cet âge ne s’expriment pas de cette façon. Pour le reste, les dialogues sont trop rapides, téléphonés. Dès qu’une situation se présente, le lecteur sait ce à quoi cela va aboutir. Par ailleurs, chez ces femmes, on retrouve de nombreux traits de caractère de l’auteur, de sa vie personnelle.

Clarisse Sabard annonce les découvertes de Lola et enchaîne avec la vie des femmes de sa famille pour revenir sur les sentiments de la jeune femme, sa découverte du village, de la maison et ses relations avec le notaire, son cousin. Une construction somme toute classique retrouvée dans de nombreux romans. Rien de nouveau là dedans. Mais elle sait faire rebondir son roman avec quelques révélations qui arrivent à point nommé. Les lettres de Rose est intéressant à lire, le lecteur se laisse happer par l’histoire de Louise. Malgré ses maladresses, le roman est addictif sur une centaine de pages mais se poursuit assez laborieusement jusqu’à la fin.

Nous avons affaire à Louise, une jeune fille qui prend soin de la ferme de ses parents. Mais elle veut plus car elle sait comment faire des affaires. Son père avait vu son talent. Mais il est décédé. Au bout de la deuxième rencontre, elle accepte la demande en mariage de celui qui tient une boutique dans le centre du village. Louise saura donc accepter les opportunités quand elles se présentent, s’élever, sortir de sa condition et réussir sa vie. Elle se révèle profondément tyrannique, surtout envers ses filles. Mais elle a surtout peur que tout s’écroule. C’est la partie des trois femmes la plus développée. Rose a subi les désirs et les décisions de sa mère. Qu’en est-il réellement de la mère de Lola ? Juste quelques passages sur la mère de Lola, mais des passages qui prennent vraiment toute leur importance pour l’auteur qui sont autant d’appels du pied, des souvenirs, des dates pour celle qui l’a mise au monde.

Pour Lola, après le déni, la découverte de son passé lui permet de faire le point, de savoir ce qu’elle veut réellement et d’où elle vient. Cela a été la quête de son passé, de son identité, au sein d’une famille et surtout de sa mère.

Doit-on également revenir sur quelques fautes de syntaxe, de grammaire ? Je le fais très souvent lorsque je lis des romans car cela me saute franchement aux yeux, comme les deux belles jumelles.

Des êtres humains. Personne n’est infaillible.

Amis via les réseaux sociaux et jetés comme de vulgaires mouchoirs en papier.

Les lettres de Rose de Clarisse Sabard

Date de sortie : avril 2016

Nb pages : 384

Editeur : Charleston

ISBN : 978-2-36812-104-7

Le joueur de billes de Cecelia Ahern

Le joueur de billes de Cecelia Ahern
Le joueur de billes de Cecelia Ahern

Avis Le joueur de billes de Cecelia Ahern

Pour tout dire, je me suis laissée embarquer par cette belle histoire, malgré un début difficile et qui ne me plaisait pas tant que ça. Lorsque j’ai vite compris les liens qui unissent Sabrina et Fergus, cela a donné une toute autre dimension au Joueur de billes. L’auteur construit son roman autour du père et sa fille. Pour le premier, cela commence lorsqu’il était enfant après la mort de son père lorsque sa famille rejoint l’Irlande. On va le suivre jusqu’à son AVC. Pour sa fille, on la retrouve maître nageuse dans une maison de retraite. Il ne se passe pratiquement sauf qu’au détour d’un café, elle rate un sauvetage. Elle prendra sa journée et c’est là qu’elle découvrira la collection de son père.

Pour une fois, je ne me suis pas laissée happer par l’Irlande. Pourquoi parce que nous sommes en ville, à Dublin et loin de cette nature venteuse, verte, près de la mer ? Mais les Irlandais sont des personnes à connaître. C’est le cas avec Fergus et sa grande famille. Lorsqu’il arrive en Irlande, il se retrouve dans une école où il est souvent puni parce qu’il ne parle pas irlandais. Un jeune prêtre lui donnera des billes lors d’une punition. Et c’est là que le jeu deviendra une véritable passion qu’il cachera lorsqu’il sera marié. En effet, Fergus est un homme qui ne mélange pas sa vie de famille et le reste. Il est très secret. Il faut dire que si cela avait été accepté par celle qu’il a épousé, il n’y aurait pas eu matière pour ce roman. En décrivant Fergus, sa vie, ses relations familiales avec sa mère, son beau-père et ses frères et ensuite sa femme et sa fille, l’auteur nous offre un homme assez complexe mais qui pourrait ressembler à n’importe qui. Il a choisi de ne pas trop en dire, de rester secret, de cloisonner sa vie et sa passion. Cet homme ne se livre pas. Fergus est un homme fier, qui veut toujours gagner. S’il est plus ou moins proche de ses frères, un seul restera à jamais son double. Au fil des années, cette passion lui causera du remords, il veut prendre une décision pour que cela n’affecte plus sa relation avec les autres.

Sabrina est mariée, mère de trois enfants. Son père compte énormément pour elle. Mais elle est à un moment de sa vie où elle se pose beaucoup de questions. Découvrir cette collection va lui permettre, en une journée, de tenter de connaître cet homme qui a caché beaucoup de choses à sa femme avec laquelle il est divorcé et sa fille. Pour Sabrina, au fur et à mesure de son avancée dans la journée, elle va éprouver beaucoup de colère. Il est vrai qu’un enfant ne connaît jamais totalement ses parents. Mais Fergus n’a jamais raté un moment important de la vie de sa fille. Ce sera aussi pour Sabrina une révélation quant à son caractère à elle. On pourrait dire que les chats ne font pas des chiens. Pourtant, cela fait mal à Sabrina de ne pas connaître cet homme.

J’ai eu du mal au début avec cette histoire de billes. Mais elle prend toute son importance au fil des pages grâce à la plume de l’auteur. Pour celles et ceux qui ne connaissent pas tellement toutes leurs différences, cela permet d’apprendre énormément. Une passion, une collection prend énormément de temps. Elle peut valoir énormément d’argent.

Entre une belle histoire familiale, des liens père-fille, une passion, une collection, Cecelia Ahern nous brosse de magnifiques portraits d’hommes, de femmes. Entre une famille où il y a plusieurs enfants et une famille où un seul enfant est né, la vie est différente et les caractères également. Le lecteur est pris au jeu des mots. Il ne peut en vouloir à Fergus. Les relations familiales sont complexes, l’auteur le démontre très bien. Pourtant, ici, malgré l’éloignement, les membres de cette famille sont très proches, se sont retrouvés.  Et quel magnifique cadeau d’une fille à son père pour l’aider à se rétablir, pour qu’il puisse retrouver cette mémoire qui lui fait défaut.

Je remercie Milady et Net Galley pour cette sélection.

Résumé Le joueur de billes de Cecelia Ahern

Sabrina a de nombreux souvenirs que les autres ne se rappellent pas. Elle évite très souvent de respirer. Son élément, naturel, est l’eau. Il n’y a que là qu’elle se sent bien.

Fergus a 5 ans. Il vient d’arriver en Irlande après la mort de son père. Un prêtre lui fait don de billes.

Le joueur de billes de Cecelia Ahern

Date de sortie : 17 novembre 2017

Nb pages : 304

Editeur : Milady

ISBN : 9782811238933

Les femmes de Karantina de Nael El-Toukhy

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Avis Les femmes de Karantina de Nael El-Toukhy

Je ne suis pas habituée des romans qui se passent au Moyen-Orient. J’ai dû en lire moins de cinq. S’ils ont été lus, c’est parce que l’occasion s’est présentée et qu’ils m’ont été envoyés dans le cadre de partenariats. Je n’ai jamais eu de soucis avec les auteurs et les histoires lus. Mais, j’en ai tellement dans ma PAL que ces romans ne sont pas mon domaine de prédilection. J’ai eu la chance d’être sélectionnée dans le cadre de Masse Critique de Babelio et j’ai reçu ce roman. Je ne regrette pas ma demande. Si je ne suis pas une habituée de ces romans, ces pays ne m’attirent pas particulièrement. N’y voyez aucun racisme de ma part. Pourtant, cette histoire me fait voir l’Egypte et ses habitants autrement. Je n’ai aucune idée préconçue sur les Musulmans, j’ai vécu à côté d’eux. Je les respecte comme ils me respectent. Même si je ne suis absolument pas croyante, leur religion ne me laisse pas indifférente, surtout lorsqu’elle n’est pas interprétée. Comme dans toute religion, il y a du bon et du mauvais. Mais ici, en définitive, il n’est pratiquement pas question, de religion.

J’ai été surprise par cette histoire et ces personnages qui se déroule sur trois générations. Trois générations de femmes, mais pas que. Il y a des hommes aussi. Sont-ils manipulés par les femmes ? Elles sont fortes, incroyablement fortes avec la première Injy, Egyptienne mais qui a vécu en Arabie Saoudite et qui est diplômée. Elle va rencontrer un lointain cousin. Sans trop y toucher, ils vont tomber amoureux. Leur fuite, après l’assassinat d’un homme, dans un quartier d’Alexandrie, ne leur permettra jamais de revenir. Injy, avec ses paroles, ses non-dits également, entraîne Ali pour qu’au fur et à mesure il venge la mort de son père. Entre assassinats, pouvoir, Inji et Ali vont devenir les maîtres, les héros de Karantina, un quartier où ils vont s’installer. Le lecteur suit donc Injy, Ali, leurs amis d’un jour et ennemis d’un autre jour. Alexandrie et ce quartier de Karantina verront des luttes, des meurtres et ce n’est pas fini avec les générations qui arrivent, soit Hamada, le fils d’Injy et Ali et ensuite leurs petites filles. Ce sont donc deux familles qui vont tenter d’évincer l’autre.

Ce que j’aime bien avec cet auteur est qu’il annonce des faits, des vérités mais aussi des contre-vérités car rien n’est simple dans la vie. Un jour, tout peut être conforme à ce que l’on attend et un autre jour, ce sera le contraire. Cette étude de la société égyptienne et surtout celle d’Alexandrie démontre cette lutte de pouvoirs, cette lutte contre le pouvoir qui ne peut ou ne veut rien faire, à cause des pots de vin. Lutte contre le fondamentalisme, contre le régime et contre la morale égyptienne. Car oui, Inji et Ali, sous couvert d’un café, de donner des cours, ont ouvert un endroit où ils ont embauché des prostituées. Les dialogues sont riches, ils peuvent faire sourire. Ils ne prennent pas de gants lorsqu’ils parlent. L’auteur prend le lecteur à témoin et préfère raconter l’histoire, avec  des rappels du passé, avant que quelqu’un d’autre ne le fasse.

Immoralité, rumeurs, héroïsme, Histoire également avec ces légendes. J’ai trouvé ces personnages assez libérés ce à quoi je ne m’attendais pas, en définitive. Ce qui veut dire que nous sommes, quand même, conditionnés, par ce que l’on peut entendre à la télévision ou dans les journaux. J’ai juste un petit reproche à faire à l’auteur, mais ce n’est rien de grave. Oui, les jumelles sont bien deux. Il n’était pas nécessaire d’écrire et répéter les deux jumelles.

Lu dans le cadre de masse critique Babelio avec Actes Sud que je remercie.

Résumé Les femmes de Karantina de Nael El-Toukhy

2064 restera l’année la plus cruelle de l’histoire d’Alexandrie. Un chien meurt alors que sa femelle le cherche.

Beaucoup plus tôt, Ali, tient un magasin de vêtements avec son frère. Il rencontre Injy, qui se révèle être une lointaine cousine. Elle va l’amener à tomber amoureux d’elle.

Les femmes de Karantina de Nael El-Toukhy

Date de sortie : 6 septembre 2017

Nb pages : 447

Editeur : Actes Sud

ISBN : 978-2-330-08184-3

Le couple d’à côté de Shari Lapena

Le couple d'à côté de Shari Lapena
Le couple d’à côté de Shari Lapena

Avis Le couple d’à côté de Shari Lapena

C’est l’histoire d’un couple, invité à dîner dans la maison mitoyenne, qui laisse son bébé de six mois, seul. A leur retour, le bébé a disparu. C’est la panique, la douleur pour cet homme et cette femme. La police est appelée sur les lieux. Très vite, les soupçons se portent sur cet homme et cette femme. Elle est issue d’une famille riche. Elle possède des relations compliquées avec sa mère et son beau-père. Mais dès qu’elle a un problème, elle les appelle et peut compter sur eux. Des parents qui s’immiscent dans sa vie de couple. Ils n’ont pas accepté son union avec Marco.

Difficile d’écrire une chronique sur ce roman sans trop en dévoiler. Anne et Marco adorent leur fille, mais ils se sont éloignés l’un de l’autre. Auparavant, femme active, elle est atteinte de dépression post-partum. Elle se sent laide, a du mal avec son bébé. Cora est peut-être le seul lien qu’elle ait avec son mari. Elle n’imagine pas qu’il puisse faire du mal à leur fille. Pourtant, elle a des reproches à lui faire. Mais cela se passera entre eux, pas devant la police. Il semblerait que tout est fait dans ce roman pour que ce soit elle qui soit accusée, à cause de sa dépression. De plus, elle a des phases d’oubli. Elle se sent responsable de la disparition car elle a laissé sa fille toute seule. Elle culpabilise énormément. Anne n’est pas un personnage qui m’a forcément plus. Elle est une femme naïve. Outre sa dépression, elle a d’autres soucis psychiatriques.

Marco est un bel homme. Il a flirté avec sa voisine lors du dîner et provoqué la colère de sa femme. Cette dernière et sa fille sont tout pour lui. Mais il dépend de l’argent de ses beaux parents, qui ont injecté des fonds dans son entreprise. Jusqu’où est-il prêt à aller pour donner une belle vie à sa femme et sa fille ?

Quand une rencontre et ensuite une mauvaise idée vont révéler des secrets de famille, quelque chose qui était latent depuis de nombreuses années.

Ce roman se laisse lire. Mais l’auteur n’a pas fait preuve d’imagination, quant à l’histoire, les dialogues. Comme un sentiment de déjà lu, tout était prévisible. Même certains échanges me laissent un goût de téléphoné. Le roman n’est pas bâclé, loin de là. Toutefois, il ne remporte pas mon adhésion. En tant que lectrice, je ne suis pas arrivée à prendre fait et cause pour un des personnages. A un moment donné, j’ai pensé que la mère pouvait être en cause dans la disparition. L’auteur parsème son roman de quelques indices, mais je n’ai pas ressenti la tension monter, à aucun moment. Peut-être parce que le sujet a déjà été traité. On le sait que la cupidité et l’argent mènent à tout. Il aurait été bienvenu que le sujet autour d’Anne et de la mort de son vrai père soit beaucoup plus approfondi avec une dimension plus psychologique. Cela aurait permis de la connaître encore mieux, de voir son évolution au fil des années, ses problèmes de santé. Même l’objet de ce roman, à savoir la disparition de l’enfant et son dénouement est un peu passé à la trappe. Est-elle morte ? Est-elle vivante ? Cela ne prend que quelques lignes à l’auteur. C’est bien dommage.

Même si ma critique n’est pas forcément bonne, je remercie les Editions Presses de la Cité pour leur envoi.

Résumé Le couple d’à côté de Shari Lapena

Anne et Marco sont invités à dîner chez leurs voisins les plus proches.

Anne se sent laide face à cette femme qui flirte ouvertement avec son mari. Outre les reproches qu’elle se fait, il lui tarde de rentrer. Mais ça dure un peu trop à son goût.

La surprise sera de taille à leur retour au domicile.

Le couple d’à côté de Shari Lapena

Date de sortie : 21 septembre 2017

Nb pages : 331

Editeur : Presses de la Cité

ISBN : 978-2-258-13765-3

Nulle part sur la terre de Michael Farris Smith

Avis Nulle part sur terre de Michael Farris Smith

Après un roman très long, que j’ai eu du mal à finir, que cela fait du bien de changer de registre, même si ce n’est pas un polar, un policier, un thriller, genre que j’affectionne plus particulièrement. Mais j’aime énormément me laisser porter par une histoire qui me permet de m’évader. C’est le cas ici avec le deuxième roman de l’auteur. Je n’ai pas lu le premier donc je n’ai pas de point de comparaison. A-t-il fait mieux, moins bien ? Son écriture s’affirme-t-elle ?

L’auteur nous donne les informations petit à petit et confirme les liens entre les personnages. Mais je ne devrais pas lire les 4èmes de couverture. Je ne le fais pas d’habitude ou quand j’ai bien avancé dans le roman car je me suis imaginé un scénario. Je me suis interrogée au fil de ma lecture, même si certains éléments donnés au compte goutte étaient assez prévisibles. Mais il y a toujours eu une part de suspense. Jusqu’à la fin, le lecteur ne sait pas ce qui arriver. Qui va aller ou retourner en prison, suite au meurtre de ce policier qui n’avait pas bonne réputation ? Est-ce que tous les personnages vont se retrouver ensemble ? Quelqu’un va-t-il mourir ?

C’est l’histoire d’un homme, Russell, qui a passé onze années de sa vie en prison, alors qu’il était sur le point de se marier avec Sarah. A son arrivée chez lui, outre son père, deux hommes l’attendent et le passent à tabac et lui promettent qu’il va souffrir encore plus. Il va tenter de reconstruire sa vie jusqu’au jour où il est dans un endroit où il ne devait pas se trouver, où il rencontre Maben et sa petite fille. Il ressent énormément de culpabilité pour ce qui s’est passé il y a onze ans. En plus, la vie en prison n’a rien arrangé. Il tentait de rester en vie face à des hommes beaucoup plus violents que lui. Tout le monde sait que Russell n’est pas un homme violent, même la police, même si après onze années passées en prison, il a pu changer. Mais il s’est trouvé au mauvais endroit au mauvais moment. Quand il rencontre Maben, il va tout faire pour l’aider mais il ne veut pas retourner en prison. Très vite, il sait qui il est mais cela ne joue pas de rôle dans sa prise de décision.

Ensuite, il y a Maben qui est maman d’une petite fille. Elle tente de retourner là où elle a vécu. Mais elle fait une mauvaise rencontre et elle a peur pour la vie de sa fille. Maben a souffert. Elle a eu de nombreuses relations. Elle a touché à l’alcool, à la drogue mais elle va tout tenter pour protéger sa fille. Jeune fille, elle a souffert. Sans lui chercher d’excuses, d’ailleurs, elle-même ne s’en cherche pas, elle a tenté d’oublier une mort horrible.

Cet homme et cette femme semblent avoir fait les mauvais choix de vie. Mais ils les assument car ils sont bien obligés. Je ne dirai pas que c’est le destin car l’alcool ou autre chose ne sont pas des exécutoires. Ils peuvent briser comme faire oublier un vécu difficile. Ils sont un refuge mais un mauvais refuge. D’ailleurs, j’ai les gens conduisent en buvant ou avec de l’alcool à proximité. Mais que fait la police ? Nous sommes aux Etats-Unis, c’est vrai, je ne sais pas si la lutte contre l’alcool au volant est la même qu’en France. Et puis, il y a ces armes que l’on trouve très souvent, chargées. Quand on lit un roman après une telle tuerie – Las Vegas – certains éléments nous font nous interroger encore plus.

L’histoire racontée est fluide. Il n’y a aucun temps mort. Le lecteur suit les personnages au fur et à mesure de l’avancée de l’histoire. J’ai passé un très bon moment de lecture. Il me tardait de le finir mais pas parce que je m’ennuyais, parce que je voulais connaître le dénouement. L’auteur détaille également très bien la colère de Larry, sa haine envers lui-même, sa fidélité envers ceux qu’il aime. Mais c’est un homme violent, qui boit. Il lui semble qu’il doive protéger sa famille, la venger. Mais il se fait des idées. Il n’accepte pas la vie. Ensuite, il y a l’ami de Russell, policier. Il se rappelle les bons souvenirs d’enfance, d’adolescence, mais il doit faire son travail en laissant une chance à son ami. Que dire du cadre ? Le Mississippi avec ses endroits magnifiques et ses petites bourgades où tout le monde se connaît, où l’alcool coule à flot, où les coups pleuvent entre hommes mais aussi la violence faite aux femmes.

Livre lu dans le cadre d’une masse critique spéciale. Je remercie Babelio et les Editions Sonatine.

Résumé Nulle part sur terre de Michael Farris Smith

Russel sort de prison. Il rentre chez lui en bus. Il est accueilli par deux hommes qui le passent à tabac.

Maben marche et marche encore avec sa petite fille. Un vieux monsieur l’amène à la gare routière. Il lui laisse un peu d’argent. Le but de Maben est de revenir là où elle a vécu pour tenter de changer de vie.

Nulle part sur terre de Michael Farris Smith

Date de sortie : août 2017

Nb pages : 362

Editeur : Sonatine

ISBN : 978-2-35584-609*-0

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