Le portrait brisé Une enquête à la Belle-Epoque tome 2 d’Alice Quinn

Le portrait brisé Une enquête à la Belle-Epoque tome 2 d'Alice Quinn - Editions Amazon Publishing

Le portrait brisé Une enquête à la Belle-Epoque tome 2 d’Alice Quinn – Editions Amazon Publishing

Résumé Le portrait brisé Une enquête à la Belle-Epoque tome 2 d’Alice Quinn

Lola et Miss Fletcher sont heureuses. Elles se rendent à la gare accueillir leur ami Guy de Maupassant.

Dans ce lieu, elles assistent à une dispute entre un banquier, très en vue, à Cannes et un homme qui a tout perdu à cause de lui.

Avis Le portrait brisé Une enquête à la Belle-Epoque tome 2 d’Alice Quinn

Quel bonheur de retrouver Lola, Miss Fletcher, Maupassant, Rosalie, Anna ! Un véritable régal avec la plume de plus en plus aguerrie d’Alice Quinn qui nous emmène dans le Cannes de la fin du XIXème siècle. Un Cannes que l’on peut découvrir. Une enquête, certes, à laquelle sont mêlés les héros de l’histoire, mais une véritable dimension historique. Si dans l’opus précédent, il était question du sort des orphelins dans la région cannoise, ce deuxième tome nous entraîne au niveau spéculation bancaire et faillites personnelles et professionnelles de nombre de personnes. Il faut croire que les gens n’apprennent pas des erreurs de leurs aînés. Quand il y a de l’argent à faire, ce sont les plus forts qui gagnent et ils sont peu nombreux. Ils laissent sur le carreau de nombreuses personnes et s’en moquent totalement. Tant pis pour ceux qui ont tout perdu, qui se suicident, ce n’est pas de la faute de ceux qui s’en sont sortis. Même si ces derniers ont de plus en plus d’ennemis. Ce roman traite également de la condition de ces personnes qui ont des problèmes psychologiques ou psychiatriques. Ils sont enfermés soit disant pour leur bien, pour qu’ils essaient de guérir. Mais les traitements sont tout sauf humains. La psychiatrie, de nos jours, a évolué mais en France, elle souffre toujours de ce qui a été réalisé il y a de nombreuses années. On enferme nos parents pour diverses raisons, souvent parce que cela ne correspond pas à notre rang. On veut éviter les scandales, ni plus ni moins.

Voilà, c’est la partie historique du roman. Passons aux personnages. On les retrouve quatre ans après le premier tome. Lola, Miss Fletcher, Rosalie et Anna vivent toutes les quatre ensemble. Elles s’entendent assez bien. Anna bénéficie d’une bonne éducation. Mais comme Lola est une jeune femme entretenue, elle n’est pas acceptée par la bonne société cannoise. Chacun doit rester à sa place, même si Lola fait des dons de plus en plus conséquents. Elle n’est pas acceptée dans les hautes sphères même si elle connaît des personnalités connues. On en apprendra un peu plus sur le passé de Miss Fletcher et de Lola. C’est Miss Fletcher qui raconte l’histoire. Entre les deux, même s’il y a beaucoup de confiance, elles ont le sentiment que des éléments sont cachés. En premier, ce que ressent Miss Fletcher pour Lola. Et lorsque Lola accepte une mission donnée par l’ancienne amante de Miss Fletcher, ce sera comme si cette dernière revenait des années en arrière. Mais très vite, un évènement va leur permettre de ressouder le clan. Et cela concerne Anna. Car Anna va apprendre qui est réellement Lola et ce qu’elle fait. Elle ne l’acceptera pas. Elle se sentira flouée. De plus, Anna va découvrir assez vite qui elle est réellement. Et un meurtre la désignera très vite comme la principale suspecte et la coupable. Mais c’est sans compter les deux femmes et leur allié, Maupassant. Ils vont tout faire pour disculper la jeune adolescente, quitte à se mettre dans de situations improbables. Grâce aux indices récoltés, le lecteur sait très vite à quoi s’attendre. Cela n’enlève toutefois rien à la qualité de ce roman, au plaisir réel de la lecture que j’ai pu ressentir.

J’ai encore une fois adoré les personnages d’Alice Quinn. J’ai comme eu l’impression d’avoir retrouvé des amies, des amis.

Alice Quinn finit avec un élément qui va servir au prochain tome. Je n’ai qu’une chose à dire, il me tarde de le lire.

Je remercie Netgalley et les Editions Amazon Publishing pour cette lecture.

Le portrait brisé Une enquête à la Belle-Epoque tome 2 d’Alice Quinn

Date de sortie : 23 avril 2019

Editeur : Amazon Publishing

Nombre de pages : +300

ISBN : 9782824614465

Mers mortes d’Aurélie Wellenstein

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Résumé Mers mortes d’Aurélie Wellenstein

Le monde subit la canicule. Il fait très chaud. Les mers ont disparu mais elles se soulèvent et c’est à chaque fois la peur de mourir.

Oural est un exorciste. Il est devenu le maître. Tous ceux qui vivent avec lui ont confiance. Une vague arrive et il se prépare pour protéger les siens.

Avis Mers mortes d’Aurélie Wellenstein

Est-ce que la nature reprendra le dessus sur ce qui reste d’humains ? Ce roman peut-il être considéré comme ce qui pourrait arriver d’ici quelques années, pas si lointaines ? Comme l’auteur, je ne l’espère pas.

Le monde est un véritable désert. C’est la canicule. Il n’y a plus d’eau. Il reste quelques humains qui attendent, avec angoisse, ces mers mortes, ces vagues déferlantes chargées d’âmes qui veulent se venger de ce que les humains lui ont fait subir. Mais il reste Oural et le capitaine d’un bateau, Bengale. Oural est un exorciste. Il a un pouvoir pour protéger ceux qui sont avec lui contre ces mers mortes. Bengale en fait son prisonnier car il a un dessein. Trouver l’animal à la tête de tout ça et tenter de sauver le monde qui reste.

Oural est allié à une dauphine fantôme. Les deux hommes vont apprendre à se connaître, s’apprécier. Pour Oural, rencontrer d’autres humains, d’autres vies, c’est une ouverture sur un monde en déclin. Il n’est pas seul. L’un avec l’autre vont-ils sauver, en définitive le monde ou ce qu’il en reste ? Oural passe par différentes phases dans sa relation avec Bengale. Ce sera le déni, l’envie d’être accepté parmi ce monde de pirates, retrouver les siens, s’enfuir, revenir. De plus, il apprendra vraiment qui est réellement Bengale et ce sera encore plus difficile pour lui. Malgré tous ces questionnements, cette aide qu’il peut apporter aux pirates, il prendra des décisions, souvent difficiles, qui leur permettront d’avancer. Oural n’est l’esclave de personne, il veut être un homme libre même si contre son gré, il a pu tuer pour permettre aux autres de rester en vie et cela va, bien entendu, à l’encontre de ses idées. Cette relation entre les deux hommes est très bien évoquée, détaillée. Sans être fan de tous les personnages, je les ai tous très bien appréciés avec leur histoire personnelle.

L’auteur nous donne des sensations, des images très fortes. Avec elle, on s’interroge sur ce que nous faisons de mal envers la nature, sur cette pêche intensive, sur ces eaux polluées continuellement, sur ces marées noires qui dévastent tout. Cela permet une énorme prise de conscience. Tout le monde devrait lire ce roman et peut-être que les êtres humains réfléchiraient un tant soit peu. Roman écologique où le rythme ne faiblit aucunement. Les conséquences désastreuses pour tous. Car sans eau, sans animaux que peut-on faire ? Les gens meurent, leurs pires instincts se dévoilent. C’est une question de vie, de survie, que d’avoir de l’eau, des animaux pour vivre ensemble en toute quiétude. Les descriptions sont très réalistes quant à ce monde perdu qui se rebiffe, qui veut vaincre, qui sème la terreur comme lui l’a connu. Les humains, également, ont souffert, parqués dans des endroits inadmissibles avec sa pauvreté, sa violence, ses maladie.

Je remercie Babelio pour cette Masse Critique et les Editions Scrineo.

Mers mortes d’Aurélie Wellenstein

Date de sortie : 14 mars 2019

Editeur : Scrineo

Nombre de pages : 363

ISBN : 978-2-3674-0660-2

Sans mon ombre d’Edmonde Permingeat

Sans mon ombre d'Dedmonde Permingeat - Editions de l'Archipel

Sans mon ombre d’Dedmonde Permingeat – Editions de l’Archipel

Résumé Sans mon ombre d’Edmonde Permingeat

Alice et Célia, jumelles, se retrouvent dans les Calanques. Mais la rencontre tourne mal. Célia reçoit des gifles retentissantes de sa soeur. Elle tombe et meurt.

Alice prend la place de sa soeur au sein de sa famille.

Avis Sans mon ombre d’Edmonde Permingeat

Deux soeurs au caractère opposé mais qui se ressemblent tant et plus. Alice a toujours été la plus érudite, elle est d’ailleurs prof de philo et profite de la vie comme elle le souhaite. Elle a fait la fierté de son père mais a toujours été rabaissée par sa mère. Frondeuse, elle a toujours bousculé les ordres, au contraire de sa jumelle. Cette dernière a trouvé l’amour de sa vie très jeune, a été maman assez tôt et semble avoir une vie de rêve, à l’abri de tout souci matériel. Mais c’est l’arbre qui cache la forêt. Alice a toujours été jalouse de sa soeur car elle voulait être l’unique. Déjà, petite, elle a toujours voulu se différencier, exister sans l’autre. Elle en a pris conscience en voyant son double dans son miroir. Pourtant, petites, elles ont passé de bons moments ensemble, dans la ferme des grands-parents. Mais il semble que cela soit le seul endroit où la rivalité n’était pas de mise. Haine, rancoeurs, jalousies, mais il y a aussi de l’amour entre les deux soeurs et elles ne se le montrent pas.

Dans cette première partie, Alice va vivre à la place de sa soeur, comme elle l’a toujours souhaité. A elle, les belles robes, l’argent facile. Mais dans ce milieu, l’envers du décor est tout autre. Le mari se révèle pire que ce qu’Alice pensait. En plus, elle doit se conformer aux petites mesquineries des uns et des autres, à la goujaterie des hommes, aux remarques perfides de la belle-mère et de la soeur. Alice va se rendre compte de l’enfer vécu par sa soeur, surtout lorsqu’elle trouvera son journal. Elle découvrira des secrets, elle est prise dans une spirale infernale pour qu’on ne la reconnaisse pas. Une première partie du point de vue d’Alice et une seconde partie du point de vue de Célia. Pour cette dernière, elle est honnête envers elle-même mais elle est la plus forte, à mon avis. Toujours rabaissée, elle n’a jamais eu confiance en elle. Elle a toujours été sous la coupe de sa soeur et ensuite de son mari. Mais arrive un âge où elle a eu envie de prendre son envol, de vivre pour elle, ses propres expériences. Elle a toujours regretté de ne pas être proche de son double qu’elle n’a pas jalousé mais elle a été la seule à souffrir. Célia va vite apprendre que la vie n’est pas rose, que même dans le milieu de son mari, derrière les alcôves se cachent les plus sombres secrets. Prendre la vie de sa soeur, la vivre n’est pas de tout repos pour Alice qui ne doit faire aucun faux pas pour ne pas se griller. Elle va, plus ou moins, apprendre la patience pour ne pas être démasquée. Elle est assez forte, tout de même, pour ça pour ne pas réagir face à sa belle-mère, face à toutes ses mamans qui ne pensent qu’à leur progéniture, à ses parangons de vertu.

Je trouve que l’auteur ne nous détaille pas assez le pourquoi de cette violence envers Célia, à l’instant T. Bien sûr, il y a cette jalousie profonde d’Alice envers sa soeur, son Double, son Miroir. Alice qui a toujours voulu être la seule. Peut-on parler d’accident toutes ces gifles retentissantes ?

J’ai des sentiments ambivalents quant à cette lecture. J’ai aimé l’histoire mais elle souffre de certains dialogues pas assez riches, pas assez travaillés. Cela a gâché ma lecture, malgré tout. Le final est, toutefois, très intéressant. Je ne m’y attendais pas mais il n’y avait que ça pour sauver les deux soeurs. Quant à ce qui arrive quelque temps plus tard, cela démontre bien que même des jumelles ne peuvent pas tromper tout le monde. Le rythme ne souffre d’aucun temps mort. Le personnage d’Alice, vis à vis de sa soeur, n’est pas assez étoffé à mon goût. On passe très vite, un peu trop vite sur ses réactions après la mort de sa soeur, ses décisions ambivalentes. Je n’ai pas pu m’attacher à Alice car elle n’a pas été rendue assez humaine par l’auteur, même dans les derniers instants. Quant à Célia, elle n’est pas si innocente que cela, elle a grandi au fur et à mesure des années. L’auteur égrène les réflexions d’Alice par des passages en italique. Cela montre sa grande culture mais aussi son caractère frondeur qu’elle tempère avec cette expérience. 

Je remercie Netgalley et les Editions L’Archipel pour cette lecture.

Sans mon ombre d’Edmonde Permingeat

Date de sortie : 17 avril 2019

Editeur : L’Archipel

Nombre de pages : 440

ISBN : 978-2-8098-2619-7

Quelque chose dans ton regard d’Amabile Guisti

Quelque chose dans ton regard d'Amabile Guisti - Amazon Publishing

Quelque chose dans ton regard d’Amabile Guisti – Amazon Publishing

Résumé Quelque chose dans ton regard d’Amabile Guisti

Marcus a quitté Francisca il y a six mois. Elle sait qu’elle le reverra.

Elle est seule maintenant. Elle s’est inscrite à la fac, a un petit emploi.

En allant en cours, elle tombe sur un homme qu’elle prend pour un étudiant.

Avis Quelque chose dans ton regard d’Amabile Guisti

L’histoire aurait pu me plaire avec ces quatre personnages, Francisca, Marcus, Byron et encore Penny. Un monde de violence et d’amour que l’on découvre au fil des pages. Francisca et Byron étaient faits pour se rencontrer. Mais ce roman souffre d’énormes longueurs et de répétitions dues au fait que Francisca et Byron racontent l’un et l’autre leur évolution dans leur histoire commune, pourquoi ils ne veulent pas s’engager l’un envers l’autre, pourquoi ils souffrent. Le lecteur a donc leurs deux points de vue sur les mêmes faits agrémentés de leur propre histoire personnelle. Ce livre de plus de 300 pages a été, pour moi, très long à lire. Je n’en ai pas retiré un plaisir extrême. Dommage. Pourtant les qualités sont indéniables surtout pour ceux qui aiment la poésie et qui retrouvent des vers d’auteurs très connus, étudiés en classe ou lus pour son propre plaisir.

Fran, soit Francisca a été très longtemps avec Marcus. Elle l’a attendu, il l’attendue mais c’est fini depuis six mois. Et c’est très difficile pour Francisca de passer à autre chose. A 26 ans, elle est en master et étudie la poésie, sa bouée de survie. Elle a toujours été en colère, depuis ses 12 ans, prête à tuer mais le masque va tomber. Elle ne fait confiance à personne, elle voit le mal partout, est prête à fuir tout le temps. Pour ne pas souffrir. Francisca pense toujours à Marcus, comme le seul homme qui a su la soutenir mais au fur et à mesure, elle s’interrogera et découvrira que la vie peut être douce. Elle va vivre une relation avec des hauts et des bas avec son professeur, Byron. Elle sera distante, violente, elle le détestera sans raisons, mais il sera là pour l’accompagner dans des moments difficiles et ce en tout bien tout honneur même si la relation charnelle est très importante entre eux. Pas facile également de passer après une morte, surtout lorsque l’on ne connait pas tous les tenants et aboutissants.

Byron a la trentaine. Il s’est marié très jeune et cela fait un an que sa femme est décédée. Héritier, il est professeur de poésie, un métier qu’il adore, contre l’avis de sa grand-mère qui veut se mêler de tout et notamment de sa vie amoureuse. Byron est un homme qui respecte toutes les femmes, il ne les utilise pas. Il a un super physique qui plaît à plus d’une. Et notamment les étudiantes. D’ailleurs, il fait en sorte de ne pas tomber dans le même problème que l’année précédente. Mais une seule va le bouleverser. Il a senti que Francisca, malgré sa beauté, cachait une profondeur, une blessure. De plus, il a peur de souffrir de la même façon qu’il a souffert avec sa femme.

Marcus et Penny vivent leur histoire. Ils sont libres, du moins, Penny ne veut pas s’accrocher à Marcus par peur de le perdre. Marcus est un jeune homme qui a également souffert mais Penny est celle qu’il ne veut pas faire souffrir.

Souffrances, amours incompris, jalousie de tous les côtés, on ne se dit pas tout pour faire durer le suspense. On sait, en définitive, pratiquement tout des personnages, sauf peut-être de Marcus et surtout de Francisca. Pour elle, il y a juste l’élément essentiel. Mais est-ce suffisant ? Les 50 dernières pages se lisent toutes seules même si on s’attend à la fin de cette histoire, de ces histoires d’amour.

Je remercie Netgalley et Amazon Publishing pour cette lecture. Je viens de découvrir qu’il y avait un premier tome qui relate l’histoire de Francisca et de Marcus. Est-ce dû à ça que je ne trouve pas ma lecture complète ?

Quelque chose dans ton regard d’Amabile Guisti

Date de sortie : 29 janvier 2019

Editeur : Amazon Publishing

Nombre de pages : 375

ISBN : 9782919895426

 

 

Quand on n’a que l’amour de Nick Alexander

Quand on n'a que l'amour de Nick Alexander

Quand on n’a que l’amour de Nick Alexander- Amazon Publishing

Résumé Quand on n’a que l’amour de Nick Alexander

Sean et Avril sont extrêmement malheureux. Ils rentrent d’un enterrement. Ils sont anéantis par la mort de Catherine.

Maggie, l’amie de Sean et Catherine, est très présente. Un jour, elle lui laisse un carton donné par Catherine.

Avis Quand on n’a que l’amour de Nick Alexander

Catherine, la femme de Sean, est décédée d’un cancer. Sean et sa fille Avril sont profondément malheureux. Sean revient dans cette grande maison vide. Il veut faire son deuil et ne semble pas y arriver. Mais leur amie Maggie laisse à Sean un colis. Ce sont 29 photos accompagnées de 29 enregistrements de Catherine, avec pour ordre d’écouter une cassette une fois par semaine. Ce qui court sur une durée de sept mois.

Quand on est malheureux, quand on perd un être cher, il est difficile de faire son deuil. Tout nous rappelle l’absent. On doit se débrouiller, faire face, survivre, continuer à travailler. Quand on reçoit, quelques jours après un décès, des éléments qui font revivre l’absent, on hésite. Un cadeau tombé du ciel ? Un lien avec la personne décédée ? Impossibilité de tourner la page surtout lorsque cela dure sur une si longue période. Tout écouter d’un seul coup ou faire durer le plaisir, la douleur. En 29 photos, enregistrements, Catherine va bouleverser Sean et le mettre en colère également avec ses révélations. Connaît-on vraiment une personne malgré trente années de vie commune ? Qui dit vie commune ne dit pas forcément échanges constructifs mais aussi secrets, inquiétudes, questionnements personnels. C’est ce que Nick Alexander, dans ce roman, dévoile au fur et à mesure des pages.

Le roman ne m’a pas forcément plu. Ce n’est pas le style de l’auteur mais le sujet. J’ai trouvé quelques dialogues limites, notamment ceux d’Avril qui ne ressemblent pas à une jeune femme de 30 ans. Est-ce dû à la traduction ? Est-ce dû à cette souffrance ? Pourquoi laisser des cassettes à son conjoint ? Pourquoi lui révéler des éléments après coup, même si de son vivant, la personne n’a pas trop confiance en elle ? Est-ce que c’est pour qu’il tourne la page plus facilement ? Je n’en sais rien mais cela ne m’a pas extrêmement plu. Toutefois, grâce à ces cassettes, Sean va pouvoir, de lui-même, trouver la solution à un des questionnements de sa femme. Et il aurait voulu le partager avec elle. Un roman sur l’amour entre deux personnes, qui ne se le disent pas forcément car cela dépend de leurs personnalités, de leur vécu. Un amour fort, riche qui aurait pu l’être encore plus. Bien sûr, on peut regretter de ne pas avoir tout dit mais la vie est un perpétuel enrichissement, on apprend tous les jours, même si l’autre est absent.
 
Pour moi, ce roman est sauvé par une dimension politique. Les années Thatcher, la lutte des classes entre les ouvriers, dont Catherine fait partie, et ceux qui sont aisés, la famille de Sean. On peut penser qu’il n’y a qu’en France que tout va mal, que tout le monde s’insurge. Mais c’est valable également en Grande-Bretagne car les gens souffrent également. Et puis, il y a cette histoire de Brexit irrémédiable. Même si certaines personnes manifestent, la Grande-Bretagne ne sera plus la même après. Nombreux sont ceux à partir. De plus, les jeunes laissent faire. Ce n’est pas parce qu’ils ne se sentent pas concernés mais parce qu’ils savent, que quoi qu’ils fassent, les décisions ont déjà prises par le gouvernement. Cela me rappelle notre propre situation politique.
 

Je remercie Netgalley et Amazon Crossing pour cette lecture, même si elle ne va pas me laisser un souvenir impérissable.

Quand on n’a que l’amour de Nick Alexander

Date de sortie : 15 janvier 2019

Editeur : Amazon Publishing

Nombre de pages : 304

ISBN : 9782755638554

Sugar Daddy Sugar Bowl tome 1 de Sawyer Bennett

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Résumé Sugar Daddy Sugar Bowl tome 1 de Sawyer Bennett

Sela a été violée par plusieurs hommes et droguée. Elle tente de se suicider avec un cutter.

Dix ans plus tard, étudiante en Master, elle voit à la télé le reportage d’un homme. Son tatouage la remplit d’effroi.

Avis Sugar Daddy Sugar Bowl tome 1 de Sawyer Bennett

Le sujet n’est pas nouveau. Un homme rencontre une femme. De suite, ils établissent les bases de leur rencontre et future relation. Elle ne doit déboucher sur rien et durer qu’un temps. L’un et l’autre s’utilisent. L’homme, ici, Beck, est fortuné, très fortuné. Ils vont tomber amoureux, avoir une super alchimie sexuelle mais ne s’avoueront rien, sauf avec quelques petits gestes qui démontrent qu’ils tiennent l’un à l’autre. Ensemble pour un temps, ils vivront une belle histoire, mais un élément du passé viendra tout anéantir. Sauront-ils pardonner pour vivre une histoire d’amour ?

Ce qui change par rapport à d’autres romans. Sela a été violée, droguée, alors qu’elle n’avait que 16 ans. Elle a des flashs de cet évènement traumatisant, de nombreux tatouages, et le nom d’un de ses agresseurs, JT. Elle a tenté de se suicider après ça et a essayé de reconstruire sa vie. Pour être comme toutes les femmes, elle a eu des relations sexuelles mais n’y a pas pris goût. On peut comprendre pourquoi. 10 ans après, elle voit à la télévision JT et reconnait surtout son tatouage. Elle décide de le tuer et pour cela de devenir une Sugar Baby, sauf que Beck, le patron de la société, tombe sous le charme de Sela qui a mis six mois à devenir ce qu’elle physiquement. Sela, malgré les années et les thérapies, souffre encore de ce viol commis il y a dix ans. Elle tente de vivre mais ces rappels incessants la plongent toujours dans l’horreur, une rage froide, que l’on peut comprendre. Elle sait que JT n’a pas changé et qu’il ne changera jamais. Elle veut éradiquer cet homme qui l’a fait souffrir et qui fait souffrir des jeunes femmes sans défense.

Sela et Beck vont vivre une très belle relation. Ils vont s’ouvrir l’un à l’autre avec de réels moments très érotiques. Beck révèle la femme. Sela n’y croyait plus par rapport à son passé. Il lui est de plus en plus difficile d’utiliser Beck pour arriver à ses fins, mais elle n’ose pas lui dire toute la vérité ou alors il sera trop tard. Beck se sent protecteur envers Sela. Il sait que la jeune femme lui cache quelque chose. Mais quoi. Tant qu’elle ne lui ment pas, tout va bien. Même si le jeune homme a de l’argent, grâce à sa famille et sa société, fondée en commun avec JT, il est animé de belles intentions. Il n’aime pas voir les gens souffrir et il tente de les protéger au maximum. C’est le cas avec les Sugar Babies, surtout lorsqu’elles ont affaire à JT. Sela et Beck m’ont beaucoup plu. Beaucoup de scènes de sexe torrides mais elles ne me dérangent pas. J’ai bien aimé voir leur évolution face à leur rencontre, leur engagement l’un envers l’autre. L’attrait physique est indéniable. L’auteur consacre alternativement un chapitre à l’un et ensuite à l’autre. Il peut donc y avoir des répétitions, quant aux situations, mais leur ressenti est détaillé.

Le personnage qui fait froid dans le dos est JT. On sait qu’il sème la zizanie, qu’il se moque des relations humaines, qu’il agit pour son seul plaisir. Et le revirement de situation va amener, on s’en doute, des problèmes dans les autres tomes. Beck qui connaît à fond JT lui laisse une seconde chance, au nom de leur passé et de leur amitié.

Pas mal le principe de cette société qui contourne les règles juridiques pour ne pas avoir de procès.

Lecture plaisante, sans aucune prise de tête, addictive, qui fait passer un très bon moment. Les prochains romans sortent en mars et avril et, bien entendu, je veux connaître la fin de l’histoire, même si je me doute un peu de ce qui va se passer.

Je remercie Babelio et Hugo Romans pour cette Masse Critique.

Sugar Daddy Sugar Bowl tome 1 de Sawyer Bennett

Date de sortie : 14 février 2019

Editeur : Hugo Romans

Nombre de pages : 304

ISBN : 9782755638554

S’inventer une île d’Alain Gillot

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Résumé S’inventer une île d’Alain Gillot

Dani est en Chine. Il travaille sur un gros chantier.

Sa belle-soeur l’appelle et l’informe de la mort de son fils suite à une noyade. Très vite, il part pour rejoindre sa famille et surtout sa femme, Nora.

Avis S’inventer une île d’Alain Gillot

Daniel et Nora ont tout pour être heureux. Ils sont amoureux, ont choisi leur vie et ont un petit garçon. Dani part souvent à l’étranger, plusieurs mois, pour travailler sur des chantiers colossaux. Il est en Chine lorsqu’il reçoit l’appel qui va bouleverser sa vie et celle de son couple. Tom, en vacances chez sa grand-mère, s’est noyé. Il est mort. Dani rentre très vite en France. Préparation des obsèques, jour J, accueil de la famille et des amis, Dani n’a pas le temps de faire son deuil et surtout de réaliser que son fils est mort. Il ne peut pas pleurer. Il ne veut pas le voir dans son cercueil. Dani veut s’approprier son deuil.

Le livre s’attache à raconter l’expérience d’un deuil, surtout lorsque cela touche un enfant. Beaucoup de culpabilité est ressentie. Pourquoi avoir laissé Tom à sa grand-mère, femme qui ne s’est jamais préoccupée de ses filles ? Pourquoi ne pas avoir passé de temps avec son enfant car le travail à l’étranger était trop prenant ? Pourquoi avoir dit non à certaines de ses demandes, lesquelles, en définitive, n’étaient que la possibilité de passer un moment entre père et fils ? Nora veut tenter très vite d’oublier les traces de son fils. Elle entreprend un grand ménage dans la maison. Pour Dani, c’est trop tôt, mais il laisse faire. Incompréhension du couple, colère de Nora envers son mari, l’un et l’autre s’éloignent jusqu’à l’hospitalisation de Nora. Elle souffre trop donc elle n’a pas tenu le coup. Le roman s’attache à raconter leur amour, comment il a débuté, comment ils ont choisi de vivre.

Dani a peur que les souvenirs de son fils s’estompent, qu’il ne se rappelle plus sa voix, son visage, son odeur. Quand celui-ci lui apparait, il le rejette. Mais l’esprit de Dani est le plus fort. Il va réaliser ce qu’il a promis à son fils, aller sur une île et vivre des instants rien qu’à eux. Tom est extrêmement présent. Tendre, il a besoin de son père, de lui montrer qu’il est fort. Toutes les scènes sont issues de l’imagination de Dani. Il va lui parler, il va le serrer dans ses bras. Un mirage, certes, mais Dani a besoin de tout ça pour qu’il prenne conscience que sa vie n’en est pas une, que l’on est conditionné dès le départ et que l’on ne prend jamais le temps de vivre selon ses désirs et ses aspirations. Bien sûr, il cache tout ça à Nora. Par peur de sa réaction alors qu’elle est si fragile ? Toute cette aventure lui permet de ne pas sombrer, de dire pardon à son fils pour ses absences. Il suffit d’un drame pour se rendre compte que tout arrive trop tard, mais cela permet de changer de cap.

Outre le fait que ce livre raconte le deuil, comment il est vécu, le message d’espoir est bien présent. Il se traduit par la force de l’amour, de l’amitié entre deux couples très proches, entre deux soeurs. Tous se serrent les coudes pour aller de l’avant, pour enfin se révéler, être qui on est vraiment et ce que l’on veut être.

Deux mots me marquent dans ce roman sensible, aux personnages très attachants, c’est Mon papa. Même si on ressent de l’empathie pour les personnages, je suis restée extérieure à leur vie, je ne me suis pas immiscée dans leur drame, je n’ai pas fait corps avec l’un ou l’autre. Même si lire un tel sujet, on fait preuve un peu de voyeurisme. Je me suis senti détachée car je n’ai pas vécu un tel drame. Je ne sais pas comment je réagirai, même si j’ai quelques pistes quant à mes réactions, vu mon vécu.

Je remercie Babelio pour cette sélection Masse Critique et les Editions Flammarion.

S’inventer une île d’Alain Gillot

Date de sortie : 20 février 2019

Editeur : Flammarion 

Nombre de pages : 208

ISBN : 978-2-0814-1837-0