De l’autre côté de la nuit de Sarah Hilary

De l'autre côté de la nuit de Sarah Hilary
De l’autre côté de la nuit de Sarah Hilary

Avis De l’autre côté de la nuit de Sarah Hilary

Que c’est compliqué d’écrire cette chronique ! Il y a tellement de choses à dire que ce serait vraiment trop en dévoiler. Et je ne le veux pas. Tout commence pour Marnie et Noah avec la découverte de ces deux enfants morts il y a cinq ans. Qui sont-ils ? Comment sont-ils morts ? Qui les a tués ? Voilà une partie des enjeux de ce roman. Mais ce n’est pas tout avec tous les personnages qui gravitent autour et le lieu, ce bunker.

Je ne sais pas si toutes ces constructions, ces bunkers existent bien à Londres. Ils permettaient de se cacher, de vivre et de survivre pendant la deuxième Guerre Mondiale. Dans ce roman, nous assistons à la souffrance d’un homme, d’une femme. Cette dernière est atteinte de dépression post-partum. Elle est un danger pour elle-même et pour les autres. Soignée avec des médicaments, son mari est chargé de s’en occuper ainsi que de ses enfants. Mais cela sera extrêmement dur pour lui car il aura toujours peur qu’elle passe à l’acte. Il devra tout éliminer de dangereux. Mais cela ne sera pas suffisant. L’un et l’autre vivront dans la culpabilité. Ils penseront ne pas pouvoir être à nouveau heureux. L’auteur nous détaille les affres de la maladie, qui et comment elle touche. La dépression peut toucher n’importe qui et à n’importe quel moment. Je ne souhaite à personne de connaître cet état. Oui, tout à fait, j’ai expérimenté la dépression d’un proche et la mienne par la même occasion, même si ce n’est pas la dépression d’une femme qui a eu un enfant. Elle est souvent méconnue, on parle d’hormones… Heureusement que certaines personnalités se confient à ce sujet pour que les prises de conscience existent et pas que celles des médecins. Le roman pointe du doigt, également, la non prise en charge des victimes. Elles souffrent elles aussi, même si elles sont adultes.

Ce roman n’est pas un coup de coeur pour moi. Pourtant, il bénéficie d’une bonne construction, d’un bon sujet et de très bons personnages. Le moment ne se prêtait peut-être pas à sa lecture pour que je l’apprécie à sa juste mesure. Je m’attendais peut-être à plus, à savoir plus de développements de la part de l’auteur sur cette culpabilité, surtout comment elle a été vécue. Les faits sont établis, Marnie les développe et fait parler ceux qui souffrent. Mais peut-être car il y a trop de personnes qui souffrent dans ce roman. Tout n’est pas éclairci à mon avis. Peut-être que ce sera le cas sur le prochain puisqu’il semblerait, lorsque j’ai lu, les dernières pages, que ce roman est le deuxième qui met en scène Marnie et Noah. Ce roman traite de la culpabilité, du jugement envers autrui. Certains personnages en sortiront grandis. Cela aura été une belle leçon de vie que la découverte de ces deux corps d’enfants et de l’histoire qui en découle. L’auteur distille ses informations au compte goutte pour permettre au lecteur de s’interroger. Certaines fois, je ne me suis pas assez interrogée et heureusement car sinon, je n’aurais pas eu le plaisir de la découverte.

Peut-on être un jour heureux même si on a vécu un drame dans sa vie ? Marnie tente même si elle cherche des réponses et qu’elle est manipulée. Même soignée, même condamnée, même réhabilitée, Esther portera toujours sur ses épaules le poids de ses actes. Et son mari, qui a refait sa vie ? S’il ne bénéficie pas d’une aide, il ne sera jamais heureux. Tout comme ce jeune adolescent que les parents n’ont jamais aimé.

Je remercie Netgalley et les Editions JC Lattès.

Résumé De l’autre côté de la nuit de Sarah Hilary

Cinq ans auparavant, deux garçons sont enfermés. Fred pleure mais ne veut pas le montrer à son petit frère.

Plus tard, à Londres, découverte de deux enfants morts dans un bunker. Pour Noah Jake, c’est sa première affaire avec des enfants disparus. Qui sont ces enfants ? Comment sont-ils décédés ? Le but est donc de trouver qui ils sont et les coupables.

De l’autre côté de la nuit de Sarah Hilary

Date de sortie : 31 mai 2017

Nb pages : 380

Editeur : JC Lattès

ISBN : 978-2-7096-45331

Nom de code Mémé Ruth, Rosie Maldonne 4 d’Alice Quinn

Nom de code Mémé Ruth d'Alice Quinn
Nom de code Mémé Ruth d’Alice Quinn

Avis Nom de code Mémé Ruth, Rosie Maldonne 4 d’Alice Quinn

Chère Cricri,
Pour tout vous dire, je vous aime toujours autant. J’ai raté le troisième épisode et je le regrette. Il est bien dommage que votre auteur Alice Quinn ne soit pas publiée par une maison d’édition. Mais elle persévère et se publie elle-même. Heureusement même si cela ne lui apporte pas beaucoup de sous. Heureusement qu’Alice a une communauté fidèle qui l’aime et vous aime beaucoup. Qu’est-ce qui ne plaît pas à un éditeur ? Vos phrases ? Très certainement car vous pouvez passer pour une jeune femme sans cervelle. Sauf que, à force de vous connaître, vous êtes une femme au coeur tendre. Alice Quinn, dans tous ses romans, fait passer de nombreux messages, avec des personnages hauts en couleur. Ici, cela concerne la Résistance et tous ces hommes et femmes qui ont oeuvré contre le nazisme. Bravo à Alice et à votre mémé Ruth.

Vous êtes une grande rêveuse, vous recherchez toujours le grand amour, un regard suffit parfois pour vous mettre dans tous vos états. Malgré tout, vous pouvez changer facilement d’avis car vous avez des principes. On s’en rend compte encore dans vos romans. L’amour, il n’y a que ça de vrai, surtout celui de vos enfants et ceux des autres. Pour eux, vous déplacerez des montagnes et ils vous le rendent bien. Rêveuse oui car vous rêvez d’un destin, d’argent. Dès que quelque chose pointe à l’horizon, vous établissez de nombreux plans. Ah oui, cela permettrait de mettre du beurre dans les épinards, mais vous serez économe et surtout vous aiderez les autres. C’est ce que j’aime chez Rosie, Cricri, elle ne pense pas qu’à elle.

Comme d’habitude, Rosie Maldonne attire les problèmes ou ceux-ci aiment la jeune femme. Ce sont toujours des enquêtes pour trouver quelque chose, des coupables… Elle conserve toujours ses amis fidèles qui sont là pour l’aider. Rosie reste elle-même, elle dit tout haut ce qu’elle pense, cache ce qu’elle souhaite. Elle ne se laisse pas malmener par qui que ce soit. Elle réarrange toujours les proverbes à sa façon. C’est une femme au grand coeur qui mériterait vraiment d’être connue. Outre la Résistance, Alice Quinn nous offre également une Rosie encore plus attachante, qui n’hésite pas à montrer sa faiblesse, à pleurer car c’est un retour vers le passé qu’elle a peu connu. Rosie est issue de deux femmes très fortes. Où il est question d’héritage moral.

Malgré quelques petites coquilles que je n’ai pas eu le temps de noter, Alice Quinn nous fait toujours passer un bon moment de détente, sans prise de tête avec son héroïne au grand coeur. Merci à l’auteur pour m’avoir offert son roman. Toujours de nombreuses références cinématographiques et chantées.

Résumé Nom de code Mémé Ruth, Rosie Maldonne 4 d’Alice Quinn

Rosie Maldonne sort d’une situation amoureuse. Des pluies diluviennes ont saccagé sa caravane. Dans une valise, elle essaie, avec ses enfants, de faire sécher ses papiers donc souvenirs. Elle voit la moitié d’une carte. Tout de suite, elle pense à un trésor.

Lorsqu’elle se rend dans un endroit pour cherche à manger, elle rencontre deux SDF. L’un lui confie une photo et l’autre une invitation pour se rendre à Monaco.

Nom de code Mémé Ruth, Rosie Maldonne 4 d’Alice Quinn

Date de sortie : 31 mai 2017

Nb pages : 347

Editeur : Alliage

ISBN : 978-2369100300

I hate u love me de Tessa Wolf

I hate u love me Tessa Wolf
I hate u love me Tessa Wolf

Avis I hate u love me

Après avoir lu tome 1 il y a peu de temps, grâce à Netgalley France et BMR, que je remercie ainsi que Tessa Wolf, j’ai pu me plonger dans ce deuxième volume de I hate u love me et retrouver Elena et surtout Fares. Si je n’avais pas été sélectionnée par BMR, j’aurais toutefois acheté l’ebook et ce sera le cas pour le troisième tome que j’attends avec grande impatience.

Comme je l’écris souvent car je le pense pour l’avoir expérimenté, les deuxièmes tomes sont souvent moins bons que les premiers et troisièmes. Ils semblent être une transition. Mais ce n’est pas le cas ici. Tessa Wolf réussit à merveille à encore, une fois, nous transporter dans cette histoire, pas tout le temps belle, il faut bien le dire. Elle a su insérer l’élément indispensable pour nous permettre d’avancer et de rester accro et fan.

Nous retrouvons Elena qui est mariée à Eric. Ils rentrent de voyage de noces. Elle emménage dans sa belle maison. Mais avant de quitter son appartement, la femme de Fares lui rend visite. Elle souhaite lui parler mais pour Elena, tout est fini. Toutefois, elle conserve les données de la femme de Fares. Elena reprend son travail chez Hermès. Elle a deux assistantes sur qui elle peut compter. Outre son travail sur un sac, elle est missionnée pour une publicité afin de rendre tout son aura aux parfums Hermès, dont la dernière publicité n’a pas été au top. Lors d’une fête donnée à son domicile, Fares s’est introduit car il veut récupérer un élément qui lui appartient et qui était destiné à Elena.

Elena et Fares vont-ils replonger ? Vont-ils s’aimer ? Vont-ils se haïr ? Outre cette attirance physique, l’un et l’autre se déclarent leur amour enfin. Mais c’est sans compter un odieux personnage. Je ne spoïlerai pas qui et ce qui arrivera. Mais ce qu’il faut savoir c’est que Fares n’abandonnera pas. Il veut la reconquérir mais il existe beaucoup d’interrogations. Il veut prouver à Elena qu’il l’aime, qu’il a besoin d’elle et qu’il respectera son choix, même si cela lui fait extrêmement mal. Tessa Wolf alterne entre les scènes d’amour, haine, de violences physique et verbale. Elle consacre des chapitres écrits au nom d’Elena et de Fares et aussi d’Eric.

J’ai constaté deux ou trois coquilles de fautes non corrigées. Bref, pour tout vous avouer, je suis toujours autant amoureuse de Fares. Comme dans le premier tome, les personnages ne sont pas niais, loin de là. Ils grandissent, les profils psychologiques sont bien étudiés. C’est le tome des grands bouleversements qui vont permettre de mieux appréhender le troisième qui semble alléchant, grâce au bonus à la fin du livre.

Résumé i hate u love me

 Elena rentre de voyage de noces. Elle doit reprendre le travail chez Hermès. Elle fait le point avec ses deux assistantes qui lui annoncent qu’une publicité doit être travaillée par elle.

Eric doit présenter un grand projet face à de grandes personnalités. Fares, l’ex d’Elena, est présent à cette soirée.

I hate u love me, tome 2, de Tessa Wolf

Date de sortie : 9 juin 2017

Nb pages : 394

Editeur : BMR

ISBN : 978-2-01-702649-5

EnregistrerEnregistrer

Jusqu’au bout d’Alexandra Oliva

Jusqu'au bout d'Alexandra Oliva
Jusqu’au bout d’Alexandra Oliva

Avis Jusqu’au bout d’Alexandra Oliva

Difficile d’écrire cette chronique. J’ai pris énormément de notes pour tenter de me retrouver dans les personnages. Ils ont leur nom de scène, de télé-réalité, mais aussi leurs prénoms donnés par l’héroïne. A part Traqueur, l’Exorciste, Serveuse et Zoo, j’ai un tant soit peu oublié les autres et surtout leurs prénoms. Bref, j’ai eu du mal à lire ce roman, mais pas que pour ça. Il a fallu que j’arrive aux 3/4 pour que j’arrive à y trouver un tant soit peu mon compte. C’est-à-dire au moment où l’héroïne accepte que ce qu’elle vit depuis qu’elle est en Solo n’est pas du tout un jeu.

Ce roman est construit comme une télé-réalité sur de nombreux chapitres. Ils alternent avec la survie de l’héroïne. Si personne n’a vu de télé-réalité de sa vie, vous allez tout comprendre. Une production et animateur qui bénéficient des meilleures conditions. Des candidats que l’on découvre au fur et à mesure et qui sont tous aussi différents les uns que les autres. D’ailleurs, on se demande comment certains peuvent être là mais le but est de faire de l’argent et du buzz. Donc, on les suit en équipes, en solo avec deux ou trois qui se démarquent du lot. Comme dans toute télé-réalité, même si celle-ci est destinée à l’aventure, des alliances peuvent se créer. La fatigue, la faim, les conditions de vie peuvent monter les gens les uns contre les autres. Mais la production est protégée par des contrats en béton. Sauf qu’ils n’ont pas prévu l‘impensable. Ce qui arrive à tous. Comment notre héroïne passe à travers les mailles du filet de ce rapatriement ? Je pense que c’est dû au fait qu’elle ait été malade à un moment donné.

Dans les autres chapitres, on assiste à la survie de notre héroïne qui a décidé d’aller Jusqu’au bout de son aventure et de ne pas prononcer la phrase magique. Son mari l’a laissée partir pour qu’elle vive cette aventure. Elle rencontrera un jeune garçon, la désolation partout mais elle pense que c’est compris dans le scénario. Elle ne veut pas se poser de questions sur ce qu’elle a vu et voit. Il faut qu’elle avance, qu’elle rallie le dernier point. Il faut qu’elle mange, qu’elle fasse front. Même si Brennan parle trop à son goût, ce sera son compagnon d’aventure. Jusqu’à ce qu’elle arrive chez elle et découvre la réalité. A ce stade-là, le roman est bien avancé. Un petit élément nous laisse espérer une fin heureuse. En effet, comme dans tout programme, les réseaux sociaux jouent un très grand rôle. Chacun y va de son commentaire bien protégé derrière son écran. Son moteur est donc son mari qu’elle aime par dessus tout. Il lui a permis de faire face à une mère assez difficile. Le seul hic est qu’elle ne veut pas d’enfant. Elle rêve pratiquement toutes les nuits qu’elle assassine son bébé.

L’action se passe aux Etats-Unis. Les paysages traversés ne sont pas magnifiques. Le cadre ne s’y prête pas du tout et ne donne pas envie. Comme je l’ai déjà dit, je n’ai pas adhéré au roman. Ce n’est pas une question d’écriture. Peut-être le sujet de la télé réalité et de se perdre dans ce nombre de personnages. Les parties consacrées à l’héroïne m’ont le plus plu. L’écriture est de bonne qualité mais elle n’a pas suffi pour moi, malheureusement.

Je remercie les Editions Kero et Netgalley pour cette sélection.

Résumé Jusqu’au bout d’Alexandra Oliva

Un monteur est en train de travailler sur la diffusion du premier épisode d’une nouvelle télé-réalité. Mais il est malade et il sera parmi les premiers à mourir, même s’il ne le sait pas. La mort va intervenir dans les cinq jours.

Des candidats se retrouvent pour assister à cette aventure. Ils devront faire équipe mais aussi participer à des épreuves en solo.

Elle a faim, elle a soif. Elle a été malade. Mais elle doit repartir pour tenter de réaliser son Défi.

Jusqu’au bout d’Alexandra Oliva

date de sortie : 1er mars 2017

Editeur : Kero

Isbn : 9782366582482

Nombre de pages : 416

La dernière expérience d’Annelie Wendeberg

La dernière expérience d'Annelie Wendeberg
La dernière expérience d’Annelie Wendeberg

Avis La dernière expérience d’Annelie Wendeberg

Un changement d’époque, ça fait du bien. Avoir Sherlock Holmes, mais sans son acolyte de toujours, également., ou vraiment très peu. Le découvrir différemment, dans sa relation avec une femme, c’est très intéressant. Dommage pour moi de ne pas avoir lu le premier épisode, même si des rappels sont faits. Comme vous le savez, lorsque des séries sont créées, j’aime les lire dans l’ordre et il m’arrive bien souvent d’avoir un tome et de commander les premiers pour avoir le fin mot de l’histoire. Ce sera le cas pour les aventures de Sherlock et Anna.

La médecine, la recherche, un monde d’hommes pas encore ouvert aux femmes. Mais elle a trouvé la parade en s’habillant en homme depuis, déjà, de nombreuses années. Elle a bien été aidée par son père, ce héros pour elle, celui qui l’a élevée, à qui elle doit tout, elle orpheline de mère. Il lui a tout appris, il lui a permis d’être libre. Mais cette liberté a un prix, elle doit constamment lutter contre tous, les hommes, leur pouvoir, cet ascendant qu’ils ont sur les femmes, violences verbale et physique. Même si elle n’est pas attirée par les fanfreluches, les discussions futiles, Anna apprécie, à force, d’être bien habillée. Sauf ce corset qui la comprime. Dans ces rapports avec les hommes, elle tient tête, sans obligatoirement avoir l’ascendant. Mais le plus important est de faire valoir ses idées. Comme tout être humain et ici une femme, elle peut tomber amoureuse, sans que cela ne soit suivi d’effet. Avec Moriarty, même si elle veut le tuer, elle ne sera pas insensible à cet homme nanti, qui lui révèlera un fond de douceur, jusqu’à quel point. A moins que cela ne soit l’auteur qui nous entraîne sur de fausses pistes. Mais Anna n’est pas dupe. Elle n’a pas supporté d’être enlevée, que son père souffre, qu’elle soit prisonnière et obligée de travailler pour cet homme. Elle apprendra à le connaître. Culpabilité ressentie car elle se joue de lui alors qu’elle semble éprouver des sentiments, j’écris bien elle semble. Anna est franche, peut être trop franche. Elle ne supporte pas la médiocrité, surtout la sienne car son plan initial ne semble pas fonctionner. Elle poursuit son but inlassablement.

Le développement d’armes biologiques car la guerre est proche. Mais tout cela dans le dos de l’armée, du gouvernement. Toutefois, une poignée d’hommes est au courant et avance des fonds considérables. Jusqu’où cela peut-il mener lorsqu’une personne est malhonnête ? Nous en connaissons les conséquences. Certaines personnes veillent au grain mais elles sont peu nombreuses.

Anna est toujours en lien avec Sherlock Holmes à qui elle donne des informations sur son ennemi juré et surtout pour qu’il l’aide pour son père et pour qu’elle ne mène pas son travail jusqu’à bout car elle est surveillée tout le temps. Le premier tome manque car le lecteur sent bien qu’ils ne sont plus aussi proches même si Sherlock éprouve du respect pour Anna.

Roman très rafraîchissant où Sherlock Holmes n’est pas le héros de cette enquête. La partie n’est vraiment pas facile pour Anna. Elle a affaire à un adversaire vraiment coriace. Elle qui pense remporter quelques victoires doit revoir à chaque fois son scénario. La plume est dense, fluide. Annelie Wendeberg réalise un très bon opus. Par contre, je ne sais pas s’il y aura une suite à celle-ci. Avec l’imagination, tout est possible. En tous les cas, j’ai beaucoup aimé le personnage d’Anna. Il est bien étudié, il démontre une femme forte, indépendante, cultivée.

Je remercie les Presses de la Cité pour cette découverte.

Résumé La dernière expérience d’Annelie Wendeberg

Plusieurs mois se sont écoulés. Anna Kronberg est chez elle, en Angleterre. Elle a rompu tout lien avec Sherlock Holmes car elle a souffert.

Un homme s’introduit chez elle. Il l’a retrouvée. Il l’enlève et elle se retrouve prisonnière avec l’obligation de s’occuper de virus bactériologiques.

Si elle s’enfuit, si elle n’obéit, son père sera tué.

La dernière expérience d’Annelie Wendeberg

date de sortie : 11 mai 2017

Editeur : Presses de la Cité

Isbn : 978-2-258-13696-0

Nombre de pages : 304

L’invité sans visage Tana French

L'invité sans visage Tana French
L’invité sans visage Tana French

Avis L’invité sans visage Tana French

Inspectrice à la criminelle qui doit faire face à un monde d’hommes. Personne ne lui fait de cadeaux car c’est une femme, donc un sacré sexisme, machisme mais aussi car elle a des origines différentes. De plus, son caractère entier ne joue pas pour elle. Mais pour y arriver, elle ne doit pas se laisser marcher sur les pieds. Ce roman révèlera vraiment à Antoinette ce qu’elle vaut réellement, en qui elle peut avoir confiance, si elle peut changer d’avenir.

Je peux vous dire que je me suis forcée pour lire ce roman. Je n’ai pas pour habitude de délaisser un roman qui ne me plait pas pour laisser une chance à l’auteur de me faire, un tant soit peu vibrer. Pour cause de départ de Mademoiselle, je lui ai laissé la Kobo pour qu’elle puisse l’emmener. Il me manquait donc à lire une centaine de pages. Est-ce que cet interlude a pu donner plus d’ampleur ? Il y a eu un moment, vers la page 150, où je me suis dit, ça y est, c’est parti. Sauf que c’est pratiquement vite retombé comme un soufflet. Et la reprise a été aussi dure. Ce n’est que mon avis de lectrice. Je suis une amatrice de policiers, polars et autres thrillers, certains avec des dimensions psychologiques. Là, je n’ai rien trouver outre cette enquête, vraiment trop longue où les possibilités s’éliminent au fur et à mesure. Les questionnements d’Antoinette, sa paranoïa, auraient pu vraiment être intéressants. Sauf que non, je ne me suis pas sentie concernée. La pression ne monte jamais.

Il faut dire que l’histoire ne prête pas à une montée de pression. Un appel pour cas de violence conjugale. La mort d’une jeune femme. Un petit ami très vite accusé car il ne dit pas tout. Une meilleure amie qui donne un indice dans lequel ne s’engouffrent pas Antoinette et Steeve. Entre eux deux, c’est une véritable partie de ping-pong verbal pour éliminer au fur et à mesure les indices. Font-ils fausse route ? Sont-ils vraiment aidés ? Les interrogatoires menés sont les parties les plus intéressantes du roman. Le lecteur voit que la qualité est là et quels que soientt les enquêteurs en place. Quel que soit le milieu, professionnel ou pas, les bleus sont plutôt attirés par ceux qui ont du charisme, qui répandent de fausses informations. En effet, ils ne veulent pas être laissés de côté, surtout lorsque leur héros a plus d’expérience dans la boîte qu’eux, qui a fait ses preuves. Comme dans toute enquête, le binôme est présent. Ici, c’est Antoinette et Steeve qui doit sa place car Antoinette l’a demandé. Malgré les coups et le caractère d’Antoinette, le binôme fonctionne très bien, il est complémentaire.

Je ne mets pas en cause les qualités de Tana French mais je suis vraiment passée à côté. Ce roman ne m’a pas du tout correspondu. Je ne connais Tana French que de nom, même si j’ai déjà lu beaucoup de bien en ce qui concerne cet auteur. Si ce premier essai n’est pas réussi, peut-être que les suivants le seront.

Je remercie Calmann Lévy et NetGalley pour cette sélection.

Résumé L’invité sans visage Tana French

Steeve et Antoinette se connaissent depuis l’école de police. Maintenant, ils sont à la Criminelle. Ils sont appelés pour un cas de violence conjugale. Ils découvrent une jeune femme morte.

Ils doivent faire affaire avec un autre inspecteur dont Antoinette se méfie. Ils essaient de prendre de l’avance dans leur enquête.

L’invité sans visage Tana French

date de sortie : 12 avril 2017

Editeur : Calmann Lévy

Isbn : 978-2-35953-488-7

Nombre de pages : 560

Assez de bleu dans le ciel de Maggie O’Farrell

Assez de bleu dans le ciel Maggie O'Farrell
Assez de bleu dans le ciel Maggie O’Farrell

Avis Assez de bleu dans le ciel de Maggie O’Farrell

Avant de finir ce roman, j’ai lu une formidable critique qui l’encensait. Ne suis-je pas normale ? En effet, je n’ai pas été franchement transportée par l’histoire. Pourtant, quand je l’ai commencé, je me suis dit, super, je vais me balader en Irlande avec un auteur irlandais. J’ai été peut-être déstabilisée par ces retours en arrière, ces bons en avant sur les différents personnages qui ont gravité autour de Daniel. Et ils sont nombreux. Je n’avais jamais lu cet auteur. Mais je pense continuer avec elle car j’adore l’Irlande, même si je n’y suis jamais allée et j’aime le travail de conteur des auteurs, notamment Maggie O’Farrell.

Ce sont les histoires de couples de Daniel et de Claudette. Si les deux premières de Daniel sont celles que l’on peut trouver à peu près partout, celle qu’il forme avec Claudette est vraiment très bien trouvé. Il y a également l’histoire de Claudette. Là, par contre, les retours en arrière et les années qui passent ne sont pas du tout difficiles à suivre. Même si l’auteur arrive à nous démontrer la fin de leur couple, c’est passé assez vite. Je ne me suis pas du tout attachée à ces personnages, même si j’ai bien aimé Claudette, sa façon de vivre, son ascendant sur les autres. On peut comprendre la quête de Daniel pour savoir ce qui est arrivé à un de ses anciens amours. Mais il agit seul et met son couple en danger. C’est un homme en définitive très secret. J’ai aussi beaucoup aimé l’histoire sur sa mère.

J’ai par contre beaucoup aimé cet amour filial qui existe entre Daniel et ces quatre enfants et son beau-fils. L’amour est également présent entre Claudette et ses enfants. De plus, que ce soit Ari ou Niall, ils ont tous les deux des soucis de santé ce qui les rend encore plus attachants. Ce qui arrive aussi à la fille de Daniel va encore plus le perturber.

Avec ces retours en arrière, on suit donc les histoires des uns et des autres mais aussi la rencontre entre Daniel et Claudette. Même si, par certains moments, c’est assez difficile à suivre, il faut aller jusqu’au bout du roman car il est formidablement bien conté, les descriptions sont époustouflantes. Le lecteur voyage en Angleterre, en Irlande, en Inde, en Suède. Il s’imprègne d’odeurs, de paysages grandioses.

Je n’ai pas eu de coup de coeur, mais je ne regrette absolument pas ma lecture et je remercie Belfond et Negalley pour cette sélection.

Résumé Assez de bleu dans le ciel de Maggie O’Farrell

Daniel travaille en semaine à Belfast comme professeur de linguistique. Le week-end, il rentre dans le Donegal, un endroit solitaire en Irlande où il  rejoint sa femme et ses deux enfants.

Il doit partir sur New-York fêter l’anniversaire de son père.

Assez de bleu dans le ciel de Maggie O’Farrell

date de sortie : 6 avril 2017

Editeur : Belfond

Isbn : 978-2-01-702648-8

Nombre de pages : 496

I hate u love me tome 1 de Tessa Wolf

I hate u love me de Tessa Wolf
I hate u love me de Tessa Wolf

Avis I hate u love me tome 1 de Tessa Wolf

J’ai choisi I hate u love me par rapport à son titre et sa couverture. Dès les premières pages lues, je me suis dit, « Encore un énième roman qui conte les émois d’adolescents ». Je me suis trompée. Ce n’est pas du tout ça. Le lecteur se plonge, avec délices, et tourne les pages, ici de la Kobo, très rapidement, pour connaître les péripéties de la relation entre Elena et Fares. La dimension de cet amour a été plus intense lorsque Tessa Wolf a inséré, pour la première fois, le point de vue de Fares, vers la page 80. Le lecteur oscillera donc entre les deux. Personnellement, je n’ai jamais pu me faire à l’idée que Fares avait deux ans de moins qu’Elena. Est-ce dû à ses tourments ?

Ecrire une chronique sur I hate u love me est assez compliqué. En effet, je n’ai pas envie de trop en dire puisque les rebondissements sont nombreux mais j’aimerais également donner l’envie de lire ce premier tome.

Elena et Fares se rencontrent au lycée. Elle est en train de passer le bac et est déjà fiancée, prête à se marier. Rencontrer ce jeune homme la bouscule tant et plus.

Elena n’a pas conscience de sa beauté. Tous les garçons souhaitent avoir une relation avec elle. Fares la révèlera à elle-même. Il est le seul qu’elle aimera, avec qui elle se sent bien, en sécurité. Mais il sera le seul à la faire souffrir de nombreuses fois. Malgré la douleur qu’ils éprouvent, la haine ressentie, l’envie de faire souffrir, ils se retrouveront, vivront de très bons moments ensemble, même si tout n’est pas dit. Jusqu’à ce quelques secrets soient révélés et ils se feront encore plus de mal. C’est une relation belle mais destructrice. Ils s’aiment mais ce roman n’aurait pas été écrit si tout avait été révélé dès le départ. Elena aurait-elle accepté Fares avec ce qu’il est réellemen ?. Il n’y a pas que l’attraction physique entre eux, même si cela joue énormément. Elena sait que Fares est secret. Elle aimerait pouvoir percer cette carapace mais elle ne lui donne pas une chance de s’expliquer. Et inversement.

Fares est un jeune homme qui souffre. Cette souffrance trouve un exécutoire, la violence. Qui a dit que je suis tombée amoureuse de ce beau jeune homme ? Je ne suis pas une cougar mais franchement, Tessa Wolf m’a fait adorer cet homme.

Outre cette histoire de New Romance, l’auteur aborde des thèmes très rapidement, mais ils y sont, du racisme, du terrorisme, de différences de cultures, les préjugés, la jalousie. La souffrance de deux êtres qui s’aiment est également bien là. Tous les deux sont fragiles, ils n’osent pas tout s’avouer. Le final nous laisse augurer une très belle suite.

Voilà, maintenant, je suis accro. Ma PAL va, encore, augmenter, car il me faut les deux tomes suivants.

Je remercie BMR et NetGalley pour cette sélection.

Résumé I hate u love me tome 1 de Tessa Wolf

Elena est une jeune fille de 18 ans qui vit sa dernière année de lycée. Elle est très sage, studieuse et prête à se marier. Ses parents, d’origine espagnole, sont catholiques.

Les meilleures amies d’Elena sont Katy et Julia, aussi différentes l’une que l’autre.

Elle rencontre Fares, qui vient d’arriver au lycée. Le jeune adolescent provoque un sérieux émoi chez Elena.

I hate u love me tome 1 de Tessa Wolf

date de sortie : 21 avril 2017

Editeur : Black Moon Romance

Isbn : 978-2-01-702648-8

Nombre de pages : 320

Le murmure du vent de Karen Viggers

Le murmure du vent de Karen Viggers
Le murmure du vent de Karen Viggers

Avis Le murmure du vent de Karen Viggers

Je suis agréablement surprise par la qualité de ce roman qui m’a énormément plu. Les premières pages ont été vite balayées car je m’ennuyais ferme. Je me trouvais face à un roman sentimental et une héroïne un peu niaise. Mais non, Abby est tout sauf une imbécile et on va apprendre à bien la connaître au fil des pages.

Le murmure du vent avait tout pour me plaire puisqu’il se déroule dans un pays que j’aimerais visiter et où j’ai toujours voulu vivre. L’Australie. Avec ses grands espaces. L’auteur nous fait certes voyager mais elle n’en fait pas un pays idyllique. Il y a une partie historique et politique très intéressante à lire et donc à connaître. Les aborigènes vaincus, déplacés ou encore tués pour laisser la place aux blancs. Ces mêmes blancs qui se sont installés sur des terres qu’ils ont fait fructifier, qu’ils ont plantées. Ce sont des amoureux de la terre, ce sont des hommes robustes. Eux aussi ont dû s’en aller. Cela leur a fait mal. Ils sont allés vivre en ville et certains n’ont pas réussi à s’accoutumer. Qui dit politique, dit également écologie avec ce réchauffement climatique qui entraîne une énorme sécheresse en Australie, notamment dans le bush. Les pouvoirs publics manient la langue de bois avec dextérité, comme partout. Et ici, c’est pour les kangourous. Tout cela ne change pas ma vision de l’Australie.

Parlons des kangourous qui font partie de la vie d’Abby, future thésarde. Elle les étudie. Ils sont trop nombreux et ne sont pas une espèce protégée car pas en voie d’extinction. Mais ils se multiplient trop. Rien n’a encore été trouvé pour contrôler l’espèce et les naissances. Tout en narrant l’histoire d’Abby et de Daphne, l’auteur a inséré les kangourous dans son roman et nous explique tout sur eux. Très intéressant de connaître ces petites bêtes mignonnes et bondissantes. Le regard du lecteur change.

Le murmure du vent est un roman chargé de souvenirs, de transmissions entre Abby et Daphne qui se sont rencontrées. La première est très jeune mais elle a perdu sa maman qui s’est suicidée suite à de nombreuses dépressions et des troubles bipolaires. Cela a changé cette jeune femme qui ne s’est jamais remise de la mort de sa mère et qui reste très proche de son frère et de son père. Mais Abby est une solitaire, elle s’épanche peu et elle ne veut surtout pas s’engager. Elle est une jeune femme qui a peur, surtout de l’amour. Sa rencontre avec Cameron, beau gosse de service et journaliste, la plonge dans de nombreux délices. Elle ne veut pas s’avouer qu’elle l’aime et elle ne veut pas s’attacher. Arrivera-t-elle à passer outre ses angoisses ? Quant à Daphne, c’est une vieille dame, très proche de la terre, au caractère affirmé. Elle est droite, franche et avec Abby, elle va s’épancher petit à petit. L’une et l’autre se sont bien trouvées. Abby trouve en Daphne la grand mère trop tôt disparue.

Karen Viggers nous livre un roman riche sur les interrogations des vivants lors de la mort d’un parent lorsque l’on est jeune ou d’un mari. Ce sont également des réflexions sur la mort qui reste à venir, ce que l’on peut laisser à ceux qui restent.

Je remercie les Editions Les Escales et NetGalley.

Résumé Le murmure du vent de Karen Viggers

Abby se destine à la recherche pour la sauvegarde des kangourous. Elle a 23 ans et passe de nombreuses journées et nuits dans le bush pour les étudier. Elle prépare sa thèse. Elle rencontre Cameron venue l’interviewer.

Lorsqu’il la quitte, il a un accident de voiture et blesse une femelle kangourou qu’Abby est obligée d’abattre.

Le murmure du vent de Karen Viggers

date de sortie : 6 avril 2017

Editeur : Les Escales

Isbn : 978-2-36569-327-1

Nombre de pages : 345

A sa place d’Ann Morgan

tous les livres sur Babelio.com

Avis A sa place d’Ann Morgan

Assez difficile pour moi d’écrire sur ce roman. Ce n’est pas un réel coup de coeur, mais j’ai beaucoup aimé la façon d’aborder le sujet de ce changement d’identité de ces jumelles et le fait qu’une n’ait pas voulu rendre la véritable identité à sa soeur. Le roman est lancinant, on suit l’histoire d’Helen au fil des pages. Un chapitre sur son enfance suivi d’un chapitre sur sa vie actuelle et ainsi de suite. Cette façon, pas nouvelle, de construire le roman permet au lecteur de découvrir la vie de cette petite fille devenue adulte. J’écrivais lancinant, certes, mais j’ai toujours eu envie d’aller plus loin dans ma lecture, même si elle a été assez longue car malgré mon envie, je n’ai pas eu le temps d’avancer plus vite. C’est certes assez psychologique mais j’aurais été plus encline à m’attacher au personnage d’Helen si la couverture avait été toute autre. Comme quoi, le visuel peut jouer.

Pourquoi je ne me suis pas attachée à Helen ? Dès le départ, l’auteur nous la montre comme la petite fille qui a tout. Elle est jolie, aimée de sa mère, si celle-ci peut aimer à ce moment-là, avec énormément d’amies et qui fait de sa soeur, Ellie, qui a eu un problème à la naissance son souffre-douleur. Mais avec le changement d’identité, qu’elle a voulu pour une journée et qui va donc durer, c’est Helen qui va souffrir le plus. Pourtant, je n’ai pas pu la plaindre. J’ai plutôt pensé aux prédispositions génétiques par rapport au père et à la mère. En effet, un enfant qui a un ou des parents, proches ou éloignés, qui souffrent de troubles mentaux peut en souffrir également. Mais pour Helen, il y a tout ce qu’elle subit également et ce pendant de nombreuses années. Entre l’enfermement en centre, sa libération à 18 ans, sa tentative de trouver du travail, sa reconstruction avec l’amour d’un homme et le dessin. Ensuite, il y a cette fameuse lettre qu’elle a reçue de sa soeur, avant l’accident. Une lettre qu’elle mettra du temps à ouvrir et à lire. Une lettre qui lui permettra de se rendre au chevet d’Ellie. Helen a été une petite fille, après l’échange, qui semblait se moquer de tout. En effet, personne n’a voulu l’écouter. Pour ne pas souffrir, elle se retranche en elle-même, elle va boire, se droguer, être violée. De quoi marquer à jamais un être humain.

Il est dit que les jumeaux sont liés, qu’ils sont toujours là l’un pour l’autre, qu’ils ressentent tout. L’auteur nous démontre tout son contraire mais également cet état de fait. De plus, je n’ai absolument pas compris la mère car personnellement, je n’aurais pas réagi de cette façon même si elle a perdu son premier mari, tragiquement, même si elle a voulu, ensuite, être heureuse. Comment est-il possible de faire souffrir autant son enfant, ses enfants, ne pas s’en rendre compte, ne pas écouter ? Elle parle de sa fille à la troisième personne. Les révélations à son sujet n’y changeront rien. C’est donc avec les yeux, avec la voix d’Helen que l’auteur se penche sur le passé de cet enfant, devenue adulte. Elle alterne les chapitres. Sur ceux où elle raconte son passé, ce n’est pas réellement elle et c’est normal puisqu’il y a eu le changement d’identité. C’est comme si quelqu’un racontait l’histoire à sa place avec l’utilisation du tu. Je pensais avoir des soucis pour reconnaître les personnages, mais cela n’a pas été le cas. Il faut dire que j’ai fait très attention en lisant les tout premiers chapitres.

Ann Morgan détaille très bien les sentiments. Les éléments se mettent en place petit à petit par des révélations du passé et du présent. Il y a une certaine tension avec Helen qui est seule depuis l’âge de sept ans, qui a compris qu’elle ne pouvait compter que sur elle. Elle feint la folie face aux autres, pour se protéger.

Je remercie Babelio pour cette sélection spéciale masse critique.

Résumé A sa place d’Ann Morgan

Helen et Ellie sont de véritables jumelles qui ont sept ans. Helen martyrise sa soeur Ellie, qui est souvent à la traîne.

Un beau jour, Helen propose à sa soeur d’échanger leur identité pendant quelques heures afin de bien s’amuser et de redonner le sourire à leur mère lorsqu’elles révèleront la supercherie.

Mais Ellie refuse de redevenir elle-même.

A sa place d’Ann Morgan

date de sortie : 20 avril 2017

Editeur : Presses de la Cité

Isbn : 978-2-258-13594-9

Nombre de pages : 412