La fille qui devait mourir Millenium 6 de David Lagercrantz

 

La fille qui devait mourir Millenium 6 de David Lagercrantz

La fille qui devait mourir Millenium 6 de David Lagercrantz

Présentation La fille qui devait mourir Millenium 6 de David Lagercrantz

C’est l’été, un SDF avec des problèmes mentaux est retrouvé mort. Dans sa poche, le numéro de Mikael.

Ce dernier s’est rendu compte que Lisbeth a vendu son appartement, mais sans rien lui dire.

Lisbeth est à Moscou. Elle ne dort plus et se prépare.

Avis La fille qui devait mourir Millenium 6 de David Lagercrantz

Suite et fin de Millenium avec ce sixième tome, lu peu de temps après le cinquième. J’attendais beaucoup de ce dernier tome après avoir été un peu échaudée par le cinquième. Qui va mourir entre Lisbeth et Camilla, sa soeur jumelle ? L’une et l’autre ont une haine tenace. Mais qui a le plus de haine ? Dès les premières pages, on se rend compte que Lisbeth n’y arrive pas. Des éléments du passé se mettent sur son chemin, dans ses pensées, avant de passer à l’action. Pourtant elle était prête à tuer sa soeur. Malgré la douleur vécue pendant ce grand nombre d’années, il semble qu’elle ne puisse pas passer à l’acte ? Pourquoi ? Lisbeth n’est pas un robot, elle est un être humain et comme elle a souffert, elle se rend compte qu’elle n’est pas la seule à souffrir. Pourtant, elle met tout en oeuvre en matière de surveillance pour contrôler sa soeur. C’est également une question de survie car elle le sait, si elle ne fait pas attention, elle sera assassinée. Mais il n’y a pas qu’elle. Il y a aussi tous les autres auxquels elle tient, dont Mikael. Et là, Lisbeth voit rouge. Elle va agir au mépris de toute prudence.

Un roman qui n’est pas forcément centré sur Lisbeth, Camilla et Mikael. En effet, un SDF a été retrouvé mort. Très vite, pour le médecin légiste, cette mort est suspecte. Elle contacte Mikael et fait part de ses soupçons. En effet, le SDF avait le numéro de téléphone de Mikael sur lui. Lors de cette enquête, sera mise à jour une participation à l’ascension de l’Everest, en 2008. Que s’est-il passé au cours de cette ascension qui a vu la mort de deux personnes et la folie émaner de leur guide ? Ce roman est centré sur cette enquête avec l’analyse des séquences ADN pour trouver l’identité du SDF, pourquoi un ministre suédois est mis en cause.

Je comprends que le lecteur doit être amené sur des chemins différents car Lisbeth et Mikael, même s’ils restent en contact, mènent leur vie chacun de leur côté. Lui, ses enquêtes pour son journal et elle, sa survie et sa quête contre Camilla. Mais j’ai trouvé dommage que ce roman ne soit pas plus centré sur les deux soeurs. Le round final est, pour moi, un peu tiré par les cheveux, notamment en ce qui concerne Mikael. J’ai eu du mal à m’imprégner, à croire ce que racontait l’auteur. Même si le mois de décembre n’est pas un mois tellement propice en matière de lectures, pas de vacances, énormément de travail, il me tardait de finir ce roman pour réellement passer à autre chose. Je me suis assez ennuyée, très certainement parce que j’en attendais plus. J’attendais plus avec des révélations sur Lisbeth et sa soeur, Camilla. J’attendais plus sur leur affrontement lequel est comme peau de chagrin. Elles ne sont mises face à face que très peu de temps, ce qui est vraiment dommage. La personnalité de Camilla est très bien comprise. Mais pour moi, tout cela n’a pas été suffisant.

Ce roman est également politique car il montre les dessous des personnes infiltrées pour obtenir des informations, les jeux de pouvoir où une personne est tenue par des dossiers montés de toute pièce. C’est également les campagnes pour descendre quelqu’un avec le pouvoir des réseaux sociaux. Il y a également la mafia russe, des personnes au passé peu recommandable qui ont l’argent maintenant mais qui ont torturé tant et plus. L’auteur, avec son histoire de l’Everest, démontre que personne ne tient compte de ceux qui aident les grimpeurs. Ces hommes, ces femmes, au péril de leur vie, vont tenter de sauver ces grimpeurs pris dans des conditions climatiques extrêmes. Et lorsque la mort est au bout du chemin, ils peuvent sombrer dans la folie pure et simple. Et comment sont-ils soignés, s’ils le sont. 

Ce dernier et sixième tome ne me laissera donc pas un souvenir impérissable, par rapport aux quatre premiers. C’est bien dommage.

La fille qui devait mourir Millenium 6 de David Lagercrantz

Date de sortie : août 2019

Editeur : Actes Sud

Nombre de pages : 368

ISBN : 978-2-330-12544-8

Sleeping Beauties d’Owen King et Stephen King

Sleeping Beauties de Stephen King et Owen King - Editions Le Livre de Poche

Sleeping Beauties de Stephen King et Owen King – Editions Le Livre de Poche

Présentation Sleeping Beauties d’Owen King et Stephen King

Ree et Jeanette sont en prison. La seconde prend des médicaments. Elle a un fils qu’elle voit peu.

Clint Norcross a abandonné, au début de sa carrière, une belle situation dans le privé. Il est psychologue à la prison. Il a vieilli et s’en empâté. Mais il aime toujours sa femme.

Evie est dans une cabane. Elle se venge des hommes.

A l’autre bout du monde, en Australie, les femmes sont atteintes d’une épidémie de sommeil.

Avis Sleeping Beauties d’Owen King et Stephen King

Près de 950 pages, soit une dizaine de jours de lecture pour Sleeping Beauties de la famille King, soit le père, Stephen, et le fils, Owen. Un roman dans la lignée de Dome mais pour ma part en moins bien. Il me tardait de finir Sleeping Beauties car il était un peu trop long pour ma part, il aurait dû être coupé en deux tomes, comme Dome. Car même si ce dernier je l’ai lu d’affilée, cela m’a paru moins loin, pourtant le nombre de pages était pratiquement équivalent.

Dans ce roman, nous avons la part de surnaturel indispensable à l’univers des King mais aussi une chronique de la société. Comment vont se débrouiller les hommes sans femmes et comment vont se débrouiller les femmes sans hommes ? Qui va gagner, si l’on peut écrire, la partie ?

Partout dans le monde, les femmes s’endorment, elles sont enveloppées d’un cocon. Le phénomène est appelé Aurora. Personne ne sait d’où ça vient. On pense à une épidémie. Cet endormissement a été précédé de l’arrivée de papillons de nuit. Dans le même temps, dans une petite ville des Etats-Unis, une femme tue, de manière abominable, deux hommes. Lila, le shérif, va l’arrêter et l’envoyer dans la prison pour femmes de la ville. Cette femme, très belle, est surnommée Evie. Elle n’arrive pas à donner son nom. Est-ce elle qui est à l’origine de tout ça ? Les hommes le pensent et ils vont tenter de tout faire pour l’éliminer, mais elle sera protégée.

Dans ce roman, on voit de nombreuses femmes qui essaient de ne pas s’endormir. Tous les moyens sont bons pour retarder l’inéluctable. Certains hommes tentent de déchirer ces cocons, mais c’est à leurs risques et périls. Les femmes se révoltent. On assiste également à des scènes d’une rare violence, partout dans le monde. Les hommes ne peuvent pas vivre sans les femmes, soit parce qu’ils les aiment, soit parce que leur souffre-douleur n’est plus là. Certains vont s’entraider. Le monde de la prison de cette petite ville des Etats-Unis, Dooling, montre un large panel de femmes emprisonnées parce qu’elles ont tué pour diverses raisons. La palette de personnages, qu’ils soient masculins ou féminins, est absolument impressionnante. On peut trouver tout ce qui fait le monde. Des hommes qui ne savent pas montrer comment ils peuvent aimer les autres et qui réagissent par la violence à cause du danger présenté par certaines personnes. Des êtres humains qui font le commerce de la drogue et qui entraînent dans cette spirale infernale les autres, notamment des femmes. Des personnes volontaires qui veulent oeuvrer pour le bien. Des couples où tout n’est pas rose, où les secrets peuvent mettre mal des années de vie commune. Alors, oui, tous les hommes ne sont pas violents, certaines femmes le sont aussi. Toutefois, malgré leurs différences, elles arriveront à mettre en commun tout ce qu’elles savent faire pour vivre, des savoir-faire occultés pendant qu’elles étaient en couple.

Le fil rouge est Evie. Qui est-elle ? Que fait-elle ? Que veut-elle ? Pourquoi tout cela vient d’elle ? Elle assiste à tout, elle a toujours un temps d’avance. Oui, elle a besoin d’être protégée pour éviter que le monde ne vive pas sans femmes, mais ce seront ces dernières qui auront le pouvoir de décision. C’est clair que c’est surnaturel avec cet arbre, ces papillons de nuit, ce renard, ce perroquet et ce tigre. Ils sont là pour montrer la voie, le chemin. Mais personne ne doit imposer ses décisions. Ce qui est dommage, à mon sens, est de ne pas en savoir plus sur elle. Car vu le nombre de pages et l’histoire du tout un chacun, on pourrait en savoir plus sur ce personnage, à moins qu’il n’existe que dans l’esprit de ceux qui l’ont vue.

Outre l’histoire, les histoires de chacun, bien écrites à deux mains, mais qui a écrit sur quoi ? C’est un peu dommage de ne pas le savoir. Mais c’est le propre du duo. Et quand cela fonctionne, c’est vraiment pas mal. Même si ce n’est pas mon meilleur King à l’heure actuelle, j’ai pris du plaisir à cette lecture. Une véritable chronique du quotidien de tout un chacun, avec son passé, des rencontres, une vie pas forcément facile, de la colère. Ce roman montre également que ce qui est différent n’est pas forcément accepté. La cupidité peut être un maître mot dans tout ça. Etre le premier à trouver la solution. L’univers carcéral est forcément bien dépeint. Ces femmes, malgré les crimes, malgré le fait que certaines ne soient pas du tout fréquentables, même en prison, vont comprendre et tenter de s’unir. Et il y a forcément l’après Aurora. Comment vivre avec certains actes ? Comment la vie peut changer ?

Sleeping Beauties d’Owen King et Stephen King

Date de sortie : 4 septembre 2019

Editeur : Livre de Poche

Nombre de pages : 951

ISBN : 978-2-253-26036-3

Formation d’élite de Lee Child

Formation d'élite de Lee Child - Editions Calmann Lévy

Formation d’élite de Lee Child – Editions Calmann Lévy

Résumé Formation d’élite de Lee Child

Jack Reacher, suite à ses actes, doit recevoir une médaille. Plus tard, on lui apprend qu’il est convoqué.

Il doit rejoindre une formation. Très vite, il pense qu’il est mis au placard, surtout lorsqu’il rencontre les deux personnes avec lesquelles il doit suivre cette formation.

Avis Formation d’élite de Lee Child 

C’est mon deuxième Lee Child. Lorsque j’ai posé ma candidature sur Netgalley, je n’ai pratiquement pas lu la 4ème de couverture, je me suis basée sur le titre et l’auteur. J’aurais dû y réfléchir à deux fois. Lorsque j’ai relu ma précédente critique de l’auteur, je me suis rappelée que je m’étais ennuyée. C’est encore le cas ici. Je ne mets pas en cause les qualités d’écrivain, loin de là, mais je n’ai pas été emballée par ce roman où l’on retrouve Reacher. Dans le précédent roman, je n’avais pas compris qu’il faisait partie de l’armée américaine depuis de nombreuses années et que des missions lui étaient affectées. Missions où il fait pratiquement ce qu’il veut pour réussir. Dans ce roman, il a tout de même trois grandes autorités au-dessus de lui mais il analyse les situations, les protagonistes et même s’il sait qu’il avance à tâtons avec ses collègues, c’est une chance sur 10 pour que cela réussisse.

Donc, voilà, dans ce roman des prises de décision sont prises, mais ils sont toujours en retard de quelques minutes. Pour revenir au début, Reacher semble être mis au placard avec deux autres hommes, un de la CIA et un de la FBI. Ils sont mis au secret et sauront très vite ce qu’ils doivent faire. Un mot, collaborer. Mais sur quoi, par rapport à qui ? Ils ne le savent pas et découvriront la vérité au fur et à mesure. Cette vérité se pose, à mon avis, comme un cheveu sur la soupe. Malgré l’étude de nombreux cas, ils arrivent, assez vite, à trouver qui est responsable. Ce point me chagrine. C’est vrai, je sais que nous sommes dans un roman, mais quand même. Ils ont procédé par des recoupements et surtout grâce à Reacher et ses fameuses phrases, comme, cela peut ne pas être ça mais il y a tout de même une possibilité. 

Histoire aux Etats-Unis qui se retrouve être très vite en Allemagne. Lorsque l’on profite des uns et des autres, quand il y a des meurtres qui donnent des indices aux agents américains. Eux ne donnent pas leurs informations aux autres forces de police pour tenter de résoudre les meurtres. Mais comme partout, il y a ceux qui ne conçoivent pas leur métier de la même façon que les autres.

Les deux seuls personnages que j’ai bien aimés dans ce roman sont le policier allemand et la jeune femme qui aide Reacher, qui est membre de l’armée également. Autre point qui me chagrine est la façon que Reacher a de tuer, surtout vers la fin. Pourquoi n’a-t-il pas arrêté cet homme qui ne présentait pas franchement de menaces pour lui même même si on peut comprendre que ce qu’il représente et ce qu’il souhaite réaliser peut entraîner de graves conséquences ? Bref, pas de témoins donc rien à dire. Même si on rend des comptes aux plus grandes instances, tant qu’il y a des résultats, on ferme les yeux, même si les relations entre deux pays peuvent en souffrir, même si un pays se mêle de la politique intérieure d’un autre.

Ce que j’ai bien aimé est l’objet de la quête que l’on comprend au fur et à mesure et qui est révélé. C’est franchement bien trouvé et pour moi c’est un des points positifs du roman avec la qualité de style de l’auteur et cet humour que l’on peut trouver entre les lignes, lorsqu’il répète certaines phrases pour accentuer les propos. Par contre, on ne sait pas si cette formation d’élite, si le fait de travailler ensemble a réellement donné une coopération entre les services pour plus tard, car les protagonistes continuent leur métier ailleurs.

Je remercie Netgalley et les Editions Calmann Levy

 Formation d’élite de Lee Child

Date de sortie : 18 septembre 2019

Editeur : Calmann Lévy

Nombre de pages : 347

ISBN : 9782702161968

L’arrangement de Sarah Dunn

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Résumé L’arrangement de Sarah Dunn

Owen et Lucy passent une bonne soirée, chez eux, avec un couple. Ils discutent de la vie, des couples, de l‘adultère. Lorsque ce couple relate la possibilité d’avoir de chaque côté un amant, pour pimenter un couple, l’idée fait son chemin chez Owen et Lucy.

Ils notent tout sur un carnet sur un futur arrangement. Et ils sautent le pas.

Avis L’arrangement de Sarah Dunn

Suite à une soirée un peu arrosée qui a laissé des traces dans leur esprit, Owen et Lucy, parents de Wyatt, après concertation et notes, ont décidé de signer un arrangement. Qu’est-ce que cet arrangement ? Pendant six mois, leur couple est libre mais l’un et l’autre ne doivent pas savoir ce qui se passe dans la vie de l’autre. Liberté chérie, liberté sexuelle. Mais ils vivent toujours ensemble, s’occupent de leur fils. Qui va trouver en premier un autre partenaire sexuel ? Ils cherchent, vont-ils trouver ? Personne, dans leur entourage ne doit savoir. Mais Lucy se confie à celle qui peut être considérée comme sa meilleure amie. Est-ce que leur sexualité sera autant débridée ? Vont-ils s’attacher à ces autres personnes ? Leur couple va-t-il en souffrir ?

L’auteur, au fil des pages, nous relate leur rencontre, comment ils sont tombés amoureux, comment ils ont décidé de vivre à l’extérieur de New-York, par manque d’argent, pour avoir une vie plus simple, moins trépidante et surtout parce qu’ils attendent un enfant. C’est également dû au fait qu’Owen n’a pas pu évoluer professionnellement et qu’il a été licencié. La vie semblait toute rose. Mais l’arrivée de Wyatt et les soucis de cet enfant, dont ils n’ont pas compris au départ ce qui lui arrivait, ont obligé Lucy à ne plus travailler. Ils sont l’un et l’autre très proches de cet enfant qui se révèle autiste. A aucun moment, je n’ai senti que leur couple était prêt à s’effriter, malgré les problèmes de santé de leur fils qui prend énormément de temps et d’espace. Alors, oui, Lucy ne fait plus aussi attention à elle, la routine s’est installée dans leur couple, il semble y avoir moins d’amour, quelques frictions…

Une chronique des êtres humains, du couple, aux Etats-Unis dans une petite communauté conservatrice qui a vu arriver de nombreuses familles qui cherchent le bien-être. Personnalités féminines, masculines, où tout est mis en oeuvre pour le bien de la communauté. Frictions, jugements, surtout lorsque le maître d’école devient une femme. Mais il a fallu d’un seul homme, un riche homme, vivant dans cette petite ville pour que l’école prenne une décision. Mais c’est sans compter une mobilisation de tous et toutes. Un très bon point car cette ville est conservatrice, certes, mais elle est quand même capable d’accepter ce qui fait tout l’être humain. Par contre, elle n’est pas prompte à accepter qu’un riche homme d’affaire ne paie pas ses impôts quand il trouve des subterfuges.

Est-ce qu’un arrangement comme celui de Lucy et Owen est viable ? Pas pour tout le monde car l’être humain est tout de même versatile surtout lorsque les sentiments peuvent entrer en ligne de compte. Ce que j’ai bien aimé, en définitive, est cette fin menée par la maîtresse d’Owen qui a vécu le plus grand drame de sa vie et qui, en fin de compte, s’est rendue compte qu’elle lui doit la vie.

Dans ce roman, on suit les changements qui les affectent, qui affectent cette communauté d’hommes et de femmes aux nombreux jardins secrets. Même si le roman est bien écrit, constitue une analyse des couples, sans jugement émis, d’une petite ville des Etats-Unis, je ne peux pas dire que j’ai vraiment aimé ce roman. Il est lu mais je n’en garderai pas un souvenir impérissable.

Je remercie Babelio pour cette Masse Critique et les Editions Le Cherche Midi.

L’arrangement de Sarah Dunn

Date de sortie : 19 septembre 2019

Editeur : Le Cherche Midi

Nombre de pages : 396

ISBN : 978-2-7491-6048-1

Brille tant que tu vis ! d’Alice Quinn

Brille tant que tu vis ! d'Alice Quinn - Editions Alliage

Brille tant que tu vis ! d’Alice Quinn – Editions Alliage

Résumé Brille tant que tu vis ! d’Alice Quinn

Anita vit dans un deux pièces à Jersey. C’est sa dernière soirée. Elle a pris une grande décision après avoir mis tout en ordre chez elle, dans ses papiers, se débarrasser de tout ce qui ne sera pas utile après elle.

Anita, en quelques mois, s’est coupée du monde. Seule, elle est encore plus seule. Mais deux éléments vont mettre à mal son projet de fin de vie.

Avis Brille tant que tu vis ! d’Alice Quinn

Comment aborder deux sujets difficiles, la maladie et la mort d’un être proche, la prise de décision, la vie après, sans verser dans le pathos, mais en permettant au lecteur de s’interroger. Il est possible de faire confiance à Alice Quinn pour ça. L’auteur garde sa plume, soit ne pas s’embarrasser de fioritures dans les relations humaines, sur des tranches de vie que tout le monde peut connaître. Mais, Alice Quinn a passé un cap avec ce roman. Il y a toujours de la sensibilité dans l’air, dans les écrits. Ce qui pourrait faire sourire au vu des situations évoquées entre ces deux héros est contrebalancé par leurs réflexions sur ce qu’ils ont vécu et ce qu’elle s’apprête à faire.

Tout commence avec Anita qui vit à Jersey et qui prépare son suicide. Une belle robe, du maquillage, une bouteille de champagne, des cachets. Elle s’est débarrassée de ce dont elle n’a plus besoin, a tout mis en ordre. Pourquoi un suicide ? Elle est atteinte d’un cancer et elle a décidé que la maladie ne la ferait pas mourir mais que c’est elle qui déciderait de sa propre mort. Mais entre un chat qui n’arrête pas de venir la voir et un fils, de plus en plus lointain, qui l’appelle pour venir superviser des travaux, le projet est remis à plus tard.

Sur cette route qui l’emmène chez son fils, qu’elle voit très peu, elle rencontre un homme, un goujat, entouré de jumelles. Et Anita réagit à cet homme, elle éprouve de l’attirance. Elle retrouvera cet homme chez son fils car c’est lui qui doit faire les travaux dans la chambre de son fils.

Quand deux personnes sont malmenées par la vie, quand deux personnes ont souffert mais qui ne se plaignent pas quant à leurs souffrances. Elles sont entourées, certes, mais seules, profondément seules avec leur douleur, surtout Anita. Cette dernière est en colère, profondément en colère et ces quelques jours de répit vont lui permettre de plonger au plus profond d’elle pour savoir d’où vient réellement cette colère. Il n’y a pas que la maladie, que la fin de son mariage, son fils qui s’est éloigné. Cela remonte à bien plus loin. Ces quelques jours vont lui permettre de réaliser des choses qu’elle n’a pas fait auparavant et ce malgré la fatigue, le manque d’appétit.

Cette rencontre avec René, cet homme, qui semble vraiment ne pas tenir compte des autres, va lui permettre de changer. Car René n’est pas un homme heureux, même s’il en donne l’air. Il a vécu un véritable drame. Mais ce n’est pas le sujet entre eux. Alice Quinn nous raconte leur histoire à tous les deux, deux histoires et des comportements qui les mettent en présence, sans qu’ils ne sachent quoi que ce soit de leur passé. Mais le problème est que René est plus jeune qu’elle, qu’il semble marié et père de jumelles. Les apparences sont souvent trompeuses. Mais comme tout est une dernière expérience, Anita va sauter le pas pour un merveilleux souvenir avant de partir, vivre une dernière fois selon ses envies.

J’ai ressenti une véritable tendresse pour ces deux personnages. Les mots sont justes, pourraient prêter à sourire – le don d’Alice Quinn avec ses femmes fortes au phrasé bien senti – mais ce n’est pas le cas ici. Ce roman permet de s’interroger sur ce que peut être la vie avec ses nombreux coups durs que tout le monde peut expérimenter. La morale est qu’il faut la vivre sa vie, prendre ce qu’elle nous apporte de bon et surtout le trouver ce bon quand tout va mal et que la lumière au bout du tunnel est bien loin. Chaque jour peut nous apporter son lot de douleurs, mais aussi de petits bonheurs, à chérir pour se rappeler que même si c’est difficile de vivre, des rencontres, des situations peuvent nous permettre de passer un cap.

Un livre où se mêlent la musique et le cinéma, avec de nombreuses références comme dans de nombreux romans d’Alice Quinn. Outre ces deux arts, la poésie est bien présente, poésie japonaise avec les haïkus qui permettent à Anita et René de partager une passion. Haïkus de leurs crus mais aussi de personnalités célèbres.

Je remercie Netgalley et Alliage Editions pour cette lecture.

Brille tant que tu vis ! d’Alice Quinn

Date de sortie : 13 novembre 2018

Editeur : Alliage

Nombre de pages : 211

ISBN : 9791022781718

Millenium 5 La fille qui rendait coup sur coup de David Lagercrantz

Millenium 5 La fille qui rendait coup sur coup de David Lagercrantz

Millenium 5 La fille qui rendait coup sur coup de David Lagercrantz

Résumé Millenium 5 La fille qui rendait coup sur coup de David Lagercrantz

12 juin

Lisbeth est emprisonnée dans un quartier de haute sécurité. Il y a une dure à cuire qui fait régner la terreur. C’est Beatrice qui se fait appeler Benito.

Lisbeth est maintenant très connue mais elle veut trouver ce qui s’est passé dans son enfance.

Avis Millenium 5 La fille qui rendait coup sur coup de David Lagercrantz

La Suède, un pays de rêve avec ses grands espaces, ses villes ? Pas son climat, car il peut faire très froid mais aussi très chaud. Ceux qui se sont intéressés plus ou moins à ce pays, en lisant des romans ou des documents savent que ce pays a fiché, pendant de nombreuses années ses habitants. Maintenant, pratiquement toutes les archives sont publiques et sont consultables par qui le veut. Est-ce que cette histoire de gémellité, sujet de ce Millenium 5, est réelle. Je n’ai pas fait de recherches à ce sujet, donc je prends le sujet comme il vient? En tous les cas, consulter des archives permet de découvrir pas mal de choses.

Ce tome 5 est moins bon que les quatre autres Millenium. Il y a beaucoup moins de violence même si le personnage de Lisbeth Salander en est presque le sujet central. Elle enquête, elle est telle qu’on a pu la connaître. Elle est toujours accompagnée de Mikael. Mais cela s’arrête pratiquement là. Ce qui est bien dommage à mon goût. J’espère que le tome 6 viendra contrecarrer celui-là car j’avais estimé que la plume de l’auteur qui a repris la saga était vraiment bonne dans le 4. Pour tout dire, j’étais un peu perdue dans ce tome 5. Tout se décante et tout devient plus rapide aux 2/3 du roman. Lisbeth a pris le taureau par les cornes, à ses risques et périls, bien entendu et Mikael, en interrogeant les uns et les autres, va mettre à jour une histoire effroyable. Tout a commencé lorsque l’ancien avocat de Lisbeth, en qui elle avait toute confiance, donne à celle-ci d’anciens documents et que Lisbeth charge Mikael d’enquêter à ce sujet. Cela concerne des jumeaux, vrais ou faux, et Lisbeth est amplement concernée par ce sujet.

Quelle souffrance vécue par Lisbeth, même si tout n’est pas détaillé, ici. On en avait déjà de nombreuses pistes dans les romans précédents. Une jumelle, un père violent envers sa mère, séparée de sa mère, internée et bourrée de médicaments, la petite fille de 7 ans a grandi, s’est endurcie pour tenter de vivre et surtout se venger, par tous les moyens mis à sa disposition, même ceux de la justice.

Lisbeth a été emprisonnée quelques jours par décision du tribunal mais aussi pour la protéger car elle est en danger. Que trouve-t-elle dans cette prison ? Une jeune femme terrorisée par une autre. Que va faire Lisbeth, elle qui protège les plus faibles ? Mais bien sûr, cela ne sera pas sans conséquences pour elle et pour cette jeune femme. Entre ces menaces, Lisbeth a chargé Mikael de tenter de trouver des pistes suite à des documents laissés. Comme d’habitude, leurs conversations seront cryptées. Maintenant, en Suède, tous les deux sont célèbres. De plus que Millenium est un véritable succès. Entre deux enquêtes, Mikael essaie de se détendre, mais il est vite rattrapé par ce qui est demandé. Et là, c’est une toute autre histoire. Il va chercher tant et plus, jusqu’à pouvoir interroger les protagonistes de cette histoire qui concerne les jumeaux. Histoire réelle ou pas, en tous les cas, cela fait froid dans le dos toutes ces études sur les êtres humains, sur les enfants, sur ces séparations.

Le fond financier et l’étude de la bourse, de possibles krachs m’a moins intéressé. Mais il concerne un personnage essentiel à ce roman.

En tous les cas, il me tarde de me plonger dans le tome 6 car je comprends pourquoi l’auteur a la confiance de la famille de Stieg Larsson.

Millenium 5 La fille qui rendait coup sur coup de David Lagercrantz

Date de sortie : septembre 2017

Editeur : Actes Sud

Nombre de pages : 401

ISBN : 978-2-330-08181-2

Mensonge de J.P. Delaney

Mensonge de J.P. Delaney

Mensonge de J.P. Delaney

Résumé Mensonge de J.P. Delaney

Suite dans un hôtel de Manhattan. Une femme de chambre découvre un cadavre.

Cinq jours plus tôt, une jeune femme bien habillée, dans un hôtel, semble attendre quelqu’un. Se prostitue-t-elle pour gagner sa vie ?

Avis Mensonge de J.P. Delaney

Est-ce que tout est un tissu de mensonge dans ce roman ou y a-t-il une part de vérité, mais laquelle ? L’auteur m’a sérieusement baladé dans ce roman addictif car le lecteur veut absolument savoir ce qui se passe réellement, qui est le réel coupable de la mort de cette femme, trouvée assassinée dans une chambre d’hôtel. Est-ce réellement le mari ? Est-ce Claire qui est soupçonnée ? Est-ce Claire qui joue le meilleur rôle de sa vie, dans la vie réelle, anéantissant peut-être toutes ses chances d’être la comédienne qu’elle souhaite ?

Ce roman joue le chaud et le froid. Il nous entraîne avec une jeune femme qui devra faire tomber un meurtrier. Mais, dès le départ, elle ne le croit pas coupable. D’ailleurs, elle va en tomber amoureuse. Pour les besoins de l’enquête ou réellement ? Seul l’avenir le dira. Un roman très psychologique car on voit Claire passer par tous les états. Elle se rebelle face aux forces de police. Elle semble mener le jeu par moments. Elle découvre un double-jeu, elle est excessive, semble peu fiable. Est-ce pour les besoins de son rôle ou est-elle réellement comme ça ? Claire a quitté la Grande-Bretagne suite à un scandale. Aux Etats-Unis, elle n’a pas de carte verte. Pour survivre, payer son loyer et ses cours d’art dramatique, elle aide un cabinet d’avocat et un enquêteur spécialisé dans les adultères. Mais tout prend un tour nouveau lorsqu’une femme est retrouvée assassinée. Claire est bien évidemment suspectée tout comme le mari. Pour se sortir de sa situation bancale, Claire est mise à contribution. Claire qui a eu une enfance difficile, qui a toujours joué un rôle car elle était toujours seule, sans amour.

Le passage dans l’hôpital psychiatrique est assez dur. On y voit des patients de toute sorte et des traitements très durs pour tenter de les soigner. Ce roman est construit comme une pièce de théâtre avec des dialogues, les lieux des situations, les analyses de Claire. En toile de fond et élément principal les poèmes de Charles Baudelaire et l’interprétation, par l’auteur et donc ses personnages, des Fleurs du Mal. Malgré les nombreuses notes prises au cours de ma lecture, il m’est assez difficile d’écrire cette chronique car je ne veux absolument rien dévoiler quant aux tenants et aboutissants de ce roman qui joue avec nos nerfs de bout en bout. Personnellement, je n’avais aucun doute quant à l’identité du tueur de cette femme. Mais pour faire avouer ou encore pour prendre ce tueur sur le fait. Ce roman démontre également le fait d’avoir confiance en une personne, que cette confiance ne faiblisse jamais au cours d’une enquête. Car comme au cinéma, comme au théâtre, faire confiance à un partenaire est une des bases du succès.

De nombreux rebondissements, pratiquement à chaque chapitre pour un roman qui ne souffre d’aucun temps mort, que ce soit dans l’étude des personnages, comme dans les faits.

Je n’ai pas lu le roman précédent de l’auteur, mais je pense que lorsque j’aurai bien avancé dans mes lectures, j’essaierai de le trouver en format poche. En effet, cela me permettra de connaître son évolution dans l’écriture. En effet, J.P. Delaney a écrit Mensonge il y a bien longtemps mais il a retravaillé son premier écrit.

Je remercie Netgalley et les Editions Fayard pour cette lecture.

Mensonge de J.P. Delaney

Date de sortie : 18 septembre 2019

Editeur : Fayard

Nombre de pages : 363

ISBN : 978-2-863-74159-9