Wittgenstein à l’aéroport d’Husch Josten

Wittgenstein à l'aéroport d'Husch Josten
Wittgenstein à l’aéroport d’Husch Josten

Résumé Wittgenstein à l’aéroport de Husch Josten

Caren est à l’aéroport de Londres. Elle attend de partir pour Paris pour couvrir les attentats qui ont eu lieu la veille.

Depuis quelque temps, elle est sujette à des plafonds qui s’abaissent inexorablement sur elle.

Son avion est retardé. Elle fait la rencontre d’un homme qui lit Wittgenstein.

Avis Wittgenstein à l’aéroport de Husch Josten

Journaliste, elle en est à un stade où elle se pose beaucoup de questions. Par deux fois, elle a réchappé à des attentats, notamment les plus meurtriers aux Etats-Unis. Là, elle est censée couvrir celui qui s’est passé à Paris. Déjà, le lendemain de celui contre Charlie Hebdo, elle y était. Elle a pris conscience de ces morts lorsqu’elle était adolescente. Elle a beaucoup voyagé puisque son père était diplomate. Pendant un temps, elle a refusé de parler car les histoires du quotidien étaient vaines pour elle. Elle voulait avoir quelque chose à raconter qui sorte de l’ordinaire.

Et c’est cette rencontre à l’aéroport de Londres qui lui permet de s’interroger tant et plus. D’ailleurs pourquoi depuis quelques années n’importe quel plafond s’abaisse t il sur elle ? Est ce un signe ? Elle en cherche donc la signification.

Le roman nous plonge dans une partie de la vie de Caren pendant ces quelques heures à l’aéroport. Le lecteur en apprend sur sa vie, sa famille, son adolescence mais aussi son travail de journaliste. Il y a aussi sa rencontre amoureuse et son histoire, à trois, avec un homme avec qui elle partage sa vie quelques jours par semaine. Est-elle réellement responsable comme il le laisse entendre de ce non engagement ? Il va tenter de la rendre coupable. Car Caren, avec un collègue de travail, à trouvé en une nuit de véritables sentiments amoureux.

Comment raconter une histoire qui n’a jamais existé ? Pourquoi serait-elle plus lue qu’une autre ? La trouvera-t-elle ?

Malgré la qualité de ce roman, je n’ai pas pu me laisser porter par l’histoire, les mots. D’ailleurs, il m’est assez difficile d’en écrire une chronique. Je suis peut-être passée au travers de l’histoire, du message, de l’histoire véhiculée. Les attentats sont toujours en toile de fond mais aussi en sujet principal. L’analyse est réellement poussée que ce soit au niveau des auteurs de l’horreur de cette vie qui doit continuer malgré tout.

Je remercie Netgalley et les Editions Grasset pour cette lecture qui m’a sorti de mon ordinaire.

Wittgenstein à l’aéroport de Husch Josten

Date de sortie : 31 janvier 2018

Nb pages : 192

Editeur : Grasset

ISBN : 9782246814290

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Voir du pays de Delphine Coulin

Aurore est à l’armée. Elle est partie en Afghanistan et après six mois, elle rentre en France.

Pendant 3 jours, elle va passer quelque temps à Chypre pour un débriefing.

C’est l’occasion pour elle de s’interroger sur sa vie, sur son amitié avec Marine qui est partie avec elle, sur ce qui s’est passé dans l’armée pendant tout ce temps, et sur ce qu’elle va faire de sa vie après.

Troisième roman lu dans le cadre du Prix Littéraire de la FNAC. C’étaient les secondes épreuves non corrigées. Je l’ai trouvé moins bien que les précédents romans lus. J’ai moins adhéré à l’histoire.

Pourtant, il y a matière à dire sur ces soldats français qui partent faire la guerre en Afghanistan, pour sécuriser un pays, une population. Ils doivent, bien entendu, obéir aux ordres. Ordres qui peuvent avoir de très fâcheuses conséquences avec de graves blessures ou la mort de soldats. Hommes ou femmes, ils vont vivre l’indicible, l’impossible. Tuer pour survivre, pour ne pas se faire attaquer. La guerre anéantit un homme ou une femme. Selon ce qu’il vit, il n’a pas la même interprétation car il a vu quelque chose de différent. Cela peut rompre une amitié. Un sas de décompression est donc mis en place pour ce retour à la vie civile.

Quelle est la place des femmes dans l’armée qui partent au combat. Tant qu’elles n’y ont pas participé, elles ne sont pas très acceptées. Mais comme partout, il y a des hommes qui sont bons et d’autres mauvais. On s’en rend compte lors de leur séjour à Chypre où elles vont être abusées par des collègues. Les femmes dans l’armée doivent agir comme les hommes pour se fondre dans la messe, rire aux blagues grasses, montrer de l’indifférence, s’endurcir.

La guerre est toujours dans leurs têtes. Et le retour à la vie civile ne va pas se faire sans heurts. Difficile de ne pas sursauter, difficile de ne pas rêver, difficile de retrouver son chez soi et sa famille qui ne peuvent pas comprendre. Et il y a toujours ces images de guerre.

Dans ce roman, l’auteur nous raconte la vie d’Aurore et de Marine, qui se connaissent depuis la plus tendre enfance. Aurore a suivi Marine après qu’elle se soit engagée dans l’armée. Marine, parce qu’elle n’avait que ça à faire, fille de soldat, et surtout elle a vu mourir son petit ami (l’histoire narrée est poignante). Elle traîne ce passé comme un boulet. Et la guerre ne va rien faire pour arranger. Marine n’est plus la même.

L’auteur décrit comment Aurore a été blessée. On a la sensation d’être avec elle, de souffrir comme elle.

Il faudra un drame pour qu’Aurore et Marine retrouvent cette amitié perdue. Mais est-ce vraiment le cas ? La fin du roman le laisse sous-entendre. Mais au lecteur de l’interpréter.

Je ne mets qu’un 14/20 à ce roman. Ce n’est pas qu’il ne soit pas bien écrit et même si j’ai adhéré à l’histoire, je trouve que c’est tout de même un peu fouillis. Les retours dans le passé ne me déstabilisent pas tant que ça, mais je trouve qu’il y a un peu trop de choses, trop de détails sur les personnages. Je trouve qu’il y a un élément de trop ou des éléments pas assez racontés. Je ne suis pas arrivée à m’attacher à un personnage en particulier et c’est bien dommage.

Ma critique est toute personnelle. Elle n’engage que moi. Elle m’a permis toutefois de comprendre ce qui peut se passer dans l’armée française et du retour de ses soldats, de leur mort pour certains. Car on en sait plus sur ceux les soldats US que sur nos propres soldats. Et à leur retour, que vont-ils faire s’ils ne veulent plus rester dans l’armée ? Il faudrait un autre roman pour le savoir.

658 de John Verdon

Dave Gurney est un ancien flic. Il est à la retraite. Pour passer le temps, il s’occupe des yeux par la photographie de ceux qu’il a arrêtés. Il a fait une brillante carrière au sein de la police.

Il reçoit un mail d’un de ses anciens condisciples de fax. Mellery est un homme aux abois, il reçoit des missives, des poèmes qui ne veulent rien dire et qui font référence à son passé. Le chiffre 658 est l’élément qui lui fait le plus peur. Car il a pensé à ce chiffre et l’a trouvé dans une enveloppe.

Un jeu cruel commence à se mettre en place jusqu’à l’assassinat. Mais ce jeu n’est pas fini car les indices laissés font état d’un génie qui se joue des forces de police en place.

Pourquoi faut-il attendre les 9/10 du livre pour que cela soit prenant ?

Je m’attarde très peu sur les 4° de couverture car je suis toujours déçue. Les commentaires de ceux qui ont lu ce roman (?), auteurs ou journalistes font état d’un super livre haletant. Et bien, je ne suis pas d’accord. C’est vrai que c’est bien écrit, mais franchement je trouve que cela traîne en longueur. La première partie est importante puisqu’elle amène la suite du roman. Des fausses pistes, l’enquête n’avance et ne rebondit pas pendant les 3/4 du livre.

Le personnage de Dave est très attachant. C’est un homme logique. C’est vrai que résoudre cette énigme de chiffres est intéressante. Mais bon, il n’y a pas énormément d’actions. J’aime pourtant les livres psychologiques. Mais l’auteur ne nous embarque pas dans cette réflexion, dans cette quête, dans ce suivi psychologique des personnages. Même si l’action n’est pas prépondérante dans ce genre de romans, il y a toujours un élément qui fait avancer le lecteur. Là, je ne l’ai pas trouvé.

Nous apprendrons le drame vécu par Dave et sa femme. Cette histoire lui fera vraiment comprendre que la famille est importante. Heureusement, ce n’est pas trop tard pour lui. Mais Dave et sa femme, même si elle a réussi de le convaincre de la suivre dans ce lieu après sa prise de retraite, n’arrive pas à communiquer concernant ce problème entre eux.

658 a sa signification et c’est l’enjeu du thriller. Des nombres qui permettront grâce à  des énigmes de trouver ce qui motive le suspect. Un homme au-dessus de tout soupçon, au QI énorme. Comme tous les serial-killers, il est méthodique. Grâce à sa femme, à l’enquêtrice, à son passé, Dave arrivera à trouver ce maillon qui lui manque.

J’excuse donc un petit peu John Verdon dont c’est le premier roman. Il ne peut que s’améliorer.

Je remercie myboox qui m’a proposé cet envoi et les éditions Grasset.