La Sublime Communauté, Les six mondes d’Emmanuelle Han

La Sublime Communauté Les Six Mondes d'Emmanuelle Han

La Sublime Communauté Les Six Mondes d’Emmanuelle Han

Résumé La Sublime Communauté, Les six mondes d’Emmanuelle Han

Tupàet Ekian ont passé ensemble une porte, mais ils vont se révéler l’un à l’autre petit à petit. Ils sont masqués. Ekian ne doit pas être reconnue. Tupà la protège donc.

Ekian, quant à lui, après avoir rencontré le chef des Etincelants, décide de retourner en Inde.

Avis La Sublime Communauté, Les six mondes d’Emmanuelle Han

La Sublime Communauté va-t-elle pouvoir se former ? La Sublime Communauté sert-elle à quelque chose  pour ce mondequi est en train de sombrer, où tout est bouleversé, que ce soit les humains ou la nature ? En tous les cas, même unis, il reste toutefois des personnes qui veulent contrôler le monde à n’importe quel moment. Emmanuelle Han répond à ces questions.

L’auteur reprend quelques informations du premier tome pour que le lecteur se rappelle bien de ce qui s’est passé. Toutefois, se rappeler est également facile vu les voyages des enfants et qui ils recontrent. A la lecture de ce second tome, je ne sais pas s’il sera poursuivi, j’aimerais bien savoir ce qu’il va vraiment advenir de ces trois jeunes, qui se sont trouvés et retrouvés. Ils ont chacun leur propre pouvoir. Mis en commun, cela leur permet de se protéger, de protéger.  Tous les trois vont également connaître des éléments de leur passé.

Le lecteur retrouve donc Tupà et Ekian qui ont passé une porte ensemble. Ils se retrouvent dans un endroit enneigé avec des Guetteurs. Mais ils veulent trouver l’Observateur et le père d’Ekian. Quant à Ashoka, il revient en Inde. Ils ne doivent pas également montrer que leurs pouvoirs ont évolué. Au fur et à mesure de leurs périples, ils vont en passer des portes et en repasser. Ils feront un véritable travail sur eux-mêmes car, au fur et à mesure, ils comprendront ce qui se passe au plus profond d’eux. Emmanuelle Han détaille parfaitement les caractères de ces enfants qui ont évolué, leurs colères, leurs peurs, la tristesse qu’ils ressentent mais aussi leurs forces. C’est également la possibilité de faire la paix avec ceux qui n’ont pas compris ce qui pouvait les motiver. Ce sont des rencontres importantes qui vont déterminer leurs actes.

Le lecteur souhaite qu’ils réussissent à vraiment trouver ces 6 mondes. Et ce sera une réelle surprise, qu’elle soit pour eux ou pour le lecteur. Monde imaginaire, certes, mais un tel contrôle de la planète, de l’humanité n’arrivera-t-il pas un jour ? Heureusement qu’il existe encore quelques personnes qui tentent de résister. Le but est cette Sublime Communauté avec le ralliement de tous et retrouver des us et coutumes ancestraux.

Le roman commence à se décanter au bout de 100 pages. Emmanuelle Han a, je pense, eu besoin de poser ses bases, de faire évoluer ses personnages, avec le développement de leurs pouvoirs, suite aux rencontres effectuées, aux évènements survenus. Le lecteur passe de porte en porte avec les trois personnages principaux. Ceux présents dans le premier tome sont également là. Leur participation à ce tome est tout aussi importante.

Je remercie Actes Sud Junior pour m’avoir permis de lire ce second tome et Emmanuelle Han pour la dédicace.

La Sublime Communauté, Les six mondes d’Emmanuelle Han

Date de sortie : octobre 2018

Editeur : Actes Sud Junior

Nombre de pages : 304

ISBN : 978-2-330-09603-8

 

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Mon âme frère de Gaël Aymon

Mon âme frère de Gaël Aymon - Actes Sud Junior

Mon âme frère de Gaël Aymon – Actes Sud Junior

Résumé Mon âme frère de Gaël Aymon

Camille est au lycée. Depuis quelque temps, ses notes ne sont pas bonnes.

Elle est amoureuse de Yanis. Ils ne sont pas dans le même lycée.

Avis Mon âme frère de Gaël Aymon

Ce roman est le troisième mais il peut se lire indépendamment des deux autres. Toutefois, avec la qualité littéraire de ce roman, je vais tout de même m’empresser de lire Ma réputation et Oublier Camille.

Dans ce roman, on retrouve Camille, jeune lycéenne de seconde dans un lycée très recherché. Son avenir est tout tracé par ses parents. Un bac littéraire, une prépa et de grandes études. Mais est-ce que cela convient réellement à Camille , Ses résultats sont en chute libre. Pourtant, elle a les capacités pour réussir. Mais voilà, Camille est amoureuse et elle tente de passer autant de temps que possible avec Yanis. Camille et Yanis ne sont pas dans le même lycée, ils disposent donc de peu de temps pour se retrouver. Les parents de Camille ont décidé de sévir. La jeune fille est privée de portable et de sorties avec son petit ami. Elle commence donc à lui écrire.

Camille est une jeune fille qui se cherche. Elle ne sait pas encore ce qu’elle veut faire. Elle ne comprend pas ses parents et surtout son père qui semble être assez violent. Elle possède une analyse très fine des oeuvres littéraires et notamment de la condition des femmes en amour. D’ailleurs, elle déroute sa prof de français. Camille ne veut pas se conformer à ce que l’on attend d’elle. Elle veut être elle-même, elle ne veut pas étouffer. Elle ne veut pas que prendre mais aussi donner. Elle ne veut pas changer de caractère. Une jeune fille très forte qui a pris ses décisions seule même si cela fait mal. Une jeune fille honnête envers elle-même et envers les autres.

L’auteur, dans ce roman et avec Camille, nous montre que les adolescents vivent pour et par les réseaux sociaux. S’ils n’y sont pas, ils ont raté leur vie. Mais il suffit d’une prise de conscience que Camille aura en discutant, en échangeant, mais pas avec ses amis. Un roman qui montre que les femmes doivent être respectées, que ces jeunes filles qui deviennent des femmes ne doivent pas se cacher sous des tas de vêtements. Elles ont, quand même, bien le droit, de séduire et de se sentir belle et à l’aise dans leurs corps. D’ailleurs, Camille subira une situation qui la forcera à s’interroger sur elle, sur ce qu’elle a pu encourager ou pas et surtout ce que les garçons, les hommes ne doivent pas faire. Cela rejoint la condition des femmes dans les oeuvres littéraires écrites par certains hommes, certaines femmes. Les femmes restent passives face aux hommes violents. L’homme est pratiquement toujours présenté comme un Dieu ou avec des problèmes. Et il y a ce thème de la pornographie qui rabaisse les femmes, qui montre les hommes tout puissants, violents envers elles. Et les hommes sont friands du porno. Cela rejoint un reportage vu à la télévision le samedi avant ma lecture. L’auteur aborde également le thème des études imposées par les parents. Il faut que leurs enfants réussissent, prennent la voie royale, sans tenir compte de ce qu’ils veulent réellement. Il est vrai qu’à cet âge, certains enfants ne savent pas trop quel sera leur avenir. Mais les études, quelles qu’elles soient, peuvent mener à l’épanouissement d’un être. Et il y a toujours la possibilité de s’enrichir autrement.

J’arrive pratiquement toujours à trouver mon compte dans des livres destinés aux adolescents et c’est le cas avec celui-ci. J’ai beaucoup aimé cette jeune fille qui se cherche, qui va, enfin, pouvoir imposer ses choix à ses proches. Elle vit sous la plume de l’auteur. J’avais l’impression qu’il racontait la vie d’une jeune fille qu’il connaissait. Pour connaître les états d’âme, les questionnements, les envies des adolescents, il faut un tant soit peu l’avoir vécu. Si ce n’est pas le cas, bravo car tout est vraiment bien raconté et bon nombre de jeunes filles pourront se retrouver en Camille.

Je remercie Actes Sud Junior pour l’envoi et Gaël Aymon pour la dédicace.

Mon âme frère de Gaël Aymon

Date de sortie : octobre 2018

Editeur : Actes Sud Junior

Nombre de pages : 168

ISBN : 978-2-330-11142-7

Ueno Park d’Antoine Dole

Ueno Park Antoine Dole

Ueno Park Antoine Dole

Résumé Ueno Park d’Antoine Dole

C’est Hanami, la fête des Cerisiers. A Ueno Park, tout le monde s’y rend de bonne heure pour pouvoir profiter de l’arrivée du printemps et de l’éclosion des fleurs. C’est le cas également de huit jeunes japonais qui ne se connaissent pas.

Avis Ueno Park d’Antoine Dole

Nouveau roman pour moi d’Antoine Dole. Un roman qui nous emmène au Japon au moment de la fête des cerisiers, Hanami. Il nous retrace une tranche de vie de huit jeunes, garçons et filles. Huit jeunes qui souffrent dans ce Japon, loin d’être idyllique comme on pourrait le croire.

  • Ayumi est une jeune fille qui a passé deux ans de sa vie enfermée sans voir personne. Elle ne pouvait plus assurer ce que l’on demandait d’elle, d’être la petite fille parfaite.
  • Sora se maquille. Garçon, fille, il veut vivre comme il l’entend sans le regard méprisant des autres qui le jugent différent.
  • Fuko est une jeune fille atteinte de leucémie. Elle va mourir mais elle veut laisser de la joie à sa soeur et des souvenirs qu’elle pourra chérir.
  • Natsuko se fait payer par des hommes. Mais attention elle ne couche pas. Elle est en butte contre la concupiscence de ces derniers.
  • Haruko a vécu un tremblement de terre et un tsunami en 2001. Avec un père disparu, on attend beaucoup de lui, qu’il fasse aussi bien.
  • Daïsuké vend des crêpes. Il ne voulait pas étudier.
  • Aïri souhaite déclarer à Makoto qu’elle l’aime. Mais elle l’attend tant et plus. Viendra-t-il ?
  • Nozomi est SDF. Il a décidé de partir de chez lui pour éviter que sa mère s’échine tant et plus pour lui et sa soeur.

Beaucoup de pression sur les épaules de ces jeunes, beaucoup trop de pression. Cela me rappelle celle de la France dès le plus jeune âge pour les enfants, à l’école. Conditionnés pour réussir sinon ils sont laissés sur le carreau. Pas étonnant qu’il y ait autant de monde en pédopsychiatrie et psychiatrie. Beaucoup ne s’amusent pas, ils intériorisent énormément, comme dans Ueno Park.

Toujours être parfait, ne pas broncher, ne pas se révolter, toujours se taire. De toutes façons, personne ne comprendrait. Ce serait une mise au ban de la société, déjà régie par de nombreux codes. Selon l’histoire familiale, il est impossible de vivre leur comme ils l’entendent. C’est être seul mais entouré de beaucoup de monde. Est-ce propre aux pays d’Asie de ne pas se parler, surtout en famille ? Certains adultes travaillent beaucoup pour que leurs enfants puissent vivre. Ces derniers ont vite compris que leur destin était déjà écrit et qu’ils ne doivent pas  se confier. Seraient-ils de toutes façons entendus ? Difficile donc de faire valoir ce que l’on est, ce que l’on ressent au plus profond. Ces jeunes démontrent qu’ils ont une vie à laquelle ils doivent se soumettre.

L’arrêt des études et un petit boulot entraîne la perte des amis, l’impossibilité de prendre son indépendance et surtout ne plus être pris en considération par tous et le gouvernement. Ils ne comptent plus. Sont-ils plus malheureux que ceux qui travaillent de nombreuses heures et ne profitent pas de leur argent ?

Est-ce que ce renouveau de la nature peut être un renouveau d’une vie, d’une situation ? Ou est-ce que c’est vraiment éphémère comme cette floraison qui dure très peu de temps ? Antoine Dole dénonce l’absurdité, le fait que l’on n’accepte pas celui qui est différent, une violence qui peut être gratuite. Si jeunes, les peurs ne doivent pas être montrées. Et il y a également les situations vécues par les jeunes filles et les femmes. Ce qui aurait pu passer pour un moment merveilleux, à partager, soit Hanami, se trouve vraiment gâché par ces histoires qui font réfléchir. Mais le roman finit sur une note positive avec une très belle lueur d’espoir. J’ai beaucoup aimé lire ces histoires, réfléchir pas mal à tout ce que j’ai lu, à trouver des parallèles aussi. Petite question pour l’auteur. Chaque chapitre est dédié à un personnage. Est-ce que les inscriptions en dessous du nom correspondent au prénom japonais ?

Je remercie Actes Sud Junior pour cette lecture de la rentrée littéraire 2018 et surtout Antoine Dole pour la belle dédicace.

Ueno Park d’Antoine Dole

Date de sortie : 22 août 2018

Editeur : Actes Sud Junior

Nombre de pages : 128

ISBN : 978-2-330-10827-4

Dancers de Jean-Philippe Blondel

Dancers de Jean-Philippe Blondel

Dancers de Jean-Philippe Blondel

Résumé Dancers de Jean-Philippe Blondel

Adrien danse, c’est sa vie. Il a 17 ans et cela fait des années qu’il danse, notamment chez lui où il a installé tout ce qu’il lui faut.

Mais il ne veut pas penser à Anaïs.

Avis Dancers de Jean-Philippe Blondel

Quand l’univers de la danse va unir au lieu de détruire. C’est mon deuxième roman, lu en peu de temps, qui a pour thème cet univers. Si certains éléments se recoupent, l’histoire est amplement différente. Ici, elle est servie par un magnifique trio de trois jeunes, une fille, Anaïs, et deux garçons, Adrien et Sanjeewa. Servie également par un auteur formidable qui sait manier les mots avec justesse, que ce soit pour raconter une tranche de vie, une passion mais aussi pour lancer quelques pavés dans la mare. Vous l’aurez compris, ce roman pour adolescents, publié pour la rentrée littéraire et lu en avant-première, est un coup de coeur pour moi. Je n’ai rien à redire quant à l’histoire et au style.

Ce sont donc trois adolescents qui ont chacun leur style en matière de danse. Adrien est le plus sauvage. Il a appris la danse grâce aux vidéos. Il dans à l’instinct et il fait passer de nombreux sentiments lorsqu’il danse. Cela lui permet de s’évader de cette vie pas facile pour lui. Adrien est en perpétuelle révolte et on comprend pourquoi. C’est un feu follet, il a une grosse colère prête à exploser. Et ce sera le cas, envers une des personnes qui a su l’apprivoiser. Anaïs est plutôt classique en matière de danse. Elle doit conserver le contrôle, elle doit tout régenter. L’improvisation n’a pas lieu d’être avec elle même si elle aime et sait reconnaître le talent. Sa vocation a été mise à mal pendant quelques mois donc Anaïs danse, pour son propre plaisir. Et le dernier est Sanjeewa. Ses parents ont immigré en France. Il est érudit et a appris le français grâce à son père, professeur, et donc il est un peu un ovni lorsqu’il utilise des mots que les autres ne connaissent pas. Lui, il appréhende la danse d’une autre façon que les deux premiers. Mais pour tous les trois, la danse est une véritable passion.

Adrien et Anaïs ont été amoureux. Anaïs a rencontré Sanjeewa et elle tente d’oublier Adrien. Ce ne sera pas Adrien qui révélera l’histoire mais Anaïs. Mais ce n’est pas facile. Un évènement malheureux va permettre aux deux garçons de se rencontrer. Ils vont imaginer une danse, rien que pour leur amie. Une danse qui fera passer de nombreux messages. Mais tous les messages ne passent pas par la danse. Adrien, en écoutant, Sanjeewa, s’en rendra compte. Cela permettra également à Anaïs de tenter de comprendre les faits qui se sont déroulés entre elle et Adrien. Deux garçons, une fille, un trio qui se retrouvera pour la plus belle des amitiés.

L’auteur détaille très bien cette compétition très importante, même dans le sport étude où il n’y a aucune entraide. Cela me rappelle une certaine faculté à ce sujet. Quant aux préjugés concernant les immigrés, ils sont bien là puisque Sanjeewa est Sri-Lankais. Ils prennent l’argent des Français, ils sont mal intégrés. Pourtant ils souffrent surtout lorsqu’ils quittent un pays où ils peuvent mourir. Les explications sont importantes sur toutes les coutumes. L’auteur nous offre quelques belles a sur notre société d’aujourd’hui qui exclut tous ceux qui ne sont pas dans la norme, la situation des jeunes et moins jeunes, la pauvreté. Mais aussi, la danse n’est pas réservée qu’aux filles.

Je remercie Actes Sud Junior pour cette avant-première. Je croyais déjà avoir lu cet auteur mais ce n’étais pas le cas. Là, au moins, c’est réparé.

Dancers de Jean-Philippe Blondel

Date de sortie : 22 août 2018

Nb pages : 163

Editeur : Actes Sud Junior

ISBN : 978-2-330-10849-6

Trop de chefs, pas assez d’indiens de Marion Achard

Trop de chefs, pas assez d'indiens de Marion Achard

Trop de chefs, pas assez d’indiens de Marion Achard

Résumé Trop de chefs, pas assez d’indiens de Marion Achard

Lally a 10 ans, elle est la fille d’un chef indien Cherokee. Mais ce n’est que dans ses rêves car elle a une imagination débordante qui lui joue énormément de tours dans sa vie quotidienne, à l’école.

D’ailleurs, tout cela déplaît aux adultes qu’elle côtoie.

Avis Trop de chefs, pas assez d’indiens de Marion Achard

Un petit roman qui se laisse lire pour un adulte. Très facile. Cela prendre peut-être un peu plus de temps pour un enfant qui se retrouvera ou pas dans le personnage de Lally. Elle est en CM2 et cela ne se passe pas bien pour elle. Elle n’a pas de très bons résultats, va avec la boule au ventre à l’école et surtout les adultes ne la comprennent pas. Pourquoi ? Parce que Lally est une rêveuse, elle aime les histoires, notamment celles d’indiens. Si elle était interrogée en classe, elle obtiendrait de très bonnes notes. Mais Lally aime expérimenter et on comprendra pourquoi. On comprendra également la raison de ce mal-être, de cette envie de fuir, de connaître autre chose que son village où tout le monde se connait, a des opinions sur chacun.

Après analyse, Lally est, je trouve, une petite fille qui souffre. Heureusement qu’elle a sa meilleure amie, mais cela ne suffit pas. Elle recherche l’amour de ses parents, et notamment de sa mère. Cette brève rencontre avec Aldo va lui permettre de rencontrer quelqu’un qui va la comprendre. Bien sûr, elle échafaudera des hypothèses mais il lui fera un magnifique cadeau. Même si elle ne comprend pas tout, Lally sera extrêmement franche avec ce jeune homme. Elle avait besoin de lui et il a eu besoin d’elle. Quand une rencontre est magique et permet de changer le cours d’existences, c’est magnifique.

J’aime ces auteurs qui savent parler aux enfants, même les plus jeunes sans utiliser de mots trop difficiles. La lecture est plaisante et aborde les thèmes de l’amitié entre enfants, enfants et adultes. Autre thème celui de l’enfant qui ne se sent pas à sa place dans un monde trop régi par les lois, par la norme. On ne donne pas assez de place à ses enfants rêveurs, qui ont beaucoup d’imagination et qui s’instruisent d’un autre côté, grâce à leurs passions. Ces enfants peuvent être déstabilisés lorsqu’ils rencontrent une situation qui se révèle fausse. Comme le dit si bien l’auteur par la voix, l’écriture de Lally. Le cerveau prend du temps pour apprendre un fait, des données. Lorsque ces derniers sont faux et qu’il n’y a pas d’explications données, il est encore plus difficile à ce même cerveau d’annuler l’info apprise et d’en apprendre une autre.

Pour information, lorsque j’ai lu le titre, je m’attendais à une toute autre histoire. Il m’a fait penser à ces livres de développement personnel où l’on est en prise avec un Chef et que l’on est un indien qui doit suivre les idées de ce chef et ne pas montrer trop de résistances. Je pensais que ce serait une histoire de cour d’école avec ceux sont les stars de l’école, qui font et défont les amitiés et qui acceptent ou pas d’autres élèves. Je me suis trompée de bout en bout et ce n’est pas plus mal.

Je remercie les Editions Actes Sud Junior pour cette lecture.

Trop de chefs, pas assez d’indiens de Marion Achard

Date de sortie : mai 2018

Nb pages : 97

Editeur : Actes Sud Junior

ISBN : 978-2-330-10384-2

J’embrasse pas de Richard Couaillet

J'embrasse pas de Richard Couaillet

J’embrasse pas de Richard Couaillet

Résumé J’embrasse pas de Richard Couaillet

Sarah est une jeune adolescente de quatrième. Elle va raconter son histoire à ses lecteurs, comme s’ils étaient ses amis.

Elle n’aime pas être embrassée.

Avis J’embrasse pas de Richard Couaillet

Un petit roman très rafraîchissant, sur le ton de l’humour, qui traite des premiers amours qu’une jeune adolescente peut éprouver. Mais attention, Sarah n’aime pas embrasser. Est-ce qu’Harry, celui qui fait battre son coeur et qui l’a changée, va la faire basculer de l’autre côté ?

Oui, on peut adolescent et ne pas se comporter de façon niaise ! C’est le cas de Sarah, jeune lycéenne de quatrième. Elle a une très bonne amie. Elle est très mince et un fort caractère. Sarah n’aime pas embrasser car elle trouve que l’on peut transmettre beaucoup plus de microbes qu’en se serrant la main. Avec un tout petit frère qui bave, ça la dégoûte encore plus. Sarah va mettre son grand frère dans la confidence et elle trouvera, forcément, un allié, mais cela ne se fera pas tout seul. La jeune fille devra y mettre beaucoup du sien. Il lui apportera beaucoup de conseils. Leur relation en sortira beaucoup plus profonde.

Sarah raconte à son, ses lecteurs, cette histoire. Elle explique notamment sa vie de famille, pas toujours facile, comment elle se rapproche de son aîné, étudiant en médecine. Et surtout comment l’arrivée d’Harry, jeune américain, la bouleverse, notamment par des réactions corporelles. Elle le dit, elle est tombée amoureuse mais elle ne veut pas être, comme toutes ces adolescentes, qui tente d’approcher le beau jeune homme.

Sarah a beaucoup d’humour. Elle se met à la place de son lectorat, qu’elle considère comme ami. Elle fait ses blagues toute seule, car elle sait que celui ou celle qui la lit, les aura à l’esprit, prêtes à fuser. Références à Harry Potter, Star Wars, très sympathiques pour moi.

Je remercie Actes Sud Junior pour cette lecture vraiment sympathique.

J’embrasse pas de Richard Couaillet

Date de sortie : avril 2018

Nb pages : 96

Editeur : Actes Sud Junior

ISBN : 978-2-330-09689-2

Boom de Julien Dufresne-Lamy

Boom de Julien Dufresne-Lamy

Boom de Julien Dufresne-Lamy

Résumé Boom de Julien Dufresne-Lamy

Etienne est un lycéen qui s’adresse à son meilleur ami, Timothée, disparu.

Il retrace le début leur amitié, son évolution, ce qui est arrivé et comment il tente de survivre.

Avis Boom de Julien Dufresne-Lamy

Roman sur la perte d’un être cher, d’un ami, lorsque l’on est adolescent, que l’on se constuit. Livre sur la culpabilité. Ce roman est d’une très grande sensibilité servi par un écrivain qui met les mots justes sur ce que peut éprouver un adolescent et forcément tout être humain. Même moi, adulte, j’ai eu, certaines fois, les larmes aux yeux.

C’est donc l’histoire d’une amitié forte de trois ans entre deux lycéens. Etienne et Timothée ont deux caractères très différents. Mais il se complètent. Le premier aime faire la fête, les filles et ses résultats ne sont pas au top. Le deuxième, par contre, est une tête en classe. Il a des idées bien arrêtées. Leur amitié souffrira, à un moment donné, de ces deux forts caractères. Mais ce sera pour mieux repartir. L’un entraîne l’autre dans son sillage, et inversement. Timothée va tout faire pour pouvoir réaliser ce voyage scolaire à Londres, notamment avec son ami.

L’auteur, avec Etienne, qui écrit à son ami disparu, nous entraîne dans cette amitié, entrecoupée de ce qui se passe pour celui qui reste, qui vit dans la culpabilité de cet attentat de Londres où son ami a disparu. Il lui est impossible de faire son travail de deuil. Il ne veut pas abandonner son ami. Suivi par un psy, il s’est toutefois renfermé en lui-même. Stress post-traumatique du survivant, dépression, il lui est impossible d’effectuer un retour à la normale. Tout lui rappelle Timothé et ce qu’ils ont vécu, notamment au lycée. Etienne comprend, sans le comprendre, les louanges faits par le lycée, les élèves à son ami disparu. En tant qu’adulte et lectrice, pour moi, rendre hommage à quelqu’un de décédé de cette façon est également un moyen de se prouver que l’on est bien vivant et que la vie, malgré tout, doit continuer. Mais pour la famille, les amis les plus proches, ce n’est pas pareil. L’auteur aborde également le thème de la chasse aux scoops, monnayée également.

Il est difficile de vivre avec un sentiment de culpabilité, avec des questions auxquelles il est difficile d’avoir les réponses. Même si ce roman est destiné, avant tout, aux adolescents, je le conseille à tous car il est magnifique et bouleversant. Je remercie Julien Dufresne-Lamy pour la dédicace et les Editions Actes Sud Junior pour cette découverte.

Boom de Julien Dufresne-Lamy

Date de sortie : avril 2018

Nb pages : 111

Editeur : Actes Sud Junior

ISBN : 978-2-330-09685-4

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