Le mystère Lagerfeld de Laurent Allen-Caron

Le mystère Lagerfeld de Laurent Allen-Caron - Editions Fayard

Le mystère Lagerfeld de Laurent Allen-Caron – Editions Fayard

Le mystère Lagerfeld de Laurent Allen-Caron, présentation de l’éditeur

Son apparence et sa vie fascinent, intriguent. Karl Lagerfeld, le kaiser des podiums, le parrain de la mode s’est toujours dissimulé derrière des masques. Son mystère s’épaissit quand on croit le saisir. Lui-même le reconnaît  : «  Je veux être une apparition. Ça apparaît, ça disparaît.  » Mais qui se cache vraiment derrière les lunettes noires les plus célèbres du monde  ? Quelle est l’Histoire et le passé de cet homme qui ne voudrait vivre que dans le présent  ?
Laurent Allen-Caron a rencontré les témoins de l’ombre. Ceux qui ont bien voulu parler et retracer l’étonnant parcours d’un enfant allemand pour qui Paris représentait un rêve et une ambition.
Journaliste, Laurent Allen-Caron est l’auteur et le réalisateur d’une dizaine de documentaires pour l’émission de Laurent Delahousse Un jour, un destin, dont celui consacré à Karl Lagerfeld, «  Être et paraître  ».

Avis Le mystère Lagerfeld de Laurent Allen-Caron

Karl Lagerfeld est mort.

J’avais demandé cette biographie parue chez Fayard bien avant de connaître son décès. Avant cette lecture, j’ai vu deux reportages, magnifiques, sur Arte. L’un concernait sa vie en dessins et l’autre la vie, la création d’un défilé par Karl Lagerfeld pour Chanel. Les dessins racontant la vie de Karl Lagerfeld m’ont donné énormément d’indices sur sa vie, sur ce qu’il voulait bien raconter. Cette biographie en dit un peu plus sur cet homme. Mais je n’aurais peut-être pas dû voir ce documentaire de Loïc Prigent avant.

Depuis plus de 30 ans que je m’intéresse à la mode, les créations de Karl Lagerfeld pour Chanel en font partie, même s’il ne fait pas partie de mes couturiers favoris. Je n’ai pas toujours aimé ce qu’il a créé, mais chacun réagit différemment. Derrière le créateur, il y a l’homme, un homme avec énormément de verve, de petites phrases assassines. En ce sens, il ma fait penser à sa mère découverte dans ce reportage et encore plus dans cette biographie.

Karl Lagerfeld est un homme mystérieux, notamment avec ses lunettes noires, son éventail. Il voulait être le seul, l’unique et il a réussi. Il a pris son temps pour apprendre, même si très vite, il se lasse. Il a appris toutes les ficelles qui ont fait de lui un as, le maître en matière de confection, de tissus, en dessins. Erudit, il se passionne pour tout, les gens, les époques, tout est prétexte à s’instruire. La mode, oui, pour de nombreuses marques pour lesquelles il a travaillé en même temps, avec toujours un goût très sûr, en avance sur son temps, mais il n’a jamais réalisé les mêmes croquis. Karl Lagerfeld savait ce qu’il faisait et si cela ne lui plaisait pas, il défaisait et recommençait. L’art sous toutes ses formes, les livres, malgré une vie trépidante, il prenait le temps d’assouvir ses passions, nombreuses. Il achetait également. Homme qui avait de l’argent, de par sa famille, de par son travail, mais qui a su donner des fêtes extravagantes, donner à ceux qui comptaient pour lui. Karl Lagerfeld a trouvé les bons partenaires pour créer comme un échange de bons procédés.

Cette biographie se lit comme un roman. L’auteur, avec les nombreux témoignages, nous fait traverser de nombreuses époques. Il y a l’enfance de Karl Lagerfeld, son arrivée à Paris, son amitié et ses virées avec Yves Saint-Laurent, sa rencontre et sa vie avec Jacques de Bascher, plus tous ceux qui gravitaient autour d’eux. C’était une sacrée époque avec de la drogue, du sexe, de l’alcool. Mais Karl n’est jamais tombé là-dedans. Est-ce pour cela qu’il n’est jamais tombé, qu’il a continué à travailler autant jusqu’à 85 ans ? Bourreau de travail, propriétaire terrien, j’ai découvert un homme que j’aurais bien aimé rencontrer, en définitive.  Ce roman relate ses rapports, notamment avec son père, sa mère, Jacques, un petit peu Inès. Il voulait se créer, il voulait vivre son rêve, lui qui a été adulte très jeune. A-t-il eu le temps de tout accomplir ?

Toute la documentation qui a servi à l’écriture de cette biographie est notée en fin de chapitre mais aussi à la fin du livre. L’auteur se penche, en quelques mots, sur l’après Karl chez Chanel. Rien n’est dit sur son bras droit qui a travaillé avec lui de nombreuses années et que l’on a pu voir dans le reportage. Une femme qui a pris les rênes de Chanel et qui était déjà bien présente lors des nombreuses collections.

Pas un seul ennui à la lecture. Je me demande comment, en si peu de pages, on peut écrire autant sur un homme, plusieurs êtres humains, plusieurs époques. Je remercie Fayard et Netgalley pour cette lecture.

Le mystère Lagerfeld de Laurent Allen-Caron

Date de sortie : 6 février 2019

Editeur : Fayard

Nombre de pages : 218

ISBN : 9782213703732

Miss Crampon de Claire Castillon

Tue-moi si tu veux de Claire Castillon

Tue-moi si tu veux de Claire Castillon

Résumé Miss Crampon de Claire Castillon

Elle ne dit rien de ce qu’elle pense. Depuis l’âge de 5 ans, elle se tait, se chut. Camelia est sa belle-mère et  a tenté par tous les moyens de se faire accepter par cette petite fille.

Neuf ans plus tard, pour ne pas avoir de problèmes, elle se comporte comme les autres le souhaitent.

Avis Miss Crampon de Claire Castillon

Suzine, Suz, est une jeune adolescente qui est au collège. Ses parents ont divorcé mais ils ont l’air de s’entendre bien. Suzine ne dit jamais rien, elle se chut et ce depuis l’âge de cinq ans. Elle préfère ça à donner ses opinions car Suz est tout de même timide. On apprendra au fil des pages quel est ce petit problème qui a causé de grands dommages pour l’enfant, qui l’a recroquevillée sur elle-même. Pour avoir le moins de problèmes possible, elle se comporte comme les autres le souhaitent.

Suz a deux amies, toutes les deux amoureuses de Tom. Mais comme elle n’a pas su, pas voulu, donner sa propre opinion, ses amies n’ont plus confiance en elle. Suz est en vacances avec son père et sa belle-mère. Elle retrouve Tom au ski, ils partagent quelques moments qui ne plaisent pas forcément à la jeune fille. Entre une mère qui écrit des vers, un père qui ne la juge pas assez intelligente, Suz a fort à faire. Elle ne déteste pas sa belle-mère, elle trouvera tout de même une alliée en elle.

L’auteur développe le sujet de la non confiance en soi qui peut frapper de nombreux adolescents. Ils ne sont pas capables de s’affirmer face aux adultes, face aux amis. Ils se replient sur eux-mêmes, se retrouvent seuls et ne savent pas gérer les relations conflictuelles. Il y a également l’évasion par le mensonge, on s’invite un ami, un personnage. Ces mensonges peuvent résoudre les problèmes sur le court terme mais ils se retournent, à un moment, forcément contre celui qui raconte des histoires.

Suz va donc expérimenter les relations amicales qui se font, qui se défont, les premiers garçons qui tournent autour d’elle. Mais elle n’est pas prête. Ce qu’elle veut, c’est retrouver ses amies. Pourtant, les moqueries sont légion, à cause de son petit problème. Un garçon va la faire sortir de sa coquille, en l’inscrivant à Miss Crampon, la jeune fille qui représente le club de foot de la ville. Elle sera forcément entourée par tous les siens qui feront bloc pour elle et contre les autres. Cette expérience fera grandir Suz de bien des façons. Elle va apprendre à s’affirmer par rapport aux autres, à démontrer qu’elle ne restera plus en retrait et que les garçons, ce n’est pas pour le moment.

Je remercie les Editions Flammarion Jeunesse pour ce petit roman vraiment très sympathique à lire et qui s’adresse à un jeune public.

Miss Crampon de Claire Castillon

Date de sortie : 9 janvier 2019

Editeur : Flammarion Jeunesse

Nombre de pages : 203

ISBN : 978-2-0814-3657-2

Tue-moi si tu veux d’Adam Croft

Tue-moi si tu veux d'Adam Croft - Editions Harper Collins

Tue-moi si tu veux d’Adam Croft – Editions Harper Collins

Résumé Tue-moi si tu veux d’Adam Croft

Tasha fait lever Nick et sa fille Ellie à 5 heures du matin. Elle doit partir au travail parce qu’elle a une réunion importante.

Nick s’endort, il est un peu en retard pour emmener Ellie à l’école. Il retourne dans la maison, à la demande de sa fille, car elle a oublié un dessin. De retour à la voiture, sa fille a disparu.

Avis Tue-moi si tu veux d’Adam Croft

Ecrire un livre demande énormément de temps et de recherches. Par respect, j’ai pratiquement toujours fini un livre. Cela m’est arrivé deux fois d’en abandonner un en cours de route. J’ai toujours voulu laisser la chance à l’écrivain de me surprendre. Je ne suis que lectrice qui partage ses avis sur les romans lus. Les critiques peuvent être bonnes, très bonnes ou encore moins bonnes. Mais c’est comme pour tout le reste, ces avis n’engagent que moi et c’est le cas ici.

Le titre m’avait plu, le début de l’histoire également. Mais j’ai, très vite, été submergée par les nombreuses répétitions de l’auteur. Une fois, encore deux, passent, mais là ce sont pratiquement les mêmes mots pour décrire l’état d’esprit de cet homme, ce qu’il pense du travail de la police, pourquoi il ne leur dit rien par rapport à ce mail. Alors, sur un livre de 300 pages, toutes ces répétitions gâchent l’esprit de ce roman qui aurait pu être beaucoup plus psychologique. Je pense que l’auteur a voulu faire monter la tension par rapport à Nick. Mais pour moi, cela n’a pas pris. Alors, oui, toutes ces interrogations, à chaque fois les mêmes, pourraient arriver à n’importe qui. Mais là, nous sommes dans un roman. Et même si un roman peut s’inspirer de faits réels, il relate une histoire et j’ai besoin de m’évader, de faire corps avec l’histoire et les personnages. Bref, d’être transportée.

Pour moi, Tue-moi si tu veux est la première déception de 2019, même si les 50 dernières pages sont assez bonnes. L’auteur de cet enlèvement a été facilement trouvé. Je n’ai pas trouvé les personnages transcendants. Je n’ai pas aimé cet homme qui n’arrête pas de se plaindre, qui en a toujours après sa femme, au fait qu’elle travaille tant et plus. De toutes façons, dans ce couple qui ne se parle pas, l’incompréhension est sûre d’être de mise. Nick s’apitoie tout le temps sur lui, il sait qu’il est responsable de tout. Il s’interroge énormément et sur tout, ce qu’il doit faire ou pas. Il tente de prendre les bonnes décisions même s’il sait qu’il y a une marge d’erreur. Ce qui joue contre lui est le fait que la police ne croit pas en lui et surveille ses agissements. Le lecteur pourrait se sentir concerné par le fait que ce couple a eu extrêmement de mal à avoir un enfant. Ils s’accusent mutuellement mais sans prononcer les mots. Tasha est une femme forte, en apparence. Elle veut tout contrôler. Elle veut offrir le meilleur à sa fille.

L’auteur consacrE énormément de chapitres à Nick, quelques uns à Tasha et deux ou trois en italique qui annoncent un dénouement. L’enlèvement d’Ellie est au centre de tout. L’un et l’autre veulent la retrouver. Va-t-elle sauver leur couple, comme au moment de sa naissance ? Le passé peut revenir très vite au galop puisqu’ils avaient fait le choix de ne rien se dire. Il suffit d’un événement pour que tout refasse surface.

Je remercie Negalley et les Editions Harper Collins pour cette lecture.

Tue-moi si tu veux d’Adam Croft

Date de sortie : 8 janvier 2019

Editeur : Harper Collins

Nombre de pages : 314

ISBN : 9781542046251

L’égarée de Donato Carrisi

L'égarée de Donato Carrisi - Editions Calmann Lévy

L’égarée de Donato Carrisi – Editions Calmann Lévy

Résumé L’égarée de Donato Carrisi

Samantha a 13 ans. Elle est au collège. Sa meilleure amie lui a dit que Tony Baretta voulait lui parler. Samantha n’a pas dormi de la nuit. Elle se prépare pour ce rendez-vous. Elle se regarde dans la vitre d’une voiture et voit un homme qui porte le masque d’un lapin.

Avis L’égarée de Donato Carrisi

Et un de plus pour moi. Donato Carrisi me ravit toujours autant. L’égarée est encore mieux que Tenebra Roma. Et je ne suis pas au bout de mes peines, si je puis l’écrire, puisqu’il m’en reste encore à lire. Mais L’égarée est le dernier publié.

Chez Donato Carrisi, l’atmosphère et les éléments extérieurs jouent beaucoup pour ses histoires. Tenebra Roma, c’était le déluge, le black-out. L’égarée, c’est pire que la canicule. Tout a dû être changé pour que les gens vivent et travaillent. Bon, voilà, le point météo du livre. Ensuite, passons aux personnages. Nous retrouvons ici Bruno Genko, détective privé. Donato Carrisi fait également référence à Mila, un de ses personnages récurrents. On sait dès le départ que les jours de Genko sont comptés. Il a un papier qui lui a annoncé qu’il devait mourir, mais il a dépassé la date limite. Chaque jour qui passe est somme toute une victoire, il va dédier ces jours à la recherche de la vérité sur une enquête qu’il n’a pas mené quinze ans auparavant. En effet, Samantha a disparu mais elle a refait surface. Elle doit recouvrer la mémoire pour permettre l’arrestation de son tortionnaire.

De nombreux chapitres sont consacrés à Genko et son enquête. Il voudra baisser les bras, mais des éléments vont lui permettre de reprendre confiance pour cette quête de la vérité. Qui est le tortionnaire de Samantha ? Que lui a-t-il fait ? Comment en est-il arrivé là ? Genko s’intéresse à l’humain, à l’homme. Il a suffi d’une bande dessinée, détournée, pour que des enfants, garçons, soient la proie d’hommes qui ont décidé de les anéantir. Ces enfants deviendront à leur tour des bourreaux avec cette recherche de transmettre le flambeau. Je ne veux pas trop en dévoiler. Il faut vraiment lire les pages de ce superbe roman même si un élément de la fin n’a toujours pas été compris. Est-ce vraiment réel ce qui est arrivé à Samantha ? Elle est aidée par un profiler pour retrouver la mémoire. Mais les rebondissements, là aussi, nous entraînent dans une histoire inadmissible. Souffrances, comment survivre face à un prédateur sexuel qui joue continuellement avec vous ? Ces enfants, qu’ils soient filles ou garçons, deviennent, eux aussi, des monstres. Tout se joue sur cette souffrance des enfants qui sont abusés par des adultes.

Genko est un solitaire, un homme qui cache beaucoup de choses. Il ne se confie pas, même à sa meilleure amie, un homme devenu femme. Il a mené ses enquêtes en utilisant tout ce qui pouvait être à sa portée, en franchissant, bien souvent les limites. Genko est haï par les flics et c’est réciproque. Mais il arrivera à trouver un homme, peu de temps, à qui il fera confiance pour cette histoire et qui lui permettra d’aller jusqu’au bout. Et il sait aussi où chercher les informations qui peuvent lui manquer, dans ce dark web, ce deep-web où le pire côtoie l’indicible.

L’égarée de Donato Carrisi

Date de sortie : 3 octobre 2018

Editeur : Calmann Levy

Nombre de pages : 331

ISBN : 978-2-7021-5738-1

Bienvenue à Mother’s Rest de Lee Child

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Résumé Bienvenue à Mother’s Rest de Lee Child

Jack a décidé de s’arrêter à Mother’Rest, une petite ville entourée par d’immenses champs de blés. Il compte rester une seule journée. Il voit une femme à la gare qui semble attendre quelqu’un.

Il fait le tour de Mother’s Rest et prend une chambre au motel.

Avis Bienvenue à Mother’s Rest de Lee Child

Jack Reacher descend du train à Mother’s Rest. Il rencontre une jeune femme et poursuit son chemin. La question qui va revenir sans cesse, après avoir imaginé divers scénarii, est pourquoi Mother’s Rest. Très vite, Jack est surveillé, surtout qu’il se lie avec cette femme, ex de FBI, qui attend son associé. Jack souhaite partir le lendemain mais très vite, il va échanger avec Michelle et de fil en aiguille, il va lui apporter son soutien dans cette quête, dans cette enquête. Car ils vont en voir du pays. Ils vont en trouver des situations rocambolesques, des personnes payées pour les éliminer. Que cache Mother’s Rest ? Que cachent les habitants de Mother’s ? Dark web, oui. Mais pas assez fouillé à mon goût. Pourquoi ? Est-ce que cela correspond réellement à l’histoire, à ces morts ? Epiés de bout en bout de leur histoire mais arriveront-ils vraiment à s’en sortir et à connaître le fin mot de cette histoire ?

Michelle et Jack ont deux façons d’opérer. Il réfléchit beaucoup, analyse et élabore des thèses. Elle, elle va tenter de les démonter. Il marche également à l’instinct et par rapport à ses expériences. Il veut laisser faire et voir venir. Michelle le tempère car il est bagarreur. Il prend des coups, mais surtout sait les rendre ou les donner bien avant.

Un roman lu pas au bon moment  ? En tous les cas, j’ai trouvé qu’il a été extrêmement long à se mettre en place. Ennuyeux comme ses champs de blé à perte de vue ? Non, tout de même pas car cela ne serait pas honnête envers l’auteur. Mais j’ai mis énormément de temps à le lire, même s’il me tardait de le finir avant de passer à une autre lecture. J’ai trouvé des éléments très intéressants comme cette connaissance impeccable des armes, comment elles sont agencées, ce qu’elles permettent. En lisant ce roman, on pourrait penser que l’auteur écrit de nombreuses répétitions. C’est juste pour démontrer que les éléments surviennent, que le scénario écrit arrive bien, comme ce qu’analysé Jack. Les actions, tout comme les gens et les paysages sont très détaillés. J’ai eu l’impression de les voir se dérouler devant moi au ralenti.

Je n’ai pas eu à franchement parler d’affinités avec les deux personnages principaux, Jack et Michelle. Jack est un personnage récurrent chez Lee Child. Il est possible que je lise un autre roman de l’auteur avec Jack afin que je change d’avis ou pas.

Je remercie Babelio pour cette sélection Masse Critique et les Editions Calmann Levy.

Bienvenue à Mother’s Rest de Lee Child

Date de sortie : 19 septembre 2018

Editeur : Calmann Lévy

Nombre de pages : 453

ISBN : 978-2-7021-6149-4

Deux jours avec lui avec M-A Chabarni

Deux jours avec lui de M-A Charbarni

Deux jours avec lui de M-A Charbarni

Résumé Deux jours avec lui avec M-A Chabarni

Elle vient de subir une opération qui lui permet de ne plus être obèse. Elle a une maison et un nouveau travail. Elle est heureuse.

Elle se rappelle de cette rencontre d’un week-end dont la règle de départ était de ne pas se revoir

Avis Deux jours avec lui avec M-A Chabarni

Une autobiographie érotique mais pas que. Une révélation pour cette femme, mais je le pense aussi pour cet homme. Ils se sont mis à nu, au sens propre comme au sens figuré. Dès le départ, les bases étaient posées. Une aventure de deux jours qui ne devait pas continuer. C’est ce que révèle l’auteur dans ce livre et cette expérience qui n’a eu que du bon pour elle.

Elle explique pourquoi elle est en surpoids. Elle explique donc également pourquoi elle ne veut pas s’attacher. Les raisons en sont facilement compréhensibles. Cash, sans mièvreries, l’auteur raconte son histoire, cette histoire qui aurait pu mal se passer. Mais elle a voulu faire confiance à cet homme, ce militaire, grâce à leurs échanges par SMS et téléphoniques. Ils vont se connaître pendant ces trois mois mais ils vont garder une part de mystère, pour peut-être se dévoiler lorsqu’ils se rencontreront. On sent, toutefois, que lorsqu’il arrive, elle n’est pas sûre d’elle et ce en raison de son corps, car malgré les fantasmes, les SMS, la réalité pourrait s’avérer autre. Mais il passe outre. Il va se comporter comme lors de leurs échanges. Bisexuel, il veut aussi vivre une aventure intense, profondément humaine, juste pour quelques heures. Et ce sera le cas. Malgré le fait qu’ils vont passer près de 18 heures au lit à avoir du plaisir, à s’en donner, à expérimenter l’un et l’autre, cette rencontre se révèle d’une richesse incroyable. A cause de son expérience, elle s’était blindée physiquement et mentalement. Ce week-end va la révéler physiquement et mentalement et lui permettra de prendre une décision radicale.

Les titres des chapitres évoquent donc leur expérience pendant ce week-end et font référence à l’armée, à la guerre. Il peut y avoir un sentiment d’urgence, de douleur consentie ou pas, de peur, mais ils vont aussi discuter inlassablement. On sent une grande tendresse entre ces deux personnes. Tout a été fait avec respect, amour dans cette relation franche dès le départ. Un bel hommage tout de même à cet homme.

Nicolas est tout de même un homme énigmatique. Il est beau, il a un énorme pouvoir de séduction et il aime tous les plaisirs et surtout il a des secrets. Mais il n’en joue pas. Elle, quant à elle, se sent très bien, comme si elle avait trouvé sa moitié. Des regards, des gestes tendres, des mots tendres, est-ce que cette histoire aurait pu continuer ?

Je remercie les Editions La Musardine pour cette lecture.

Deux jours avec lui avec M-A Chabarni

Date de sortie : 7 juin 2018

Nb pages : 192

Editeur : La Musardine

ISBN : 978-2-330-10384-2

7 ans de silence de JoAnn Chaney

Sept ans de silence de JoAnn Chaney

Sept ans de silence de JoAnn Chaney

Résumé 7 ans de silence de JoAnn Chaney

Hoskins et Loren ont décidé de suivre un homme. Ils estiment qu’il a quelque chose à cacher. Ils obtiennent un mandat de perquisition et découvrent un véritable charnier.

Sammie, journaliste, est très vite sur les lieux et assiste à tout.

Avis 7 ans de silence de JoAnn Chaney

Durant les cinquante premières pages, l’auteur pose les fondations de son roman. Elle explique le caractère des trois héros qui se retrouveront sept ans plus tard. Elle développe la découverte de ces nombreux corps et un tueur en série qui n’avoue pas. Des pages qui ne sont pas de trop car elles permettent d’entrer dans le vif du sujet et donnent déjà un bel avant-goût de ce qui va suivre.

L’auteur, dans ce roman psychologique, s’évertue à expliquer, avec brio, les caractères et la vie de Sammie, Hoskins, Loren, Gloria mais aussi Jackie avant et après. Cette histoire les a profondément changés et on s’en rend compte sept ans plus tard.

Hoskins et Loren sont inspecteurs. Ils travaillent ensemble et font du très bon travail. Ils se complètent mais n’ont rien en commun et ne sont pas du tout amis. Hoskins est violent, peu apprécié, il n’a pas d’humour. Loren, quant à lui, est plus posé. Mais n’est-ce pas l’arbre qui cache la tempête ? Hoskins a une relation avec Sammie, qui est mariée. Journaliste, elle veut tout faire pour arriver à ses fins et elle n’hésite pas à utiliser les uns et les autres. Ils devront faire face à Seever, ce fameux tueur en série qu’ils vont arrêter et qui va les manipuler. Sept ans plus tard, alors que Seever est dans le couloir de la mort, les meurtres reprennent et concernent les proches de Seever, tous ceux qu’il a côtoyés. La vie n’a pas épargné Hoskins, Loren, Sammie et encore moins Gloria, la femme de Seever. Hoskins et Loren ne sont plus coéquipiers depuis ans. Sammie n’est plus journaliste. Gloria est restée dans l’ombre de cet époux, charismatique. Elle l’a aimé et l’aime toujours. Elle a perdu toute la fortune dont elle disposait. Elle est la victime d’insultes car tout le monde pense qu’elle savait ce qui se passait, vu que cela se passait chez elle. A-t-elle fait l’autruche ? L’auteur va tenter d’y répondre dans ce roman. Car tout tournait autour de son mari. Tous les personnages sont beaucoup moins humains. On ne sort pas indemne d’une telle histoire. Les quelques personnages, que l’on pourrait juger secondaires, tiennent une place importante. J’ai bien apprécié celui de Carrie qui avait survécu en s’échappant. Cette histoire lui a laissé des traces. Elle a tenté d’avancer, elle a évolué certes mais ce passé reste toujours présent. Elle vit un stress post-traumatique permanent.

Les chapitres sont consacrés à ces personnages principaux où on suit leur évolution et ce qu’ils subissent. Ils font tenir le roman de bout en bout et le sauvent en définitive. Je passe pas loin du coup de coeur mais je trouve la fin pas assez travaillée. J’aurais dû me douter de l’identité du second tueur. Personnellement, je trouve qu’il n’est pas assez développé, surtout vers la fin. Comme tout bon auteur, JoAnn Chaney fait bien monter la tension. Vers les cinquante dernières pages, les chapitres sont de plus en plus courts. Ce premier roman est quand tout même très réussi. Le suivant risque d’être encore mieux car ici, il n’y a aucune lenteur, le rythme est très bien soutenu.

Je remercie les Editions Presses de la Cité pour cette lecture car je lirai avec plaisir un prochain roman.

7 ans de silence de JoAnn Chaney

Date de sortie : 16 mai 2018

Nb pages : 410

Editeur : Presses de la Cité

ISBN : 978-2-25-14237-4