7 ans de silence de JoAnn Chaney

Sept ans de silence de JoAnn Chaney

Sept ans de silence de JoAnn Chaney

Résumé 7 ans de silence de JoAnn Chaney

Hoskins et Loren ont décidé de suivre un homme. Ils estiment qu’il a quelque chose à cacher. Ils obtiennent un mandat de perquisition et découvrent un véritable charnier.

Sammie, journaliste, est très vite sur les lieux et assiste à tout.

Avis 7 ans de silence de JoAnn Chaney

Durant les cinquante premières pages, l’auteur pose les fondations de son roman. Elle explique le caractère des trois héros qui se retrouveront sept ans plus tard. Elle développe la découverte de ces nombreux corps et un tueur en série qui n’avoue pas. Des pages qui ne sont pas de trop car elles permettent d’entrer dans le vif du sujet et donnent déjà un bel avant-goût de ce qui va suivre.

L’auteur, dans ce roman psychologique, s’évertue à expliquer, avec brio, les caractères et la vie de Sammie, Hoskins, Loren, Gloria mais aussi Jackie avant et après. Cette histoire les a profondément changés et on s’en rend compte sept ans plus tard.

Hoskins et Loren sont inspecteurs. Ils travaillent ensemble et font du très bon travail. Ils se complètent mais n’ont rien en commun et ne sont pas du tout amis. Hoskins est violent, peu apprécié, il n’a pas d’humour. Loren, quant à lui, est plus posé. Mais n’est-ce pas l’arbre qui cache la tempête ? Hoskins a une relation avec Sammie, qui est mariée. Journaliste, elle veut tout faire pour arriver à ses fins et elle n’hésite pas à utiliser les uns et les autres. Ils devront faire face à Seever, ce fameux tueur en série qu’ils vont arrêter et qui va les manipuler. Sept ans plus tard, alors que Seever est dans le couloir de la mort, les meurtres reprennent et concernent les proches de Seever, tous ceux qu’il a côtoyés. La vie n’a pas épargné Hoskins, Loren, Sammie et encore moins Gloria, la femme de Seever. Hoskins et Loren ne sont plus coéquipiers depuis ans. Sammie n’est plus journaliste. Gloria est restée dans l’ombre de cet époux, charismatique. Elle l’a aimé et l’aime toujours. Elle a perdu toute la fortune dont elle disposait. Elle est la victime d’insultes car tout le monde pense qu’elle savait ce qui se passait, vu que cela se passait chez elle. A-t-elle fait l’autruche ? L’auteur va tenter d’y répondre dans ce roman. Car tout tournait autour de son mari. Tous les personnages sont beaucoup moins humains. On ne sort pas indemne d’une telle histoire. Les quelques personnages, que l’on pourrait juger secondaires, tiennent une place importante. J’ai bien apprécié celui de Carrie qui avait survécu en s’échappant. Cette histoire lui a laissé des traces. Elle a tenté d’avancer, elle a évolué certes mais ce passé reste toujours présent. Elle vit un stress post-traumatique permanent.

Les chapitres sont consacrés à ces personnages principaux où on suit leur évolution et ce qu’ils subissent. Ils font tenir le roman de bout en bout et le sauvent en définitive. Je passe pas loin du coup de coeur mais je trouve la fin pas assez travaillée. J’aurais dû me douter de l’identité du second tueur. Personnellement, je trouve qu’il n’est pas assez développé, surtout vers la fin. Comme tout bon auteur, JoAnn Chaney fait bien monter la tension. Vers les cinquante dernières pages, les chapitres sont de plus en plus courts. Ce premier roman est quand tout même très réussi. Le suivant risque d’être encore mieux car ici, il n’y a aucune lenteur, le rythme est très bien soutenu.

Je remercie les Editions Presses de la Cité pour cette lecture car je lirai avec plaisir un prochain roman.

7 ans de silence de JoAnn Chaney

Date de sortie : 16 mai 2018

Nb pages : 410

Editeur : Presses de la Cité

ISBN : 978-2-25-14237-4

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J’embrasse pas de Richard Couaillet

J'embrasse pas de Richard Couaillet

J’embrasse pas de Richard Couaillet

Résumé J’embrasse pas de Richard Couaillet

Sarah est une jeune adolescente de quatrième. Elle va raconter son histoire à ses lecteurs, comme s’ils étaient ses amis.

Elle n’aime pas être embrassée.

Avis J’embrasse pas de Richard Couaillet

Un petit roman très rafraîchissant, sur le ton de l’humour, qui traite des premiers amours qu’une jeune adolescente peut éprouver. Mais attention, Sarah n’aime pas embrasser. Est-ce qu’Harry, celui qui fait battre son coeur et qui l’a changée, va la faire basculer de l’autre côté ?

Oui, on peut adolescent et ne pas se comporter de façon niaise ! C’est le cas de Sarah, jeune lycéenne de quatrième. Elle a une très bonne amie. Elle est très mince et un fort caractère. Sarah n’aime pas embrasser car elle trouve que l’on peut transmettre beaucoup plus de microbes qu’en se serrant la main. Avec un tout petit frère qui bave, ça la dégoûte encore plus. Sarah va mettre son grand frère dans la confidence et elle trouvera, forcément, un allié, mais cela ne se fera pas tout seul. La jeune fille devra y mettre beaucoup du sien. Il lui apportera beaucoup de conseils. Leur relation en sortira beaucoup plus profonde.

Sarah raconte à son, ses lecteurs, cette histoire. Elle explique notamment sa vie de famille, pas toujours facile, comment elle se rapproche de son aîné, étudiant en médecine. Et surtout comment l’arrivée d’Harry, jeune américain, la bouleverse, notamment par des réactions corporelles. Elle le dit, elle est tombée amoureuse mais elle ne veut pas être, comme toutes ces adolescentes, qui tente d’approcher le beau jeune homme.

Sarah a beaucoup d’humour. Elle se met à la place de son lectorat, qu’elle considère comme ami. Elle fait ses blagues toute seule, car elle sait que celui ou celle qui la lit, les aura à l’esprit, prêtes à fuser. Références à Harry Potter, Star Wars, très sympathiques pour moi.

Je remercie Actes Sud Junior pour cette lecture vraiment sympathique.

J’embrasse pas de Richard Couaillet

Date de sortie : avril 2018

Nb pages : 96

Editeur : Actes Sud Junior

ISBN : 978-2-330-09689-2

Elizabeth, marquise déchue de Louis Clavel

Elizabeth, marquise déchue de Louis Clavel

Elizabeth, marquise déchue de Louis Clavel

Résumé Elizabeth, marquise déchue de Louis Clavel

Elizabeth, préparée par Mary, va rejoindre son amant, Timothy.

Mais en plein ébat, ils sont surpris, notamment par le fiancé de la jeune fille. Timothy le provoque en duel. En attendant, il est jeté dans les prisons du château.

Elizabeth est considérée, alors, comme une fille légère.

Avis Elizabeth, marquise déchue de Louis Clavel

De l’érotisme mais pas que. Surtout l’histoire de cette jeune Lady, Marquise anglaise qui fuit son pays, un mariage et qui espère retrouver son amant sur le port de Liverpool en direction de la Louisiane. Elle est accompagnée de sa domestique, son amie de toujours, Mary. Mais tout ne se passe pas comme prévu pour ces deux jeunes femmes de 18 ans.

Il m’a été indiqué en commentaire sur Facebook que la photo du roman faisait penser à Angélique, Marquise des Anges. C’est vrai et j’ai eu cette impression en lisant ce roman qui relate les expériences de cette jeune femme. Mais attention, il n’y a aucun plagiat. J’ai bien aimé suivre les aventures de ces deux jeunes femmes qui au gré de leur périples sont devenues plus que des amies. Mais attention, il faut se méfier. Elizabeth a très peu d’expériencs. C’est le cas de toutes les jeunes filles anglaises. Par contre, en amour, elle a bien expérimenté mais pas comme sa domestique, qui comme elle le révèle, a dormi avec les domestiques et donc a pu être au fait de nombreuses expériences sexuelles. Les jeunes femmes vont donc se retrouver seules sur un bateau qui va accoster à Brest. Ensuite ce sera direction la Louisiane et l’attaque par les pirates. Elles vont vivre dans un milieu d’hommes. Mary sera plutôt du côté de ceux qui souffrent, comme les esclaves, tandis qu’Elizabeth se frottera aux capitaines des bateaux. Il y a toujours en filigrane son premier amant qui est aussi celui qu’elle aime et qui lui a demandé, s’il ne la rejoignait pas de continuer à vivre car elle est faite pour ça. Car Elizabeth est une amoureuse. Mais elle devra survivre. Mary est toujours là pour la protéger, elle est de bons conseils, la protège.

L’auteur nous entraîne via les océans. Même si le voyage semble long aux jeunes femmes, on se rend compte, qu’à cette époque, il en fallait du temps pour rallier différents points. Historiquement, c’est aussi très intéressant. On retrouve le commerce des denrées venues d’ailleurs, la traite des esclaves, l’attaque des pirates, les traversées de l’Atlantique pour conquérir le Nouveau-Monde.

Ce premier roman est très facile à lire. L’auteur sait nous rendre les personnages attachants. Les descriptions nous permettent d’imaginer, sans problèmes, ce qui se passe, ce qui est traversé. A suivre pour un prochain.

Je remercie les Editions La Musardine pour la découverte de ce premier roman et surtout l’auteur pour la dédicace.

Elizabeth, marquise déchue de Louis Clavel

Date de sortie : 15 février 2018

Nb pages : 238

Editeur : La Musardine

ISBN : 978-2-84271-815-2

L’enfant de mon mari de Deborah O’Connor

L'enfant de mon mari - Deborah O'Connor

L’enfant de mon mari – Deborah O’Connor

Résumé Avis L’enfant de mon mari de Deborah O’Connor

Un enfant est enlevé par une femme

Heidi s’arrête pour acheter une bouteille de vin dans un quartier qu’elle ne connaît pas et où elle ne se rend jamais.

Elle voit un jeune garçon. Pour elle, c’est l’enfant disparu de son mari.

Avis L’enfant de mon mari de Deborah O’Connor

Toujours pas un coup de coeur, mais presque. Pourtant j’ai vraiment bien aimé ma lecture. Mais qui a pu enlever Barney ? Tout le long du livre, je me suis interrogée. Le père, la mère, l’officier de police ? Les indices peuvent s’accumuler contre l’un, l’autre. Mais rien n’est facile. D’ailleurs, Heidi s’en rend très vite compte, surtout qu’on lui met des bâtons dans les roues, que ce soit dans sa vie professionnelle et privée. Mais elle est tenace. Elle veut suivre son intuition. Elle n’aura de cesse que de découvrir la vérité lorsqu’elle rencontre cet enfant. Elle y arrivera. Pour cela, elle fera des découvertes chez elle, auprès de son mari, auprès de l’ex-femme de son mari et des gens qu’elle va rencontrer.

J’ai suivi le périple de ce couple qui semble s’aimer, Heidi plus que Jason. Ce dernier est un personnage tout de même assez froid, secret. Bien entendu, on peut le comprendre avec la perte d’un enfant dont les recherches sont toujours en cours. Mais il reste trop campé sur ces positions. Pour son fils, il tient un véritable journal de bord sur toutes les pistes qu’il a fallu remonter et qui se sont révélées fausses. Il lui reste les portraits robots effectués par la police et qui montrent Barney à différents âges. Mais ces portraits ne sont qu’une esquisse. Il pense qu’il reconnaîtra automatiquement son fils et inversement car les liens sont trop forts. Au fur et à mesure de l’avancée du livre, on en sait plus sur la vie de Jason, de Barney et de Vicky. Un mariage très jeune, un enfant rapidement. Même sans la perte de leur enfant, auraient-ils continué à vivre ensemble ?

L’auteur nous détaille avec force détails les sentiments d’Heidi et de Jason. Comment on peut essayer de se reconstruire après la perte d’un enfant. D’ailleurs, pour Heidi, les détails de la mort de sa fille sont donnés au compte goutte. On en apprend aussi sur leur rencontre, sur ces disparitions qui ont été médiatisées et comment ils doivent gérer cela au quotidien. Car ils sont connus et les profiteurs, de tout bord, sont bien là. Elle apprendra, également, à connaître son mari, avec cette histoire. Je peux imaginer très bien ces quêtes, l’espoir qui fait revivre ou qui s’anéantit. Il y a également ce quotidien fait de condoléances. La vie doit reprendre le dessus, les gens qui ont perdu un enfant doivent travailler, subvenir à leurs besoins.

Heureusement qu’Heidi a son souvenir fétiche qu’elle peut utiliser à tout moment qui lui permet de se calmer quand la situation est trop tendue. Sa fille est en elle et avec elle. Les souvenirs, que l’on pensait oublier, peuvent également affluer. Ils sont comme une petite bouffée que l’on chérit et que l’on garde bien précieusement. Très psychologique, ce roman débute par l’enlèvement d’un enfant. On saura à la fin quel enfant c’est mais aussi la situation de cette fuite. L’auteur joue avec nos nerfs avec ce prologue mais aussi la fin. D’ailleurs, j’ai dû en relire quelques pages avant de bien comprendre qui était concerné. L’auteur nous offre aussi une réflexion sur ceux qui ont été enlevés et qui sont aimés par leur nouvelle famille. Ont-ils oublié l’ancienne ? Je ne le pense pas pour ma part.

Il y a un petit hic toutefois. Comment Heidi peut-elle fait autant de bruit avec ses talons pour se sauver alors qu’elle sait qu’un homme est dans le couloir, même s’il ne la voit, pour attendre l’ascenseur ? Excuse de premier roman mal relu par les éditeurs ?

Je remercie Netgalley et les Editions Presses de la Cité.

L’enfant de mon mari de Deborah O’Connor

Date de sortie : 18 janvier 2018

Nb pages : 352

Editeur : Presses de la Cité

ISBN : 9782258138391

Tenebra Roma de Donato Carrisi

Tenebra Roma de Donato Carrisi

Tenebra Roma de Donato Carrisi

Avis Tenebra Roma de Donato Carrisi

Donato Carrisi m’a fait extrêmement peur avec le début de son roman. Rome sous les trombes d’eau me rappelaient étrangement un roman lu peu de temps auparavant, Roma de Mirko Zilahy. Mince, un sentiment de déjà vu, mais il y a chez Donato Carrisi la dimension de black-out. Ce déjà vu est accentué avec Sarah et Marcus, que l’on retrouve ici. Un rappel du Tribunal des Ames, un roman de l’auteur, déjà très apprécié. Je me rends compte que je dois le relire car j’ai la mémoire qui flanche. Bref, après ces premières pages, je me suis laissée happer par ce roman, par le style de Donato.

Tout commence avec cette femme qui vit recluse chez elle depuis neuf ans et la disparition de son enfant de trois ans. Ensuite, un homme est enfermé dans un endroit obscur. Il va tout faire pour s’en sortir quitte à souffrir tant et plus. Sarah avait demandé sa mutation au sein de la police. Après la mort de son époux, elle ne supportait plus de photographier des cadavres. Elle est obligée de se rendre à une réunion avec les grands pontes de la police et de la ville de Rome. On lui présente une vidéo pour qu’elle l’analyse mais on ne lui dit pas tout.

Je dois dire que je me suis laissé aisément embarquer par l’histoire. J’aurais peut-être dû m’interroger dès le départ. Donato Carrisi sait nous montrer des personnages, les analyser, montrer leur côté obscur pour en faire des suspects faciles. Quant aux victimes, sont-elles si victimes que cela ? Entre Rome qui est sous les pluies torrentielles et un black-out d’une journée, que va-t-il se passer, surtout la nuit ? La police, les services municipaux sont sur le pied de guerre pour qu’il n’y ait pas de morts, que les plus vils instincts ne se réveillent pas. Mais la prophétie d’un pape, Léon X, pourrait se réaliser, lui qui avait annoncé que Rome ne devait jamais être dans le noir.

Donato Carrisi mêle allègrement et sans fausses notes la description de Rome, des Romains et surtout de l’Eglise catholique et du Vatican. On en apprend des choses dans ce roman. Même si on peut penser que l’imagination de l’auteur est à son comble, certains éléments sont somme toute véridiques. Quand je lis Eglise, Vatican, tout cela me fait penser aux Borgia. Pourquoi ? Peut-être que la série, que je n’ai pas vu en entier, m’a marqué. Le personnage, responsable de Marcus, est avocat au Tribunal des Ames, y est pour beaucoup. Ainsi que ce prêtre, retrouvé mort et dont on va cacher la véritable raison de sa mort. De plus, il a intégré un compte à rebours jusqu’à la nuit et le black-out mais aussi jusqu’au petit matin car tout le monde va travailler et sera de sortie.

En peu de pages, pour moi, c’est peu, moins de 250, Donato Carrisi nous offre un roman très riche. Comme à son habitude. On ne le lâche pas, on veut savoir ce qui se passe et j’ai été forcément surprise et plus qu’agréablement surprise. L’être humain se révèle mauvais quand il est manipulé par des gens peu scrupuleux. La mort d’un être proche peut-elle également faire basculer vers le sordide. Il suffit d’une rencontre et de beaucoup de manipulations. Car nombreux sont ceux à manipuler et être manipulés dans ce roman. Je dois dire que j’ai été scotchée par cet homme, enfermé au Vatican, un tueur en série, gardé par des soeurs, qui va tenter d’aider Marcus dans son enquête.

Cela m’avait déjà frappé avec la pluie dans Roma, mais le silence total ne semble plus être accepté par l’être humain. Donato Carrisi le démontre très bien. Nous sommes tous obligés de vivre avec le bruit de la ville. Même dans les campagnes, le silence n’est jamais total avec les animaux. Il y a toujours un bruit de fond. Mais quand la nature se rebelle, que les éléments ne sont plus naturels, ces mêmes animaux se taisent.

J’espère que nous aurons une suite, un nouveau roman avec ces deux personnages emblématiques car Donato Carrisi ne peut pas laisser Marcus et encore moins Sarah de cette façon.

Merci à Netgalley et Calmann Levy pour cette sélection.

Résumé Tenebra Roma de Donato Carrisi

Rome est sous le déluge et sera dans le noir dans très peu de temps. C’est le black out. La police est sur les dents car les plus vils instinct peuvent se réveiller.

Mathilde Fray vit cloîtrée chez elle depuis la disparition de son fils de trois ans, il y a neuf ans.

Tenebra Roma de Donato Carrisi

Date de sortie : 18 octobre 2017

Nb pages : 247

Editeur : Calmann Lévy

ISBN : 978-2-330-08184-3

Jusqu’à l’impensable de Michael Connelly

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Avis Jusqu’à l’impensable de Michael Connelly

Il me semble que c’est la première enquête lue avec Harry Bosch. Je ne me rappelle vraiment avoir déjà plongé dans un roman de Connelly. C’est bien dommage, je dois le dire. Vais-je tout reprendre depuis le début pour voir l’évolution de ce personnage qui me plait bien ? Vu tout ce qui m’attend, ce sera peut-être pour plus tard. En tous les cas, je ne regrette absolument pas ma sélection masse critique de Babelio. J’ai découvert et Harry et la plume de l’auteur qui nous entraîne dans une superbe enquête avec un ex inspecteur qui ne lâche pas le morceau car il veut trouver le coupable.

Harry a été mis à la retraite de force à cause d’une enquête interne. Il n’est vraiment plus le bienvenu au LAPD, sauf pour certains de ses anciens collègues. Il s’ennuie, il faut bien le dire. Lorsque son demi-frère lui demande de l’aider à prouver l’innocence de son client, Bosch est face à un dilemme. Se retrouver de l’autre côté, soit aider la défense et ne plus avoir le respect des siens. Car c’est ça, Jusqu’à l’impensable, accepter d’être un simple enquêteur pour un avocat et tourner le dos à cette famille qu’est le LAPD. Car quand on est un flic, on l’est pour toujours. Un policier veut faire condamner celui qui a enfreint la loi. Avant de prendre sa décision, il demandera à rencontrer celui qui, à coup sûr, sera condamner. Le but principal de Bosch est donc de trouver le coupable. Et pour cela, quoi de mieux que les méthodes qui ont fait son succès, avec l’aide de son ancienne équipière ou entrer comme un voleur dans les locaux de la police. Il va tout reprendre depuis le départ. Il va entrer dans le détail. Il va chercher, fouiner et trouvera ce dont il a besoin.

C’est également une histoire de famille puisqu’il est l’enquêteur de son demi-frère, un célèbre avocat. Ils devront faire face tous les deux au fait que tout est fait pour que l’enquête ralentisse, avec des morts inexpliqués. Mais ils sont tenaces l’un et l’autre. Si Bosch dépasse certaines limites, Haller lui en tient peu rigueur même s’il lui rappelle l’essentiel. Tous les deux ont une fille du même âge. Elles vont aller à l’université ensemble. Dans ce roman, Bosch a des difficultés avec sa fille. Ils se parlent peu. Le fait de ne pas avoir lu les tomes précédents est assez problématique car je ne sais pas comment leur relation s’est construite. A-t-elle peur du métier de son père ? Pourquoi se renferme-t-elle autant ? Bosch ne sait pas trop comment s’y prendre. Il n’a pas les réflexes d’un père qui a vécu avec son enfant, même s’il adore sa fille.

En tous les cas, l’enquête est très bien menée grâce à la plume de Michael Connelly. J’ai compris le prologue à mi roman grâce aux explications données. Il m’en a fallu du temps ! Mais n’est-ce pas le propre de tout bon auteur de ne rien dévoiler et de laisser le lecteur suivre toutes les péripéties. Il faut dire que je ne me suis posée aucune question. Michael Connelly arrive très bien à nous démontrer la culpabilité ressentie par Bosch, qu’elle soit professionnelle ou privée. Les informations sont distillées au compte goutte. Le lecteur est investi dans l’enquête, dans la pugnacité de Bosch. Personnellement, j’ai bien aimé le style et comme je l’écrivais plus haut, je pense faire toute la série. Mais il me faudra du temps.

Je remercie Babelio pour cette masse critique et les Editions Calmann Lévy.

Résumé Jusqu’à l’impensable de Michael Connelly

Harry Bosch rejoint son demi-frère Haller, avocat, au tribunal.

Ce dernier doit l’entretenir d’un futur procès. Il demande à Harry d’enquêter car il est certain de la non culpabilité de son client. Mais Harry doit se faire sa propre opinion.

Jusqu’à l’impensable de Michael Connelly

date de sortie : 5 avril 2017

Editeur : Calmann Lévy

Isbn : 978-2-7021-5651-3

Nombre de pages : 388

La protection sociale en 170 questions de Jean-Philippe Cavaillé et Gwénaëlle Leray

La protection sociale en 170 questions de Jean-Philippe Cavaillé et Gwénaëlle Leray

La protection sociale en 170 questions de Jean-Philippe Cavaillé et Gwénaëlle Leray

Dans notre pays où il existe une protection sociale jusqu’au mois de mai 2017, au moins, il est indispensable de connaître les droits, prestations et bénéficiaires. Après les Elections, nous ne saurons pas à quelle sauce nous serons mangés. Ce livre restera d’actualité ou pas. Mais en attendant, il peut être utile à tous et notamment aux étudiants en droit. D’ailleurs, je remercie Gereso pour cet envoi.

La protection sociale en 170 questions de Jean-Philippe Cavaillé et Gwénaëlle Leray

Droits – Prestations – Bénéficiaires

Système unique au monde, le régime français de protection sociale couvre une multitude de risques : maladie, maternité, vieillesse, invalidité, incapacité, décès, accident du travail, chômage…

Quelles sont les dépenses prises en charge par l’assurance maladie ? Comment se faire rembourser de ses soins même sans être salarié ? Quelle est la durée du congé maternité ? Comment contester un accident du travail ? Est-il possible de cumuler des revenus avec les allocations chômage ?

Rédigé sous forme de questions réponses, intégrant la toute dernière actualité, cet ouvrage pratique et accessible à tous vous apportera un éclairage précis sur les régimes de Sécurité sociale en France.

Salariés, responsables ou gestionnaires des services RH et paie, praticiens du secteur social…

Avec 170 sujets répartis par thèmes, ce guide 100 % à jour et opérationnel vous accompagnera dans le traitement de tous les dossiers liés à la protection sociale de vos collaborateurs.

Les auteurs

Jean-Philippe Cavaillé est diplômé de l’IEP de Paris, de l’ESSEC et titulaire d’un DEA en droit social. Il est responsable des ressources humaines au sein d’un groupe international.

Gwénaëlle Leray est auteur de cette 5ea ctualisation, est juriste diplômée en droit social, et auteur de plusieurs ouvrages en droit du travail. Formatrice, elle intervient auprès d’un public de particuliers, d’étudiants et de professionnels du secteur sanitaire et social.

La protection sociale en 170 questions de Jean-Philippe Cavaillé et Gwénaëlle Leray

date de sortie : 9 mars 2017

Editeur : Gereso

Isbn :978-2-35953-450-4

Nombre de pages : 217