Violence La trilogie bordelaise 1 de Philippe Charrac

Violence La trilogie bordelaise 1 de Philippe Charrac, Présentation

Marie France a 70 ans. Après un rendez-vous elle rentre chez elle, dans son château entouré de vignes. Depuis la mort de son mari, elle veut vendre son domaine mais elle souhaite un acheteur qui se conforme à ce qui s’est passé auparavant au niveau du vignoble. En entrant elle trouve son personnel de maison assassiné.

A Bordeaux, Lazare Servent se réveille avec une gueule de bois. Il est dépressif, boit beaucoup et va travailler quand il veut. Un appel va le remettre en selle.

Violence La trilogie bordelaise 1 de Philippe Charrac, Avis

Je ne regrette pas ma sélection Masse Critique Babelio Polars, que je remercie d’ailleurs pour cette sélection, avec ce premier tome d’une trilogie bordelaise. Je garderai cet auteur dans le coin de ma tête pour acheter les deux autres tomes. La maison d’édition publie des romans d’auteurs dont l’action se passe dans le Sud-Ouest, ma région natale, que je connais pas mal pour avoir visité quelques lieux. Outre les villes, le lecteur peut retrouver l‘histoire de la région, d’une ville et de hauts lieux de cette ville. Dans Violence, l’action se passe, essentiellement, à Bordeaux, ville dans laquelle j’ai vécu à peu près vingt ans, que j’ai quitté il y a 30 ans et que je retrouve de temps en temps. Je connais assez bien Bordeaux. Avec ma mère, nous avons pas mal parcouru ses rues à pied. Donc, dans Violence, j’ai retrouvé pas mal de lieux connus. Et j’ai appris l’histoire de Castéja, le 36 Quai des Orfèvres de Bordeaux. Je ne connaissais pas du tout les faits anciens de ce bâtiment bordelais. Comme quoi, on apprend à tout âge.

Après cette introduction, nous retrouvons le lieutenant Lazare Servent. Que cache cet homme ? Pourquoi vient-il travailler quand il veux ? Pourquoi boit-il autant ? Pourquoi ses collègues ont une mauvaise opinion de lui ? Pourquoi est-il en dépression ? Pourquoi le grand chef lui fait confiance, lui qui l’a amené dans ses bagages depuis la région parisienne, il y a un an ? Au fur et à mesure des pages qui se tournent, on en apprend beaucoup plus sur son passé, pourquoi il est devenu ce qu’il est, ce qui s’est passé réellement il y a un an. Une histoire familiale bien entendu d’un jeune garçon qui avait un héros, son père, et qui jeune, adolescent, voit ce héros énormément baisser dans son estime. Lazare a donc pris de nombreuses décisions par rapport à ce rejet. Mais le plus dur est de comprendre que l’on est pas aimé de sa famille. Par contre, est-ce que ce sont toutes ses expériences très dures qui lui font faire des cauchemars, qui lui procurent cette peur et ainsi il donne le meilleur de lui-même dans son métier ? Une femme va tout changer, sa nouvelle coéquipière. Et elle, est-ce qu’elle cache quelque chose ? Je suis sceptique à ce sujet. En tous les cas, la rencontre est assez explosive. Lazare ne sait pas lui parler et elle, elle hésite entre le croire ou croire ce qu’ont dit ses collègues. En tous les cas, l’attraction physique est bien là. J’ai fait un parallèle entre leurs deux débuts de carrière. Lazare, grâce à sa très bonne vision des lieux d’un crime, a eu sa chance. Quant à Sonia, il semblerait qu’elle soit dans le même cas. En plus, elle n’hésite pas à dire ce qu’elle pense.

Grâce aux talents de Lazare, l’enquête est très rapide. Le suspect est très vite connu mais une course contre la montre s’engage car cet homme tue effroyablement et il faut sauver sa prochaine victime. Une enquête très rapide mais je n’ai pas trouvé la dimension que je recherche dans les polars, soit des sentiments d’urgence. J’ai toutefois tourné les pages très facilement afin de faire vraiment connaissance avec tous les personnages, qui se révèleront au fur et à mesure de la série, je le pense. J’ai voulu savoir si l’enquête de Lazare tourne en sa faveur, si ce qu’il avance est vrai. Mais aussi, comment tourne sa relation avec Sonia, s’il arrivera à s’ouvrir à elle, à être moins abrupt, s’il en aura réellement le temps.

J’ai aimé les personnages de ce roman sans, toutefois, avoir de réels atomes crochus avec eux même s’ils sont bien décrits, que ce soit physiquement ou psychologiquement.

Le dénouement est très rapide, juste quelques pages. Je ne m’y attendais pas du tout, certainement pas de cette manière. En tous les cas, Lazare n’a pas fini de souffrir.

Violence La trilogie bordelaise 1 de Philippe Charrac

Date de sortie : 9 mars 2020

Editeur : Cairn

Nombre de pages : 245

ISBN : 9782350688633

Echappée Fatale d’Henri Clérau

Echappée fatale Henri Clérau - Editions Publishroom

Echappée fatale Henri Clérau – Editions Publishroom

Echappée Fatale d’Henri Clérau, Présentation

Il fait nuit noire. Un homme assis dans le noir. Il regarde ses mains. Il sait que, maintenant, tout va changer. La poursuite va très vite continuer. Il rentre dans la maison et annonce à la jeune femme qu’ils doivent partir.

Maxence commence sa tournée par un client qu’il connaît depuis très longtemps. Un quotidien immuable, les mêmes journées, les mêmes arrêts. Il décide que tout doit changer et il ne s’arrêtera pas dans cette station-service comme à chaque fois.

Avis Echappée Fatale d’Henri Clérau

Maxence a la quarantaine, une vie assez bien rangée, aime son job – commercial en papier – mais sans plus. Maxence ne fait pas de vagues. Pourtant, cela fait pas mal d’années qu’il y pense mais il n’a jamais sauté le pas. Il lit pas mal de livres sur le développement personnel et trouve des phrases qui lui permettent de démarrer sa journée ou de pouvoir tenir lors d’un moment de stress.

Mais au cours d’une de ces journées sans surprises, il décide de briser ce quotidien bien établi et cela va durer très peu de temps car il décide de partir, pratiquement sur un coup de tête, sans sa femme, à qui il ment, et aussi en mentant à son patron. Et c’est là que tout bascule, qu’il rencontre une jeune femme Chloé qui se fait agresser sur une aire d’autoroute. Maxence se porte à son secours. Et ils vont fuir ? Mais quoi et qui ? A qui faire confiance ?

Chloé est surveillée depuis qu’elle est aux Etats-Unis, mais aussi son retour en France. Pourquoi est-elle surveillée ? Qu’est-ce qu’elle détient ? Même si au départ, elle en dit peu à Maxence, elle va être bien obligée de lui révéler la vérité. Car au cours de leur périple, la mort survient.

Maxence va prendre des décisions, décisions qu’il n’a pas l’habitude de prendre. Très vite, il sait que sa vie va changer, qu’il ne sera plus le même homme. Mais imagine-t-il réellement ce qui va arriver, quels sont les tenants, les aboutissants de tout ce que cela implique. Pour un homme qui ne s’est jamais rebellé, il y a vraiment du changement avec une belle prise de courage pour tenir tête à tout le monde. Maxence se révèle face à Chloé qui est une jeune femme qui n’avait pas franchement peur, sauf quand elle réalise ce qui se passe réellement.

Ce périple les emmène, via l’autoroute en direction de Bordeaux, dans la maison d’enfance de Maxence. Mais ils ne pourront pas y rester longtemps. Ensuite, ce sera Bordeaux et un prêtre basque que connaît Maxence. Ensuite, les Landes, avant qu’ils ne soient pris en charge pour aller en Espagne. Des parties explicatives sur les paysages traversés, les régions, les souvenirs que cela peut engendrer chez Maxence.

Les réseaux, clandestins, basques existent-ils toujours ?

Le lecteur pourra faire le parallèle avec une autre histoire qui a secoué les Etats-Unis il y a quelque temps.

Quelle sera la décision finale de Maxence ?

Une véritable chasse à l’homme, bien construite, je dois l’avouer. Je n’ai pas de coup de cœur pour ce roman mais ma lecture a été assez plaisante. Alors, encore une fois, je regrette les fautes trouvées dans ce roman, sur des mots tout simplement basiques. J’ose croire que les relectures n’ont pas été assez suffisantes avant la publication de ce livre en auto-édition. Auteurs, faites attention. Un roman qui peut plaire peut vraiment être gâché par un lecteur qui ne se moque pas des fautes d’orthographe. N’y aurait-il pas également une incohérence, à un moment donné. La destination de Chloé est l’Espagne, via le Pays Basque, mais à un moment donné, une référence est faite à la Catalogne qui est tombée comme un cheveu sur la soupe.

Je remercie les Editions Publishroom Factory d’avoir accédé à ma demande.

Echappée Fatale d’Henri Clérau

Date de sortie : 20 septembre 2019

Editeur : Publishroom Factory

Nombre de pages : 232

ISBN : 979-10-236-1284-4

La maison des Fragrances Le parfum du pouvoir de Corbeyran – Mot – Kowalski

la maison des Fragrances de Corbeyran - Mot - Kowalski

la maison des Fragrances de Corbeyran – Mot – Kowalski

Présentation La maison des Fragrances Le parfum du pouvoir de Corbeyran – Mot – Kowalski

Les Tropiques, quête de l’ambre gris pour un homme. Il vient de trouver un gros bloc. Il appelle son contact et il garde précieusement après les avoir vendus très cher.

A Monaco, un homme prend du bon temps avec une jeune femme. Mais il fait un arrêt cardiaque.

Avis La maison des Fragrances Le parfum du pouvoir de Corbeyran – Mot – Kowalsk

Lorsque le patriarche de la famille Capella est victime d’un accident cardiaque alors qu’il passe du bon temps avec une escort-girl, la famille Capella, et notamment ses enfants, doit prendre des décisions pour annoncer cet accident et pour continuer à faire tourner l’entreprise. Là se greffe le frère qui a été évincé et qui refait surface pour tenter de reprendre les rênes de l’entreprise.

Entre-temps, une fragrance de la famille Capella n’est pas sûre de sortir. Le client fait savoir que tout, maintenant, va se passer par appels d’offres. La famille Capella et son entreprise vont devoir évoluer, se conformer aux lois du marché. Les Maîtres-Parfumeurs, déjà bien installés, vont devoir évoluer et surtout se conformer aux nouvelles lois européennes sur les matières premières.

Relations familiales qui démontrent qu’il faut se méfier de tout un chacun. Une jeune femme qui tente de se faire une place dans l’entreprise familiale mais qui est freinée dans ses élans par son père ou par des personnes extérieures. Une comptabilité qui révèle des malversations mais lesquelles ? La quête de l’or en matière première. Une matière première très chère et très convoitée.

Je ne suis pas une amatrice de bandes dessinées. J’ai pourtant pratiquement lu tous les Boule & Bill, mais le reste très peu, sauf quand j’ai la possibilité d’en recevoir, comme cela a été le cas pour celle-ci. Pourquoi l’ai-je demandée ? Elle regroupe tous les ingrédients que j’affectionne, en premier lieu le monde de la parfumerie. Il y a bien entendu ces intrigues, intrigues familiales, intrigues économiques, une grande famille de Grasse qui doit évoluer pour continuer à être au top.

Lorsque je travaillais pour le cabinet de formation, j’ai été au fait de ses nouvelles lois européennes qui imposent tant et plus aux grandes maisons de parfumerie. Pratiquement plus de matières premières naturelles qui peuvent provoquer allergies et autres, place à la chimie pour tenter de reproduire une odeur. Et là, les Maîtres-Parfumeurs, les chimistes doivent être à la pointe du progrès et ne pas rester sur les acquis, même s’ils font partie d’une entreprise côtée. Le monde change, le monde évolue et les personnes avec. 

Les dessins sont très réalistes, les couleurs flamboyantes, les traits des personnages sont bien marqués et reflètent leurs émotions, leurs états d’âme et également ce qu’ils vivent sur le moment. Dans une bande dessinée, les dialogues doivent être courts et percutants. C’est le cas ici. Ils donnent réellement une très belle dimension à la bande dessinée. Ils la rendent, eux aussi, très addictive et donnent envie de lire la suite de ce premier tome.

J’ai lu cette BD en avant-première. Je remercie l’éditeur et l’agence Pierre Laporte qui m’ont permis de me plonger dans cet univers. Un beau projet qui a vu grâce aux différents acteurs, une rencontre et l’implication de tous.

La maison des Fragrances Le parfum du pouvoir de Corbeyran – Mot – Kowalski

Date de sortie : 26 février 2020

Editeur : Robinson

Nombre de pages : 56

 

Rituels d’Ellison Cooper

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Résumé Rituels d’Ellison Cooper

Deux policiers sont appelés suite à de mauvaises odeurs dans une maison fermée. Un des policiers se rappelle d’un appel téléphonique d’une jeune fille. Il a un mauvais pressentiment.

Ils tentent d’entrer dans la maison, se dirigent vers la cave et là cela explose.

Le FBI est appelé sur les lieux.

Avis Rituels d’Ellison Cooper

Comment écrire une critique, un avis sur un roman aussi riche. Je me suis fait balader de bout en bout par l’auteur. Et ça, c’est un véritable point positif. Je me l’étais imaginé ce tueur en série, j’avais des doutes, je croyais avoir raison, sauf que non. Même si sur un des personnages, une parcelle de doute s’est vérifiée. Un policier blessé, un agent du FBI tué et l’autre également blessé. Ce sont les conséquences de l’explosion dans une maison abandonnée où une jeune fille disparue depuis de nombreux mois est retrouvée dans une cage, un animal à ses côtés. Mais cette jeune fille n’est pas n’importe quelle jeune fille, c’est la fille d’un sénateur qui brigue les plus hautes marches en politique. Sayer doit abandonner ses études sur les tueurs en série et elle est chargée de l’enquête. Mais Sayer ne plait pas à tout le monde. Elle est brute, abrupte et entretient des relations conflictuelles. Comment vont se passer ses relations avec son binôme ? Après un recul, ils vont s’ouvrir l’un à l’autre pour se connaître et se faire confiance.

Sayer étudie le cerveau des tueurs en série. Mais sur trois sujets, rien ne colle. Pourquoi ? Elle a toujours en ligne de mire ces résultats. Ces études sur le cerveau ne sont pas forcément bien vues car pour les autres c’est une perte de temps, surtout pour un agent du FBI. Mais le cerveau a beaucoup à révéler à ceux qui l’étudie et cela va être un des thèmes du roman.

Le FBI aura fort à faire avec ces découvertes, ces rituels qui changent, ces situations dangereuses pour eux et pour les jeunes filles enlevées, la drogue utilisée. Surtout lorsqu’un sénateur s’en mêle, qu’il révèle tout à la presse et qu’il menace le FBI. Mais il y a aussi des fuites. Le FBI n’a pratiquement pas de longueur d’avance face à ça. L’enquête piétine, peut partir dans tous les sens et faire des dégâts lorsque la presse s’en mêle. Tout le monde est suspect. Et à qui faire confiance pour avancer ?

J’ai pratiquement aimé tous les personnages, sauf celui du sénateur et du profiLeur du FBI. La trame du roman est absolument géniale et bien trouvée. Le lecteur va de rebondissements en rebondissements, de suspects en suspects, de découvertes en découvertes et de liens en liens . Mais le temps presse. Et il faut trouver ces jeunes filles enfermées. Au cours de son enquête, Sayer va se prendre de passion pour un petit chien. On fera connaissance avec sa grand-mère, un personnage haut en couleur. Le lecteur va voir Sayer évoluer, va comprendre sa colère continuellement présente et surtout cette souffrance. Personne ne sortira indemne de cette enquête, mais elle renforcera de nombreux liens, surtout entre collègues. Et puis le FBI devra rendre des comptes face à cette enquête et ses méandres.

La tension n’est pas forcément extrême mais ce roman permet de passer un très bon moment de lecture.  Il semblerait que Sayer soit un personnage récurrent de l’auteur.  Si j’ai l’occasion de la lire à nouveau, ce sera avec grand plaisir.

Je remercie Babelio pour cette Masse Critique et les Editions Pocket.

Rituels d’Ellison Cooper

Date de sortie : 10 octobre 2019

Editeur : Pocket

Nombre de pages : 496

ISBN : 978-2-266-29339-6

Une vérité à deux visages de Michael Connelly

 

Une vérité à deux visages de Michael Connelly - Editions Calmann Lévy Noir

Une vérité à deux visages de Michael Connelly – Editions Calmann Lévy Noir

Résumé Une vérité à deux visages de Michael Connelly`

Bosch a quitté le LAPD il y a déjà pas mal de temps. Son bureau se situe dans une prison. Il s’occupe d’affaires non résolues sur des personnes qui ont disparu. 

Mais son travail est également d’aider les enquêteurs en place. Ils sont appelés pour des meurtres dans une pharmacie.

Avis Une vérité à deux visages de Michael Connelly

Je ne suis pas une habituée de Bosch et de Michael Connelly, même s’il m’arrive de temps en temps d’en lire. D’avoir été sélectionnée, via le site Netgalley, en était une bonne occasion, surtout que j’ai vu une interview de lui.

Sur cette petite introduction, nous retrouvons Bosch qui ne travaille plus au LAPD depuis quelques années. Il travaille pour un petit poste de police près de Los Angeles et il s’occupe des affaires non résolues, entre autre. Avec ses collègues, il est appelé sur un meurtre qui a eu lieu dans une pharmacie. Etant donné qu’il ne veut pas empiéter sur le travail des enquêteurs, il attend leur aval pour donner des conseils. De l’autre côté, il apprend qu’une enquête est réouverte. Un meurtrier, dans le couloir de la mort, que Bosch a permis de mettre en prison, pourrait ressortir. C’est son ancienne collègue du LAPD qui s’en occupe. Pour lui, c’est un véritable coup de poignard dans le dos.

Dans son enquête concernant le meurtre dans la pharmacie, il va mettre à jour un véritable trafic de médicaments, entre médecins véreux, pharmaciens peu scrupuleux et surtout une bonne petite mafia bien organisée qui utilise de nombreux drogués pour le trafic. Et ce sera assez dangereux pour Bosch qui accepte une sacrée mission.

Comment un meurtrier peut se retrouver dehors ? Il suffit d‘invoquer une nouvelle loi. Et avec les personnes qu’il faut, cela peut changer la vie d’une personne, et notamment d’un enquêteur qui se trouve être incriminé dans son enquête. C’est le cas de Bosch. Mais heureusement qu’il a son demi-frère, avocat de son état.

Mais tout ce que l’on peut voir, c’est que Bosch est un homme résolument intègre, qui veut aider, qui aide, qui ne supporte pas l’injustice et qui ne veut pas profiter des autres. Personne ne doit bafouer, impunément, l’honneur de Bosch, les enquêtes effectuées, et surtout le fait que sa fille ne croit plus en lui. Ce qui me chagrine est de ne pas avoir lu toutes les enquêtes, dès le départ. Ce n’est pas la faute de l’auteur. Mais quand je lis un personnage récurrent, j’aime connaître son évolution. C’est la raison pour laquelle, après avoir lu un Antoine Marcas, je lis tout depuis le début et même si j’achète les dernières parutions, je les garde précieusement jusqu’à être jour. Alors, il est fort possible que lorsque j’aurai lu tous les Marcas, je me mette à acheter toutes les enquêtes de Bosch. J’adore ce personnage, j’adore ses relations avec son demi-frère, j’adore ses relations avec sa fille et avec ses collègues de travail. Mais il cache un sombre passé que je ne connais pas et cela m’ennuie fortement, car malgré quelques indices, disséminés ici et là, je ne sais pas réellement ce qui lui est arrivé.

Comme les deux-trois derniers romans lus, voir les critiques précédentes, il m’a manqué un élément un en faire un véritable coup de coeur. Peut-être est-ce dû aux moments de mes lectures, au fait que je n’y étais pas plongée réellement dedans. Mais quoi qu’il en soit, j’ai tourné les pages avec avidité. Michael Connelly alterne entre l’enquête sur le meurtre, les tenants et les aboutissants, mais aussi cette éventuelle libération d’un détenu dans le couloir de la mort. Ce roman est également une chronique sur ce qui se passe aux Etats-Unis. La crise des subprimes et tout ce que cela a entraîné pour tous ceux qui se sont retrouvés acculés face aux dettes insurmontables. Est-ce que ce que décrit l’auteur existe réellement ?  Si c’est le cas, cela fait froid dans le dos. Détails également sur tous ces trafics dans le milieu de la médecine et aussi un plaidoyer contre le président actuel.

Je remercie Netgalley et les Editions Calmann Lévy Noir.

Une vérité à deux visages de Michael Connelly

Date de sortie : 16 octobre 2019

Editeur : Calmann Lévy Noir

Nombre de pages : 354

ISBN : 9782702156575

Le jeu du chuchoteur de Donato Carrisi

Le jeu du chuchoteur de Donato Carrisi - Editions Calmann Lévy

Le jeu du chuchoteur de Donato Carrisi – Editions Calmann Lévy

Résumé Le jeu du chuchoteur de Donato Carrisi

23 février, une femme, dans une ferme retirée, appelle la police. Il y a un intrus à l’extérieur. Son mari tente de lui parler. 

Intervention des forces de l’ordre le lendemain à 5 heures. Ils découvrent du sang partout mais pas de corps des quatre membres de la famille.

Avis Le jeu du chuchoteur de Donato Carrisi

Retrouver Mila Vasquez et Donato Carrisi dans ce roman mené de main de maître de bout en bout et qui apporte plus de questions que de réponses. Ce dont je suis à peu près sûre, c’est que je retrouverai Mila dans un prochain roman de Donato Carrisi. Car Mila a encore beaucoup à faire face à ces disparus et surtout l’évolution de sa fille de 10 ans, Alice.

Mila a pris sa retraite depuis un an. Elle s’est isolée avec sa fille. Mais elle est très vite retrouvée. Même si elle ne veut pas retourner dans la police, une seule photo d’un homme arrêté pour le massacre de toute une famille devient plus qu’un défi pour elle. Son prénom est tatoué sur le poignet de cet homme. Elle accorde quelques heures à la police pour écouter, donner son avis. Mais entre la peur, les questions et les quelques éléments découverts vont faire qu’elle va prolonger son séjour de quelques jours. A son retour, chez elle, avec sa fille, elle s’aperçoit qu’elle est suivie. Elle sera agressée et Alice disparait. Pour Mila, une course contre la montre s’engage. Retrouver Alice, même si Mila doit mourir. Et surtout quel est le jeu du chuchoteur dans tout ça ? Démontrer que Mila est réellement humaine, qu’elle peut éprouver des sentiments pour la chair de sa chair ?

Pour celles et ceux qui connaissent déjà Mila, ils savent qu’elle a travaillé pour découvrir des disparus, qu’à chaque photo, elle se mutilait puisqu’elle n’éprouvait aucun sentiment. C’était sa façon à elle d’avoir mal. Sa relation avec sa fille est assez compliquée face à ça. Elle n’a jamais voulu tomber enceinte, mais elle n’a pas voulu avorter. Elle prend soin de sa fille, c’est tout. Qu’est-ce que ressent Alice face au peu d’empathie de sa mère ? Ce sera à développer. En souffre-t-elle ? Mila semble en souffrir car elle se pose de plus en plus de questions sur ce comportement. D’ailleurs, le lecteur va en savoir plus sur le père d’Alice, que cette dernière souhaite de plus en plus voir et elle pose des questions incessantes à sa mère.

Un jeu de pistes dans le réel mais aussi dans jeu sur Internet qui pourrait ressembler aux Sims. Un jeu, au départ, qui permettait aux gens d’accomplir des actes dans une société altruiste, où tous les gens étaient égaux. Mais malgré la présence de modérateurs, ce jeu a dégénéré. Les plus bas et vils instincts se sont réveillés. Est-ce que ce jeu va permettre à Mila de retrouver Alice ? Il va lui permettre d’élucider quelques anciennes affaires. Elle retrouve Berish, son ami et enquêteur. Officieusement, en se cachant, ils vont essayer d’avancer. En effet, le retour de Mila n’est pas franchement bien perçu par ses anciens collègues. Il va donc falloir qu’elle enquête en faisant très attention à ne pas se faire remarquer. Mais seront-ils plus forts qu’elle ?

Mila est-elle manipulée et par qui ? Le roman entraînera le lecteur sur des pistes diverses et variées où elle ne va pas hésiter à mettre sa vie en danger. Mais qui la protège, qui est là lorsque la situation dérape ?

Le net donne énormément de matière aux auteurs. Mais dans ce roman, Donato Carrisi ne nous plonge pas dans le net d’aujourd’hui mais de celui d’il y a 20 ans avec des monstres comme ordinateurs, lesquels même désossés ont encore conservé des traces de ce qui a pu être réalisé. Et oui, tout reste, rien n’est effacé. Tout le monde le sait mais agit comme si ce n’était pas le cas.

Même si sur 10, je ne donne pas une note maximale à Donato Carrisi, même si j’ai avalé les pages en très peu de temps, Le jeu du chuchoteur n’est pas tout à fait un coup de coeur. L’auteur sait balader son lecteur, sait comment il doit suivre l’histoire. Aucun temps mort et malgré la quête de Mila, il m’a manqué un sentiment d’urgence pas assez développé. En tous les cas, l’étude psychologique est superbement bien menée. Et puis, Donato Carrisi n’aime pas trop le soleil dans ces romans. Toujours de la pluie, toujours des conditions atmosphériques apocalyptiques pratiquement et d’immenses endroits délabrés, à l’abandon. Quoi qu’il en soit, il me tarde réellement le prochain, même si Mila n’en est pas l’héroïne.

Je tiens à souligner quelques fautes au niveau de la traduction. Vraiment pas top.

Le jeu du chuchoteur

Date de sortie : 2 octobre 2019

Editeur : Calmann Lévy

Nombre de pages : 378

ISBN : 978-2-7021-6677-2

Ne t’enfuis plus d’Harlan Coben

Ne t'enfuis plus d'Harlan Coben - Editions Belfond Noir

Ne t’enfuis plus d’Harlan Coben – Editions Belfond Noir

Résumé Ne t’enfuis plus d’Harlan Coben

A Central Park, Simon est anéanti. Il se trouve au milieu de gens heureux, qui se prennent en photo et qui écoutent de la musique.

Il revient un peu sur sa vie, sur ses enfants lorsqu’ils étaient plus jeunes. Et notamment sur sa fille aînée, partie il y a six mois. Sa mère ne veut plus la voir mais lui n’a pas abandonné.

Avis Ne t’enfuis plus d’Harlan Coben

Retrouver Harlan Coben, abandonné un grand moment car je trouvais que je tournais en rond, avec pratiquement toujours les mêmes histoires. Pourtant, il me reste encore des romans de cet auteur à lire. Mais voilà, j’ai sauté le pas, commandé son dernier opus et lu en suivant. Et cela fait du bien. Toujours le même style efficace. Pimenté avec trois histoires qui se recoupent au lieu de deux, comme auparavant. Une histoire de disparition, de drogue, mais pas que.

Simon recherche sa fille depuis de nombreux mois. Il essaie de récolter des indices, à l’insu de sa femme, Ingrid. Simon a trois enfants, deux filles et un garçon. Paige a changé de tout au tout depuis son entrée à la fac et son départ de chez elle. A la faveur d’une rencontre, elle est devenue droguée et une véritable loque. C’est de cette façon que la voit Simon à Central Park. Mais la jeune fille s’enfuit. Pourtant, dans son regard, Simon a vu que Paige souhaitait de l’aide. Il sera bien obligé de mettre au courant Ingrid. Car ce fameux jour, une vidéo publiée le montre en train de frapper le petit ami de Paige qui s’était interposé. Mais les poursuites tournent court, jusqu’à ce que la police lui annonce la mort du petit ami de Paige et sa disparition. Aidé de sa femme, il va tenter entrer dans un milieu, le trafic de drogue. Mais Simon sera obligé de continuer seul sa quête. Toutefois, des éléments vont le mettre en rapport avec une détective privée, chargée de retrouver un jeune homme qui a disparu. Meurtres avec en toile de fond, toujours Paige. Est-elle coupable ? Que signifient ces meurtres ?

Culpabilité d’un père par rapport à ses enfants, énormément de questions. Que n’a-t-il pas vu ? Pourquoi les a-t-il laissés autant libres ? Est-ce un problème d’éducation ? Pourtant ils ne manquaient de rien. Mais même dans ce type de famille où rien ne se voit en surface peuvent cacher les plus profonds traumatismes. J’étais un peu en colère contre Ingrid et le fait qu’elle ne veuille pas aider sa fille. Mais j’ai compris son avis. Pédiatre, elle sait qu’un drogué ne s’en sortira que s’il le souhaite réellement et qu’il ne faut pas le forcer à faire ce qu’il ne veut pas.

Simon va agir comme un véritable détective pour découvrir la vérité et retrouver sa fille. Il ne sait pas si elle est coupable. Il mettra à jour des secrets qui peuvent tout changer. Entre histoire d’enfants adoptés, secte également, comment ces quatre éléments sont liés ? Harlan Coben consacre un chapitre à chacun d’un des thèmes et il les fait tourner. Mais cela ne gêne pas du tout le lecteur qui suit le fil de l’histoire. Et la vérité va surgir, pas facile à appréhender, certes, mais que l’on peut comprendre. Simon ne lâchera rien et forcément, malgré sa volonté d’être honnête, pour lui le plus important est de sauver sa famille, sa fille mais aussi sa femme. Harlan Coben nous décrit le couple formé par Ingrid et Simon, un couple tombé amoureux au premier regard. Chacun a ses failles mais lequel en a le plus ? Est-ce que l’histoire se répète ? Est-ce que Paige va être retrouvée, s’en sortir ? Malgré l’aide reçue et sa volonté, ce n’est pas toujours facile de quitter la drogue, surtout lorsque l’on a été addict. L’addiction peut revenir à tout moment. Un alcoolique, un drogué n’est jamais guéri, on le sait. Il suffit de succomber à la tentation.

Harlan Coben sait distiller les informations au bon moment, notamment les coups de théâtre. Lorsque j’ai tourné la page d’un chapitre et que j’ai lu ce qu’il annonçait, j’ai été tellement surprise que j’ai prononcé le mot avec un m. Donc, pour moi, la magie opère toujours. Une partie du dénouement assez rapide, qui soulève encore des questions.

Le maître des nuits blanches a encore frappé avec son talent indéniable. Satisfaite d’avoir acheté ce nouvel opus et de l’avoir lu. Mais vu les deux – trois qui m’attendent dans ma bibliothèque, je vais laisser passer du temps pour ne pas retomber dans le schéma de laisser tomber un des mes auteurs favoris. Pas tout à fait la note maximale sur 10, car pas un coup de coeur indéniable.

Ne t’enfuis plus d’Harlan Coben

Date de sortie : 3 octobre 2019

Editeur : Belfond Noir

Nombre de pages : 415

ISBN : 978-2-7144-7537-4

Formation d’élite de Lee Child

Formation d'élite de Lee Child - Editions Calmann Lévy

Formation d’élite de Lee Child – Editions Calmann Lévy

Résumé Formation d’élite de Lee Child

Jack Reacher, suite à ses actes, doit recevoir une médaille. Plus tard, on lui apprend qu’il est convoqué.

Il doit rejoindre une formation. Très vite, il pense qu’il est mis au placard, surtout lorsqu’il rencontre les deux personnes avec lesquelles il doit suivre cette formation.

Avis Formation d’élite de Lee Child 

C’est mon deuxième Lee Child. Lorsque j’ai posé ma candidature sur Netgalley, je n’ai pratiquement pas lu la 4ème de couverture, je me suis basée sur le titre et l’auteur. J’aurais dû y réfléchir à deux fois. Lorsque j’ai relu ma précédente critique de l’auteur, je me suis rappelée que je m’étais ennuyée. C’est encore le cas ici. Je ne mets pas en cause les qualités d’écrivain, loin de là, mais je n’ai pas été emballée par ce roman où l’on retrouve Reacher. Dans le précédent roman, je n’avais pas compris qu’il faisait partie de l’armée américaine depuis de nombreuses années et que des missions lui étaient affectées. Missions où il fait pratiquement ce qu’il veut pour réussir. Dans ce roman, il a tout de même trois grandes autorités au-dessus de lui mais il analyse les situations, les protagonistes et même s’il sait qu’il avance à tâtons avec ses collègues, c’est une chance sur 10 pour que cela réussisse.

Donc, voilà, dans ce roman des prises de décision sont prises, mais ils sont toujours en retard de quelques minutes. Pour revenir au début, Reacher semble être mis au placard avec deux autres hommes, un de la CIA et un de la FBI. Ils sont mis au secret et sauront très vite ce qu’ils doivent faire. Un mot, collaborer. Mais sur quoi, par rapport à qui ? Ils ne le savent pas et découvriront la vérité au fur et à mesure. Cette vérité se pose, à mon avis, comme un cheveu sur la soupe. Malgré l’étude de nombreux cas, ils arrivent, assez vite, à trouver qui est responsable. Ce point me chagrine. C’est vrai, je sais que nous sommes dans un roman, mais quand même. Ils ont procédé par des recoupements et surtout grâce à Reacher et ses fameuses phrases, comme, cela peut ne pas être ça mais il y a tout de même une possibilité. 

Histoire aux Etats-Unis qui se retrouve être très vite en Allemagne. Lorsque l’on profite des uns et des autres, quand il y a des meurtres qui donnent des indices aux agents américains. Eux ne donnent pas leurs informations aux autres forces de police pour tenter de résoudre les meurtres. Mais comme partout, il y a ceux qui ne conçoivent pas leur métier de la même façon que les autres.

Les deux seuls personnages que j’ai bien aimés dans ce roman sont le policier allemand et la jeune femme qui aide Reacher, qui est membre de l’armée également. Autre point qui me chagrine est la façon que Reacher a de tuer, surtout vers la fin. Pourquoi n’a-t-il pas arrêté cet homme qui ne présentait pas franchement de menaces pour lui même même si on peut comprendre que ce qu’il représente et ce qu’il souhaite réaliser peut entraîner de graves conséquences ? Bref, pas de témoins donc rien à dire. Même si on rend des comptes aux plus grandes instances, tant qu’il y a des résultats, on ferme les yeux, même si les relations entre deux pays peuvent en souffrir, même si un pays se mêle de la politique intérieure d’un autre.

Ce que j’ai bien aimé est l’objet de la quête que l’on comprend au fur et à mesure et qui est révélé. C’est franchement bien trouvé et pour moi c’est un des points positifs du roman avec la qualité de style de l’auteur et cet humour que l’on peut trouver entre les lignes, lorsqu’il répète certaines phrases pour accentuer les propos. Par contre, on ne sait pas si cette formation d’élite, si le fait de travailler ensemble a réellement donné une coopération entre les services pour plus tard, car les protagonistes continuent leur métier ailleurs.

Je remercie Netgalley et les Editions Calmann Levy

 Formation d’élite de Lee Child

Date de sortie : 18 septembre 2019

Editeur : Calmann Lévy

Nombre de pages : 347

ISBN : 9782702161968

Le droit et la morale de Marcia Clark

Le droit et la morale de Marcia Clark

Le droit et la morale de Marcia Clark

Résumé Le droit et la morale de Marcia Clark

Paula n’arrête pas de vomir. Elle devait passer le week-end avec son mari. Les enfants sont seuls à la maison, endormis. Ils décident de rentrer. Le temps qu’elle aille aux toilettes, son mari découvre leur fils mort. Il est ensuite assassiné. Lorsque sa femme arrive dans la chambre, elle est agressée. Seule reste Cassie qui voit sa famille morte.

Avis Le droit et la morale de Marcia Clark

C’est l’histoire d’une avocate Sam qui doit faire face à plusieurs affaires, dont celle de cette jeune fille Cassie, accusée du meurtre de son frère et de ses parents adoptifs. Samantha ne va pas prendre fait et cause pour Cassie, même si elle doit la défendre. Son cas l’intéresse énormément car Cassie accuse les hommes de la famille de l’avoir violentée. C’est ce qui est arrivée à Sam durant son enfance. Mais en tant qu’avocate, même si elle doit défendre ses clients, elle ne les croit pas forcément.

Une histoire intéressante, des personnages sympathiques, mais qu’est-ce que cela a été long à lire. Je ne sais pas si c’est le fait de la liseuse, mais j’ai passé des jours et des jours à tourner quelques pages de ce roman. Est-ce qu’il y a des longueurs, vraisemblablement ? Est-ce que le rythme est haletant ? Pas du tout. C’est l’enquête d’une avocate qui a pas mal de choses à cacher, qui ne dit pas tout, notamment à son père qu’elle a retrouvé et défendu dans l’affaire précédente.

Sam arrivera à démêler le faux pour savoir le vrai, aiguillonnera les enquêteurs sur des pistes qu’elle trouve et ce pour libérer sa cliente. Sam joue avec la justice, avec le droit, la morale. Elle peut défendre des personnes mais agir de son côté. Elle fait sa justice elle-même. Même si les personnages sont assez sympathiques mais n’ont pas provoqué un réel engouement.

Se pose également la question de la pédophilie qui est tout de même un des sujets de ce roman. Pédophilie subie par Sam mais aussi pédophilie que l’on peut retrouver dans des livres, des témoignages. Il est également facile d’accuser quelqu’un. Mais y a-t-il de la fumée sans feu quand un personnage manipule les uns et les autres ? J’ai toujours un doute quand on m’annonce des manipulations de jeunes envers des adultes. Oui, ils peuvent mentir. Oui, chacun a son propre caractère, dès le départ. Mais je trouve tout de même cela un peu gros, même si c’est pour un roman. Je me leurre très certainement.

Ce roman ne me laissera pas un souvenir impérissable. Je remercie toutefois Negalley et les Editions Amazon Publishing pour cette lecture.

Le droit et la morale de Marcia Clark

Date de sortie : 18 juin 2019

Editeur : Amazon Publishing

Nombre de pages : 550

ISBN : 9782919807253

Le mystère Lagerfeld de Laurent Allen-Caron

Le mystère Lagerfeld de Laurent Allen-Caron - Editions Fayard

Le mystère Lagerfeld de Laurent Allen-Caron – Editions Fayard

Le mystère Lagerfeld de Laurent Allen-Caron, présentation de l’éditeur

Son apparence et sa vie fascinent, intriguent. Karl Lagerfeld, le kaiser des podiums, le parrain de la mode s’est toujours dissimulé derrière des masques. Son mystère s’épaissit quand on croit le saisir. Lui-même le reconnaît  : «  Je veux être une apparition. Ça apparaît, ça disparaît.  » Mais qui se cache vraiment derrière les lunettes noires les plus célèbres du monde  ? Quelle est l’Histoire et le passé de cet homme qui ne voudrait vivre que dans le présent  ?
Laurent Allen-Caron a rencontré les témoins de l’ombre. Ceux qui ont bien voulu parler et retracer l’étonnant parcours d’un enfant allemand pour qui Paris représentait un rêve et une ambition.
Journaliste, Laurent Allen-Caron est l’auteur et le réalisateur d’une dizaine de documentaires pour l’émission de Laurent Delahousse Un jour, un destin, dont celui consacré à Karl Lagerfeld, «  Être et paraître  ».

Avis Le mystère Lagerfeld de Laurent Allen-Caron

Karl Lagerfeld est mort.

J’avais demandé cette biographie parue chez Fayard bien avant de connaître son décès. Avant cette lecture, j’ai vu deux reportages, magnifiques, sur Arte. L’un concernait sa vie en dessins et l’autre la vie, la création d’un défilé par Karl Lagerfeld pour Chanel. Les dessins racontant la vie de Karl Lagerfeld m’ont donné énormément d’indices sur sa vie, sur ce qu’il voulait bien raconter. Cette biographie en dit un peu plus sur cet homme. Mais je n’aurais peut-être pas dû voir ce documentaire de Loïc Prigent avant.

Depuis plus de 30 ans que je m’intéresse à la mode, les créations de Karl Lagerfeld pour Chanel en font partie, même s’il ne fait pas partie de mes couturiers favoris. Je n’ai pas toujours aimé ce qu’il a créé, mais chacun réagit différemment. Derrière le créateur, il y a l’homme, un homme avec énormément de verve, de petites phrases assassines. En ce sens, il ma fait penser à sa mère découverte dans ce reportage et encore plus dans cette biographie.

Karl Lagerfeld est un homme mystérieux, notamment avec ses lunettes noires, son éventail. Il voulait être le seul, l’unique et il a réussi. Il a pris son temps pour apprendre, même si très vite, il se lasse. Il a appris toutes les ficelles qui ont fait de lui un as, le maître en matière de confection, de tissus, en dessins. Erudit, il se passionne pour tout, les gens, les époques, tout est prétexte à s’instruire. La mode, oui, pour de nombreuses marques pour lesquelles il a travaillé en même temps, avec toujours un goût très sûr, en avance sur son temps, mais il n’a jamais réalisé les mêmes croquis. Karl Lagerfeld savait ce qu’il faisait et si cela ne lui plaisait pas, il défaisait et recommençait. L’art sous toutes ses formes, les livres, malgré une vie trépidante, il prenait le temps d’assouvir ses passions, nombreuses. Il achetait également. Homme qui avait de l’argent, de par sa famille, de par son travail, mais qui a su donner des fêtes extravagantes, donner à ceux qui comptaient pour lui. Karl Lagerfeld a trouvé les bons partenaires pour créer comme un échange de bons procédés.

Cette biographie se lit comme un roman. L’auteur, avec les nombreux témoignages, nous fait traverser de nombreuses époques. Il y a l’enfance de Karl Lagerfeld, son arrivée à Paris, son amitié et ses virées avec Yves Saint-Laurent, sa rencontre et sa vie avec Jacques de Bascher, plus tous ceux qui gravitaient autour d’eux. C’était une sacrée époque avec de la drogue, du sexe, de l’alcool. Mais Karl n’est jamais tombé là-dedans. Est-ce pour cela qu’il n’est jamais tombé, qu’il a continué à travailler autant jusqu’à 85 ans ? Bourreau de travail, propriétaire terrien, j’ai découvert un homme que j’aurais bien aimé rencontrer, en définitive.  Ce roman relate ses rapports, notamment avec son père, sa mère, Jacques, un petit peu Inès. Il voulait se créer, il voulait vivre son rêve, lui qui a été adulte très jeune. A-t-il eu le temps de tout accomplir ?

Toute la documentation qui a servi à l’écriture de cette biographie est notée en fin de chapitre mais aussi à la fin du livre. L’auteur se penche, en quelques mots, sur l’après Karl chez Chanel. Rien n’est dit sur son bras droit qui a travaillé avec lui de nombreuses années et que l’on a pu voir dans le reportage. Une femme qui a pris les rênes de Chanel et qui était déjà bien présente lors des nombreuses collections.

Pas un seul ennui à la lecture. Je me demande comment, en si peu de pages, on peut écrire autant sur un homme, plusieurs êtres humains, plusieurs époques. Je remercie Fayard et Netgalley pour cette lecture.

Le mystère Lagerfeld de Laurent Allen-Caron

Date de sortie : 6 février 2019

Editeur : Fayard

Nombre de pages : 218

ISBN : 9782213703732