On m’appelle la Tornade d’Adrien Devyver

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On m’appelle la Tornade d’Adrien Devyver, présentation

Lorsqu’il reçoit un mail d’un éditeur pour raconter son parcours, il pense qu’il ne va pas pouvoir y arriver. Cela part déjà dans tous les sens. Comment arriver à rendre une copie dans les délais lorsque l’on a été diagnostiqué TDA-H ?

Avis On m’appelle la Tornade d’Adrien Devyver

Document – autobiographie mais surtout des conseils à tous ceux qui souffrent de TDA-H, à tous ceux qui accompagnent ceux qui en souffrent.

Je ne sais pas si la situation est la même en France qu’en Belgique, pays d’Adrien Devyver. Je n’ai pas assez de recul à ce sujet. Tous ceux que je sais c’est que concernant les maladies psychiatriques, la France est en retard, les grands psychiatres le disent.

En tous les cas, Adrien a été diagnostiqué tard, quand il a voulu s’engager auprès d’une association.

Adrien est un homme hypersensible, distrait qui parle beaucoup, coupe la parole, rit également. Mais il souffre de cette hyperactivité qui ne lui laisse aucun répit, ni à lui, ni aux autres. Il doit faire avec et a imaginé des astuces pour relâcher la pression. Sa famille a été très soudée mais elle a été perturbée puisque le mot n’a pas été mis sur ce dont souffrait Adrien.

C’est magnifique qu’une personne souffrant de cette maladie ne se cache pas, puisse se dévoiler auprès des autres. Outre ce livre témoignage, d’autres personnes qui lui sont plus ou moins proches ont témoigné dans ce livre. Elles offrent un regard, une dimension autre à la personnalité d’Adrien.

Ce dernier ne se voile pas la face. Il sait qu’il doit faire des efforts continuellement, il sait qu’il peut être une charge. Mais il n’y a aucune méchanceté. Il est toujours dans l’action et le sport lui permet de se défouler. Son cerveau ne se repose jamais. Il éprouve énormément d’empathie, il ne supporte pas l’injustice.

Ce que j’ai beaucoup aimé est cette demande de valorisation qui fait énormément de bien au TDA-H et toutes ces combines pour ne pas décrocher, pour éviter l’échec scolaire, la dépression, la mise à l’écart. Car il ne faut pas oublier que les enfants, comme les adultes, peuvent être très durs entre eux et subir du harcèlement car ils sont différents.

Que ce soit ici ou ailleurs, les moyens manquent cruellement pour venir en aide aux enfants TDA-H, aux parents et aux éducateurs qui doivent affronter de véritables tornades.

Ce sont des comportements qui sont expliqués sans se voiler, un caractère également, des faiblesses mais aussi beaucoup de forces, comme pour tous ceux qui sont atteints de maladies psychologiques, psychiatriques.

Il n’y a aucun apitoiement sur soi. Il n’y a aucun jugement.

On m’appelle la Tornade d’Adrien Devyver

date de sortie : 28 octobre 2020

Editeur : Kennes

Isbn : 9782380751918

Nombre de pages : 190

L’inconnu de la forêt d’Harlan Coben

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Chère V,

Je suis une fan d’Harlan Coben, je ne dirai pas accro car j’ai dû laisser passer pas mal de temps sans lire ses romans dont il était facile de trouver le coupable à cause de la même trame. Mais je me rappelle mon tout premier, Ne le dis à personne, pratiquement un de ses meilleurs pour moi. Je suis retombée dans Harlan Coben avec ses deux derniers romans. J’ai l’occasion de lire son tout dernier grâce à la Masse Critique Spéciale et personnellement, j’en suis ravie. D’ailleurs, je remercie Babelio. D’une façon ou d’une autre, je l’aurais acheté et il aurait agrandi ma PAL, même si j’aurais laissé passer quelques semaines avant de le lire. Mais là, je dois rendre ma copie, une lettre qui t’est adressée. Et ce n’est que du bonheur. Comme d’habitude, je ne lis jamais les 4ème de couverture, donc en ouvrant le roman, je ne savais pas à quoi m’attendre. En plus, bien souvent, elles en révèlent plus et peuvent gâcher la trame d’un roman.

L’inconnu de la forêt se distingue déjà par ses couleurs jaune. Le noir et le blanc, le lecteur d’Harlan Coben y est déjà habitué. Mais pas au jaune. Une couverture qui se révèle sombre mais aussi éclatante.

Qu’en est-il de l’histoire ? Matthew, jeune adolescent, contacte son parrain, Wilde, car une de ses camarades de classe, continuellement harcelée, a disparu. Wilde se rend compte que le jeune homme ne lui dit pas tout. Il contacte Esther, avocate de renom et accessoirement présentatrice télé, et lui fait part de ses doutes. Esther va ainsi utiliser les moyens des médias pour retrouver cette jeune fille. Cela ne va pas être sans conséquences pour le jeune Matthew. Si ce n’était qu’une histoire de disparition d’une jeune adolescente. Lors de sa quête, Wilde va se rendre dans une grande maison d’un couple fortuné où les jeunes adolescents font la fête. Il s’inquiète pour Matthew car il n’a plus de nouvelles. On n’entre pas comme ça dans cette forteresse car un homme, ancien soldat, s’occupe de la sécurité de la famille. 

D’habitude, Harlan Coben nous offre deux-trois histoires qui se lient. Ici, je n’ai pas trouvé car très vite Wilde et Esther sont appelés par ce couple fortuné quand leur fils disparaît. Mais Naomi doit être également retrouvée car elle a encore disparu. Wilde en fait une priorité. Il est demandé au couple de publier des vidéos car un homme tente de se présenter à la Présidence du pays et certaines personnes veulent le déstabiliser.

Le personnage de Wilde est le plus élaboré. En effet, enfant, il a été trouvé dans une forêt. Il était seul. Il a été, ensuite, adopté par une famille. Seul dans cette forêt, il n’avait qu’un seul ami, le père de Matthew. Wilde s’est formé tout seul, en visitant de nombreuses maisons isolées. La forêt est son univers, il en a besoin pour se ressourcer. Il oscille entre connaître tout de ses racines ou pas. Car il semble lui manquer quelque chose pour avancer. Mais voilà, le lecteur reste sur sa faim. Harlan Coben fera-t-il de Wilde un de ses héros, comme il a pu le faire avec Myron Bolitar ? Je l’espère car je reste sur ma faim. En plus, j’aurais aimé en savoir plus sur lui, notamment lorsqu’il était dans la forêt. A-t-il d’autres souvenirs que ceux évoqués ? Wilde est un homme seul, il aime être seul mais cela ne l’empêche pas d’avoir de bonnes relations avec les autres, d’échanger;

Est-ce que le Maître des nuits blanches a encore frappé ? Malheureusement, pas pour moi. Le livre est très bien écrit, très intéressant, mais je n’ai pas retrouvé le style d’Harlan Coben qui incite à tourner les pages car le lecteur est addict à l’histoire, au style pour savoir ce qui s’est passé réellement. Harlan Coben a laissé tomber son côté réellement noir pour faire une critique de thèmes qui lui sont chers et contre lesquels il s’insurge, comme le pouvoir des réseaux sociaux, le harcèlement subi par de jeunes adolescents et s’arranger avec la vérité quelle qu’elle soit, soit parce que l’on est avocat et que l’on ne doit pas divulguer les propos de son client, soit parce que l’on juge qu’il faut laisser une chance à deux personnes qui ont vécu des choses horribles. Il dénonce le système judiciaire qui condamne des innocents et qui ne leur laisse pas de chances pour s’en sortir.

Maintenant, malgré cette critique un peu négative, je ne t’empêche pas de lire ce roman. D’ailleurs je te le prête. Tu me le rendras, dis. Car je garde tous mes Harlan Coben. Je le sais, un autre lecteur, selon son moment de lecture, peut être plus à même d’apprécier son roman, surtout d’un de ses auteurs préférés.  De toute façon, pour moi, Harlan Coben reste une valeur sûre. Il m’arrive, des fois, de ne pas trop apprécier un roman d’un de mes auteurs préférés. N’oublie pas de me dire ce que tu en as pensé, après ta lecture.

L’inconnu de la forêt d’Harlan Coben

date de sortie : 15 octobre 2020

Editeur : Belfond

Isbn : 978-2-7144-8086-6

Nombre de pages : 429

Shining in the dark, recueil Lilja’s Library

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Shining in the dark, présentation de l’éditeur

Vos nuits vont devenir blanches. Douze histoires de fantastique et de terreur vous attendent dans ce livre qui rassemble de grandes plumes mondiales de l’horreur, de Stephen King à Jack Ketchum, en passant par Clive Barker et Ramsey Campbell. Des histoires pour la plupart inédtes en français. ce livre a été réalisée à l’occasion des 20 ans du site de référence sur Stephen King : Lilja’s Library.

Avis Shining in the dark

Shining in the dark est une anthologie de nouvelles d’auteurs de SF, mais pas que pour un site consacré à Stephen King qui fête ses 20 ans. Très belles explications du propriétaire de ce site pour l’édition de cette anthologie. Il explique comment il a trouvé les treize auteurs pour 12 textes, comment il a pu se les procurer. Site dédié à Stephen King et honneur au maître pour un texte où, en aparté, il se met en scène lui-même. Dans certaines autres nouvelles, il y a des références à Stephen King et il y a également le maître de tous, Edgard Allen Poe. Pour ce dernier, ayant déjà lu un recueil de nouvelles, je n’ai jamais réussi à intégrer son univers. C’est le cas ici encore. J’ai en tous les cas découvert 11 auteurs.

De nombreux thèmes sont abordés, notamment l’enfance et ses peurs, l’enfance ou l’âge adulte avec ses manèges qui attirent et rebutent également. Il est également question de dépassement de soi pour se sauver, grandir avant l’heure face à des situations plus que stressantes, prendre des décisions pour les siens, être face à une personne jugée faible. Entre imaginaire et réalité, quelle est la part de l’un et de l’autre ?

Je ne suis pas une fan de nouvelles, de recueil avec des nouvelles. J’ai l’impression d’un sentiment non abouti car en quelques pages, l’auteur doit tenter de délivrer un message. Pour ma part, pas souvent compréhensible car la nouvelle est déjà finie que j’en passe à une autre. Et les explications sur l’histoire, l’auteur au moment de la nouvelle augmentent ce sentiment. Toutefois, dans ce recueil deux sur douze ont eu ma préférence car peut-être plus longues et forcément je les ai plus appréciées. Cela devait concerner le thème ou encore l’écriture. Déjà, écrire un roman n’est pas donné à tout le monde. Mais je pense qu’une nouvelle, cela doit être encore plus difficile. Faire passer le message en un minimum de pages doit être un exercice difficile. Science fiction, policier, thèmes actuels abordés comme les jeux vidéo et écrire des histoires, ce recueil est vraiment riche.

Les nouvelles, celles en gras ont été mes préférées :

  1. Le compresseur de Stephen King
  2. Le réseau de Jack Ketchum et P.D. Cacek
  3. Le roman de l’Holocauste de Stewart O’Nan
  4. Aeliana de Bet Vincent
  5. Charebia et Theresa de Clive Barker
  6. La fin de toutes choses de Brian Keene
  7. La danse du cimetière de Richard Chizmar
  8. L’attraction des flammes de Kevin Quigley
  9. Le compagnon de Ramsey Campbell
  10. Le coeur révélateur d’ Edgar Allan Poe
  11. L’amour d’une mère de Brian James
  12. Le manuel du gardien de John Ajvide Lindqvist

Je souhaite un bel anniversaire à Lija’s Library et je remercie Babelio pour cette Masse Critique Mauvais Genre.

Shining in the dark

date de sortie : 16 octobre 2020

Editeur : Actu SF

Isbn : 978-2-37686-313-7

Nombre de pages : 419

Ce que l’on cache aux autres de Julie Galley

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Ce que l’on cache aux autres de Julie Galley, présentation

Théa est toujours en retard. Elle veut être heureuse. Elle a 22 ans. Elle est propriétaire de son appartement.

Elle n’aime pas le bon garçon et le sait depuis 4 ans. Ils rompent et recommencbent leur relation. Mais elle n’en peut plus.

Elle ne se confie pas à sa famille car ils ont assez souffert.

Avis Ce que l’on cache aux autres de Julie Galley

Théa est une jeune femme qui a réussi sa vie professionnelle, même si ses relations avec sa chef directe ne sont pas au beau fixe. Elle a un bon cercle d’amis avec une meilleure amie à qui elle raconte tout et qui ne se prive pas pour lui dire ce qu’elle pense. Théa aime sortir, faire la fête. Tout serait au top si sa relation amoureuse, depuis 4 ans, avec Sébastien ne subissait pas des hauts et des bas. Entre ruptures et réconciliations, leur couple est en danger. Car Sébastien montre ce qu’il veut au monde mais face à Théa, ses plus sombres instincts prennent le dessus. Il est violent verbalement et physiquement. Malgré tout, Théa ne peut pas se détacher de lui et des promesses qu’il lui fait. Arrive Diego, un très beau gosse. Théa pense de suite qu’il a toutes les filles à ses pieds, qu’il joue de son charme. Mais ils vont très vite devenir amis, car Diego écoute Théa, s’interpose face à Sébastien. Ils vont très vite éprouver des sentiments l’un pour l’autre. Théa se cache, ne montre rien à Sébastien sur ce sujet.

Personnellement, je n’ai pas compris l’attitude de Théa. Si elle a si peur que ça de Sébastien, si elle ne veut pas revivre les violences physiques qu’il lui fait subir, pourquoi elle a une relation avec Diego ? Je comprends que l’attirance physique peut être la plus forte, que de se sentir épaulée peut être une source de jouvence. Mais face à un homme violent, est-ce que les femmes réagissent de cette façon ? Je n’en sais rien car je ne suis pas une femme battue. Mais cette partie du roman ne m’a pas laissé une bonne impression.

Pour tenter de pimenter le roman, la romancière a imaginé que Théa aurait des difficultés, d’ordre judiciaire, à son travail. Une bonne petite partie, puisque le roman est quand même très court. Théa, sur cette partie là, va tenter de prouver son innocence et elle va trouver de l’aide. Entre la violence de Sébastien et la peur qu’elle éprouve plus ses difficultés professionnelles, Théa pourrait perdre la raison. Mais c’est une battante et elle ne se laisse pas abattre, même si sa direction la met en congés forcés.

Théa devra prendre des décisions pour elle et faire la paix avec elle-même puisqu’elle se rend responsable de la mort de son père. Elle devra savoir à qui elle peut faire confiance.

Le roman est bien écrit. Les évènements s’agencent bien. Mais je n’ai pas eu d’affinités avec Théa ni les autres personnages. J’aurais aimé que cette relation toxique soit beaucoup plus développée d’un point de vue psychologique car à ce sujet il y a pas mal de répétitions. Les ennuis de Théa, dans son travail, sont bien amenés, semblent réalistes. Ils donnent un peu plus de consistance au roman.

Par contre, j’ai vraiment bien aimé toutes les références en début de chapitre.

je remercie Babelio pour cette opération masse critique.

Ce que l’on cache aux autres de Julie Galley

date de sortie : 22 septembre 2020

Editeur : SK Editions

Isbn : 978-2-213-67070-6

Nombre de pages : 184

#Trahie de Louison Nielman

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#Trahie de Louison Nielman, présentation

Apolline est au collège. Elle doit savoir si le garçon du lycée qui la regarde éprouve des sentiments pour elle.

Pour une fois, elle est très en avance pour aller au collège. Elle le voit, elle est heureuse car les sentiments semblent réciproques.

Avis #Trahie de Louison Nielman

A 14 ans, Apolline est au collège. Elle tombe amoureuse d’un garçon de première. Et cela semble réciproque. Un amour qui semble interdit parce qu’il est beaucoup plus âgé qu’elle. Mais comme elle se bien avec lui. Elle révèle sa part de féminité, veut le séduire, se sent jolie. Elle ne laissera personne l’empêcher de vivre quelques heures avec Aurian. Comme de nombreux adolescents, l’interdit sera plus fort que tout. Elle n’écoutera pas sa soeur, elle se cachera de ses parents, elle mentira. A 14 ans, Apolline ne sait pas trop ce qu’elle veut mais elle ne veut pas aller trop vite. Il semble qu’Aurian la respecte. Et ce jusqu’au drame qui va plonger Apolline dans une profonde détresse. Entre culpabilité, colère, Apolline ne sait pas comment gérer ce qui lui arrive. Elle n’arrive pas à se confier, pourtant tout le monde sait ce qui s’est passé et les partages, les commentaires n’arrangent pas les choses pour cette jeune adolescente.

Apolline a peur de se confier aux siens. Elle est violente dans ses paroles. Elle se renferme sur elle-même. Il suffira d’un adulte en qui elle a confiance pour qu’enfin, après s’être enfuie, elle arrive à raconter. Elle écoute, comprend et accepte la confrontation avec sa famille. Une famille de quatre personnes qui se retrouvera, qui affrontera la décision d’Apolline pour l’aider au mieux. Apolline a pris cette décision, pour elle, mais aussi pour tous ceux qui peuvent être victimes de ce cyber-harcèlement.

Le lecteur voit une jeune fille qui tombe amoureuse, qui veut être belle pour ce garçon. Elle lui donne sa confiance petit à petit. Lorsqu’il bafoue cette confiance, on comprend la réaction d’Apolline. On peut également comprendre la réaction de ce jeune homme qui cherche par tous les moyens à se faire pardonner. Mais il devra répondre de ses actes car il a pris et gardé une photo sans en informer la principale intéressée.

Est-ce que ce type de roman est suffisant pour tous ces jeunes qui souffrent de harcèlement, de cyber-harcèlement ? J’aimerais et voudrais croire que oui. Surtout qu’il y a tous les liens nécessaires pour les déclarer. Mais la honte peut être tenace et aussi tous les adultes ne sont pas comme le professeur d’Apolline. Sont-ils déjà formés à appréhender les problèmes rencontrés par les adolescents ? Ils peuvent être, pour certains, une sacrée écoute, une sacrée aide surtout lorsque l’enfant est bon élève. J’écris ceci en connaissance de cause. Le cyber-harcèlement et le harcèlement tout court doivent être bien entendus dénoncés. Ils ne sont pas toujours le fait de camarades de classe, qui sont prompts à réagir pour se moquer, pour suivre les autres, pour se venger, mais aussi de l’autorité. Un parent peut voir les changements chez son enfant. J’ai eu de la chance d’avoir une fille qui se confiait quand elle rencontrait de graves problèmes. Mais cela n’a pas empêché la maladie d’être là. Les adultes doivent faire attention à tous ces petits changements. Les professeurs ne devraient pas cataloguer untel ou untel parce qu’il est chahuteur, parce qu’il ne travaille pas. Un profond mal-être peut être à l’origine de ça. Parents, jeunes adultes, lisez #trahie. Vous aurez des pistes au cas où.

Je remercie Babelio pour cette sélection Masse Critique.

#Trahie de Louison Nielman

date de sortie : 9 janvier 2020

Editeur : Scrineo

Isbn : 9782367407425

Nombre de pages : 176

Violence La trilogie bordelaise 1 de Philippe Charrac

Violence La trilogie bordelaise 1 de Philippe Charrac, Présentation

Marie France a 70 ans. Après un rendez-vous elle rentre chez elle, dans son château entouré de vignes. Depuis la mort de son mari, elle veut vendre son domaine mais elle souhaite un acheteur qui se conforme à ce qui s’est passé auparavant au niveau du vignoble. En entrant elle trouve son personnel de maison assassiné.

A Bordeaux, Lazare Servent se réveille avec une gueule de bois. Il est dépressif, boit beaucoup et va travailler quand il veut. Un appel va le remettre en selle.

Violence La trilogie bordelaise 1 de Philippe Charrac, Avis

Je ne regrette pas ma sélection Masse Critique Babelio Polars, que je remercie d’ailleurs pour cette sélection, avec ce premier tome d’une trilogie bordelaise. Je garderai cet auteur dans le coin de ma tête pour acheter les deux autres tomes. La maison d’édition publie des romans d’auteurs dont l’action se passe dans le Sud-Ouest, ma région natale, que je connais pas mal pour avoir visité quelques lieux. Outre les villes, le lecteur peut retrouver l‘histoire de la région, d’une ville et de hauts lieux de cette ville. Dans Violence, l’action se passe, essentiellement, à Bordeaux, ville dans laquelle j’ai vécu à peu près vingt ans, que j’ai quitté il y a 30 ans et que je retrouve de temps en temps. Je connais assez bien Bordeaux. Avec ma mère, nous avons pas mal parcouru ses rues à pied. Donc, dans Violence, j’ai retrouvé pas mal de lieux connus. Et j’ai appris l’histoire de Castéja, le 36 Quai des Orfèvres de Bordeaux. Je ne connaissais pas du tout les faits anciens de ce bâtiment bordelais. Comme quoi, on apprend à tout âge.

Après cette introduction, nous retrouvons le lieutenant Lazare Servent. Que cache cet homme ? Pourquoi vient-il travailler quand il veux ? Pourquoi boit-il autant ? Pourquoi ses collègues ont une mauvaise opinion de lui ? Pourquoi est-il en dépression ? Pourquoi le grand chef lui fait confiance, lui qui l’a amené dans ses bagages depuis la région parisienne, il y a un an ? Au fur et à mesure des pages qui se tournent, on en apprend beaucoup plus sur son passé, pourquoi il est devenu ce qu’il est, ce qui s’est passé réellement il y a un an. Une histoire familiale bien entendu d’un jeune garçon qui avait un héros, son père, et qui jeune, adolescent, voit ce héros énormément baisser dans son estime. Lazare a donc pris de nombreuses décisions par rapport à ce rejet. Mais le plus dur est de comprendre que l’on est pas aimé de sa famille. Par contre, est-ce que ce sont toutes ses expériences très dures qui lui font faire des cauchemars, qui lui procurent cette peur et ainsi il donne le meilleur de lui-même dans son métier ? Une femme va tout changer, sa nouvelle coéquipière. Et elle, est-ce qu’elle cache quelque chose ? Je suis sceptique à ce sujet. En tous les cas, la rencontre est assez explosive. Lazare ne sait pas lui parler et elle, elle hésite entre le croire ou croire ce qu’ont dit ses collègues. En tous les cas, l’attraction physique est bien là. J’ai fait un parallèle entre leurs deux débuts de carrière. Lazare, grâce à sa très bonne vision des lieux d’un crime, a eu sa chance. Quant à Sonia, il semblerait qu’elle soit dans le même cas. En plus, elle n’hésite pas à dire ce qu’elle pense.

Grâce aux talents de Lazare, l’enquête est très rapide. Le suspect est très vite connu mais une course contre la montre s’engage car cet homme tue effroyablement et il faut sauver sa prochaine victime. Une enquête très rapide mais je n’ai pas trouvé la dimension que je recherche dans les polars, soit des sentiments d’urgence. J’ai toutefois tourné les pages très facilement afin de faire vraiment connaissance avec tous les personnages, qui se révèleront au fur et à mesure de la série, je le pense. J’ai voulu savoir si l’enquête de Lazare tourne en sa faveur, si ce qu’il avance est vrai. Mais aussi, comment tourne sa relation avec Sonia, s’il arrivera à s’ouvrir à elle, à être moins abrupt, s’il en aura réellement le temps.

J’ai aimé les personnages de ce roman sans, toutefois, avoir de réels atomes crochus avec eux même s’ils sont bien décrits, que ce soit physiquement ou psychologiquement.

Le dénouement est très rapide, juste quelques pages. Je ne m’y attendais pas du tout, certainement pas de cette manière. En tous les cas, Lazare n’a pas fini de souffrir.

Violence La trilogie bordelaise 1 de Philippe Charrac

Date de sortie : 9 mars 2020

Editeur : Cairn

Nombre de pages : 245

ISBN : 9782350688633

Ainsi soit-il tome 1 Expiation de Sylvie Lopez

Ainsi soit-il tome 1 Expiation de Sylvie Lopez, présentation

Sa mère est française, son père anglais. Jesse est révérend d’une église anglicane en France. Il vient de Brighton. Il a choisi les ordres pour expier mais aussi pour mener à bien une mission.

Maria emménage. Au cours d’une fête, elle rencontre Jesse. Très vite, ils sont attirés l’un par l’autre.

Avis Ainsi soit-il tome 1 Expiation de Sylvie Lopez

D’habitude ce genre de romans ne me dérange absolument pas. Beaucoup de sexe, de l’action, une histoire, des personnages sympathiques, beaux. Des fois, le personnage féminin est un peu niais. Mais là, comment dire, j’ai lu et cela a été sans grande conviction.

Le personnage masculin est pasteur pour la communauté anglophone dans une ville du sud. Il a choisi d’entrer dans les ordres et aussi il a une mission. Mais quand va-t-on voir quelque chose de cette mission ? A part se flageller car il est accro au sexe, s’en référer toujours à son Dieu, avoir des érections continuellement surtout la nuit, au bout d’un moment, j’en ai eu marre de ces situations qui n’évoluent absolument pas. Jesse est quand même très respectueux envers Maria. Il ne la force pas. Il sait qu’il ne va rien lui apporter de bon. Mais la voir avec d’autres hommes le met carrément hors de lui. Elle va le pousser dans ses retranchements. En tous les cas, Jesse est un homme qui veut faire du bien, dans cette communauté. Outre ces deux missions, dont l’une cachée, il souhaite que ces jeunes, qui n’ont rien, qui sont malmenés par la vie, puissent se construire, se reconstruire.

Maria n’est pas un personnage nunuche, malgré ses 21 ans. On apprend dans ce roman ce qu’elle a vécu. On comprend pourquoi elle se cache, elle n’a pas confiance en elle, pourquoi elle ne fait pas le premier pas avec Jesse. Elle pourrait accepter de nombreuses choses de sa part, mais elle veut vivre une relation d’égal à égal et ne pas être celle qui passe en second.

Cette mission, trouver celui qui s’en prend à des enfants sexuellement et qui doit être mis hors circuit, est très peu évoquée. Le thème aurait pu donner plus de dimension à ce roman, même s’il bascule dans l’érotique, mais aucune tension qui aurait permis d’avoir un roman agréable à lire.

Le langage véritablement adolescent pour ces personnages de 21 et 26 ans, on repassera. Marre de ces auteurs et Sylvie Lopez n’est pas la seule dans ce cas à utiliser ce genre de termes pour tenter d’accrocher le lecteur. Mais cela fait passer les personnages pour plus bêtes qu’ils ne le sont. Pour information, tous les adolescents ne s’expriment pas de cette façon et encore moins les jeunes adultes. Et que dire aussi des quelques fautes trouvées dans ce roman.

Tout n’est pas à jeter. Mais ces quelques éléments dévoilés du passé de l’un et de l’autre ne sont pas assez développés à mon goût. Les chapitres alternent entre Jesse et Maria donc le lecteur a le point de vue des deux personnages.

Alors, si c’est comme ça pour les deux autres tomes, ce sera sans moi, franchement. Normalement, lorsqu’il y a une série, je commande les tomes suivants pour les lire quand j’en ai envie mais je passe carrément mon chemin.

Je remercie Babelio pour cette sélection Masse Critique et Evidence Editions.

Ainsi soit-il tome 1 Expiation de Sylvie Lopez

Date de sortie : 30 mai 2018

Editeur : Evidences Editions

Nombre de pages : 273

ISBN : 979-10-348-1358-2

Tout ce que nous n’avons pas fait de Bruno Veyres

Tout ce que nous n’avons pas fait de Bruno Veyres, présentation

Ce livre retrace la guerre du Vietnam pour les appelés et tous les autres.

L’auteur, en 2017, décide d’écrire des années après avoir passé un séjour aux Etats-Unis où il logeait chez la mère de Clive, un jeune homme mort au combat, à 19 ans.

La guerre du Vietnam a toujours intéressé l’auteur.

Avis de Tout ce que nous n’avons pas fait de Bruno Veyres

En racontant l’histoire de Clive, l’auteur donne vie à Clive, à ses amis, à sa famille et à tous ces jeunes hommes qui sont partis faire la guerre au Vietnam, ceux qui sont revenus, avec toutes les horreurs qu’ils ont vu et qu’ils ne peuvent pas dépasser, et à tous ceux qui sont morts, très jeunes car ils ont dû subir cette guerre. Un pan de l’Histoire américaine, certes, mais qui doit être lu par tous et toutes pour ce devoir de mémoire très important qui touche aussi bien les Etats-Unis que le monde entier. J’espère que ce livre peut être traduit en anglais car il est vraiment très important pour les Américains. S’ils sont comme moi, ils vont être profondément émus par tous les mots de l’auteur.

Pour tout dire, j’ai eu un peu de mal à entrer dans l’histoire. Mais cela n’a duré que les 30 premières pages et après, je n’ai pas traîné. J’ai été accro à toute l’histoire, au style de l’auteur. J’avais l’impression de connaître toutes ces personnes, d’assister aux évènements quels qu’ils soient. Je n’ai pas pleuré au sort de Clive, à sa mort, mais cela a été tout comme. Combien de soldats, de héros sont morts peu de temps avant d’être démobilisés, un jour avant la fin de leur mission réelle. Je sais, je dévoile un pan énorme de ce livre. Ils attendent cette démobilisation jour après jour, nuit après nuit. Les souvenirs leur permettent de tenir dans cet enfer quotidien. Ces jeunes hommes pleurent, peuvent haïr, font ce pour quoi ils sont missionnés, tuer, mais surtout essayer de rester en vie. L’auteur nous dépeint très bien ces relations entre tous ces jeunes hommes. Ce sont des amis, des frères, ils peuvent compter les uns sur les autres pour tenter de survivre, de vivre, de faire attention. Mais des fois, cela ne suffit pas. Ces soldats partagent tout, les courriers, les colis…

Peut-on en vouloir à ces jeunes qui sont restés au pays, qui ont profité des relations parentales, du fait qu’ils devaient faire des études ou à ces jeunes qui ont préféré déserter ? Non et non. Clive n’en veut pas à son ami, son frère, Simon. Clive sait qu’il est « le bouseux » comme tous ceux qui ont fait la guerre au Vietnam. ils ont été choisis parce qu’ils n’avaient pas franchement d’avenir. Mais Clive, au sein de l’armée, révèle des qualités qu’on ne lui soupçonnait pas.

A 18 ans, on laisse bien souvent un premier amour. A 18 ans, on laisse une famille. Ici, c’est une mère. Clive et sa mère n’ont pas eu une vie facile. Mais elle a su élever son fils envers et contre tous, après la mort de son mari et donc le père de Clive. A cela s’ajoute cette histoire, véridique, du patron d’une entreprise, où le père de Clive a trouvé la mort. Il a décidé d’être là pour le jeune garçon. Et quand son propre fils se lie d’amitié avec Clive, qu’il le considère comme son frère, il laissera faire, tout comme il laissera faire la relation entre Clive et sa propre fille. C’est le seul personnage que je n’ai pas trop aimé, mais sans le haïr non plus. S’il avait agi d’une autre façon, il n’y aurait pas eu cette histoire bouleversante parce que c’est l’histoire vraie d’un jeune homme que j’ai trouvé solaire, qui a accepté, par force, ce destin, qui n’a pas voulu profiter de passe-droits, qui a accepté son sort dignement, qui a souffert, qui savait que ce qu’il vivait dépassait l’entendement et que son retour ne serait pas facile et surtout qui avait l’espoir de revoir son unique et seul amour.

Je vous laisse découvrir le livre quant à la photo de couverture. Il faut savoir que l’auteur a mis des années avant de raconter l’histoire de Clive. Il a pu rencontrer la mère du jeune homme, il a passé du temps avec elle, comme il a pu rencontrer aussi des relations du jeune homme quand il était vivant. Le souvenir de Clive va perdurer jusqu’à ce qu’ils soient tous morts.

Tout ce que nous n’avons pas fait de Bruno Veyres

Date de sortie : 21 août 2019

Editeur : Editions du Toucan

Nombre de pages : 350

ISBN : 978-2-8100-0901-5

Putain de chat de Lapuss’

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Présentation de Putain de chat de Lapuss’

La vérité sur les chats enfin révélée! Vous aimez les chats? Ils sont mignons, joueurs et espiègles, et leurs yeux sont remplis de malice quand ils vous réclament une caresse ou des croquettes. En apparence seulement, car un funeste dessein les ronge au plus profond de leur âme et seul votre malheur les intéresse. Au péril de sa vie, Lapuss’ vous dévoile enfin ce qu’il se passe dans la tête de l’animal le plus maléfique de la création : Le chat. Faites attention à vous!

Avis Putain de chat de Lapuss’

Tous ceux qui me suivent sur les réseaux sociaux, sur mon autre blog, savent qu’il y a deux ans et demi, nous avons adopté un chat à la SPA. Chat qui avait 1 an 1/2, deux ans. C’est lui qui nous a adoptés.

Je n’ai pas trouvé réellement de situations vécues avec Tigrou dans cette petite bande dessinée. C’est clair que Tigrou est chez lui. Il s’est approprié tous les endroits, toutes les vestes. Il nous mène à la baguette. Il est tellement chez lui et surtout très collé à nous qu’il a refusé la petite Perle lorsque nous l’avons trouvée sous une voiture. Pendant plus d’un an, des rituels ont été instaurés avec Maud. Mais bon, elle est partie à l’ENG, ces rituels n’ont plus cours, sauf les samedi et dimanche. Tigrou est un chat qui n’aime pas être tout seul. Il nous attend le soir.

Par rapport à la BD, Tigrou est bien élevé. A ce jour, il n’a jamais rien cassé, ni déchiré. Bon, le canapé et les chaises ont subi quelques griffures, mais par rapport à la plupart des chats, sur ce que je peux voir, nous sommes bien tombés.

Est-ce que Tigrou a toutes ces pensées lorsque l’on s’occupe de lui ? Certaines fois, je le pense, de la façon dont il remue la queue quand il est énervé ou qu’il nous chope quand il est énervé ou quand on joue.

Une petite bande dessinée dont les dessins sont très réalistes. Même pour les BD où il n’y a pas trop de détails, où ce n’est pas trop rempli, le talent de l’artiste doit être indéniable et ici c’est le cas. Le message passe vraiment très bien. Les dialogues sont courts et efficaces puisqu’ils font rire. Un petit ouvrage super sympa. Je suis contente de recevoir, pour une fois, malgré toutes mes demandes en Masse Critique, de recevoir mon premier livre sur les chats. Ce n’est pas une critique pour Babelio puisque la sélection se fait selon ce qui est demandé.

L’auteur Lapuss’ peut être suivi sur Facebook et Instagram. Il existe 5 tomes de Putain de chat.

Je remercie Babelio pour cette Masse Critique qui m’a fait passer un très bon moment.

Putain de chat de Lapuss’

Date de sortie : 25 août 2016

Editeur : Monsieur Pop Corn

Nombre de pages : 62

ISBN : 978-2-9758-0999-5

Ecorché d’Isabelle Boisvert

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Présentation Ecorché d’Isabelle Boisvert

Antoine et sa femme Lydia ont accepté d’accueillir le fils adoptif de Pierre. En effet, celui-ci doit partir aux Etats-Unis. C’est en toute connaissance de cause car Félix est un jeune homme qui a eu de nombreux problèmes dû à son passé. Il est en rébellion constante.

L’arrivée de Félix, majeur dans quelques mois, ne sera pas de tout repos. Frédérique, la fille d’Antoine et Lydia, ne sait pas comment se comporter avec lui. Mais elle est subjuguée par le charme du jeune homme.

Avis Ecorché d’Isabelle Boisvert

Comment un enfant, devenu un adolescent, peut-il survivre, vivre lorsqu’il a vécu l’indicible, soit les violences envers sa mère, la mort de celle-ci et les violences perpétrées par son père à son encontre ? Ce garçon avait un voisin chez qui il se réfugiait. Il s’y réfugie toujours, seule personne à ne pas le juger. Ce garçon, Félix, à la mort de sa mère, a été adopté par le frère de sa mère. Mais vu la souffrance vécue, il n’a jamais su montrer tout l’amour qu’il pouvait ressentir, le fait qu’il soit enfin en sécurité. Car un enfant qui vit tout ce que Félix a vécu ne veut pas s’engager pour ne pas tout perdre. Donc, Félix s’est drogué, a eu des problèmes avec la police, s’est rebellé face à toutes les institutions, les ordres donnés. Ce que veut Félix ? Avoir 18 ans et son indépendance financière pour pouvoir vivre enfin pour lui, sans personne. Mais son oncle a dû partir aux Etats-Unis, il a demandé à son meilleur ami d’accueillir Félix au sein de sa famille. Une famille composée d’un père, d’une mère et d’une jeune fille du même âge que Félix, Frédérique.

Les relations ne sont pas faciles surtout avec une mère, Lydia, qui mène tout son monde à la baguette. Elle ne supporte pas le comportement de Félix, ses paroles et malgré les règles imposées, ce dernier n’en fait qu’à sa tête. Lydia a le même comportement avec sa fille. Mais avec elle, elle n’a jamais eu de problèmes. Frédérique s’est toujours conformée aux désirs de sa mère et ne s’est jamais soulevée. D’ailleurs, elle préfère se confier à son père qu’à sa mère. L’arrivée de Félix va tout chambouler. Frédérique va prendre des décisions qui ne plaisent pas à sa famille. Mais cette dernière est unie, le père joue un rôle de médiateur pour faire accepter à Lydia que sa fille grandit et qu’elle n’a pas les mêmes aspirations que sa mère. D’ailleurs, cette dernière devrait se rappeler sa jeunesse.

Félix est très sensible sous ses dehors de dur. Il ne sait pas comment exprimer sa souffrance, il préfère foncer dans le tas. Il ne veut pas s’ouvrir, il ne veut pas montrer ses faiblesses, sa douleur. Il a peur d’être déçu par les autres, il ne veut plus souffrir.

Avec Félix, Frédérique va trouver une sensation de liberté. Elle va côtoyer un jeune homme qui ne pense pas qu’à lui. Elle va tenter de connaître son passé afin de l’aider. Mais les barrières paraissent infranchissables avec un garçon qui ne veut pas s’engager, qui a peur de faire mal, malgré tout l’amour qu’il peut éprouver. Cela créera des tensions entre eux. Mais Frédérique devra faire preuve de patience et Félix comprendre qu’il peut s’ouvrir. Frédérique, même si elle éprouve beaucoup d’amour, est comme une éponge. Elle absorbe tout le mal-être de ce jeune homme, elle n’est plus la jeune fille qui semblait heureuse. Elle devra faire des choix quant à cette relation, son avenir. Elle se trouve impuissante face à ce jeune homme qui souffre. En cela, elle est aidée par sa meilleure amie, ses parents, notamment son père qui ne lui impose aucun choix mais qui a un rôle de conseil. Des décisions difficiles à prendre, à faire comprendre à l’autre. Mais cela permet à Félix et Frédérique de grandir. Lui à faire des choix pour surtout aller mieux et elle, à vivre sa vie.

Ce que j’ai aimé dans ce roman, ce sont les passages en italique où Félix raconte sa vie. J’ai également aimé l’échange entre Antoine et Félix. J’ai beaucoup moins aimé les dialogues, surtout ceux de Félix. Car oui, c’est un jeune homme rebelle mais ses paroles quand il souhaite montrer son point de vue, tout comme certains de ses actes face à cette famille, surtout Lydia, ne sont pas assez explicites. J’ai également été extrêmement déroutée, et je pense que des lecteurs adolescents français pourraient l’être, par tournures de phrases, mots de cette ville de Montréal. J’ai essayé de les transcrire en français mais avec plus ou moins de succès. Autrement, toute personne qui souffre, notamment les adolescents, tous les adultes qui peuvent être au fait de ces souffrances, trouveront matière avec ce roman.

Je remercie Babelio pour cette sélection Masse Critique.

Ecorché d’Isabelle Boisvert

Date de sortie : 4 septembre 2013

Editeur : Editions de Mortagne

Nombre de pages : 312

ISBN : 978-2-89662-275-7