Nulle part sur la terre de Michael Farris Smith

Avis Nulle part sur terre de Michael Farris Smith

Après un roman très long, que j’ai eu du mal à finir, que cela fait du bien de changer de registre, même si ce n’est pas un polar, un policier, un thriller, genre que j’affectionne plus particulièrement. Mais j’aime énormément me laisser porter par une histoire qui me permet de m’évader. C’est le cas ici avec le deuxième roman de l’auteur. Je n’ai pas lu le premier donc je n’ai pas de point de comparaison. A-t-il fait mieux, moins bien ? Son écriture s’affirme-t-elle ?

L’auteur nous donne les informations petit à petit et confirme les liens entre les personnages. Mais je ne devrais pas lire les 4èmes de couverture. Je ne le fais pas d’habitude ou quand j’ai bien avancé dans le roman car je me suis imaginé un scénario. Je me suis interrogée au fil de ma lecture, même si certains éléments donnés au compte goutte étaient assez prévisibles. Mais il y a toujours eu une part de suspense. Jusqu’à la fin, le lecteur ne sait pas ce qui arriver. Qui va aller ou retourner en prison, suite au meurtre de ce policier qui n’avait pas bonne réputation ? Est-ce que tous les personnages vont se retrouver ensemble ? Quelqu’un va-t-il mourir ?

C’est l’histoire d’un homme, Russell, qui a passé onze années de sa vie en prison, alors qu’il était sur le point de se marier avec Sarah. A son arrivée chez lui, outre son père, deux hommes l’attendent et le passent à tabac et lui promettent qu’il va souffrir encore plus. Il va tenter de reconstruire sa vie jusqu’au jour où il est dans un endroit où il ne devait pas se trouver, où il rencontre Maben et sa petite fille. Il ressent énormément de culpabilité pour ce qui s’est passé il y a onze ans. En plus, la vie en prison n’a rien arrangé. Il tentait de rester en vie face à des hommes beaucoup plus violents que lui. Tout le monde sait que Russell n’est pas un homme violent, même la police, même si après onze années passées en prison, il a pu changer. Mais il s’est trouvé au mauvais endroit au mauvais moment. Quand il rencontre Maben, il va tout faire pour l’aider mais il ne veut pas retourner en prison. Très vite, il sait qui il est mais cela ne joue pas de rôle dans sa prise de décision.

Ensuite, il y a Maben qui est maman d’une petite fille. Elle tente de retourner là où elle a vécu. Mais elle fait une mauvaise rencontre et elle a peur pour la vie de sa fille. Maben a souffert. Elle a eu de nombreuses relations. Elle a touché à l’alcool, à la drogue mais elle va tout tenter pour protéger sa fille. Jeune fille, elle a souffert. Sans lui chercher d’excuses, d’ailleurs, elle-même ne s’en cherche pas, elle a tenté d’oublier une mort horrible.

Cet homme et cette femme semblent avoir fait les mauvais choix de vie. Mais ils les assument car ils sont bien obligés. Je ne dirai pas que c’est le destin car l’alcool ou autre chose ne sont pas des exécutoires. Ils peuvent briser comme faire oublier un vécu difficile. Ils sont un refuge mais un mauvais refuge. D’ailleurs, j’ai les gens conduisent en buvant ou avec de l’alcool à proximité. Mais que fait la police ? Nous sommes aux Etats-Unis, c’est vrai, je ne sais pas si la lutte contre l’alcool au volant est la même qu’en France. Et puis, il y a ces armes que l’on trouve très souvent, chargées. Quand on lit un roman après une telle tuerie – Las Vegas – certains éléments nous font nous interroger encore plus.

L’histoire racontée est fluide. Il n’y a aucun temps mort. Le lecteur suit les personnages au fur et à mesure de l’avancée de l’histoire. J’ai passé un très bon moment de lecture. Il me tardait de le finir mais pas parce que je m’ennuyais, parce que je voulais connaître le dénouement. L’auteur détaille également très bien la colère de Larry, sa haine envers lui-même, sa fidélité envers ceux qu’il aime. Mais c’est un homme violent, qui boit. Il lui semble qu’il doive protéger sa famille, la venger. Mais il se fait des idées. Il n’accepte pas la vie. Ensuite, il y a l’ami de Russell, policier. Il se rappelle les bons souvenirs d’enfance, d’adolescence, mais il doit faire son travail en laissant une chance à son ami. Que dire du cadre ? Le Mississippi avec ses endroits magnifiques et ses petites bourgades où tout le monde se connaît, où l’alcool coule à flot, où les coups pleuvent entre hommes mais aussi la violence faite aux femmes.

Livre lu dans le cadre d’une masse critique spéciale. Je remercie Babelio et les Editions Sonatine.

Résumé Nulle part sur terre de Michael Farris Smith

Russel sort de prison. Il rentre chez lui en bus. Il est accueilli par deux hommes qui le passent à tabac.

Maben marche et marche encore avec sa petite fille. Un vieux monsieur l’amène à la gare routière. Il lui laisse un peu d’argent. Le but de Maben est de revenir là où elle a vécu pour tenter de changer de vie.

Nulle part sur terre de Michael Farris Smith

Date de sortie : août 2017

Nb pages : 362

Editeur : Sonatine

ISBN : 978-2-35584-609*-0

EnregistrerEnregistrer

EnregistrerEnregistrer

Publicités

La Sublime Communauté Les Affamés d’Emmanuelle Han

Avis La Sublime Communauté Les Affamés d’Emmanuelle Han

J’ai été sélectionnée par Babelio et donc par Actes Sud Junior, que je remercie, pour recevoir ce premier tome de La Sublime Communauté d’Emmanuelle Han. Une sélection en avant-première puisque le roman ne parait qu’au mois d’octobre 2017. Un blog est d’ailleurs consacré au roman. Je suis assez friande de romans destinés aux jeunes, adolescents. Celui-ci ne fait pas exception à la règle. Mais les parents peuvent se consacrer à La Sublime Communauté. Le roman est dense par son histoire, à couper le souffle par ses descriptions et bien construit.

Le fait qu’Emmanuelle Han ait beaucoup voyagé lui permet de nous offrir des paysages spectaculaires pour ces trois pays où se tient l’histoire de ces trois enfants, l’Amérique du sud, l’Inde et le désert africain. Cela donne une dimension énorme à l’histoire. Le paysage est beau, tel que nous pouvons le connaître. Mais les éléments peuvent se déchaîner. La nature est ainsi faite mais dans ce roman, c’est à cause de ce qui arrive, de ces passages dans un autre monde

Le monde dans lequel nous vivons est en train de vivre ses derniers instants. Ils sont des milliers, voire des millions à vouloir atteindre ces Portes, promesses d’une meilleure vie. Ce sont Les Affamés. Entre les militaires, les Guetteurs, cette personne au-dessus d’eux, on se demande ce qui va réellement leur arriver. Le lecteur sait que le chaos est en train d’arriver dans le monde présent mais dans l’autre, est-ce que ce sera vraiment mieux ?

L’auteur consacre un chapitre pour chaque enfant, Tupa, Ekian et Ashoka. Leur histoire se déroule donc et au fur et à mesure, on en apprend plus sur eux, on suit leur progression. Cela permet, avec chacun de ces chapitres de ne pas se perdre. Ils avaient 8 mois lorsqu’ils ont été enlevés. Ils ont un destin et ils doivent être contrôlés. Mais arrive-t-on vraiment à contrôler un être humain, aussi petit qu’il soit, surtout lorsqu’une prophétie doit se réaliser et qu’ils rencontrent sur leur chemin des personnes qui vont soit les aider, soit les freiner ? Même si ces enfants arrivent à être débrouillards, celui qui m’a le plus attiré est Ashoka. Je ne sais pas réellement pourquoi. J’ai trouvé qu’il souffrait plus que les deux autres. Ces trois enfants, on le pressent, se rencontreront et auront, vraisemblablement, un destin commun. Ils uniront leurs forces. Les trois ont beaucoup de colère en eux. Ils ont dû faire face à des mensonges et ils sont à la recherche de leur véritable identité, de leur passé. Entre présent et avenir, monde présent et surnaturel, des racines, différentes communautés, des traditions, le lecteur perçoit et s’ouvre à un monde riche. Ce monde est, en définitive, le nôtre avec ses nombreuses différences, sources de richesses et de partages.

Avec ce premier tome, Emmanuelle Han pose les fondations de ce qui va suivre puisqu’il y a un tome 2. Des fondations très riches. J’espère avoir la possibilité, d’une façon ou d’une autre, de lire la suite des aventures de ces enfants.

Résumé La Sublime Communauté Les Affamés d’Emmanuelle Han

Tupa fait du trafic. Il doit faire attention aux Guetteurs dans ce triangles qu’est le Brésil, le Paraguay et l’Argentine.

Ekian entreprend un très long voyage. Elle doit faire attention à ce qu’on ne lui vole pas ses affaires.

Ashoka porte la Flamme. Il est blanc et vit avec le Roi des Intouchables.

La Sublime Communauté Les Affamés d’Emmanuelle Han

Date de sortie : 4 octobre 2017

Nb pages : 374

Editeur : Actes Sud Junior

ISBN : 978-2-330-08667-1

EnregistrerEnregistrer

Quelques jours de nos vies de Clare Swatman

tous les livres sur Babelio.com

Avis Quelques jours de nos vies de Clare Swatman

Non, je n’ai pas pleuré en lisant cette belle histoire de Zoé et de son mari Ed. Après la mort de son mari, Zoé se retrouve quelques mois plus tard à l’hôpital car elle est tombée sur la tête. En se réveillant de son coma, elle se retrouve dans sa chambre de jeune fille, en partance pour faire ses études. A chaque réveil, elle revivra un des moments importants de sa vie qui la met en scène avec Ed, son amour de jeunesse, jusqu’au jour fatal où il part au travail et sera renversé par un vélo.

Zoé a une mission ou se la donne. Tenter que son mari adoré ne meure pas. Revivre ces moments va lui permettre de changer quelques éléments pour éviter ce deuil auquel elle ne se fait pas. Mais si elle, elle sait, ce qui s’est passé puisqu’elle replonge dans le passé, tous ceux qu’elle a côtoyés ne le savent pas, donc elle doit faire attention à ne pas donner ces éléments.

L’auteur suit donc la chronologie des événements. De leur rencontre, de leur amour qui éclot, de leur vie commune, de leur mariage jusqu’à leur difficulté à avoir un enfant. Zoé et Ed sont profondément amoureux. Ils vivent l’un pour l’autre, se soutiennent mutuellement. Comme dans tout couple, il y a quelques dissensions, des disputes. Lorsqu’il est question de mariage, ils arrivent tous les deux à parler même si cela dure un bon moment. De ce côté-là, je trouve qu’Ed a fait de nombreux efforts. Ensuite, vient la question de l’enfant. Zoé semble avoir été forcée à le vouloir. Mais cela va devenir une obsession, à force, pour elle, de devenir enceinte. Surtout que sa soeur tombe enceinte facilement. Les traitements contre l’infertilité vont plonger le couple formé par Ed et Zoé dans la rancoeur, la dispute, la colère. Ils tenteront de s’éloigner pour se retrouver. Mais comme je l’ai déjà lu, ce sont des moments vraiment très difficiles. Certains couples semblent avoir résolu leurs problèmes et se retrouvent plus forts face à cette adversité. Replonger dans ce passé va permettre à Zoé de changer quelques éléments. Elle sera beaucoup plus à l’écoute de son mari, de sa famille et de ses amis. Une nouvelle chance lui est donnée et elle va tenter d’en profiter.

Clare Swatman met de jolis mots sur tout ce qu’ils vivent. Elle démontre tout l’amour entre ces deux-là. Elle démontre aussi que Zoé a peu fait d’efforts au départ. Il lui est souvent difficile de se remémorer ce qui s’est réellement passé cette journée là. Les personnages sont forcément attachants mais je n’ai pas eu de réels coups de coeur pour Zoé, même si je la trouve profondément honnête sur ce qu’elle a vécu et ses traits de caractère. l’auteur commence son roman comme un fait divers. Le lecteur suit les aventures des personnages. Mais lorsque Zoé se réveille pour la première fois dans sa chambre, l’histoire est narrée à la première personne pour donner plus de poids à la jeune femme. Clare Swatman clôt chaque chapitre sur le sommeil de Zoé qui espère retrouver son mari lors de son prochain réveil. Cela donne l’espoir à tout le monde et surtout à elle car elle ne peut pas vivre sans lui. Que va-t-il réellement se passer ? Auront-ils cette seconde chance ? La fin est un beau message d’espoir. Clare Swatman a donc organisé son roman sur les difficultés pour avoir un enfant et ces traitements contre l’infertilité. Elle s’est documenté plus sur le côté psychologique, humain, que médical et cela donne plus de poids à ses héros.

Je remercie Babelio pour cette sélection Masse Critique, les éditions Presses de la Cité et aussi l’auteur.

Résumé Quelques jours de nos vies de Clare Swatman

Juin 2013, Ed part au travail. Sa femme Zoé ne prend pas le temps de lui dire au revoir. Arrivée au travail, Zoé apprend le décès de son mari. S’ensuivent de nombreux mois où elle n’arrive pas à faire surface car elle se sent coupable de ne pas avoir eu le temps de lui dire qu’elle l’aime.

Zoé tombe dans le jardin. Elle est transportée à l’hôpital mais à son réveil, elle se retrouve dans sa chambre de jeune fille.

Quelques jours de nos vies de Clare Swatman

date de sortie : 11 mai 2017

Editeur : Presses de la Cité

Isbn : 978-2-258-13758-5

Nombre de pages : 352

EnregistrerEnregistrer

Jusqu’à l’impensable de Michael Connelly

tous les livres sur Babelio.com

Avis Jusqu’à l’impensable de Michael Connelly

Il me semble que c’est la première enquête lue avec Harry Bosch. Je ne me rappelle vraiment avoir déjà plongé dans un roman de Connelly. C’est bien dommage, je dois le dire. Vais-je tout reprendre depuis le début pour voir l’évolution de ce personnage qui me plait bien ? Vu tout ce qui m’attend, ce sera peut-être pour plus tard. En tous les cas, je ne regrette absolument pas ma sélection masse critique de Babelio. J’ai découvert et Harry et la plume de l’auteur qui nous entraîne dans une superbe enquête avec un ex inspecteur qui ne lâche pas le morceau car il veut trouver le coupable.

Harry a été mis à la retraite de force à cause d’une enquête interne. Il n’est vraiment plus le bienvenu au LAPD, sauf pour certains de ses anciens collègues. Il s’ennuie, il faut bien le dire. Lorsque son demi-frère lui demande de l’aider à prouver l’innocence de son client, Bosch est face à un dilemme. Se retrouver de l’autre côté, soit aider la défense et ne plus avoir le respect des siens. Car c’est ça, Jusqu’à l’impensable, accepter d’être un simple enquêteur pour un avocat et tourner le dos à cette famille qu’est le LAPD. Car quand on est un flic, on l’est pour toujours. Un policier veut faire condamner celui qui a enfreint la loi. Avant de prendre sa décision, il demandera à rencontrer celui qui, à coup sûr, sera condamner. Le but principal de Bosch est donc de trouver le coupable. Et pour cela, quoi de mieux que les méthodes qui ont fait son succès, avec l’aide de son ancienne équipière ou entrer comme un voleur dans les locaux de la police. Il va tout reprendre depuis le départ. Il va entrer dans le détail. Il va chercher, fouiner et trouvera ce dont il a besoin.

C’est également une histoire de famille puisqu’il est l’enquêteur de son demi-frère, un célèbre avocat. Ils devront faire face tous les deux au fait que tout est fait pour que l’enquête ralentisse, avec des morts inexpliqués. Mais ils sont tenaces l’un et l’autre. Si Bosch dépasse certaines limites, Haller lui en tient peu rigueur même s’il lui rappelle l’essentiel. Tous les deux ont une fille du même âge. Elles vont aller à l’université ensemble. Dans ce roman, Bosch a des difficultés avec sa fille. Ils se parlent peu. Le fait de ne pas avoir lu les tomes précédents est assez problématique car je ne sais pas comment leur relation s’est construite. A-t-elle peur du métier de son père ? Pourquoi se renferme-t-elle autant ? Bosch ne sait pas trop comment s’y prendre. Il n’a pas les réflexes d’un père qui a vécu avec son enfant, même s’il adore sa fille.

En tous les cas, l’enquête est très bien menée grâce à la plume de Michael Connelly. J’ai compris le prologue à mi roman grâce aux explications données. Il m’en a fallu du temps ! Mais n’est-ce pas le propre de tout bon auteur de ne rien dévoiler et de laisser le lecteur suivre toutes les péripéties. Il faut dire que je ne me suis posée aucune question. Michael Connelly arrive très bien à nous démontrer la culpabilité ressentie par Bosch, qu’elle soit professionnelle ou privée. Les informations sont distillées au compte goutte. Le lecteur est investi dans l’enquête, dans la pugnacité de Bosch. Personnellement, j’ai bien aimé le style et comme je l’écrivais plus haut, je pense faire toute la série. Mais il me faudra du temps.

Je remercie Babelio pour cette masse critique et les Editions Calmann Lévy.

Résumé Jusqu’à l’impensable de Michael Connelly

Harry Bosch rejoint son demi-frère Haller, avocat, au tribunal.

Ce dernier doit l’entretenir d’un futur procès. Il demande à Harry d’enquêter car il est certain de la non culpabilité de son client. Mais Harry doit se faire sa propre opinion.

Jusqu’à l’impensable de Michael Connelly

date de sortie : 5 avril 2017

Editeur : Calmann Lévy

Isbn : 978-2-7021-5651-3

Nombre de pages : 388

Les sorcières de Kinvar, Tome 1, La sorcière aux poupées de Marie-Laure Junier

Avis Les sorcières de Kinvar, Tome 1, La sorcière aux poupées de Marie-Laure Junier

Cette lecture fait partie d’une sélection masse critique pour adolescents. J’ai donc été sélectionnée sur ce premier tome. En effet, lorsque je ne connais pas les tomes précédents, je ne les choisis pas. Pour un jeune lecteur, le livre tient, je pense, toutes ses promesses. Pour un adulte, quelques points me gênent. En effet, j’ai remarqué quelques fautes, certes, peu. nombreuses, mais elles y sont. Ensuite, j’ai trouvé, les mentions à Emily et sa cousine, comme jolie blonde, petite blonde, un peu trop péjoratives. En tant que lectrice, même si cela fait répétition, les prénoms ne me gênaient pas tandis que ces adjectifs et noms, trop souvent répétés oui.

J’ai bien aimé la construction du roman avec ces passages en italique, explicatifs sur le monde des sorcières, en début de chapitres. J’aurais aimé en savoir plus sur la raison de la mort des parents d’Emily dans cet accident de voiture. Est-ce dû au fait que cela soit le premier tome ? Si c’est le cas, il faudra continuer la lecture. Si non, c’est un peu raté. Le roman est facile d’accès, se laisse lire. Il nous entraîne dans un monde, le destin des sorcières et celui d’une petite fille qui grandit.

Venons aux personnages. Emily est une petite fille de 9 ans quand elle perd ses parents. Elle se retrouve chez sa grand-mère, sa tante et sa cousine, toutes sorcières. Sa grand-mère ne lui est d’aucun réconfort. Sa tante ne l’aime pas. Il n’y a que sa cousine pour l’aider. Par contre, même si Charlotte est là, elle doit continuer son apprentissage pour devenir sorcière et remplacer la grand-mère. Cela prendra quelques années. Charlotte veut aider et protéger sa cousine.

Emily est une petite fille et ensuite une ado de son âge. Elle a été bercée par les contes racontés par son père. Le fait d’avoir trouvé quatre poupées de bois et leur parler lui permet de se rendre compte qu’elle a un don, mais ce n’est pas celui qu’elle croit. En effet, elle est blonde, au lieu d’être rousse, et elle a un oeil vert et l’autre bleu. Avec toutes les aventures qui lui arrivent, elle saura qui sont ses parents. Emily est une petite fille qui s’intéresse à tout, qui cherche la vérité et qui trouve de l’aide pour y parvenir. Mais qui en a après elle ? Savent-ils qui elle est réellement ? Les poupées savent aussi qu’Emily a un pouvoir. Vu qu’elle les a délivrées et qu’elles sont devenus de véritables amies, elles feront tout pour l’aider, chacune a son propre pouvoir. Entre ces quatre poupées, ce vampire qu’elle rencontre sur Internet, Emily tente d’assouvir sa soif de connaissances, sa tentative de savoir qui elle est réellement.

Résumé Les sorcières de Kinvar, Tome 1, La sorcière aux poupées de Marie-Laure Junier

Emily est une petite fille blonde qui possède un oeil vert et un oeil bleu. Elle est bercée par les contes racontés par son père. Elle est à l’affut de tout et arrive très bien à discerner l’humeur de ses parents. Dans un vide-grenier, elle voit un coffret avec quatre poupées de bois. Elles lui parlent.

Emily est victime d’un accident de la route. Elle tombe dans le coma. Ses parents sont morts.

Les sorcières de Kinvar, Tome 1, La sorcière aux poupées de Marie-Laure Junier

date de sortie : 9 décembre 2016

Editeur : Anyway Editions

Isbn : 978-2-37488-046-4

Nombre de pages : 184

A sa place d’Ann Morgan

tous les livres sur Babelio.com

Avis A sa place d’Ann Morgan

Assez difficile pour moi d’écrire sur ce roman. Ce n’est pas un réel coup de coeur, mais j’ai beaucoup aimé la façon d’aborder le sujet de ce changement d’identité de ces jumelles et le fait qu’une n’ait pas voulu rendre la véritable identité à sa soeur. Le roman est lancinant, on suit l’histoire d’Helen au fil des pages. Un chapitre sur son enfance suivi d’un chapitre sur sa vie actuelle et ainsi de suite. Cette façon, pas nouvelle, de construire le roman permet au lecteur de découvrir la vie de cette petite fille devenue adulte. J’écrivais lancinant, certes, mais j’ai toujours eu envie d’aller plus loin dans ma lecture, même si elle a été assez longue car malgré mon envie, je n’ai pas eu le temps d’avancer plus vite. C’est certes assez psychologique mais j’aurais été plus encline à m’attacher au personnage d’Helen si la couverture avait été toute autre. Comme quoi, le visuel peut jouer.

Pourquoi je ne me suis pas attachée à Helen ? Dès le départ, l’auteur nous la montre comme la petite fille qui a tout. Elle est jolie, aimée de sa mère, si celle-ci peut aimer à ce moment-là, avec énormément d’amies et qui fait de sa soeur, Ellie, qui a eu un problème à la naissance son souffre-douleur. Mais avec le changement d’identité, qu’elle a voulu pour une journée et qui va donc durer, c’est Helen qui va souffrir le plus. Pourtant, je n’ai pas pu la plaindre. J’ai plutôt pensé aux prédispositions génétiques par rapport au père et à la mère. En effet, un enfant qui a un ou des parents, proches ou éloignés, qui souffrent de troubles mentaux peut en souffrir également. Mais pour Helen, il y a tout ce qu’elle subit également et ce pendant de nombreuses années. Entre l’enfermement en centre, sa libération à 18 ans, sa tentative de trouver du travail, sa reconstruction avec l’amour d’un homme et le dessin. Ensuite, il y a cette fameuse lettre qu’elle a reçue de sa soeur, avant l’accident. Une lettre qu’elle mettra du temps à ouvrir et à lire. Une lettre qui lui permettra de se rendre au chevet d’Ellie. Helen a été une petite fille, après l’échange, qui semblait se moquer de tout. En effet, personne n’a voulu l’écouter. Pour ne pas souffrir, elle se retranche en elle-même, elle va boire, se droguer, être violée. De quoi marquer à jamais un être humain.

Il est dit que les jumeaux sont liés, qu’ils sont toujours là l’un pour l’autre, qu’ils ressentent tout. L’auteur nous démontre tout son contraire mais également cet état de fait. De plus, je n’ai absolument pas compris la mère car personnellement, je n’aurais pas réagi de cette façon même si elle a perdu son premier mari, tragiquement, même si elle a voulu, ensuite, être heureuse. Comment est-il possible de faire souffrir autant son enfant, ses enfants, ne pas s’en rendre compte, ne pas écouter ? Elle parle de sa fille à la troisième personne. Les révélations à son sujet n’y changeront rien. C’est donc avec les yeux, avec la voix d’Helen que l’auteur se penche sur le passé de cet enfant, devenue adulte. Elle alterne les chapitres. Sur ceux où elle raconte son passé, ce n’est pas réellement elle et c’est normal puisqu’il y a eu le changement d’identité. C’est comme si quelqu’un racontait l’histoire à sa place avec l’utilisation du tu. Je pensais avoir des soucis pour reconnaître les personnages, mais cela n’a pas été le cas. Il faut dire que j’ai fait très attention en lisant les tout premiers chapitres.

Ann Morgan détaille très bien les sentiments. Les éléments se mettent en place petit à petit par des révélations du passé et du présent. Il y a une certaine tension avec Helen qui est seule depuis l’âge de sept ans, qui a compris qu’elle ne pouvait compter que sur elle. Elle feint la folie face aux autres, pour se protéger.

Je remercie Babelio pour cette sélection spéciale masse critique.

Résumé A sa place d’Ann Morgan

Helen et Ellie sont de véritables jumelles qui ont sept ans. Helen martyrise sa soeur Ellie, qui est souvent à la traîne.

Un beau jour, Helen propose à sa soeur d’échanger leur identité pendant quelques heures afin de bien s’amuser et de redonner le sourire à leur mère lorsqu’elles révèleront la supercherie.

Mais Ellie refuse de redevenir elle-même.

A sa place d’Ann Morgan

date de sortie : 20 avril 2017

Editeur : Presses de la Cité

Isbn : 978-2-258-13594-9

Nombre de pages : 412

Adieu sans fin de Wolfgang Hermann

tous les livres sur Babelio.com

Avis Adieu sans fin de Wolfgang Hermann

La mort d’un enfant doit être le pire supporté par un père, une mère. Déjà, un parent se fait du souci pour son enfant tout le long de sa vie. Ce n’est pas dans l’ordre des choses qu’un enfant parte avant son père et sa mère, surtout lorsqu’il est adolescent. Dans ce récit, l’auteur narre la descente de ce père qui découvre son enfant mort. Il le sait, il l’a senti avant d’entrer dans la chambre. La mort est relatée avec son silence et la découverte du corps.

Le temps passe mais la douleur est toujours aussi présente, elle s’immisce partout, pour cet homme qui n’a pas élevé ce fils mais qu’il retrouvait de temps en temps. Il a vécu, avec lui, dernièrement et cela a été la meilleure expérience de sa vie. L’auteur nous raconte les souvenirs de ce père, entrecoupés de la noirceur due au deuil. Tout est à l’image de ce qu’il vit, la maison, la ville. Il n’a plus goût à rien, il se laisse dépérir. La douleur d’ailleurs le rend malade. Il fait même une Expérience de Mort Imminente où il semble retrouver son fils chéri.

Dans son malheur, heureusement que la mère de son fils est là et qu’elle l’aide. Elle semble forte. Pourtant, elle doit avoir autant de chagrin. On apprend leur histoire. Etre parent jeune n’aide pas forcément.

Cet enfant, pourtant, ne semble pas avoir souffert de la rupture de ses parents. Le lecteur apprend à le connaître grâce à son père, ses amis et sa petite amie. Il sait se faire aimer de tous.

Personnellement, je ne sais pas comment je réagirai si ma fille devait mourir. Le récit ne m’a pas profondément touché car je ne me suis pas reconnue puisque je n’ai pas vécu ce type de situation.

Lu dans le cadre de Masse Critique de Babelio.

Résumé de Adieu sans fin de Wolfgang Hermann

Fabius, jeune homme de 17 ans, vivait chez son père.

Il décède brutalement pendant la nuit. C’est son pèreW qui le trouve.

Commence alors une douleur insurmontable pour cet homme.

Adieu sans fin de Wolfgang Hermann

date de sortie : 2 février 2017

Editeur : Editions Verdier

Isbn : 978-2-86432-910-7

Nombre de pages : 128

 

Toute résistance est inutile de Cora Carmack

tous les livres sur Babelio.com

Avis Toute résistance est inutile de Cora Carmack

J’ai été sélectionnée pour l’opération masse critique de Babelio pour recevoir ce roman pour adolescents. Qui dit type de ce roman, pour filles, dit amour et comment le vivre. Dès les premières pages, j’ai cru me retrouver avec Insatiable, que je n’avais pas du tout aimé. Mais j’ai eu une bonne surprise car j’ai découvert les personnages et je n’ai pas trouvé Dallas si idiote que ça. Ouf, j’étais sauvée.

Le roman est tout de même intéressant à lire, même si pour ma part, en tant qu’adulte, les relations amoureuses des jeunes gens, se ressemblent pratiquement toutes. Mais l’auteur a donné de la profondeur à ces deux personnages principaux, Dallas et Carson. Ils sont tous les deux en première année à l’université. La première tente de se défaire de son père avec qui elle a des relations assez conflictuelles. Mais le lecteur comprend pourquoi. Ils sont timides tous les deux et n’arrivent pas à exprimer leurs sentiments. Pourtant l’amour est bien présent. Le domaine du football, où son père est entraîneur, lui fait côtoyer de nombreux jeunes hommes qui tentent tous d’avoir une relation avec la fille de l’entraîneur. C’est pour cela que Dallas avance à pas comptés avec Carson. Il faut qu’elle soit sûre de lui. Mais elle tombe vite amoureuse.

Quant à Carson, le jeune homme oscille entre son envie très forte de voir Dallas et le sport. Il a peur de tomber amoureux d’elle. Il n’est pas sûr de son avenir car il est remplaçant au sein de l’équipe et il a peu d’aptitudes pour les études. Il prend en compte les désirs, les peurs de Dallas. Le fait d’avoir voulu ne rester qu’amis lui permet de mieux la comprendre et de découvrir le caractère de la jeune fille.

L’auteur aborde également les thèmes de la solitude, des fêtes étudiantes, de la solidarité sportive. Elle alterne les points de vue de Carson et de Dallas à travers ses chapitres. Quel que soit l’âge, les relations humaines ne sont pas faciles. Les rumeurs peuvent très vite venir. Lorsque le bagage émotionnel est lourd avec de nombreuses blessures, il faut malgré tout avancer car chacun apprend. Il est indispensable de trouver sa voie, un exécutoire pour se sentir bien, pour faire le vide.

Ce roman fait passer un moment agréable sans prise de tête.

Résumé Toute résistance est inutile de Cora Carmack

Dallas et son amie sont en première année à l’université de Rusk. Elles se rendent à une soirée. Dallas rencontre un beau jeune homme Silas. Mais elle se rend très vite compte que cela n’aboutit à rien.

Elle tombe dans les bras de Carson dont l’objectif est de travailler dur et de ne pas tomber amoureux.

Toute résistance est inutile de Cora Carmack

date de sortie : 2 juin 2016

Editeur : La Martinière

Isbn : 978-2-7324-7880-7

Nombre de pages : 283

 

Camp Pikachu 1 Choisis ton camp d’Alex Polan

Avis Camp Pikachu 1 Choisis ton camp d’Alex Polan

Lors de la sélection masse critique de Babelio, je m’étais positionnée sur pas mal de livres pour jeunes dont celui-ci. J’ai eu la grande chance d’être sélectionnée. D’une part, ma fille est une grande fan des Pokemon depuis leurs débuts. Donc, ça date. Ce choix était, en partie, pour elle. D’autre part, depuis près de vingt ans, par ricochet, je suis au courant de pas mal de choses sur les Pokemon.

Même si ce roman est destiné aux très jeunes, car très facile à lire, les plus grands reconnaîtront pas mal de choses sur l’univers des Pokemon. Aucun dépaysement à avoir. De plus, la thématique des camps de vacances concernent aussi bien enfants que parents. Celui-ci est à thèmes, celui des Pokemon. Et comme dans tout camps, il y a des affinités entre les enfants. Certains plus gentils que d’autres. Il faut tenter de connaître d’autres enfants car ils ne sont pas tels qu’ils sont perçus au prime abord. Un camp de vacances avec des jeux, c’est également l’envie de gagner, de se débrouiller, de trouver des astuces. Certains enfants peuvent ne pas avoir confiance en eux, également. Mais en parlant avec leurs camarades, ils deviennent comme les autres. Ils sont débrouillards. Ils s’aident et s’entraident.

L’auteur rend la lecture très agréable avec ces nombreuses références à la série, aux personnages et ces équipes.

Le message d’entraide passe très bien avec les mots de l’auteur qui se met au niveau des enfants, sans tomber dans les clichés de leurs paroles. Il démontre également que les préjugés peuvent tomber.

Résumé Camp Pikachu 1 Choisis ton camp d’Alex Polan

Marko est en camp de vacances Pokemon. Il fait un cauchemar.

Il a trois amis et parmi les activités, ils doivent récupérer des drapeaux.

Camp Pikachu 1 Choisis ton camp d’Alex Polan

date de sortie : 19 mai 2016

Editeur : Slalom Editions

Isbn : 978-2-37554-001-5

Nombre de pages : 159

Cartel de Don Winslow

tous les livres sur Babelio.com

Avis de Cartel de Don Winslow

Plus de 700 pages c’est extrêmement long lorsque je n’en lis qu’une cinquantaine de pages par soirée. Malheureusement, actuellement, je ne peux pas faire plus. Et malgré la Cartel de Don Winslowde ce roman et le fait que je ne me sois pas du tout ennuyée, j’étais trop fatiguée pour lire plus. En tous les cas, j’ai adoré, même si je me suis un peu perdue dans les personnages de ces cartels de drogue, cette histoire du Mexique et cette histoire de vengeances entre deux anciens amis, un trafiquant mexicain et un Américain qui enquête.

C’est une quête de plusieurs années pour Art Keller contre Adan Barrera. Ici, elle dure plus de huit ans. Mais entre l’un et l’autre, c’est encore plus long. Les deux ont été amis, très amis, mais la mort par violence de nombreuses personnes très proches d’Art Keller vont faire qu’il veut se venger d’Adan et le mieux c’est la mort. Mais la tête d’Art Keller est mise à prix et le montant ne cesse d’augmenter. L’un et l’autre vont également faire à ceux qui vont les trahir, que ce soit au sein des cartels ou ceux, dans les gouvernements et agences d’état, préfèrent compter les cartels comme des alliés. Keller et Adan sont obsédés par cette vengeance. Le premier ressent énormément de culpabilité. Adan également car ils vont perdre des personnes auxquelles ils tiennent le plus.

Ce roman est dédicacé à tous les journalistes nommés, morts ou disparus au Mexique pendant la période du roman. Certains tentent de faire leur travail, de dénoncer. S’ils touchent des pots de vins mais qu’ils ne les utilisent pas, c’est comme si c’était le cas. Il y en a bien d’autres morts aussi. Personnellement, je donnerai une spéciale dédicace à tous ceux qui ont souffert de ces luttes contre les cartels de drogues, à ceux qui ont été exécutés sommairement, toute cette population qui tente de vivre malgré tout, qui voit son pays souffrir, les régions se vider. Personne ne sait à qui il doit faire confiance.  Une des morales, les Etats-Unis ne retiennent aucune leçon. Ils sont englués dans des guerres qui ne finissent jamais. Ils profitent de ces cartels de drogue, mais cela se tait. Je pense qu’il n’y a pas que les USA. L’Europe est également en cause puisque les marchés sont, eux aussi, florissants. Quand je pense à tout cet argent dû au trafic qui occasionne autant de morts alors qu’il pourrait servir à ce que le monde aille mieux. Il existe un parallèle entre ces cartels et la lutte contre le terrorisme des états. Tout cela est très loin de chez nous mais assez près tout de même.

Le roman nous offre une étude sociologique de ce pays avec l’économie, la description des endroits et cette lutte incessante. La police est corrompue, le gouvernement aussi. Le pays est grand et tout semble pouvoir être bien régi par régions. Mais ce n’est pas le cas. Personnellement, avec ce roman, ce pays, qui ne m’attirait pas, m’attire encore moins.

Lu dans le cadre d’une Masse Critique spéciale Babelio que je remercie ainsi que les éditions Seuil.

Résumé de Cartel de Don Winslow

Un homme vit dans un monastère, au Nouveau Mexique depuis quatre ans, où il s’occupe d’abeilles.

Adan Barrera a été arrêté. Il est à l’isolement. Tout le monde veut sa mort. Transféré au Mexique, il redevient, peu à peu, le baron de la drogue.

Une femme arrive, Magda, elle devient la protégée d’Adan. L’un et l’autre vont réussir à s’évader.

Deux hommes vont informer l’homme du monastère de cette évasion. C’est Art Keller.

Cartel de Don Winslow

date de sortie : 8 septembre 2016

Editeur : Seuil

Isbn : 978-2-02-121317-7

Nombre de pages : 718