Quelques jours de nos vies de Clare Swatman

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Avis Quelques jours de nos vies de Clare Swatman

Non, je n’ai pas pleuré en lisant cette belle histoire de Zoé et de son mari Ed. Après la mort de son mari, Zoé se retrouve quelques mois plus tard à l’hôpital car elle est tombée sur la tête. En se réveillant de son coma, elle se retrouve dans sa chambre de jeune fille, en partance pour faire ses études. A chaque réveil, elle revivra un des moments importants de sa vie qui la met en scène avec Ed, son amour de jeunesse, jusqu’au jour fatal où il part au travail et sera renversé par un vélo.

Zoé a une mission ou se la donne. Tenter que son mari adoré ne meure pas. Revivre ces moments va lui permettre de changer quelques éléments pour éviter ce deuil auquel elle ne se fait pas. Mais si elle, elle sait, ce qui s’est passé puisqu’elle replonge dans le passé, tous ceux qu’elle a côtoyés ne le savent pas, donc elle doit faire attention à ne pas donner ces éléments.

L’auteur suit donc la chronologie des événements. De leur rencontre, de leur amour qui éclot, de leur vie commune, de leur mariage jusqu’à leur difficulté à avoir un enfant. Zoé et Ed sont profondément amoureux. Ils vivent l’un pour l’autre, se soutiennent mutuellement. Comme dans tout couple, il y a quelques dissensions, des disputes. Lorsqu’il est question de mariage, ils arrivent tous les deux à parler même si cela dure un bon moment. De ce côté-là, je trouve qu’Ed a fait de nombreux efforts. Ensuite, vient la question de l’enfant. Zoé semble avoir été forcée à le vouloir. Mais cela va devenir une obsession, à force, pour elle, de devenir enceinte. Surtout que sa soeur tombe enceinte facilement. Les traitements contre l’infertilité vont plonger le couple formé par Ed et Zoé dans la rancoeur, la dispute, la colère. Ils tenteront de s’éloigner pour se retrouver. Mais comme je l’ai déjà lu, ce sont des moments vraiment très difficiles. Certains couples semblent avoir résolu leurs problèmes et se retrouvent plus forts face à cette adversité. Replonger dans ce passé va permettre à Zoé de changer quelques éléments. Elle sera beaucoup plus à l’écoute de son mari, de sa famille et de ses amis. Une nouvelle chance lui est donnée et elle va tenter d’en profiter.

Clare Swatman met de jolis mots sur tout ce qu’ils vivent. Elle démontre tout l’amour entre ces deux-là. Elle démontre aussi que Zoé a peu fait d’efforts au départ. Il lui est souvent difficile de se remémorer ce qui s’est réellement passé cette journée là. Les personnages sont forcément attachants mais je n’ai pas eu de réels coups de coeur pour Zoé, même si je la trouve profondément honnête sur ce qu’elle a vécu et ses traits de caractère. l’auteur commence son roman comme un fait divers. Le lecteur suit les aventures des personnages. Mais lorsque Zoé se réveille pour la première fois dans sa chambre, l’histoire est narrée à la première personne pour donner plus de poids à la jeune femme. Clare Swatman clôt chaque chapitre sur le sommeil de Zoé qui espère retrouver son mari lors de son prochain réveil. Cela donne l’espoir à tout le monde et surtout à elle car elle ne peut pas vivre sans lui. Que va-t-il réellement se passer ? Auront-ils cette seconde chance ? La fin est un beau message d’espoir. Clare Swatman a donc organisé son roman sur les difficultés pour avoir un enfant et ces traitements contre l’infertilité. Elle s’est documenté plus sur le côté psychologique, humain, que médical et cela donne plus de poids à ses héros.

Je remercie Babelio pour cette sélection Masse Critique, les éditions Presses de la Cité et aussi l’auteur.

Résumé Quelques jours de nos vies de Clare Swatman

Juin 2013, Ed part au travail. Sa femme Zoé ne prend pas le temps de lui dire au revoir. Arrivée au travail, Zoé apprend le décès de son mari. S’ensuivent de nombreux mois où elle n’arrive pas à faire surface car elle se sent coupable de ne pas avoir eu le temps de lui dire qu’elle l’aime.

Zoé tombe dans le jardin. Elle est transportée à l’hôpital mais à son réveil, elle se retrouve dans sa chambre de jeune fille.

Quelques jours de nos vies de Clare Swatman

date de sortie : 11 mai 2017

Editeur : Presses de la Cité

Isbn : 978-2-258-13758-5

Nombre de pages : 352

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Jusqu’à l’impensable de Michael Connelly

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Avis Jusqu’à l’impensable de Michael Connelly

Il me semble que c’est la première enquête lue avec Harry Bosch. Je ne me rappelle vraiment avoir déjà plongé dans un roman de Connelly. C’est bien dommage, je dois le dire. Vais-je tout reprendre depuis le début pour voir l’évolution de ce personnage qui me plait bien ? Vu tout ce qui m’attend, ce sera peut-être pour plus tard. En tous les cas, je ne regrette absolument pas ma sélection masse critique de Babelio. J’ai découvert et Harry et la plume de l’auteur qui nous entraîne dans une superbe enquête avec un ex inspecteur qui ne lâche pas le morceau car il veut trouver le coupable.

Harry a été mis à la retraite de force à cause d’une enquête interne. Il n’est vraiment plus le bienvenu au LAPD, sauf pour certains de ses anciens collègues. Il s’ennuie, il faut bien le dire. Lorsque son demi-frère lui demande de l’aider à prouver l’innocence de son client, Bosch est face à un dilemme. Se retrouver de l’autre côté, soit aider la défense et ne plus avoir le respect des siens. Car c’est ça, Jusqu’à l’impensable, accepter d’être un simple enquêteur pour un avocat et tourner le dos à cette famille qu’est le LAPD. Car quand on est un flic, on l’est pour toujours. Un policier veut faire condamner celui qui a enfreint la loi. Avant de prendre sa décision, il demandera à rencontrer celui qui, à coup sûr, sera condamner. Le but principal de Bosch est donc de trouver le coupable. Et pour cela, quoi de mieux que les méthodes qui ont fait son succès, avec l’aide de son ancienne équipière ou entrer comme un voleur dans les locaux de la police. Il va tout reprendre depuis le départ. Il va entrer dans le détail. Il va chercher, fouiner et trouvera ce dont il a besoin.

C’est également une histoire de famille puisqu’il est l’enquêteur de son demi-frère, un célèbre avocat. Ils devront faire face tous les deux au fait que tout est fait pour que l’enquête ralentisse, avec des morts inexpliqués. Mais ils sont tenaces l’un et l’autre. Si Bosch dépasse certaines limites, Haller lui en tient peu rigueur même s’il lui rappelle l’essentiel. Tous les deux ont une fille du même âge. Elles vont aller à l’université ensemble. Dans ce roman, Bosch a des difficultés avec sa fille. Ils se parlent peu. Le fait de ne pas avoir lu les tomes précédents est assez problématique car je ne sais pas comment leur relation s’est construite. A-t-elle peur du métier de son père ? Pourquoi se renferme-t-elle autant ? Bosch ne sait pas trop comment s’y prendre. Il n’a pas les réflexes d’un père qui a vécu avec son enfant, même s’il adore sa fille.

En tous les cas, l’enquête est très bien menée grâce à la plume de Michael Connelly. J’ai compris le prologue à mi roman grâce aux explications données. Il m’en a fallu du temps ! Mais n’est-ce pas le propre de tout bon auteur de ne rien dévoiler et de laisser le lecteur suivre toutes les péripéties. Il faut dire que je ne me suis posée aucune question. Michael Connelly arrive très bien à nous démontrer la culpabilité ressentie par Bosch, qu’elle soit professionnelle ou privée. Les informations sont distillées au compte goutte. Le lecteur est investi dans l’enquête, dans la pugnacité de Bosch. Personnellement, j’ai bien aimé le style et comme je l’écrivais plus haut, je pense faire toute la série. Mais il me faudra du temps.

Je remercie Babelio pour cette masse critique et les Editions Calmann Lévy.

Résumé Jusqu’à l’impensable de Michael Connelly

Harry Bosch rejoint son demi-frère Haller, avocat, au tribunal.

Ce dernier doit l’entretenir d’un futur procès. Il demande à Harry d’enquêter car il est certain de la non culpabilité de son client. Mais Harry doit se faire sa propre opinion.

Jusqu’à l’impensable de Michael Connelly

date de sortie : 5 avril 2017

Editeur : Calmann Lévy

Isbn : 978-2-7021-5651-3

Nombre de pages : 388

Les sorcières de Kinvar, Tome 1, La sorcière aux poupées de Marie-Laure Junier

Avis Les sorcières de Kinvar, Tome 1, La sorcière aux poupées de Marie-Laure Junier

Cette lecture fait partie d’une sélection masse critique pour adolescents. J’ai donc été sélectionnée sur ce premier tome. En effet, lorsque je ne connais pas les tomes précédents, je ne les choisis pas. Pour un jeune lecteur, le livre tient, je pense, toutes ses promesses. Pour un adulte, quelques points me gênent. En effet, j’ai remarqué quelques fautes, certes, peu. nombreuses, mais elles y sont. Ensuite, j’ai trouvé, les mentions à Emily et sa cousine, comme jolie blonde, petite blonde, un peu trop péjoratives. En tant que lectrice, même si cela fait répétition, les prénoms ne me gênaient pas tandis que ces adjectifs et noms, trop souvent répétés oui.

J’ai bien aimé la construction du roman avec ces passages en italique, explicatifs sur le monde des sorcières, en début de chapitres. J’aurais aimé en savoir plus sur la raison de la mort des parents d’Emily dans cet accident de voiture. Est-ce dû au fait que cela soit le premier tome ? Si c’est le cas, il faudra continuer la lecture. Si non, c’est un peu raté. Le roman est facile d’accès, se laisse lire. Il nous entraîne dans un monde, le destin des sorcières et celui d’une petite fille qui grandit.

Venons aux personnages. Emily est une petite fille de 9 ans quand elle perd ses parents. Elle se retrouve chez sa grand-mère, sa tante et sa cousine, toutes sorcières. Sa grand-mère ne lui est d’aucun réconfort. Sa tante ne l’aime pas. Il n’y a que sa cousine pour l’aider. Par contre, même si Charlotte est là, elle doit continuer son apprentissage pour devenir sorcière et remplacer la grand-mère. Cela prendra quelques années. Charlotte veut aider et protéger sa cousine.

Emily est une petite fille et ensuite une ado de son âge. Elle a été bercée par les contes racontés par son père. Le fait d’avoir trouvé quatre poupées de bois et leur parler lui permet de se rendre compte qu’elle a un don, mais ce n’est pas celui qu’elle croit. En effet, elle est blonde, au lieu d’être rousse, et elle a un oeil vert et l’autre bleu. Avec toutes les aventures qui lui arrivent, elle saura qui sont ses parents. Emily est une petite fille qui s’intéresse à tout, qui cherche la vérité et qui trouve de l’aide pour y parvenir. Mais qui en a après elle ? Savent-ils qui elle est réellement ? Les poupées savent aussi qu’Emily a un pouvoir. Vu qu’elle les a délivrées et qu’elles sont devenus de véritables amies, elles feront tout pour l’aider, chacune a son propre pouvoir. Entre ces quatre poupées, ce vampire qu’elle rencontre sur Internet, Emily tente d’assouvir sa soif de connaissances, sa tentative de savoir qui elle est réellement.

Résumé Les sorcières de Kinvar, Tome 1, La sorcière aux poupées de Marie-Laure Junier

Emily est une petite fille blonde qui possède un oeil vert et un oeil bleu. Elle est bercée par les contes racontés par son père. Elle est à l’affut de tout et arrive très bien à discerner l’humeur de ses parents. Dans un vide-grenier, elle voit un coffret avec quatre poupées de bois. Elles lui parlent.

Emily est victime d’un accident de la route. Elle tombe dans le coma. Ses parents sont morts.

Les sorcières de Kinvar, Tome 1, La sorcière aux poupées de Marie-Laure Junier

date de sortie : 9 décembre 2016

Editeur : Anyway Editions

Isbn : 978-2-37488-046-4

Nombre de pages : 184

Adieu sans fin de Wolfgang Hermann

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Avis Adieu sans fin de Wolfgang Hermann

La mort d’un enfant doit être le pire supporté par un père, une mère. Déjà, un parent se fait du souci pour son enfant tout le long de sa vie. Ce n’est pas dans l’ordre des choses qu’un enfant parte avant son père et sa mère, surtout lorsqu’il est adolescent. Dans ce récit, l’auteur narre la descente de ce père qui découvre son enfant mort. Il le sait, il l’a senti avant d’entrer dans la chambre. La mort est relatée avec son silence et la découverte du corps.

Le temps passe mais la douleur est toujours aussi présente, elle s’immisce partout, pour cet homme qui n’a pas élevé ce fils mais qu’il retrouvait de temps en temps. Il a vécu, avec lui, dernièrement et cela a été la meilleure expérience de sa vie. L’auteur nous raconte les souvenirs de ce père, entrecoupés de la noirceur due au deuil. Tout est à l’image de ce qu’il vit, la maison, la ville. Il n’a plus goût à rien, il se laisse dépérir. La douleur d’ailleurs le rend malade. Il fait même une Expérience de Mort Imminente où il semble retrouver son fils chéri.

Dans son malheur, heureusement que la mère de son fils est là et qu’elle l’aide. Elle semble forte. Pourtant, elle doit avoir autant de chagrin. On apprend leur histoire. Etre parent jeune n’aide pas forcément.

Cet enfant, pourtant, ne semble pas avoir souffert de la rupture de ses parents. Le lecteur apprend à le connaître grâce à son père, ses amis et sa petite amie. Il sait se faire aimer de tous.

Personnellement, je ne sais pas comment je réagirai si ma fille devait mourir. Le récit ne m’a pas profondément touché car je ne me suis pas reconnue puisque je n’ai pas vécu ce type de situation.

Lu dans le cadre de Masse Critique de Babelio.

Résumé de Adieu sans fin de Wolfgang Hermann

Fabius, jeune homme de 17 ans, vivait chez son père.

Il décède brutalement pendant la nuit. C’est son pèreW qui le trouve.

Commence alors une douleur insurmontable pour cet homme.

Adieu sans fin de Wolfgang Hermann

date de sortie : 2 février 2017

Editeur : Editions Verdier

Isbn : 978-2-86432-910-7

Nombre de pages : 128

 

Camp Pikachu 1 Choisis ton camp d’Alex Polan

Avis Camp Pikachu 1 Choisis ton camp d’Alex Polan

Lors de la sélection masse critique de Babelio, je m’étais positionnée sur pas mal de livres pour jeunes dont celui-ci. J’ai eu la grande chance d’être sélectionnée. D’une part, ma fille est une grande fan des Pokemon depuis leurs débuts. Donc, ça date. Ce choix était, en partie, pour elle. D’autre part, depuis près de vingt ans, par ricochet, je suis au courant de pas mal de choses sur les Pokemon.

Même si ce roman est destiné aux très jeunes, car très facile à lire, les plus grands reconnaîtront pas mal de choses sur l’univers des Pokemon. Aucun dépaysement à avoir. De plus, la thématique des camps de vacances concernent aussi bien enfants que parents. Celui-ci est à thèmes, celui des Pokemon. Et comme dans tout camps, il y a des affinités entre les enfants. Certains plus gentils que d’autres. Il faut tenter de connaître d’autres enfants car ils ne sont pas tels qu’ils sont perçus au prime abord. Un camp de vacances avec des jeux, c’est également l’envie de gagner, de se débrouiller, de trouver des astuces. Certains enfants peuvent ne pas avoir confiance en eux, également. Mais en parlant avec leurs camarades, ils deviennent comme les autres. Ils sont débrouillards. Ils s’aident et s’entraident.

L’auteur rend la lecture très agréable avec ces nombreuses références à la série, aux personnages et ces équipes.

Le message d’entraide passe très bien avec les mots de l’auteur qui se met au niveau des enfants, sans tomber dans les clichés de leurs paroles. Il démontre également que les préjugés peuvent tomber.

Résumé Camp Pikachu 1 Choisis ton camp d’Alex Polan

Marko est en camp de vacances Pokemon. Il fait un cauchemar.

Il a trois amis et parmi les activités, ils doivent récupérer des drapeaux.

Camp Pikachu 1 Choisis ton camp d’Alex Polan

date de sortie : 19 mai 2016

Editeur : Slalom Editions

Isbn : 978-2-37554-001-5

Nombre de pages : 159

Que la bête meure de Nicholas Blake

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Avis sur Que la bête meure de Nicholas Blake

Un roman dur à se mettre en route. Passées les cent premières pages, il en reste encore cent pour l’enquête proprement dite après la mort de cet homme. J’ai vraiment beaucoup plus aimé cette deuxième partie beaucoup plus rythmée. Cela n’enlève rien du tout à la première partie où l’on voit le héros, Félix Lane ou encore Franck Cairnes ou encore Félix Cairnes, essayer de mettre en place un assassinat, sans vouloir se faire prendre. Il prend le lecteur à témoin puisqu’il s’adresse à lui dans ce journal intime.

Quelle souffrance de perdre un enfant ! Surtout lors d’un accident de la route alors que le chauffard ne s’est pas arrêté. Le héros a tout perdu. Sa femme qui est morte en couches et ensuite ce petit garçon à qui il essayait d’inculquer l’autonomie. Mais, pour lui, cela n’a été que souffrances, questionnements et culpabilité. Surtout que quelqu’un lui en veut également. Félix va arriver à retrouver le meurtrier de son fils grâce  des circonstances fortuites. Il se rapprochera d’un des témoins, Lena, actrice, qui tombera amoureuse de lui et qui lui permettra d’intégrer la famille du responsable. Franck ne fait que s’interroger sur les risques, sur son crime, comment faire pour qu’il puisse vivre après sans être accusé. Tout doit paraître comme un accident. Comme un véritable auteur, qu’il est, Franck fait ses recherches. Mais ce journal lui jouera des tours. Même s’il semble bien caché, il sera découvert et donc servira à la police dans la deuxième partie avec de nombreux renversements de situations. En effet, Franck appelle à la rescousse un enquêteur, Nigel Strangeways. Déjà le nom est tout un programme. Il sera accompagné de sa femme Georgia. Si je devais aimer un personnage de ce roman, c’est bien Nigel.

Quel odieux personnage que ce Paul. Un homme imbu de lui-même qui fait peur à tout le monde, qui est violent envers tous. Ce n’est pas une grande perte que sa disparition. Mais celle-ci permettra à de nombreuses personnes de se révéler et, enfin, de vivre.

Nicholas Blake est un surnom. Il s’appelle en réalité Cecil Day-Lewis et il est le père de Daniel, le célèbre acteur. Cet auteur est un poète et on s’en rend compte sur quelques pages avec l’introduction de vers.  Après donc des débuts laborieux, surtout ancrés dans la psychologie de Franck, l’auteur arrive à nous donner une autre dimension, même si le lecteur se doute de l’identité de l’auteur de l’assassinat. Quoi que, la surprise est en fin de compte là.

Je remercie Babelio pour cette sélection masse critique spéciale et les Editions Bibliomnibus. Pour info, je n’ai pas pu me laisser envahir par le film tiré de ce roman, que je ne connais pas.

Résumé Que la bête meure de Nicholas Blake

Il y a huit mois, il a perdu son fils tué par un chauffard.

Cela a été très difficile pour lui mais il a décidé de se venger en tuant cet homme ou cette femme. Pour cela, déjà auteur de romans policiers, il écrit son journal intime.

Que la bête meure de Nicholas Blake

date de sortie : 2016

Editeur : Bibliomnibus

Isbn : 978-2-258-13436-2

Nombre de pages : 175

Ainsi fleurit le mal de Julia Heaberlin

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Avis sur Ainsi fleurit le mal de Julia Heaberlin

Un véritable dilemme se pose, je ne sais pas du tout comment tourner cette chronique. Ce roman me laisse sur ma faim. Ce n’est pas vraiment un coup de coeur mais j’ai eu du mal à le lâcher. Le lecteur se doute un peu de certains éléments. Mais l’auteur réussit un véritable tour de force avec ces deux parties qui se mêlent. Ce qui s’est passé en 1995 et ce qui se passe actuellement. Je n’ai pas réellement trouvé de dimension psychologique énorme même si Tessie/Tessa est encore vraiment mal depuis son enlèvement et ce procès. Toute la lumière doit être faite et elle seule détient la solution. Pour moi, l’auteur aurait vraiment gagné à créer une atmosphère plus sombre, même si elle donne de nombreux renseignements sur l’ADN, sa recherche, la psychologie, la peine de mort et le Texas et son système judiciaire. Je ne dis, en aucun cas, que ce n’est pas assez documenté. Toutes ses sources sont très bien amenées, développées mais il me manque cette dimension très psychologique du caractère des personnages. Cela aurait pu me permettre de prendre fait et cause pour l’un d’entre eux.

Le roman est très bien construit. Nous avons deux parties qui se chevauchent, la préparation de Tessie au premier procès et la préparation de Tessa pour tenter de faire libérer celui qui est prison, qui doit subir la peine capitale dans peu de temps. En effet, Tessie et Tessa ne sont qu’une même personne. Tessie a été enlevée avec d’autres jeunes filles. Elle a subi un véritable traumatisme. Mais il n’y a pas que celui-là pour cette jeune fille. Les psys qu’elle a vu, dont le dernier, tentent de lui faire recouvrir la vue et la mémoire. Mais Tessie a un fort caractère et elle ne se laisse pas faire. Quant à Tessa, depuis tout ce temps, elle tente d’avoir moins peur, elle tente de vivre, surtout qu’elle a une fille adolescente. Mais depuis de nombreuses années, les marguerites font régulièrement leur apparition. Le temps presse, en tous les cas. Si Tessa a décidé depuis quelque temps de faire rouvrir le procès, elle ne dit pas tout aux enquêteurs. Pour elle, c’est également une recherche d’indices qu’elle a pu laisser un peu partout. Heureusement que la science avec ses nombreux domaines permet d’avancer pour résoudre des meurtres, pour donner un nom aux victimes.

Le lecteur apprend toute son histoire avec Lydia, sa meilleure amie. Lydia qui a disparu un beau jour après le procès sans laisser de traces. Entre une histoire d’amitié d’enfance, de jalousie et cette enquête pour que la vérité éclate enfin.

Ceci est le premier roman de l’auteur. Elle gagne à être connue et j’espère que le prochain permettra une critique plus positive. L’histoire entre Bill et Tessa était prévisible mais que deviennent-ils à la fin ?

Nous avons une explication de l’éditeur concernant le titre et afin que le lecteur ne se perde pas tout ce qu’il faut savoir sur les marguerite et les Marguerite.

Lu dans le cadre de Masse Critique de Babelio et je remercie Les Presses de la Cité pour l’envoi du roman.

Résumé sur Ainsi fleurit le mal de Julia Heaberlin

Tessie a passé 32 heures sans se souvenir de ce qui s’est passé lors de son enlèvement et elle souhaite ne jamais se souvenir. Mais elle est devenue le sujet de nombreux articles de journaux.

Tessa est une jeune femme qui a une fille adolescente. Le procès de celui qui a été condamné pourrait être rouvert car Tessa a accepté d’aider.

Ainsi fleurit le mal de Julia Heaberlin

date de sortie : 4 septembre 2016

Editeur : Presses de la Cité

Isbn : 978-2-258-13530-7

Nombre de pages : 559

Très vite ou jamais de Rita Falk

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Il y a un an, Nils a eu un grave accident de moto. Depuis il est dans le coma.

Son ami Jan vient le voir chaque jour et il lui écrit des lettres.

J’avais placé la barre trop haute pour ce roman, j’ai donc été déçue. Je m’attendais à quelque chose de beaucoup plus fort, de vibrant, me tirant les larmes aux yeux. Cela n’a pas été le cas. Je l’écris toujours, je ne dois pas lire les 4ème couverture. De plus, il a été lu après un véritable coup de coeur. Ne puis-je pas avoir deux coups de coeur d’affilée. Cela n’enlève toutefois rien à la qualité du livre.

Ces lettres sont une forme de thérapie. Il ressent de la culpabilité dans ce qui s’est passé, cet accident qui a plongé son meilleur ami dans le coma. Après la colère envers Nils, elle se retourne contre lui. Il lui faudra quelques jours pour revenir vers son ami, un frère pour lui. Ensuite, il le veillera, essaiera de passer tous les jours pour lui donner les résultats sportifs, les éléments de sa vie actuelle, de ce qui passe pour Nils, mais aussi des souvenirs des jours heureux et des bêtises qu’ils ont pu faire ensemble tous les deux ou avec leurs amis. Leurs échanges lui manquent. Jan ressent très fortement les malaises des uns et des autres. Rita Falk nous propose certaines révélations.

Une hospitalisation d’une telle sorte change tout le monde. Après la douleur, l’espoir arrive pour tous puis au fur des jours qui passent, la résignation prend la place. Certains restent, d’autres s’éloignent car ils voient la réalité, préférant rester sur une image positive de celui ou celle qui est dans le lit d’hôpital, d’autres tentent de retrouver le réconfort ailleurs, des familles se déchirent, des amitiés se brisent. Sans juger qui que ce soit, la vie continue. L’auteur nous le démontre fortement même si le comportement de Jan peut prouver le contraire, à certains moments. Il ne veut pas abandonner. Il a besoin de Nils. En guettant le moindre petit signe de vie de son ami, cela lui permettra, à lui, de faire le bien autour de lui, dans son travail où il s’occupe de personnes ayant des troubles psychiques. Ian n’oublie pas de vivre et heureusement ! Il va voir des matchs, il sort, il fait l’amour… Soeur Barbara l’a pris sous son aile, elle l’accompagne et sera là lorsqu’il faudra qu’il comprenne que cela ne peut pas continuer comme ça. Pourtant, il laissera ces lettres qui serviront, qui seront un témoignage du passé.

Très vite ou jamais, le titre prend vraiment tout son sens. D’un coma, on en sort très vite et il est possible de vivre, avec plus ou moins de séquelles. Jamais, l’espoir n’est plus. L’élément qui m’a le plus ému et qui souvent répété. Son ami a souvent les paupières mi-fermées. Mais Jan n’ose pas capter ce regard fixe qui ne voit plus.

Lu dans le cadre de #massecritique de Babelio.

Très vite ou jamais de Rita Falk

DATE DE SORTIE : AVRIL 2016

EDITEUR : MAGNARD JEUNESSE

ISBN : 978-2-21096273-6

NB DE PAGES : 220