Le modèle américain d’Hitler de James Q. Whitman

Résumé Editeur Le modèle américain d’Hitler de James Q. Whitman. Comment les lois racistes américaines inspirèrent les nazis.

Allemagne, années 1930 : les nazis préparent leur accession au pouvoir. Dans la perspective des futures lois raciales de Nuremberg, ils s’intéressent tout particulièrement aux politiques ségrégationnistes mises en place aux États-Unis.
Ironie de l’histoire, les nazis estimeront que la politique américaine va trop loin, notamment avec la loi « une seule goutte suffit » (ou « One-Drop Rule ») qui leur permet de classer les Africains-américains en citoyens de seconde classe. Les lois raciales nazies ont-elles été inspirées par ce « modèle américain » ?
L’auteur, James Whitman, répond par l’affirmative, ayant mené une enquête détaillée sur l’impact américain lors de la mise en place des principales lois de Nuremberg, pièces maîtresses de la ségrégation antijuive du régime nazi. S’opposant à l’idée généralement défendue par les historiens que la politique de répression américaine n’aurait aucun lien significatif avec les lois raciales allemandes, l’auteur démontre dans cet essai que les nazis ont, au contraire, montré un grand intérêt, réel et soutenu, que ce modèle leur a servi de base dans l’élaboration de leur propre système de ségrégation.
Cet essai nous fait comprendre, au-delà de l’histoire du Troisième Reich, l’influence de l’Amérique sur les pratiques racistes dans le monde.

Avis Le modèle américain d’Hitler de James Q. Whitman

Il est assez difficile, pour moi, de faire une critique d’un document tel que celui-ci. Pour information, la période relatée, qui concerne le nazisme et ce qui en a découlé a toujours été une période historique qui m’a intéressé. Cela me rappelle mon programme, intense, du baccalauréat et ma première année de Langues Etrangères Appliquées. Lorsque je peux lire un roman sur cette période, je suis ravie de le lire car j’apprends toujours de plus en plus de choses. Et là, ce n’est pas un roman mais une étude des lois. Et c’est encore plus enrichissant. Pourquoi ?

Le lecteur apprend tout ce qu’il y a à savoir sur les lois raciales aux Etats-Unis et ce n’est pas franchement réjouissant. En en discutant avec ma fille qui fait des études de Droit, ce sujet a été abordé en cours. Elle est donc au courant de beaucoup de choses. J’ai eu accès, avec ce livre, à des informations que je ne connaissais pas et qui me font plus comprendre l’histoire des Etats-Unis et surtout leurs lois. Si Donald Trump veut durcir encore plus l’immigration, il le peut même si les Etats-Unis sont protégés par de hautes instances. Aux Etats-Unis, il y a donc ces lois, dont les applications peuvent différer selon les Etats. Ces lois raciales font des Etats-Unis un pays profondément raciste, tout comme certains pays, à une moindre échelle, de langue anglaise. Ces lois concernaient, bien entendu les noirs, mais aussi tous ceux qui n’avaient pas du sang blanc, comme les Chinois, Japonais, ceux d’Amérique du Sud et les Mongols mais aussi les Indiens d’Amérique. Des lois vraiment draconiennes qui pouvaient remonter à plusieurs générations et qui faisaient de ces personnes des êtres non humains, qui n’avaient aucun droit.

Passons à l’Allemagne et la montée du nazisme depuis de nombreuses années. Juristes et autres, tous nazis, cherchent à promulguer de nouvelles lois qui doivent entrer en vigueur. L’Allemagne cherche à étendre son pouvoir vers l’Est. Mais au tout début, elle fait attention à l’international et aux critiques émises envers elle. Ils sont nombreux, notamment les juristes, à se tourner vers ce qui se fait ailleurs. Les transcriptions d’entretiens, de réunions, montrent très bien qu’ils ont étudié les lois raciales américaines. Certains les jugeaient même racistes. Mais ils étaient aussi critiques face à ces lois qui n’allaient pas assez loin à leur sens. En effet, elles pouvaient ne pas protéger le pays. Les nazis voulaient que leurs lois couvrent tous les actes qu’ils seraient amenés à faire. Cette démonstration est vraiment très intéressante car outre les Etats-Unis, l’Europe à une certaine période a démontré toute l’horreur dont elle était capable pour éradiquer des populations, notamment au Moyen-Age. Dans l’horreur, les Allemands ont réussi ce qu’aucun autre pays n’avait fait. Tenter d’avoir le sang pur par n’importe quel moyen puisqu’être Juif ne se voyait pas à l’oeil nu. Les nazis ont voulu être un grand pays, s’étendre. Ils ont réussi pendant un temps et comptent des millions de morts.

Ouvrage très riche, à lire, à garder, à relire morceaux par morceaux pour bien comprendre cette Histoire qui a entraîné la mort de millions de personnes, un génocide sans précédent qui ne doit pas être oublié pour que ces monstruosités ne se reproduisent plus. Pour que cette Histoire ne se répète pas. Malheureusement, ce n’est pas le cas. Il ne faut pas oublier la quarantaine pages de notes qui sont autant d’explications à lire pour ce qui est développé dans le livre. L’auteur nous propose également quelques ouvrages de référence.

Merci à Babelio pour cette sélection Masse Critique et aux Editions Armand Colin.

Le modèle américain d’Hitler de James Q. Whitman

Date de sortie : 14 février 2018

Nb pages : 287

Editeur : Armand Colin

ISBN : 978-2-200-62029-5

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La fille du roi des marais de Karen Dionne

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Résumé La fille du roi des marais de Karen Dionne

Helena est en train de vendre ses confitures avec sa dernière fille. Elle est mariée et a deux enfants.

Elle entend à la radio qu’un prisonnier, condamné à la prison à vie, s’est évadé. C’est son père. Elle a peur car c’est elle qui l’a fait condamner.

Helena annonce qu’elle va raconter son histoire et non celle de sa mère.

Avis La fille du roi des marais de Karen Dionne

Helena et son père sont au centre de cette histoire. Un père qu’elle a fait arrêter il y a quinze ans et qui vient de s’évader. Lors de cette véritable chasse à l’homme, Helena se rappellera tout ce qu’elle a connu avec lui, dans son enfance, ce qu’il lui a appris, dans cet endroit des marais si reculé où ils vivaient sans électricité, ni eau courante. Elle ne cherche pas d’excuses à cet homme même si elle l’aime car elle sait ce qu’il a fait. Pourtant, elle peut arriver à nous le rendre plus ou moins attachant. Il a été peu aimé par ses parents, il semble avoir de graves problèmes psychologiques, il n’accepte pas d’être contredit. Mais auprès de lui, Helena a su comment survivre dans un milieu naturel hostile, malgré une bonne partie de violence. Helena ne se considère pas comme une victime car elle est née en captivité et n’a jamais su ce qui s’était passé pour sa mère. Elle le révèle, elle a plus aimé son père que sa mère car pour cette dernière, difficile d’être proche de sa fille, surtout qu’elle a été très malade juste après l’accouchement. Face à la violence de cet homme, elle ne s’est jamais interposée entre lui et Helena. En quinze ans, Helena a su faire la part entre le pour et le contre et comprendre pourquoi sa mère n’a jamais cherché à s’enfuir, s’est enlisée dans cette vie.

Malgré tout l’amour qu’elle porte à son mari et il semblerait qu’il lui ait pardonné, Helena culpabilise de ne pas avoir tout raconté dès le départ. Mais difficile quand on a été sous les feux des projecteurs pendant de nombreuses années. Pourtant, il semble qu’il aurait été un formidable soutien même si la dernière partie de l’histoire doit se jouer entre le père et la fille, face à face, sans personne autour. Qui va gagner dans cette lutte mortelle ? La fille sera-t-elle plus forte que le père ? Pour le comprendre et pour comprendre l’évolution d’Helena, le roman nous donne des éléments de l’histoire d’Andersen.

Le roi des marais sait se sortir pratiquement de tout. Il connait ces marais comme sa poche. Quelle peut être sa faiblesse ? Sa fille ? Une relation amour-haine pour la fille car cet homme l’a rendue très malheureuse lorsqu’éprise de liberté, elle s’est enfuie avec sa mère. Elle a dû apprendre ce que c’était de vivre au milieu de personnes civilisées avec des us et des coutumes. Et au fil des pages, à des moments inattendus, Helena fait des découvertes, des présents, matériels et humains, si l’on peut dire, laissés par son père. Cela permet à la tension de monter petit à petit. Tout le long de ce récit d’Helena où elle se rappelle sa vie dans les marais, c’est la traque entre entre elle et son père. Ces rappels, ce présent vont lui permettre de se rendre compte de la personnalité de cet homme. Helena, pratiquement heureuse maintenant, va vouloir tout faire pour sauver sa famille, surtout ses filles. Elle ne veut absolument pas qu’elles vivent ce qu’elle a vécu. Elle souhaite qu’elles soient libres et que plus tard, elles comprennent d’où elles viennent.

Le roman est servi par de magnifiques paysages, sublimés par la plume de l’auteur, qui a vraiment l’art du détail. Le lecteur peut parfaitement les imaginer. Ces endroits sont vierges mais ne me donnent franchement pas trop envie d’y passer la journée. Un roman très psychologique où le décor joue un très grand rôle. Personnellement, malgré toutes ces qualités, ce n’est pas un coup de coeur. J’ai eu quelquefois du mal à m’y plonger. J’ai eu un soubresaut à un moment donné suite à un acte, j’espérais ce dénouement, mais la tension n’a pas été assez forte pour moi.

Je remercie Babelio pour cette sélection Masse Critique, Netgalley et les Editions JC Lattès

La fille du roi des marais de Karen Dionne

Date de sortie : 7 mars 2018

Nb pages : 400

Editeur : JC Lattès

ISBN : 9782709658782

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Des lendemains qui chantent d’Anne Lanoë

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Avis Des lendemains qui chantent d’Anne Lanoë

Il n’est jamais trop tard pour apprendre. C’est un de mes crédo. Chaque jour qui passe, j’apprends et j’adore ça. Les événements décrits dans ce roman, j’en avais déjà lu un petit peu mais rien appris au lycée puisque la période avant la Seconde Guerre Mondiale correspondait à mon programme de terminale. En tous les cas, les adolescents qui liront Des lendemains qui chantent, même si ce programme est de plus en plus restreint maintenant, verront cette montée de l’extrême droite en France, cette haine contre tout ce qui n’est pas français et tous les événements politiques dans la deuxième partie des années 1930.

C’est l’histoire de jeunes gens. Jean a 20 ans, il travaille dans un kiosque à journaux. Il est d’un milieu populaire et très vite, il se sent engagé pour la liberté, pour les ouvriers. Il va rencontrer une jeune russe de 18 ans, Dora. Très vite, l’amour, entre eux, sera au rendez-vous. Mais Dora doit prendre des décisions pour sa famille. Elle est arrivée à Paris à l’âge de deux ans, son père est décédé et sa famille n’a plus d’argent. Quand Dimitri, son cousin plus riche, lui propose le mariage, elle accepte, même si Dimitri est atteint par la tuberculose. Dora sera déchirée entre ces deux hommes. Dimitri lui laisse toute liberté. Il est profondément amoureux d’elle. Il espère que ce sera le cas de Dora. J’ai eu un peu de mal avec ces deux histoires d’amour, pas assez approfondies. Le style, pour les décrire, pour un adulte, n’est pas assez enlevé, mais convient très bien aux adolescents. Dora est libre, impétueuse mais elle doit se conformer à ce que l’on attend d’elle, à la société qui n’accepte pas l’émancipation des femmes. Elle passe par toutes les émotions que ce soit en amour ou pour son travail.

Autour d’eux gravitent Lily, la meilleure amie de Dora, Julien, ami de Jean mais aussi la maman de Dora et son petit frère, Sacha, qui souhaite devenir pianiste. Entre ces haines des Juifs, des étrangers, la France ne montre pas un beau visage. Et, en définitive, je comprends maintenant très bien ce qui a pu se passer après, pendant la Guerre.

L’auteur aurait donc dû conserver le même style pour décrire les amours entre ces trois jeunes gens, tous leurs questionnements, leurs colères, que celui qu’elle utilise pour nous décrire cette période de l’histoire, les engagements de Dora et de Jean. Elle décrit très bien l’évolution de photographe de Dora, comment elle apprend, les personnalités qu’elle rencontre et comment elle veut réussir à vendre ses photos lorsqu’elles seront mieux élaborées. Tous les événements décrits sont véridiques et le lecteur les suit avec intérêt. J’ai eu l’impression d’y être. J’ai eu l’impression d’être au coeur des manifestations, de ces coups et aussi de cette liesse populaire. On assiste à cette montée de l’extrême droite qui fait peur, de cette crise financière qui a provoqué la faillite, de la mobilisation des écrivains, de la montée en puissance du communisme, des nombreuses manifestations. Ce roman est donc très bien documenté, accessible à tous, même aux plus jeunes.

Je suis restée sur ma faim avec ce roman mais faites comme moi, allez à la toute dernière page et vous comprendrez car Des lendemains qui chantent est avant tout une histoire d’amour. Donc, après avoir lu cette page, je peux mettre une note pratiquement maximale à ce roman dont j’aurais jugé la fin bâclée.

Je remercie Babelio et masse critique mais aussi les Editions Fleurus.

Résumé Des lendemains qui chantent d’Anne Lanoë

Dora est partie se faire couper les cheveux pour pouvoir s’acheter un appareil photo.

Mais un jeune homme entre dans le salon et refuse qu’elle coupe sa magnifique chevelure.

Des lendemains qui chantent d’Anne Lanoë

Date de sortie : 13 octobre 2017

Nb pages : 262

Editeur : Fleurus Edition

ISBN : 978-2-2151-3458-9

Nulle part sur la terre de Michael Farris Smith

Avis Nulle part sur terre de Michael Farris Smith

Après un roman très long, que j’ai eu du mal à finir, que cela fait du bien de changer de registre, même si ce n’est pas un polar, un policier, un thriller, genre que j’affectionne plus particulièrement. Mais j’aime énormément me laisser porter par une histoire qui me permet de m’évader. C’est le cas ici avec le deuxième roman de l’auteur. Je n’ai pas lu le premier donc je n’ai pas de point de comparaison. A-t-il fait mieux, moins bien ? Son écriture s’affirme-t-elle ?

L’auteur nous donne les informations petit à petit et confirme les liens entre les personnages. Mais je ne devrais pas lire les 4èmes de couverture. Je ne le fais pas d’habitude ou quand j’ai bien avancé dans le roman car je me suis imaginé un scénario. Je me suis interrogée au fil de ma lecture, même si certains éléments donnés au compte goutte étaient assez prévisibles. Mais il y a toujours eu une part de suspense. Jusqu’à la fin, le lecteur ne sait pas ce qui arriver. Qui va aller ou retourner en prison, suite au meurtre de ce policier qui n’avait pas bonne réputation ? Est-ce que tous les personnages vont se retrouver ensemble ? Quelqu’un va-t-il mourir ?

C’est l’histoire d’un homme, Russell, qui a passé onze années de sa vie en prison, alors qu’il était sur le point de se marier avec Sarah. A son arrivée chez lui, outre son père, deux hommes l’attendent et le passent à tabac et lui promettent qu’il va souffrir encore plus. Il va tenter de reconstruire sa vie jusqu’au jour où il est dans un endroit où il ne devait pas se trouver, où il rencontre Maben et sa petite fille. Il ressent énormément de culpabilité pour ce qui s’est passé il y a onze ans. En plus, la vie en prison n’a rien arrangé. Il tentait de rester en vie face à des hommes beaucoup plus violents que lui. Tout le monde sait que Russell n’est pas un homme violent, même la police, même si après onze années passées en prison, il a pu changer. Mais il s’est trouvé au mauvais endroit au mauvais moment. Quand il rencontre Maben, il va tout faire pour l’aider mais il ne veut pas retourner en prison. Très vite, il sait qui il est mais cela ne joue pas de rôle dans sa prise de décision.

Ensuite, il y a Maben qui est maman d’une petite fille. Elle tente de retourner là où elle a vécu. Mais elle fait une mauvaise rencontre et elle a peur pour la vie de sa fille. Maben a souffert. Elle a eu de nombreuses relations. Elle a touché à l’alcool, à la drogue mais elle va tout tenter pour protéger sa fille. Jeune fille, elle a souffert. Sans lui chercher d’excuses, d’ailleurs, elle-même ne s’en cherche pas, elle a tenté d’oublier une mort horrible.

Cet homme et cette femme semblent avoir fait les mauvais choix de vie. Mais ils les assument car ils sont bien obligés. Je ne dirai pas que c’est le destin car l’alcool ou autre chose ne sont pas des exécutoires. Ils peuvent briser comme faire oublier un vécu difficile. Ils sont un refuge mais un mauvais refuge. D’ailleurs, j’ai les gens conduisent en buvant ou avec de l’alcool à proximité. Mais que fait la police ? Nous sommes aux Etats-Unis, c’est vrai, je ne sais pas si la lutte contre l’alcool au volant est la même qu’en France. Et puis, il y a ces armes que l’on trouve très souvent, chargées. Quand on lit un roman après une telle tuerie – Las Vegas – certains éléments nous font nous interroger encore plus.

L’histoire racontée est fluide. Il n’y a aucun temps mort. Le lecteur suit les personnages au fur et à mesure de l’avancée de l’histoire. J’ai passé un très bon moment de lecture. Il me tardait de le finir mais pas parce que je m’ennuyais, parce que je voulais connaître le dénouement. L’auteur détaille également très bien la colère de Larry, sa haine envers lui-même, sa fidélité envers ceux qu’il aime. Mais c’est un homme violent, qui boit. Il lui semble qu’il doive protéger sa famille, la venger. Mais il se fait des idées. Il n’accepte pas la vie. Ensuite, il y a l’ami de Russell, policier. Il se rappelle les bons souvenirs d’enfance, d’adolescence, mais il doit faire son travail en laissant une chance à son ami. Que dire du cadre ? Le Mississippi avec ses endroits magnifiques et ses petites bourgades où tout le monde se connaît, où l’alcool coule à flot, où les coups pleuvent entre hommes mais aussi la violence faite aux femmes.

Livre lu dans le cadre d’une masse critique spéciale. Je remercie Babelio et les Editions Sonatine.

Résumé Nulle part sur terre de Michael Farris Smith

Russel sort de prison. Il rentre chez lui en bus. Il est accueilli par deux hommes qui le passent à tabac.

Maben marche et marche encore avec sa petite fille. Un vieux monsieur l’amène à la gare routière. Il lui laisse un peu d’argent. Le but de Maben est de revenir là où elle a vécu pour tenter de changer de vie.

Nulle part sur terre de Michael Farris Smith

Date de sortie : août 2017

Nb pages : 362

Editeur : Sonatine

ISBN : 978-2-35584-609*-0

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Quelques jours de nos vies de Clare Swatman

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Avis Quelques jours de nos vies de Clare Swatman

Non, je n’ai pas pleuré en lisant cette belle histoire de Zoé et de son mari Ed. Après la mort de son mari, Zoé se retrouve quelques mois plus tard à l’hôpital car elle est tombée sur la tête. En se réveillant de son coma, elle se retrouve dans sa chambre de jeune fille, en partance pour faire ses études. A chaque réveil, elle revivra un des moments importants de sa vie qui la met en scène avec Ed, son amour de jeunesse, jusqu’au jour fatal où il part au travail et sera renversé par un vélo.

Zoé a une mission ou se la donne. Tenter que son mari adoré ne meure pas. Revivre ces moments va lui permettre de changer quelques éléments pour éviter ce deuil auquel elle ne se fait pas. Mais si elle, elle sait, ce qui s’est passé puisqu’elle replonge dans le passé, tous ceux qu’elle a côtoyés ne le savent pas, donc elle doit faire attention à ne pas donner ces éléments.

L’auteur suit donc la chronologie des événements. De leur rencontre, de leur amour qui éclot, de leur vie commune, de leur mariage jusqu’à leur difficulté à avoir un enfant. Zoé et Ed sont profondément amoureux. Ils vivent l’un pour l’autre, se soutiennent mutuellement. Comme dans tout couple, il y a quelques dissensions, des disputes. Lorsqu’il est question de mariage, ils arrivent tous les deux à parler même si cela dure un bon moment. De ce côté-là, je trouve qu’Ed a fait de nombreux efforts. Ensuite, vient la question de l’enfant. Zoé semble avoir été forcée à le vouloir. Mais cela va devenir une obsession, à force, pour elle, de devenir enceinte. Surtout que sa soeur tombe enceinte facilement. Les traitements contre l’infertilité vont plonger le couple formé par Ed et Zoé dans la rancoeur, la dispute, la colère. Ils tenteront de s’éloigner pour se retrouver. Mais comme je l’ai déjà lu, ce sont des moments vraiment très difficiles. Certains couples semblent avoir résolu leurs problèmes et se retrouvent plus forts face à cette adversité. Replonger dans ce passé va permettre à Zoé de changer quelques éléments. Elle sera beaucoup plus à l’écoute de son mari, de sa famille et de ses amis. Une nouvelle chance lui est donnée et elle va tenter d’en profiter.

Clare Swatman met de jolis mots sur tout ce qu’ils vivent. Elle démontre tout l’amour entre ces deux-là. Elle démontre aussi que Zoé a peu fait d’efforts au départ. Il lui est souvent difficile de se remémorer ce qui s’est réellement passé cette journée là. Les personnages sont forcément attachants mais je n’ai pas eu de réels coups de coeur pour Zoé, même si je la trouve profondément honnête sur ce qu’elle a vécu et ses traits de caractère. l’auteur commence son roman comme un fait divers. Le lecteur suit les aventures des personnages. Mais lorsque Zoé se réveille pour la première fois dans sa chambre, l’histoire est narrée à la première personne pour donner plus de poids à la jeune femme. Clare Swatman clôt chaque chapitre sur le sommeil de Zoé qui espère retrouver son mari lors de son prochain réveil. Cela donne l’espoir à tout le monde et surtout à elle car elle ne peut pas vivre sans lui. Que va-t-il réellement se passer ? Auront-ils cette seconde chance ? La fin est un beau message d’espoir. Clare Swatman a donc organisé son roman sur les difficultés pour avoir un enfant et ces traitements contre l’infertilité. Elle s’est documenté plus sur le côté psychologique, humain, que médical et cela donne plus de poids à ses héros.

Je remercie Babelio pour cette sélection Masse Critique, les éditions Presses de la Cité et aussi l’auteur.

Résumé Quelques jours de nos vies de Clare Swatman

Juin 2013, Ed part au travail. Sa femme Zoé ne prend pas le temps de lui dire au revoir. Arrivée au travail, Zoé apprend le décès de son mari. S’ensuivent de nombreux mois où elle n’arrive pas à faire surface car elle se sent coupable de ne pas avoir eu le temps de lui dire qu’elle l’aime.

Zoé tombe dans le jardin. Elle est transportée à l’hôpital mais à son réveil, elle se retrouve dans sa chambre de jeune fille.

Quelques jours de nos vies de Clare Swatman

date de sortie : 11 mai 2017

Editeur : Presses de la Cité

Isbn : 978-2-258-13758-5

Nombre de pages : 352

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Jusqu’à l’impensable de Michael Connelly

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Avis Jusqu’à l’impensable de Michael Connelly

Il me semble que c’est la première enquête lue avec Harry Bosch. Je ne me rappelle vraiment avoir déjà plongé dans un roman de Connelly. C’est bien dommage, je dois le dire. Vais-je tout reprendre depuis le début pour voir l’évolution de ce personnage qui me plait bien ? Vu tout ce qui m’attend, ce sera peut-être pour plus tard. En tous les cas, je ne regrette absolument pas ma sélection masse critique de Babelio. J’ai découvert et Harry et la plume de l’auteur qui nous entraîne dans une superbe enquête avec un ex inspecteur qui ne lâche pas le morceau car il veut trouver le coupable.

Harry a été mis à la retraite de force à cause d’une enquête interne. Il n’est vraiment plus le bienvenu au LAPD, sauf pour certains de ses anciens collègues. Il s’ennuie, il faut bien le dire. Lorsque son demi-frère lui demande de l’aider à prouver l’innocence de son client, Bosch est face à un dilemme. Se retrouver de l’autre côté, soit aider la défense et ne plus avoir le respect des siens. Car c’est ça, Jusqu’à l’impensable, accepter d’être un simple enquêteur pour un avocat et tourner le dos à cette famille qu’est le LAPD. Car quand on est un flic, on l’est pour toujours. Un policier veut faire condamner celui qui a enfreint la loi. Avant de prendre sa décision, il demandera à rencontrer celui qui, à coup sûr, sera condamner. Le but principal de Bosch est donc de trouver le coupable. Et pour cela, quoi de mieux que les méthodes qui ont fait son succès, avec l’aide de son ancienne équipière ou entrer comme un voleur dans les locaux de la police. Il va tout reprendre depuis le départ. Il va entrer dans le détail. Il va chercher, fouiner et trouvera ce dont il a besoin.

C’est également une histoire de famille puisqu’il est l’enquêteur de son demi-frère, un célèbre avocat. Ils devront faire face tous les deux au fait que tout est fait pour que l’enquête ralentisse, avec des morts inexpliqués. Mais ils sont tenaces l’un et l’autre. Si Bosch dépasse certaines limites, Haller lui en tient peu rigueur même s’il lui rappelle l’essentiel. Tous les deux ont une fille du même âge. Elles vont aller à l’université ensemble. Dans ce roman, Bosch a des difficultés avec sa fille. Ils se parlent peu. Le fait de ne pas avoir lu les tomes précédents est assez problématique car je ne sais pas comment leur relation s’est construite. A-t-elle peur du métier de son père ? Pourquoi se renferme-t-elle autant ? Bosch ne sait pas trop comment s’y prendre. Il n’a pas les réflexes d’un père qui a vécu avec son enfant, même s’il adore sa fille.

En tous les cas, l’enquête est très bien menée grâce à la plume de Michael Connelly. J’ai compris le prologue à mi roman grâce aux explications données. Il m’en a fallu du temps ! Mais n’est-ce pas le propre de tout bon auteur de ne rien dévoiler et de laisser le lecteur suivre toutes les péripéties. Il faut dire que je ne me suis posée aucune question. Michael Connelly arrive très bien à nous démontrer la culpabilité ressentie par Bosch, qu’elle soit professionnelle ou privée. Les informations sont distillées au compte goutte. Le lecteur est investi dans l’enquête, dans la pugnacité de Bosch. Personnellement, j’ai bien aimé le style et comme je l’écrivais plus haut, je pense faire toute la série. Mais il me faudra du temps.

Je remercie Babelio pour cette masse critique et les Editions Calmann Lévy.

Résumé Jusqu’à l’impensable de Michael Connelly

Harry Bosch rejoint son demi-frère Haller, avocat, au tribunal.

Ce dernier doit l’entretenir d’un futur procès. Il demande à Harry d’enquêter car il est certain de la non culpabilité de son client. Mais Harry doit se faire sa propre opinion.

Jusqu’à l’impensable de Michael Connelly

date de sortie : 5 avril 2017

Editeur : Calmann Lévy

Isbn : 978-2-7021-5651-3

Nombre de pages : 388

Les sorcières de Kinvar, Tome 1, La sorcière aux poupées de Marie-Laure Junier

Avis Les sorcières de Kinvar, Tome 1, La sorcière aux poupées de Marie-Laure Junier

Cette lecture fait partie d’une sélection masse critique pour adolescents. J’ai donc été sélectionnée sur ce premier tome. En effet, lorsque je ne connais pas les tomes précédents, je ne les choisis pas. Pour un jeune lecteur, le livre tient, je pense, toutes ses promesses. Pour un adulte, quelques points me gênent. En effet, j’ai remarqué quelques fautes, certes, peu. nombreuses, mais elles y sont. Ensuite, j’ai trouvé, les mentions à Emily et sa cousine, comme jolie blonde, petite blonde, un peu trop péjoratives. En tant que lectrice, même si cela fait répétition, les prénoms ne me gênaient pas tandis que ces adjectifs et noms, trop souvent répétés oui.

J’ai bien aimé la construction du roman avec ces passages en italique, explicatifs sur le monde des sorcières, en début de chapitres. J’aurais aimé en savoir plus sur la raison de la mort des parents d’Emily dans cet accident de voiture. Est-ce dû au fait que cela soit le premier tome ? Si c’est le cas, il faudra continuer la lecture. Si non, c’est un peu raté. Le roman est facile d’accès, se laisse lire. Il nous entraîne dans un monde, le destin des sorcières et celui d’une petite fille qui grandit.

Venons aux personnages. Emily est une petite fille de 9 ans quand elle perd ses parents. Elle se retrouve chez sa grand-mère, sa tante et sa cousine, toutes sorcières. Sa grand-mère ne lui est d’aucun réconfort. Sa tante ne l’aime pas. Il n’y a que sa cousine pour l’aider. Par contre, même si Charlotte est là, elle doit continuer son apprentissage pour devenir sorcière et remplacer la grand-mère. Cela prendra quelques années. Charlotte veut aider et protéger sa cousine.

Emily est une petite fille et ensuite une ado de son âge. Elle a été bercée par les contes racontés par son père. Le fait d’avoir trouvé quatre poupées de bois et leur parler lui permet de se rendre compte qu’elle a un don, mais ce n’est pas celui qu’elle croit. En effet, elle est blonde, au lieu d’être rousse, et elle a un oeil vert et l’autre bleu. Avec toutes les aventures qui lui arrivent, elle saura qui sont ses parents. Emily est une petite fille qui s’intéresse à tout, qui cherche la vérité et qui trouve de l’aide pour y parvenir. Mais qui en a après elle ? Savent-ils qui elle est réellement ? Les poupées savent aussi qu’Emily a un pouvoir. Vu qu’elle les a délivrées et qu’elles sont devenus de véritables amies, elles feront tout pour l’aider, chacune a son propre pouvoir. Entre ces quatre poupées, ce vampire qu’elle rencontre sur Internet, Emily tente d’assouvir sa soif de connaissances, sa tentative de savoir qui elle est réellement.

Résumé Les sorcières de Kinvar, Tome 1, La sorcière aux poupées de Marie-Laure Junier

Emily est une petite fille blonde qui possède un oeil vert et un oeil bleu. Elle est bercée par les contes racontés par son père. Elle est à l’affut de tout et arrive très bien à discerner l’humeur de ses parents. Dans un vide-grenier, elle voit un coffret avec quatre poupées de bois. Elles lui parlent.

Emily est victime d’un accident de la route. Elle tombe dans le coma. Ses parents sont morts.

Les sorcières de Kinvar, Tome 1, La sorcière aux poupées de Marie-Laure Junier

date de sortie : 9 décembre 2016

Editeur : Anyway Editions

Isbn : 978-2-37488-046-4

Nombre de pages : 184