Darling #automne de Julien Dufresne Lamy et Charlotte Erlih

Darling #automne de Julien Dufresne Lamy et Charlotte Erlih - Editions Actes Sud Junior

Darling #automne de Julien Dufresne Lamy et Charlotte Erlih – Editions Actes Sud Junior

Darling #automne de Julien Dufresne Lamy et Charlotte Erlih, présentation

Y va commettre l’inexcusable. Ne présentera pas d’excuses et assumera toutes les conséquences.

Néo en a marre de sa famille, de ses camarades d’école. Il est à moitié vietnamien. Il est geek et matheux. Sa jumelle lui manque.

Avis Darling #automne de Julien Dufresne Lamy et Charlotte Erlih

Une série en quatre tomes, soit quatre saisons, écrite à quatre mains, par les talentueux Charlotte Erlih et Julien Dufresne-Lamy. La première concerne l’automne puisque c’est la rentrée des classes et sortie de Darling pour la rentrée littéraire. Nous y voyons de nombreux adolescents, dont May, Néo – son frère – et Frederika, jeune allemande que May a rencontré dans un camp pendant les vacances et qui se trouve scolarisée dans le même lycée que May à Bordeaux.

May est la fille la plus populaire du lycée depuis qu’elle a été élue l’année précédente. Elle est très heureuse de ce statut vu que pour une fois, elle peut faire table rase de son passé où elle était moquée, harcelée à cause de son poids. Mais à force de volonté elle a pu maigrir. Ce harcèlement a provoqué un changement de lycée. Elle y a trouvé des amis qu’ils soient garçons ou filles. Quant à Néo, son frère, il semblerait que son poids ne le dérange pas. De toutes façons, il est invisible, il n’a qu’un seul ami, il passe tout son temps libre à jouer devant les écrans. May et Néo sont jumeaux et depuis que May est populaire, ils ne passent plus de temps ensemble et ne s’adressent pratiquement plus la parole. Néo va s’inquiéter pour sa soeur lorsqu’elle va recevoir, tous les jours, d’étranges SMS. Est-ce un pervers, un prédateur sexuel ? Il va mettre en pratique tout ce qu’il connait pour tenter de débusquer cette personne et surtout protéger sa soeur. Ils retrouveront leur complicité, leur gémellité.

Les adolescents sont cruels entre eux, à l’heure des réseaux sociaux. Mais y a-t-il réellement que les adolescents ? Dans ce roman, oui, mais les adultes ne font pas mieux, à se mousser sur IG et autres, à chercher le nombre de like, à balancer à tort et à travers, à harceler, à annoncer des faits comme véridiques, à s’immiscer dans la vie privée des uns et des autres, à critiquer à tort et à travers, à ne pas accepter une personne différente.

Ce roman aborde l’homosexualité à cet âge, au collège, comment il est ressenti par celui ou celle qui ne trouve pas d’affinités avec le sexe opposé, un adolescent qui peut se chercher sexuellement également. Ce qui se passe dans ce roman fait écho à ce que j’ai expérimenté il y a plus de 30 ans au lycée. Une jeune fille était homosexuelle. Il y avait de nombreuses rumeurs à ce sujet. Elle s’affichait plus ou moins. Je pense que ce que May et Frederika vivent, cette jeune fille l’a vécu également, mais il y a plus de 30 ans, il n’y avait pas tous ces réseaux sociaux. Est-ce que c’était mieux ? Je ne sais pas. Est-ce que les adolescents, de nos jours, acceptent plus facilement l’homosexualité ? S’ils vivent dans un milieu réactionnaire, ils peuvent tout de même se faire leur propre opinion, je le sais et je le pense. Mais des adolescents entre eux peuvent être comme des moutons, suivre une tendance pour ne pas se retrouver à l’écart.

Comment s’accepter soi-même ? Comment accepter cette sexualité avec ses nombreux tabous ? Alors, oui, May, malgré la peur des débuts, malgré la peur de ne pas savoir comment faire avec son amie, elle décide de s’afficher, que sa relation ne soit pas secrète. Elle a beaucoup de cran face à ceux qui étaient ses amis. Mais peut-on également parler de cran lorsque Frederika souffre de cette relation car May cherche, sur les réseaux sociaux, comment aborder sa relation, pour elle, mais aussi face aux autres. Prend-elle en compte les sentiments de Frederika ? Cette dernière souffre, elle se trouve dans l’ombre de la lumineuse May. Frederika est d’une façon perdue.

J’ai beaucoup aimé ce premier trimestre avec tous ces personnages. J’ai beaucoup aimé la plume des deux auteurs. Comme je ne sais pas qui a écrit quoi, c’est un peu difficile. Déjà, j’aime beaucoup Julien Dufresne-Lamy dont j’ai lu quelques uns des romans. Je suis moins habituée à Charlotte Erlih mais j’ai lu PLS, un livre qui m’avait pas mal remué, surtout la fin à laquelle je ne m’attendais pas. Je souhaite beaucoup de succès à cette série et j’espère pouvoir lire les autres saisons. Franchement, c’est très agréable de lire des romans aboutis de cette façon, des romans qui peuvent instruire, des romans qui permettent de se questionner. Ce n’est pas toujours le cas pour des romans pour adultes.

Je remercie Actes Sud Junior pour l’envoi des ces épreuves non corrigées qui méritent d’être publiées comme ça.

Darling #automne de Julien Dufresne Lamy et Charlotte Erlih

date de sortie : septembre 2020

Editeur : JC Lattès

Isbn : 978-2-330-14036-6

Nombre de pages : 361

Maintenant je vais raconter de Mamadou Alio Diallo et Nadia Goralski

Maintenant je vais raconter de Mamadou Alio Diallo et Nadia Goralski

Maintenant je vais raconter de Mamadou Alio Diallo et Nadia Goralski

Maintenant je vais raconter de Mamadou Alio Diallo et Nadia Goralski, présentation de l’éditeur

Le récit bouleversant et authentique de l’itinéraire semé de drames et d’obstacles qui a mené en France un jeune adolescent guinéen.

Vers l’âge de dix ans, Mamadou a quitté la Guinée avec sa mère pour rejoindre son père qui travaillait en Libye. Ils y ont passé quelques années paisibles jusqu’à la guerre civile. Les parents de Mamadou meurent dans une explosion et il se retrouve seul, à quatorze ans. Il va survivre deux ans en travaillant pour un exploiteur libyen, avant d’être embarqué sur un Zodiac bourré de migrants en partance pour la côte italienne. Recueilli par les Italiens, il entreprend ensuite la traversée clandestine des Alpes, résolu à venir en France. L’accueil des Français est mitigé. De Chambéry à Carpentras, Mamadou va connaître les foyers, les interrogatoires interminables, la radio du squelette pour déterminer s’il est mineur, sans compter l’obstacle de la langue, de l’administration et le handicap de ne savoir ni lire ni écrire. Car le souhait le plus cher de Mamadou, c’est d’étudier. Aidé par Nadia Goralski, il apprend à lire et à écrire, fréquente le collège, s’initie à un métier. Il ressent alors le besoin de raconter son périple, d’exprimer les douleurs retenues. C’est à Nadia qu’il se confie, c’est elle qui sera sa plume. Elle s’est attachée à restituer la voix de Mamadou dans sa simplicité, sa poésie, et même sa maladresse. Car rien mieux que cette voix ne peut nous faire comprendre la dureté de ce parcours et l’énergie de vivre qui habite ce jeune homme.

Avis Maintenant je vais raconter de Mamadou Alio Diallo et Nadia Goralski

Je n’ai pas pu apprécier ce témoignage autant que j’aurais dû. En effet, jusqu’à la page 31, 2 pages sur 4 étaient imprimées. D’autres étaient blanches. Donc, j’avais peu d’éléments quant à sa vie en Guinée, son arrivée en Lybie et les affrontements qui ont eu lieu lorsqu’il a perdu ses parents.

C’est donc l’histoire vraie d’un migrant, qui a tout perdu, notamment sa famille. Comment un jeune homme qui parle très peu le français peut arriver à s’en sortir ? Ce sont ses mots, des mots que l’on pourrait penser tirés d’un enfant. Mais ce sont les mots d’un jeune homme qui apprend une langue, qui garde ses souvenirs enfouis en lui.

De Lybie, il n’a su qu’au dernier moment où il partait. Il a vu les rues jonchées de morts à cause de la guerre. Il a vu la mer jonchée de morts à cause de ces bateaux remplis plus qu’il n’en faut de migrants. Ensuite, cela a été son arrivée en Italie où il ne comprenait pas la langue, où il a subi divers examens, tout comme en France. Franchement, en lisant cela, on peut comprendre ce que vivent ces personnes qui cherchent un meilleur avenir. Il y a, certes, la barrière de la langue, mais ils peuvent tomber sur des bureaucrates qui n’ont rien à faire dans ces bureaux, qui obéissent peut-être aux ordres, mais qui n’ont rien d’humain.

D’un autre côté, heureusement qu’il y a de belles rencontres, que les Français, mais aussi les Italiens, ont un sacré sens d’aide envers leurs prochains. Ce jeune homme, Mamadou, a su s’intégrer grâce à sa forte envie d’apprendre, de faire des études. Grâce à son sourire, ses rires, Mamadou a su se faire des amis.

Une très belle leçon de courage, une très belle leçon de vie, une très belle leçon d’aide. Je remercie les Editions Actes Sud Junior pour cet envoi.

Maintenant je vais raconter de Mamadou Alio Diallo et Nadia Goralski

Date de sortie : septembre 2019

Editeur : Actes Sud Junior

Nombre de pages : 90

ISBN : 978-2-330-12571-4

Jolis jolis monstres de Julien Dufresne-Lamy

Jolis jolis monstres de Julien Dufresne-Lamy Editions Belfond

Jolis jolis monstres de Julien Dufresne-Lamy Editions Belfond

Jolis jolis monstres de Julien Dufresne-Lamy, présentation de l’éditeur

Certains disent qu’on est des monstres, des fous à électrocuter.
Nous sommes des centaures, des licornes, des chimères à tête de femme.
Les plus jolis monstres du monde.

Au début des années sida, James est l’une des plus belles drag-queens de New York. La légende des bals, la reine des cabarets, l’amie fidèle des club kids et des stars underground. Quand trente ans plus tard il devient le mentor de Victor, un jeune père de famille à l’humour corrosif, James comprend que le monde et les mentalités ont changé.

Sur trois décennies, Jolis jolis monstres aborde avec finesse et fantaisie la culture drag, le voguing et la scène ballroom dans un grand théâtre du genre et de l’identité. Au cœur d’une Amérique toujours plus fermée et idéologique, ce roman tendre mais bruyant est une ode à la beauté, à la fête et à la différence. Une prise de parole essentielle. 

Avis Jolis jolis monstres de Julien Dufresne-Lamy

Je découvre mon premier Julien Dufresne-Lamy dans un roman destiné aux adultes. J’ai déjà lu quelques uns de ses romans destinés à un jeune public. Quand un auteur ne se cantonne pas à un seul genre de public, cela permet de découvrir tous ses talents. Il est possible de faire passer de nombreux messages quand on écrit pour un jeune public. Et cela fonctionne très bien avec Julien Dufresne-Lamy. Il est également possible de faire passer de nombreux messages à un public adulte. Est-ce que cela fonctionne mieux ? Cela dépend de l’ouverture d’esprit de ce public adulte. Car le sujet développé par Julien Dufresne-Lamy concerne les drag queens, les jolis monstres, leur vie avant, pendant et après les années sida. Je mets après entre guillemets car la maladie n’est pas éradiquée, loin de là, même s’il y a des traitements et que le monde semble se protéger. Même si ces derniers temps, le recul sur la protection lors de rapports sexuels a été annoncé. D’ailleurs, l’auteur en fait état dans ce roman. Je remercie Julien Dufresne-Lamy de m’avoir contacté sur Facebook pour que son éditeur m’envoie son livre. Je le remercie également pour sa dédicace.

Bref, après ce long paragraphe, plongeons-nous dans ses Jolis, jolis monstres. Un roman qui rend hommage aux drag-queens, des hommes qui assurent le show, la nuit, et se transforment en femmes. Un roman qui leur rend hommage, qui permet de les comprendre, de savoir ce qu’elles ont vécu, bien souvent enduré, car en première ligne, lorsque la maladie est tombée. C’est un monde de fêtes, de drogues, de shows, de familles, d’amitiés également. Mais elles ont été vilipendées, chassées, tuées car elles ne correspondaient à aucun standard. Il y a également de la souffrance, mais des femmes qui se soutiennent mutuellement même si la rivalité peut être de mise, comme pour tout.

Par la voix de James-Lady Prudence et ensuite d’Hector, on assiste à un retour en arrière mais aussi ce présent où tous les deux se racontent et racontent l’autre. On peut être drag-queen mais rester un homme. Et pour cela, on assiste à la transformation de Victor. Ce n’est pas simple pour lui. Mais heureusement qu’il a trouvé celle qui va le révéler à lui-même et qui va jouer un rôle prépondérant dans sa future carrière et dans sa vie personnelle.

Pour moi, cela a été un régal de côtoyer tous ces personnages, d’entrer dans leur vie, de faire partie, grâce aux mots de Julien Dufresne-Lamy, de ces Jolis Monstres qui ne doivent pas rester enfermés. Même si en plus de 30 ans, les idées ont évolué, les gens semblent moins coincés, il restera toujours quelques personnes pour commettre des actes odieux contre ceux qui paraissent différents. Pour preuve, les différentes agressions et attentats. En quelques jours, j’ai vécu avec elles, j’ai remonté le temps au moment où j’étais une adolescente, fan de Madonna. Les mots sont percutants, sensibles. Outre cette culture drag-queen, il permet de démontrer à tout un chacun de vivre sa vie comme il l’entend et d’être soi malgré le quand dira-t-on. Une bouffée d’air frais qui fait du bien et qui permet de s’évader d’un quotidien pas toujours au top. Entrez dans cette culture drag-queen, vivez avec ces personnages aussi sensibles qu’attachants pour en sortir grandi avec des étoiles plein les yeux, un sourire aux lèvres, mais aussi en ayant appris encore quelque chose. C’est ça le pouvoir des livres.

Merci à Julien Dufresne-Lamy et aux Editions Belfond

Jolis jolis monstres de Julien Dufresne-Lamy

Date de sortie : 22 août 2019

Editeur : Belfond

Nombre de pages : 416

ISBN : 9782714479853

 

Trois coeurs d'Eric Jourdan - Editions La Musardine

Bilan de lectures en 2018

Qu’ai-je lu tout au long de cette année 2018 ?

J'irai tuer pour vous d'Henri Loevenbruck

J’irai tuer pour vous d’Henri Loevenbruck

En 2017, je n’avais pas atteint mon objectif de lectures, j’avais donc revu à la baisse sérieusement à 60 livres pour 2018. Objectif atteint il y a de nombreuses semaines. Mais quoi qu’il en soit, j’aurais pu lire beaucoup plus. J’ai dû, par deux fois, changer mes horaires de lectures en cette année 2018. Je suis somme toute satisfaite de ce bilan de livres lus en 2018.

Pour 2019, je tente un objectif de 70 livres. Je vais tenter de moins demander sur Netgalley. Je ne renie pas cette plateforme qui permet de lire des nouveautés, des avant-premières sur liseuse. Mais j’aimerais arriver à faire baisser ma PAL et surtout me mettre à jour de ma série des Marcas. En plus s’annoncent pas mal de sorties de mes auteurs favoris. Donc, je ne vais pas les laisser en plan. J’aurais très certainement des services presse et espère encore être sélectionnée pour des Masses Critiques de Babelio :

Je vous rappelle mon année 2018, avec 85 livres lus, chiffre pris sur mon Facebook et son dossier photo, le seul réaliste :

DECEMBRE 2018

J’ai tué Jimmy Hoffa de Charles Brandt

N’oublie pas Irma d’Hélène Honnorat

La mère parfaite d’Aimee Molloy

A un cheveu de Lise Syven

J’irai tuer pour vous d’Henri Loevenbruck

NOVEMBRE 2018

Erectus de Xavier Müller 

Anything for love d’Al Bedell

Corruption de Don Winslow 

Heimaey de Ian Manook

Bienvenue à Mother’s Rest de Lee Child

Souvenirs effacés d’Arno Strobel

OCTOBRE 2018

Château de femmes de Jessica Shattuck  

La Sublime Communauté, Les six mondes d’Emmanuelle Han 

Stolen de Pascale Perrier 

La rose et le bourreau de Patrick Pesnot 

Castelletto 1 Chiara d’Emma Mars 

Mon âme frère de Gaël Aymon 

Trois coeurs d’Eric Jourdan

SEPTEMBRE 2018

Cross de Marc S. Masse

Faux amis de Linwood Barclay

Le septième templier d’Eric Giacometti et Jacques Ravenne

L’esclave de Monsieur Solal d’Esparbec

De Sang-chaud de Kent Harrington

Le supplément d’âme de Matthieu Biasotto

La rivière de l’oubli de Cai Jun 

AOUT 2018

Hiver indien de Charlotte Bousquet et Stéphanie Rubini 

Je t’aime de Barbara Abel 

Loin des vivants de Steve Robinson 

A ce point de folie de Franzobel 

Ueno Park d’Antoine Dole Dancers de Jean-Philippe Blondel 

Janet de Michèle Fitoussi 

L’enfant et le dictateur de Marion Le Roy Dagen et Xavier-Marie Bonnot 

Salut à toi ô mon frère de Marin Ledun 

Les fantômes de Manhattan de R J Ellory

JUILLET 2018

Hunter de Roy Braverman 

Toutes blessent la dernière tue de Karine Giebel 

L'enfant de poussière de Patrick K. Dewdney 

Le voile de Guillaume Lecasble 

Le triomphe des ténèbres de Giacometti et Ravenne 

Erreurs fatales de Vincent Nouzille, Comment nos Présidents ont failli face au terrorisme 

Le tableau de Frédérique de Keyser

JUIN 2018

Silver Water d'Haylen Beck

L’île des absents de Caroline Eriksson

Deux jours avec lui avec M-A Chabarni

Trop de chefs, pas assez d’indiens de Marion Achard

Sang maudit d’Ange

Esclave du rythme Le rythme #1 de Jane Harvey-Berrick

7 ans de silence de JoAnn Chaney

Un mariage anglais de Claire Fuller

MAI 2018

Piège conjugal de Michelle Richmond

Sous nos yeux de Cara Hunter 

Ensemble maintenant pour toujours d’Emily Blaine

La saison des feux de Celeste Ng

Trois soeurs d’Aude dite Orium

L’héritier de Moriarty d’Annelie Wendeberg

Sekt L’origine du venin de Vincent Ravalec

J’embrasse pas de Richard Couaillet

Les dessous de l’innocence de Stella Tanagra

Boom de Julien Dufresne-Lamy

AVRIL 2018

Sauvage de Jane Harper 

Une bonne intention de Solène Bakowski  

Oublier nos promesses d’Elsa Roch 

Une seconde de trop de Linda Green 

La mort d’Hitler de Jean-Christophe Brisard et Lana Parshina 

Qui je suis de Mindy Mejia

MARS 2018

Le modèle américain d’Hitler de James Q. Whitman 

Sans elle d’Amélie Antoine 

Au petit bonheur la chance ! d’Aurélie Valognes 

La fille du roi des marais de Karen Dionne 

Le Mystère J. Holloway Tome 1 d’Hannah Keller 

Le week-end de Natasha Preston 

Elizabeth, marquise déchue de Louis Clavel

FEVRIER 2018

Avec elle de Solène Bakowski 

Ceux qui te mentent de Nuala Ellwood 

L’enfant de mon mari de Deborah O’Connor 

La Maison abandonnée de Joel A. Sutherland 

Wittgenstein à l’aéroport d’Husch Josten 

L’attrape-souci de Catherine Faye

JANVIER 2018

Petit coeur de Kim Van Kooten  

La fille sous la glace de Robert Bryndza 

L’animal de compagnie de Léo Barthe  

L’Aventuriste de J. Bradford Hipps 

Stéréotypes de Gilles Abier 

Coupée en deux de Charlotte Erlih 

Mato Grosso de Ian Manook 

La plage de la mariée de Clarisse Sabard

Trois coeurs d'Eric Jourdan - Editions La Musardine

Bilan de lectures en octobre 2018

Qu’ai-je lu en ce mois d’octobre ?

Trois coeurs d'Eric Jourdan - Editions La Musardine

Trois coeurs d’Eric Jourdan – Editions La Musardine

Un très mauvais mois d’octobre pour moi. Cinq jours où je n’ai pas pu lire. Je lis ensuite le matin quand je prends le bus, un peu le midi. Et le soir, n’en parlons pas. Tellement je suis fatiguée, je m’endors à 20 heures. Bref, le nombre de livres correspond à ce dont j’ai l’habitude, mais vu qu’il y a eu deux livres jeunesse qui ont été lus en très peu de temps, le résultat est le même. Nombre de livres lus au mois d’octobre, 7.

Je vous les rappelle :

Château de femmes de Jessica Shattuck 

La Sublime Communauté, Les six mondes d’Emmanuelle Han

Stolen de Pascale Perrier

La rose et le bourreau de Patrick Pesnot

Castelletto 1 Chiara d’Emma Mars

Mon âme frère de Gaël Aymon

Trois coeurs d’Eric Jourdan

Bilan de lectures en septembre 2018

Qu’ai-je lu en ce mois de septembre ?

L’esclave de Monsieur Solal – Esparbec – Editions La Musardine

J’ai déjà réalise mon quota de lectures donné sur Goodreads. Je ne pensais pas y arriver mais je suis en avance. L’année dernière, il m’en manquait un peu mais j’avais revu ce quota à la baisse. Depuis mon retour de vacances, je lis le matin dans le bus et un petit peu entre midi et deux. Heureusement car le soir, je n’avance pas, je n’y arrive suite à des soucis perso. Quel est le bilan de ces lectures en ce mois de septembre. Se tient-il ou baisse-t-il ? Pas mal de rentrées littéraires à mon actif, je suis à jour de mes achats de mes auteurs favoris. J’ai continué les aventures d’Antoine Marcas. Mon nombre de livres lu est donc de 7, cela baisse donc, tout en étant un bon score :

Je vous les rappelle :

Cross de Marc S. Masse

Faux amis de Linwood Barclay

Le septième templier d’Eric Giacometti et Jacques Ravenne

L’esclave de Monsieur Solal d’Esparbec

De Sang-chaud de Kent Harrington

Le supplément d’âme de Matthieu Biasotto

La rivière de l’oubli de Cai Jun 

Faux amis de Linwood Barclay

Faux amis de Linwood Barclay - Belfond Noir

Faux amis de Linwood Barclay – Belfond Noir

Résumé Faux amis de Linwood Barclay

Le drive-in ferme ses portes. Derek et trois de ses amis tentent de resquiller en ne payant que trois entrées. Mais le gérant n’est pas né de la dernière pluie. Il leur fait ouvrir le coffre.

A ce moment-là, Derek entend un bruit énorme. Il pense que son camarade a utilisé son arme.

Avis Faux amis de Linwood Barclay

C’est la dernière soirée au drive-in. L’écran s’effondre et fait quatre victimes, un très jeune couple et un plus âgé.  La police est vite dépêchée sur place mais elle doit faire face aux premières rumeurs dont celle d’attentat. Un homme, ex-maire de la ville, qui veut se représenter joue une carte pas franchement agréable, en voulant tirer parti de la catastrophe.

Cal est revenu à Promise Falls après la mort de sa femme et son fils. Il vit dans un petit appartement.  Ex flic de cette même ville, maintenant détective privé, il est chargé par la fille d une des victimes de l’aider à mettre la main sur des vidéos car son père faisait de l’échangisme. Si la pratique n’est pas jugée, chacun fait ce qu’il veut de sa sexualité, il ne faut pas que les uns et les autres soient gênés par ce qui a trait au privé. Et ceux qui sont impliqués doivent le faire en toute connaissance de cause.

Protéger au mieux sa famille ses enfants contre ceux qui peuvent faire du mal plus tard a cause de menaces quitté a mettre son emploi en danger. Protéger son enfant par rapport à tour ce qui peut se trouver sur Internet surtout lorsque cet enfant n’entre pas dans la case de la normalité définie par la société.  Mais les enfants ne sont pas idiots et savent comment trouver les infos. Cela n’empêche pas le dialogue pour mettre les choses au point et montrer que le parent est là.

De nombreux personnages émaillent ce roman, du plus jeune au moins jeune. Nombreux sont ceux à avoir quelque chose à se reprocher comme ce responsable de la sécurité de l’université, ex-flic également, qui a tué un étudiant soupçonné de violences envers des étudiants. Il a prôné la légitime défense. Quand on se sent invincible, on tente, par tous les moyens, de contrecarrer la loi. Mais, attention de ne pas tomber sur quelqu’un qui souffre, déséquilibré pour un instant. Linwood Barclay, avec ses nombreux personnages, les implique au fur et à mesure dans son roman. Qu’ont-ils à cacher ? Sont-ils coupables, innocents ? Une petite ville où tout arrive à se savoir. L’auteur nous fait des révélations au compte goutte et on se rend compte que les manipulations sont légion.

Dès le début, l’entrée en matière est réalisée. On s’attend à un coup de feu de la part des protagonistes. Mais c’est autre chose qui attire. Déjà, Linwood Barclay nous tient en haleine. On se rend compte très vite qu’il n’aura pas le temps de résoudre toutes les affaires, meurtres passés et présents, ce fameux chiffre 23 qui sème la terreur, l’effondrement de l’écran du drive-in. Et on comprend pourquoi. Faux amis est la suite de Fausses promesses. Ce dernier roman, je ne l’ai pas lu mais je l’ai dans ma PAL. Cela n’empêche pas que Faux amis peut se lire tout de même, puisque quelques rappels sont faits. En tous, les cas, il faudra lire la suite de Faux amis car l’auteur nous laisse sur notre faim. Ce qui est tout à fait normal. Rien n’est résolu surtout qu’un nouvel élément entre en jeu. Le rythme est rapide et malgré la quantité de personnages, je ne me suis pas perdue. Faux amis est un très bon policier qui traite de nombreux sujets de société, notamment aux Etats-Unis. Ce n’est peut-être pas un véritable coup de coeur, mais j’aime beaucoup l’auteur, ses histoires, ses personnages, dont Cal et Barry Duckworth, et cet humour noir qui donne énormément de consistance à ses romans.

Je remercie Netgalley et Belfond Noir pour cette lecture.

Faux amis de Linwood Barclay

Date de sortie : 6 septembre 2018

Editeur : Belfond

Nombre de pages : 392

ISBN : 978-2-7144-7911-2

De Sang-chaud de Kent Harrington

De sang-chaud Kent Harrington

De sang-chaud Kent Harrington

Résumé De Sang-chaud de Kent Harrington

Eve, comme toutes les femmes, a des secrets, de nombreux secrets. Mais un ne doit pas être dévoilé. Elle possède une maison dans Love Street où elle s’adonne à des jeux érotiques, masochistes avec Jimmy.

Eve et Jimmy sont des personnalités en vue dans leur petite ville où tout le monde se connaît.

Avis De Sang-chaud de Kent Harrington

Il a plus de 30 ans et n’a pas réussi sa vie. Pourtant, il avait un avenir extrêmement prometteur. Mais il a laissé passer le coche. Fils du maire, un homme froid qui ne l’aimait pas, qui l’a toujours poussé à se dépasser. Mais voilà, il n’a pas satisfait son père. Il en a donc payé les conséquences. Un homme qui se drogue, accro au sexe, à une femme, qui le tire vers le bas. Séducteur, il a, également, de nombreuses conquêtes, jeunes comme moins jeunes.  Il rêve d’une famille, d’enfants, mais il repousse très vite cette idée. Car il ne sait pas comment faire. Cet homme n’a aucune confiance en lui. Il survit, il vivote. Beaucoup de colère qui ne demande qu’à éclater. Son enfance n’a pas été rose, il avait toujours peur de cet homme qui ne lui donnait pas confiance en lui.

En lisant le début, j’avais pensé que ce serait une histoire de femme, l’histoire d’Eve. Même si elle est très présente, ce n’est pas elle l’héroïne du roman, mais Jimmy. C’est surtout une histoire de manipulation, de vengeance, puisque le maire n’est plus là pour protéger son fils, ce maire qui a écrasé tout un chacun au fait de sa gloire, de son pouvoir, en premier sa femme et son fils. Jimmy a servi les intérêts de tous et même avec la révélation en fin de roman, je n’ai pas éprouvé de la sympathie pour ce personnage. On dirait de cet homme que c’est un raté, il a, tout simplement, pas osé prendre une direction qui allait à l’encontre de son père, de la communauté dans laquelle il vivait. Pour tout simplement vivre et s’accomplir.

Tuer un homme mais sans être inquiété. Pour retrouver la liberté qui lui manque tant. Mais il ne réfléchit pas. Il croit qu’elle restera alors qu’elle n’attend que ça pour plier bagages. Manipulations également d’une jeune employée pour qu’il arrive à ses fins. Ce livre est le roman d’une déchéance annoncée depuis plusieurs années déjà. S’il a eu tout pendant quelque temps, il n’est pas arrivé à s’en sortir, à prendre son envol par lui-même. Il n’a pas osé taper dans la fourmilière. Malgré cette vie qui lui fait horreur, il a préféré rester dans cette petite ville où tout le monde se connaît, où les faveurs lui sont accordées car il est le fils du maire.

J’ai eu un souci avec ce roman de nombreuses fois. J’avais l’impression que certains passages étaient coupés. Le lecteur passe du coq à l’âne sans trop comprendre ce qui se passe, certaines suites ne sont pas argumentées. J’ai souvent dû revenir en arrière pour voir si je n’avais pas loupé des passages. Je ne sors pas trop ravie de ma lecture qui a été longue, fastidieuse. Je me suis ennuyée, je dois bien le dire. Pourtant ce roman est bien écrit, bien développé quant aux personnages, les relations entre les uns et les autres, la psychologie de Jimmy. Mais il me manquait quelque chose, même si le héros est un homme comme les autres, pour que je puisse tenter de le comprendre, éprouver plus ou moins de la sympathie pour lui. L’auteur a une très bonne connaissance de ces petites villes des Etats-Unis où un homme, un seul, règne en maître. Il est la loi, il est la justice. Gare à ceux qui s’opposent à lui, à cette puissance extrême. Comment a-t-il décidé que son fils n’était pas assez bien pour lui ? Pourtant, même si Jimmy est en colère, il ressent une certaine admiration envers cet homme, qui lui a appris, notamment le maniement des armes.

Je remercie Netgalley et Amazon Publishing pour cette lecture.

De Sang-chaud de Kent Harrington

Date de sortie : 11 septembre 2018

Editeur : Amazon Publishing

Nombre de pages : 301

ISBN : 978-10-281-0636-2

La rivière de l’oubli de Cai Jun

La rivière de l'oubli de Cai Jun

La rivière de l’oubli de Cai Junromansro

Résumé La rivière de l’oubli de Cai Jun

Shen Ming est professeur de chinois depuis trois ans. Il travaille dans le lycée où il a fait ses études. Il doit se marier et quitter cet emploi de professeur.

Il retrouve une de ses étudiantes assassinée. Des rumeurs ont couru sur eux deux. Shen est très vite suspecté. Après dix jours, il perd tout.

Avis La rivière de l’oubli de Cai Jun

Assez déstabilisant cette histoire de mort et de revenant, même si le sujet ne me déplait pas. Mais quand on s’y fait, cela passe surtout pour ce qui arrive à Shen Ming et sa réincarnation en Si Wang si j’ai bien compris. Hasard ? Destin ? Car pour ce passage, tous les souvenirs sont abolis, sauf peut-être la culture. Assez déstabilisant également ces retours en arrière et surtout ces nombreux personnages. Le problème avec une liseuse c’est que c’est difficile de revenir en arrière, au contraire des livres papiers pour se rappeler qui est qui et qui fait quoi. Pour relire ce livre j’attendrai qu’il sorte en poche et même pour le premier de l’auteur.

Une rencontre qui va révéler beaucoup de choses. Un enfant qui devient l’image de marque d’une société, le groupe d’éducation Erya. Une femme Gu Qiusha qui après avoir perdu son fiancé, auquel elle pense toujours, s’attache neuf ans plus tard à un enfant. De l’amour, beaucoup d’amour et surtout comme un sentiment de connaître Wang Er. Mais cela ne dure pas longtemps. Si Wang retourne chez sa mère et continue ses études. Enfant brillant mais qui ne se lie avec personne. Au cours de son enfance et de son adolescence il va rencontrer divers personnages qui ont jalonné la vie de Shen Ming. Rencontres fortuites ou préméditées ? Pareil pour les lieux. C’est un véritable retour en arrière, un retour en enfer, mais le présent est également très difficile. Je n’ai pas eu trop de mal à me faire à ce professeur, Shen Ming, et ensuite ce garçon qui grandit, Si Wang. La vie de Si Wang, enfant, avec sa véritable mère, He Qingying, on constate au fur et à mesure de sacrés changements. Une mère qui a essayé, toujours, de le protéger. Mais elle connaissait vraiment mal son fils.

Ce roman est le roman des secrets qui sont révélés au fur et à mesure et il y a en a beaucoup, jusqu’à la fin. C’est également le roman des trahisons, qui changent la donne pour tout le monde, de différents meurtres, d’amitiés qui se lient mais aussi de l’amour, interdit ou qui était prévisible. Les trahisons également et cela change absolument la donne pour tout le monde.

J’ai été vraiment déstabilisée par les noms chinois, qui commencent presque tous, dans ce roman, par Si et vu qu’ils sont en début de phrase, je vous laisse imaginer la suite. Il y a également le tutoiementPar contre, je dois reconnaître l’érudition de l’auteur. Je ne suis pas adepte des auteurs chinois, sauf celui de l’Inspecteur Chen, que j’adore et que je lis avec énormément de plaisir Qiu Xialong. Les deux auteurs ne sont pas comparables, sauf dans les nombreux vers de poésie, la littérature chinoise et aussi la littérature européenne ou même américaine.

Ma critique, si c’en est une, peut sembler décousue. Je le conçois mais il m’est difficile de l’écrire car je ne veux pas dévoiler ce qui se passe dans ce roman riche et très dense, qui ne se lit pas facilement et qu’il faut prendre le temps de bien lire. J’y reviendrai très certainement pour aller plus au fond des choses.

Je remercie Netgalley et XO Editions pour cette sélection, en avant première, de la rentrée littéraire.

La rivière de l’oubli de Cai Jun

Date de sortie : 13 septembre 2018

Editeur : XO Editions

Nombre de pages : 445

ISBN : 9782845639485

Je t'aime Barbara Abel

Bilan de lectures en août 2018

Qu’ai-je lu en ce mois d’août ?

Au cours de ce mois d’août, j’ai lu pas mal. Un livre qui ne me laissera pas de souvenirs impérissables. Un qui a été lu au mois de juillet mais rentrée littéraire oblige, j’ai publié ma chronique ce mois-ci. Il y a également des nouveautés de la rentrée littéraire, une BD de ma chère Charlotte Bousquet,  une nouvelle qui m’a été proposée sur Facebook et également un document proposé également sur Facebook. Mon nombre de livres lus au mois d’août est donc de 9, sans celui de juillet. Mieux que pendant mes vacances, c’est dire.

Je vous les rappelle :

Hiver indien de Charlotte Bousquet et Stéphanie Rubini

Je t’aime de Barbara Abel

Loin des vivants de Steve Robinson

A ce point de folie de Franzobel

Ueno Park d’Antoine Dole

Dancers de Jean-Philippe Blondel

Janet de Michèle Fitoussi

L’enfant et le dictateur de Marion Le Roy Dagen et Xavier-Marie Bonnot

Salut à toi ô mon frère de Marin Ledun

Les fantômes de Manhattan de R J Ellory