Bilan de lectures en octobre 2017

Mon bilan de lectures au mois d’octobre 2017. 

Il ne me semble pas avoir lu ce mois-ci, vu les nombreux livres, dont des partenariats, qui m’attendent dans ma PAL. Et je n’aime pas être en retard. J’aime lire un partenariat et le chroniquer dans les 10 jours qui suivent sa réception. Même si ce n’est pas une excuse, j’en ai reçu cinq ou six la même semaine. Qu’a donné donc ce mois d’octobre en terme de lectures. Du bon et du moins bon, je l’avoue. Le nombre de livres lus au mois d’octobre est de 6. Je vous les rappelle :

  • Les femmes de Karantina de Nael El-Toukhy
  • Le couple d’à côté de Shari Lapena
  • Les chiens de Détroit de Jérôme Loubry
  • Nulle part sur la terre de Michael Farris Smith
  • Le sympathisant de Viet Than Nguyen
  • Tenebra Roma de Donato Carrisi
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Bilan de lectures en septembre 2017

Mon bilan de lectures au mois de septembre 2017. 

Mois de rentrée littéraire, même si j’ai déjà bien commencé au mois d’août. Je me traîne, je me traîne, en matière de lecture en ce mois de septembre. D’ailleurs, je suis en train de lire un livre qui me prend du temps, beaucoup de temps. Je n’arrive pas à le finir. Il est assez intéressant. Donc, mon bilan n’est pas au top du top en ce mois de septembre. J’ai lu 4 livres, bilan très mauvais.

Je vous les rappelle :

  • Les huit montagnes de Paolo Cognetti
  • Le secret des orphelins d’Elly Griffiths
  • Hôtel Grand Amour de Sijoerd Kuyper
  • Révoltées de Carole Trébor

Bilan de lectures en août 2017

Mon bilan de lectures au mois de août 2017. 

Trois semaines de vacances m’ont permis de lire, lire et encore lire. De plus, j’ai déjà lu quelques livres de la rentrée littéraire grâce à Netgalley et ses éditeurs. Ce mois d’août, j’ai lu un total de 8 livres. Ce n’est pas beaucoup, surtout, sans me trouver d’excuses, j’ai eu quelques soirées où la lecture a été remplacée par d’autres priorités.

Je vous les rappelle :

  • Chaman de Maxence Fermine
  • Marche avec moi de Catherine Ryan Hyde
  • Demain il sera trop tard de Jean-Christophe Tixier
  • Marche à l’étoile d’Hélène Montardre
  • La Sublime Communauté Les Affamés d’Emmanuelle Han
  • The Blackstone Affair Tome 3 Ne t’enfuis pas de Raine Miller
  • La ferme du bout du monde de Sarah Vaughan
  • The Blackstone Affair Tome 2 Ne juge pas de Raine Miller

Marche avec moi de Catherine Ryan Hyde

Marche avec moi de Catherine Ryan Hyde
Marche avec moi de Catherine Ryan Hyde

Avis Marche avec moi de Catherine Ryan Hyde

Marche avec moi est un beau roman, intéressant à lire qui permet de voyager avec ces deux jeunes filles, Carly et Jen. Il est source également de rencontres et surtout de prise de conscience. Le but de ce voyage est de rejoindre Teddy, l’avant dernier petit ami de leur mère et que Carly considère comme son beau père.

Les deux adolescentes vont en faire des kilomètres à pied, très peu en stop. Carly ne veut absolument pas avoir à faire à la police, à des personnes qui vont trop les interroger. Elle ne veut pas être interrogée et surtout elle ne veut pas que les services sociaux s’en mêlent. Carly et Jen vont souffrir du soleil, de la chaleur. Elles ne vont pas pouvoir se laver et leurs pieds seront plus que malmenés. Les deux soeurs tiennent un journal de bord. Elles se sont fixées des limites. Si elles volent, elles notent tout dans un carnet afin de pouvoir rembourser plus tard.

L’auteur va alterner les parties entre ce qui se passe maintenant et quelques mois auparavant, jusqu’à ce que l’on apprenne réellement ce qui est arrivé à la mère.

Carly essaie de tenir émotionnellement pour ne rien montrer à sa soeur. Les appels à Teddy n’aboutissent pas. Cette route très longue va mettre à mal ses dernières forces mentales, surtout lorsqu’elles tentent de voler deux oeufs pour se nourrir. Mais Jen a trouvé son paradis, l’endroit où elle veut vivre. Par rapport à sa soeur, elle a moins de problème pour faire confiance. Elle attire la sympathie mais aussi l’amour. Elle révèlera tout à sa soeur mais Carly ne veut pas y croire malheureusement. Carly s’est fixée un but et elle veut l’atteindre. Elle mentira pour ça mais cela lui permettra de découvrir la vérité et de mettre à jour ce qu’elle a au plus profond d’elle. Carly semble une jeune fille qui a énormément besoin d’être aimée, de reconnaissance. Outre son sentiment de ne pas être aimée, éprouve-t-elle de la jalousie envers sa soeur ? Ses sentiments oscillent entre culpabilité, envie de protéger. Ses relations avec les autres sont toujours tendues. Cela a été le cas avec sa mère. Mais voir de nombreux hommes défiler dans une vie ne prête pas à la stabilité.

On apprend à tout âge, mais aussi quand on est jeune. Il faudra ces malheureuses expériences, voir sa soeur heureuse pour que Carly apprenne à faire confiance, à dire merci. Cela ne sera pas facile pour elle, le chemin sera long. Mais elle devra mettre de côté son entêtement, ses propres visions du monde qu’elle a et échanger. Avoir reçu de l’aide sans intéressement a commencé à l’aider en ce sens. Carly n’est pas seule, comme elle le pense. Même si elle s’est donné la mission de protéger sa soeur, elle ne peut pas tout affronter car elle est trop jeune.

Même si ce roman n’est pas un coup de coeur, j’ai eu plaisir à le lire. Je remercie Netgalley et Amazon Crossing.

Résumé Marche avec moi de Catherine Ryan Hyde

Carly et Jen veulent rejoindre la Floride et leur beau-père Teddy.

Carly tente désespérément de le joindre mais il ne répond pas.

Elles vont marcher des kilomètres et des kilomètres pendant des jours et des jours pour traverser les Etats-Unis.

Marche avec moi de Catherine Ryan Hyde

Date de sortie : 14 novembre 2017

Nb pages : 413

Editeur : AmazonCrossing

ISBN : 978-15-4204-5063

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Repose-toi sur moi de Serge Joncour

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Avis de Repose-toi sur moi de Serge Joncour

Un autre roman de la rentrée littéraire pour moi. Cette année, c’est vraiment pas mal. Avant de commencer Repose-toi sur moi de Serge Joncour, j’ai appris qu’il était dans la liste pour un prix littéraire. Je ne sais pas s’il l’obtiendra. Pour ma part, c’est la première fois que je lis un roman de cet auteur et je ne suis pas déçue. Jusqu’à la fin, le lecteur ne sait pas ce qu’il adviendra de cette histoire entre Aurore et Ludovic, deux personnalités que tout oppose.

Ludovic a joué au rugby. Il en a la carrure. Il s’est occupé de la ferme de ses parents et des vins de son épouse, morte d’un cancer. Il est depuis quelque temps à Paris où il travaille pour recouvrir des dettes. Aurore, elle, est styliste, elle a sa propre maison. Elle est mariée, a deux enfants. Elle semble n’avoir pas confiance en elle, peut-être écrasée par un mari à qui tout réussit. Pourtant, Aurore semble avoir du talent. Mais elle est happée par ses peurs, ses innombrables questions. Elle réfléchit trop, elle est anxieuse et n’arrive pas à s’imposer. Tout semble bien aller pour elle sauf que dès le départ, le lecteur comprend que rien ne va dans la vie de cette femme. Les deux corbeaux qui hantent son immeuble montrent ses peurs qui vont aller en augmentant. Ludovic et Aurore vivent dans le même immeuble. Le premier dans la partie non rénovée et Aurore, là où tout est beau. Ils se sont déjà croisés, dit bonjour-bonsoir mais c’est tout. Jusqu’au moment où l’affaire des corbeaux les rapproche. Entre les valses hésitations de l’une et ses questionnements et le charme bourru, la force supposée tranquille de l’autre, Aurore et Ludovic se rencontrent et entament une histoire.

Comme Ludovic, le lecteur s’interroge vraiment sur Aurore. Est-ce qu’elle le manipule, même inconsciemment ? D’ailleurs Aurore se pose elle aussi des questions. Aurore se confie à Ludovic mais sur ses problèmes. Outre l’attraction physique, ces deux-là auraient peut-être besoin de se révéler intimement. Mais l’ambiance, pourtant noire, reste feutrée entre eux deux. L’auteur, avec des mots forts, sans paraître y toucher, nous montre que l’escalade, le geste de trop, peut très vite arriver. Même si ces hommes, qui semblent forts extérieurement sont prêts à aider grâce à leur carrure, ils sont tendres au fond de leur coeur. Eux aussi ont des sentiments et il leur est difficile de les avouer, surtout avec un vécu tel celui de Ludovic. Une histoire qui pourrait arriver à n’importe qui, n’importe quant. L’auteur dissèque admirablement leurs réactions, leurs attentes, leurs vies à Paris. C’est un roman où l’un découvre l’autre et inversement. Toutes leurs émotions sont détaillées.

Outre cette histoire d’amour, qui semble vouée à l’échec, Serge Joncour nous offre un tableau de la société française qui est vraiment malade. Entre ceux qui n’y arrivent pas financièrement et qui ont la visite de sociétés de recouvrement et tous ceux qui, à force de magouilles, de contacts, ne sont pratiquement jamais inquiétés. Le lecteur voit bien que Serge Joncour s’est informé et il fournit au lecteur texte de loi et toute cette étude de la vie à la campagne où les agriculteurs n’arrivent plus à vivre, de Paris où le beau côtoie le sordide, la banlieue si proche et si éloignée sans parler de cette affaire de pesticides.

Je remercie Babelio pour cette opération spéciale #massecritique et les Editions Flammarion.

Résumé Repose-toi sur moi de Serge Joncour

Ludovic  travaille dans un cabinet de recouvrement. Il n’aime pas la foule, vit seul et a 46 ans.

Aurore est styliste, elle court après le temps. Elle sent que tout va mal au sein de sa société.

Deux corbeaux ont élu domicile dans la cour de leur immeuble. Aurore en a peur. Ces oiseaux deviennent une véritable obsession.

Repose-toi sur moi de Serge Joncour

date de sortie : 17 août 2016

Editeur : Flammarion

Isbn : 978-2-813-0663-9

Nombre de pages : 427

Ainsi fleurit le mal de Julia Heaberlin

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Avis sur Ainsi fleurit le mal de Julia Heaberlin

Un véritable dilemme se pose, je ne sais pas du tout comment tourner cette chronique. Ce roman me laisse sur ma faim. Ce n’est pas vraiment un coup de coeur mais j’ai eu du mal à le lâcher. Le lecteur se doute un peu de certains éléments. Mais l’auteur réussit un véritable tour de force avec ces deux parties qui se mêlent. Ce qui s’est passé en 1995 et ce qui se passe actuellement. Je n’ai pas réellement trouvé de dimension psychologique énorme même si Tessie/Tessa est encore vraiment mal depuis son enlèvement et ce procès. Toute la lumière doit être faite et elle seule détient la solution. Pour moi, l’auteur aurait vraiment gagné à créer une atmosphère plus sombre, même si elle donne de nombreux renseignements sur l’ADN, sa recherche, la psychologie, la peine de mort et le Texas et son système judiciaire. Je ne dis, en aucun cas, que ce n’est pas assez documenté. Toutes ses sources sont très bien amenées, développées mais il me manque cette dimension très psychologique du caractère des personnages. Cela aurait pu me permettre de prendre fait et cause pour l’un d’entre eux.

Le roman est très bien construit. Nous avons deux parties qui se chevauchent, la préparation de Tessie au premier procès et la préparation de Tessa pour tenter de faire libérer celui qui est prison, qui doit subir la peine capitale dans peu de temps. En effet, Tessie et Tessa ne sont qu’une même personne. Tessie a été enlevée avec d’autres jeunes filles. Elle a subi un véritable traumatisme. Mais il n’y a pas que celui-là pour cette jeune fille. Les psys qu’elle a vu, dont le dernier, tentent de lui faire recouvrir la vue et la mémoire. Mais Tessie a un fort caractère et elle ne se laisse pas faire. Quant à Tessa, depuis tout ce temps, elle tente d’avoir moins peur, elle tente de vivre, surtout qu’elle a une fille adolescente. Mais depuis de nombreuses années, les marguerites font régulièrement leur apparition. Le temps presse, en tous les cas. Si Tessa a décidé depuis quelque temps de faire rouvrir le procès, elle ne dit pas tout aux enquêteurs. Pour elle, c’est également une recherche d’indices qu’elle a pu laisser un peu partout. Heureusement que la science avec ses nombreux domaines permet d’avancer pour résoudre des meurtres, pour donner un nom aux victimes.

Le lecteur apprend toute son histoire avec Lydia, sa meilleure amie. Lydia qui a disparu un beau jour après le procès sans laisser de traces. Entre une histoire d’amitié d’enfance, de jalousie et cette enquête pour que la vérité éclate enfin.

Ceci est le premier roman de l’auteur. Elle gagne à être connue et j’espère que le prochain permettra une critique plus positive. L’histoire entre Bill et Tessa était prévisible mais que deviennent-ils à la fin ?

Nous avons une explication de l’éditeur concernant le titre et afin que le lecteur ne se perde pas tout ce qu’il faut savoir sur les marguerite et les Marguerite.

Lu dans le cadre de Masse Critique de Babelio et je remercie Les Presses de la Cité pour l’envoi du roman.

Résumé sur Ainsi fleurit le mal de Julia Heaberlin

Tessie a passé 32 heures sans se souvenir de ce qui s’est passé lors de son enlèvement et elle souhaite ne jamais se souvenir. Mais elle est devenue le sujet de nombreux articles de journaux.

Tessa est une jeune femme qui a une fille adolescente. Le procès de celui qui a été condamné pourrait être rouvert car Tessa a accepté d’aider.

Ainsi fleurit le mal de Julia Heaberlin

date de sortie : 4 septembre 2016

Editeur : Presses de la Cité

Isbn : 978-2-258-13530-7

Nombre de pages : 559

Mémoires Fauves de René Guitton

Mémoires Fauves de René Guitton – Source Calmann-Lévy

 

Fauves est un chanteur qui sort un nouvel album. Il est en couple avec Aurélie, grand reporter à la renommée internationale, suite à une interview où elle a vu mourir sous ses yeux celui qu’elle interrogeait.

Michel travaille dans l’industrie du disque. Il est natif du Liban. Il doit rappeler Fauves mais ne sait pas pourquoi. Il a 55 ans.

Michel rencontre enfin Fauves et surtout Aurélie. 

Après lecture de ce roman, mon sentiment est que Fauves est là du début jusqu’à la fin. Ce roman lui est dédié essentiellement. Pourtant on se laisse happer par l’histoire de ce trio, par les sentiments qui naissent. Mais la démesure de Fauves, ses mots, ses concerts, son comportement, son ascendant sur les autres, tout est grandiose chez lui. Tout s’exacerbe lorsque le lecteur arrive vers la fin et lit le témoignage de Fauves, son journal ou ses Mémoires, comme le montre le titre. Le lecteur comprend, en définitive, tout. L’auteur ne joue pas, ne laisse pas durer le suspense. On comprend très vite ce qui a pu arriver même si cela est révélé au fil des pages. Les cris de Fauves, sa douleur qui mettent en transe des millions de fans dans le monde ont une raison bien précise. Outre la politique et la liberté qu’il revendique, il veut se libérer de ses douleurs. Est-ce que ses fans l’ont compris ? Car comme tout artiste, il cache sa part d’ombre.

L’auteur manipule, à merveille, son lecteur, de révélations en révélations, les moins importantes, pour moi car j’ai l’esprit ouvert, aux plus sordides qui concernent un enfant, un jeune adolescent en train de se construire. Fauves manipulait son monde, cadeaux, mails tombant au bon moment, et les raisons prennent tout leur sens lorsqu’on arrive à la lecture de ce journal. Il veut être aimé absolument mais il veut également aimer, avoir confiance pour pouvoir mieux se construire. Il est prêt, si l’on peut dire, à partager mais cela ne se fera pas sans dommages car malgré tout, sa jalousie reprendra le dessus même s’il tente de la freiner et parler avec les personnes concernées.

Nous assistons à la naissance de l’amour entre un homme déjà âgé, qui a ses habitudes et qui sait assurément que cela ne durera pas, mais il veut y croire. Il veut vivre ses instants précieux auprès d’Aurélie. Il veut revivre, connaître l’amour avec un grand A. Avec Fauves, ce sont deux mâles aux abois qui s’épient, se tournent autour, pas un mot plus haut que l’autre, pas un geste déplacé. Très vite, j’ai ressenti qu’Aurélie, dont on apprend un peu le passé, semble vouloir chercher une figure paternelle auprès de Michel. Il y a tout de même une sorte de manipulation. Joue-t-elle le jeu de Fauves ? Est-elle honnête ? Ressent-elle vraiment des sentiments pour cet homme ? J’avoue que je suis assez mitigée avec cette jeune femme. 

Ah les mots de René Guitton ! Que c’est beau ! Il nous offre des personnages amoureux. Michel, ce sont les livres. Fauves, ce sont les mots et la liberté. Aurélie, c’est également la liberté et son travail. René Guitton sait donc faire parler les livres, la musique, les pays racontés, l’Orient, Israël, les expositions parisiennes, les animaux, les concerts. Tout est prétexte à la découverte et franchement c’est comme si j’y étais à chaque fois. Le livre est aussi politique avec les révoltes arabes, les désastres, les artistes qui peuvent tenter quelque chose à leur niveau, mais aussi cette ombre de l’extrême droite européenne qui plane.

On entre dans ce roman, on lit les pages. Mais on en sort plus ou moins bouleversé par cette fin.

Je remercie My Boox car j’ai été tirée au sort lors d’un jeu et aussi Calmann-Lévy qui m’a permis de faire cette découverte.

Mémoires Fauves de René Guitton

date de sortie : 19 août 2015

Editeur : Calmann-Lévy

ISBN : 978-2-7021-5806-7

Nb de pages : 271

BAL in my PAL #25-2015

Dans le cadre de mon partenariat avec Les Presses de la Cité. Déjà lu. La couverture me plait bien.

Le Doute de S.K. Tremayne – Source Presses de la Cité

Nous avons un livre jeunesse de la part de Flammarion. Déjà lu également.

Dragon de glace de George R.R. Martin – Source Babelio

Un nouveau roman envoyé par les Editions L’Archipel

48 heures pour mourir d’Andreas Gruber

Le Doute de S.K. Tremayne

Le Doute de S.K. Tremayne – Sources Presses de la Cité

Après la perte d’une de leurs jumelles, il y a 14 mois, Sarah et Angus décident de quitter Londres pour une île qu’il vient d’hériter. Un nouveau départ pour la famille surtout que leur petite fille annonce à sa mère qu’elle ne se prénomme pas Kristie mais Lydia. De quoi mettre de nombreux doutes dans la tête de la jeune femme.

La couverture m’a attiré irrésistiblement et donne vraiment envie de lire son roman. L’histoire est à la hauteur de cette couverture.

Un bon thriller psychologique car on entre dans le destin d’une famille, un père, une mère, une fille qui a vécu la mort de la soeur jumelle il y a un an et demi. On dit que la mort d’un enfant ravage une famille. C’est bien vrai et l’auteur nous le démontre au fil des pages. Entre les secrets des uns et des autres et la révélation d’une petite fille de 7 ans, les parents veulent, avant tout, trouver le bien-être pour leur enfant. Mais comment faire quand on n’a pas toutes les données en main, quand on éprouve de la haine et que l’on voit sa fille sombrer au fil des jours tant et plus. Surtout que cette petite fille n’a pas la possibilité de les aider car je trouve qu’elle se sent rejetée, peu écoutée par ses deux parents. J’avais déjà anticipé une des révélations du roman.

Je n’ai pas éprouvé de la compassion pour le père et la mère, Angus et Sarah. Pourtant, quand il y a des drames d’un tel acabit, ma nature cherchera toujours à leur trouver des circonstances atténuantes. Mais là, cela n’a pas été le cas. En effet, Sarah n’a pas assez surveillé ses filles, surtout le jour du drame. En plus, elle laisse sa fille seule dans une voiture, seule dans une maison coupée du monde. Mais quelle mère censée réagirait de cette façon ? Alors, oui, il y a énormément de culpabilité et franchement je peux la comprendre. Alors, oui, elle tente par tous les moyens de connaître la vérité, d’aider sa fille, en s’éloignant de ce mari qui ne semble plus en être un avec tous les soupçons qui s’amoncellent. J’avais ce sentiment, bien avant les révélations de la fin du roman. Quant à Angus, c’est un homme en proie aux doutes également. Comme le dit si bien l’auteur en faisant parler son héros, la douleur des hommes perdant un enfant est peu mise en valeur. Car ils doivent censés être forts, ne pas montrer leurs émotions. L’alcool semble être le refuge idéal. Pour raconter son histoire, les chapitres oscillent selon le point de vue de Sarah et le point de vue d’Angus. Si au contraire de Sarah qui avance petit à petit dans les révélations, on apprend dès le départ qu’Angus n’aime plus sa femme et surtout qu’il la hait. Le lecteur en saura, au fur et à mesure. Mais le décor est déjà posé.

Le décor est également planté. Très isolé, peu de jour en hiver, une île où il est facile de se noyer pour rejoindre le contient. Mais Sarah trouve cela grandiose. La tache est ardue car ils doivent également retaper la maison. 

Dans Le Doute, l’auteur nous dévoile les jumeaux monozygotes. Quelle est leur vie ? Comment ils réagissent face aux autres, ensemble, à la mort de l’un d’eux ? Cela fait, bien sûr, psychologique, tout ça, mais cette petite fille a besoin de soins, elle ne pourra pas s’en sortir toute seule. D’ailleurs, l’auteur nous démontre bien ce qu’il a pu trouver à ce sujet cela nous donne certaines informations, sans toutefois aller dans le fond du sujet psychologique. 

La fin est assez surprenante. Mais en définitive à quoi pouvait s’attendre le lecteur ?

Qui est cet auteur qui publie sous le pseudo de Tremayne ? Car Le Doute s’applique énormément au thème du roman mais Le Doute me vient par rapport à cet auteur. Je m’interroge parmi ceux que je peux connaître. Un auteur britannique ? J’ai fait des recherches sur Internet. Et bien, je ne connaissais pas. Je vous laisse faire de même. En tous les cas, le roman est prenant, je ne l’ai pratiquement pas lâché. J’ai voulu tout connaître de cette histoire si bien narrée.

Je remercie les Editions Presses de la Cité pour leur confiance.

Le Doute de S.K. Tremayne

date de sortie : 3 septembre 2015

Editeur : Presses de la Cité

ISBN : 978-2-258-11046-5

Nb de pages : 380

Tiré à quatre épingles de Pascal Marmet

Le Commandant Chanel doit prononcer un discours lorsqu’un de ses collègues doit partir à la retraite. Les mots viennent tout seuls lorsqu’il doit les écrire mais ce n’est pas pareil pour s’exprimer.

Il est appelé dans un immeuble cossu suite au meurtre de l’épouse d’un ex-préfet. Ce dernier a été assassiné il y a six mois. Deux jeunes malfrats ont dérobé tout ce qu’ils ont pu. Mais sont-ils les auteurs de cet assassinat. Ce serait trop facile pour Chanel et son équipe qui entrent dans l’univers de l’art, de l’art africain.

Amatrice de policiers, de polars, ce n’est pas tant l’enquête policière qui m’a le plus plu, c’est le personnage de François Chanel. Il a un côté vieux, bonnes manières, qui donne à ce roman un esprit plutôt ancien. Mais que l’on ne s’y trompe pas. Même si François Chanel est assez âgé, il est tout de même au fait de tout ce qui peut se passer. Il a toujours soif d’apprendre et n’hésite pas à être comme une sorte de professeur envers les jeunes, car pour les autres, il préfère taire ses acquis. Le personnage est complexe, sans l’être. Il n’est pas misogyne même s’il n’aime pas travailler avec les femmes. Pourtant, il accepte, mais en rechignant, l’arrivée de ces deux nouvelles recrues en stage. Après un briefing complet, il se rend compte qu’elles auront un regard neuf sur l’affaire et qu’elles ne sont pas là pour faire de la figuration. De plus, non marié et sans enfant, il a un rôle vraiment paternaliste envers les petites et jeunes filles. Chanel n’est pas un flic comme les autres. Il veut être tranquille, sans objectifs, sans hiérarchie et sans également faire du management. Il n’aime pas s’exprimer en public. Il a peur de passer pour quelqu’un de loufoque. Mais ces états de services sont très bons.

Le petit jeune est également attendrissant. D’ailleurs, pratiquement tout le monde le pense même s’il parait loufoque habillé tout de vert. Il prend une autre identité. Il cherche de l’argent facile pour vivre mais il a ses propres principes, venir en aide à ceux qui en ont besoin. Il manque d’amour, il a été balloté d’un foyer à un autre, pas de stabilité. Il se lie toutefois assez facilement.

Concernant l’enquête. Cela fait du bien de se retrouver à Paris et surtout au 36, quai des Orfèvres. Pour les amateurs du genre, le 36 est, bien entendu, emblématique. Je n’ai pas trouvé de dissonances dans ce roman par rapport à ce que j’ai pu lire auparavant. Le 36 reste vraiment le 36 et, là aussi, il est extrêmement bien détaillé. Tout comme la Gare de Lyon, ma gare de départ et d’arrivée. La connaissant, mais pas de fond en comble, j’arrive très bien à revoir certains coins et j’en découvre d’autres avec la plume et les yeux de l’auteur. Lors de mon prochain voyage et si j’ai le temps, je tenterai de m’attarder sur certains éléments. L’enquête policière est bien menée, malgré le peu d’effectifs de Chanel. Il nous entraîne dans le milieu de l’art africain avec tout ce qui peut se rattacher, concernant sorcellerie et autres. J’ai bien aimé la plume de l’auteur, très documentée sur cet art, qui change les descriptions des objets selon la personne qui les voit. Cela s’est passé avec le jeune homme et ensuite avec Chanel. Oui, l’enquête avance petit à petit. Si l’on en croit Chanel, il n’a aucun indice mais en avançant dans la lecture, les progrès sont tout de même conséquents et ne sont pas dus à la chance. A mon humble avis, je n’ai donc trouvé aucun côté sombre à ce roman policier. Chacun fait ce qu’il doit à faire, avec les moyens du bord. Bien sûr, il y a des crimes, des interrogatoires, des suspects et même si l’enquête est un des thèmes du roman, elle n’est pas prépondérante pour moi.

Ce que je retiendrai de ce roman ? Le personnage de François Chanel, le 36 et la gare de Lyon. Egalement être plongée dans un roman dont les pages défilent sans s’en rendre compte.

Je remercie pour l’envoi du roman et surtout la dédicace, Pascal Marmet. Je remercie Babelio pour la sélection sur ce #massecritique.

Tiré à quatre épingles de Pascal Marmet

date de sortie : 21 mai 2015

Editeur : Michalon Editions

ISBN : 978-2-84186-788-2

Nb de pages : 270