Trois coeurs d'Eric Jourdan - Editions La Musardine

Bilan de lectures en octobre 2018

Qu’ai-je lu en ce mois d’octobre ?

Trois coeurs d'Eric Jourdan - Editions La Musardine

Trois coeurs d’Eric Jourdan – Editions La Musardine

Un très mauvais mois d’octobre pour moi. Cinq jours où je n’ai pas pu lire. Je lis ensuite le matin quand je prends le bus, un peu le midi. Et le soir, n’en parlons pas. Tellement je suis fatiguée, je m’endors à 20 heures. Bref, le nombre de livres correspond à ce dont j’ai l’habitude, mais vu qu’il y a eu deux livres jeunesse qui ont été lus en très peu de temps, le résultat est le même. Nombre de livres lus au mois d’octobre, 7.

Je vous les rappelle :

Château de femmes de Jessica Shattuck 

La Sublime Communauté, Les six mondes d’Emmanuelle Han

Stolen de Pascale Perrier

La rose et le bourreau de Patrick Pesnot

Castelletto 1 Chiara d’Emma Mars

Mon âme frère de Gaël Aymon

Trois coeurs d’Eric Jourdan
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Bilan de lectures en septembre 2018

Qu’ai-je lu en ce mois de septembre ?

L’esclave de Monsieur Solal – Esparbec – Editions La Musardine

J’ai déjà réalise mon quota de lectures donné sur Goodreads. Je ne pensais pas y arriver mais je suis en avance. L’année dernière, il m’en manquait un peu mais j’avais revu ce quota à la baisse. Depuis mon retour de vacances, je lis le matin dans le bus et un petit peu entre midi et deux. Heureusement car le soir, je n’avance pas, je n’y arrive suite à des soucis perso. Quel est le bilan de ces lectures en ce mois de septembre. Se tient-il ou baisse-t-il ? Pas mal de rentrées littéraires à mon actif, je suis à jour de mes achats de mes auteurs favoris. J’ai continué les aventures d’Antoine Marcas. Mon nombre de livres lu est donc de 7, cela baisse donc, tout en étant un bon score :

Je vous les rappelle :

Cross de Marc S. Masse

Faux amis de Linwood Barclay

Le septième templier d’Eric Giacometti et Jacques Ravenne

L’esclave de Monsieur Solal d’Esparbec

De Sang-chaud de Kent Harrington

Le supplément d’âme de Matthieu Biasotto

La rivière de l’oubli de Cai Jun 

Faux amis de Linwood Barclay

Faux amis de Linwood Barclay - Belfond Noir

Faux amis de Linwood Barclay – Belfond Noir

Résumé Faux amis de Linwood Barclay

Le drive-in ferme ses portes. Derek et trois de ses amis tentent de resquiller en ne payant que trois entrées. Mais le gérant n’est pas né de la dernière pluie. Il leur fait ouvrir le coffre.

A ce moment-là, Derek entend un bruit énorme. Il pense que son camarade a utilisé son arme.

Avis Faux amis de Linwood Barclay

C’est la dernière soirée au drive-in. L’écran s’effondre et fait quatre victimes, un très jeune couple et un plus âgé.  La police est vite dépêchée sur place mais elle doit faire face aux premières rumeurs dont celle d’attentat. Un homme, ex-maire de la ville, qui veut se représenter joue une carte pas franchement agréable, en voulant tirer parti de la catastrophe.

Cal est revenu à Promise Falls après la mort de sa femme et son fils. Il vit dans un petit appartement.  Ex flic de cette même ville, maintenant détective privé, il est chargé par la fille d une des victimes de l’aider à mettre la main sur des vidéos car son père faisait de l’échangisme. Si la pratique n’est pas jugée, chacun fait ce qu’il veut de sa sexualité, il ne faut pas que les uns et les autres soient gênés par ce qui a trait au privé. Et ceux qui sont impliqués doivent le faire en toute connaissance de cause.

Protéger au mieux sa famille ses enfants contre ceux qui peuvent faire du mal plus tard a cause de menaces quitté a mettre son emploi en danger. Protéger son enfant par rapport à tour ce qui peut se trouver sur Internet surtout lorsque cet enfant n’entre pas dans la case de la normalité définie par la société.  Mais les enfants ne sont pas idiots et savent comment trouver les infos. Cela n’empêche pas le dialogue pour mettre les choses au point et montrer que le parent est là.

De nombreux personnages émaillent ce roman, du plus jeune au moins jeune. Nombreux sont ceux à avoir quelque chose à se reprocher comme ce responsable de la sécurité de l’université, ex-flic également, qui a tué un étudiant soupçonné de violences envers des étudiants. Il a prôné la légitime défense. Quand on se sent invincible, on tente, par tous les moyens, de contrecarrer la loi. Mais, attention de ne pas tomber sur quelqu’un qui souffre, déséquilibré pour un instant. Linwood Barclay, avec ses nombreux personnages, les implique au fur et à mesure dans son roman. Qu’ont-ils à cacher ? Sont-ils coupables, innocents ? Une petite ville où tout arrive à se savoir. L’auteur nous fait des révélations au compte goutte et on se rend compte que les manipulations sont légion.

Dès le début, l’entrée en matière est réalisée. On s’attend à un coup de feu de la part des protagonistes. Mais c’est autre chose qui attire. Déjà, Linwood Barclay nous tient en haleine. On se rend compte très vite qu’il n’aura pas le temps de résoudre toutes les affaires, meurtres passés et présents, ce fameux chiffre 23 qui sème la terreur, l’effondrement de l’écran du drive-in. Et on comprend pourquoi. Faux amis est la suite de Fausses promesses. Ce dernier roman, je ne l’ai pas lu mais je l’ai dans ma PAL. Cela n’empêche pas que Faux amis peut se lire tout de même, puisque quelques rappels sont faits. En tous, les cas, il faudra lire la suite de Faux amis car l’auteur nous laisse sur notre faim. Ce qui est tout à fait normal. Rien n’est résolu surtout qu’un nouvel élément entre en jeu. Le rythme est rapide et malgré la quantité de personnages, je ne me suis pas perdue. Faux amis est un très bon policier qui traite de nombreux sujets de société, notamment aux Etats-Unis. Ce n’est peut-être pas un véritable coup de coeur, mais j’aime beaucoup l’auteur, ses histoires, ses personnages, dont Cal et Barry Duckworth, et cet humour noir qui donne énormément de consistance à ses romans.

Je remercie Netgalley et Belfond Noir pour cette lecture.

Faux amis de Linwood Barclay

Date de sortie : 6 septembre 2018

Editeur : Belfond

Nombre de pages : 392

ISBN : 978-2-7144-7911-2

De Sang-chaud de Kent Harrington

De sang-chaud Kent Harrington

De sang-chaud Kent Harrington

Résumé De Sang-chaud de Kent Harrington

Eve, comme toutes les femmes, a des secrets, de nombreux secrets. Mais un ne doit pas être dévoilé. Elle possède une maison dans Love Street où elle s’adonne à des jeux érotiques, masochistes avec Jimmy.

Eve et Jimmy sont des personnalités en vue dans leur petite ville où tout le monde se connaît.

Avis De Sang-chaud de Kent Harrington

Il a plus de 30 ans et n’a pas réussi sa vie. Pourtant, il avait un avenir extrêmement prometteur. Mais il a laissé passer le coche. Fils du maire, un homme froid qui ne l’aimait pas, qui l’a toujours poussé à se dépasser. Mais voilà, il n’a pas satisfait son père. Il en a donc payé les conséquences. Un homme qui se drogue, accro au sexe, à une femme, qui le tire vers le bas. Séducteur, il a, également, de nombreuses conquêtes, jeunes comme moins jeunes.  Il rêve d’une famille, d’enfants, mais il repousse très vite cette idée. Car il ne sait pas comment faire. Cet homme n’a aucune confiance en lui. Il survit, il vivote. Beaucoup de colère qui ne demande qu’à éclater. Son enfance n’a pas été rose, il avait toujours peur de cet homme qui ne lui donnait pas confiance en lui.

En lisant le début, j’avais pensé que ce serait une histoire de femme, l’histoire d’Eve. Même si elle est très présente, ce n’est pas elle l’héroïne du roman, mais Jimmy. C’est surtout une histoire de manipulation, de vengeance, puisque le maire n’est plus là pour protéger son fils, ce maire qui a écrasé tout un chacun au fait de sa gloire, de son pouvoir, en premier sa femme et son fils. Jimmy a servi les intérêts de tous et même avec la révélation en fin de roman, je n’ai pas éprouvé de la sympathie pour ce personnage. On dirait de cet homme que c’est un raté, il a, tout simplement, pas osé prendre une direction qui allait à l’encontre de son père, de la communauté dans laquelle il vivait. Pour tout simplement vivre et s’accomplir.

Tuer un homme mais sans être inquiété. Pour retrouver la liberté qui lui manque tant. Mais il ne réfléchit pas. Il croit qu’elle restera alors qu’elle n’attend que ça pour plier bagages. Manipulations également d’une jeune employée pour qu’il arrive à ses fins. Ce livre est le roman d’une déchéance annoncée depuis plusieurs années déjà. S’il a eu tout pendant quelque temps, il n’est pas arrivé à s’en sortir, à prendre son envol par lui-même. Il n’a pas osé taper dans la fourmilière. Malgré cette vie qui lui fait horreur, il a préféré rester dans cette petite ville où tout le monde se connaît, où les faveurs lui sont accordées car il est le fils du maire.

J’ai eu un souci avec ce roman de nombreuses fois. J’avais l’impression que certains passages étaient coupés. Le lecteur passe du coq à l’âne sans trop comprendre ce qui se passe, certaines suites ne sont pas argumentées. J’ai souvent dû revenir en arrière pour voir si je n’avais pas loupé des passages. Je ne sors pas trop ravie de ma lecture qui a été longue, fastidieuse. Je me suis ennuyée, je dois bien le dire. Pourtant ce roman est bien écrit, bien développé quant aux personnages, les relations entre les uns et les autres, la psychologie de Jimmy. Mais il me manquait quelque chose, même si le héros est un homme comme les autres, pour que je puisse tenter de le comprendre, éprouver plus ou moins de la sympathie pour lui. L’auteur a une très bonne connaissance de ces petites villes des Etats-Unis où un homme, un seul, règne en maître. Il est la loi, il est la justice. Gare à ceux qui s’opposent à lui, à cette puissance extrême. Comment a-t-il décidé que son fils n’était pas assez bien pour lui ? Pourtant, même si Jimmy est en colère, il ressent une certaine admiration envers cet homme, qui lui a appris, notamment le maniement des armes.

Je remercie Netgalley et Amazon Publishing pour cette lecture.

De Sang-chaud de Kent Harrington

Date de sortie : 11 septembre 2018

Editeur : Amazon Publishing

Nombre de pages : 301

ISBN : 978-10-281-0636-2

La rivière de l’oubli de Cai Jun

La rivière de l'oubli de Cai Jun

La rivière de l’oubli de Cai Junromansro

Résumé La rivière de l’oubli de Cai Jun

Shen Ming est professeur de chinois depuis trois ans. Il travaille dans le lycée où il a fait ses études. Il doit se marier et quitter cet emploi de professeur.

Il retrouve une de ses étudiantes assassinée. Des rumeurs ont couru sur eux deux. Shen est très vite suspecté. Après dix jours, il perd tout.

Avis La rivière de l’oubli de Cai Jun

Assez déstabilisant cette histoire de mort et de revenant, même si le sujet ne me déplait pas. Mais quand on s’y fait, cela passe surtout pour ce qui arrive à Shen Ming et sa réincarnation en Si Wang si j’ai bien compris. Hasard ? Destin ? Car pour ce passage, tous les souvenirs sont abolis, sauf peut-être la culture. Assez déstabilisant également ces retours en arrière et surtout ces nombreux personnages. Le problème avec une liseuse c’est que c’est difficile de revenir en arrière, au contraire des livres papiers pour se rappeler qui est qui et qui fait quoi. Pour relire ce livre j’attendrai qu’il sorte en poche et même pour le premier de l’auteur.

Une rencontre qui va révéler beaucoup de choses. Un enfant qui devient l’image de marque d’une société, le groupe d’éducation Erya. Une femme Gu Qiusha qui après avoir perdu son fiancé, auquel elle pense toujours, s’attache neuf ans plus tard à un enfant. De l’amour, beaucoup d’amour et surtout comme un sentiment de connaître Wang Er. Mais cela ne dure pas longtemps. Si Wang retourne chez sa mère et continue ses études. Enfant brillant mais qui ne se lie avec personne. Au cours de son enfance et de son adolescence il va rencontrer divers personnages qui ont jalonné la vie de Shen Ming. Rencontres fortuites ou préméditées ? Pareil pour les lieux. C’est un véritable retour en arrière, un retour en enfer, mais le présent est également très difficile. Je n’ai pas eu trop de mal à me faire à ce professeur, Shen Ming, et ensuite ce garçon qui grandit, Si Wang. La vie de Si Wang, enfant, avec sa véritable mère, He Qingying, on constate au fur et à mesure de sacrés changements. Une mère qui a essayé, toujours, de le protéger. Mais elle connaissait vraiment mal son fils.

Ce roman est le roman des secrets qui sont révélés au fur et à mesure et il y a en a beaucoup, jusqu’à la fin. C’est également le roman des trahisons, qui changent la donne pour tout le monde, de différents meurtres, d’amitiés qui se lient mais aussi de l’amour, interdit ou qui était prévisible. Les trahisons également et cela change absolument la donne pour tout le monde.

J’ai été vraiment déstabilisée par les noms chinois, qui commencent presque tous, dans ce roman, par Si et vu qu’ils sont en début de phrase, je vous laisse imaginer la suite. Il y a également le tutoiementPar contre, je dois reconnaître l’érudition de l’auteur. Je ne suis pas adepte des auteurs chinois, sauf celui de l’Inspecteur Chen, que j’adore et que je lis avec énormément de plaisir Qiu Xialong. Les deux auteurs ne sont pas comparables, sauf dans les nombreux vers de poésie, la littérature chinoise et aussi la littérature européenne ou même américaine.

Ma critique, si c’en est une, peut sembler décousue. Je le conçois mais il m’est difficile de l’écrire car je ne veux pas dévoiler ce qui se passe dans ce roman riche et très dense, qui ne se lit pas facilement et qu’il faut prendre le temps de bien lire. J’y reviendrai très certainement pour aller plus au fond des choses.

Je remercie Netgalley et XO Editions pour cette sélection, en avant première, de la rentrée littéraire.

La rivière de l’oubli de Cai Jun

Date de sortie : 13 septembre 2018

Editeur : XO Editions

Nombre de pages : 445

ISBN : 9782845639485

Je t'aime Barbara Abel

Bilan de lectures en août 2018

Qu’ai-je lu en ce mois d’août ?

Au cours de ce mois d’août, j’ai lu pas mal. Un livre qui ne me laissera pas de souvenirs impérissables. Un qui a été lu au mois de juillet mais rentrée littéraire oblige, j’ai publié ma chronique ce mois-ci. Il y a également des nouveautés de la rentrée littéraire, une BD de ma chère Charlotte Bousquet,  une nouvelle qui m’a été proposée sur Facebook et également un document proposé également sur Facebook. Mon nombre de livres lus au mois d’août est donc de 9, sans celui de juillet. Mieux que pendant mes vacances, c’est dire.

Je vous les rappelle :

Hiver indien de Charlotte Bousquet et Stéphanie Rubini

Je t’aime de Barbara Abel

Loin des vivants de Steve Robinson

A ce point de folie de Franzobel

Ueno Park d’Antoine Dole

Dancers de Jean-Philippe Blondel

Janet de Michèle Fitoussi

L’enfant et le dictateur de Marion Le Roy Dagen et Xavier-Marie Bonnot

Salut à toi ô mon frère de Marin Ledun

Les fantômes de Manhattan de R J Ellory

Hiver Indien de Charlotte Bousquet et Stéphanie Rubini

Hiver Indien de Charlotte Bousquet et Stéphanie Rubini

Hiver Indien de Charlotte Bousquet et Stéphanie Rubini

Résumé Hiver Indien de Charlotte Bousquet et Stéphanie Rubini

Manon appréhende de passer les fêtes de Noël avec sa famille qui ne la comprend pas, qui la rejette.

Toute la famille est réunie. Mais ils attendent l’arrivée de Nadia qui semble être en retard. L’impatience et la colère commencent à poindre.

Avis Hiver Indien de Charlotte Bousquet et Stéphanie Rubini

C’est Noël. Manon est une jeune fille de 16 ans qui va passer les fêtes dans la famille de son père qui l’élève seul. Mais Manon n’est pas franchement heureuse. Elle est délaissée, voire rejetée par les membres de son clan, notamment ses cousins avec lesquels elle aimerait pouvoir discuter. Arrive, Nadia, une tante. Elle est une pianiste mondialement reconnue. Pratiquement tout le monde, dans la famille, veut se l’accaparer, qu’elle passe toutes les fêtes, Noël et Jour de l’An, avec la famille. Mais Nadia est fâchée avec son frère.  Et elle souhaite passer du temps avec son neveu et Manon. Parce qu’elle a compris que Manon a besoin d’elle et elle souhaite la voir réaliser ses rêves.

Je ne suis pas, à proprement parlé, une lectrice de BD, même si j’en ai lu quelques unes. Lorsque l’éditeur de Charlotte Bousquet m’a contacté, à la demande de l’auteur, j’ai été absolument ravie. J’ai déjà lu quelques romans de Charlotte Bousquet. Et je dois dire que Charlotte Bousquet est à suivre. En plus, elle est très proche de ses lecteurs avec lesquels elle partage pas mal de choses sur Facebook. Donc, quand j’ai reçu cette bande dessinée, j’ai attendu d’avoir fini mon roman avant de me lancer.

Je ne connaissais pas les dessins de Stéphanie Rubini. Quelle maîtrise, quel art. Moi qui rêve de savoir dessiner et ce depuis des années, j’ai été absolument enchantée de les regarder, de les détailler. Je pense d’ailleurs que je reviendrai dessus car j’ai dû passer à côté de certains éléments. Le trait est absolument parfait, les scènes très réalistes. Avec ses dessins, Stéphanie Rubini sait donner au lecteur des scènes vivantes, comme si on y était. Elle sait retranscrire toutes les émotions ressenties par les personnages, comme l’ennui, la colère, la joie, les rires. Mais également le rejet ressenti par Manon et cette connivence qu’elle a avec Nadia, tout comme les confidences qu’elles échangent. Les regards échangés sont également bien vivants.

Si les dessins retranscrivent à merveille l’histoire, le talent de Charlotte Bousquet n’est plus à démontrer. Connue pour ses romans, donc pour des textes plus longs, les phrases courtes de la bande dessinée, ces bulles, doivent être précises, concises, pour faire passer au maximum le message du dessin. Et Charlotte Bousquet excelle dans cet art. Phrases concises, explicites, qui détaillent très bien cette famille, qui se mêle de tout, notamment de la vie de Manon et de son père. D’ailleurs, on comprend très bien la jeune fille à ce sujet. Histoire familiale, secrets, culpabilité, jalousies, rien n’est rose pour quelqu’un qui souhaite réussir par son art. Avec les textes de Charlotte Bousquet, on se rend bien compte que Manon manque de confiance en elle, qu’elle est prête à tout abandonner, que le trac lui fait perdre tous ses moyens. Mais la musique est son univers. Et grâce à Nadia, cette tante avec qui elle passe quelques moments, qui vont rester gravés dans sa mémoire, Manon va pouvoir se révéler. Grâce à ce petit coup de pouce du destin, une compréhension d’un adulte envers un enfant, le message est clair. Il faut réaliser ses rêves quels qu’ils soient. Cela permet d’être heureux et de rester en vie. Et la musique est la base de tout. On ne peut pas vivre sans amour, mais on ne peut pas vivre, non plus, sans musique.

Je remercie Charlotte Bousquet et Stéphanie Rubini pour les charmantes dédicaces, les petits mots que je vais conserver précieusement. Heureusement que cette BD n’est pas restée au fond d’un tiroir et qu’un éditeur l’a publiée. Une petite question pour Charlotte Bousquet. Est-il plus difficile de passer de l’écriture d’un roman à celle d’une BD, ou inversement ? 

Hiver Indien de Charlotte Bousquet et Stéphanie Rubini

Date de sortie : 22 août 2018

Editeur : Marabulles

Nombre de pages : 415

ISBN : 9781542045261