Oublier nos promesses d’Elsa Roch

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Résumé Oublier nos promesses d’Elsa Roch

Marsac sort de l’Institut Médico Légal. Il est appelé pour un meurtre. Il découvre une jeune femme, sauvagement assassinée et éventrée.

La mère de la victime a subi un choc et doit être transportée à l’hôpital.

Avis Oublier nos promesses d’Elsa Roch

J’ai été sélectionnée par Babelio pour sa Masse Critique, spéciale polars. J’avais, bien entendu, sélectionné une bonne dizaine de livres. Et voilà, Babelio m’a permis de lire cet auteur français, Elsa Roch. Je n’en avais jamais entendu parler, ni eu d’informations sur ce roman. Sans cette sélection, je serais vraiment passée à côté d’un bon polar, pour moi psychologique.

Je ne me suis pas trop focalisée sur l’enquête, pourtant essentielle, mais sur les hommes et les femmes de ce roman. Emma est une jeune journaliste de 30 ans, enceinte, qui est sauvagement assassinée chez elle. Elle travaillait en free-lance et traitait de nombreux sujets sensibles, notamment la prostitution en France. Journaliste, elle était vraiment appréciée par les uns et les autres. Elle faisait très bien son travail et dérangeait de nombreuses personnes. Est-ce à cause de ça et par qui a-t-elle été assassinée ? Son compagnon, un militaire qui revenait d’Afghanistan et qui prend la fuite dès qu’il est confronté à la police ? Ou quelqu’un d’autre parmi ses anciennes connaissances ?

Le roman fera le parallèle entre Jérôme, donc, et les forces de police. Les uns et les autres vont tenter de trouver l’assassin d’Emma, au péril de leurs vies. Parallèle car ces hommes souffrent. Jérôme est atteint de stress post-traumatique, depuis son retour. Pourtant, il a passé avec succès la période avant son retour. Mais c’est une véritable bombe à retardement. Il boit pour tenter d’oublier mais ce n’est jamais assez. Il a toujours à l’esprit ce qu’il a vécu. Il est toujours sur le qui-vive. D’ailleurs, lui-même, malgré tout l’amour qu’il porte à Emma, ne sait pas s’il est responsable de sa mort. Ensuite il y a Amaury Marsac, le commissaire. Il a tout vu pratiquement au niveau de son travail. Mais il souffre depuis qu’il est enfant. Et cela en fait un homme qui n’arrive pas à avoir de belles relations amoureuses. Tout comme son collègue dont le désespoir est noyé dans l’alcool. Mais ces trois hommes sont engagés corps et âme dans leur profession. Le lecteur suit donc les aventures de Jérôme qui se cache et des efforts de la police. Les chapitres alternent entre les uns et les autres. Un parallèle vraiment car l’enquête les fait se croiser. Chaque début de chapitre met dans l’ambiance avec quelques éléments de phrases développés dans celui-ci. C’est très bien écrit, le lecteur n’éprouve aucun ennui et espère que l’assassin sera vraiment arrêté et que tous s’en sortiront. Et on découvre l’identité de cette fameuse voix du début.

Outre cette enquête, l’auteur aborde des thèmes très importants. Notamment celui du stress post-traumatique des soldats qui rentrent d’Afghanistan. J’avais déjà lu à ce sujet mais là, c’est vraiment poussé. Car le lecteur assiste vraiment à tous les désarrois de Jérôme liés à la guerre. Il a vraiment besoin de soins. Il a besoin d’être accompagné en ces temps très difficiles où il perd pied. La mort, la mort, les vivants ne survivent pas tous. Il n’est plus que l’ombre de lui-même. On s’en rend compte encore plus lorsqu’il est avec son ami, celui qui l’aide, qui a vécu lui aussi ce type de guerre mais qui a réussi à s’en sortir même s’il est cabossé. Autre thème abordé, la prostitution albanaise qui sévit à Paris. Des filles recrutées, très jeunes, qui ne sont même pas majeures. Elles sont broyées dès le départ. Elles doivent être vierges et elles sont recousues pour que les clients soient satisfaits. Violences verbales et physiques, elles ne doivent pas parler. Malgré toutes les belles paroles des gouvernements successifs, en France, les arrestations effectuées par la police, cette prostitution est une véritable manne pour l’Etat. Elle lui rapporte des millions d’Euros. Un marché juteux, un trafic intense au mépris de l’être humain. Dans un pays où normalement les Droits de l’Homme sont respectés. Bravo !

Juste une dernière question pour Elsa Roch. Comment une personne peut-elle mourir d’une balle dans la jambe ?

Je remercie Babelio et les Editions Calmann Lévy.

Oublier nos promesses d’Elsa Roch

Date de sortie : 7 février 2018

Nb pages : 352

Editeur : Calmann-Lévy

ISBN : 9782702161739

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Qui je suis de Mindy Mejia

Qui je suis de Mindy Mejia

Qui je suis de Mindy Mejia

Résumé Qui je suis de Mindy Mejia

Hattie veut partir à New York. Elle se rend à l’aéroport mais quand le personnel est pris de suspicion, elle ne s’envole pas.

Quelques jours plus tard, elle est retrouvée morte après sa participation à une pièce de théâtre. Qui a pu la tuer ? Son petit ami ?

Avis Qui je suis de Mindy Mejia

Je sors plus que mitigée de ma lecture. L’auteur ne donne aucun beau rôle à ses personnages, sauf peut-être à Del, le shérif et les parents d’Hattie. Il aurait mérité qu’on en sache un peu plus sur lui. Les autres ne m’ont fait ni chaud, ni froid. J’aurais pu me prendre d’affection pour Hattie, mais l’auteur ne répond à aucune de mes questions. Je sais bien que les adolescents se cherchent, jouent un rôle. Malgré des parents aimants, présents, qui la laissent libres car ils ont confiance en elle, elle joue même un rôle avec eux. A cause de son frère qui est parti faire la guerre ? Pourtant, cela remonte à beaucoup plus loin, le fait de vouloir être acceptée par tous. Voilà, je ne sais pas pourquoi elle est comme ça et cela me dérange fortement car cela n’est pas assez expliqué. Est-elle une manipulatrice ou est-elle réellement amoureuse ? Ce qui est sûr, c’est qu’elle veut partir par tous les moyens. Ensuite, nous avons Peter, le prof marié qui a suivi sa femme pour qu’elle s’occupe de sa mère dans ce coin perdu. Au fur et à mesure, l’un et l’autre se sont éloignés. Il a tenté de faire des efforts pour se rapprocher d’elle, sauf qu’il n’a eu aucun retour. Alors, la maxime que l’homme est faible se vérifie ici. Au détour de conservations sur le Net, il tombe amoureux. Et cela s’amplifiera lorsqu’il rencontrera cette personne même s’il fait tout, tout ?, pour ne pas succomber. Il en va de son honneur, de son travail. Prend-il le beau rôle en s’effaçant de cette façon ? Non. Même s’il n’est pas accepté dans cette famille et bien plus tard dans cette petite ville, il pourrait refaire sa vie ailleurs. Quant à Del, l’auteur donne quelques informations sur ce shérif qui veut trouver le meurtrier de la fille de ses meilleurs amis. Malgré le peu de moyens à sa disposition, il se trouve obligé de  mentir pour trouver la vérité. Est-ce que cette amitié en souffrira ? En tous les cas, il ne permettra pas que son ami se fasse justice lui-même. Il le protègera de la meilleure façon qu’il soit.

J’ai été assez surprise par le dénouement, notamment en ce qui concerne le meurtre de Hattie, mais en définitive, les évènements qui en découlent sont, plus ou moins, prévisibles dès qu’ils arrivent. Je n’ai trouvé aucun suspense. Je n’ai trouvé aucune dimension psychologique dans ce roman. Hattie et Peter racontent l’histoire jusqu’à la fin, de leur point de vue. Tandis que du côté de Del, c’est plutôt son enquête, son amitié avec le père de Hattie. Pour les deux premiers, cela permet d’avoir le point de vue de l’un et de l’autre. Cette construction à trois est pas mal. Elle ne donne pas de défauts au livre. Elle est censée permettre de comprendre Hattie mais comme je l’écrivais plus haut, cela n’a pas été mon cas. Pour Peter, c’est beaucoup plus simple pour le lecteur. Et comme je l’écrivais aussi plus haut, il manque quelques éléments pour Del. Pour sa vie privée, c’est annoncé. Quant à la guerre, je n’en ai pas su assez. Sauf qu’il est revenu, pas démoli, mais profondément changé. Mais comment ? L’auteur a voulu fouiller le caractère de ses personnages. Soit elle a voulu trop en faire mais elle ne s’est pas concentrée sur l’essentiel, soit les explications.

Le seul élément qui a trouvé grâce à mes yeux est cette malédiction en ce qui concerne la pièce de Shakespeare, Macbeth. Serait-elle maudite ? Elle donne une des raisons au roman puisque les lycéens l’interprètent pour leur spectacle de fin d’année. Malédiction, légende, c’est un des seuls points qui m’a intéressé car je ne connaissais pas ce qui est arrivé à tous ces acteurs au Royaume-Uni et aux Etats-Unis.

Je remercie Netgalley et les Editions Mazarine de m’avoir permis de lire ce roman même si je m’attendait à mieux.

Qui je suis de Mindy Mejia

Date de sortie : 21 mars 2018

Nb pages : 400

Editeur : Mazarine

ISBN : 9782863744024

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Préparer son futur professionnel de Roland Robeveille

Préparer son futur professionnel de Robert Robeveille

Préparer son futur professionnel de Robert Robeveille

Comment Préparer son futur professionnel, comment s’adapter aux évolutions des 10 prochaines années.

Pour tous ceux qui vont entrer dans la vie active, ou qui sont déjà installés mais qui vont vouloir changer d’avenir professionnel. L’emploi bouge et cela va aller en continuant.

Préparer son futur professionnel de Roland Robeveille

comment s’adapter aux évolutions des 10 prochaines années

Avec plus de 30 millions d’actifs en 2030, des emplois différents et la digitalisation des activités, le monde du travail sera encore moins lisible qu’aujourd’hui. Comprendre la complexité et se projeter sont les deux difficultés majeures que les actifs devront gérer pour préparer leur futur.

La capacité à s’investir successivement dans des métiers très différents les uns des autres avec ou sans employeur sera essentielle. Le diplôme, les compétences, l’aptitude à se projeter, la volonté de se démarquer des autres postulants feront la différence.

Dans ce livre, l’auteur identifie les démarches qui permettent d’optimiser les parcours de carrières. Il présente les méthodes pour acquérir les capacités de résilience et d’agilité que chacun peut mettre en œuvre rapidement.

À travers deux exemples, il explique comment se mettre en mouvement, passer d’une posture d’attente (voire défensive) à une posture proactive.

Pour parvenir à se démarquer et réussir sa vie personnelle et professionnelle !

 Roland Robeveille

L’auteur est docteur en gestion et a été responsable des ressources humaines et de la formation dans de grandes entreprises françaises. Il est actuellement chargé de cours dans le cadre de deux masters RH et management de l’innovation, notamment à l’ENSTA ParisTech et à l’université de Versailles.

Je remercie Gereso pour l’envoi de cet ouvrage qui sera fort utile à Mademoiselle.

Préparer son futur professionnel de Roland Robeveille

Date de sortie : 8 mars 2018

Nb pages : 223

Editeur : Gereso

ISBN : 978-2-35953-572-3

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Aphorismes d’un Parfumeur de Dominique Ropion

Aphorismes d'un Parfumeur de Dominique Ropion

Aphorismes d’un Parfumeur de Dominique Ropion

Dominique Ropion est un Maître Parfumeur, il se confie dans Aphorismes d’un Parfumeur.

Après Jean-Claude Ellena, place à Dominique Ropion, un des plus grands Maîtres Parfumeurs, Nez au monde. Il m’en manque encore quelques uns mais deux, c’est déjà pas mal. A lire et conserver précieusement parmi tous mes dossiers parfumés.

Présentation d’Aphorismes d’un Parfumeur de Dominique Ropion

Il y a toujours un parfum ou des odeurs associés à un événement, un lieu ou une rencontre, comme un aide-mémoire infaillible et fidèle, une formule pas forcément reconnue mais toujours disponible, en cas de besoin. 

Dominique Ropion est souvent décrit comme un personnage discret, surdoué, facétieux, et un travailleur acharné. Lui se définit comme un compositeur, un arithméticien des parfums, mû par l’idée qu’« une même formule raconte sur les peaux de chacun des histoires différentes ». Au fil des chapitres, il décompose les odeurs qui ont jalonné son enfance, celles qu’il aime croiser au détour d’une rue ou au gré d’une rencontre, ou encore celles des fleurs —rose, narcisse, tubéreuse—, pour nous en livrer les secrets olfactifs et émotionnels. Explorant les notions d’addiction, d’animalité et d’attirance, il tente de « se saisir de n’importe quelle existence, et d’en épouser l’intimité, forcément étrangère ». À travers ce témoignage unique, il nous transmet une approche sensible et singulière de son métier.

Dominique Ropion

avec la participation de Marie-Bénédicte Gauthier

Dominique Ropion est maître parfumeur au sein de la maison de composition International Flavors & Fragrances (IFF), à Paris, depuis 2000. Il est l’auteur de grands succès de la parfumerie des trente dernières années : Ysatis et Amarige de Givenchy, La vie est belle de Lancôme, Aliende Thierry Mugler, ou encore, pour Frédéric Malle, Portrait of a Lady et Carnal Flower.

Marie-Bénédicte Gauthier est journaliste, et auteure de plusieurs livres, dont Parfums mythiques (éd. La Martinière, 2011).

Préface de Frédéric Malle

Petit-fils du fondateur des parfums Christian Dior, Frédéric Malle fonde en 2000 ses « Éditions de parfums ». On compte parmi les parfumeurs de la maison Dominique Ropion, Jean-Claude Ellena, Michel Roudnitska ou encore Sophia Grojsman.

Aphorismes d’un Parfumeur de Dominique Ropion

Date de sortie : 15 mars 2018

Nb pages : 128

Editeur : Le Contrepoint, que je remercie énormément pour cet envoi qui me transporte

ISBN : 9782370630605

Journal de la métamorphose Tome 1 L’adolescence de Marine Rose

Le journal de la métamorphose Tome 1 L'adolescence de Marine Rose

Le journal de la métamorphose Tome 1 L’adolescence de Marine Rose

Avis Journal de la métamorphose Tome 1 L’adolescence de Marine Rose

Je tiens à remercier Marine Rose de m’avoir contacté via FB pour me permettre de lire le premier tome de son Journal. Je tiens également à m’excuser de l’avoir lu si tard et donc écrire la critique plusieurs semaines après l’envoi. Je tiens aussi à la féliciter, ainsi que le papa, pour la naissance de son premier enfant. J’espère qu’elle trouvera ce bonheur auquel elle aspire tant. J’ai l’impression que c’est en bonne voie.

Dans ce premier tome, le lecteur suit la vie de Marine entre 17 et 19 ans, une période qui peut être assez difficile pour une jeune fille, qui est encore une adolescente et pas tout à fait une femvbme. Elle passe par tous les états d’âme, du plus profond désespoir au bonheur le plus total. Marine est une jeune fille qui se cherche. Elle ne sait pas encore quoi faire mais elle ne veut pas échouer, dans tout. Marine est une jeune fille très perfectionniste. J’ai retrouvé certains traits de caractère sur une personne qui m’est très chère. Douter, douter et encore douter. Penser ne rien valoir malgré les encouragements, les félicitations des proches. Et les crises de désespoir sont profondément intenses. Mais Marine arrive à s’en sortir après ces périodes de doute, il y a ces périodes d’euphorie. Elle raconte qu’elle cherche au plus profond d’elle-même pour être une personne meilleure. Mais comment fait-elle ? Comment y arrive-t-telle ? Les arts, tous autant qu’ils sont l’aident beaucoup. La musique, l’équitation, la mode et surtout l’écriture. Car cette dernière est une véritable passion. Je pense que ce journal a été retravaillé pour être publié mais les mots sont choisis avec soin et je pense, dès le départ. Pour des personnes comme Marine qui recherchent l’idéal et surtout à cet âge, le gris est difficile à accepter. Mais c’est en grandissant que l’on fait des concessions sans abandonner ses idéaux. Est-ce que tous ses changements d’humeur sont dus à ce qu’elle nous apprend en fin de Journal ? Le perfectionnisme peut être la cause de beaucoup de soucis médicaux.

Les amis, vrais ou faux, ceux qui restent ou pas, ceux qui évoluent mais pas dans la même direction que soi. Marine en fait l’expérience. Ce dont elle ne doute pas, c’est l’amour de sa famille, de ses parents et de ses frères. D’ailleurs, notamment avec l’aîné, elle a une très belle relation même si elle s’inquiète beaucoup pour lui.

Le lecteur peut se demander, en lisant pratiquement toujours la même chose, comment elle n’arrive pas à tirer des conclusions de ses erreurs. Mais dans toute quête personnelle, le cheminement est long, très long. A chaque expérience, on en ressort grandi. J’écrirai aussi, et sans jugement, que l’alcool n’arrange pas les choses, loin de là. Même si elle semble se rappeler beaucoup en ayant beaucoup bu. Marine va expérimenter les aléas de la vie. Elle va s’écouter, essayer de penser à elle pour se trouver et savoir qui elle est. Elle doit être actrice, la faire et se préoccuper des petites choses pour y prendre du plaisir. Elle doit échanger mais aussi donner car elle attend beaucoup trop des autres. D’ailleurs dans ses principes de recherche d’elle-même, arrive-t-elle à donner ? Elle doit s’aimer. Dans ses écrits, on sent beaucoup de culture. Ces mots sont pensés et maîtrisés.

Résumé Journal de la métamorphose Tome 1 L’adolescence de Marine Rose

De 17 à 19 ans, Marine Rose nous raconte sa vie de lycéenne et d’étudiante.

Elle est à la recherche d’elle-même, du bonheur mais pas que. Questions existentielles sur la vie, sur soi.

Journal de la métamorphose Tome 1 L’adolescence de Marine Rose

Date de sortie : 8 mars 2017

Nb pages : 601

Editeur : Electrons Libres

ISBN : 979-10-348-0095-7

Leona la fin justifie les moyens de Jenny Rogneby

Leona La fin justifie les moyens de Jenny Rogneby

Leona La fin justifie les moyens de Jenny Rogneby

Avis Leona la fin justifie les moyens de Jenny Rogneby

Entre la première et deuxième histoire, il y a peu de rappels. Leona est vraiment passée du côté obscur. Le personnage peut être attachant, certes. Son histoire personnelle et surtout son enfance y sont pour beaucoup. Elle n’arrive pas à s’attacher sauf à sa fille. Mais même là, je trouver que les rapports sont faux. Peut-être dus au fait qu’elle n’arrive pas à surmonter la grande tragédie. Elle a besoin d’aide mais elle ne s’implique pas assez. Elle a trop de choses à cacher et surtout à avouer. D’ailleurs, elle ne semble pas avoir trouvé la personne adéquate. Est-ce que les trois mots notés sur le carnet de sa psy démontrent vraiment la personnalité de Leona ? Mon sentiment est ambivalent par rapport à Leona. Par contre, c’est une bonne enquêtrice, qui connaît bien son métier. Elle le prouve, également, en détaillant, tout le travail de la police auprès des personnes qu’elle a recrutées. Elle y va petit à petit pour ne pas se tromper face aux personnes en face d’elle. Mais franchement, ce n’est pas un séminaire. Le lecteur reste sur sa faim. J’ai l’impression que c’est comme une mauvaise formation où tout est abordé dans les grandes lignes, mais pas dans les détails. En effet, comme pour tout, chaque situation est propre et les aléas sont nombreux. Rien n’est simple. Le lecteur s’en rendra également vite compte. Pourquoi a-t-elle eu cette relation sexuelle avec David ? Pour en savoir plus sur lui ? Je pense que cette partie, relatée par David, n’était absolument pas nécessaire.

On ne sait pas trop où nous emmène l’auteur avec cette construction bizarre. Une des seules choses positives dans ce livre concerne les thèmes abordés, comme le terrorisme, la récidive, la prison. Mais elle détaille trop. On peut se rendre compte que la Suède et la France se ressemblent beaucoup à ce niveau-là. Autre bon point est donc cette fin plus intense et prenante.

Je remercie les Presses de la Cité pour ce deuxième opus dont la fin annonce un troisième.

Résumé Leona la fin justifie les moyens de Jenny Rogneby

Leona est au plus bas, elle voit un psy. Elle fait de nombreux cauchemars. Elle est en instance de divorce et a préféré laisser sa fille à son ex-mari.

Elle doit interroger un homme qui a actionné une bombe devant le Parlement. D’un autre côté, elle a des projets pour avoir de l’argent.

Leona la fin justifie les moyens de Jenny Rogneby

date de sortie : 2 mars 2017

Editeur : Presses de la Cité

Isbn : 978-2-258-14270-1

Nombre de pages : 460

Une vie entre deux océans de M.L. Stedman

Une vie entre deux océans M.L. Stedman

Une vie entre deux océans M.L. Stedman

Avis Une vie entre deux océans de M.L. Stedman

Ma collègue, qui me l’a prêté, m’en a dit beaucoup de bien. D’autres commentaires sur Facebook, également. Personnellement, je m’attendais à beaucoup mieux. Déjà, je trouve vraiment le livre trop long. 150 pages en moins auraient fait toute la différence pour moi. En effet, il y en a trop sur Tom, sur ses interrogations par rapport à sa femme et sa fille, par rapport à son passé de combattant. Deux ou trois fois auraient été amplement suffisantes. De plus, qu’arrive-t-il réellement à Grace/Lucy ? Comment arrive-t-elle à s’intégrer à sa véritable famille ? Cela m’a énormément manqué d’avoir un passage qui le décrit. J’ai été aussi choquée par certaines tournures de phrases de la véritable mère. Bien sûr, elle a toujours cru sa fille vivante pendant quatre ans. De la retrouver alors que cette petite aime une autre femme est vraiment très difficile. Mais promettre une friandise, un cadeau si cette petite obéit, je ne suis pas d’accord. Il est vrai que l’époque n’est pas la même.

Pour moi, dans ce roman, il y a trois héros, Tom, le phare et l’océan. Pour cela, l’auteur est une professionnelle de la description. Elle nous démontre très bien le caractère de Tom, ses ressentis, son amour inconditionnel pour sa femme. Il oscille entre ce qui peut faire plaisir à sa femme, le fait qu’elle ait perdu plusieurs enfants et son travail. Il y a des règles et il ne doit pas y déroger. Ensuite, il y a cette femme, dont il arrive à connaître le nom et qui a perdu sa petite fille. Tom prendra de nombreuses décisions car il pense que c’est juste. Tom est tendre et patient. Le phare est très important et on peut se douter pourquoi. La vie sur cette île n’est pas facile car loin de tout et rythmée par le vent, le temps. Le sentiment de solitude est bien présent mais aussi la plénitude. L’océan, l’eau qui peut apporter du bon, comme du mauvais. Pour cela, je n’ai rien à dire. Tout est parfaitement maîtrisé.

Ensuite, il y a ces deux femmes. Une qui est l’épouse de Tom et qui ne peut pas avoir d’enfants. Elle les perd. Alors, quand arrive ce bébé dans ce bateau, elle voit sa chance. Elever un enfant et lui donner tout l’amour dont elle est capable. Isabel est une bonne mère. Hannah a perdu son mari et sa petite fille. Elle n’est plus que l’ombre d’elle-même mais croit toujours que Grace est vivante. Elle a raison de garder espoir mais les retrouvailles ne seront pas comme elle les a imaginées. Ces deux femmes souffrent, pas de la même façon mais se ressemblent dans cette souffrance d’enfant.

Sur fond de fin de guerre, celle de 14-18 ans, où les Australiens sont allés aider l’Europe. Eux aussi ont souffert, ont subi les tranchées et sont revenus sachant manier les armes, avec des problèmes d’alcool. Comme je l’écrivais, j’ai été lassée par tous les états d’âme, toujours les mêmes de Tom. Je me suis ennuyée pendant les 3/4 du roman. Ensuite, j’ai voulu finir l’histoire qui était tout de même intéressante à lire.

Résumé Une vie entre deux océans de M.L. Stedman

Isabel et Tom habitent sur une île. Tom s’occupe du phare. Ils sont amoureux, heureux et essaient d’avoir un enfant.

Petit retour en arrière avec la Première Guerre Mondiale et le départ d’hommes en Europe et d’éventuels retours, dont celui de Tom.

Une vie entre deux océans de M.L. Stedman

date de sortie : 1er octobre 2014

Editeur : Livre de poche

Isbn : 978-2-253-16732-7

Nombre de pages : 521