L’Empire du Graal de Giacometti et Ravenne

L'Empire du Graal de Giacometti & Ravenne - Editions JC Lattès

L’Empire du Graal de Giacometti & Ravenne – Editions JC Lattès

L’Empire du Graal de Giacometti et Ravenne, présentation

Forêt de Brocéliande, Antoine Marcas est en train de mourir.

Une semaine plus tôt, au Vatican, les six grands plus cardinaux sont réunis à la demande du pape. Une présentation est fait aux cinq autres par Theobald. Il leur montre que le nombre de fidèles décroit de seconde en seconde et ce grâce à des algorithmes spécialement conçus pour le Vatican. Comment faire face à cette chute ? En donnant du merveilleux, du miracle aux croyants.

Mary est étudiante. Elle assiste au meurtre de son professeur.

Avis L’Empire du Graal de Giacometti et Ravenne

Pour Antoine Marcas, il suffit d’une vente et de l’arrestation d’une personne pour qu’il rencontre un écrivain qui a acheté un sarcophage avec un vampire à l’intérieur. Très vite, Stanton se révèle un frère et demande à Antoine de l’aider dans sa quête du Graal. Ce dernier oscille. Il a assez consacré de temps à rechercher des trésors. Mais à force de persuasion et bien entendu, tout ce qui relève de l’inconnu plaît toujours autant à Antoine Marcas.

De l’autre côté, le Vatican, avec son pape, a commandé une étude basée sur des analyses très poussées. Le nombre de fidèles baisse de seconde en seconde, au profit d’autres religions, notamment l’Islam. Les plus grands cardinaux se réunissent et que faut-il faire pour que les fidèles reviennent ? Leur donner du rêve, du merveilleux, un miracle. Et donc, trouver le Graal.

Marcas et Stanton vs le Vatican. Qui va trouver le Graal en premier ? Et est-ce vraiment le Graal qui est trouvé ?

Le lecteur se balade, apprend avec les uns et les autres sur les différents monuments visités, les différentes légendes, les différents écrits. De ce côté-là, comme à chaque fois, les auteurs nous offrent un roman très riche. Pour Antoine, comme toujours, c’est une véritable course contre la montre. Est-ce que les relations avec son fils, maintenant étudiant, vont s’apaiser ? J’aime toujours autant ce héros qui n’est toujours pas apaisé. Tout à fait normal avec ce qu’il a vécu. Il connaît ses faiblesses, mais ne sait pas toujours comment réagir, surtout face à ceux qu’il aime.

Je suis catholique car baptisée. Mais je ne suis pas du tout croyante et me considère comme athée. Cela fait de nombreuses années que je considère l’Eglise catholique comme une secte où pouvoir et argent sont plus importants qu’autre chose. Et de plus, certaines prises de position me hérissent franchement le poil. Dans ce roman, les auteurs nous en donnent une belle tranche où la foi, en elle-même, ne vaut pratiquement plus grand chose. C’est seulement mon avis et ce qui est décrit, même romancé, valide de plus en plus cette opinion.

Big Brother, encore et toujours et maintenant Big Data. Nous sommes pistés, harcelés via nos écrans quels qu’ils soient. On nous propose tout et n’importe quoi car les algorithmes sauraient mieux que quiconque ce qui convient à chacun. Je surfe énormément, mon smartphone est tracé, google sait tout de moi et c’est amplement suffisant. C’est ce que j’ai choisi. Mais lorsque je surfe, j’ai des oeillères, je sais que tous les bandeaux publicitaires concernent mes recherches précédentes, mais ce n’est pas pour autant que je clique dessus pour acheter. Ces bandeaux sont là et point barre et je rétrécis mon champ de vision pour me consacrer à ce que je suis en train de faire.

Allez plus qu’une enquête d’Antoine Marcas à lire, avant que les auteurs reprennent le cycle, en espérant qu’ils le reprennent. J’aurai donc fini la boucle en plusieurs années depuis la découverte du Règne des Illuminati. Dans L’Empire du Graal, quand tu as l’impression que l’histoire est finie et que tu vois qu’il te reste 100 pages à lire, tu te demandes ce qui peut encore se passer. C’est sans compter l’imagination d’Eric Giacometti et Jacques Ravenne. Car c’est une autre histoire qu’ils racontent, une sorte de conte qui devrait éclairer Antoine Marcas quant à ce qu’il a vécu. J’ai été bien surprise sur ce point. Pour tout dire, L’Empire du Graal n’est pas mon préféré. Au cours des autres tomes, j’ai été bien habituée, trop peut-être, à des histoires parallèles, entre passé et présent. Cela m’a tout de même manqué ici. Même s’il existe une bonne partie historique quant à ce fameux Graal, objet de toutes les convoitises et une recherche d’Antoine et Stanton avec Perceval, les Chevaliers de la Table Ronde et le Roi Arthur, des contes, des légendes, bien réelles ou tout simplement imaginaires.

Même s’il ne veut plus résoudre d’énigmes historiques, le challenge plaît toujours à Antoine Marcas car cela lui permet de s’interroger, de mettre à l’oeuvre ses nombreuses connaissances, même si là, il en apprend beaucoup de la part de cet écrivain. En plus, il ne peut pas abandonner car ce qu’il a de plus cher au monde peut être assassiné. Personnellement, je me suis toujours interrogée sur un des personnages du roman. Et pour une fois, je ne me suis pas trompée.

Comme d’habitude, je ne sais pas qui a écrit quoi. Dois-je conserver ce mystère ? J’aimerais bien le savoir quand même. Oserais-je interroger les auteurs lorsque je l’enverrai lors d’une séance de dédicaces ?

Un conseil, il vaut mieux conserver son âme d’enfant et croire dans le merveilleux.

L’Empire du Graal de Giacometti et Ravenne

Date de sortie : 18 mai 2016

Editeur : JC Lattès

Nombre de pages : 587

ISBN : 978-2-7096-5606-1

Le règne des Illuminati de Giacometti et Ravenne

Le règne des Illuminati de Giacometti et Ravenne – Source Fleuve Editions

Le règne des Illuminati de Giacometti et Ravenne, Présentation

Kennedy rencontre le nouveau Pape en secret qu’il l’informe que la mort est proche.

Damien Heller tente de supprimer l’Abbé Emmanuel. Il est assassiné à son tour mais cela passe pour un suicide. La Juge Gardanne a mené son enquête qui risque de ne pas déboucher sur un procès. Mais un élément déconcertant l’oblige à contacter un ami Franc-Maçon qui fait appel à Antoine Marcas. Actuellement en congé, il peut se consacrer à ce début d’enquête. Il rencontre divers personnages hauts placés mais il est également suivi et la mort rode, très proche.

Avis Le règne des Illuminati de Giacometti et Ravenne

Il y a tellement à dire sur ce roman que je ne sais par où commencer sans trop en dévoiler car tel n’est pas le but du jeu, n’est-ce pas !

Pour commencer, lorsque le roman est paru, je pensais que c’était un document sur les Illuminati. La faute de ne pas lire les 4ème de couverture, même en les achetant. Avant de lire le roman, j’ai lu les avant pages et je me suis aperçue qu’il y avait déjà au moins huit enquêtes de Marcas. Mince ! Des achats en perspective (pas ça le mince), mais je n’aime pas lire des enquêtes avec un personnage déjà récurrent où il y a des références aux anciens romans. J’ai persévéré. Dans ce cas-là, cela ne gêne pas le lecteur.

Ce roman n’est pas un véritable coup de coeur (en avril 2020, si) même si j’ai aimé la trame de l’histoire et le sujet des sociétés secrètes, notamment des Franc-Maçons, un univers qui m’intéresse plus particulièrement. Il est fait de codes, de rites, de signes… Je ne sais pas si je peux dire que cela touche au mysticisme mais tout ce qui relève du monde de l’occulte, de ce qui peut être interdit, je suis preneuse. Est-ce mon côté original ? Très certainement. Curieux, encore plus. Ne pas faire partie du commun des mortels ? Oui. Vouloir faire partie d’une société secrète ? J’y ai pensé, figurez-vous. Il suffit juste d’être approché. Ce qui n’a pas été mon cas. Même les religions m’intéressent pourtant il n’y a pas plus athée que moi. Mais j’ai un esprit très curieux, ceci entraînant cela.

Le complot, les théories des complots sont une des composantes de ce roman, notamment l’assassinat du Président Kennedy et de nombreux évènements qui se sont passés ensuite, mais également bien en avant. Les auteurs nous permettent de nous interroger sur les grands de ce monde, politiques, chefs d’entreprise, financiers. Que font-ils réellement ? Je n’ai jamais pensé qu’ils étaient blancs comme neige et ce roman me conforte dans cette opinion.

Car nous sommes au XXIème siècle mais aussi pendant la Révolution, la Terreur, le XVIII ème siècle. D’un côté Marcas, de l’autre Ferragus, policiers. Ils ont énormément en commun. En premier, leur appartenance aux Franc-Maçons. De deux, une enquête pour chacun liée à la Franc-Maçonnerie et aux sociétés secrètes. En troisième, une femme. Pourquoi sont-ils liés de cette façon ? Les Illuminati ont traversé les siècles. La société secrète a toujours été vaillante, même avec peu de membres. Elle est toujours revenue et son but, à chaque fois, n’était pas le bien.

J’ai bien aimé les personnages évoluant dans ce roman, notamment Ferrages et Marcas dont les histoires, à plusieurs siècles d’intervalle, sont intimement liées. Un chapitre est consacré à l’un et un autre chapitre à l’autre, mais pas dans les dernières 100 pages. Ils ont un sacré caractère, ils sont excités par la traque ésotérique et connaissent à fond leur monde. Marcus a des soucis avec son fils, très certainement depuis son départ pendant un an en Afrique. C’est un homme seul après la mort des femmes qu’il a chéries. J’espère qu’il y a encore de l’espoir pour lutter contre tous les intégrismes contre lesquels ils ont lutté. En tous les cas, Marcas ira jusqu’au bout pour connaître la vérité même s’il doit tomber de haut et en subir les conséquence concernant la Franc- Maçonnerie.

Ce roman n’est pas un cours d’histoire mais celle-ci avec un grand H est bel et bien là. Ce qui permet au lecteur, en tous les cas moi, de s’interroger beaucoup plus sur ces évènements de la Terreur, les personnages qui l’ont composée, ce qu’ils ont fait, qui a pu tirer les ficelles et aussi les Francs Maçons, toujours accusés des pires mots.

Je ne donne jamais de conseils de lectures. Mais là, je vais le faire. Passez votre chemin si vous n’avez pas l’esprit ouvert, passez votre chemin si vous considérez les Franc-Maçons ou toute autre société secrète comme une secte. Si non, vous passerez un bon moment de lecture. Quant à moi, je n’en ai pas fini avec Marcas et l’obscur.

Edit du 4 avril 2020

Cela fait 5 ans, déjà, que j’ai lu ce roman. Je l’avais beaucoup aimé et je me suis dit que j’allais me faire toute la série des Antoine Marcas. Chose faite. Maintenant il me reste les deux dernières histoires à lire, avant que les auteurs continuent avec Antoine. Je sais pourquoi donc j’ai lu cette série. J’ai relu ma chronique et avoir lu ce roman une seconde fois me l’a fait apprécié encore plus.

Par rapport aux romans précédents, les chapitres sont beaucoup plus courts, en ce qui concerne la trame historique et la trame actuelle. Cela permet de passer de l’un à l’autre sans problème. Cela donne plus d’énergie au roman. Comme je l’écrivais plus haut, il y a bien un parallèle entre les deux périodes et les deux personnages principaux.

Lire Le règne des Illuminati, presque juste après le livre de Jacques Ravenne sur Robespierre donne encore plus de dimension à la période décrite. Moi qui voulais en savoir plus sur Saint-Just, l’Archange de la Terreur, je suis bien servie, même si ici, c’est romancé. Guillotin était-il un personnage aussi machiavélique qu’il est décrit ici ?

Etude du cerveau avec notamment le Eye Tracking et tout ce que cela peut engendrer de bien mais aussi de mal, comme faire regarder à des personnes des programmes, des évènements très durs et observer leurs réactions ou leur insuffler des actes. Mimétisme au niveau des réactions grâce à l’étude du cerveau. Certaines choses peuvent faire vraiment peur à ce sujet. Antoine reste tel qu’il est. Il prend ce dont il a besoin et reste toujours égal à lui-même. Il ne profite de personne même si cette histoire lui a porté un sacré coup, quant à certaines de ses convictions.

Le règne des Illuminati de Giacometti et Ravenne

date de sortie : 12 juin 2014

Editeur : Fleuve Editions

ISBN : 978-2-265-09370-6

Nb de pages : 550

La chute Les derniers jours de Robespierre de Jacques Ravenne

La chute, les derniers jours de Robespierre de Jacques Ravenne

La chute, les derniers jours de Robespierre de Jacques Ravenne

La chute Les derniers jours de Robespierre de Jacques Ravenne, présentation

Certaines personnes se chargent d’emmener tous les décapités dans un endroit afin que leurs corps soient passés à la chaux, pour les détruire. Corps, têtes, tout y passe, mais auparavant, on les dépouille et on se partage ce qui a de la valeur.

Parmi ces quelques corps emmenés, celui de Robespierre. On est en 1794, au mois de juillet, fin juillet.

Avis La chute Les derniers jours de Robespierre de Jacques Ravenne

Robespierre est, pour moi, un personnage méconnu de l’Histoire de France. De mes cours, je ne me rappelle que très peu. Il faut dire que ce n’est pas la période que j’affectionne en Histoire Française. Je connais quelques détails, comme la chute de la royauté, mais à part ça, je ne connaissais pas réellement le personnage, comme le raconte avec force détails Jacques Ravenne. Jacques Ravenne, tout seul, sans son acolyte de la série des Marcas ou encore du Soleil Noir, c’est un véritable conteur, qui nous embarque dans un personnage historique avec un réel talent. C’est la première fois que je lis un ouvrage de Jacques Ravenne, en tant qu’écrivain solo, même si j’ai le livre consacré au Marquis de Sade, Les Sept vies du Marquis, dans ma PAL.

On est en 1794, la République est à l’agonie. Robespierre ne s’est pas montré en public depuis longtemps. Qui est Robespierre ? La Révolution, on va dire que c’est lui. Dans ce roman, l’histoire nous montre que c’est un éternel recommencement. Les hommes qui arrivent au pouvoir ont le culte du Je. Même si ces hommes prennent le pouvoir avec les meilleures intentions possibles, ou pas, très vite, ce culte de la personnalité prend le dessus. Je n’aurais pas aimé vivre à cette période. Voilà pourquoi, elle ne m’a pas franchement intéressé et que ça continue. Que les Français ont souffert. ! Arrestations arbitraires, tribunal sans en être un, guillotine… Outre la guerre, la famine, les Français sont morts. Une police, des rapports continuels et tout ça pour Robespierre, lequel avait le pouvoir de vie ou de mort, même auprès de ses plus proches conseillers. Pourtant Jacques Ravenne le décrit comme un homme, semble-t-il sensible, obnubilé par ses oranges et son chien. Chien qui lui permet de se cacher, d’écouter ce qui se passe autour de lui. Tous ceux qui le côtoient marchent sur des oeufs. Mais dès le départ, Robespierre semble être à la fin de sa vie. Il ne semble plus avoir le panache de ses débuts. Et lorsque la chute arrive, lorsqu’il comprend que tout est fini pour lui, a-t-il voulu finir comme Jacques Ravenne le raconte ?

Lors de cette chute, on se rend compte que ses adversaires n’étaient pas franchement préparés pour cette prise de pouvoir. Le retour de bâton aurait pu se passer. Et là, encore, histoire et politique sont un éternel recommencement avec ses luttes de pouvoir, ils éliminent un dictateur et semblent vouloir en installer un à la place. Pendant ces trois jours, il s’en est passé des choses en France, surtout que les gens ne se déplaçaient pas aussi facilement qu’en voiture. Comme à chaque fois, la France est avide de sang. Elle aime encenser mais elle aime également vilipender ceux qu’elle a encensés.

La chute Les derniers jours de Robespierre se lit réellement comme un roman. Pour moi, il a été très addictif, même si je me suis un peu perdue dans les personnages. Heureusement, qu’il y avait une biographie à la fin qui résumait leur vie. Pour moi, Robespierre a été un tyran. Il a imposé ses vues, sa politique. Il s’est imposé également pour devenir ce qu’il est. Rappel sur ces quelques années de son enfance qu’il préfère oublier. Robespierre a voulu faire de grandes choses, je ne le lui ôte pas. Mais a-t-il été dépassé par les évènements qu’il a plus ou moins créé ? A-t-il profité des uns et des autres pour accéder à ce pouvoir ? Trois longs jours dans la vie d’un homme, d’hommes qui ont côtoyé Robespierre. En lisant ce livre, un personnage a attiré mon regard, c’est celui de Saint-Just. Pareil je connais le nom, mais est-ce que ce que cet homme a réalisé mérite-t-il un livre ?

La chute Les derniers jours de Robespierre de Jacques Ravenne

Date de sortie : 16 janvier 2020

Editeur : Perrin

Nombre de pages : 270

ISBN : 978-2-262-08228-4

La nuit du mal d’Eric Giacometti & Jacques Ravenne

La nuit du mal de Giacometti & Ravenne - Editions JC Lattes

La nuit du mal de Giacometti & Ravenne – Editions JC Lattes

Résumé La nuit du mal d’Eric Giacometti & Jacques Ravenne

Octobre 1941, en Crète, des fouilles sont entreprises. Mais il y a des morts parmi les Allemands, car Fylaques, les gardiens, tuent.

Au même moment, en Angleterre, un bateau doit partir pour les Etats-Unis. A son bord, un passager qui n’est pas au goût du capitaine. Mais Malorley explique tout à Killdare.

Avis La nuit du mal d’Eric Giacometti & Jacques Ravenne

Deuxième cycle, deuxième tome du duo Giacometti-Ravenne, bien connu pour ses enquêtes d’Antoine Marcas. La nuit du mal met en scène les personnages du précédent opus, mais avec plus de densité à mon avis. Personnellement, j’ai beaucoup plus apprécié ce deuxième roman avec toutes ses dimensions historiques, bien entendu romancées.

Crète, Angleterre, Autriche, Allemagne et Venise sont les destinations de ces personnages. On retrouve Laure, Erika et aussi Tristan. Ils sont entourés de personnages hauts en couleur, comme Crowley. Mais entourés également de personnages qui font froid dans le dos et que tout le monde connaît car ce sont eux qui ont tué des millions de gens. Le lecteur évolue dans le monde des agents des services secrets, des agents doubles qui tentent, par tous les moyens, d’inverser le cours des évènements de cette seconde Guerre Mondiale. L’action se situe en 1941. L’Europe est en guerre. L’Allemagne étend de plus en plus ses territoires vers le Nord et l’Est mais aussi vers le Sud avec l’Italie à qui elle prête main forte. Même si ce roman est sorti bien avant Sous un ciel écarlate, lu il y a peu, il démontre que les Italiens ont, eux aussi, résisté contre le fascisme, le nazisme. Heureusement qu’ils étaient là et bien souvent au péril de leur vie.

Le but est de trouver les swastika. Elles sont quatre. Elles peuvent changer le cours de la guerre. Pour le moment, une est aux mains des américains, une autre aux mains des Allemands. Tristan, agent double, fait tout pour trouver les autres. Il essaie de donner les renseignements aux forces alliées et d’induire en erreur les Allemands, notamment Erika, archéologue. Amoureux d’elle ? A vous de juger. En tous les cas, son personnage est bien pensé. Et pour les fans d’Antoine Marcas, le lecteur trouvera des traits de caractère d’Antoine dans Tristan. Quant à Erika, elle s’interroge beaucoup sur Tristan. Il lui avouera la vérité, mais quelle option choisira-t-elle même si elle est amoureuse. Laure, elle, veut absolument venger la mort de son père, tué par les Allemands. Elle a accepté d’être formée pour être agent secret. Elle sait qu’elle joue sa vie, mais elle est animée par une profonde humanité envers ceux qui souffrent.

Les auteurs, Eric Giacometti et Jacques Ravenne, offrent, une nouvelle fois, un roman magistral. J’ai trouvé qu’il était beaucoup plus riche en dialogues, beaucoup plus rythmé, toujours autant documenté. Certaines fois, on n’arrive pas à démêler la part de vrai et de faux. Heureusement qu’ils nous donnent quelques explications en fin de livres. Entre ésotérisme, magie noire, des histoires de malédiction, d’occultisme, de sorcellerie, la seconde Guerre Mondiale n’est pas encore finie pour nos héros. Références cinématographiques avec Fleming et le fameux 007 qui ne sont pas encore créés, ou encore la Mostra de Venise qui a déjà vu passer quelques célèbres acteurs. Comment travaillent-ils tous les deux pour ne jamais se tromper, pour que cette histoire ne subisse aucune césure, que les faits rapportés s’unissent parfaitement entre eux ? Je lirai avec énormément de plaisir le troisième tome, avant de retrouver leur personnage fétiche. Je ne m’attendais pas à trouver Crowley, comme personnage, aussi sympathique. On peut connaître l’homme si l’on s’intéresse un tant soit peu à l’occultisme. Le personnage n’est pas du tout sympathique, en général. Mais ici, il est vraiment très intéressant. Il semble incontrôlable mais il aura quand même fort à faire.

Je dis bravo pour cette construction, pour cette étude bien approfondie des évènements, cette imagination et cette belle palette de personnages.

La nuit du mal d’Eric Giacometti & Jacques Ravenne

Date de sortie : 15 mai 2019

Editeur : JC Lattes

Nombre de pages : 427

ISBN : 978-2-7096-5609-2

Le septième templier d’Eric Giacometti et Jacques Ravenne

Le septième templier de Giacometti et Ravenne

Le septième templier de Giacometti et Ravenne

Résumé Le septième templier d’Eric Giacometti et Jacques Ravenne

Deux hommes qui attendent un message sur un téléphone. L’un fait face à un joueur d’échec, l’autre à un ancien professeur alcoolique.

Antoine Marcas est au mieux de sa forme. Il a été invité par un ami, franc-maçon, en République Tchèque. Suite à un coup de téléphone, il doit rentrer sur Paris.

Avis Le septième templier d’Eric Giacometti et Jacques Ravenne

Tout commence par le meurtre d’un homme d’église qui appelle Antoine Marcas alors que celui-ci est invité par un de ses amis franc-maçons. Antoine revient très vite à Paris. De suite, il se trouve embarqué dans une histoire qu’il comprend peu car une femme et deux hommes l’enlèvent. A un moment, il retrouve le frère obèse qui souhaite tout connaître de cette histoire car le mort, franc-maçon également, était un ami personnel du frère obèse.

Dans cet opus, Le septième templier, j’ai l’impression qu’Antoine Marcas est beaucoup moins présent, moins présent pour mener une enquête. Les auteurs, qui ont basé leurs histoires de leur enquêteur préféré avec une partie historique et une partie actuelle, nous emmènent dans l’histoire des Templiers et ce fameux trésor qu’ils détiendraient et que tout le monde souhaiterait récupérer. Un roi, deux papes et toute une traque contre ces gens jugés hérétiques, qui vont subir le pire, qui vont tenter de s’exiler pour conserver une fortune qui aide bien les Rois de France. En ce temps là, le royaume n’a plus de finances, le roi est malade. La vengeance sera longue mais terrible contre ce roi et ce pape. De nos jours aussi, ce petit état qu’est le Vatican cherche encore et toujours à avoir encore plus d’argent, à percer des secrets, à régner sur le monde avec leurs nombreux fidèles. Et tout est bon pour y parvenir, comme embaucher des tueurs, imaginer des scénarii rocambolesques. Les chevaliers du Temple ont été trahis, assassinés. Ceux qui s’en disent héritiers ne suivent pas souvent les traces de leurs aînés.

Outre cette partie historique, la vie de nos jours avec des éléments de l’actualité, les auteurs nous font voyager dans de nombreux pays et nous dévoilent des pans architecturaux de nombreux monuments. Tout est détaillé pour nous permettre de nous plonger dans ces villes, ces rues, qui cachent des trésors. La technologie est également bien là avec ces implants insérés et enlevés dans le crâne de certaines personnes.

Je pense que ma critique est assez décousue et qu’elle ne donne pas trop envie de se plonger dans Le septième templier. Pour moi, le rythme n’était pas assez enlevé. J’ai eu du mal également avec ces nombreux personnages sur la partie historique. De plus, j’ai lu cette aventure de Marcas peu de temps après le premier tome de la nouvelle série des auteurs, Le Triomphe des ténèbres. J’avais été déstabilisée, au départ, par cette lecture. L’inverse est vrai. Quoi qu’il en soit, il faut que je finisse toutes les aventures qui me restent, 3 ou 4, il me semble car je n’abandonnerai pas Antoine comme ça.

Le septième templier d’Eric Giacometti et Jacques Ravenne

Date de sortie : 14 juin 2012

Editeur : Pocket

Nombre de pages : 590

ISBN : 978-2-266-22902-9

Lux Tenebrae de Giacometti et Ravenne

Lux Tenebrae Giacometti et Ravenne

Lux Tenebrae Giacometti et Ravenne

Avis de Lux Tenebrae de Giacometti et Ravenne

Parmi les nombreuses enquêtes d’Antoine Marcas, celle-ci est, je pense, ma préférée. Pourtant, j’en ai déjà lu quelques unes. J’étais super contente de retrouver le fameux commissaire, vu que l’épisode précédent m’avait laissé un peu sur ma faim et qu’il constituait une de mes premières négatives sur les romans.

Ceci est donc la 7ème enquête. Le chiffre 7 est tout un symbole pour les auteurs.

Est-ce dû au fait qu’Antoine Marcas souffre, qu’il est pratiquement mort qui a fait que j’ai adoré ce roma ? Peut-être. Mais je savais qu’Antoine n’était pas mort vu que j’ai déjà lu Le règne des Illuminati. L’écriture des auteurs par rapport à ce qui arrive à Antoine est très fluide. On prend encore plus fait et cause pour lui. Et même s’il semble diminué, Antoine Marcas est toujours aussi fort, il ne se laisse pas faire. Je pense, aussi, qu’il y a le sujet de l’EMI, Expérience de Mort Imminente, qui y est pour beaucoup. J’ai déjà lu un livre sur ce sujet. Mais ce que j’ai aimé avec Giacometti et Ravenne est qu’il n’y a aucune dimension religieuse dans l’expérience vécue. Avec cette expérience, Marcas revoit défiler sa vie, celui qui compte le plus, soit son fils.Le lecteur sait dès le départ que Marcas va mourir mais comment. Ils savent nous emmener dans une histoire, deux puisque nous avons une dimension historique, qui sont liées. Antoine peut abuser de son pouvoir mais c’est pour aider ceux qui en ont le plus besoin. Il n’aime absolument pas ceux qui souffrent ou qui sont en butte avec les aigris ou ceux qui profitent de leur pouvoir. Par contre, il n’abuse pas de son pouvoir pour aider ses Frères. La loi est la loi.

Pour une fois, on en sait plus sur le frère Obèse, sur son travail, ses relations pas franchement amicales avec Antoine. D’ailleurs, il semble qu’il en profite un peu. Il n’hésite pas à le mettre dans des situations impossibles qui peuvent le servir à lui. Mais attention, la roue peut tourner.

Jacques Ravenne et Eric Giacometti savent doser leur machiavélisme pour faire peur. A ce jeu, ils sont très forts. Tout comme ces parties historiques relatées. Le lecteur a l’impression d’y être, de vivre les aventures des personnages. Le roman est très bien documenté, notamment sur le travail de l’embaumeur à la cour des Pharaons et ce que cela représente pour les Egyptiens. Nous suivons l’histoire d’Akhenaton, un pharaon et de son conseiller Eupalinos mais aussi celle du responsable de sa sécurité. Le pharaon est un Dieu vivant, il ne peut pas penser en humain. L’Eglise fait en sorte que son pouvoir ne soit jamais renié.

Résumé Lux Tenebrae de Giacometti et Ravenne

Marcas est dans le sud de la France. Il doit assister à une tenue en Avignon. Le lendemain, une perquisition est prévue.

En 1368 av JC, à Thebes, le pharaon donne un repas. Mais sa soeur est pratiquement assassinée sous ses yeux.

Lux Tenebrae de Giacometti et Ravenne

date de sortie : 24 août 2016

Editeur : Pocket

Isbn : 978-2-266-21171-0

Nombre de pages : 447

Apocalypse de Giacometti et Ravenne

Apocalypse de Giacometti et Ravenne

Apocalypse de Giacometti et Ravenne

Avis sur Apocalypse de Giacometti et Ravenne

Depuis que j’ai commencé à lire les aventures du célèbre Antoine Marcas, c’est la première fois que je ne suis pas transportée par le roman et les aventures du commissaire. Il fallait bien un début à tout. Je l’ai trouvé moins entraînant que les précédents. J’aime bien quand la partie historique de l’histoire est suivie, qu’elle soit un roman dans le roman. Ici, nous traversons plusieurs périodes toutes en lien avec Judas et Marie Madeleine et un secret détenu par les Rois de France jusqu’à la mort de Louis XVI qui le transmet. J’ai dû aussi être influencée par des lectures précédentes sur l’abbé Saumière et Rennes le Château, même si je sais que toutes ne sont pas forcément la vérité. De plus, ici, le lecteur sait que c’est romancé. Cette critique ne met nullement en cause la qualité de la plume d’Eric Giacometti et Jacques Ravenne. L’histoire n’est pas assez mouvementée à mon goût.

Pour la partie historique, elle commence à Jérusalem avec Ponce Pilate à Jérusalem. Nous avons ensuite Jésus qui meurt sur la croix et qui charge Marie Madeleine d’une mission. Ensuite, ce sera Rouen et Jeanne d’Arc, la mort de Louis XVI et ce secret autour de Rennes Le Château et son prêtre. Nous passons également à Napoléon.

L’oeuvre de Poussin, les Bergers d’Arcadie est au centre de toutes les préoccupations. Les 17 janvier sont une date importante. Il revêt le sceau de l’Apocalypse.

Giacometti et Ravenne se chargent de nous raconter les dangers de ceux qui se prennent pour le Messie. Certains ne feraient pas de mal à une mouche mais d’autres, quelles que soient les religions, se sentent chargés d’une mission, bien souvent sanglante. D’ailleurs, pour cela, nous voyageons, de l’Inde, au Soudan, en passant par New York et Jérusalem et d’autres villes. En ligne de mire, ce genre de sectes qui veut régner sur le monde. Ici, elle se nomme les Judas Brothers dont le but est de retrouver ce fameux dessin, quitte à tuer.

Passons à Antoine Marcas qui a été nommé commissaire. Il est toujours aussi impatient et abuse de son autorité quand ça lui chante même s’il s’en mord les doigts. Cela a été difficile pour lui de se relever suite à la mort d’Aurélia. Mais ses frères et son fils l’ont aidé. Les relations avec ce dernier sont au beau fixe. Le lecteur sent tout l’amour qui existe entre deux. Mais Marcas sent qu’il vieillit et se sent moins séduisant. Un comble pour lui. L’aventure, d’ailleurs, le mettra en présence d’une ancienne compagne. Le but d’Antoine est de rendre ce fameux dessin de Poussin à une vieille dame qui a été spoliée par les Allemands. Mais cela ne se passe pas comme prévu. Il sera entraîné de nombreuses aventures et péripéties. Par rapport aux autres romans, sa vie est moins mise en danger. Les symboles sont très importants. Ici, faire attention à ce corbeau qui semble suivre Antoine partout.

Joli clin d’oeil à la Ligue Imaginaire et à son gang de Bagnolet Chattam-Thilliez.

Allez, je ne vais pas m’arrêter en si bon chemin. Même si mon temps de lecture sera moins long, je vais m’acheter l’opus suivant puisque le dernier m’attend bien sagement.

Résumé Apocalypse de Giacometti et Ravenne

A Bombay, en Inde, une rave party est organisée. Sept personnes ont été invitées. Elles sont toutes nées un 17 janvier et sont sous haute surveillance. Une jeune fille est reconnue et retenue prisonnière.

A Paris, un Canadien et un autre homme se sont donnés rendez-vous. Mais le Canadien, lors de son passage aux toilettes, est arrêté et remplacé par un autre homme pour cet échange.

Apocalypse de Giacometti et Ravenne

date de sortie : 10 juin 2010

Editeur : Pocket

Isbn : 978-2-266-23152-7

Nombre de pages : 469

La croix des Assassins d’Eric Giacometti et Jacques Ravenne

La croix des Assassins de Giacometti et Ravenne

La croix des Assassins de Giacometti et Ravenne

Mon avis sur La croix des Assassins d’Eric Giacometti et Jacques Ravenne

Ma mission est la suivante et je l’accepte bien volontiers. Finir toute la série des Antoine Marcas, j’avance, j’avance et me plonger dans la dernière qui m’attend bien sagement chez moi, L’Empire du Graal. Mais ce n’est pas tout, chroniquons sur La croix des Assassins. Depuis le début où j’ai découvert les aventures d’Antoine, je ne me lasse pas. Je lis toujours avec plaisir les romans de ces deux auteurs qui mêlent des parties historiques, forcément bien documentées et l’enquête d’Antoine. C’est la première fois que je vois autant le lien entre les deux parties qui sont vraiment liées à la lecture des chapitres qui se suivent.

Les auteurs ne laissent pas le lecteur s’endormir sur ses lauriers même si le rythme de ce roman n’est pas forcément enlevé. Une petite phrase, un mot et hop, le tour est joué. Le lecteur avance pour connaître la suite forcément. Que d’aventures encore pour Antoine dans ce roman ! Et il n’ira pas aux Etats-Unis mais au Brésil pour les besoins de ses enquêtes, celle commandée par la Franc-Maçonnerie et celle commandée par le Ministère de l’Intérieur. Les deux lient le même homme, la même organisation. Si dans la partie actuelle, nous voyageons, dans la partie historique également avec l’Histoire des Templiers, des Assassins. Les auteurs ont un sens du détail historique, descriptif très impressionnant. J’affectionne de plus en plus ce type d’ouvrages. De plus, j’apprécie également les différentes notes en fin de roman. Malheureusement, je n’ai pas le temps de trop m’y pencher en ce moment, puisqu’elles renvoient à des sites, mais elles sont notées dans un coin de ma tête pour plus tard. De plus, comme je garde le roman, cela me sera facile d’y revenir. Si je ne me trompe pas, nous avons quelques allusions à la Société Générale et son trader.

Dans La Croix des Assassins, nous en apprenons peu sur l’univers de la Franc-Maçonnerie, sauf sur la loge P2. A moins que mes différentes lectures à ce sujet ont fait de moi une personne qui en sait plus maintenant. C’est peut-être possible. En tous les cas, Antoine possède une sacrée santé. Malgré tout ce qui peut lui arriver, il n’en ressort pas forcément indemne, mais il est toujours prêt à aller de l’avant, dans une quête pour la vérité. Il reste égal à lui-même. Il ne s’embarrasse pas de faux semblants même s’il doit jouer le jeu pour prêcher le vrai. Bien entendu, une femme sera toujours là, une femme qu’il tentera de protéger, avec laquelle il nouera une relation, certes éphémère. Antoine est un véritable séducteur. D’ailleurs, il change de physionomie ici. Pour séduire ? Pour tenter de se sentir moins vieux ? En filigrane, toujours son ado de fils. Il semble qu’il ne doit pas rester un vieux crouton pour avoir des relations père-fils ou encore pour tenter de comprendre ce jeune garçon.

Je ne vais rien vous dévoiler des histoires, des intrigues, il y aurait tellement à raconter. Un thriller bien mené avec son lot de violence, de morts brutales, de gens qui essaient de prendre le pouvoir par tous les moyens?

Résumé de La Croix des Assassins de Giacometti et Jacques Ravenne

Les Templiers doivent faire face aux attaques des Infidèles qui tentent de prendre le bastion. Les attaques sont sanglantes. Le Grand Maître est pratiquement mort. Deux de ses fidèles décident de lui offrir la sépulture à laquelle il a droit. Mais les batailles font rage, tout comme les guerres intestines à l’intérieur des Templiers.

De son côté, à Paris, Antoine Marcas s’est remis de son aventure américaine. Lors d’une réunion à la F-M, il est chargé d’enquêter sur un des membres qui aurait ouvert une loge parallèle.

La croix des Assassins d’Eric Giacometti et Jacques Ravenne

date de sortie : 11 juin 2009

Editeur : Pocket

Isbn : 9782266185448

Nombre de pages : 624

Le frère de sang d’Eric Giacometti et Jacques Ravenne

Le frère de sang d’Eric Giacometti et Jacques Ravenne – Source Pocket

Un pendu à la Tour Eiffel. Quelques jours auparavant, deux neutres au siège de la Franc-Maçonnerie. Antoine Marcas, en congé, tente de rattraper le tueur qui se volatilise. Antoine manque de mourir.

En mars 1355, Nicolas Flamel assiste avec son voisin à un supplice. Flamel est mandaté par le Tourmenteur de retranscrire les propos de la compagne du supplicié.

Retrouver ce cher Antoine Marcas, qu’est-ce que ça fait du bien. Pour le moment, je ne me lasse pas. Héros récurrent, il me reste pas mal de romans à lire avant la sortie d’une nouvelle enquête au mois de mai, que j’achèterai et conserverai très précieusement jusqu’à ce que je vienne à bout de tout ce qui me reste à lire, petit à petit. Cette édition est enrichie d’une fin alternative. En définitive, je ne sais pas laquelle je préfère. Mais cette seconde fin donne un éclairage nouveau à la fin de l’histoire, car à un moment, un élément m’avait gêné mais j’ai eu les explications dans cette alternative.

Nicolas Flamel, la Tour Eiffel, la Statue de la Liberté, l’Or, le Sang, divers sujets qui font de ce roman un livre que l’on ne lâche absolument pas. J’aime de plus en plus ces romans où parties historiques, romancées, et parties actuelles sont traitées et recoupées. Ce type de roman se base tout de même sur des recherches et des faits réels. Des explications des auteurs sont données à la fin, comme à chaque fois.

Le roman commence par une Tour Eiffel sous le brouillard. On retrouvera donc cet élément à la fin car entre temps, Antoine Marcas devra élucider une enquête, les assassinats au sein de la Franc-Maçonnerie. Une enquête qui l’emmènera aux Etats-Unis, qui lui fera affronter le tueur, le Frère de Sang, mais aussi retour à Paris. Antoine a le temps car il est en congé sabbatique. Nous découvrons une autre facette de son caractère. Malgré son air dur, il a des sentiments, c’est un homme profondément humain. Sentiments pour son fils, qui est devenu un adolescent, mais aussi pour cette personne qui tue car elle a vécu un drame. Mais il devra se faire violence lorsqu’il découvre la réalité. D’ailleurs, le lecteur a eu affaire à deux rebondissements auxquels, personnellement, je ne m’attendais pas. Antoine est également un des seuls à avoir fait des études de profilage. Nous découvrons également qu’il est un fan de James Bond mais pas de Daniel Craig. Outre cet élément humoristique distillé par les auteurs, nous avons également les Japonais et leurs ponchos.

Dans Le Frère de Sang, le lecteur voyage. Paris, toujours bien décrite, le Koweit, la Suisse et New York. Il voyage également historiquement avec le détail des interrogatoires, des supplices sur le bûcher, l’Inquisition, le péché de chair, la haine contre les Juifs accusés de tous les maux. Le lecteur voyage également économiquement avec ce cours de l’or, ce marché qui explose. L’Or est synonyme de sang car tout le monde le veut, l’obtenir pour tout contrôler.

Quand on lit Eric Giacometti et Jacques Ravenne, il faut aimer donc ce personnage récurrent, les parties historiques documentées et la Franc-Maçonnerie, trois ingrédients synonymes de plaisir pour le lecteur.

Je finirai par deux mots, très importants, LIBERTE et CONNAISSANCE.

Le frère de sang d’Eric Giacometti et Jacques Ravenne

DATE DE SORTIE : 12 juin 2008

EDITEUR : pocket

ISBN : 978-2-266-17628-6

NB DE PAGES : 551

In Nomine d’Eric Giacometti et Jacques Ravenne

In Nomine de Giacometti et Ravenne – Source Babelio

 Minerve, Comté de Toulouse en 1209, les Croisés prennent la ville et brûlent les Hérétiques. Raoul de Presles a un secret à transmettre à son fils.

Paris dans les années 1990 à une vente aux enchères, une jeune femme surenchérit sur une vente. De retour chez elle, elle a décidé de tout dévoiler à son amie Edith. Mais elle est sauvagement assassinée.

Londres, immolation par la feu, des centaines de morts.

Et voilà, nous y sommes. Nous commençons réellement la sage d’Antoine Marcas, même si j’ai déjà lu le suivant et le dernier, Le règne des Illuminati. Même si je connais déjà Antoine, là, nous le découvrons réellement avec sa première enquête. Je regrette, toutefois, le peu d’explications concernant son passage, j’utiliserai ce mot, à la Franc-Maçonnerie. Est-ce dû à sa rencontre avec Edith, les explications données par celui qu’il poursuivait ? J’imagine diverses raisons mais aussi son souci d’aller beaucoup plus loin dans son histoire personnelle puisqu’il est en instance de divorce, il se sépare également, avec pertes et fracas, de sa maîtresse.

In Nomine est sorti beaucoup plus tard que le premier opus. Cela n’enlève rien à la qualité du roman et des auteurs, Eric Giacometti et Jacques Ravenne. En un peu plus de 100 pages, les rebondissements sont nombreux. La fin est digne d’un des meilleurs polars et In Nomine est un très bon polar. Il y a tous les ingrédients. Un flic, Marcas, une anatomie parfaite, Wanda (j’adore ces deux mots), une journaliste, des personnages mystérieux, des personnages sur lesquels il ne faut pas compter, des morts… Le rythme est mené tambour battant, je ne me suis pas du tout ennuyée. Les deux auteurs entretiennent le suspense de suite, des noms ne sont pas révélés, un mot également ne doit pas être prononcé. Pour connaître les premiers, il faut se plonger dans le roman, pour le dernier suspense.

Je remercie, en tous les cas, Eric Giacometti et Jacques Ravenne pour les explications données en fin de roman. Ils sont coutumiers du fait et cela donne une autre dimension à ce que le lecteur a appris ou tente de comprendre.

Par contre, je vais faire ma mauvaise. J’en ai marre de lire des bouquins, c’est pratiquement le cas à toutes mes lectures maintenant, avec des fautes. J’en ai décelé trois ou quatre. Problème d’impression, de relecture…?

Je n’abandonnerai en aucun cas Antoine Marcas. Il est devenu un des mes personnages préférés, comme peut l’être Kay Scarpetta dans un autre domaine ou d’autres héros d’auteurs. La famille, également, va suivre. Ma fille s’était déjà plongée dans Le règne des Illuminatis, le sujet l’intéressant énormément, elle va commencer avec In Nomine. Quant à l’homme, vu sa PAL, ce sera fait mais à quelle date ?

In Nomine d’Eric Giacometti et Jacques Ravenne

date de sortie : 8 avril 2010

Editeur : Pocket

ISBN : 978-2-266-19830-1

Nb de pages : 125