La nuit du mal d’Eric Giacometti & Jacques Ravenne

La nuit du mal de Giacometti & Ravenne - Editions JC Lattes

La nuit du mal de Giacometti & Ravenne – Editions JC Lattes

Résumé La nuit du mal d’Eric Giacometti & Jacques Ravenne

Octobre 1941, en Crète, des fouilles sont entreprises. Mais il y a des morts parmi les Allemands, car Fylaques, les gardiens, tuent.

Au même moment, en Angleterre, un bateau doit partir pour les Etats-Unis. A son bord, un passager qui n’est pas au goût du capitaine. Mais Malorley explique tout à Killdare.

Avis La nuit du mal d’Eric Giacometti & Jacques Ravenne

Deuxième cycle, deuxième tome du duo Giacometti-Ravenne, bien connu pour ses enquêtes d’Antoine Marcas. La nuit du mal met en scène les personnages du précédent opus, mais avec plus de densité à mon avis. Personnellement, j’ai beaucoup plus apprécié ce deuxième roman avec toutes ses dimensions historiques, bien entendu romancées.

Crète, Angleterre, Autriche, Allemagne et Venise sont les destinations de ces personnages. On retrouve Laure, Erika et aussi Tristan. Ils sont entourés de personnages hauts en couleur, comme Crowley. Mais entourés également de personnages qui font froid dans le dos et que tout le monde connaît car ce sont eux qui ont tué des millions de gens. Le lecteur évolue dans le monde des agents des services secrets, des agents doubles qui tentent, par tous les moyens, d’inverser le cours des évènements de cette seconde Guerre Mondiale. L’action se situe en 1941. L’Europe est en guerre. L’Allemagne étend de plus en plus ses territoires vers le Nord et l’Est mais aussi vers le Sud avec l’Italie à qui elle prête main forte. Même si ce roman est sorti bien avant Sous un ciel écarlate, lu il y a peu, il démontre que les Italiens ont, eux aussi, résisté contre le fascisme, le nazisme. Heureusement qu’ils étaient là et bien souvent au péril de leur vie.

Le but est de trouver les swastika. Elles sont quatre. Elles peuvent changer le cours de la guerre. Pour le moment, une est aux mains des américains, une autre aux mains des Allemands. Tristan, agent double, fait tout pour trouver les autres. Il essaie de donner les renseignements aux forces alliées et d’induire en erreur les Allemands, notamment Erika, archéologue. Amoureux d’elle ? A vous de juger. En tous les cas, son personnage est bien pensé. Et pour les fans d’Antoine Marcas, le lecteur trouvera des traits de caractère d’Antoine dans Tristan. Quant à Erika, elle s’interroge beaucoup sur Tristan. Il lui avouera la vérité, mais quelle option choisira-t-elle même si elle est amoureuse. Laure, elle, veut absolument venger la mort de son père, tué par les Allemands. Elle a accepté d’être formée pour être agent secret. Elle sait qu’elle joue sa vie, mais elle est animée par une profonde humanité envers ceux qui souffrent.

Les auteurs, Eric Giacometti et Jacques Ravenne, offrent, une nouvelle fois, un roman magistral. J’ai trouvé qu’il était beaucoup plus riche en dialogues, beaucoup plus rythmé, toujours autant documenté. Certaines fois, on n’arrive pas à démêler la part de vrai et de faux. Heureusement qu’ils nous donnent quelques explications en fin de livres. Entre ésotérisme, magie noire, des histoires de malédiction, d’occultisme, de sorcellerie, la seconde Guerre Mondiale n’est pas encore finie pour nos héros. Références cinématographiques avec Fleming et le fameux 007 qui ne sont pas encore créés, ou encore la Mostra de Venise qui a déjà vu passer quelques célèbres acteurs. Comment travaillent-ils tous les deux pour ne jamais se tromper, pour que cette histoire ne subisse aucune césure, que les faits rapportés s’unissent parfaitement entre eux ? Je lirai avec énormément de plaisir le troisième tome, avant de retrouver leur personnage fétiche. Je ne m’attendais pas à trouver Crowley, comme personnage, aussi sympathique. On peut connaître l’homme si l’on s’intéresse un tant soit peu à l’occultisme. Le personnage n’est pas du tout sympathique, en général. Mais ici, il est vraiment très intéressant. Il semble incontrôlable mais il aura quand même fort à faire.

Je dis bravo pour cette construction, pour cette étude bien approfondie des évènements, cette imagination et cette belle palette de personnages.

La nuit du mal d’Eric Giacometti & Jacques Ravenne

Date de sortie : 15 mai 2019

Editeur : JC Lattes

Nombre de pages : 427

ISBN : 978-2-7096-5609-2

Le septième templier d’Eric Giacometti et Jacques Ravenne

Le septième templier de Giacometti et Ravenne

Le septième templier de Giacometti et Ravenne

Résumé Le septième templier d’Eric Giacometti et Jacques Ravenne

Deux hommes qui attendent un message sur un téléphone. L’un fait face à un joueur d’échec, l’autre à un ancien professeur alcoolique.

Antoine Marcas est au mieux de sa forme. Il a été invité par un ami, franc-maçon, en République Tchèque. Suite à un coup de téléphone, il doit rentrer sur Paris.

Avis Le septième templier d’Eric Giacometti et Jacques Ravenne

Tout commence par le meurtre d’un homme d’église qui appelle Antoine Marcas alors que celui-ci est invité par un de ses amis franc-maçons. Antoine revient très vite à Paris. De suite, il se trouve embarqué dans une histoire qu’il comprend peu car une femme et deux hommes l’enlèvent. A un moment, il retrouve le frère obèse qui souhaite tout connaître de cette histoire car le mort, franc-maçon également, était un ami personnel du frère obèse.

Dans cet opus, Le septième templier, j’ai l’impression qu’Antoine Marcas est beaucoup moins présent, moins présent pour mener une enquête. Les auteurs, qui ont basé leurs histoires de leur enquêteur préféré avec une partie historique et une partie actuelle, nous emmènent dans l’histoire des Templiers et ce fameux trésor qu’ils détiendraient et que tout le monde souhaiterait récupérer. Un roi, deux papes et toute une traque contre ces gens jugés hérétiques, qui vont subir le pire, qui vont tenter de s’exiler pour conserver une fortune qui aide bien les Rois de France. En ce temps là, le royaume n’a plus de finances, le roi est malade. La vengeance sera longue mais terrible contre ce roi et ce pape. De nos jours aussi, ce petit état qu’est le Vatican cherche encore et toujours à avoir encore plus d’argent, à percer des secrets, à régner sur le monde avec leurs nombreux fidèles. Et tout est bon pour y parvenir, comme embaucher des tueurs, imaginer des scénarii rocambolesques. Les chevaliers du Temple ont été trahis, assassinés. Ceux qui s’en disent héritiers ne suivent pas souvent les traces de leurs aînés.

Outre cette partie historique, la vie de nos jours avec des éléments de l’actualité, les auteurs nous font voyager dans de nombreux pays et nous dévoilent des pans architecturaux de nombreux monuments. Tout est détaillé pour nous permettre de nous plonger dans ces villes, ces rues, qui cachent des trésors. La technologie est également bien là avec ces implants insérés et enlevés dans le crâne de certaines personnes.

Je pense que ma critique est assez décousue et qu’elle ne donne pas trop envie de se plonger dans Le septième templier. Pour moi, le rythme n’était pas assez enlevé. J’ai eu du mal également avec ces nombreux personnages sur la partie historique. De plus, j’ai lu cette aventure de Marcas peu de temps après le premier tome de la nouvelle série des auteurs, Le Triomphe des ténèbres. J’avais été déstabilisée, au départ, par cette lecture. L’inverse est vrai. Quoi qu’il en soit, il faut que je finisse toutes les aventures qui me restent, 3 ou 4, il me semble car je n’abandonnerai pas Antoine comme ça.

Le septième templier d’Eric Giacometti et Jacques Ravenne

Date de sortie : 14 juin 2012

Editeur : Pocket

Nombre de pages : 590

ISBN : 978-2-266-22902-9

Le triomphe des ténèbres de Giacometti et Ravenne

Le triomphe des ténèbres Giacometti et Ravenne

Le triomphe des ténèbres Giacometti et Ravenne

Résumé Le triomphe de ténèbres de Giacometti et Ravenne

En 1938, Neuman est prêt à partir rejoindre sa femme en Angleterre. Il attend un visiteur. Mais ce sont les Allemands qui arrivent. Allemands qui cherchent un livre du Moyen-Age.

Quelques mois plus tard, au Tibet, Weistort est à la recherche de la Swastika.

Avis Le triomphe de ténèbres de Giacometti et Ravenne

Quant Eric Giacometti et Jacques Ravenne te bousculent, cela donne le premier tome de la trilogie, Le cycle du Soleil Noir, soit Le Triomphe des Ténèbres. Bousculée, je l’ai été. J’ai eu du mal à me plonger dans ce roman. Pourquoi ? Parce que j’ai été habituée aux enquêtes d’Antoine Marcas, le personnage récurrent, dont il me reste quelques enquêtes à lire. Bousculée parce que j’ai eu l’habitude que les deux auteurs mêlent passé et présent. Mais dans Le Triomphe des Ténèbres, ce n’est qu’un passé proche. La guerre menée par les Allemands, les SS. Je croyais ne rien avoir à apprendre à ce sujet, suite à deux documents lus il y a peu. Mais là, les auteurs se sont appuyés sur des documents trouvés et qui démontrent que certains dirigeants Allemands étaient obnubilés par l’ésotérisme, le pouvoir que cela pouvait leur amener au niveau mondial. Donc, après avoir été bousculée, avoir mis du temps à me plonger dans ce roman, j’ai été, encore une fois, scotchée par l’histoire avec un petit h et un grand H, racontée par les auteurs. Entre vérités et imagination, le lecteur ne sait pas trop où il se trouve. Cela va être dur d’attendre un peu plus de six mois pour lire le second opus.

Entre roman et document, surtout pour le début, tout se passe pendant la Seconde Guerre Mondiale. L’Allemagne est déjà bien installée en Europe. Elle a commencé ses exterminations. Les débuts du nazisme sont relatés tout comme sur quoi se sont appuyés les dirigeants nazis et notamment Hitler. Cela fait froid dans le dos. Mais rien ne peut nous étonner de ces personnes là qui vont détourner, à leur profit, ce qui est, au départ, censé faire le bien. Eric Giacometti et Jacques Ravenne ont posé les fondations de leur trilogie. Entre ésotérisme, magie, astrologie, certains dirigeants nazis vont piller des trésors et des trésors, que ce soit des livres, des tableaux, … et tout cela pour devenir les maîtres du monde. Bien entendu, nous avons les relations internationales entre l’Allemagne et d’autres pays, notamment l’Espagne et l’Angleterre. La fuite de nombreux Espagnols face à Franco. Ils n’ont pas trouvé mieux en France mais ont rejoint le maquis. Le personnage de Churchill est fidèle à lui-même. Pragmatique, dans ce roman, il devra tout de même réviser un tant soit peu ses croyances face aux éléments qui lui seront présentés.

Ce roman est riche d’une belle palette de personnages. Outre les noms récurrents de l’histoire du nazisme que tout un chacun connait, avec leurs caractères bien trempés, leurs luttes intestines pour être bien vus d’Hitler, dans ce roman, nous avons quatre personnages principaux. En effet, Laure Destillac arrive assez loin dans le roman. Ce qui est normal puisque le château de Montségur appartient à ses ancêtres et qu’il est le théâtre de recherches de la part des nazis. Weistort, le nazi à la tête d’un département allemand, débute ce roman. Profondément inhumain, il a des idées bien ancrées, il n’hésite pas à recourir à cette violence qui fait froid dans le dos pour retrouver ces fameuses Swastika, au nombre de quatre, qui vont asseoir le pouvoir nazi. Enfin, c’est ce qu’ils pensent tous. Ensuite, il y a Tristan, un Français, que l’on découvre en Espagne. Lui ne saura jamais s’il va être tué ou sauvé par les Espagnols, les nazis. Fort, certes, on apprendra bien évidemment son rôle dans cette fameuse quête. Mais Tristan est un homme, un homme qui a besoin d’une femme, qui peut tomber amoureux. Ce sera Laure ou peut-être Erika, cette archéologue allemande. Cette dernière semble ne pas accepter tout ce qui se passe dans son pays. Elle a déjà connu la violence avec son père. Elle a appris à ne pas montrer ses émotions. Femme instruite dans un pays où la femme est cantonnée à un rôle de mère, de femme au foyer, elle doit tout de même faire face à ces hommes au pouvoir immense.

Bien entendu, tous les fans de Marcas ont attendu de savoir si leurs deux auteurs favoris vont oublier ou pas Marcas. A vous de lire ce roman. Pour ma part, ils m’ont pris par surprise, je dois bien le dire.

J’ai un petit regret en ce qui concerne ce roman. Et ce regret arrive de plus en plus souvent. Fautes d’impression ou de relectures, j’ai trouvé trois ou quatre coquilles situées vers la fin du roman, comme s’il fallait se dépêcher à clôturer un roman. Cela me donne un sentiment de travail bâclé. Je suis désolée de l’écrire mais cela arrive pratiquement à chaque fois maintenant dans les romans que je peux lire. Bref, malgré cela, j’ai aussi envie d’écrire merci à Jacques Ravenne et Eric Giacometti pour nous avoir fait partager un moment intime, le mariage de Jacques Ravenne. C’était vraiment sympa de voir de si belles photos et autant de bonheur. Sur ce, il me tarde de lire la suite car là je ne suis pas en retard et je me plonge dès que possible dans une aventure d’Antoine car, là, franchement, j’ai du retard à combler.

Le triomphe des ténèbres de Giacometti et Ravenne

Date de sortie : 4 avril 2018

Nb pages : 476 pages

Editeur : JC Lattes

ISBN : 978-2-7096-5608-5

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Apocalypse de Giacometti et Ravenne

Apocalypse de Giacometti et Ravenne

Apocalypse de Giacometti et Ravenne

Avis sur Apocalypse de Giacometti et Ravenne

Depuis que j’ai commencé à lire les aventures du célèbre Antoine Marcas, c’est la première fois que je ne suis pas transportée par le roman et les aventures du commissaire. Il fallait bien un début à tout. Je l’ai trouvé moins entraînant que les précédents. J’aime bien quand la partie historique de l’histoire est suivie, qu’elle soit un roman dans le roman. Ici, nous traversons plusieurs périodes toutes en lien avec Judas et Marie Madeleine et un secret détenu par les Rois de France jusqu’à la mort de Louis XVI qui le transmet. J’ai dû aussi être influencée par des lectures précédentes sur l’abbé Saumière et Rennes le Château, même si je sais que toutes ne sont pas forcément la vérité. De plus, ici, le lecteur sait que c’est romancé. Cette critique ne met nullement en cause la qualité de la plume d’Eric Giacometti et Jacques Ravenne. L’histoire n’est pas assez mouvementée à mon goût.

Pour la partie historique, elle commence à Jérusalem avec Ponce Pilate à Jérusalem. Nous avons ensuite Jésus qui meurt sur la croix et qui charge Marie Madeleine d’une mission. Ensuite, ce sera Rouen et Jeanne d’Arc, la mort de Louis XVI et ce secret autour de Rennes Le Château et son prêtre. Nous passons également à Napoléon.

L’oeuvre de Poussin, les Bergers d’Arcadie est au centre de toutes les préoccupations. Les 17 janvier sont une date importante. Il revêt le sceau de l’Apocalypse.

Giacometti et Ravenne se chargent de nous raconter les dangers de ceux qui se prennent pour le Messie. Certains ne feraient pas de mal à une mouche mais d’autres, quelles que soient les religions, se sentent chargés d’une mission, bien souvent sanglante. D’ailleurs, pour cela, nous voyageons, de l’Inde, au Soudan, en passant par New York et Jérusalem et d’autres villes. En ligne de mire, ce genre de sectes qui veut régner sur le monde. Ici, elle se nomme les Judas Brothers dont le but est de retrouver ce fameux dessin, quitte à tuer.

Passons à Antoine Marcas qui a été nommé commissaire. Il est toujours aussi impatient et abuse de son autorité quand ça lui chante même s’il s’en mord les doigts. Cela a été difficile pour lui de se relever suite à la mort d’Aurélia. Mais ses frères et son fils l’ont aidé. Les relations avec ce dernier sont au beau fixe. Le lecteur sent tout l’amour qui existe entre deux. Mais Marcas sent qu’il vieillit et se sent moins séduisant. Un comble pour lui. L’aventure, d’ailleurs, le mettra en présence d’une ancienne compagne. Le but d’Antoine est de rendre ce fameux dessin de Poussin à une vieille dame qui a été spoliée par les Allemands. Mais cela ne se passe pas comme prévu. Il sera entraîné de nombreuses aventures et péripéties. Par rapport aux autres romans, sa vie est moins mise en danger. Les symboles sont très importants. Ici, faire attention à ce corbeau qui semble suivre Antoine partout.

Joli clin d’oeil à la Ligue Imaginaire et à son gang de Bagnolet Chattam-Thilliez.

Allez, je ne vais pas m’arrêter en si bon chemin. Même si mon temps de lecture sera moins long, je vais m’acheter l’opus suivant puisque le dernier m’attend bien sagement.

Résumé Apocalypse de Giacometti et Ravenne

A Bombay, en Inde, une rave party est organisée. Sept personnes ont été invitées. Elles sont toutes nées un 17 janvier et sont sous haute surveillance. Une jeune fille est reconnue et retenue prisonnière.

A Paris, un Canadien et un autre homme se sont donnés rendez-vous. Mais le Canadien, lors de son passage aux toilettes, est arrêté et remplacé par un autre homme pour cet échange.

Apocalypse de Giacometti et Ravenne

date de sortie : 10 juin 2010

Editeur : Pocket

Isbn : 978-2-266-23152-7

Nombre de pages : 469

La croix des Assassins d’Eric Giacometti et Jacques Ravenne

La croix des Assassins de Giacometti et Ravenne

La croix des Assassins de Giacometti et Ravenne

Mon avis sur La croix des Assassins d’Eric Giacometti et Jacques Ravenne

Ma mission est la suivante et je l’accepte bien volontiers. Finir toute la série des Antoine Marcas, j’avance, j’avance et me plonger dans la dernière qui m’attend bien sagement chez moi, L’Empire du Graal. Mais ce n’est pas tout, chroniquons sur La croix des Assassins. Depuis le début où j’ai découvert les aventures d’Antoine, je ne me lasse pas. Je lis toujours avec plaisir les romans de ces deux auteurs qui mêlent des parties historiques, forcément bien documentées et l’enquête d’Antoine. C’est la première fois que je vois autant le lien entre les deux parties qui sont vraiment liées à la lecture des chapitres qui se suivent.

Les auteurs ne laissent pas le lecteur s’endormir sur ses lauriers même si le rythme de ce roman n’est pas forcément enlevé. Une petite phrase, un mot et hop, le tour est joué. Le lecteur avance pour connaître la suite forcément. Que d’aventures encore pour Antoine dans ce roman ! Et il n’ira pas aux Etats-Unis mais au Brésil pour les besoins de ses enquêtes, celle commandée par la Franc-Maçonnerie et celle commandée par le Ministère de l’Intérieur. Les deux lient le même homme, la même organisation. Si dans la partie actuelle, nous voyageons, dans la partie historique également avec l’Histoire des Templiers, des Assassins. Les auteurs ont un sens du détail historique, descriptif très impressionnant. J’affectionne de plus en plus ce type d’ouvrages. De plus, j’apprécie également les différentes notes en fin de roman. Malheureusement, je n’ai pas le temps de trop m’y pencher en ce moment, puisqu’elles renvoient à des sites, mais elles sont notées dans un coin de ma tête pour plus tard. De plus, comme je garde le roman, cela me sera facile d’y revenir. Si je ne me trompe pas, nous avons quelques allusions à la Société Générale et son trader.

Dans La Croix des Assassins, nous en apprenons peu sur l’univers de la Franc-Maçonnerie, sauf sur la loge P2. A moins que mes différentes lectures à ce sujet ont fait de moi une personne qui en sait plus maintenant. C’est peut-être possible. En tous les cas, Antoine possède une sacrée santé. Malgré tout ce qui peut lui arriver, il n’en ressort pas forcément indemne, mais il est toujours prêt à aller de l’avant, dans une quête pour la vérité. Il reste égal à lui-même. Il ne s’embarrasse pas de faux semblants même s’il doit jouer le jeu pour prêcher le vrai. Bien entendu, une femme sera toujours là, une femme qu’il tentera de protéger, avec laquelle il nouera une relation, certes éphémère. Antoine est un véritable séducteur. D’ailleurs, il change de physionomie ici. Pour séduire ? Pour tenter de se sentir moins vieux ? En filigrane, toujours son ado de fils. Il semble qu’il ne doit pas rester un vieux crouton pour avoir des relations père-fils ou encore pour tenter de comprendre ce jeune garçon.

Je ne vais rien vous dévoiler des histoires, des intrigues, il y aurait tellement à raconter. Un thriller bien mené avec son lot de violence, de morts brutales, de gens qui essaient de prendre le pouvoir par tous les moyens?

Résumé de La Croix des Assassins de Giacometti et Jacques Ravenne

Les Templiers doivent faire face aux attaques des Infidèles qui tentent de prendre le bastion. Les attaques sont sanglantes. Le Grand Maître est pratiquement mort. Deux de ses fidèles décident de lui offrir la sépulture à laquelle il a droit. Mais les batailles font rage, tout comme les guerres intestines à l’intérieur des Templiers.

De son côté, à Paris, Antoine Marcas s’est remis de son aventure américaine. Lors d’une réunion à la F-M, il est chargé d’enquêter sur un des membres qui aurait ouvert une loge parallèle.

La croix des Assassins d’Eric Giacometti et Jacques Ravenne

date de sortie : 11 juin 2009

Editeur : Pocket

Isbn : 9782266185448

Nombre de pages : 624

Le frère de sang d’Eric Giacometti et Jacques Ravenne

Le frère de sang d’Eric Giacometti et Jacques Ravenne – Source Pocket

Un pendu à la Tour Eiffel. Quelques jours auparavant, deux neutres au siège de la Franc-Maçonnerie. Antoine Marcas, en congé, tente de rattraper le tueur qui se volatilise. Antoine manque de mourir.

En mars 1355, Nicolas Flamel assiste avec son voisin à un supplice. Flamel est mandaté par le Tourmenteur de retranscrire les propos de la compagne du supplicié.

Retrouver ce cher Antoine Marcas, qu’est-ce que ça fait du bien. Pour le moment, je ne me lasse pas. Héros récurrent, il me reste pas mal de romans à lire avant la sortie d’une nouvelle enquête au mois de mai, que j’achèterai et conserverai très précieusement jusqu’à ce que je vienne à bout de tout ce qui me reste à lire, petit à petit. Cette édition est enrichie d’une fin alternative. En définitive, je ne sais pas laquelle je préfère. Mais cette seconde fin donne un éclairage nouveau à la fin de l’histoire, car à un moment, un élément m’avait gêné mais j’ai eu les explications dans cette alternative.

Nicolas Flamel, la Tour Eiffel, la Statue de la Liberté, l’Or, le Sang, divers sujets qui font de ce roman un livre que l’on ne lâche absolument pas. J’aime de plus en plus ces romans où parties historiques, romancées, et parties actuelles sont traitées et recoupées. Ce type de roman se base tout de même sur des recherches et des faits réels. Des explications des auteurs sont données à la fin, comme à chaque fois.

Le roman commence par une Tour Eiffel sous le brouillard. On retrouvera donc cet élément à la fin car entre temps, Antoine Marcas devra élucider une enquête, les assassinats au sein de la Franc-Maçonnerie. Une enquête qui l’emmènera aux Etats-Unis, qui lui fera affronter le tueur, le Frère de Sang, mais aussi retour à Paris. Antoine a le temps car il est en congé sabbatique. Nous découvrons une autre facette de son caractère. Malgré son air dur, il a des sentiments, c’est un homme profondément humain. Sentiments pour son fils, qui est devenu un adolescent, mais aussi pour cette personne qui tue car elle a vécu un drame. Mais il devra se faire violence lorsqu’il découvre la réalité. D’ailleurs, le lecteur a eu affaire à deux rebondissements auxquels, personnellement, je ne m’attendais pas. Antoine est également un des seuls à avoir fait des études de profilage. Nous découvrons également qu’il est un fan de James Bond mais pas de Daniel Craig. Outre cet élément humoristique distillé par les auteurs, nous avons également les Japonais et leurs ponchos.

Dans Le Frère de Sang, le lecteur voyage. Paris, toujours bien décrite, le Koweit, la Suisse et New York. Il voyage également historiquement avec le détail des interrogatoires, des supplices sur le bûcher, l’Inquisition, le péché de chair, la haine contre les Juifs accusés de tous les maux. Le lecteur voyage également économiquement avec ce cours de l’or, ce marché qui explose. L’Or est synonyme de sang car tout le monde le veut, l’obtenir pour tout contrôler.

Quand on lit Eric Giacometti et Jacques Ravenne, il faut aimer donc ce personnage récurrent, les parties historiques documentées et la Franc-Maçonnerie, trois ingrédients synonymes de plaisir pour le lecteur.

Je finirai par deux mots, très importants, LIBERTE et CONNAISSANCE.

Le frère de sang d’Eric Giacometti et Jacques Ravenne

DATE DE SORTIE : 12 juin 2008

EDITEUR : pocket

ISBN : 978-2-266-17628-6

NB DE PAGES : 551

Conjuration Casanova d’Eric Giacometti et Jacques Ravenne

Conjuration Casanova de Giacomette & Ravenne – Source Pocket

En Sicile, Anaïs qui croit avoir trouvé l’amour assiste au dernier grand repas de son séjour au sein de l’Abbaye. Elle voit tous les invités se sentir mal et elle éprouve également des vertiges. Elle se réveille alors qu’elle est entourée par les flammes d’un bûcher et voit mourir son amant brûlé sous ses yeux.

A Paris, le Ministre de la Culture est en proie à de nombreux malaises difficiles à supporter. Il se rend que sa maîtresse est décédée. Il pense l’avoir tuée.

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