La relique du chaos Saga du Soleil noir de Giacometti et Ravenne

La relique du chaos de Giacometti et Ravenne - Editions JC Lattès

La relique du chaos de Giacometti et Ravenne – Editions JC Lattès

La relique du chaos Saga du Soleil noir de Giacometti et Ravenne, présentation

1918, la Russie a vécu sa Révolution. L’ancien star Nikolaï est toujours en vie avec sa famille. Mais pas pour longtemps car il doit être tué. Evguerni assiste aux exécutions. Même s’il en veut énormément au tsar, il trouve que cette exécution est violente. Avant de mourir, Nikolaï essaie de confier un secret à Evguerni.

En 1942, en Allemagne, Tristan Marcas est mandaté par Himmler. Il doit revoir Erika mais il a peur qu’elle se souvienne de ce qui s’est réellement passé à Venise.

Avis La relique du chaos Saga du Soleil noir de Giacometti et Ravenne

Eric Giacometti et Jacques Ravenne ont-ils provoqué une scène de ménage chez les M-M à l’occasion de la sortie de leur opus ? Presque. L’homme venait de finir le deuxième tome et voulait commencer le troisième et dernier en suivant. Seulement, il était prévu dans ma PAL puisqu’il me manquait 100 pages du dernier Joël Dicker. Sachant que j’emporte mon livre au travail pour lire entre midi et deux, que je lis le soir, que je me prépare le bouquin pour le lendemain, qu’en 4-5 jours, il est plié et qu’il me faudrait attendre plusieurs semaines avant qu’il le finisse, j’ai décidé que je ne pouvais pas patienter. En attendant, il peut lire le dernier Stephen King ou encore un Sire Cédric, non ?

Tristan a les faveurs de Himmler mais depuis Venise il n’a pas repris contact avec Londres. Il doit faire très attention. En rencontrant Erika, il ne sait pas si elle a recouvré la mémoire de l’évènement. Cette dernière prêche le faux pour savoir le vrai. Sa quête est toujours la même. Retrouver les reliques et donc la dernière. Doit-il la rendre à la Grande-Bretagne, dans un Londres bombardé, ou à l’Allemagne puisqu’il est agent double ? C’est au péril de sa vie car il sait que, dans un cas comme dans l’autre, sa vie ne tient qu’à un fil. Son enquête traverse les pays. Il retrouve la France occupée, la France aux prises à la police au service de la Gestapo.

A Londres, tout est fait pour donner de mauvaises informations aux collaborateurs allemands. Les cadavres avec la fameuse croix tatouée sur le front se multiplient. Les auteurs nous expliquent les liens entre Malorley et le père de Tristan Marcas. Afin de laisser une preuve, Malorley, menacé, fait lire des échanges de lettres à Laure, une de ses agents. Et on apprend une histoire d’amitié, une histoire de frères.

Eric Giacometti et Jacques Ravenne rendraient assez sympathiques certains personnages historiques, si le lecteur ne connaissait pas leurs hauts faits. Cela a été mon cas avec Staline. Mais cela n’engage que mon avis. Cela est également peut-être dû au fait que ce dictateur, dans ce livre, est couplé à Evguerni.

Les auteurs nous offrent, comme toujours, un roman richement documenté au point de vue historique avec une part de réel et une part de faux. Quand le lecteur ne connaît pas tout de l’Histoire de la Seconde Guerre Mondiale, au niveau des pays, il peut se demander quelles en sont ses parts. En tous les cas, il apprend beaucoup.  Entre croyances raciales, extrêmes germaniques, cela peut être dur à lire mais à force, l’empire d’Hitler ne surprend plus mais horrifie quand même. Les plumes sont vives et ne souffrent d’aucun temps mort avec des évènements qui s’enchaînent. J’ai bien aimé également les échanges, ici encore, entre George VI et Winston Churchill.

Le dernier roman de cette trilogie est vraiment abouti. Il donne une très belle part à Tristan, ancêtre d’Antoine ? Je ne vais pas spoiler mais dans ce jeune homme, je retrouve des traits d’Antoine avec cette propension à lever des mystères, à enquêter même si les situations sont difficiles. Quel réel plaisir de lecture. Un roman vraiment addictif. Les pages ne se tournaient pas assez vite. Cela m’a permis de prolonger mes instants de lecture, quand même.

L’Allemagne, encore et toujours. D’ailleurs, je me demande comment Hitler a pu conquérir autant de pays, y faire régner la terreur, alors que trois de ses principaux lieutenants ne s’entendaient pas et manoeuvraient en coulisses les uns contre les autres. Je suis, en tous les cas, autant abasourdie par tout ce que je peux lire sur ce que l’Allemagne d’Hitler a pu faire, a tenté de faire contre les Juifs et ceux qui n’étaient pas considérés comme aryens. Cela a toujours été une période de l’Histoire qui m’a toujours intéressée. Et il n’est jamais trop tard pour en apprendre encore plus.

Le final est mené tambour battant les 100 dernières pages avec de nombreuses révélations, notamment en ce qui concerne Erika, peu présente dans ce roman, suite à la quête solitaire de Tristan. Jusqu’à la fin, le lecteur ne sait pas ce qui va arriver à ce dernier.

Dans le chapitre des bonnes nouvelles lues sur le groupe consacré à Antoine Marcas et aux auteurs Eric Giacometti et Jacques Ravenne. La saga continue avec un quatrième tome qui fera partie d’une nouvelle trilogie. Et il y aura une nouvelle aventure d’Antoine Marcas, même si j’ai un spoil sur le dernier que je dois lire. Et tout cela en 2021 à quelques semaines d’intervalle.

La relique du chaos Saga du Soleil noir de Giacometti et Ravenne

date de sortie : 3 juin 2020

Editeur : JC Lattès

Isbn : 9782709663366

Nombre de pages : 450

La nuit du mal d’Eric Giacometti & Jacques Ravenne

La nuit du mal de Giacometti & Ravenne - Editions JC Lattes

La nuit du mal de Giacometti & Ravenne – Editions JC Lattes

Résumé La nuit du mal d’Eric Giacometti & Jacques Ravenne

Octobre 1941, en Crète, des fouilles sont entreprises. Mais il y a des morts parmi les Allemands, car Fylaques, les gardiens, tuent.

Au même moment, en Angleterre, un bateau doit partir pour les Etats-Unis. A son bord, un passager qui n’est pas au goût du capitaine. Mais Malorley explique tout à Killdare.

Avis La nuit du mal d’Eric Giacometti & Jacques Ravenne

Deuxième cycle, deuxième tome du duo Giacometti-Ravenne, bien connu pour ses enquêtes d’Antoine Marcas. La nuit du mal met en scène les personnages du précédent opus, mais avec plus de densité à mon avis. Personnellement, j’ai beaucoup plus apprécié ce deuxième roman avec toutes ses dimensions historiques, bien entendu romancées.

Crète, Angleterre, Autriche, Allemagne et Venise sont les destinations de ces personnages. On retrouve Laure, Erika et aussi Tristan. Ils sont entourés de personnages hauts en couleur, comme Crowley. Mais entourés également de personnages qui font froid dans le dos et que tout le monde connaît car ce sont eux qui ont tué des millions de gens. Le lecteur évolue dans le monde des agents des services secrets, des agents doubles qui tentent, par tous les moyens, d’inverser le cours des évènements de cette seconde Guerre Mondiale. L’action se situe en 1941. L’Europe est en guerre. L’Allemagne étend de plus en plus ses territoires vers le Nord et l’Est mais aussi vers le Sud avec l’Italie à qui elle prête main forte. Même si ce roman est sorti bien avant Sous un ciel écarlate, lu il y a peu, il démontre que les Italiens ont, eux aussi, résisté contre le fascisme, le nazisme. Heureusement qu’ils étaient là et bien souvent au péril de leur vie.

Le but est de trouver les swastika. Elles sont quatre. Elles peuvent changer le cours de la guerre. Pour le moment, une est aux mains des américains, une autre aux mains des Allemands. Tristan, agent double, fait tout pour trouver les autres. Il essaie de donner les renseignements aux forces alliées et d’induire en erreur les Allemands, notamment Erika, archéologue. Amoureux d’elle ? A vous de juger. En tous les cas, son personnage est bien pensé. Et pour les fans d’Antoine Marcas, le lecteur trouvera des traits de caractère d’Antoine dans Tristan. Quant à Erika, elle s’interroge beaucoup sur Tristan. Il lui avouera la vérité, mais quelle option choisira-t-elle même si elle est amoureuse. Laure, elle, veut absolument venger la mort de son père, tué par les Allemands. Elle a accepté d’être formée pour être agent secret. Elle sait qu’elle joue sa vie, mais elle est animée par une profonde humanité envers ceux qui souffrent.

Les auteurs, Eric Giacometti et Jacques Ravenne, offrent, une nouvelle fois, un roman magistral. J’ai trouvé qu’il était beaucoup plus riche en dialogues, beaucoup plus rythmé, toujours autant documenté. Certaines fois, on n’arrive pas à démêler la part de vrai et de faux. Heureusement qu’ils nous donnent quelques explications en fin de livres. Entre ésotérisme, magie noire, des histoires de malédiction, d’occultisme, de sorcellerie, la seconde Guerre Mondiale n’est pas encore finie pour nos héros. Références cinématographiques avec Fleming et le fameux 007 qui ne sont pas encore créés, ou encore la Mostra de Venise qui a déjà vu passer quelques célèbres acteurs. Comment travaillent-ils tous les deux pour ne jamais se tromper, pour que cette histoire ne subisse aucune césure, que les faits rapportés s’unissent parfaitement entre eux ? Je lirai avec énormément de plaisir le troisième tome, avant de retrouver leur personnage fétiche. Je ne m’attendais pas à trouver Crowley, comme personnage, aussi sympathique. On peut connaître l’homme si l’on s’intéresse un tant soit peu à l’occultisme. Le personnage n’est pas du tout sympathique, en général. Mais ici, il est vraiment très intéressant. Il semble incontrôlable mais il aura quand même fort à faire.

Je dis bravo pour cette construction, pour cette étude bien approfondie des évènements, cette imagination et cette belle palette de personnages.

La nuit du mal d’Eric Giacometti & Jacques Ravenne

Date de sortie : 15 mai 2019

Editeur : JC Lattes

Nombre de pages : 427

ISBN : 978-2-7096-5609-2