Juste avant de mourir de S.K. Tremayne

Juste avant de mourir de S.K. Tremayne

Juste avant de mourir de S.K. Tremayne – Editions Presses de la Cité

Résumé Juste avant de mourir de S.K. Tremayne

Elle aurait dû mourir dans un grave accident de voiture. Mais elle a réussi à s’en sortir, à ne pas se laisser engloutir par les eaux, en rejoignant la rive.

Depuis, elle n’a pas retrouvé la mémoire mais elle a retrouvé sa famille, en particulier sa fille Lyla et son mari Adam. Mais ce dernier est très en colère, brutal et elle sent qu’Adam lui en veut. Pourquoi ?

Avis Juste avant de mourir de S.K. Tremayne

Kath semble avoir tout pour être heureuse. Un mari aimant, une petite fille adorable, un lieu de vie, certes très reculé, mais où elle se sent bien. Mais Kath a eu un accident de voiture et la mémoire lui fait encore défaut. Pour le moment, son mari Adam semble très en colère contre elle, il est plus ou moins violent dans ses paroles. Pourquoi ? Que cache Kath à Adam ? Pour retrouver sa vie, Kath va tenter, par tous les moyens, de retrouver cette mémoire. Mais un élément perturbateur va jeter le trouble sur ce qu’elle pensait. Si vous lisez la quatrième de couverture, vous saurez très vite ce que c’est. C’est pour cette raison que je ne les lis pratiquement jamais pour me laisser la surprise qui arrive, quand même assez tard.

Lyla est la fille de Kath et Adam. Cette petite fille n’est pas comme les autres. Selon sa mère, elle a le syndrome d’Asperger, mais elle n’a jamais été diagnostiquée car ses parents, et en particulier son père, ne veulent pas lui coller d’étiquettes. Avec ce syndrome, l’auteur nous décrit le comportement de cette petite fille solitaire, vive, intelligente, sensible, qui communique lorsqu’elle en a envie. Lyla se sent délaissée et surtout pas aimée. Elle a peur, en particulier, pour sa mère. Elle a peur que celle-ci ne revienne plus et elle pense qu’elle ne l’aime plus. Lyla est très attachée à ses parents mais, à un moment, sentant sa mère en danger, elle la choisira, pour tenter de la protéger. Je ne suis pas trop au fait de l’autisme, du syndrome d’Asperger qui peut se présenter sous différentes formes, mais le personnage de Lyla est vraiment très détaillé. Le lecteur, surtout parent, ressent de l’amour pour cet enfant qui subit les quolibets de ses camarades d’école, qui a une mémoire phénoménale.

Kath croit que son accident est dû à une plaque de verglas. Comme ses souvenirs sont encore diffus, elle apprendra la vérité. Mais le pourquoi du comment, ce sera à elle de le chercher. Pourquoi a-t-elle voulu abandonner sa fille ? C’est cela qui lui fait le plus peur. Sa fille, son amour. Elle va interroger celui qui a assisté, plus ou moins, à l’accident. Elle va mettre à jour certains éléments qui vont lui faire entrevoir la vérité. Elle utilisera les odeurs pour se rappeler. Au fil de son enquête, elle ira dans des endroits où le drame a eu lieu. Tout cela, aidée, plus ou moins, par les avertissements de sa fille. Adam est le coupable idéal. Mais est-ce vraiment lui, comme le suggère Lyla ? Il faut dire que cet homme et les hommes de sa famille se ressemblent énormément. Un huit-clos familial, pourrait-on dire, car le frère de Kath ne semble pas exempt de tout reproche. Juste avant de mourir relate des évènements familiaux qui peuvent arriver à tout le monde, entre mensonges et trahisons, suspicions et manques de confiance en l’autre. En filigrane, la mère de Kath, décédée, qui joue un rôle très important. Adorée par son fils et sa fille qui savaient comment elle était toutefois, elle est toutefois bien présente même si elle est morte depuis de nombreuses années.

Juste avant de mourir, outre l’histoire, a pour cadre la lande. Et on le sait, le cadre joue énormément dans un roman. Lande plus hiver donnent des sensations oppressantes, même si la lande est un formidable terrain de jeu pour Lyla, un espace de travail pour Adam. Pour les étrangers, la lande peut être un coupe gorge. Et Kath, même si elle y vit depuis de nombreuses années, peut avoir toujours des surprises dans ce cadre. La lande est un espace où l’on peut se cacher, où les animaux, sauvages, peuvent vivre en sécurité et être des remparts pour les êtres humains. Mais, la violence peut y régner. Et elle est pratiquement humaine. Le temps peut changer très rapidement avec un brouillard très dense qui peut tomber en quelques minutes alors qu’à quelques kilomètres, le soleil brille. Dans un tel endroit, reculé, il faut vraiment avoir envie d’y vivre.

Juste avant de mourir n‘est pas un coup de coeur pour moi, malheureusement, malgré le style de l’auteur que je connais puisque je l’ai lu. Deux éléments m’ont chagriné et mis mal à l’aise. Il m’a semblé que Kath connaissait une partie de la vérité par rapport à sa mère. Mais comment aurait-elle pu l’apprendre ? Quelques pages plus loin, ce n’est plus le cas. Outre le cadre, j’ai toutefois bien aimé ces références aux légendes, aux histoires de sorcières. J’ai été moins happée par cette histoire que par le premier roman de l’auteur. Est-ce dû au fait de lire sur liseuse ?

Je remercie Netgalley et les Editions Presses de la Cité pour cette lecture.

Juste avant de mourir de S.K. Tremayne

Date de sortie : 21 mars 2019

Editeur : Presses de la Cité

Nombre de pages : 326

ISBN : 9782258150751

Le Doute de S.K. Tremayne

Le Doute de S.K. Tremayne – Sources Presses de la Cité

Après la perte d’une de leurs jumelles, il y a 14 mois, Sarah et Angus décident de quitter Londres pour une île qu’il vient d’hériter. Un nouveau départ pour la famille surtout que leur petite fille annonce à sa mère qu’elle ne se prénomme pas Kristie mais Lydia. De quoi mettre de nombreux doutes dans la tête de la jeune femme.

La couverture m’a attiré irrésistiblement et donne vraiment envie de lire son roman. L’histoire est à la hauteur de cette couverture.

Un bon thriller psychologique car on entre dans le destin d’une famille, un père, une mère, une fille qui a vécu la mort de la soeur jumelle il y a un an et demi. On dit que la mort d’un enfant ravage une famille. C’est bien vrai et l’auteur nous le démontre au fil des pages. Entre les secrets des uns et des autres et la révélation d’une petite fille de 7 ans, les parents veulent, avant tout, trouver le bien-être pour leur enfant. Mais comment faire quand on n’a pas toutes les données en main, quand on éprouve de la haine et que l’on voit sa fille sombrer au fil des jours tant et plus. Surtout que cette petite fille n’a pas la possibilité de les aider car je trouve qu’elle se sent rejetée, peu écoutée par ses deux parents. J’avais déjà anticipé une des révélations du roman.

Je n’ai pas éprouvé de la compassion pour le père et la mère, Angus et Sarah. Pourtant, quand il y a des drames d’un tel acabit, ma nature cherchera toujours à leur trouver des circonstances atténuantes. Mais là, cela n’a pas été le cas. En effet, Sarah n’a pas assez surveillé ses filles, surtout le jour du drame. En plus, elle laisse sa fille seule dans une voiture, seule dans une maison coupée du monde. Mais quelle mère censée réagirait de cette façon ? Alors, oui, il y a énormément de culpabilité et franchement je peux la comprendre. Alors, oui, elle tente par tous les moyens de connaître la vérité, d’aider sa fille, en s’éloignant de ce mari qui ne semble plus en être un avec tous les soupçons qui s’amoncellent. J’avais ce sentiment, bien avant les révélations de la fin du roman. Quant à Angus, c’est un homme en proie aux doutes également. Comme le dit si bien l’auteur en faisant parler son héros, la douleur des hommes perdant un enfant est peu mise en valeur. Car ils doivent censés être forts, ne pas montrer leurs émotions. L’alcool semble être le refuge idéal. Pour raconter son histoire, les chapitres oscillent selon le point de vue de Sarah et le point de vue d’Angus. Si au contraire de Sarah qui avance petit à petit dans les révélations, on apprend dès le départ qu’Angus n’aime plus sa femme et surtout qu’il la hait. Le lecteur en saura, au fur et à mesure. Mais le décor est déjà posé.

Le décor est également planté. Très isolé, peu de jour en hiver, une île où il est facile de se noyer pour rejoindre le contient. Mais Sarah trouve cela grandiose. La tache est ardue car ils doivent également retaper la maison. 

Dans Le Doute, l’auteur nous dévoile les jumeaux monozygotes. Quelle est leur vie ? Comment ils réagissent face aux autres, ensemble, à la mort de l’un d’eux ? Cela fait, bien sûr, psychologique, tout ça, mais cette petite fille a besoin de soins, elle ne pourra pas s’en sortir toute seule. D’ailleurs, l’auteur nous démontre bien ce qu’il a pu trouver à ce sujet cela nous donne certaines informations, sans toutefois aller dans le fond du sujet psychologique. 

La fin est assez surprenante. Mais en définitive à quoi pouvait s’attendre le lecteur ?

Qui est cet auteur qui publie sous le pseudo de Tremayne ? Car Le Doute s’applique énormément au thème du roman mais Le Doute me vient par rapport à cet auteur. Je m’interroge parmi ceux que je peux connaître. Un auteur britannique ? J’ai fait des recherches sur Internet. Et bien, je ne connaissais pas. Je vous laisse faire de même. En tous les cas, le roman est prenant, je ne l’ai pratiquement pas lâché. J’ai voulu tout connaître de cette histoire si bien narrée.

Je remercie les Editions Presses de la Cité pour leur confiance.

Le Doute de S.K. Tremayne

date de sortie : 3 septembre 2015

Editeur : Presses de la Cité

ISBN : 978-2-258-11046-5

Nb de pages : 380