Nous rêvions juste de liberté d’Henri Loevenbruck

Nous rêvions juste de liberté d'Henri Loevenbruck

Nous rêvions juste de liberté d’Henri Loevenbruck

Nous rêvions juste de liberté d’Henri Loevenbruck, présentation

Ils avaient juste 20 ans. Ils rêvaient de liberté. Il est au tribunal et ne peut pas tout raconter au juge car il n’a pas le temps.

Hugo Felida est né à Providence. Il intègre le lycée privé de la ville. Il se fait remarquer par son comportement. Il rencontre Freddy et les deux amis de Freddy. Il sera intégré par l’adolescent. Et ils seront ses meilleurs amis. Ils se comporteront comme de mauvais garçons.

Avis Nous rêvions juste de liberté d’Henri Loevenbruck

Le lecteur suit le narrateur, Hugo, soit Bohem. Dès le départ, on sait qu’il risque d’être condamné puisqu’il s’est adressé au juge. Mais pour quels faits, le dernier ou acte ou tous les actes durant ce roman ? Cela a été toute mon interrogation durant ce roman. Dans l’attente de la sentence, il raconte son histoire, sa très longue histoire. Hugo est un adolescent de Providence. Il est seul, son avenir s’annonce sombre dans cette ville où il n’y a plus d’emploi. Il vit dans une famille qui n’a pas d’argent. Sa mère a réussi à l’inscrire dans le seul lycée privé de la ville. Cette famille a subi un drame, la mort de la petite soeur d’Hugo, victime d’un chauffard. Dans ce lycée, Hugo va rencontrer Freddy qui deviendra son meilleur ami. Freddy représente tout pour lui, un début de cette liberté qu’il cherche. Avec Freddy et deux autres amis, Alex et Oscar, ils vont faire les 400 coups, être les petits caïds de cette ville de Providence. Avec chacun d’eux, Hugo aura une relation assez intense, différente selon la personnalité des uns et des autres. Mais Freddy restera son seul véritable ami avec lequel il partagera énormément pendant de nombreux mois. Et ce, jusqu’à l’incarcération dans un centre de détention pour jeunes. A leur sortie et suite à ce qu’il découvre, Hugo décide de partir avec ses amis, à moto. Mais Freddy ne suit pas et ce sera le premier drame.

Le lecteur suit donc les trois amis tout le long de leur périple, sur de nombreuses routes avec un but, trouver le frère d’Alex. Ils n’hésitent pas à s’arrêter, à passer du temps dans certains endroits, à faire des rencontres, pas toujours sympathiques, il faut bien le dire. Tous les trois savent jouer des poings, voire plus. Entre drogues, alcool, rixes, fuir la police, leurs journées tout comme leurs nuits peuvent être assez intenses. Mais Nous rêvions juste de liberté est également un roman sur l’amitié entre des êtres humains, ces clubs de motards qui font peur à tout le monde. Ils se connaissent tous, il y a souvent de la rivalité, mais aussi quand les uns et les autres sont acceptés, c’est à la vie, à la mort. Mais Hugo-Bohem ne peut pas se poser. Il faut qu’il soit pratiquement tout le temps sur sa moto, sur les routes, à arpenter de nombreux endroits. Cela peut être compris par ses autres amis, même si c’est un peu dur à accepter. Certains ont des objectifs, essayer de réussir, d’autres, comme Hugo, non. Juste cette liberté d’être, de faire. Pourtant ils sont vraiment très jeunes, ils n’ont pas 20 ans. Toujours dans ce roman, pour Bohem, son amitié avec Freddy qui semble anéantie, en ligne de fond, dans ses pensées. Ce garçon ne le quitte pas car c’est lui qui l’a, en premier, accepté, qui lui a permis d’entrevoir cette liberté tant chérie.

Des paysages à couper le souffle, parcourus à moto. Des personnages que j’ai adorés, franchement. Ils ont pratiquement tous souffert, que ce soit dans leur milieu familial avec ses drames ou tout simplement parce que, lorsque l’on appartient à un certain milieu, étranger ou ouvrier, les jeunes gens sont vite catalogués. Malgré cette violence pour se défendre, pour défendre les copains, Hugo est un jeune homme avec des principes. Ne pas voler les plus faibles, ne pas profiter des femmes et encore moins de violences envers eux et surtout être profondément loyal envers ses frères car il les aime. Est-ce que c’est réciproque ? L’argent change-t-elle un homme, tout comme la rivalité, ou encore le besoin de s’installer ? Peut-on réellement compter sur ses amis, sur ses frères sur un passé vécu ensemble ? La réponse d’Hugo-Bohm est vraiment dure à lire.

Pourquoi ai-je mis autant de temps à me plonger dans ce roman d’Henri Loevenbruck, pourtant acheté dès sa sortie poche, dans le coin de ma tête dès sa sortie en grand format ? Je ne m’attendais peut-être pas à un roman mais à un documentaire. Pourtant, entre, j’ai lu les deux derniers Henri Loevenbruck, dont J’irai tuer pour vous. Mais des fois, pour mon cas, il se révèle que des livres restent dans ma PAL et je les y laisse, retardant le moment de les lire. Est-ce dû à cette période de confinement où je suis plus à l’aise dans ma tête pour lire même si je suis en télétravail qui m’a incité à me plonger dans Nous rêvions juste de liberté ? Etait-ce le moment de le lire ? En tous les cas, je comprends pourquoi c’est vraiment un succès en librairie, au grand étonnement de l’auteur. Oui, je suis Henri Loevenbruck sur les réseaux sociaux. J’aime ses prises de position, son humour également décapant. J’aime beaucoup qu’il soit également proche de ses lecteurs. Si je le rencontre, un jour, j’aurai de nombreux livres à faire dédicacer mais aussi à acheter. En espérant que le confinement ne dure pas trop longtemps et que les séances de rencontre pourront, à nouveau, très vite se dérouler.

Nous rêvions juste de liberté d’Henri Loevebruck est un véritable coup de coeur, je ne l’ai pas lâché. Henri Loevenbruck, je pense l’avoir déjà écrit, est aussi à l’aise avec des écrits dont l’action se passe de nos jours et des écrits historiques. Il passe de l’un à l’autre avec une sacrée aisance. Je vous encourage tous à ne pas passer à côté de cette véritable pépite. J’ai été vraiment émue par la fin de ce roman à laquelle je ne m’attendais pas du tout.

Nous rêvions juste de liberté d’Henri Loevenbruck

Date de sortie : 29 mars 2017

Editeur : J’ai Lu

Nombre de pages : 493

ISBN : 978-2-290-11907-5

Le loup des Cordeliers d’Henri Loevenbruck

Le loup des cordeliers d'Henri Loevenbruck - XO Editions

Le loup des cordeliers d’Henri Loevenbruck – XO Editions

Présentation Le loup des Cordeliers d’Henri Loevenbruck

Une jeune femme est agressée en rentrant chez son employeur. Mais elle est sauvée par un loup et un personnage fantôme.

Gabriel arrive à Paris. Il a 23 ans. Il fait partie de la petite bourgeoisie d’Evreux. Il a déjà écrit un livre. Il veut devenir journaliste et se rend chez son oncle, le frère de sa mère.

Avis Le loup des Cordeliers d’Henri Loevenbruck

J’attendais avec grande impatience de me plonger dans le dernier Henri Loevenbruck. C’est chose faite mais j’ai eu du mal à entrer dans ce roman dû à une très grosse fatigue. Je n’arrivais à lire que quelques pages le soir. Mais dès le départ, j’ai été subjuguée, encore une fois, par le style de l’auteur dont l’écriture colle bien à l’époque de la Révolution. Un roman, dès le départ, qui explique très bien, ce qui se passe sur ces débuts de la fin du règne de Louis XVI, sans compter les notes de bas de pages qui donnent encore plus d’explications. Henri Loevenbruck a l’art de passer d’une époque actuelle, comme pour J’irai tuer pour vous, à de grandes fresques historiques, un régal comme L’Apothicaire, pour ne citer que ceux-là.

Qui sont ce loup et cette figure effrayante qui défendent les personnes dans le besoin, des personnes qui subissent des agressions ? Pourquoi exercent-ils une vengeance ? Lorsque j’ai découvert l’identité du Loup des Cordeliers, à la toute fin, cela a été comme une évidence, même si je n’avais aucune idée de son identité. Sauver, aider ceux qui sont dans le besoin, quoi de plus normal pour ce Loup des Cordeliers puisqu’il semble une quantité non négligeable et qu’on ne fait pas attention à lui, qu’il se fond dans le décor dans la vie de tous les jours.

Gabriel Joly a toujours voulu écrire. Il rêve de devenir journaliste. Il est en quête de vérité. Il arrive à Paris pour travailler dans le journal de son oncle et au grand dam de son père. Mais pour apprendre son métier, il est cantonné à la revue spectacle. Toutefois, au fil de ses rencontres, il va avoir affaire à des personnages importants, des personnes qui vont devenir ses amis. Et surtout il  a connaissance d’un horrible meurtre dont les principaux protagonistes sont un loup et une figure effrayante. Il n’aura de cesse que de découvrir la vérité. Car Gabriel oeuvre pour la vérité, pour que tout le monde sache. Il ne veut pas faire partie de ces journalistes à la solde d’un roi, d’un gouvernement… Il veut que les faits soient connus de tous. Mais il n’écrira que lorsqu’il sera sûr de lui. Il s’allie avec un policier pour cette enquête sur le loup mais aussi avec un pirate. Il a les yeux partout, il sait obtenir ce qu’il veut. Il est profondément érudit, il a beaucoup lu.

Même si Henri Loevenbruck donne une grande part à Gabriel, l’autre personnage principal est une femme et c’est Anne Josèphe Terwagne. Elle est une femme libre, libérée, qui semble avoir vécu pas mal d’aventures auparavant. Une femme qui semble avoir souffert et qui prend fait et cause pour la cause des femmes. Mais ici, juste aux prémices de la Révolution, elle sera de toutes les assemblées, elle suivra cette révolution de près. Et elle gêne beaucoup de monde. 

Au risque de blesser l’auteur, Henri Loevenbruck, je n’ai pas eu de réel coup de coeur pour ce roman, car je n’ai pas eu de réelle affinité avec les deux personnages principaux. Cela n’a pas été comme pour L’apothicaire ou encore J’irai tuer pour vous. Par contre, quel plaisir de lire toutes ces pages. J’ai visité Paris, en ce temps-là, j’ai assisté aux premiers temps de la Révolution, j’ai été au coeur du pouvoir et de ses intrigues. Car, Henri Loevenbruck sait raconter. Il a un talent indéniable pour se plonger dans cette époque et permettre à son lecteur de visualiser tout ce qui se passe. L’écriture respecte également le ton de l’époque. C’est ce que j’aime dans un roman, me faire mon film grâce aux écrits de l’auteur. Et si ce n’est pas un réel coup de coeur, Henri Loevenbruck nous fait partager de nombreuses situations humaines, politiques, sociétales. Situations que l’on peut, encore retrouver de nos jours. Car l’Histoire est un éternel recommencement, non ? Comme le journalisme, la cause des femmes et notamment des prostituées, les enfants victimes d’abus sexuels, notamment de l’Eglise, ces écarts entre les riches et les pauvres et ces derniers qui manifestent, se soulèvent. Un roman énormément riche en Histoire, en visites de Paris, à pratiquement tous les coins de rues.

Les personnages sont vivants, que ce soit par leurs actions, leurs paroles. Et qu’ils soient connus ou pas, j’avais l’impression de bien les connaître, de comprendre leurs états d’âme. Comme pour Louis XVI et Marie-Antoinette. Car les livres consacrés à la Révolution, comme les romans, ne les rendent pas aussi proches du lecteur.

Au fil des pages et à mesure que j’arrivais à la fin, je me disais cela ne va pas finir. Même si on arrive pratiquement au dénouement d’une histoire, l’auteur ne peut pas nous laisser comme ça. J’ai du flair car l’histoire est à suivre même si le lecteur connait l’identité du Loup des Cordeliers, identité, franchement que je n’ai pas vu venir. Je n’ai pas le flair, ni l’étude des détails de notre cher journaliste. Je devrais donc être obligée d’acheter et lire la suite. Et j’espère avoir l’occasion de rencontrer Henri Loevenbruck et de faire dédicacer un de ses romans en ma possession.

Le loup des Cordeliers d’Henri Loevenbruck

Date de sortie : 24 octobre 2019

Editeur : XO Editions

Nombre de pages : 554

ISBN : 978-2-84563-875-4

J’irai tuer pour vous d’Henri Loevenbruck

J'irai tuer pour vous d'Henri Loevenbruck - Editions Flammarion

J’irai tuer pour vous d’Henri Loevenbruck – Editions Flammarion

Résumé J’irai tuer pour vous d’Henri Loevenbruck

Juin 1985, Marc est en Argentine. Il doit protéger un client anglais avec un collègue. La situation est explosive.

Dans la prison, une femme et sa fille sont incarcérées. Marc décide de les libérer car il ne supporte pas l’injustice.

Avis J’irai tuer pour vous d’Henri Loevenbruck

Vous voulez savoir ce qui se passe au sommet de l’Etat lors de la période des attentats et des otages du Liban ? Vous voulez savoir comment travaillent la DST, la DGSE, les forces de police, la Justice à ce moment-là ? Vous voulez connaître la vie d’un homme de l’ombre qui va travailler pour quelques mois pour la DGSE sans être officiellement reconnu ? Et bien, J’irai tuer pour vous est fait pour vous. Henri Loevenbruck nous offre un roman magistral. Oui, roman, car l’auteur a bien travaillé ses personnages, que l’on connait plus ou moins, ses dialogues, les pays où se situe l’histoire. Ce n’est pas un roman car il s’inspire de faits et de la vie réelle de cet homme de l’ombre, Marc Masson.

Ce roman est profondément humain grâce à Marc et son officier de liaison, Olivier. Humain car oui Marc est un tueur. Ancien déserteur de l’armée, il peine à trouver sa voie. Il se rend en Amérique du Sud où il a des attaches familiales. Profondément érudit, Marc est épris de liberté. Il n’hésite pas à mettre à mal son corps pendant des centaines de kilomètres. Mais Marc est un homme profondément épris de justice. Ceux qui souffrent seront vengés. Car oui, il va tuer pour l’Etat français, mais pas que, il va tuer pour protéger les Français, à son petit niveau. Dans ce roman, vous lirez tout ce qui concerne sa formation, son travail caché et ses relations avec les uns et les autres, dont Olivier. Marc subira également le pire. Mais comme il ne fait pas partie de la DGSE, il devra s’en sortir tout seul. Marc a eu un héros, son grand-père. Et il en aura un autre, Olivier.

On va également se rendre compte de la partie jouée par la France dans les attentats, concernant les otages du Liban. En tous les cas, c’est un réel rappel de ce qui s’est passé, il y a 30 ans. Et cela permet de ne pas oublier la souffrance d’hommes, de femmes qui sont morts. D’ailleurs l’auteur nomme ces victimes. Détaillé par Loevenbruck qui conforte ma prise de décision en ce qui concerne de prochaines élections. Loevenbruck alterne ce qui se passe au niveau politique, diplomatie et également la vie de Marc, comment elle se déroule. Il y a également ses notes.

Je ressors réellement conquise de J’irai tuer pour vous. En lisant ce roman, je retrouvais certains éléments lus dans le document consacré au terrorisme en France. Et bien, c’est normal, il fait partie des livres mentionnés par l’auteur en fin de roman. Conquise encore et toujours par le style de l’auteur, que j’ai énormément de plaisir à lire lorsque je vois passer ses statuts sur Facebook. Cela fait des mois que je repousse la lecture depuis sa sortie en poche de Nous rêvions juste de liberté, mais bientôt, promis je m’y mets. En tous les cas, s’il y a bien quelque chose que je regrette dans ce roman, c’est une réelle sottise de ma part. Avoir lu les deux dernières pages d’informations qui m’ont donné une information capitale même si elle n’était pas détaillée. Suivez donc les pages au fur et à mesure sans tenter d’aller trop vite. Ce roman doit être lu en prenant son temps même si pour moi, j’aurais aimé qu’il passe plus vite. Mais plus de 600 pages, il faut y consacrer du temps. Un roman réellement hommage à toutes les victimes du terrorisme, à Marc Masson, cet homme qui donne tout pour les Français.

J’irai tuer pour vous d’Henri Loevenbruck

Date de sortie : 24 octobre 2018

Editeur : Flammarion

Nombre de pages : 634

ISBN : 978-2-0813-5794-5

Le mystère Fulcanelli d’Henri Loevenbruck

Le mystère Fulcanelli d’Henri Loevenbruck – Source J’ai Lu

 Un assassinat devant un tableau dans une église en Espagne.

Décès d’un éminent galériste et vol d’un précieux carnet. Sa fille ne croit pas à une mort naturelle et souhaite que le carnet soit retrouvé. Elle charge Ari, contre une belle somme d’argent qui lui permettra de se renflouer, de retrouver ce carnet.

L’enquête principale est confiée à Radenac. Il joue le jeu avec Ari et l’un et l’autre s’aideront au fur et à mesure de l’avancée de l’enquête.

Je me suis plongée avec délices dans Le Mystère Fulcanelli d’Henri Loevenbruck. La barre était placée haut suite à la lecture de L’Apothicaire. Serais-je déçue ? Que je rassure l’auteur, ses nombreux lecteurs, je ne suis pas déçue, je suis même ravie de ma lecture. Henri Loevenbruck sait mêler, à merveille, histoire et enquête policière. Ici, nous nous intéressons à l’alchimiste Fulcanelli. Pour tout vous dire, ma culture n’est pas si énorme que ça car, à part en avoir entendu parler, je n’étais au courant de rien. Mais avec l’auteur, j’ai forcément appris ce mystère sur l’identité de Fulcanelli. Attention rien ne sera révélé. Le système reste complet, à ce sujet. Mais Henri Loevenbruck nous détaille parfaitement tous ceux qui se rapprochent de Fulcanelli et seraient donc « fulcanellisables » parmi ceux qui ont côtoyé l’homme.

Avec Le mystère Fulcanelli, j’entre pour la première fois dans l’univers d’un des héros récurrents de l’auteur, à savoir Ari McKenzie. Et j’ai vraiment aimé cet homme. Je n’arrive pas à comprendre comment et pourquoi les héros de policiers me font cet effet, comment les auteurs arrivent à ce que je puisse m’attacher autant à un personnage. J’ai, bien entendu, des pistes. Ce sont tout simplement des hommes, ou des femmes, qui cachent une très grande tendresse, derrière des abords bourrus, irrévérencieux. Par leur expérience, ils ont une très bonne connaissance de la nature humaine.

Je n’ai pas été déçue non plus par Radenac. Il passait pour un homme un peu niais au début, sans être forcément bien intelligent. Mais le personnage m’a vraiment surpris. Il s’est intégré à cette enquête et beaucoup plus aux recherches. 

Afin de ne pas rendre son roman indigeste car très documenté, Henri Loevenbruck alterne donc les chapitres de l’enquête et les informations capitales sur Fulcanelli. Comme à son habitude, et avec l’art de la description qui le caractérise, le lecteur a vraiment l’impression de visiter les lieux, que le héros soit en Espagne, à Paris, à Jersey… Les lieux saints sont importants et plus que détaillés, tout comme les peintures. Henri Loevenbruck sait également décrire les sentiments humains, l’amour, les interrogations.

Henri Loevenbruck nous distille quelques conseils plein de sagesse que tout un chacun peut méditer. Je pense à l’intimité des couples. Mais j’ai également aimé ses prises de position, notamment contre la fermeture des librairies indépendants à cause des ventes Internet, Etat, contre certains livres qui ont été des succès lors de leur sortie, mais aussi politique contre les néonazi. L’humour est également bien présent. On suit immédiatement l’auteur avec son personnage faisant preuve d’autodérision.

J’aurais pensé que Lola aurait eu une part plus importante dans l’enquête. Car elle est libraire et tous recherchent un manuscrit. Mais ce n’était juste qu’une attente de lecteur. Elle ne m’a pas gênée pour continuer l’histoire.

La main du Mystère Fulcanelli est passée. Transmis le soir même à ma fille qui semble en savoir plus que moi à ce sujet. Nous sommes un foyer où les livres changent de main et s’entassent sur les PAL de l’homme et de ma fille.

Le mystère Fulcanelli d’Henri Loevenbruck

date de sortie : 8 octobre 2014

Editeur : J’ai Lu

ISBN : 978-2-290-09181-4

Nb de pages : 505

L’Apothicaire d’Henri Loevenbruck

Nous sommes en 1313 à Paris, Andreas St Loup, appelé L’Apothicaire, est un personnage illustre et mystérieux par ses paroles et ses actes. Il a été recueilli et élevé par un abbé. Il traite les maladies, peut corriger l’ordonnance d’un médecin, même si cela lui est interdit. Il veut soulager et préfère faire payer les plus riches pour donner aux plus pauvres.

Il a près de 40 ans, il est admiré, respecté mais inspire la crainte.

Ce jour de janvier, son apprenti a fini son cursus. Mais Andreas se lève plus tard que d’habitude. Il découvre une pièce inhabitée dans sa maison. Et c’est là que tout bascule. Quelques jours plus tard, ce sera un tableau où il manque un personnage. Il ne peut expliquer ce qui se passe.

A Pampelune, un homme sage, reçoit la visite de deux hommes qui l’interroge sur Andreas. Il prend peur car il est obligé d’avouer.

On apprend également qu’il est malade.

Aalis a 15 ans et vit à Béziers. Elle passe de nombreuses heures auprès d’un Juif qui vit en dehors de la ville car les Juifs sont bannis. Et cela ne plait pas du tout à ses parents.

Et c’est parti pour une très belle histoire.

Si je vous dis que de la première ligne à la dernière, j’ai complètement été subjuguée par ce roman, qui a eu un nombre considérable de pages, vous me croyez ?

Et bien, c’est le cas. Et cela faisait longtemps que cela ne m’était pas arrivée. Pourtant, je suis une lectrice assidue. Essentiellement de polars, c’est vrai mais grâce à quelques partenariats j’ai découvert des auteurs dont je n’achèterai pas les livres à première vue. Certains livres sont très bien et méritent une bonne note. Mais pas un 20 comme je le mettrai à ce roman que je vais noter sur différents sites.

Henry Loevenbruck, je connaissais avec la série Sérum qu’il a co-écrit.

Et là je n’ai que des compliments à faire. D’un côté nous avons pendant un très bon moment L’Apothicaire et son apprenti. Et d’un autre côté, nous avons une jeune fille Aalis. Mais bien entendu, ils vont vivre la fin de l’aventure ensemble. Car cela ne peut pas se passer autrement. Je ne rentrerai vraiment pas dans le détail de leurs aventures, de leurs nombreuses péripéties. Il faut seulement que vous sachiez qu’ils vont s’attacher les uns aux autres. L’Apothicaire les aime tous les deux, il ne peut rien faire sans eux, car ils seront là pour l’aider. Figure paternelle pour l’un, figure amoureuse pour l’autre. En tous les cas, ils sont sacrément débrouillards.

On comprend très vite qu’il va se passer quelque chose de grave pour Andreas, qu’il va très suivre pour trouver les réponses à ses questions.

On apprendra les origines de L’Apothicaire. Mais l’auteur ne veut faire aucun mélodrame là-dessus. Les âmes sensibles et romanesques, comme  la mienne, auraient bien aimé que L’Apothicaire et sa mère se retrouvent enfin et qu’il sache en définitive qui est sa mère, son père… Quoi que avec son caractère, je ne sais pas comment il l’aurait accueilli.

Je suis tombée amoureuse de ces trois personnages, aussi différents les uns que les autres. Plus encore, j’adore le caractère d’Andréas Saint-Loup, ce qui prouve que, même en ce temps-là, il y avait de nombreux érudits, des personnes qui se battaient contre le pouvoir royal, l’église, des hommes de sciences qui ne croient qu’en ce qu’ils voient, qui ont de nombreuses discussions tout de même avec des personnes dont les idées diffèrent et qui sont tout de même confrontées au plus obscur des croyances. Et à ce niveau-là, il y en a pas mal, avec de nombreux courants qui datent de millénaires.

Avec en toile de fond, le côté historique, la vie des gens, les voyages, la découverte de nombreux horizons. Henri Loevenbruck s’attache à nous raconter la construction des lieux visités, leur dimension spirituelle.

L’auteur se permet quelques digressions afin de ne pas nous ennuyer. Il passe sous silence diverses choses peu importantes pour le lecteur. Il a entamé d’ailleurs un dialogue avec nous pour nous expliquer le cheminement de sa pensée, celle de la quête de l’Apothicaire.

Henri Loevenbruck décrit les hommes, les femmes, la vie en ce temps-là, les intrigues politiques et religieuses, les tortures. D’ailleurs, on imagine très bien ces dernières, la description est très visuelle, tout comme les personnages qui émaillent le roman.

Et comme d’habitude, l’Eglise n’a absolument pas changé. Elle reste la même, attirée par le pouvoir, l’argent, les guerres intestines. Les gens crédules adhèrent à ce concept. Nous sommes en 2013 et tout cela n’a pas du tout changé.

Moi qui suis attirée par les parfums, les odeurs, j’ai adoré que l’auteur nous fasse partager toutes ses plantes qui servent à la fabrication des médicaments, des parfums…

Vous l’aurez compris, ce roman est un véritable coup de coeur.

Je remercie J’ai Lu pour l’envoi et je vous laisse la page FB d’Henri Loevenbruck