Loin des vivants de Steve Robinson

Loin des vivants de Steve Robinson

Loin des vivants de Steve Robinson

Résumé Loin des vivants de Steve Robinson

Tayte pense qu’il va mourir sans vraiment connaître ses véritables parents. Pourtant, sa cliente, une femme, saura la vérité sur sa naissance.

Cinq jours plus tôt, Eliza reçoit une valise et un mot concernant son adoption. Elle a maintenant 60 ans et charge Jefferson Tayte de retrouver sa mère.

Avis Loin des vivants de Steve Robinson

Je croyais que le genre des secrets de familles, la recherche de son identité suite à une adoption révélée des années plus tard, n’était pas pour moi. Pourtant, j’ai lu de très beaux romans à ce sujet et d’autres beaucoup moins. Ces derniers avaient comme héroïnes des jeunes femmes niaises. Ce n’est pas le cas ici. On joue dans la cour des grands avec un auteur qui a donné à son héros principal le rôle de généalogiste. Il recherche, enquête sur des parents qui ont laissé leur enfant être adopté. C’est donc son véritable métier. En plus, lui aussi, il ne connait pratiquement rien de son passé. Et sa quête, pour lui même, reste infructueuse. Ce roman mêle toutefois du policier car il y a quelques meurtres, dont le premier peut passer inaperçu. Mais l’auteur nous le rappelle à notre bon souvenir. Car quelqu’un d’autre cherche également Mena mais pour une toute autre raison.

Mena est une jeune fille qui va avoir 17 ans. Elle veut s’enrôler. Mais sa mère tient les rênes de sa famille d’une main de maître et elle interdit énormément de choses à Mena, qui, bien entendu, s’empresse de désobéir, même si elle sait que la sentence sera rude. Toutefois, elle arrive à mentir à sa mère. Pendant cette Seconde Guerre Mondiale, Mena rencontrera des soldats américains, dont un qui est l’ami d’Eddie, un jeune homme dont elle va tomber amoureuse. Mais cantonné à sa base, ils ne peuvent pratiquement pas se voir. Mena ose braver les interdits pour le rencontrer mais un événement va jouer un rôle crucial dans la suite de l’histoire. Amoureux, ils le sont. Toutefois, Mena devra encore faire face à la cruauté de sa mère et bien entendu à cette opprobre jetée sur ces jeunes filles. L’auteur nous relation très bien, dans plusieurs chapitres, qui viennent en parallèle avec l’enquête de Jefferson Tayte cette partie historique. Certes, la construction n’est pas nouvelle mais elle est réellement bien agencée. Je me suis prise d’affection pour Mena car on ne sait jamais, à l’avance, ce qui lui est arrivé. Tout comme le héros, le lecteur s’interroge. Qu’est-il arrivé à Mena ? A-t-elle réussi à fuir ? A-t-elle retrouvé son amoureux ? Ont-ils vécu ensemble ? Mais les secrets de famille sont lourds, surtout lorsqu’un écrit vient jeter le trouble sur une relation. Mena a été une victime. Victime surtout de sa mère. Alors, si l’auteur fait en sorte que cette femme ne soit pas détestée, que les circonstances, la période et surtout la position sociale peuvent jouer un grand rôle, pour ma part, je n’ai pas du tout aimé cette femme. Pour une raison qui peut être compréhensible, elle a fait en sorte que ses filles ne soient pas heureuses. Mais une personne veille au grain pour Mena, une personne qui a quelque chose à se reprocher.

Deuxième Guerre Mondiale avec ces personnes qui se sont engagées pour la paix et la liberté. L’arrivée des GI’s en Europe sera suivie de liaisons avec les jeunes filles du coin. Des bébés seront conçus et vite abandonnés par les pères. Mais que faire pour toutes ces jeunes filles dont opprobre sera jetée sur elles ? Cacher les grossesses, les placer dans des institutions jusqu’à l’arrivée de l’enfant pour l’adoption ou encore les placer pour qu’elles apprennent à obéir. L’église catholique et ses membres ont agi comme de véritables bourreaux envers ces jeunes filles qui n’avaient rien demandé. Si certaines ont vécu leur mal en patience, d’autres ont plongé dans la folie. Qui dit folie, dit hôpital psychiatrique.

Alors si vous aimez les secrets, les secrets de famille, savoir pourquoi un enfant a été abandonné, pourquoi sa véritable mère est partie sans laisser de traces, vous pouvez vous plonger dans ce très beau roman qui se passe pendant la deuxième Guerre Mondiale pour l’histoire de Mena et de nos jours pour les recherches. Au fur et à mesure de ma lecture, j’ai compris le titre. Car, l’auteur nous emmène loin pour retrouver Mena et son héros aura affaire à différentes personnes de la famille, certaines désireuses de connaître leur ancêtre et d’autres qui feront tout pour cacher. Car dans les familles, il y a toujours des secrets inavouables.

Je remercie Netgalley, Amazon Publishing pour cette lecture en avant-première de la rentrée littéraire. J’aurai grand plaisir à retrouver Jefferson Tayte dans un prochain roman et surtout le premier écrit par Steve Robinson.

Loin des vivants de Steve Robinson

Date de sortie : 18 septembre 2018

Editeur : Amazon Publishing

Nombre de pages : 415

ISBN : 9781542045261

A ce point de folie de Franzobel

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Résumé A ce point de folie de Franzobel

18 juillet 1816, L’Argus récupère des naufragés de La Méduse qui s’est échouée deux semaines plus tôt. Les hommes sont décharnés, fous. Ils ont vécu l’enfer.

De retour à Paris, le médecin Savigny écrit l’histoire qui est publiée. Mais on lui demande un démenti.

Avis A ce point de folie de Franzobel

Ce roman se base sur l’histoire véridique du naufrage de La Méduse qui s’est produit en 1816 et de ce qu’il est advenu aux naufragés qui ont pu embarquer sur des canots de sauvetage et surtout ceux qui étaient sur un radeau. A l’époque, les survivants du radeau étaient peu nombreux. Un seul a voulu relater ce qui s’était réellement passé. Mais il s’est heurté à plus haut, au Ministère de la Marine qui ne voulait absolument pas que ce soit portée à la connaissance du public cette barbarie contre nature à savoir le cannibalisme.

Nous avons affaire à de nombreux personnages dont les caractères, les vies sont amplement détaillés. Le capitaine de La Méduse a eu ce poste suite à la renommée d’un de ses aïeux. Mais est-il capable de naviguer, de mener à bon port ce bateau qui part de La Rochelle pour aller au Sénégal. Ce capitaine est accompagné de son meilleur ami qui a tout vu, tout entendu et tout fait. Ce sera lui qui prendra le contrôle de La Méduse. Pourtant les officiers à bord se sont vite aperçus que rien n’irait comme cela devrait être. Un médecin est alerté pour que l’incompétence du capitaine soit prononcée mais il ne le fera absolument pas. Ensuite, nous avons une famille qui a choisi ce bateau, enfin la femme, pour aller sur leur plantation. Le futur gouverneur est également présent avec sa fille et sa femme. Outre ces passagers, il y a Victor-Hector qui a quitté sa famille, nantie, car il voulait vivre l’aventure. Mais aussi un marin, Osée Thomas, qui veut s’instruire et qui sera le protecteur de Victor.

La vie à bord n’est pas facile entre tous. L’auteur nous la détaille tant et plus avec ceux qui sont partis avec toutes leurs affaires, leur fortune et ceux qui n’ont pratiquement rien, qui doivent obéir aux ordres. Alors attention à ceux qui osent faire le contraire. Les punitions sont terribles. La vie à bord c’est également de la boisson et des marins qui pensent bien évidemment aux femmes, surtout qu’il y en a quelques unes à bord. Quant à Victor, il entend des voix. Les prémonitions vont-elles se réaliser ? Par la faute du capitaine, le bateau fera naufrage. Les canots de sauvetage ne sont pas assez nombreux. Il y a aura donc un radeau qui prendra le plus gros des passagers. L’auteur explique très bien tout ce qui s’est passé, comment ils ont tous tenté de survivre avec la folie qui guette, la soif et la faim. Ils n’ont aucune chance de s’en sortir à moins de croiser un autre navire. Pour des humains où la religion tient une grande place, boire son urine, manger de l’humain mort, tuer pour survivre ne sera pas de tout repos. Quant aux autres naufragés qui sont dans les canots de sauvetage, la partie ne sera pas de tout repos non plus. Si on se sort d’un naufrage, même au bout de plusieurs jours, comment devient-on ?

Personnellement, je trouve que l’auteur a fait un énorme travail de recherches. Ecrire un tel roman, un tel document doit demander énormément de temps. Mais le livre est long, trop long. Je me suis réellement ennuyée et je n’ai pas réellement aimé l’histoire. Plus de 500 pages, et juste les 100 dernières qui expliquent la vie sur ce radeau, comment le cannibalisme s’est mis en place. Je m’attendais à beaucoup plus par rapport à ce que j’ai lu du résumé. Je m’attendais à ressentir énormément de dégoût par rapport à ce qui était raconté, sauf que ce n’était pas le cas. Point à noter sont les nombreuses références à notre monde d’aujourd’hui, un parallèle qui est donc fait et  qui est tout de même assez intéressant, qui donne un peu de croustillant au roman. Par contre, j’ai bien aimé la fin de ce roman qui ne me laisse pas un goût amer.

Je remercie Babelio pour cette Masse Critique.

A ce point de folie de Franzobel

Date de sortie : 22 août 2018

Editeur : Flammarion

Nombre de pages : 520

ISBN : 978-2-0814-2940-6

Ueno Park d’Antoine Dole

Ueno Park Antoine Dole

Ueno Park Antoine Dole

Résumé Ueno Park d’Antoine Dole

C’est Hanami, la fête des Cerisiers. A Ueno Park, tout le monde s’y rend de bonne heure pour pouvoir profiter de l’arrivée du printemps et de l’éclosion des fleurs. C’est le cas également de huit jeunes japonais qui ne se connaissent pas.

Avis Ueno Park d’Antoine Dole

Nouveau roman pour moi d’Antoine Dole. Un roman qui nous emmène au Japon au moment de la fête des cerisiers, Hanami. Il nous retrace une tranche de vie de huit jeunes, garçons et filles. Huit jeunes qui souffrent dans ce Japon, loin d’être idyllique comme on pourrait le croire.

  • Ayumi est une jeune fille qui a passé deux ans de sa vie enfermée sans voir personne. Elle ne pouvait plus assurer ce que l’on demandait d’elle, d’être la petite fille parfaite.
  • Sora se maquille. Garçon, fille, il veut vivre comme il l’entend sans le regard méprisant des autres qui le jugent différent.
  • Fuko est une jeune fille atteinte de leucémie. Elle va mourir mais elle veut laisser de la joie à sa soeur et des souvenirs qu’elle pourra chérir.
  • Natsuko se fait payer par des hommes. Mais attention elle ne couche pas. Elle est en butte contre la concupiscence de ces derniers.
  • Haruko a vécu un tremblement de terre et un tsunami en 2001. Avec un père disparu, on attend beaucoup de lui, qu’il fasse aussi bien.
  • Daïsuké vend des crêpes. Il ne voulait pas étudier.
  • Aïri souhaite déclarer à Makoto qu’elle l’aime. Mais elle l’attend tant et plus. Viendra-t-il ?
  • Nozomi est SDF. Il a décidé de partir de chez lui pour éviter que sa mère s’échine tant et plus pour lui et sa soeur.

Beaucoup de pression sur les épaules de ces jeunes, beaucoup trop de pression. Cela me rappelle celle de la France dès le plus jeune âge pour les enfants, à l’école. Conditionnés pour réussir sinon ils sont laissés sur le carreau. Pas étonnant qu’il y ait autant de monde en pédopsychiatrie et psychiatrie. Beaucoup ne s’amusent pas, ils intériorisent énormément, comme dans Ueno Park.

Toujours être parfait, ne pas broncher, ne pas se révolter, toujours se taire. De toutes façons, personne ne comprendrait. Ce serait une mise au ban de la société, déjà régie par de nombreux codes. Selon l’histoire familiale, il est impossible de vivre leur comme ils l’entendent. C’est être seul mais entouré de beaucoup de monde. Est-ce propre aux pays d’Asie de ne pas se parler, surtout en famille ? Certains adultes travaillent beaucoup pour que leurs enfants puissent vivre. Ces derniers ont vite compris que leur destin était déjà écrit et qu’ils ne doivent pas  se confier. Seraient-ils de toutes façons entendus ? Difficile donc de faire valoir ce que l’on est, ce que l’on ressent au plus profond. Ces jeunes démontrent qu’ils ont une vie à laquelle ils doivent se soumettre.

L’arrêt des études et un petit boulot entraîne la perte des amis, l’impossibilité de prendre son indépendance et surtout ne plus être pris en considération par tous et le gouvernement. Ils ne comptent plus. Sont-ils plus malheureux que ceux qui travaillent de nombreuses heures et ne profitent pas de leur argent ?

Est-ce que ce renouveau de la nature peut être un renouveau d’une vie, d’une situation ? Ou est-ce que c’est vraiment éphémère comme cette floraison qui dure très peu de temps ? Antoine Dole dénonce l’absurdité, le fait que l’on n’accepte pas celui qui est différent, une violence qui peut être gratuite. Si jeunes, les peurs ne doivent pas être montrées. Et il y a également les situations vécues par les jeunes filles et les femmes. Ce qui aurait pu passer pour un moment merveilleux, à partager, soit Hanami, se trouve vraiment gâché par ces histoires qui font réfléchir. Mais le roman finit sur une note positive avec une très belle lueur d’espoir. J’ai beaucoup aimé lire ces histoires, réfléchir pas mal à tout ce que j’ai lu, à trouver des parallèles aussi. Petite question pour l’auteur. Chaque chapitre est dédié à un personnage. Est-ce que les inscriptions en dessous du nom correspondent au prénom japonais ?

Je remercie Actes Sud Junior pour cette lecture de la rentrée littéraire 2018 et surtout Antoine Dole pour la belle dédicace.

Ueno Park d’Antoine Dole

Date de sortie : 22 août 2018

Editeur : Actes Sud Junior

Nombre de pages : 128

ISBN : 978-2-330-10827-4

Dancers de Jean-Philippe Blondel

Dancers de Jean-Philippe Blondel

Dancers de Jean-Philippe Blondel

Résumé Dancers de Jean-Philippe Blondel

Adrien danse, c’est sa vie. Il a 17 ans et cela fait des années qu’il danse, notamment chez lui où il a installé tout ce qu’il lui faut.

Mais il ne veut pas penser à Anaïs.

Avis Dancers de Jean-Philippe Blondel

Quand l’univers de la danse va unir au lieu de détruire. C’est mon deuxième roman, lu en peu de temps, qui a pour thème cet univers. Si certains éléments se recoupent, l’histoire est amplement différente. Ici, elle est servie par un magnifique trio de trois jeunes, une fille, Anaïs, et deux garçons, Adrien et Sanjeewa. Servie également par un auteur formidable qui sait manier les mots avec justesse, que ce soit pour raconter une tranche de vie, une passion mais aussi pour lancer quelques pavés dans la mare. Vous l’aurez compris, ce roman pour adolescents, publié pour la rentrée littéraire et lu en avant-première, est un coup de coeur pour moi. Je n’ai rien à redire quant à l’histoire et au style.

Ce sont donc trois adolescents qui ont chacun leur style en matière de danse. Adrien est le plus sauvage. Il a appris la danse grâce aux vidéos. Il dans à l’instinct et il fait passer de nombreux sentiments lorsqu’il danse. Cela lui permet de s’évader de cette vie pas facile pour lui. Adrien est en perpétuelle révolte et on comprend pourquoi. C’est un feu follet, il a une grosse colère prête à exploser. Et ce sera le cas, envers une des personnes qui a su l’apprivoiser. Anaïs est plutôt classique en matière de danse. Elle doit conserver le contrôle, elle doit tout régenter. L’improvisation n’a pas lieu d’être avec elle même si elle aime et sait reconnaître le talent. Sa vocation a été mise à mal pendant quelques mois donc Anaïs danse, pour son propre plaisir. Et le dernier est Sanjeewa. Ses parents ont immigré en France. Il est érudit et a appris le français grâce à son père, professeur, et donc il est un peu un ovni lorsqu’il utilise des mots que les autres ne connaissent pas. Lui, il appréhende la danse d’une autre façon que les deux premiers. Mais pour tous les trois, la danse est une véritable passion.

Adrien et Anaïs ont été amoureux. Anaïs a rencontré Sanjeewa et elle tente d’oublier Adrien. Ce ne sera pas Adrien qui révélera l’histoire mais Anaïs. Mais ce n’est pas facile. Un évènement malheureux va permettre aux deux garçons de se rencontrer. Ils vont imaginer une danse, rien que pour leur amie. Une danse qui fera passer de nombreux messages. Mais tous les messages ne passent pas par la danse. Adrien, en écoutant, Sanjeewa, s’en rendra compte. Cela permettra également à Anaïs de tenter de comprendre les faits qui se sont déroulés entre elle et Adrien. Deux garçons, une fille, un trio qui se retrouvera pour la plus belle des amitiés.

L’auteur détaille très bien cette compétition très importante, même dans le sport étude où il n’y a aucune entraide. Cela me rappelle une certaine faculté à ce sujet. Quant aux préjugés concernant les immigrés, ils sont bien là puisque Sanjeewa est Sri-Lankais. Ils prennent l’argent des Français, ils sont mal intégrés. Pourtant ils souffrent surtout lorsqu’ils quittent un pays où ils peuvent mourir. Les explications sont importantes sur toutes les coutumes. L’auteur nous offre quelques belles a sur notre société d’aujourd’hui qui exclut tous ceux qui ne sont pas dans la norme, la situation des jeunes et moins jeunes, la pauvreté. Mais aussi, la danse n’est pas réservée qu’aux filles.

Je remercie Actes Sud Junior pour cette avant-première. Je croyais déjà avoir lu cet auteur mais ce n’étais pas le cas. Là, au moins, c’est réparé.

Dancers de Jean-Philippe Blondel

Date de sortie : 22 août 2018

Nb pages : 163

Editeur : Actes Sud Junior

ISBN : 978-2-330-10849-6

Janet de Michèle Fitoussi

Janet de Michèle Fitoussi

Janet de Michèle Fitoussi

Résumé Janet de Michèle Fitoussi

Janet est à Orgeval. Elle est à la fin de sa vie. Elle a été malade et doit partir aux Etats-Unis.

Elle n’arrive pas à écrire. La page blanche a toujours été sa hantise.

Avis Janet de Michèle Fitoussi

Magnifique portrait d’une femme qui se rêvait écrivain pour que sa mère soit fière d’elle mais qui a été journaliste littéraire à succès. Pourtant Janet Flanner mettait énormément de temps à écrire. Peu de confiance en elle mais lorsqu’elle rendait ses papiers, souvent coupés à son grand désarroi, elle n’avait que des louanges. Elle a vécu de nombreuses années à Paris. Elle a beaucoup voyagé en Europe. Elle a su retranscrire à merveille la vie de ceux qu’elle côtoyait au quotidien. Elle a eu un style inimitable. Au fur et à mesure de sa carrière, de ses papiers, de ses portraits bien brossés, elle a su envisager le pire de ce qui pourrait arriver en matière de politique. Elle compte de nombreux amis, des amantes. Janet était une femme fidèle à tous, comme à ses idéaux. Cette biographie de Michèle Fitoussi se lit comme un roman. Les pages se tournent avec délectation. Chaque page est riche en histoire avec un petit et un grand h. Une femme libre qui a eu une relation assez difficile avec cette mère qu’elle admirait tant et plus. 

Roman ou biographie ? Biographie qui se lit comme un roman. On dirait que c’est réellement Janet Flanner qui raconte sa vie puisque nous avons des lettres écrites, des échanges. Mais non, c’est le talent incomparable de Michèle Fitoussi qui a donné vie à ce beau personnage féminin, qui a réellement existé. Cette biographie est tellement bien écrite que les pages se tournent pour tenter de tout connaître de la vie de Janet. Est-ce que tout a été dit ? Est-ce que des éléments ont été passés sous silence ? Qu’importe ! Janet a eu un tel parcours qui nous permet de nous rendre compte que, malgré tout, rien n’est impossible.

On suit donc la vie de Janet, de petite fille jusqu’à la fin de sa vie. Une petite fille qui cherchait toujours l’approbation et l’amour de sa mère, femme pas très présente dans la vie de ses filles sauf pour tenter de réaliser ses rêves à elle. D’ailleurs, lorsqu’elles seront face à face, la mère de Janet l’énervera toujours mais l’amour pour elle est vraiment très fort. Janet doit faire face également à un drame personnel mais elle réagira avec de la haine jugeant qu’elle a été abandonnée. Ce voyage en Europe alors qu’elle a 17 ans va lui donner l’envie de vivre là-bas. Janet se destine à l’écriture, elle veut être romancière. Mais cette jeune fille a peu de confiance en elle et ce sera le cas tout le long de sa vie. Le syndrome de la page blanche est toujours là et l’empêche d’avancer. Perfectionniste, elle ne rendra ses papiers pour le New Yorker qu’après les avoir lus et relus, jetés et réécrits. Elle a un goût très sûr et un style bien à elle. Quant à sa vie privée, même si elle a été mariée, elle sait très jeune qu’elle aime les femmes, qu’elles la font vibrer. Elle aura une très belle relation avec Solita et d’autres femmes, comme Natalia, mais même si tout le monde le sait, elle ne le dévoilera pas. Une relation libre, franche qui leur permet d’aller voir ailleurs si elles le souhaitent mais elles reviennent toujours l’une vers l’autre et ce jusqu’à la fin.

Dans ce roman, Michèle Fitoussi nous raconte également l’histoire de ces Américains, célèbres surtout ou pas, qui ont vécu à Paris dès le début des années 1900. Ils ont établi une communauté qui se retrouvait pour faire la fête, discuter, échanger, vivre leur vie avec peu ou beaucoup de moyens. Janet fera des rencontres qui l’aideront à progresser dans sa vie professionnelle et privée. Des personnes qui ont compté et qui resteront ses amis. Des Américains qui vont apprécier Paris, leur vie parisienne et auront du succès. L’époque est riche en rencontres de tout genre. Mais ces Américains retourneront également chez eux. Janet est Américaine mais aussi Parisienne car Paris lui a offert la liberté qu’elle n’aurait pas eu aux Etats-Unis. Quel beau Paris décrit à une certaine période. La France et les Parisiens sont vraiment à part par rapport à d’autres pays.

Michèle Fitoussi nous dresse le portrait d’une femme libre, comme de nombreuses femmes à son époque, mais surtout timide. Une femme qui tente de percer dans un monde d’hommes. Une femme qui sait réfléchir, qui sait analyser le monde dans lequel elle vit et c’est le cas pour la Seconde Guerre Mondiale, où elle a toujours su que ce serait extrêmement grave. Une femme qui aura du succès et qui donnera le ton suivi par d’autres journalistes, qui eux, seront encensés beaucoup plus qu’elle. On se rend compte en lisant cette biographie que les femmes, en ce temps-là, auront du mal à percer et ouvriront la voie aux hommes. Janet a tout connu, s’est intéressé à tout. Elle ne s’est pas focalisée sur un seul sujet.

Je remercie Netgalley, les Editions JC Lattès pour cette lecture en avant-première de la rentrée littéraire 2018.

Janet de Michèle Fitoussi

Date de sortie : 3 mai 2018

Editeur : JC Lattès

Nombre de pages : 295

ISBN : 978-2-7096-5768-6

Bilan de lectures en novembre 2017

Mon bilan de lectures au mois de novembre 2017. 

La fin de l’année se profile. J’avais un objectif en 2017 de 70 livres. Vais-je l’atteindre ? Pour cela, ma page Facebook est réellement à jour. Celui de Goodreads non vu que tous les livres que j’ai lus ne sont pas répertoriés sur leur site. Les années précédentes, le nombre de livres lus était aux alentours de 100. Mais quand on a moins de temps pour lire, ce que je regrette amèrement, on baisse, on baisse. Vers fin novembre, mon nombre était à 63. Je ne pense pas que j’attendrai les 70. Car novembre n’a pas été fructueux en matière de lectures. Le soir, je m’amuse avec le chat. Et si je lis une demi-heure, c’est déjà bien. Pourtant, je veux lire plus.

Le nombre de livres lus au mois de novembre est de 6. Je vous les rappelle :

  • Love Murder de Soul Black
  • Le joueur de billes de Cecilia Ahern
  • Il était une fois l’inspecteur Chen de Qiu Xialong
  • The Edge of Nowhere 4 Les lumières de l’île d’Elizabeth George
  • Nightwork de Vincent Mondiot
  • Le prisonnier d’Omar Shari Hamid
    
    

Bilan de lectures en octobre 2017

Mon bilan de lectures au mois d’octobre 2017. 

Il ne me semble pas avoir lu ce mois-ci, vu les nombreux livres, dont des partenariats, qui m’attendent dans ma PAL. Et je n’aime pas être en retard. J’aime lire un partenariat et le chroniquer dans les 10 jours qui suivent sa réception. Même si ce n’est pas une excuse, j’en ai reçu cinq ou six la même semaine. Qu’a donné donc ce mois d’octobre en terme de lectures. Du bon et du moins bon, je l’avoue. Le nombre de livres lus au mois d’octobre est de 6. Je vous les rappelle :

  • Les femmes de Karantina de Nael El-Toukhy
  • Le couple d’à côté de Shari Lapena
  • Les chiens de Détroit de Jérôme Loubry
  • Nulle part sur la terre de Michael Farris Smith
  • Le sympathisant de Viet Than Nguyen
  • Tenebra Roma de Donato Carrisi

Bilan de lectures en septembre 2017

Mon bilan de lectures au mois de septembre 2017. 

Mois de rentrée littéraire, même si j’ai déjà bien commencé au mois d’août. Je me traîne, je me traîne, en matière de lecture en ce mois de septembre. D’ailleurs, je suis en train de lire un livre qui me prend du temps, beaucoup de temps. Je n’arrive pas à le finir. Il est assez intéressant. Donc, mon bilan n’est pas au top du top en ce mois de septembre. J’ai lu 4 livres, bilan très mauvais.

Je vous les rappelle :

  • Les huit montagnes de Paolo Cognetti
  • Le secret des orphelins d’Elly Griffiths
  • Hôtel Grand Amour de Sijoerd Kuyper
  • Révoltées de Carole Trébor

Bilan de lectures en août 2017

Mon bilan de lectures au mois de août 2017. 

Trois semaines de vacances m’ont permis de lire, lire et encore lire. De plus, j’ai déjà lu quelques livres de la rentrée littéraire grâce à Netgalley et ses éditeurs. Ce mois d’août, j’ai lu un total de 8 livres. Ce n’est pas beaucoup, surtout, sans me trouver d’excuses, j’ai eu quelques soirées où la lecture a été remplacée par d’autres priorités.

Je vous les rappelle :

  • Chaman de Maxence Fermine
  • Marche avec moi de Catherine Ryan Hyde
  • Demain il sera trop tard de Jean-Christophe Tixier
  • Marche à l’étoile d’Hélène Montardre
  • La Sublime Communauté Les Affamés d’Emmanuelle Han
  • The Blackstone Affair Tome 3 Ne t’enfuis pas de Raine Miller
  • La ferme du bout du monde de Sarah Vaughan
  • The Blackstone Affair Tome 2 Ne juge pas de Raine Miller

Marche avec moi de Catherine Ryan Hyde

Marche avec moi de Catherine Ryan Hyde

Marche avec moi de Catherine Ryan Hyde

Avis Marche avec moi de Catherine Ryan Hyde

Marche avec moi est un beau roman, intéressant à lire qui permet de voyager avec ces deux jeunes filles, Carly et Jen. Il est source également de rencontres et surtout de prise de conscience. Le but de ce voyage est de rejoindre Teddy, l’avant dernier petit ami de leur mère et que Carly considère comme son beau père.

Les deux adolescentes vont en faire des kilomètres à pied, très peu en stop. Carly ne veut absolument pas avoir à faire à la police, à des personnes qui vont trop les interroger. Elle ne veut pas être interrogée et surtout elle ne veut pas que les services sociaux s’en mêlent. Carly et Jen vont souffrir du soleil, de la chaleur. Elles ne vont pas pouvoir se laver et leurs pieds seront plus que malmenés. Les deux soeurs tiennent un journal de bord. Elles se sont fixées des limites. Si elles volent, elles notent tout dans un carnet afin de pouvoir rembourser plus tard.

L’auteur va alterner les parties entre ce qui se passe maintenant et quelques mois auparavant, jusqu’à ce que l’on apprenne réellement ce qui est arrivé à la mère.

Carly essaie de tenir émotionnellement pour ne rien montrer à sa soeur. Les appels à Teddy n’aboutissent pas. Cette route très longue va mettre à mal ses dernières forces mentales, surtout lorsqu’elles tentent de voler deux oeufs pour se nourrir. Mais Jen a trouvé son paradis, l’endroit où elle veut vivre. Par rapport à sa soeur, elle a moins de problème pour faire confiance. Elle attire la sympathie mais aussi l’amour. Elle révèlera tout à sa soeur mais Carly ne veut pas y croire malheureusement. Carly s’est fixée un but et elle veut l’atteindre. Elle mentira pour ça mais cela lui permettra de découvrir la vérité et de mettre à jour ce qu’elle a au plus profond d’elle. Carly semble une jeune fille qui a énormément besoin d’être aimée, de reconnaissance. Outre son sentiment de ne pas être aimée, éprouve-t-elle de la jalousie envers sa soeur ? Ses sentiments oscillent entre culpabilité, envie de protéger. Ses relations avec les autres sont toujours tendues. Cela a été le cas avec sa mère. Mais voir de nombreux hommes défiler dans une vie ne prête pas à la stabilité.

On apprend à tout âge, mais aussi quand on est jeune. Il faudra ces malheureuses expériences, voir sa soeur heureuse pour que Carly apprenne à faire confiance, à dire merci. Cela ne sera pas facile pour elle, le chemin sera long. Mais elle devra mettre de côté son entêtement, ses propres visions du monde qu’elle a et échanger. Avoir reçu de l’aide sans intéressement a commencé à l’aider en ce sens. Carly n’est pas seule, comme elle le pense. Même si elle s’est donné la mission de protéger sa soeur, elle ne peut pas tout affronter car elle est trop jeune.

Même si ce roman n’est pas un coup de coeur, j’ai eu plaisir à le lire. Je remercie Netgalley et Amazon Crossing.

Résumé Marche avec moi de Catherine Ryan Hyde

Carly et Jen veulent rejoindre la Floride et leur beau-père Teddy.

Carly tente désespérément de le joindre mais il ne répond pas.

Elles vont marcher des kilomètres et des kilomètres pendant des jours et des jours pour traverser les Etats-Unis.

Marche avec moi de Catherine Ryan Hyde

Date de sortie : 14 novembre 2017

Nb pages : 413

Editeur : AmazonCrossing

ISBN : 978-15-4204-5063

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