L’île des absents de Caroline Eriksson

L'Ile des absents de Caroline Eriksson

L’Ile des absents de Caroline Eriksson

Résumé L’île des absents de Caroline Eriksson

Greta accompagne Alex et Smilla lors d’une promenade. Mais elle préfère rester près de la barque. Alex et Smilla partent, la petite fille heureuse près de son père.

Greta attend et ils ne reviennent pas. Elle se lance à leur recherche.

Avis L’île des absents de Caroline Eriksson

Comment un mot, une simple phrase peut entraîner de graves conséquences et avilir une femme, mais aussi un homme, ici ce n’est pas le sujet, fort ? Mais, malgré tout, il faudrait pouvoir agir avec recul et penser à ceux qui restent ou les protéger d’une autre façon. Mais dans le feu de l’action, la personne qui subit en a marre tout simplement. Un détail, une révélation et c’est ce qui fait tout exploser. C’est ce qui arrive dans ce roman même si certaines révélations sont prévisibles.

Greta est partie avec Alex et la petite Smilla faire le tour d’une petite île sur un lac. Mais elle préfère rester près de l’embarcation. Toutefois, ils ne reviennent pas et elle les cherche. Cela va durer quelques jours jusqu’à ce qu’elle aille à la police avertir de la disparition de son mari et de sa fille. Greta oscille entre le désespoir, des souvenirs de son enfance et de sa relation avec Alex. Elle ne sait pas démêler du faux, du vrai. Elle est prête à plonger dans la folie. Son comportement est erratique. On peut comprendre pourquoi avec le drame qu’elle a vécu lorsqu’elle était jeune. Un drame qu’elle essaie d’occulter mais il remonte de plus en plus à la surface car elle a érigé des barrières pour se protéger. Dans la construction de son roman, l’auteur fait en sorte de rendre Greta coupable, d’insinuer le doute dans l’esprit du lecteur. Qu’a-t-elle fait ? Est-elle responsable de leur disparition ? Es-elle responsable de ce qui s’est passé dans son enfance ? Tout le laisse penser même les quelques rencontres qu’elle va faire dans sa quête de la vérité sur cette disparition et d’elle-même. Personnellement, je ne l’ai jamais jugée coupable de quoi que ce soit. Greta a été une enfant qui a vécu un drame, elle n’a pas reçu de soutien à ce moment-là, qu’il soit psychologique et familial. Elle a été heureuse quand elle a rencontré cet homme, Alex. Mais très vite, leur relation est devenue dure à cause de son emprise violente sur elle. Greta venait de prendre une décision. Mais arrive-t-on à partir lorsqu’un homme est manipulateur, dominateur ? Donc, Greta en est à un point où elle se sent épiée ? Est-ce que tout est réel ? Est-ce que tout se passe dans sa tête ? La frontière est bien mince lorsqu’un a un problème psychologique, une souffrance enterrée au plus profond de soi. Comment la vérité peut-elle émerger lorsque les évènements ont été enfouis au plus profond de soi.

L’auteur a choisi comme construction d’alterner le passé et le présent. Le passé de Greta enfant mais aussi avec sa relation avec Alex. D’ailleurs, ses deux passés, lointain et proche, sont également alternés. Des chapitres sont également en italique. A quoi et qui correspondent-ils ? La lumière sera faite vers la fin. Et ce sera comme une révélation pour cette personne, elle aussi manipulée.

L’auteur présente la mère de Greta comme une personnalité très forte, qui a également une forte emprise sur sa fille. C’est pour cela que cette dernière a plus ou moins coupé les ponts. Mais aussi parce que Greta n’a pas reçu le soutien qu’elle attendait d’elle, ni l’amour qui les liait avant le drame. D’ailleurs, je trouve que la partie de la révélation est un peu trop téléphonée. Greta semble pardonner trop facilement à sa mère.

J’ai passé un bon moment avec ce premier roman que j’ai lu très facilement et très rapidement car il ne se lâche pas.

Je remercie les Editions Presses de la Cité pour ce beau moment de lecture.

L’île des absents de Caroline Eriksson

Date de sortie : 7 juin 2018

Nb pages : 239 pages

Editeur : Presses de la Cité

ISBN : 978-2-258-13691-5

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7 ans de silence de JoAnn Chaney

Sept ans de silence de JoAnn Chaney

Sept ans de silence de JoAnn Chaney

Résumé 7 ans de silence de JoAnn Chaney

Hoskins et Loren ont décidé de suivre un homme. Ils estiment qu’il a quelque chose à cacher. Ils obtiennent un mandat de perquisition et découvrent un véritable charnier.

Sammie, journaliste, est très vite sur les lieux et assiste à tout.

Avis 7 ans de silence de JoAnn Chaney

Durant les cinquante premières pages, l’auteur pose les fondations de son roman. Elle explique le caractère des trois héros qui se retrouveront sept ans plus tard. Elle développe la découverte de ces nombreux corps et un tueur en série qui n’avoue pas. Des pages qui ne sont pas de trop car elles permettent d’entrer dans le vif du sujet et donnent déjà un bel avant-goût de ce qui va suivre.

L’auteur, dans ce roman psychologique, s’évertue à expliquer, avec brio, les caractères et la vie de Sammie, Hoskins, Loren, Gloria mais aussi Jackie avant et après. Cette histoire les a profondément changés et on s’en rend compte sept ans plus tard.

Hoskins et Loren sont inspecteurs. Ils travaillent ensemble et font du très bon travail. Ils se complètent mais n’ont rien en commun et ne sont pas du tout amis. Hoskins est violent, peu apprécié, il n’a pas d’humour. Loren, quant à lui, est plus posé. Mais n’est-ce pas l’arbre qui cache la tempête ? Hoskins a une relation avec Sammie, qui est mariée. Journaliste, elle veut tout faire pour arriver à ses fins et elle n’hésite pas à utiliser les uns et les autres. Ils devront faire face à Seever, ce fameux tueur en série qu’ils vont arrêter et qui va les manipuler. Sept ans plus tard, alors que Seever est dans le couloir de la mort, les meurtres reprennent et concernent les proches de Seever, tous ceux qu’il a côtoyés. La vie n’a pas épargné Hoskins, Loren, Sammie et encore moins Gloria, la femme de Seever. Hoskins et Loren ne sont plus coéquipiers depuis ans. Sammie n’est plus journaliste. Gloria est restée dans l’ombre de cet époux, charismatique. Elle l’a aimé et l’aime toujours. Elle a perdu toute la fortune dont elle disposait. Elle est la victime d’insultes car tout le monde pense qu’elle savait ce qui se passait, vu que cela se passait chez elle. A-t-elle fait l’autruche ? L’auteur va tenter d’y répondre dans ce roman. Car tout tournait autour de son mari. Tous les personnages sont beaucoup moins humains. On ne sort pas indemne d’une telle histoire. Les quelques personnages, que l’on pourrait juger secondaires, tiennent une place importante. J’ai bien apprécié celui de Carrie qui avait survécu en s’échappant. Cette histoire lui a laissé des traces. Elle a tenté d’avancer, elle a évolué certes mais ce passé reste toujours présent. Elle vit un stress post-traumatique permanent.

Les chapitres sont consacrés à ces personnages principaux où on suit leur évolution et ce qu’ils subissent. Ils font tenir le roman de bout en bout et le sauvent en définitive. Je passe pas loin du coup de coeur mais je trouve la fin pas assez travaillée. J’aurais dû me douter de l’identité du second tueur. Personnellement, je trouve qu’il n’est pas assez développé, surtout vers la fin. Comme tout bon auteur, JoAnn Chaney fait bien monter la tension. Vers les cinquante dernières pages, les chapitres sont de plus en plus courts. Ce premier roman est quand tout même très réussi. Le suivant risque d’être encore mieux car ici, il n’y a aucune lenteur, le rythme est très bien soutenu.

Je remercie les Editions Presses de la Cité pour cette lecture car je lirai avec plaisir un prochain roman.

7 ans de silence de JoAnn Chaney

Date de sortie : 16 mai 2018

Nb pages : 410

Editeur : Presses de la Cité

ISBN : 978-2-25-14237-4

Piège Conjugal de Michelle Richmond

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Résumé Piège Conjugal Michelle Richmond

Alice et Jake viennent de se marier. Ils sont heureux. En cadeau de mariage, ils ont reçu, de la part d’un client d’Alice, une boîte, nommée Le Pacte.

Lorsque cette boîte est ouverte et qu’ils vont accepter ce Pacte, tout va changer pour eux.

Avis Piège Conjugal Michelle Richmond

Intense, psychologique, ce roman ne se lâche pas. Bravo à l’auteur pour cette mise en scène de personnages qui se trouvent embrigadés dans ce qui peut s’apparenter à une secte. Secte qui prône les valeurs du mariage, pour qu’il fonctionne et qui est régi par des lois. Que le contrevenant fasse attention car les sanctions sont de plus en plus dures, selon le délit. Tortures mentales, tortures physiques, tout y passe. L’imagination est à son comble pour punir et surtout briser des personnes, pour qu’elles rentrent dans le droit chemin du mariage, de l’amour qui doivent durer. Personne ne sort du Pacte, à moins qu’il ne meure.

Ce roman dissèque le mariage sous toutes ses formes, avec le bonheur, les conflits, ceux qui y mettent du leur ou pas, ceux qui s’en sortent ou qui divorcent. Jake, psychothérapeute, notamment pour des adolescents en difficulté, va aider de nombreux couples. C’est lui, d’ailleurs, qui raconte son histoire. Le roman est donc émaillé de statistiques qui concernent le mariage. Personnellement, je trouve que cette institution, ce contrat est un lien qui peut s’avérer nocif. Combien de couples divorcent un an après leur mariage ? J’en ai connu deux. Personnellement, cela fait 30 ans que je vis avec la même personne sans être mariée. J’ai toujours pensé, et je le pense encore, que ce bout de papier, ne renforcerait rien du tout. Une vie de couple, c’est mettre de l’eau dans son vin, faire des efforts tout le temps. Alors, bien sûr, comme on ne vit pas dans un monde de Bisounours, rien n’est simple. La vie est un combat continuel.

Jake dissèque d’ailleurs, son mariage. Et on se rend compte qu’il a voulu faire sienne Alice, qu’elle lui appartienne entièrement. Son comportement est assez ambivalent. Il veut que sa femme soit libre, il la connaît pratiquement de fond en comble, mais elle arrive toujours à le surprendre. Quant à Alice, lorsqu’elle se retrouve face au Pacte, elle le dissèque. Elle a entraîné son mari dedans, à moins que cela ne soit l’inverse. Mais ils vont très vite se rendre compte que cela ne correspond pas à ce qu’ils pensaient au départ. Entre frayeur, terreur, ils sont tout de même plus ou moins attirés. Quel effet cela doit faire de voir son conjoint partir de cette façon, comme un malade mental ? En tous les cas, Jake va tout faire pour sauver sa femme Alice. Cette expérience va lui permettre de comprendre à quel point il tient à elle et surtout qu’elle ne lui appartient pas.

Alice est une jeune femme, avocate, ancienne musicienne. Elle est curieuse, elle aime ce qui est nouveau, les défis, le risque. Elle est amoureuse de son mari et est extrêmement jalouse. Lui aussi d’ailleurs.

Jusqu’au dernier moment, le lecteur se demande s’ils vont s’en sortir, lequel des deux va mourir. Arriveront-ils à leurs fins pour vivre enfin pleinement comme ils le souhaitent en gardant seulement les bon côtés de ce Pacte.

Je remercie Babelio et les Editions Presses de la Cité pour cette sélection Masse Critique.

Piège Conjugal Michelle Richmond

Date de sortie : 3 mai 2018

Nb pages : 479

Editeur : Presses de la Cité

ISBN : 978-2-258-14344-9

L’héritier de Moriarty d’Annelie Wendeberg

L'Héritier de Moriarty d'Annelie Wendeberg

L’Héritier de Moriarty d’Annelie Wendeberg

Résumé L’héritier de Moriarty d’Annelie Wendeberg

Anna est enceinte. Accompagnée de Sherlock, elle fuit l’homme de main de Moriarty qui veut la tuer.

Aidée de Sherlock, Anna va tenter de vivre, tout en résolvant des énigmes.

Avis L’héritier de Moriarty d’Annelie Wendeberg

Dernière aventure d’Anna et de Sherlock ? Sur les trois, j’en ai lu deux et ce sont les deux derniers. Je suis absolument ravie de cette histoire. En effet, pour une fois, Anna et Sherlock sont très souvent ensemble. Normal, ils fuient Moran, l’homme de main de Moriarty. Ce qu’il veut, assassiner Anna.

Sherlock connaît très bien les sentiments d’Anna à son égard. Il n’aura aucun geste déplacé pour qu’elle s’imagine que cet amour est payé de retour. De toutes façons, c’était clair dès le départ entre eux. Les joutes verbales sont nombreuses entre eux. Anna est une femme très forte et même si son état de femme enceinte l’affaiblit et ne joue pas en sa faveur, elle n’est pas la dernière pour tenter d’arrêter Moran. Outre ces joutes, l’un et l’autre vont faire des mises au point, se confier, surtout Sherlock, sur leur passé. Anna connaît très bien cet homme, ses travers avec la drogue. Tout le long, cet homme se maîtrise. On comprend très bien que le sort d’Anna ne l’indiffère pas. Il veut la sauver. Il est même diabolique dans ses projets.

Quant à Anna, on la retrouve comme auparavant. Mais ce troisième tome nous montre qu’elle culpabilise beaucoup. Elle se sent responsable de tout. Outre l’enquête, les menaces qui pèsent sur elle, ce bébé que va-t-elle en faire ? Elle a peur de ne pas savoir s’en occuper. Elle s’interroge beaucoup sur ses actes passés

Avec Annelie Wendeberg, je ne me suis pas du tout ennuyée. Le rythme est trépidant. De plus, le lecteur apprend énormément sur ces guerres bactériologiques, la politique de nombreux pays, sur la situation de l’Angleterre à l’intérieur et à l’international et les prémices de la 1ère Guerre Mondiale. Il y a également une partie médicale ou comment se soigner à la fin des années 1800.

Concernant le déroulement de l’histoire, l’auteur sait vraiment y faire. D’un seul coup, sans crier gare, le dénouement arrive. Et quel dénouement ! Mais il faut aller jusqu’au bout pour vraiment savourer cette histoire jusqu’à son dernier souffle. Reverra-t-on Anna et Sherlock ? Seul l’avenir nous le dira. En tous les cas, je souhaite beaucoup de succès à cet auteur que je retrouverai avec grand plaisir.

Je remercie les Editions Presses de la Cité pour cet envoi.

L’héritier de Moriarty d’Annelie Wendeberg

Date de sortie : 26 avril 2018

Nb pages : 311

Editeur : Presses de la Cité

ISBN : 978-2-258-14433-0

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L’enfant de mon mari de Deborah O’Connor

L'enfant de mon mari - Deborah O'Connor

L’enfant de mon mari – Deborah O’Connor

Résumé Avis L’enfant de mon mari de Deborah O’Connor

Un enfant est enlevé par une femme

Heidi s’arrête pour acheter une bouteille de vin dans un quartier qu’elle ne connaît pas et où elle ne se rend jamais.

Elle voit un jeune garçon. Pour elle, c’est l’enfant disparu de son mari.

Avis L’enfant de mon mari de Deborah O’Connor

Toujours pas un coup de coeur, mais presque. Pourtant j’ai vraiment bien aimé ma lecture. Mais qui a pu enlever Barney ? Tout le long du livre, je me suis interrogée. Le père, la mère, l’officier de police ? Les indices peuvent s’accumuler contre l’un, l’autre. Mais rien n’est facile. D’ailleurs, Heidi s’en rend très vite compte, surtout qu’on lui met des bâtons dans les roues, que ce soit dans sa vie professionnelle et privée. Mais elle est tenace. Elle veut suivre son intuition. Elle n’aura de cesse que de découvrir la vérité lorsqu’elle rencontre cet enfant. Elle y arrivera. Pour cela, elle fera des découvertes chez elle, auprès de son mari, auprès de l’ex-femme de son mari et des gens qu’elle va rencontrer.

J’ai suivi le périple de ce couple qui semble s’aimer, Heidi plus que Jason. Ce dernier est un personnage tout de même assez froid, secret. Bien entendu, on peut le comprendre avec la perte d’un enfant dont les recherches sont toujours en cours. Mais il reste trop campé sur ces positions. Pour son fils, il tient un véritable journal de bord sur toutes les pistes qu’il a fallu remonter et qui se sont révélées fausses. Il lui reste les portraits robots effectués par la police et qui montrent Barney à différents âges. Mais ces portraits ne sont qu’une esquisse. Il pense qu’il reconnaîtra automatiquement son fils et inversement car les liens sont trop forts. Au fur et à mesure de l’avancée du livre, on en sait plus sur la vie de Jason, de Barney et de Vicky. Un mariage très jeune, un enfant rapidement. Même sans la perte de leur enfant, auraient-ils continué à vivre ensemble ?

L’auteur nous détaille avec force détails les sentiments d’Heidi et de Jason. Comment on peut essayer de se reconstruire après la perte d’un enfant. D’ailleurs, pour Heidi, les détails de la mort de sa fille sont donnés au compte goutte. On en apprend aussi sur leur rencontre, sur ces disparitions qui ont été médiatisées et comment ils doivent gérer cela au quotidien. Car ils sont connus et les profiteurs, de tout bord, sont bien là. Elle apprendra, également, à connaître son mari, avec cette histoire. Je peux imaginer très bien ces quêtes, l’espoir qui fait revivre ou qui s’anéantit. Il y a également ce quotidien fait de condoléances. La vie doit reprendre le dessus, les gens qui ont perdu un enfant doivent travailler, subvenir à leurs besoins.

Heureusement qu’Heidi a son souvenir fétiche qu’elle peut utiliser à tout moment qui lui permet de se calmer quand la situation est trop tendue. Sa fille est en elle et avec elle. Les souvenirs, que l’on pensait oublier, peuvent également affluer. Ils sont comme une petite bouffée que l’on chérit et que l’on garde bien précieusement. Très psychologique, ce roman débute par l’enlèvement d’un enfant. On saura à la fin quel enfant c’est mais aussi la situation de cette fuite. L’auteur joue avec nos nerfs avec ce prologue mais aussi la fin. D’ailleurs, j’ai dû en relire quelques pages avant de bien comprendre qui était concerné. L’auteur nous offre aussi une réflexion sur ceux qui ont été enlevés et qui sont aimés par leur nouvelle famille. Ont-ils oublié l’ancienne ? Je ne le pense pas pour ma part.

Il y a un petit hic toutefois. Comment Heidi peut-elle fait autant de bruit avec ses talons pour se sauver alors qu’elle sait qu’un homme est dans le couloir, même s’il ne la voit, pour attendre l’ascenseur ? Excuse de premier roman mal relu par les éditeurs ?

Je remercie Netgalley et les Editions Presses de la Cité.

L’enfant de mon mari de Deborah O’Connor

Date de sortie : 18 janvier 2018

Nb pages : 352

Editeur : Presses de la Cité

ISBN : 9782258138391

Love Murder de Soul Black

Love Murder de Soul Black

Love Murder de Soul Black

Avis Love Murder de Soul Black

C’est mon deuxième roman de cet auteur et nous retrouvons, donc, Valerie. J’ai mis du temps à le lire, trop de temps. Cela m’a empêché de l’apprécier à sa juste mesure et de ne pas trouver un le rythme adéquat de tout bon thriller. Le contexte extérieur ne s’y prêtait peut-être pas. Mais je lirai à nouveau Love Murder et sûrement avec beaucoup plus de plaisir. La lecture s’est accélérée, pour moi, lorsque j’ai compris qui était un personnage, soit à un peu plus de la moitié du roman.

Valerie a fait condamner et emprisonner une très belle femme, Katherine. Mais il manque son binôme. En effet, Katherine et un homme dont elle ne connaissait pas le nom ont assassiné plusieurs femmes après avoir joué avec elles, après de nombreux sévices sexuels. Mais voilà que cela recommence, d’autres femmes vont mourir, des messages vont parvenir à Valerie et à ses équipes. Elle sera obligée de les décoder afin de sauver les futures victimes. Mais tout tourne autour de Valerie qui est la principale concernée. Malgré elle, elle fera appel à Katherine. Ce sera un jeu du chat et de la souris. Katherine a un énorme pouvoir d’attraction, de séduction. La prison a un peu altéré tout ça mais cette femme retrouve très vite son emprise. En six ans, toutefois, elle baisse un peu le voile. Valerie arrive à reconnaître certains signes. Mais l’emprise est là. Même si Valerie a grandi, en six ans, elle n’est plus la même femme. Katherine s’en rend très vite compte. Les deux femmes se comprennent très bien. Katherine est perspicace, instruite, cultivé. Elle fascine. Face à elle, les autres sont vulnérables. Même Valerie car Katherine va lui distiller, petit à petit, des informations qui feront que Valerie s’interrogera forcément. Je sens Valerie happée par Katherine, elle subit son pouvoir. D’ailleurs, pourquoi accède-t-elle à toutes ses demandes ? Même au nom de l’amour ! Personne n’en sortira indemne.

Valerie veut réussir sa vie de couple. Elle est profondément amoureuse. Elle veut concrétiser. Elle veut faire un enfant. Mais elle a peur. Son métier fait qu’elle s’interroge. Que sa mère, sa soeur ou encore son amoureux acceptent son travail, sa dangerosité, elle ne veut pas faire subir ça à un enfant. Elle sera une mère louve comme elle est louve avec ceux qui lui sont chers, car Valerie, de part son travail, éprouve énormément de culpabilité par son manque de présence. Mais Valerie est un flic, un inspecteur de la criminelle. Elle voue sa vie à mettre en prison ceux qui font du mal aux autres.

Soul Black nous offre un roman très psychologique. Outre les tortures physiques subies, le lecteur assiste à de nombreuses tortures mentales, de ces femmes qui sont enlevées. Elles passent par toutes les phases et savent qu’elles vont mourir. Elles s’interrogent sur ce qu’elles vont subir, sur ce qu’a été leur vie. Certaines, même, vont résister et faire plus que résister. Mais à quel prix ?

Attraction, Répulsion, Intimité, Manipulation ? Quel est le mot qui doit être choisi pour qualifier Love Murder ? Deux sont pour moi les plus importants. Trouverez-vous lesquels ? Saul Black manipule son lecteur également. Et ça, j’adore. Même lorsqu’il y a torture, les éléments alentour sont expliqués, sont lumineux. Mais on retrouve une atmosphère très vite propice à ce qui se passe, de la noirceur, des ténèbres. Le compte à rebours est lancé, tout s’accélère. La fin vaut-elle le détour ? Je vous laisse juger.

Je remercie les Editions Presses de la Cité pour Love Murder.

Résumé Love Murder de Soul Black

En 2009, Valerie Hart assiste au procès de Katherine Glass qui a torturé et tué, six femmes, avec un complice. Katherine est condamnée à mort.

Six ans plus tard, Nick est prêt à épouser Valerie. Lors d’un week-end, il va la demander en mariage.

Love Murder de Soul Black

Date de sortie : 5 octobre 2017

Nb pages : 230

Editeur : Presses de la Cité

ISBN : 978-2-258-11486-9

The Edge of Nowhere 4 Les lumières de l’île d’Elizabeth George

The Edge of nowhere Les Lumières de l'île Elizabeth George

The Edge of nowhere Les Lumières de l’île Elizabeth George

Avis The Edge of Nowhere 4 Les lumières de l’île d’Elizabeth George

Je pensais que ce tome, soit le quatrième, serait le dernier de la série The Edge of Nowhere. Il me tardait d’avoir le fin mot de l’histoire. Mais non, Elizabeth George sait faire durer le suspense, et toujours avec un talent indéniable, avec ces héros récurrents. Ici, c’est Becca qui vit sur cette île depuis près de deux ans. Mais avant de dénouer la situation pour elle, Becca dénoue les situations pour les autres, ceux qu’elle a appris à connaître et surtout à apprécier depuis qu’elle est là. Ses amis et son amoureux. Même si la situation n’est pas facile pour lui puisque Becca lui cache le principal. Mais un élément perturbateur va se mettre en route. Cela ne sera pas le dénouement pour ce quatrième tome, peut-être le prochain ? J’ai eu un peu de mal à me replonger dans le roman et à me rappeler ce qui s’est passé dans le précédent. Mais cela a été très vite balayé à cause de nombreux rappels.

Becca est en danger. L’étau se resserre. Malgré ses efforts pour passer inaperçue, les adultes sont plus forts qu’elle. Elle devra s’allier à une personne pour retrouver sa mère. Ses recherches ne donnent rien, malheureusement. Retrouver sa mère, cela signifie dire toute la vérité et les réhabiliter toutes les deux. Malgré tout, pourra-t-elle faire confiance à cette personne ? J’espère qu’on le saura dans le prochain opus. Toutefois, elle ne sera pas seule. Des adultes bienveillants, qu’elle connaît depuis quelques mois maintenant, veilleront sur elle. Il faudra juste qu’elle se confie à eux. Elle aura aussi grandi. Ses pouvoirs se seront affirmés en quelques semaines, à force de travail. Le décor est toujours aussi grandiose, les personnages toujours aussi sympathiques, surtout ces deux femmes qui ont pris Becca sous leur aile, qui l’aident

Seth ne fait-il pas une erreur avec Prynne ? Malgré tout l’amour qu’il lui porte, est-il vraiment réciproque ? On le sait, la drogue fait faire et dire des choses sur le moment. Et elle ne sont pas forcément suivies d’effets sur le long terme. Prynne en est la preuve vivante avec sa famille. D’ailleurs, Becca qui trouve ce que cache Prynne a des réserves quant à la jeune fille. Elizabeth George assume un roman sur la quête d’identité, sur la sexualité. Elle mêle ces jeunes gens qui ne savent pas forcément qui ils sont. Ils peuvent avoir des préjugés, dus à leur famille. Mais ils doivent chercher par eux-mêmes ce qui leur convient. Même si ce n’est pas au goût de la famille, surtout lorsque la religion et ses fanatiques s’en mêlent. Elizabeth George aborde également le thème de la maladie, de la vieillesse et des guerres qui peuvent exister au sein d’une famille.

Maintenant, c’est parti pour attendre un cinquième opus qui je l’espère sera excellent. Je remercie les Editions Presses de la Cité qui me permettent de lire un de mes auteurs favoris. En tous les cas, je conseille de lire les tomes les uns après les autres car le lecteur peut être perdu. Lorsque la série sera entièrement finie, je me replongerai, avec délices, dans tous les romans, mais je ne laisserai pas passer de temps entre chacun. Elizabeth George sait concilier, pour ces romans, en partie, destinés aux adolescents, tout ce qui peut se passer dans leur tête. La quête de l’amitié, l’amour, les relations humaines ne sont pas forcément faciles. Surtout sur cette île qui est quand même facile d’accès puisque reliée au continent. Et ce n’est pas parce que c’est une île, qu’elle est protégée de tout ce qu’un être humain peut trouver pour assouvir ses addictions. Elizabeth George continue à aborder le thème de l’adoption, de ces enfants qui ont été séparés. Cela crée un sentiment de culpabilité pour l’aîné qui n’ose pas tout dire. Le destin s’en mêle et heureusement que les adultes ont de bonnes réactions.

Résumé The Edge of Nowhere 4 Les lumières de l’île d’Elizabeth George

Le grand père de Seth a eu une attaque. Il est paralysé d’un côté et parle peu. Son fils et sa fille ne sont pas d’accord quant aux suites à donner.

Derric a retrouvé sa soeur mais elle est tombée amoureuse de lui. Becca le pousse à dire la vérité.

The Edge of Nowhere 4 Les lumières de l’île d’Elizabeth George

Date de sortie : 5 octobre 2017

Nb pages : 352

Editeur : Presses de la Cité

ISBN : 978-2-258-09010-1