La ferme du bout du monde de Sarah Vaughan

La ferme du bout du monde de Sarah Vaughan
La ferme du bout du monde de Sarah Vaughan

Avis La ferme du bout du monde de Sarah Vaughan

Après deux autobiographies, j’avais besoin de me plonger dans un roman, dans une histoire imaginée par un auteur, mais avec des éléments véridiques car bien étudiés. Bingo ! C’est le cas avec La ferme du bout du monde de Sarah Vaughan. Un auteur qui m’emmène en Cornouailles a déjà pratiquement tout bon. Les descriptions de cette lande, de cet océan Atlantique, de ces changements de temps sont vraiment à couper le souffle et donne un ton au roman. D’ailleurs, ce paysage, bien étudié, connu, donne toute sa profondeur à l’histoire de cette ferme, où six générations ont vécu. En 2014, ce sont trois générations. La grand-mère Maggie, sa fille Judith et les enfants de celle-ci, une fille et un garçon.

Sarah Vaughan commence son roman de nos jours. Une dame âgée apprend que ses jours sont comptés. Le cancer la ronge. Elle veut accomplir ce qui la hante depuis 70 ans, surtout pour partir en paix. Son nom n’est pas donné mais au fur et à mesure de l’histoire, le lecteur, enfin moi, comprend qui est cette femme.

L’auteur nous déroule son histoire depuis la deuxième guerre mondiale jusqu’à nos jours. Les chapitres alternent donc. Les parents de Maggie ont accueilli des enfants qui ne pouvaient pas rester à Londres. Ce sera Will et sa soeur Alice, qui vont grandir avec Maggie. Will et Maggie sont très proches, trop proches pour la mère de celle-ci. Ils tombent amoureux. Mais leur avenir sera sombre. Alice a cinq ans de moins que Maggie et ce qu’elle voit la perturbe. De plus, face à cette femme forte qu’est la mère de Maggie, elle ne peut pas se taire. Maggie est maintenant une femme de 88 ans, qui attend depuis 70 ans, qu’un homme pousse la porte de chez elle.

Lucie vit à Londres. Elle a appris l’infidélité de son mari et elle a failli faire mourir un enfant. Elle est donc en arrêt de travail. Son refuge ? La ferme familiale. Là, elle apprendra que la ferme est énormément endettée, que son oncle veut la vendre. Entre secrets de famille qui seront révélés, faire le point sur sa vie, Lucie devra prendre des décisions pour aider son frère et sa famille et sauver la ferme et ceux qui y vivent.

L’auteur nous détaille très bien les conditions de vie dans les fermes dans les années 40, où tout le monde pouvait vivre. Mais il y a également cet opprobre qui pouvait régner. La réputation d’une famille était très importante. Ensuite, nous avons les conditions de vie de ces fermiers qui se sont dégradées, à cause des maladies et au fur et à mesure trop de dettes. En plus, le temps peut anéantir une récolte. Cela peut provoquer de nombreux drames. Il ne faut pas oublier cette seconde guerre mondiale. Les campagnes étaient peut-être plus protégées que Londres, mais la mort peut frapper partout. Découverte de tous ces avions.

Trois générations de femmes, fortes, qui ont toutes les trois vécu une très belle histoire d’amour. Les sentiments sont très forts, pas du tout mièvres. Il est souvent difficile de pardonner à quelqu’un, de comprendre quand on a souffert. Mais le message d’espoir est là. En famille, en se confiant, on peut surmonter bien d’obstacles.

Je remercie NetGalley et Préludes pour cette sélection.

Résumé La ferme du bout du monde de Sarah Vaughan

Cette ferme de 300 ans est très isolée face à la mer, l’océan et elle garde ses secrets.

A Londres, une femme âgée de 83 ans, atteinte d’un cancer, décide de revenir sur les lieux de son enfance car elle veut faire la paix, arranger les choses.

La ferme du bout du monde de Sarah Vaughan

Date de sortie : 5 avril 2017

Nb pages : 448

Editeur : Préludes

ISBN : 9782253107866

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