Le portrait brisé Une enquête à la Belle-Epoque tome 2 d’Alice Quinn

Le portrait brisé Une enquête à la Belle-Epoque tome 2 d'Alice Quinn - Editions Amazon Publishing

Le portrait brisé Une enquête à la Belle-Epoque tome 2 d’Alice Quinn – Editions Amazon Publishing

Résumé Le portrait brisé Une enquête à la Belle-Epoque tome 2 d’Alice Quinn

Lola et Miss Fletcher sont heureuses. Elles se rendent à la gare accueillir leur ami Guy de Maupassant.

Dans ce lieu, elles assistent à une dispute entre un banquier, très en vue, à Cannes et un homme qui a tout perdu à cause de lui.

Avis Le portrait brisé Une enquête à la Belle-Epoque tome 2 d’Alice Quinn

Quel bonheur de retrouver Lola, Miss Fletcher, Maupassant, Rosalie, Anna ! Un véritable régal avec la plume de plus en plus aguerrie d’Alice Quinn qui nous emmène dans le Cannes de la fin du XIXème siècle. Un Cannes que l’on peut découvrir. Une enquête, certes, à laquelle sont mêlés les héros de l’histoire, mais une véritable dimension historique. Si dans l’opus précédent, il était question du sort des orphelins dans la région cannoise, ce deuxième tome nous entraîne au niveau spéculation bancaire et faillites personnelles et professionnelles de nombre de personnes. Il faut croire que les gens n’apprennent pas des erreurs de leurs aînés. Quand il y a de l’argent à faire, ce sont les plus forts qui gagnent et ils sont peu nombreux. Ils laissent sur le carreau de nombreuses personnes et s’en moquent totalement. Tant pis pour ceux qui ont tout perdu, qui se suicident, ce n’est pas de la faute de ceux qui s’en sont sortis. Même si ces derniers ont de plus en plus d’ennemis. Ce roman traite également de la condition de ces personnes qui ont des problèmes psychologiques ou psychiatriques. Ils sont enfermés soit disant pour leur bien, pour qu’ils essaient de guérir. Mais les traitements sont tout sauf humains. La psychiatrie, de nos jours, a évolué mais en France, elle souffre toujours de ce qui a été réalisé il y a de nombreuses années. On enferme nos parents pour diverses raisons, souvent parce que cela ne correspond pas à notre rang. On veut éviter les scandales, ni plus ni moins.

Voilà, c’est la partie historique du roman. Passons aux personnages. On les retrouve quatre ans après le premier tome. Lola, Miss Fletcher, Rosalie et Anna vivent toutes les quatre ensemble. Elles s’entendent assez bien. Anna bénéficie d’une bonne éducation. Mais comme Lola est une jeune femme entretenue, elle n’est pas acceptée par la bonne société cannoise. Chacun doit rester à sa place, même si Lola fait des dons de plus en plus conséquents. Elle n’est pas acceptée dans les hautes sphères même si elle connaît des personnalités connues. On en apprendra un peu plus sur le passé de Miss Fletcher et de Lola. C’est Miss Fletcher qui raconte l’histoire. Entre les deux, même s’il y a beaucoup de confiance, elles ont le sentiment que des éléments sont cachés. En premier, ce que ressent Miss Fletcher pour Lola. Et lorsque Lola accepte une mission donnée par l’ancienne amante de Miss Fletcher, ce sera comme si cette dernière revenait des années en arrière. Mais très vite, un évènement va leur permettre de ressouder le clan. Et cela concerne Anna. Car Anna va apprendre qui est réellement Lola et ce qu’elle fait. Elle ne l’acceptera pas. Elle se sentira flouée. De plus, Anna va découvrir assez vite qui elle est réellement. Et un meurtre la désignera très vite comme la principale suspecte et la coupable. Mais c’est sans compter les deux femmes et leur allié, Maupassant. Ils vont tout faire pour disculper la jeune adolescente, quitte à se mettre dans de situations improbables. Grâce aux indices récoltés, le lecteur sait très vite à quoi s’attendre. Cela n’enlève toutefois rien à la qualité de ce roman, au plaisir réel de la lecture que j’ai pu ressentir.

J’ai encore une fois adoré les personnages d’Alice Quinn. J’ai comme eu l’impression d’avoir retrouvé des amies, des amis.

Alice Quinn finit avec un élément qui va servir au prochain tome. Je n’ai qu’une chose à dire, il me tarde de le lire.

Je remercie Netgalley et les Editions Amazon Publishing pour cette lecture.

Le portrait brisé Une enquête à la Belle-Epoque tome 2 d’Alice Quinn

Date de sortie : 23 avril 2019

Editeur : Amazon Publishing

Nombre de pages : +300

ISBN : 9782824614465

Juste avant de mourir de S.K. Tremayne

Juste avant de mourir de S.K. Tremayne

Juste avant de mourir de S.K. Tremayne – Editions Presses de la Cité

Résumé Juste avant de mourir de S.K. Tremayne

Elle aurait dû mourir dans un grave accident de voiture. Mais elle a réussi à s’en sortir, à ne pas se laisser engloutir par les eaux, en rejoignant la rive.

Depuis, elle n’a pas retrouvé la mémoire mais elle a retrouvé sa famille, en particulier sa fille Lyla et son mari Adam. Mais ce dernier est très en colère, brutal et elle sent qu’Adam lui en veut. Pourquoi ?

Avis Juste avant de mourir de S.K. Tremayne

Kath semble avoir tout pour être heureuse. Un mari aimant, une petite fille adorable, un lieu de vie, certes très reculé, mais où elle se sent bien. Mais Kath a eu un accident de voiture et la mémoire lui fait encore défaut. Pour le moment, son mari Adam semble très en colère contre elle, il est plus ou moins violent dans ses paroles. Pourquoi ? Que cache Kath à Adam ? Pour retrouver sa vie, Kath va tenter, par tous les moyens, de retrouver cette mémoire. Mais un élément perturbateur va jeter le trouble sur ce qu’elle pensait. Si vous lisez la quatrième de couverture, vous saurez très vite ce que c’est. C’est pour cette raison que je ne les lis pratiquement jamais pour me laisser la surprise qui arrive, quand même assez tard.

Lyla est la fille de Kath et Adam. Cette petite fille n’est pas comme les autres. Selon sa mère, elle a le syndrome d’Asperger, mais elle n’a jamais été diagnostiquée car ses parents, et en particulier son père, ne veulent pas lui coller d’étiquettes. Avec ce syndrome, l’auteur nous décrit le comportement de cette petite fille solitaire, vive, intelligente, sensible, qui communique lorsqu’elle en a envie. Lyla se sent délaissée et surtout pas aimée. Elle a peur, en particulier, pour sa mère. Elle a peur que celle-ci ne revienne plus et elle pense qu’elle ne l’aime plus. Lyla est très attachée à ses parents mais, à un moment, sentant sa mère en danger, elle la choisira, pour tenter de la protéger. Je ne suis pas trop au fait de l’autisme, du syndrome d’Asperger qui peut se présenter sous différentes formes, mais le personnage de Lyla est vraiment très détaillé. Le lecteur, surtout parent, ressent de l’amour pour cet enfant qui subit les quolibets de ses camarades d’école, qui a une mémoire phénoménale.

Kath croit que son accident est dû à une plaque de verglas. Comme ses souvenirs sont encore diffus, elle apprendra la vérité. Mais le pourquoi du comment, ce sera à elle de le chercher. Pourquoi a-t-elle voulu abandonner sa fille ? C’est cela qui lui fait le plus peur. Sa fille, son amour. Elle va interroger celui qui a assisté, plus ou moins, à l’accident. Elle va mettre à jour certains éléments qui vont lui faire entrevoir la vérité. Elle utilisera les odeurs pour se rappeler. Au fil de son enquête, elle ira dans des endroits où le drame a eu lieu. Tout cela, aidée, plus ou moins, par les avertissements de sa fille. Adam est le coupable idéal. Mais est-ce vraiment lui, comme le suggère Lyla ? Il faut dire que cet homme et les hommes de sa famille se ressemblent énormément. Un huit-clos familial, pourrait-on dire, car le frère de Kath ne semble pas exempt de tout reproche. Juste avant de mourir relate des évènements familiaux qui peuvent arriver à tout le monde, entre mensonges et trahisons, suspicions et manques de confiance en l’autre. En filigrane, la mère de Kath, décédée, qui joue un rôle très important. Adorée par son fils et sa fille qui savaient comment elle était toutefois, elle est toutefois bien présente même si elle est morte depuis de nombreuses années.

Juste avant de mourir, outre l’histoire, a pour cadre la lande. Et on le sait, le cadre joue énormément dans un roman. Lande plus hiver donnent des sensations oppressantes, même si la lande est un formidable terrain de jeu pour Lyla, un espace de travail pour Adam. Pour les étrangers, la lande peut être un coupe gorge. Et Kath, même si elle y vit depuis de nombreuses années, peut avoir toujours des surprises dans ce cadre. La lande est un espace où l’on peut se cacher, où les animaux, sauvages, peuvent vivre en sécurité et être des remparts pour les êtres humains. Mais, la violence peut y régner. Et elle est pratiquement humaine. Le temps peut changer très rapidement avec un brouillard très dense qui peut tomber en quelques minutes alors qu’à quelques kilomètres, le soleil brille. Dans un tel endroit, reculé, il faut vraiment avoir envie d’y vivre.

Juste avant de mourir n‘est pas un coup de coeur pour moi, malheureusement, malgré le style de l’auteur que je connais puisque je l’ai lu. Deux éléments m’ont chagriné et mis mal à l’aise. Il m’a semblé que Kath connaissait une partie de la vérité par rapport à sa mère. Mais comment aurait-elle pu l’apprendre ? Quelques pages plus loin, ce n’est plus le cas. Outre le cadre, j’ai toutefois bien aimé ces références aux légendes, aux histoires de sorcières. J’ai été moins happée par cette histoire que par le premier roman de l’auteur. Est-ce dû au fait de lire sur liseuse ?

Je remercie Netgalley et les Editions Presses de la Cité pour cette lecture.

Juste avant de mourir de S.K. Tremayne

Date de sortie : 21 mars 2019

Editeur : Presses de la Cité

Nombre de pages : 326

ISBN : 9782258150751

Sans mon ombre d’Edmonde Permingeat

Sans mon ombre d'Dedmonde Permingeat - Editions de l'Archipel

Sans mon ombre d’Dedmonde Permingeat – Editions de l’Archipel

Résumé Sans mon ombre d’Edmonde Permingeat

Alice et Célia, jumelles, se retrouvent dans les Calanques. Mais la rencontre tourne mal. Célia reçoit des gifles retentissantes de sa soeur. Elle tombe et meurt.

Alice prend la place de sa soeur au sein de sa famille.

Avis Sans mon ombre d’Edmonde Permingeat

Deux soeurs au caractère opposé mais qui se ressemblent tant et plus. Alice a toujours été la plus érudite, elle est d’ailleurs prof de philo et profite de la vie comme elle le souhaite. Elle a fait la fierté de son père mais a toujours été rabaissée par sa mère. Frondeuse, elle a toujours bousculé les ordres, au contraire de sa jumelle. Cette dernière a trouvé l’amour de sa vie très jeune, a été maman assez tôt et semble avoir une vie de rêve, à l’abri de tout souci matériel. Mais c’est l’arbre qui cache la forêt. Alice a toujours été jalouse de sa soeur car elle voulait être l’unique. Déjà, petite, elle a toujours voulu se différencier, exister sans l’autre. Elle en a pris conscience en voyant son double dans son miroir. Pourtant, petites, elles ont passé de bons moments ensemble, dans la ferme des grands-parents. Mais il semble que cela soit le seul endroit où la rivalité n’était pas de mise. Haine, rancoeurs, jalousies, mais il y a aussi de l’amour entre les deux soeurs et elles ne se le montrent pas.

Dans cette première partie, Alice va vivre à la place de sa soeur, comme elle l’a toujours souhaité. A elle, les belles robes, l’argent facile. Mais dans ce milieu, l’envers du décor est tout autre. Le mari se révèle pire que ce qu’Alice pensait. En plus, elle doit se conformer aux petites mesquineries des uns et des autres, à la goujaterie des hommes, aux remarques perfides de la belle-mère et de la soeur. Alice va se rendre compte de l’enfer vécu par sa soeur, surtout lorsqu’elle trouvera son journal. Elle découvrira des secrets, elle est prise dans une spirale infernale pour qu’on ne la reconnaisse pas. Une première partie du point de vue d’Alice et une seconde partie du point de vue de Célia. Pour cette dernière, elle est honnête envers elle-même mais elle est la plus forte, à mon avis. Toujours rabaissée, elle n’a jamais eu confiance en elle. Elle a toujours été sous la coupe de sa soeur et ensuite de son mari. Mais arrive un âge où elle a eu envie de prendre son envol, de vivre pour elle, ses propres expériences. Elle a toujours regretté de ne pas être proche de son double qu’elle n’a pas jalousé mais elle a été la seule à souffrir. Célia va vite apprendre que la vie n’est pas rose, que même dans le milieu de son mari, derrière les alcôves se cachent les plus sombres secrets. Prendre la vie de sa soeur, la vivre n’est pas de tout repos pour Alice qui ne doit faire aucun faux pas pour ne pas se griller. Elle va, plus ou moins, apprendre la patience pour ne pas être démasquée. Elle est assez forte, tout de même, pour ça pour ne pas réagir face à sa belle-mère, face à toutes ses mamans qui ne pensent qu’à leur progéniture, à ses parangons de vertu.

Je trouve que l’auteur ne nous détaille pas assez le pourquoi de cette violence envers Célia, à l’instant T. Bien sûr, il y a cette jalousie profonde d’Alice envers sa soeur, son Double, son Miroir. Alice qui a toujours voulu être la seule. Peut-on parler d’accident toutes ces gifles retentissantes ?

J’ai des sentiments ambivalents quant à cette lecture. J’ai aimé l’histoire mais elle souffre de certains dialogues pas assez riches, pas assez travaillés. Cela a gâché ma lecture, malgré tout. Le final est, toutefois, très intéressant. Je ne m’y attendais pas mais il n’y avait que ça pour sauver les deux soeurs. Quant à ce qui arrive quelque temps plus tard, cela démontre bien que même des jumelles ne peuvent pas tromper tout le monde. Le rythme ne souffre d’aucun temps mort. Le personnage d’Alice, vis à vis de sa soeur, n’est pas assez étoffé à mon goût. On passe très vite, un peu trop vite sur ses réactions après la mort de sa soeur, ses décisions ambivalentes. Je n’ai pas pu m’attacher à Alice car elle n’a pas été rendue assez humaine par l’auteur, même dans les derniers instants. Quant à Célia, elle n’est pas si innocente que cela, elle a grandi au fur et à mesure des années. L’auteur égrène les réflexions d’Alice par des passages en italique. Cela montre sa grande culture mais aussi son caractère frondeur qu’elle tempère avec cette expérience. 

Je remercie Netgalley et les Editions L’Archipel pour cette lecture.

Sans mon ombre d’Edmonde Permingeat

Date de sortie : 17 avril 2019

Editeur : L’Archipel

Nombre de pages : 440

ISBN : 978-2-8098-2619-7

La punition qu’elle mérite d’Elizabeth George

La punition qu'elle mérite d'Elizabeth George - Editions Presses de la Cité

La punition qu’elle mérite d’Elizabeth George – Editions Presses de la Cité

Résumé La punition qu’elle mérite d’Elizabeth George

C’est la fin des examens. Ding pousse son amie Missa, jeune fille aux notes irréprochables, à sortir. La grand-mère de Missa est tout à fait d’accord. Elles se retrouvent dans un bar avec les colocs de Ding. Tout le monde boit.

Gaz Ruddock, îlotier, vit avec un vieil homme pour l’aider dans son quotidien. Il fait tout ce qui est possible afin que l‘ordre règne dans cette petite ville de Ludlow.

Avis La punition qu’elle mérite d’Elizabeth George

Plus de 550 pages à lire, un énorme pavé pour cette vingtième enquête de Linley et Havers. J’ai cru que jamais je n’allais en voir le bout. C’est ça le problème de la liseuse. Mais même si j’ai cru ne jamais en voir la fin, ces 550 pages sont un régal, un pur bonheur. Je n’ai pas lu toutes les enquêtes de ce duo, même si je sais à peu près ce qui est arrivé à chacun d’entre eux. Barbara est toujours sous le coup d’une mutation car elle n’obéit pas aux ordres. Mais depuis quelque temps, elle tente de se conformer et elle y sera encore plus obligée car elle devra travailler avec la commissaire, Isabelle, qui ne la porte pas dans son coeur et qui veut, absolument, s’en débarrasser. Toutefois, le naturel revient vite au galop mais Barbara fait attention. Elle enquête, un tant soit peu de son côté mais en fait part à Isabelle et surtout elle obéit. Mais ce sera sans compter sur Linley qui mettra les pieds dans le plat et qui permettra au duo de travailler ensemble pour tenter de démêler cette histoire de suicide.

La première partie est donc consacrée à Isabelle et Havers qui doivent enquêter et tenter de démontrer qu’il n’y a eu aucune erreur lorsqu’un détenu est mort en détention. La deuxième partie est consacrée à Havers et Linley car Barbara avait découvert un élément qui pouvait donner un autre tour à l’enquête mais elle allait plus loin que ce qui lui était demandé. Tout ne sera pas mis à plat, mais même s’ils sont pressés par le temps, ils pourront interroger les uns et les autres, se faire leurs idées, échanger et comme ce sont des pointures dans leur métier, ils y arriveront. Mais c’est un travail d’équipe entre Londres et eux.

Outre l’enquête, ce roman est consacré aux relations humaines. Les relations de travail, les relations amoureuses, le respect envers les uns et les autres. Les relations humaines ne sont pas faciles. Une mère et femme peut prendre le dessus sur son couple, sur ses enfants, imposer ses choix, surveiller. Mais la vie se charge de remettre les choses à leur place. Est-ce que cela sera trop tard pour faire machine arrière ? L’auteur s’est énormément renseigné sur la police britannique, sur ses fameuses coupes budgétaires qui empêchent d’avoir du personnel sur place pour pouvoir enquêter comme il le faut. Avec Isabelle, c’est l’alcoolisme qui est en ligne de mire. Mais il n’y a aucun jugement. L‘alcoolisme peut être dû à de nombreuses choses. Mais il est dévastateur pour ceux qui en sont atteints et ceux qui sont autour. Il anéantit une vie de famille, il peut anéantir un travail, des responsabilités. Il faut juste que le malade prenne conscience qu’il faut qu’il soit aidé. Elizabeth George s’attache également à ces jeunes, qui veulent prendre leur envol, qui continuent leurs études et qui boivent tant et plus, qui privilégient les relations sexuelles même si leur partenaire n’est pas d’accord. Mais s’ils peuvent être très vite soupçonnés, d’un autre côté, ce ne sont pas eux qui sont les principaux responsables.

Et toujours ce ton humoristique quand il le faut. Et cela passe par Barbara qui fait des claquettes et qui a été prise en charge par la secrétaire du département. Cette dernière ne s’en laisse pas compter et refuse toutes les excuses de Barbara. Surtout qu’il y a un spectacle, et bien entendu, Linley va s’en mêler. Je m’imagine ces personnages tout ce qu’il y a de plus british, surtout Linley. Ils sont toujours autant humains et cela fait du bien.

Je suis toujours autant surprise par Elizabeth George. Qu’une américaine, qui vit aux Etats-Unis, transpose ses histoires en Grande-Bretagne, dans des lieux autant reculés, cela me sidère toujours autant. Ce n’est pas la même culture même si les êtres humains, sur n’importe quel lieu de la planète, ont pratiquement tous les mêmes aspirations.

Je remercie Netgalley et les Editions Presses de la Cité pour m’avoir permis de lire cette vingtième enquête.

La punition qu’elle mérite d’Elizabeth George

Date de sortie : 7 mars 2019

Editeur : Presses de la Cité

Nombre de pages : 553

ISBN : 9782258117761

Sorcières & Chasseurs, Tome 3, Silence de Charlotte Munich

Sorcières & Chasseurs tome 3 Silence de Charlotte Munich

Sorcières & Chasseur tome 3 Silence de Charlotte Munich

Résumé Sorcières & Chasseur tome 3 Silence de Charlotte Munich

Leila est à Paris. Elle veut à tout prix libérer Arthur, aux mains de l’Ordre et de Duncan. Mais c’est une véritable forteresse. Elle ne sait comment s’y prendre car elle n’a plus de magie en elle. Elle devra s’allier à son ennemi et trouver également des personnes pour l’aider.

Avis Sorcières & Chasseur tome 3 Silence de Charlotte Munich

Leila a un passé de sorcière. Mais ses pouvoirs se sont envolés. La jeune femme est amoureuse d’Arthur. Elle va tenter de tout faire pour le libérer des mains de Duncan et de sa magie pour éviter qu’il ne devienne un chasseur. Le personnage de Leila est très bien pensé, avec ses contradictions, ses envies de tout bousculer sans trop réfléchir. Leila est une jeune femme dont la priorité est son amoureux, Arthur. Mais elle devra composer avec lui, tout comme avec Satie, un chasseur qui n’aura de cesse que de la tuer. Le passé de Leila est un passé de souffrances, de morts. Elle a tué car elle était obligée. Mais quand la magie s’est envolée, aux mains d’autres personnes, que peut-elle faire pour sauver ceux qu’elle aime, ceux qu’elle rencontre et qui lui veulent du bien ? Car dans ce roman, on apprend que Leila a une mission, en France. Eradiquer ses chasseurs qui veulent anéantir les sorcières et c’est déjà bien parti.

Arthur, homme lambda, après sa rencontre avec Leila et les problèmes survenus en Bretagne, a été capturé par les hommes de Duncan. Duncan est un homme très fort, surtout pour faire le mal, mais pour approcher Leila et surtout obtenir ce dont il a besoin, il faut qu’il ait des hommes dans la place, soit Arthur et Satie. L’auteur nous raconte très bien les transformations d’Arthur, ses interactions avec Leila, son dilemme face à elle et surtout comment il va tenter de la sauver, de se sauver mais l’Ordre sera-t-il plus fort que lui, qu’eux deux ? Satie, quant à lui, Chasseur, veut tout faire pour tuer Leila. Mais une seule personne compte pour lui, c’est Sara, en proie à une malédiction. Sara qui doit être sauvée et ce sera une des missions de Leila. Dans ce tome, cette dernière, outre le fait qu’elle veut sauver l’homme de sa vie, prendre des décisions pour elle et pour les autres, devra affronter un élément essentiel de son passé en se rendant chez sa tante, Nora.

Je ne suis pas mécontente de cette lecture mais elle a souffert de longueurs sauf sur les 100 dernières pages où le rythme est très enlevé. Elle a souffert également du fait que je n’ai pas lu les deux premiers tomes, donc j’ai eu assez de mal à entrer dans l’histoire, même si l’auteur permet de comprendre assez vite ce qui se passe et qui sont les personnages. Je ne me suis pas perdue dans ce roman, dans ce tome 3. En le demandant sur Netgalley, je n’ai pas fait attention au fait que cela soit une troisième partie. Dommage, car je ne l’aurai pas demandé. Personnellement, ce tome 3 ne se lit pas indépendamment des autres à moins de faire toute la série, mais je ne pense pas m’y plonger car j’ai pas mal de séries en cours que je n’arrive à finir. Tome 3 qui sera suivi d’un autre car l’histoire entre Leila, Arthur et Duncan n’est pas finie. Sans mettre en cause le talent de l’auteur qui sait bien raconter ce type d’histoires, 500 pages, c’est vraiment trop long. 300 à 350 auraient été amplement suffisantes, à mon goût car je trouve qu’il y a pas mal de répétitions, qui gâchent un peu l’histoire et qui ne sont pas nécessaires, même pour un lecteur qui ne connait pas les deux premiers tomes. Quoi qu’il en soit, même en ne lisant que le tome 3, je n’étais pas perdue au final.

Je remercie Netgalley et les Editions Amazon Publishing pour cette lecture.

Sorcières & Chasseur tome 3 Silence de Charlotte Munich

Date de sortie : 26 février 2019

Editeur : Amazon Publishing

Nombre de pages : 505

ISBN : 9782919807260

Adopteuntueur.com d’Enzo Bartoli

Adopteuntueur.com d'Enzo Bartoli - Editions Amazon Publishing

Adopteuntueur.com d’Enzo Bartoli – Editions Amazon Publishing

Résumé Adopteuntueur.com d’Enzo Bartoli

Deux jeunes adolescents découvrent dans la nuit le cadavre d’un homme.

Ils sont très  vite interrogés par les policiers sur place, avant que l’enquête ne soit confiée à la PJ.

Avis Adopteuntueur.com d’Enzo Bartoli

Vraiment agréablement surprise par ma lecture. J’ai eu peur quand j’ai lu les toutes premières pages. Je pensais vraiment m’ennuyer. En faisant quelques recherches sur le net, je me suis aperçue que c’était la cinquième enquête de ce duo, voire trio, car il faut compter le chef de tout ce beau monde. Une belle enquête à la française qui rappelle les films ou les séries que l’on peut voir. J’ai eu l’impression d’avoir les images devant les yeux tout le long de ma lecture. Je ne sais pas si je lirai les quatre premiers vu tout ce qu’il y a dans ma PAL, mais à l’occasion j’y penserai. Je ne pense pas que ne pas avoir lu les quatre premières enquêtes posent un réel problème puisque ce roman n’est pas une suite. On prend les personnages tels qu’ils sont, sans trop de références sur des éléments précédents.

Donc, nous sommes au 36, plus le Quai des Orfèvres, puisqu’ils ont déménagé. Nous avons affaire à toute une équipe, composée d’hommes et d’une femme. Tout ce beau monde est bien géré même si un lien particulier, de confiance notamment, unit le grand chef et Tonton, Pascal Guilbert. Lien moins évident avec le Beau gosse puisque Guilhem Lanternier semble être le personnage, même s’il est reconnu dans son travail comme un bon professionnel, le moins posé. Charles Maillard est plus abrupt avec lui, lui lance quelques petites piques, qui peuvent trouver de la répartie. Mais attention, Pascal peut prendre certaines décisions sur un coup de tête. Est-ce que ça paie ? A vous de le lire, vous ne serez pas déçu.

Le lecteur a affaire à un meurtre d’un homme. Les premiers éléments de l’enquête ne révèlent rien. C’est comme si cet homme n’existait pratiquement pas. Rien n’est trouvé sur sa vie professionnelle. Son assistante de direction est un véritable cerbère. Mais en creusant, en interrogeant les uns et les autres, avec une simple petite phrase, les enquêteurs vont mettre à jour tout un pan de la personnalité de cet homme au double jeu, à la double vie. Entre une femme, emprisonnée, car elle a tué son enfant, qui a de réels soucis psychologiques, des fraudes, des embauches de femmes pour assouvir le moindre de ses fantasmes, le personnage n’est pas bon à côtoyer. Violences physiques et psychologiques qui ont été vues par des proches, mais qui n’ont rien pu faire pour que cet homme arrête tout. Donc, que fallait-il faire ? Ils ont trouvé la solution, le bon pigeon, mais c’est sans compter les recoupements entre divers services, qui collaborent, les différents entretiens et l’opiniâtreté des uns et des autres.

Chose que j’ai apprise avec ce roman est qu’une perquisition pouvait être faite sans l’accord de la justice, mais il suffit juste de deux témoins. L’auteur connaît très bien Paris, ses environs et aussi la Grande Couronne.

Je remercie Netgalley et les Editions Amazon Publishing pour cette belle découverte.

Adopteuntueur.com d’Enzo Bartoli

Date de sortie : 12 février 2019

Editeur : Amazon Publishing

Nombre de pages : 246

ISBN : 9782919807277

 

Le mystère Lagerfeld de Laurent Allen-Caron

Le mystère Lagerfeld de Laurent Allen-Caron - Editions Fayard

Le mystère Lagerfeld de Laurent Allen-Caron – Editions Fayard

Le mystère Lagerfeld de Laurent Allen-Caron, présentation de l’éditeur

Son apparence et sa vie fascinent, intriguent. Karl Lagerfeld, le kaiser des podiums, le parrain de la mode s’est toujours dissimulé derrière des masques. Son mystère s’épaissit quand on croit le saisir. Lui-même le reconnaît  : «  Je veux être une apparition. Ça apparaît, ça disparaît.  » Mais qui se cache vraiment derrière les lunettes noires les plus célèbres du monde  ? Quelle est l’Histoire et le passé de cet homme qui ne voudrait vivre que dans le présent  ?
Laurent Allen-Caron a rencontré les témoins de l’ombre. Ceux qui ont bien voulu parler et retracer l’étonnant parcours d’un enfant allemand pour qui Paris représentait un rêve et une ambition.
Journaliste, Laurent Allen-Caron est l’auteur et le réalisateur d’une dizaine de documentaires pour l’émission de Laurent Delahousse Un jour, un destin, dont celui consacré à Karl Lagerfeld, «  Être et paraître  ».

Avis Le mystère Lagerfeld de Laurent Allen-Caron

Karl Lagerfeld est mort.

J’avais demandé cette biographie parue chez Fayard bien avant de connaître son décès. Avant cette lecture, j’ai vu deux reportages, magnifiques, sur Arte. L’un concernait sa vie en dessins et l’autre la vie, la création d’un défilé par Karl Lagerfeld pour Chanel. Les dessins racontant la vie de Karl Lagerfeld m’ont donné énormément d’indices sur sa vie, sur ce qu’il voulait bien raconter. Cette biographie en dit un peu plus sur cet homme. Mais je n’aurais peut-être pas dû voir ce documentaire de Loïc Prigent avant.

Depuis plus de 30 ans que je m’intéresse à la mode, les créations de Karl Lagerfeld pour Chanel en font partie, même s’il ne fait pas partie de mes couturiers favoris. Je n’ai pas toujours aimé ce qu’il a créé, mais chacun réagit différemment. Derrière le créateur, il y a l’homme, un homme avec énormément de verve, de petites phrases assassines. En ce sens, il ma fait penser à sa mère découverte dans ce reportage et encore plus dans cette biographie.

Karl Lagerfeld est un homme mystérieux, notamment avec ses lunettes noires, son éventail. Il voulait être le seul, l’unique et il a réussi. Il a pris son temps pour apprendre, même si très vite, il se lasse. Il a appris toutes les ficelles qui ont fait de lui un as, le maître en matière de confection, de tissus, en dessins. Erudit, il se passionne pour tout, les gens, les époques, tout est prétexte à s’instruire. La mode, oui, pour de nombreuses marques pour lesquelles il a travaillé en même temps, avec toujours un goût très sûr, en avance sur son temps, mais il n’a jamais réalisé les mêmes croquis. Karl Lagerfeld savait ce qu’il faisait et si cela ne lui plaisait pas, il défaisait et recommençait. L’art sous toutes ses formes, les livres, malgré une vie trépidante, il prenait le temps d’assouvir ses passions, nombreuses. Il achetait également. Homme qui avait de l’argent, de par sa famille, de par son travail, mais qui a su donner des fêtes extravagantes, donner à ceux qui comptaient pour lui. Karl Lagerfeld a trouvé les bons partenaires pour créer comme un échange de bons procédés.

Cette biographie se lit comme un roman. L’auteur, avec les nombreux témoignages, nous fait traverser de nombreuses époques. Il y a l’enfance de Karl Lagerfeld, son arrivée à Paris, son amitié et ses virées avec Yves Saint-Laurent, sa rencontre et sa vie avec Jacques de Bascher, plus tous ceux qui gravitaient autour d’eux. C’était une sacrée époque avec de la drogue, du sexe, de l’alcool. Mais Karl n’est jamais tombé là-dedans. Est-ce pour cela qu’il n’est jamais tombé, qu’il a continué à travailler autant jusqu’à 85 ans ? Bourreau de travail, propriétaire terrien, j’ai découvert un homme que j’aurais bien aimé rencontrer, en définitive.  Ce roman relate ses rapports, notamment avec son père, sa mère, Jacques, un petit peu Inès. Il voulait se créer, il voulait vivre son rêve, lui qui a été adulte très jeune. A-t-il eu le temps de tout accomplir ?

Toute la documentation qui a servi à l’écriture de cette biographie est notée en fin de chapitre mais aussi à la fin du livre. L’auteur se penche, en quelques mots, sur l’après Karl chez Chanel. Rien n’est dit sur son bras droit qui a travaillé avec lui de nombreuses années et que l’on a pu voir dans le reportage. Une femme qui a pris les rênes de Chanel et qui était déjà bien présente lors des nombreuses collections.

Pas un seul ennui à la lecture. Je me demande comment, en si peu de pages, on peut écrire autant sur un homme, plusieurs êtres humains, plusieurs époques. Je remercie Fayard et Netgalley pour cette lecture.

Le mystère Lagerfeld de Laurent Allen-Caron

Date de sortie : 6 février 2019

Editeur : Fayard

Nombre de pages : 218

ISBN : 9782213703732