Silver Water d’Haylen Beck

Silver Water d'Haylen Beck

Silver Water d’Haylen Beck

Résumé Silver Water d’Haylen Beck

Cela fait quatre jours qu’Audra est partie de New-York avec ses deux enfants. Elle tente d’aller en Californie pour commencer une nouvelle vie.

Mais elle doit s’arrêter pour acheter des boissons et de quoi manger. Une voiture de police est garée sur le parking. Elle a peur mais affronte la situation. A son départ, cette voiture n’est plus sur place et elle continue sa route.

Avis Silver Water d’Haylen Beck

Jusqu’où peut aller la noirceur humaine pour assouvir ses plus vils penchants ? S’en prendre à de jeunes enfants pour en faire de la chair humaine et par ricochet, à une femme, leur mère. Un concours de circonstance fait qu’Audra est arrêtée dans une petite ville qui survit. Il a vu sa voiture avec les deux enfants à l’intérieur. Pour un prétexte quelconque et avec ce qu’il faut, il va l’arrêter et l’incarcérer. Quid des enfants. Ils seront pris en charge par une femme policier. Ils promettent à Sean et Louise, mais aussi à Audra qu’ils seront en sécurité.

Sean a près de 11 ans. Il a appris à connaître sa mère depuis un an et demi qu’il vit avec elle, depuis qu’elle a quitté son mari, violent psychologiquement et homme qui entretenait les addictions de la jeune femme. Deux enfants qui aiment profondément leur mère. Sean va tout faire pour s’en sortir, tout en protégeant sa soeur. Jeune adolescent plein de débrouillardise, tenace. On voit de qui il tient. De toutes façons, avec un père pratiquement absent, une mère dans les limbes de l’inconscience pendant pratiquement toute son enfance, il était seul. Mais les quelques mois passés avec celle qui lui a donné la vie lui ont permis de comprendre que l’amour d’une famille existe bel et bien.

L’auteur nous détaille parfaitement les violences physique et psychologique subies par Audra. Violences qui ont failli l’anéantir. Mais une rencontre va lui permettre de rebondir, de se sauver et de sauver ses enfants. Malgré les services sociaux, elle a décidé de partir, de rejoindre la Californie, même si elle sait que son mari fera tout pour la retrouver. Dans cette petite ville, emprisonnée, puis relâchée elle doit faire face aux vautours que sont les journalistes, l’opinion publique et surtout le FBI qui tente de lui faire avouer ce qu’elle n’a pas commis. A force d’entendre toutes ses paroles, elle s’interroge, elle qui vit dans la brume, la souffrance. Mais au plus profond d’elle, elle sait. Véritable battante, elle ne se laisse pas faire. Elle restera campée sur ses positions. Un allié inattendu l’aidera dans cette quête de la vérité. La vérité pour tous les deux. Car Danny a perdu sa femme qui s’est suicidée après la disparition, dans les mêmes circonstances, que sa fille. D’ailleurs, lui aussi, trouvera-t-il cette vérité ?

Un roman véritablement addictif, construit de telle façon qu’on ne le lâche pas même si j’ai eu un petit essoufflement au milieu. Vite dissipé toutefois. L’auteur s’attache à nous décrire ses personnages avec une précision chirurgicale. Tout leur passé, leurs états d’âme y passent. Peut-on comprendre ce qui pousse Collins à suivre son shérif ? Oui et non. L’argent au bout du chemin peut faire réaliser le pire. Et que dire de ce qui se passe dans le Dark Web où tout ce qui est caché se révèle affreux. Meurtres, trafics en tout genre, ce qui compte c’est l’argent et toujours plus d’argent. Les plus puissants côtoient ceux qui tentent de gagner des millions par tous les moyens. Bien sûr, il faut montrer patte blanche et démontrer que personne ne sera trahi. D’ailleurs, à ce sujet, dans le roman, je me suis interrogée sur une de ses personnes qui a rejoint ce groupe. Il manque soit une petite révélation ou alors elle n’avait pas grand chose à faire là.

Je remercie Netgalley et les Editions Harper Collins.

Silver Water d’Haylen Beck

Date de sortie : 14 mars 2018

Nb pages : 307 pages

Editeur : Harper Collins

ISBN : 9791033902447

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Un mariage anglais de Claire Fuller

Un mariage anglais de Claire Fuller

Un mariage anglais de Claire Fuller

Résumé Un mariage anglais de Claire Fuller

Gil trouve une lettre dans un livre. Par la fenêtre, il voit une femme. Il veut en avoir le coeur net. Il sort et tente de suivre cette silhouette aperçue ou rêvée. Le temps est exécrable. Gil tombe.

A Londres, Flora est avec Richard. Elle reçoit un appel de sa soeur Nan qui l’informe que leur père est à l’hôpital.

Avis Un mariage anglais de Claire Fuller

Pourquoi Ingrid a disparu il y a plus de 10 ans, laissant deux filles adolescentes seules avec leur père ? Le lecteur le saura en lisant les lettres laissées par Ingrid à son mari. Lettres qu’il n’a jamais lues, sauf une, celle qui est à l’origine de son accident. Ces lettres ont été disséminées dans les centaines de livres présents dans la maison où ils habitaient. Dans ces lettres, elle raconte leur rencontre et ce qui s’est passé par la suite. Elle fait état de sa vie auprès de lui et surtout sans lui. Elle s’interroge sur ce mariage, sur ce lien, cet amour qui s’est distendu.

Disparition ? Mort ? Nul ne le sait, ni son mari, ni ses filles, ni ses amis. Ingrid retrace donc son histoire, de sa rencontre avec Gil alors qu’elle était une étudiante de 20 ans. Lui était son professeur. Il avait 20 ans de plus qu’elle. Malgré son envie de faire sa vie, Ingrid va tomber amoureuse de cet homme, cet écrivain. Un homme à femmes, qui aime séduire et qui attire les femmes. Un homme qui achète des livres compulsivement et pas n’importe lesquels, ceux qui sont annotés par leurs précédents propriétaires. Pour Gil, est-ce que posséder Ingrid était voulu, était-elle une nouveauté, un trophée à rajouter à son tableau de chasse ? Personnellement, je pense qu’il n’a pas su la retenir, lui dire qu’il l’aimait. On le sait, en couple, on rate beaucoup de choses par la force de l’habitude, parce qu’on se sent invincible, que l’on ne voit pas que l’autre souffre, change. Et on ne peut pas revenir en arrière. Entre culpabilité et trahisons, la vie d’Ingrid, qu’elle a choisie, n’a pas été franchement rose.

Flora et Nan sont les filles de Gil et Ingrid. Flora a 22 ans. Elle avait donc une dizaine d’années lorsque sa mère a disparu. Tout comme son père, elle ne croit pas à la mort d’Ingrid. Elle la cherche. Elle lui manque. Elle est beaucoup moins effacée que Nan, qui, elle, cache sa douleur. Flora n’a pas compris la gravité de la situation de son père. Elle ne veut pas qu’il meure. Bien que Nan ait été plus âgée lors de la disparition de sa mère, elle s’est retrouvée, du jour au lendemain, à avoir à gérer son père et sa soeur. Un rôle de grande soeur et surtout de femme avant l’heure. Dans ce roman, à travers ses lettres, on sent une mère qui n’a pas su s’y prendre avec Flora, la fille de son père. Le lecteur sent que les filles sont très attachées, également à leur père, surtout Flora. Pour Nan, c’est plutôt un devoir, car elle a vu sa mère souffrir et elle connait la situation de leur union.

Souvent, dans ce roman, il est indiqué que c’est le lecteur qui fait le roman, avant son auteur. C’est le lecteur qui en assure le succès. Je veux bien le croire et je l’ai toujours cru. J’ai lu ce roman sans déplaisir, mais le plaisir n’était pas au rendez-vous également. Je ne me suis pas laissée embarquer par cette histoire. Je ne pense pas que cela soit le fait de cette liaison entre un prof et son élève. La première question de cette chronique reflète cette impression. Connaître cette disparition, dès le départ, a gâché, je pense, ce plaisir de lecture.

L’auteur oscille donc entre ces phases du présent où Flora, surtout, Nan et Gil sont bien présents, et ce passé composé de lettres. Nous avons un grand nombre de descriptions, d’une nature belle, forte, qui peut reprendre ses droits à tout moment. Une nature, par les mots de l’auteur, qui se trouve magnifiée et dont le parallèle est fait avec les personnages, leurs sentiments, leur vie. Les éléments du quotidien trouvent également leur place.

Je remercie Netgalley et les Editions Stock pour cette lecture.

Un mariage anglais de Claire Fuller

Date de sortie : 2 mai 2018

Nb pages : 325

Editeur : Stock

ISBN : 9782234083042

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Sous nos yeux de Cara Hunter

Sous nos yeux de Cara Hunter

Sous nos yeux de Cara Hunter

Résumé Sous nos yeux de Cara Hunter

Lors d’une fête donnée par ses parents, Daisy, enfant de 8 ans disparait.

La police est appelée mais les parents ne coopèrent pas. Pourtant, la police ne va pas les lâcher et mener son enquête malgré l’absence d’indices.

Avis Sous nos yeux de Cara Hunter

En ce moment, je suis abonnée aux romans dont le sujet est l’enlèvement d’enfants. Encore, je me dis, à chaque fois que j’en commence un. Sur le nombre de romans lus depuis plusieurs semaines, il y en a au moins un par mois. Comment l’auteur peut donc me titiller pour faire de son histoire quelque chose de jamais vu, jamais lu ?

Cette disparition les concerne tous au sein de la police. Ils veulent la retrouver. On le sait, le métier de flic est prenant et pas souvent compatible avec une vie de famille, un mariage, des enfants. Et il y a celui qui ne peut toujours pas faire le deuil de son enfant, Adam Fawley. Envers et contre tout, il va mener son enquête et je trouve avec brio. On sait au fur et à mesure ce qui est arrivé à son fils. D’ailleurs, c’est lui qui raconte toute l’histoire, sauf les passages qui reviennent quelques semaines en arrière et ces passages vont arriver au moment où tout a commencé, dérapé pour Daisy. Toute l’équipe au sein de la police est concernée et il n’y aura pas de rivalités, à la récolte d’indices, pendant les interrogatoires. Les technologies actuelles permettent d’avancer. Présomption d’innocence, oui, mais les indices vont s’accumuler et vont mettre à jour pas mal de secrets sur cette famille.

Leo, un enfant qui culpabilise énormément. Il est la proie de moqueries à l’école. Il n’est pas aussi lumineux que sa soeur. C’est le grand frère. Il sait ou croit savoir. Il a protégé sa soeur en ne disant rien. Mais comment faire dans cette famille où la mère n’en a rien à faire de ses enfants ? Elle est plutôt préoccupée par son apparence, par ce que l’on peut penser d’elle et aussi par son passé qu’elle essaie de cacher. Une femme qui n’a aucune confiance en elle et qui s’en prend à ses enfants. Et les copines de Daisy ? Rejetées ou pas, à cet âge, difficile de ne pas révéler le secret qui lie à son amie.

Choquée de lire que même, en primaire, les parents achètent des portables à leurs enfants de 8 ans. Appareils qu’ils utilisent au sein de l’école et que rien n’est fait pour limiter l’utilisation. Bonne étude également de la jalousie que l’on peut ressentir contre un membre de sa famille ou ses enfants. De là à tuer ? Possible lorsque les défenses se sont érigées depuis des années, que l’on juge les autres responsables. On en apprend également plus sur les enfants dont la mère est alcoolique. Un point très intéressant en ce qui concerne le développement physique et mental et les troubles dont ils peuvent être atteints. Et que dire également des réseaux sociaux qui s’emparent, très souvent, à mauvais escient d’une telle nouvelle. Chacun y va de son commentaire. Ceux qui tentent d’être réalistes sont noyés sous ceux qui font part d’insultes, qui croient tout savoir, qui condamnent. Et que dire de la pédophilie !

Un final en peu de pages vraiment époustouflant auquel je ne m’attendais pas du tout. L’auteur présente, dès le début, les parents comme coupables. Qu’ont-ils à cacher, pourquoi ne collaborent-ils ? On dirait que la mère n’aime pas ses enfants. La construction de ce roman est très bien trouvée. Le rythme ne faiblit pas. Outre les parents, bien cernés, je me suis prise d’affection pour les personnages. Et j’espère retrouver très rapidement Alan avec toute son équipe.

Je remercie Netgalley et les Editions Bragelonne pour cette lecture. Ce n’est pas tout à fait un coup de coeur, même si j’ai avalé les pages, encore et encore, pour connaitre le dénouement.

Sous nos yeux de Cara Hunter

Date de sortie : 16 mai 2018

Nb pages : 236

Editeur : Bragelonne

ISBN : 9791028105556

Ensemble maintenant pour toujours d’Emily Blaine

Ensemble maintenant pour toujours d'Emily Blaine

Ensemble maintenant pour toujours d’Emily Blaine

Résumé Ensemble maintenant pour toujours d’Emily Blaine

Theo et Summer sont amis. Ils rentrent de dîner et leur rencontre finit par un baiser.

Summer a réussi professionnellement malgré une mauvaise donne au départ. Son patron tente de la séduire mais elle ne veut pas mélanger vies privée et professionnelle.

Avis Ensemble maintenant pour toujours d’Emily Blaine

Ce roman est une suite sans en être une du roman de l’auteur, Toi, moi, maintenant ou jamais. Roman que je n’ai pas lu, encore, mais que j’ai dans ma PAL. En effet, on retrouve Charlotte et Jeremiah qui sont en train de préparer leur mariage. Mais ce roman se focalise plutôt sur la relation entre Theo, le frère de Jeremiah, et Summer, la meilleure amie de Charlotte. Tous les deux se connaissent depuis de nombreuses années mais ils ne se sont pas vus depuis plus de dix ans. La raison ? Vous l’apprendrez plus en détail dans le roman. Je ne veux pas spolier. L’auteur égrène son roman d’éléments très importants du passé qui prennent tout leur sens quant à la personnalité des deux personnages et leur vécu, ensemble ou éloignés. Cette construction ne m’a pas gêné mais je trouve que de nombreuses situations actuelles ne sont pas assez développées, elles sont dans un sens bâclées. D’ailleurs, un élément très important de leur passé est, lui aussi, pas détaillé, seulement ses conséquences. En tant que lectrice, j’aurais vraiment aimé à s’en savoir plus.

Une histoire sympathique, certes, mais pas transcendante, qui permet de passer un bon petit moment de lecture. Les personnages n’ont pas trouvé grâce à mes yeux. Je ne me suis pas identifiée. Ils ne m’ont fait ni chaud, ni froid. Pas de rejet mais pas de réelle connivence. Pourtant, ils ne sont pas niais. Theo et Summer se sont revus et se sont embrassés. Depuis, ils ont pris leurs distances. Ils ne savent pas comment faire pour retrouver leur complicité d’antan. De plus, Theo ne veut plus maintenant que Summer ait de l’emprise sur lui. Il la connait par coeur, il connait son passé. Il sait qu’elle a érigé des barrières autour d’elle. Lorsqu’ils vont faire la paix, il va pratiquement tout lui avouer, quitte à la faire fuir. Theo prendra des décisions qui bousculeront la jeune femme, qui lui permettront de grandir encore plus.

Quant à Summer, on peut comprendre pourquoi elle est comme ça. Elle a privilégié sa carrière aux dépens de sa vie personnelle. Elle ne veut pas mêler amour et travail. C’est une femme qui a énormément souffert. Elle avait trouvé auprès de Theo du réconfort, de l’aide. Summer n’a pas énormément confiance en elle. Lorsqu’elle retrouve cette fameuse complicité, elle est toutefois toujours en retrait car elle a peur de souffrir, encore une fois. Souffrir , mais à cause de quoi ? Le roman nous en dira plus lors de la lecture. Donc, Summer veut tout contrôler.

Comme je l’écrivais, certains revirements de situations ne sont pas assez détaillés, les rebondissements trop rapides. De plus, je trouve, et c’est seulement mon avis de lectrice, que les deux frères sont inconséquents. Faire une course alors que les conditions ne sont pas idéales, d’un point de vue routier et humain, ce n’est vraiment pas le top. Ils ont la trentaine et on dirait des gamins, tous autant qu’ils soient. Mais, c’est vrai que se sentir normal,  sans souffrir et réaliser une passion peut être important, malgré les conséquences. Un bon point est qu’Emily Blaine manie les manipulations à merveille.

Je remercie Netgalley et les Editions Harlequin pour cette lecture. Maintenant, je dois lire Toi, moi, maintenant ou jamais.

Ensemble maintenant pour toujours d’Emily Blaine

Date de sortie : 6 juin 2018

Nb pages : 180

Editeur : Harlequin

ISBN : 9782280411110

Sekt L’origine du venin de Vincent Ravalec

Sekt L'origine du Venin de Vincent Ravalec

Sekt L’origine du Venin de Vincent Ravalec

Résumé Sekt L’origine du venin de Vincent Ravalec

Un homme est crucifié. La police est appelée.

Serge est un flic déclassé car il a tué un suspect.

Marie-Hélène était juge. Ils veulent l’un et l’autre se racheter avec ce nouvel travail.

Avis Sekt L’origine du venin de Vincent Ravalec

Je suis contente d’avoir fini ce roman car cela me permet de passer à autre chose. Je suis désolée pour l’auteur mais je me suis ennuyée. Par respect, je suis allée jusqu’au bout pour voir si je pouvais un tant soit peu révisé mon jugement. Et j’ai bien fait, car il a fallu attendre la moitié du roman pour que tout se décante et que les évènements se succèdent les uns aux autres. Mais cela ne reste pas une de mes lectures préférées.

Pourtant, les sujets abordés, soit les sectes, le monde occulte, ceux qui tentent par tous les moyens d’avoir pression sur les autres, faire fortune avec un produit miracle, me tentaient tout particulièrement. Ce n’est pas que cela soit mal écrit, loin de là, je tiens à cette note positive. Mais pour moi, c’était trop académique, voire incompréhensible à certains moments car tout se mélangeait. Pourtant, ce n’est pas la première fois que je lis sur ce genre de sujets. Mais même mêlé à une enquête, ce n’était pas assez ludique, assez prenant. Ce roman est le premier de la trilogie. Je ne sais pas, à ce stade, si je lirai les suivants.

Des esprits en connexion les uns avec les autres. Entrer dans l’esprit de quelqu’un, voir ce qu’il pense, lui insérer des pensées et vraiment tenter de lui faire croire. C’est ce que certains ressentent. Le Mal, le Diable, sont partout, prêt à éclore. Il suffit d’être sensible, d’y croire. La force de la pensée est importante et permet à certains d’en profiter pour tous leurs crimes au nom d’équations, de positions qui arrivent à terme.

Sciences occultes, rites et signes païens et/ou ésotériques, politique, argent, pouvoir sur les autres, Dieu et Satan, mais les personnages m’ont fait continuer ce roman. J’ai beaucoup aimé Marie-Hélène et Serge, ex-juge et policier déchus. Ils ont été approchés pour enquêter sur les sectes. Ils vont vivre, l’un et l’autre, de nombreuses expériences. Il leur faudra du temps pour s’apprivoiser, pour partager leurs expériences, même s’ils taisent beaucoup, comme les pensées sexuelles que peut éprouver Marie-Hélène. Ce sont eux, finalement, qui me feront peut-être lire les deux autres tomes. Car je pense qu’ils n’ont pas fini de vivre des aventures assez difficiles.

Je remercie Netgalley et les Editions Tohu-Bohu pour cette lecture.

Sekt, L’origine du venin de Vincent Ravalec

Date de sortie : 6 avril 2018

Nb pages : 326

Editeur : Tohu Bohu

ISBN : 9782376220411

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Sauvage de Jane Harper

Sauvage de Jane Harper

Sauvage de Jane Harper

Résumé Sauvage de Jane Harper

Cinq femmes, cinq hommes pour un séminaire d’entreprise. Les hommes reviennent mais manque à l’appel une femme, car les quatre autres reviennent blessées et en sang.

Falk a reçu un appel pendant la nuit d’Alice. Avec sa coéquipière, Carmen, ils sont dépêchés dans le bush suite à la disparition d’Alice.

Avis Sauvage de Jane Harper

J’ai Canicule de Jane Harper dans ma BAL depuis de nombreux mois. Je n’ai pas encore trouvé le temps de le lire. Lorsque j’ai eu la possibilité de demander Sauvage sur Netgalley, c’était à cause des bonnes retombées de Canicule. Je me disais que j’allais passer un très bon moment. Ma demande a été acceptée, je me suis donc plongée dans ce roman. Même si j’ai passé un bon moment de lecture, je n’ai jamais ressenti une urgence malgré la disparition d’Alice, le bush australien intense et dense. Quand je lis des livres qui se passent en Australie, même si ce sont des polars, des thrillers psychologiques, ou encore un autre type de roman, je veux m’évader, découvrir ce pays que j’aimerais tant visiter. Malheureusement, je n’ai pas été précisément emballée par le coin décrit par Jane Harper. Les descriptions, bien que réalistes, ne font pas voyager le lecteur, sauf peut-être ces fameuses chutes d’eau. Toutefois, elle aborde un thème qui est maintenant récurrent chez les auteurs australiens, la canicule. En effet, le pays est en proie à ce phénomène climatique. Mais ici, il fait froid, le vent est glacial et la pluie est intense. Dans cette partie du bush, ce parc, il est facile de se perdre, tous les sentiers se ressemblent, les arbres sont immenses et denses. Une recherche peut prendre énormément de temps. En plus, les téléphones portables n’ont pas de réseau, donc si problème, pratiquement impossible d’appeler à l’aide.

La cohésion d’entreprise, parlons-en. Cinq femmes pas du tout préparées. Elles sont du plus bas au plus haut niveau dans l’échelle de l’entreprise. Juste une carte pour se repérer. Mais quand on ne sait pas les lire, le pire peut arriver. Et elles se sont perdues. Avec une personnalité très forte, qui ne tient pas compte des autres, tout peut dégénérer. Déjà, se perdre, vivre des conditions extrêmes, dans le froid, la pluie, sans manger exacerbent les sentiments et montre les travers de chacun, la violence que chacun possède en soi. Tout le monde le sait, le mauvais de chacun d’entre nous peut se révéler à tout instant. Jane Harper a su démontrer les bassesses de chacune, celles qui ont un caractère plus trempé que les autres. Ou deux personnes, qui malgré les années, les incompréhensions et les mauvais choix de vie, peuvent se retrouver. L’auteur aborde également les méfaits du Net sur les adolescents, ce qu’ils diffusent pour faire pression, pour anéantir l’un des leurs. Je ne m’étendrai pas sur ce sujet, vu toutes les alertes données par le monde entier. Alors, même si les adolescents harcèlent leurs camarades, peut-être que les parents ont joué un rôle là-dedans, à force de les prendre en photos et de diffuser celles-ci sur le Net sans leur consentement.

Quant aux enquêteurs de la brigade financière, Carmen et Falk, ils seront dépêchés sur place. Pourquoi ? Car ils doivent récupérer des documents qui démontrent un blanchiment d’argent à une échelle internationale. Ils ont infiltré Alice pour cela. Ils sont pressés par leurs supérieurs à ce sujet, même s’ils ne connaissent pas tous les rouages. Les deux personnages sont sympathiques.

Le roman est très bien agencé. L’enquête pour retrouver Alice se mêle à ce que les cinq femmes ont vécu jusqu’à la disparition d’Alice et ce qui s’est passé pour elle. Vers la fin, pour faire durer le suspense, les passages qui concernent les cinq femmes sont de plus en plus courts. Mais cet agencement n’est pas nouveau dans la littérature. Qui est réellement responsable dans la disparition d’Alice ? Je n’en dis pas plus pour ne pas trop en révéler. J’ai toutefois été ravie par la fin, intense, qui ne souffre d’aucun temps mort. Le lecteur risque d’être surpris et cela a été mon cas.  Je ne m’attendais pas à un tel dénouement.

Je remercie Netgalley et les Editions Calmann Lévy pour cette lecture. Malgré un avis mitigé quant à ce roman, je lirai tout de même Canicule.

Sauvage de Jane Harper

Date de sortie : 4 avril 2018

Nb pages : 316

Editeur : Calmann Lévy

ISBN : 9782702163948

Une bonne intention de Solène Bakowski

Une bonne intention de Solène Bakowski

Une bonne intention de Solène Bakowski

Résumé Une bonne intention de Solène Bakowski

Le 2 juin 2003, Karine est enterrée.

Six mois plus tard, sa petite fille Mathilde, dite Mati, et son père tentent de survivre.

Sur les conseils de sa maîtresse, Mati écrit énormément.

Avis Une bonne intention de Solène Bakowski

Il m’a fallu près de 30% pour accrocher à ce roman. Le départ était certes très intéressant car consacré, notamment, à cette petite fille, Matti et sa famille, qui avait perdu sa maman. Ensuite, il se concentrait sur sa disparition et surtout la grand-mère et son fils. Quid de la petite fille qui était l’élément principal de ce roman. Mais c’est mon avis en tant que lectrice. Je peux comprendre la douleur d’un mari face à la perte de sa femme. Je peux comprendre la douleur d’une grand-mère qui tente, par tous les moyens, de faire sortir son fils de son deuil pour le bien de sa petite fille. Je peux comprendre la douleur de cette mère qui oscille entre le fait de délivrer son fils à la police pour retrouver sa petite fille. Car cette femme a des doutes suite à une lettre trouvée. Son fils est-il violent envers sa propre fille ? L’a-t-il tuée ? Quel est le mieux ? Qu’il meure ? Elle passe par toutes les souffrances psychologiques qu’une mère peut éprouver. Sauver ou tuer son fils ? Le profil de cette femme est amplement détaillé. Les révélations émaillent le roman. Pour l’amour de ses enfants, elle est prête à tout, à s’immiscer dans leur vie privée, ne pas les laisser vivre. Elle est la Reine Mère et tout le monde doit la remercier. Ce personnage devient profondément antipathique au fil des pages et de ce que l’on apprend sur elle. Car tout ce malheur, une famille qui se disloque, est-ce sa faute ? A force de vouloir tout régenter, elle va perdre l’amour de tout ceux qui lui sont chers. J’en ai connu une personne comme ça et je peux affirmer tout le mal qu’elles font autour d’elles.

Mais arrive ensuite Rémi, un jeune homme pas comme les autres, différent à cette norme française bien établie, qui rejette les enfants et ensuite les adultes  qui relèvent de la psychiatrie. Un jeune homme qui va dérober des lettres qui ne lui sont pas destinées. Un jeune homme qui va tenter de rendre le sourire à cette petite fille qui a perdu sa mère. Il va la chercher, il va la trouver et l’un et l’autre, dans leur innocence, vont s’aimer. Un amour pur sans arrière pensée malgré le jugement de tous ces bien-pensants, les êtres humains qui sont entrés dans la norme et qui ne voient pas plus loin que le bout de leur nez, qui n’ont pas l’idée de s’interroger, de sortir des sentiers battus. Comme je l’écrivais, il m’a fallu 1/3 du livre pour accrocher car il ne se basait pas assez sur la douleur de Mathilde. Mais Mati entre en scène avec Rémi et leurs trois jours passés ensemble. Mathilde sera retrouvée. Elle subira ensuite divers examens qui vont la souiller et qu’elle ne comprend pas de suite. Un journal lui permettra de découvrir toute la vérité. Mais elle gardera pour elle ces quelques jours, cette rencontre que les autres ne comprennent pas. Une petite  fille obligée de grandir trop vite qui va apprendre toute la vérité. Aidée par une adulte, elle prendra une décision irrévocable qui lui permettra de s’en sortir. Une petite fille adorée par sa mère. Une mère qui lui manque énormément.

C’est mon deuxième roman de Solène Bakowski et je dois dire que j’ai beaucoup aimé. Elle s’est attachée à l’univers psychologique de ses personnages. Elle a très bien cerné les uns et les autres et cette société toujours prompte à juger, qui ne s’interroge pas. Une société dans laquelle je ne me reconnais pas, même si des fois je suis prompte à juger. Mais les gens réagissent juste avec un élément. Ils ne vont pas s’interroger outre mesure. Ils ne vont pas chercher à savoir. Un seul son de cloche suffit. La société française a encore énormément à faire en ce qui concerne les maladies mentales et psychologiques, notamment l’autisme. Elle revêt différentes formes mais les personnes atteintes ne sont absolument pas aidées. Alors quand je vois que Jupiter et son gouvernement vont donner plus d’un milliard à l’Intelligence Artificielle et seulement quelques millions en faveur de l’autisme, je vois où sont leurs priorités.

Je remercie Netgalley et les Editions Bragelonne pour cette sélection.

Une bonne intention de Solène Bakowski

Date de sortie : 14 mars 2018

Nb pages : 352

Editeur : Bragelonne

ISBN : 979-10-281-1172-4