Le carnet volé Une enquête à la Belle-Epoque d’Alice Quinn

Le carnet volé Une enquête à la Belle-Epoque d'Alice Quinn - Editions Amazon Publishing

Le carnet volé Une enquête à la Belle-Epoque d’Alice Quinn – Editions Amazon Publishing

Le carnet volé Une enquête à la Belle-Epoque d’Alice Quinn, présentation

En 1891, un homme est en train de se suicider. Il a le temps d’apercevoir quelqu’un en train de lui voler son carnet.

Basile vient voir Lola. Mais il n’est pas comme d’habitude, lui si enjoué. Il est profondément en colère, malheureux. A force de questions, il arrive à se confier. Sa soeur a disparu. Toutes lui conseillent d’aller à la police signaler la disparition.

De plus, Lola a rendez-vous avec le commissaire Valentin.

Avis Le carnet volé Une enquête à la Belle-Epoque d’Alice Quinn

Fin d’une époque, le lecteur dit adieu aux personnages pour les laisser vivre leur vie, après moultes péripéties à Cannes. Ce troisième et dernier roman est moins léger que les précédents car Maupassant, personnage récurrent et ami de Lola et Gabriella est au plus mal. Par les comportements, les voix de Lola et Gabrielle, le lecteur assiste, avec peine, à la fin du grand écrivain. Je ne peux pas dire que je sois une pro de Maupassant mais j’ai quand même lu quelques uns de ses titres, donc, je sais qui c’est et son peu de poids dans ce roman, sa souffrance m’ont fait quelque chose. Lola, qui a tout compris, grâce au fidèle valet de Maupassant, ne va pas insister. Mais elle sera là et le laissera venir quand il s’en sent capable. Maupassant, malgré tout, aidera les jeunes femmes dans leur enquête.

C’est le roman donc de la fin d’une série car Lola va devoir prendre une décision. Accepter le mariage et renoncer à sa liberté chérie ou pas. Mais un évènement va changer la donne pour elle. Elle sera, via Miss Fletcher, honnête avec celui qui lui demande sa main. Car malgré le fait qu’elle souhaite ne pas ardemment être considérée comme une femme légère, malgré sa diction, malgré sa réputation, Lola est une femme profondément honnête.

Dans ce roman, on retrouve les nombreux personnages des anciens romans avec quelques nouveaux, bien entendu. La trame est une trame policière car au fil des pages, on se rend compte que ce jeune garçon, mort dans les bras de Lola, et ce fameux carnet qui a disparu, cachent bien plus de profond. Des bourgeois sont morts. Assassinés ? Lola voudra faire toute la lumière sur cette histoire. Et cela mettra à jour des comportements violents d’hommes envers des femmes. Lola prendra peur certaines fois car elle se retrouvera en présence de deux hommes qui lui ont fait du mal. Elle sera également soupçonnée car, bien entendu, elle ne va pas tout dévoiler au commissaire. Quand on vient d’une basse classe sociale, la police n’a pas toujours bonne presse. Lola va, quand même, trouver une alliée de poids et cela renforcera des liens entre deux femmes que tout oppose.

Comme dans les romans précédents, c’est Miss Fletcher, la narratrice. Elle raconte ce qui se passe, ce qu’elle apprend, ce qu’elle cache, elle aussi à Lola. Car elle est employée. Et malgré toute l’amitié que ces deux femmes ressentent, elles gardent un tant soit peu leur distance. Le flegme britannique dans toute sa splendeur.

Encore une fois, je ne me suis pas ennuyée avec Alice Quinn. Je réitère ce que j’ai écrit précédemment. Elle offre des personnages féminins très forts, des personnages féminins qui souffrent mais qui arrivent à s’en sortir, en conservant leur honnêteté. Ces trois tomes sont très bien documentés, au niveau historique. Dans cette partie, Cannes, toujours Cannes, avec son évolution au fil des ans et surtout ces communautés riches, très riches, royales, qui viennent passer l’hiver dans le sud de la France. Fêtes, constructions, liaisons, ils en profitent. Nous avons également la présence de la petite bourgeoisie, des parfumeurs de Grasse et de ces maisons closes où certaines jeunes filles vendent leur corps. Maisons closes dont elles ne sortiront jamais puisqu’elles n’en ont pas les moyens.

Lola conserve très certainement sa villa des Pavots, mais qu’advient-il de ses deux employés ? Restent-t-il dans cette maison, tout comme Anna ? Les quelques pages de la fin sont consacrées à l’avenir des personnages principaux et ce qu’ils sont censés faire quand ils se quittent. Je quitte, avec regret, les personnages d’Alice Quinn, mais laissons-les vivre leur vie.

Je remercie Netgalley et Amazon Publishing pour cette lecture.

Le carnet volé Une enquête à la Belle-Epoque d’Alice Quinn

Date de sortie : 14 avril 2020

Editeur : Amazon Publishing

Nombre de pages : 361

ISBN : 9782350688633

Le journal de Claire Cassidy d’Elly Griffiths

 

Le journal de Claire Cassidy d'Elly Griffiths

Le journal de Claire Cassidy d’Elly Griffiths

Présentation Le journal de Claire Cassidy d’Elly Griffiths

Voyage dans un train, une histoire vraie est racontée. Ils semblent être seuls dans ce wagon. 

Claire est professeur, elle écrit la biographie d’un auteur, Holland. On lui apprend l’assassinat de son amie, collègue, Ella.

Avis Le journal de Claire Cassidy d’Elly Griffiths

Dans ce roman, très long, trop long à se mettre en place, est-ce dû au fait que ce soit un journal et qu’il soit raconté comme un journal ?, les trois personnages principaux féminins alternent. En premier, Claire, qui tient un journal. En second, Harbinder, qui s’occupe de l’enquête de police. Et pour finir, Georgie-Georgia, la fille de Claire. Pourquoi un e ou un a qui alternent selon les moments ? Fautes de traduction, d’impression ?

Claire est professeur d’anglais. Elle est divorcée et a une fille adolescente. Elle travaille dans une école où a vécu un écrivain qu’elle adore. D’ailleurs, elle a le projet d’écrire un livre sur lui.

Harbinder travaille dans la police. Elle a 35 ans, vit toujours chez ses parents. Elle est sikh et homosexuelle. Lorsqu’elle sera appelée sur les lieux du crime, ce sera à son ancienne école, où plane toujours l’aura de l’ancien maître des lieux et des histoires de fantômes qui ont perduré à cause de morts violentes.

Georgie est la fille de Claire. Elle vit chez sa mère et va, un week-end sur deux, chez son père à Londres, remarié et avec deux enfants en bas âge. Elle trompe bien son monde en laissant voir, sans détromper les adultes, qu’elle est comme tous les adolescents de son âge, accro à son portable, les réseaux sociaux… En plus, elle a un petit ami qui ne plait pas à ses parents, car il est déjà adulte. Les parents ont de mauvaises relations. Le père veut s’immiscer dans la vie de sa fille et la coupable, toute trouvée, est bien entendu Claire car elle ne sait pas élever leur fille.

Tout va changer lorsque la meilleure amie de Claire, Ella, professeur d’anglais, comme elle, est assassinée. Très vite, Claire sera interrogée par la police puisqu’elle avait des liens très forts avec Ella. Et comme bien souvent, le meurtrier fait partie de l’entourage, immédiat de la victime. Qui peut-il être ? Un ancien amant ? Interrogée, Claire ne dira pas tout. Car dans cette petite communauté de professeurs, il s’en passe des choses, des jalousies, des liaisons, du harcèlement. Lors de son premier interrogatoire, Claire ne fait pas bonne impression à Harbinder, car trop propre sur elle et franchement différente. Mais qu’est-ce qui va les rapprocher ? Un deuxième meurtre ou autre chose de plus personnel et qui concerne Claire ? En filigrane, les écrits de cet auteur, très peu lu, qui a habité cette école et qui sont rapportés tout le long du roman. Surtout que certaines de ses phrases se retrouvent dans des endroits qui devraient être cachés, près des corps des victimes.

Au final, j’ai lu ce roman sans réel plaisir, ni déplaisir, je suis entrée dans l’histoire mais elle ne me laissera pas de souvenirs impérissables. Je n’ai trouvé aucun rebondissement notoire, même si l’auteur nous présente, au fil des pages, tous les protagonistes du roman comme des suspects, face à ces trois meurtres. Même le dénouement n’est pas forcément haletant. Oui, cela se passe comme ça, le coupable est trouvé. Et alors ? Rien de plus à se mettre sous la dent. Des clichés, trop de clichés qui ne rendent pas les personnages antipathiques, ni très sympathiques non plus. Je ne me suis identifiée à aucun des trois personnages, ni pris fait et cause pour elles. Réellement dommage. La fin, une répétition de ce qui se passe au cours du roman lorsque un auteur raconte son histoire, dans un train, clôt ce livre avec bien entendu un dénouement, mais qui sert à quoi ? Deux histoires en une ? Bien entendu, il y a un élément qui pourrait faire froid dans le dos. Mais pour moi, cela n’a pas été le cas. Malgré tout, il n’y a aucun temps mort qui permettrait de laisser tomber le livre. Je n’ai trouvé aucune dimension psychologique également.

Par contre, j’ai beaucoup aimé le rôle d’Herbert, le chien, un animal aimé par Claire, Georgie et par ricochet, Hardibert.

Je remercie Netgalley et les Editions Hugo Thriller pour cette lecture.

Le journal de Claire Cassidy d’Elly Griffiths

Date de sortie : 2 janvier 2020

Editeur : Hugo Thriller

Nombre de pages : 370

ISBN : 9782755649543

17° suspect de James Patterson et Maxine Paetro

17° suspect de James Patterson et Maxine Paetro

17° suspect de James Patterson et Maxine Paetro

Présentation 17° suspect de James Patterson et Maxine Paetro

San Francisco, un homme armé traverse un parc. Il cherche quelqu’un, une femme, notamment. Il fredonne un air, que lui seul connaît. Michael tue un sans-abri.

Yuki Castellano est assistante du procureur. Elle doit présenter au grand jury une de ses affaires, le viol d’un homme par une femme. Mais rien n’est acquis pour elle, même si elle a  la confiance de ses supérieurs.

Avis 17° suspect de James Patterson et Maxine Paetro

Ce sont quatre jeunes femmes, quatre amies, qui font partie du Women’s Murder Club. Yuki est assistante du procureur. Lindsay est officier de police. Claire est médecin légiste et Cindy journaliste. Ce roman, le 17ème, de James Patterson met plus en scène Yuki et Lindsay. Elles peuvent être mariées avec des enfants.

Yuki est chargée, pour l’accusation, de démontrer qu’un homme a bien été victime d’un viol par une femme. Personnellement, Yuki s’interroge sur son mari qui s’éloigne d’elle. Pour quelle raison ? La trompe-t-il ? Lindsay est appelée par une femme, SDF, qui l’informe que de nombreux SDF ont été assassinés. Mais cela ne correspond pas au quartier d’intervention de Lindsay. Toutefois, avec cet indic, elle arrivera par deux fois avant les officiers en charge de ce secteur.

Enormément de références à la loi pour expliquer le travail de Yuki, si son procès va avoir lieu, comment le juge et les avocats ont travaillé, présenté leurs arguments. Malgré son talent, Yuki n’a pas que des succès et ce procès pourrait asseoir sa renommée, sa confiance en elle. Mais très vite, lors du procès, elle a des doutes quant à l’homme qu’elle représente. Dit-il réellement la vérité ? En plus, l’accusée semble sincère. Mais cette femme joue-t-elle un jeu ? Argent, pouvoir, sexe, tous les ingrédients sont là et peuvent détruire une personne. Mais laquelle ?

Qui tue tous ces SDF, en particulier des femmes ? On sait que c’est un homme qui est à la recherche d’une femme, mais qu’est-ce qu’elle représente pour lui ? Cette enquête va mettre à mal Lindsay qui, forte de son jugement, estime que rien n’est fait pour trouver le coupable. Les affaires internes vont également s’en mêler. Mais qu’est-ce que cela apporte à Lindsay ? Surtout que la jeune femme ne se sent pas bien. Elle a de nombreux vertiges, s’évanouit et le lecteur apprendra ce qui lui arrive réellement et ce qu’elle sera obligée de faire pour sa santé.

Les personnages féminins sont sympathiques notamment Lindsay et Yuki puisqu’elles en sont les personnages principaux. Toutes les quatre n’hésitent pas à se confier l’une à l’autre. On les sent très unies. Elles doivent faire face à un passé pas facile, notamment pour Lindsay avec maladie et père flic violent. Elles doivent faire face également à ce qu’il semble des problèmes de couple, envie d’un enfant de la part du conjoint, secrets qui mettent à mal la confiance, prises de décision pas faciles à prendre. Des personnages féminins qui assument un travail prenant et une vie de famille également. Des femmes de notre temps, qui travaillent mais qui ne font pas tout à la maison.

Lors d’un précédent roman, j’avais bien aimé la plume de James Patterson qui m’avait permis de passer un bon moment de lecture, avec une enquête, de l’humour également et un rythme assez enlevé. C’est pour cette raison que j’avais posé ma candidature pour ce roman. Malheureusement, je dois avouer que je n’ai pas du tout été emballée. Heureusement, que les chapitres sont très courts et permettent aux pages de se tourner facilement. Est-ce dû au fait que je n’ai pas les 16 enquêtes précédentes ? Je n’en sais rien. J’ai trouvé les dialogues vraiment trop creux, avec trop de clichés. Par exemple, ceux de la fin quand Yuki converse avec cette femme mais cela a été tout le long du roman. Les répétitions sont vraiment trop nombreuses, également, et nuisent à la qualité de ce roman. Par contre, le thème abordé est vraiment très intéressant en ces temps où la violence faite aux femmes est partout. Je ne m’étendrai pas sur ce sujet en donnant mon avis car ce n’est pas le thème du roman. Mais il ne faut pas oublier que des hommes sont violés par des femmes. Le terme du viol est expliqué dans ce roman. Et donc, oui cela arrive que des hommes subissent des violences dont les femmes sont les instigatrices.

Je remercie Netgalley et les Editions JC Lattès pour cette lecture.

17° suspect de James Patterson et Maxine Paetro

Date de sortie : 30 octobre 2019

Editeur : JC Lattès

Nombre de pages : 304

ISBN : 978-2-89662-275-7

Le chant du crime de David Swinson

Le chant du crime de David Swinson - Editions Calmann Lévy Noir

Le chant du crime de David Swinson – Editions Calmann Lévy Noir

Présentation Le chant du crime de David Swinson

Il surveille Jeffrey Balwin, son cousin, à la demande de sa tante. Sa tante l’a élevé à la mort de sa mère alors qu’il était très jeune.

Il est un ancien inspecteur qui a travaillé à la brigade des stups. Maintenant il est détective privé.

Il est accro à la cocaïne.

Avis Le chant du crime de David Swinson

Suite à la filature qui concerne son cousin qui fait du trafic de drogue, cet ex-flic des stups, reconverti dans le privé, se trouve dans une boîte de nuit où il assiste à une transaction. Il rencontre un de ses anciens collègues qui pour arrondir ses fins de mois travaille à la sécurité dans cette boîte. Le lendemain, il souhaite retrouver son neveu, se rend chez lui mais ne trouve personne. De retour dans sa maison, il voit la police. Il s’inquiète quant à sa cachette. Mais sa maison recèle un cadavre, celui de son cousin et il y a eu un cambriolage. Il a perdu à tout ce qu’il tenait, notamment des disques de sa mère, la seule chose qui lui reste vu qu’elle est décédée alors qu’il n’était qu’un enfant.

Bien entendu, on lui dit de ne pas s’en mêler mais il va faire le contraire et collecter les preuves pour savoir qui l’a cambriolé, qui a tué son cousin. Ce sera une véritable enquête qui mettra à jour des trafics de drogue, des flics ripoux, de la violence également. Il va également mettre le doigt dans l’engrenage, ne pas pouvoir protéger certains témoins et ne donnera les informations qu’il détient à la police qu’au compte goutte. Les véritables questions sont pourquoi son neveu et donc pourquoi lui ?

Deuxième tome avec les aventures de Frank. Est-ce que le premier est meilleur ? J’ose le croire puisque l’on fait sa rencontre et que certains éléments me manquaient quant à la lecture de ce roman. Car je n’ai su son nom qu’au bout de la centième page. Je n’ai pas franchement aimé ce personnage qui est toujours en train de culpabiliser, qui recherche toujours de quoi se saouler mais surtout se droguer. Comment peut-il tenir avec tout ce qu’il ingurgite ? Comment peut-il donner le change ? Cela me déstabilise profondément. Il a beaucoup à cacher, on ne sait pas tout sur lui. Et même s’il est amoureux, il ment à cette jeune femme qu’il connaît depuis très longtemps, il n’arrive pas à tout lui expliquer malgré les preuves. Je ne peux pas lui reprocher sa pugnacité car il semble arriver toujours à ses fins. Il a conservé quelques bons contacts au sein de la police car tous ne savent pas ce qui s’est réellement passé. Il agit et réfléchit après quant aux conséquences et pour lui et pour les autres.

Pour donner du rythme à cette histoire, l’auteur a privilégié de courts chapitres. Tant mieux car cela donner un certains sens à la lecture et les pages se tournent facilement. Mais pour moi aucune urgence, pas un des meilleurs policier lus, peut-être à cause du personnage mais aussi de l’intrigue. Les tentatives d’humour tombent comme un soufflet comme certains dialogues. J’aurais également aimé savoir comment il a pu tomber dans cette dépendance. Est-ce expliqué dans le premier roman ? Donc, il me manque des éléments pour réellement apprécier cette lecture.

Je remercie Netgalley et les Editions Calmann Lévy Noir pour cette lecture.

Le chant du crime de David Swinson

Date de sortie : 23 octobre 2019

Editeur :Editions Calmann Lévy Noir

Nombre de pages : 352

ISBN : 9782702162729

Une vérité à deux visages de Michael Connelly

 

Une vérité à deux visages de Michael Connelly - Editions Calmann Lévy Noir

Une vérité à deux visages de Michael Connelly – Editions Calmann Lévy Noir

Résumé Une vérité à deux visages de Michael Connelly`

Bosch a quitté le LAPD il y a déjà pas mal de temps. Son bureau se situe dans une prison. Il s’occupe d’affaires non résolues sur des personnes qui ont disparu. 

Mais son travail est également d’aider les enquêteurs en place. Ils sont appelés pour des meurtres dans une pharmacie.

Avis Une vérité à deux visages de Michael Connelly

Je ne suis pas une habituée de Bosch et de Michael Connelly, même s’il m’arrive de temps en temps d’en lire. D’avoir été sélectionnée, via le site Netgalley, en était une bonne occasion, surtout que j’ai vu une interview de lui.

Sur cette petite introduction, nous retrouvons Bosch qui ne travaille plus au LAPD depuis quelques années. Il travaille pour un petit poste de police près de Los Angeles et il s’occupe des affaires non résolues, entre autre. Avec ses collègues, il est appelé sur un meurtre qui a eu lieu dans une pharmacie. Etant donné qu’il ne veut pas empiéter sur le travail des enquêteurs, il attend leur aval pour donner des conseils. De l’autre côté, il apprend qu’une enquête est réouverte. Un meurtrier, dans le couloir de la mort, que Bosch a permis de mettre en prison, pourrait ressortir. C’est son ancienne collègue du LAPD qui s’en occupe. Pour lui, c’est un véritable coup de poignard dans le dos.

Dans son enquête concernant le meurtre dans la pharmacie, il va mettre à jour un véritable trafic de médicaments, entre médecins véreux, pharmaciens peu scrupuleux et surtout une bonne petite mafia bien organisée qui utilise de nombreux drogués pour le trafic. Et ce sera assez dangereux pour Bosch qui accepte une sacrée mission.

Comment un meurtrier peut se retrouver dehors ? Il suffit d‘invoquer une nouvelle loi. Et avec les personnes qu’il faut, cela peut changer la vie d’une personne, et notamment d’un enquêteur qui se trouve être incriminé dans son enquête. C’est le cas de Bosch. Mais heureusement qu’il a son demi-frère, avocat de son état.

Mais tout ce que l’on peut voir, c’est que Bosch est un homme résolument intègre, qui veut aider, qui aide, qui ne supporte pas l’injustice et qui ne veut pas profiter des autres. Personne ne doit bafouer, impunément, l’honneur de Bosch, les enquêtes effectuées, et surtout le fait que sa fille ne croit plus en lui. Ce qui me chagrine est de ne pas avoir lu toutes les enquêtes, dès le départ. Ce n’est pas la faute de l’auteur. Mais quand je lis un personnage récurrent, j’aime connaître son évolution. C’est la raison pour laquelle, après avoir lu un Antoine Marcas, je lis tout depuis le début et même si j’achète les dernières parutions, je les garde précieusement jusqu’à être jour. Alors, il est fort possible que lorsque j’aurai lu tous les Marcas, je me mette à acheter toutes les enquêtes de Bosch. J’adore ce personnage, j’adore ses relations avec son demi-frère, j’adore ses relations avec sa fille et avec ses collègues de travail. Mais il cache un sombre passé que je ne connais pas et cela m’ennuie fortement, car malgré quelques indices, disséminés ici et là, je ne sais pas réellement ce qui lui est arrivé.

Comme les deux-trois derniers romans lus, voir les critiques précédentes, il m’a manqué un élément un en faire un véritable coup de coeur. Peut-être est-ce dû aux moments de mes lectures, au fait que je n’y étais pas plongée réellement dedans. Mais quoi qu’il en soit, j’ai tourné les pages avec avidité. Michael Connelly alterne entre l’enquête sur le meurtre, les tenants et les aboutissants, mais aussi cette éventuelle libération d’un détenu dans le couloir de la mort. Ce roman est également une chronique sur ce qui se passe aux Etats-Unis. La crise des subprimes et tout ce que cela a entraîné pour tous ceux qui se sont retrouvés acculés face aux dettes insurmontables. Est-ce que ce que décrit l’auteur existe réellement ?  Si c’est le cas, cela fait froid dans le dos. Détails également sur tous ces trafics dans le milieu de la médecine et aussi un plaidoyer contre le président actuel.

Je remercie Netgalley et les Editions Calmann Lévy Noir.

Une vérité à deux visages de Michael Connelly

Date de sortie : 16 octobre 2019

Editeur : Calmann Lévy Noir

Nombre de pages : 354

ISBN : 9782702156575

Formation d’élite de Lee Child

Formation d'élite de Lee Child - Editions Calmann Lévy

Formation d’élite de Lee Child – Editions Calmann Lévy

Résumé Formation d’élite de Lee Child

Jack Reacher, suite à ses actes, doit recevoir une médaille. Plus tard, on lui apprend qu’il est convoqué.

Il doit rejoindre une formation. Très vite, il pense qu’il est mis au placard, surtout lorsqu’il rencontre les deux personnes avec lesquelles il doit suivre cette formation.

Avis Formation d’élite de Lee Child 

C’est mon deuxième Lee Child. Lorsque j’ai posé ma candidature sur Netgalley, je n’ai pratiquement pas lu la 4ème de couverture, je me suis basée sur le titre et l’auteur. J’aurais dû y réfléchir à deux fois. Lorsque j’ai relu ma précédente critique de l’auteur, je me suis rappelée que je m’étais ennuyée. C’est encore le cas ici. Je ne mets pas en cause les qualités d’écrivain, loin de là, mais je n’ai pas été emballée par ce roman où l’on retrouve Reacher. Dans le précédent roman, je n’avais pas compris qu’il faisait partie de l’armée américaine depuis de nombreuses années et que des missions lui étaient affectées. Missions où il fait pratiquement ce qu’il veut pour réussir. Dans ce roman, il a tout de même trois grandes autorités au-dessus de lui mais il analyse les situations, les protagonistes et même s’il sait qu’il avance à tâtons avec ses collègues, c’est une chance sur 10 pour que cela réussisse.

Donc, voilà, dans ce roman des prises de décision sont prises, mais ils sont toujours en retard de quelques minutes. Pour revenir au début, Reacher semble être mis au placard avec deux autres hommes, un de la CIA et un de la FBI. Ils sont mis au secret et sauront très vite ce qu’ils doivent faire. Un mot, collaborer. Mais sur quoi, par rapport à qui ? Ils ne le savent pas et découvriront la vérité au fur et à mesure. Cette vérité se pose, à mon avis, comme un cheveu sur la soupe. Malgré l’étude de nombreux cas, ils arrivent, assez vite, à trouver qui est responsable. Ce point me chagrine. C’est vrai, je sais que nous sommes dans un roman, mais quand même. Ils ont procédé par des recoupements et surtout grâce à Reacher et ses fameuses phrases, comme, cela peut ne pas être ça mais il y a tout de même une possibilité. 

Histoire aux Etats-Unis qui se retrouve être très vite en Allemagne. Lorsque l’on profite des uns et des autres, quand il y a des meurtres qui donnent des indices aux agents américains. Eux ne donnent pas leurs informations aux autres forces de police pour tenter de résoudre les meurtres. Mais comme partout, il y a ceux qui ne conçoivent pas leur métier de la même façon que les autres.

Les deux seuls personnages que j’ai bien aimés dans ce roman sont le policier allemand et la jeune femme qui aide Reacher, qui est membre de l’armée également. Autre point qui me chagrine est la façon que Reacher a de tuer, surtout vers la fin. Pourquoi n’a-t-il pas arrêté cet homme qui ne présentait pas franchement de menaces pour lui même même si on peut comprendre que ce qu’il représente et ce qu’il souhaite réaliser peut entraîner de graves conséquences ? Bref, pas de témoins donc rien à dire. Même si on rend des comptes aux plus grandes instances, tant qu’il y a des résultats, on ferme les yeux, même si les relations entre deux pays peuvent en souffrir, même si un pays se mêle de la politique intérieure d’un autre.

Ce que j’ai bien aimé est l’objet de la quête que l’on comprend au fur et à mesure et qui est révélé. C’est franchement bien trouvé et pour moi c’est un des points positifs du roman avec la qualité de style de l’auteur et cet humour que l’on peut trouver entre les lignes, lorsqu’il répète certaines phrases pour accentuer les propos. Par contre, on ne sait pas si cette formation d’élite, si le fait de travailler ensemble a réellement donné une coopération entre les services pour plus tard, car les protagonistes continuent leur métier ailleurs.

Je remercie Netgalley et les Editions Calmann Levy

 Formation d’élite de Lee Child

Date de sortie : 18 septembre 2019

Editeur : Calmann Lévy

Nombre de pages : 347

ISBN : 9782702161968

Les points de fuite de Frédérique Molay

Les points de fuite de Frédérique Molay - Editions Amazon Publishing

Les points de fuite de Frédérique Molay

Résumé Les points de fuite de Frédérique Molay

Exposition, quelques mots sont prononcés.

Auparavant, une mère et son fils sont dans un musée. La maman s’aperçoit que son enfant a disparu. Très vite, la police est sur les lieux.

Avis Les points de fuite de Frédérique Molay

Lorsqu’un drame affecte un être humain, comment réagit-il ? Soit il arrive à se faire aider et il peut rebondir pour tenter de vivre sa vie, tout en n’ayant jamais oublié le drame. Soit, sans aide, il plonge tant et plus et commettra un acte qui auraun effet boule de neige. D’un côté, il y a cet artiste, ce sculpteur, Sam, qui a croisé le regard de ce garçon de 9 ans, Tom. De l’autre, il y a cet homme, dont on ne connaîtra l’identité qu’à la fin, qui a kidnappé Tom dans un musée et va lui faire visiter New-York. Entre les trois, il y a d’autres personnages qui vont se greffer, notamment les parents et surtout les forces de police.

Lors d’une sortie au musée avec sa mère, Tom est enlevé. Les forces de police de New-York sont très vite sur le coup et vont traquer, tant et plus, ce kidnappeur, qui a toujours quelques minutes d’avance sur eux et qui bénéficient de circonstances qui lui permettent toujours de fuir. Ce kidnappeur a décidé de faire visiter New-York à ce garçon qu’il prend pour son fils, enlevé par son ex-femme.

La trame de ce roman est New-York et le 11 septembre qui a anéanti de nombreux américains, qui ont perdu leurs proches. Et surtout ce stress post-traumatique vécu par des milliers de personnes. Visite de New-York et de ses nombreux quartiers. Un souvenir du 11 septembre qui reste indélébile. Une seule explosion et c’est le chaos, la terreur, des souvenirs innombrables pour tous et toutes. Mais les New-Yorkais continuent à vivre, malgré tout dans cette mégalopole qui ne dort jamais. Une mégalopole qui permet des annonces sur écran géant afin qu’elles restent ancrées dans les esprits. C’est ce que fera la police, en actionnant le plan Amber et en demandant au premier service de téléphonie d’envoyer des SMS à tous ses abonnés en rappelant l’enlèvement de cet enfant. Tous les téléphones sonnent en même temps.

Course poursuite, course contre la montre, car Tom doit être retrouvé dans les 24 heures. Les heures qui passent sont d’autant d’heures où le petit garçon peut mourir. Tous et toutes sont concernés. Le moindre regard échangé avec lui peut lancer la police aux trousses du kidnappeur. Un bel élan de solidarité mais comme pour tout de voyeurisme. La nature humaine dans toute sa splendeur, toujours connectée et dont certains peuvent profiter.

Et ce petit garçon qui suit cet homme car il ne peut pas faire autrement. Car le couperet risque de très vite tomber.  Un petit garçon qui pense très fort à sa mère, qui obéit à cet homme, il ne peut pas faire autrement. Mais un petit garçon dégourdi qui prend toutefois quelques risques pour être retrouvé, sauvé. Pourtant, il va perdre espoir, il préférera mourir car il va se rendre compte qu’un mot n’a pas l’importance qu’il a et qu’il est même mensonger.

Une belle équipe de policiers également, des hommes, des femmes qui oeuvrent pour la sécurité de tous. Des hommes, des femmes qui peuvent éprouver des sentiments, qui sont des êtres humains, qui font leur métier, qui sont pressés par le temps. Et quand il y en a un qui tombe, sous le feu de l’ennemi, c’est difficile à vivre.

Et puis il y a ce personnage. Je me suis trompée du tout au tout sur lui. On ne saura la vérité que vers la fin. Je m’étais imaginée un personnage beaucoup plus âgé. En tous les cas, c’est un malfrat mais surtout pas touche aux plus faibles, les femmes et les enfants.

J’ai passé un super moment en lisant ce roman. Il est très bien construit, prenant car on souhaite savoir si ce petit garçon va s’en sortir et comment, si ceux qui oeuvrent pour lui vont y arriver. Pas de note maximale toutefois car ce n’est pas un réel coup de coeur.

Je remercie Netgalley et les Editions Amazon Publishing

Les points de fuite de Frédérique Molay

Date de sortie : 1er octobre 2019

Editeur : Amazon Publishing

Nombre de pages : 271

ISBN : 9782919809042

Brille tant que tu vis ! d’Alice Quinn

Brille tant que tu vis ! d'Alice Quinn - Editions Alliage

Brille tant que tu vis ! d’Alice Quinn – Editions Alliage

Résumé Brille tant que tu vis ! d’Alice Quinn

Anita vit dans un deux pièces à Jersey. C’est sa dernière soirée. Elle a pris une grande décision après avoir mis tout en ordre chez elle, dans ses papiers, se débarrasser de tout ce qui ne sera pas utile après elle.

Anita, en quelques mois, s’est coupée du monde. Seule, elle est encore plus seule. Mais deux éléments vont mettre à mal son projet de fin de vie.

Avis Brille tant que tu vis ! d’Alice Quinn

Comment aborder deux sujets difficiles, la maladie et la mort d’un être proche, la prise de décision, la vie après, sans verser dans le pathos, mais en permettant au lecteur de s’interroger. Il est possible de faire confiance à Alice Quinn pour ça. L’auteur garde sa plume, soit ne pas s’embarrasser de fioritures dans les relations humaines, sur des tranches de vie que tout le monde peut connaître. Mais, Alice Quinn a passé un cap avec ce roman. Il y a toujours de la sensibilité dans l’air, dans les écrits. Ce qui pourrait faire sourire au vu des situations évoquées entre ces deux héros est contrebalancé par leurs réflexions sur ce qu’ils ont vécu et ce qu’elle s’apprête à faire.

Tout commence avec Anita qui vit à Jersey et qui prépare son suicide. Une belle robe, du maquillage, une bouteille de champagne, des cachets. Elle s’est débarrassée de ce dont elle n’a plus besoin, a tout mis en ordre. Pourquoi un suicide ? Elle est atteinte d’un cancer et elle a décidé que la maladie ne la ferait pas mourir mais que c’est elle qui déciderait de sa propre mort. Mais entre un chat qui n’arrête pas de venir la voir et un fils, de plus en plus lointain, qui l’appelle pour venir superviser des travaux, le projet est remis à plus tard.

Sur cette route qui l’emmène chez son fils, qu’elle voit très peu, elle rencontre un homme, un goujat, entouré de jumelles. Et Anita réagit à cet homme, elle éprouve de l’attirance. Elle retrouvera cet homme chez son fils car c’est lui qui doit faire les travaux dans la chambre de son fils.

Quand deux personnes sont malmenées par la vie, quand deux personnes ont souffert mais qui ne se plaignent pas quant à leurs souffrances. Elles sont entourées, certes, mais seules, profondément seules avec leur douleur, surtout Anita. Cette dernière est en colère, profondément en colère et ces quelques jours de répit vont lui permettre de plonger au plus profond d’elle pour savoir d’où vient réellement cette colère. Il n’y a pas que la maladie, que la fin de son mariage, son fils qui s’est éloigné. Cela remonte à bien plus loin. Ces quelques jours vont lui permettre de réaliser des choses qu’elle n’a pas fait auparavant et ce malgré la fatigue, le manque d’appétit.

Cette rencontre avec René, cet homme, qui semble vraiment ne pas tenir compte des autres, va lui permettre de changer. Car René n’est pas un homme heureux, même s’il en donne l’air. Il a vécu un véritable drame. Mais ce n’est pas le sujet entre eux. Alice Quinn nous raconte leur histoire à tous les deux, deux histoires et des comportements qui les mettent en présence, sans qu’ils ne sachent quoi que ce soit de leur passé. Mais le problème est que René est plus jeune qu’elle, qu’il semble marié et père de jumelles. Les apparences sont souvent trompeuses. Mais comme tout est une dernière expérience, Anita va sauter le pas pour un merveilleux souvenir avant de partir, vivre une dernière fois selon ses envies.

J’ai ressenti une véritable tendresse pour ces deux personnages. Les mots sont justes, pourraient prêter à sourire – le don d’Alice Quinn avec ses femmes fortes au phrasé bien senti – mais ce n’est pas le cas ici. Ce roman permet de s’interroger sur ce que peut être la vie avec ses nombreux coups durs que tout le monde peut expérimenter. La morale est qu’il faut la vivre sa vie, prendre ce qu’elle nous apporte de bon et surtout le trouver ce bon quand tout va mal et que la lumière au bout du tunnel est bien loin. Chaque jour peut nous apporter son lot de douleurs, mais aussi de petits bonheurs, à chérir pour se rappeler que même si c’est difficile de vivre, des rencontres, des situations peuvent nous permettre de passer un cap.

Un livre où se mêlent la musique et le cinéma, avec de nombreuses références comme dans de nombreux romans d’Alice Quinn. Outre ces deux arts, la poésie est bien présente, poésie japonaise avec les haïkus qui permettent à Anita et René de partager une passion. Haïkus de leurs crus mais aussi de personnalités célèbres.

Je remercie Netgalley et Alliage Editions pour cette lecture.

Brille tant que tu vis ! d’Alice Quinn

Date de sortie : 13 novembre 2018

Editeur : Alliage

Nombre de pages : 211

ISBN : 9791022781718

Liquide inflammable de Robert Bryndza

Liquide inflammable de Robert Bryndza - Editions Belfond

Liquide inflammable de Robert Bryndza – Editions Belfond

Résumé Liquide inflammable de Robert Bryndza

Pour les besoins d’une enquête en cours, Erika assiste à une fouille dans une carrière remplie d’eau. Elle doit trouver un paquet de drogue pour les empreintes. Paquet trouvé mais aussi un cadavre d’un jeune enfant.

Le médecin légiste, son ami, après étude du cadavre, lui annonce que c’est celui d’une petite fille disparue il y a 26 ans.

Avis Liquide inflammable de Robert Bryndza

Suite au dernier opus et au fait qu’elle n’ait pas obtenu de promotion, Erika Foster a changé de poste et de poste de police. Elle est sur une enquête de drogue. Pour la mener à bien, des fouilles ont été réalisées dans une carrière. La drogue a été retrouvée mais aussi un cadavre, le cadavre d’une petite fille. Une petite fille qui prendra tout son sens, pour Erika, un peu plus de 40 ans, veuve et sans enfant. Une petite fille et son âge qui lui rappellent l’enfant qu’elle aurait pu avoir. Un cadavre enfoui pendant 26 ans. Il en faut peu pour qu’Erika insiste pour être saisie de l’affaire. Et elle l’aura, ainsi que les moyens et ces deux collègues préférés, avec lesquels elle travaille le mieux, Peterson et Moss.

Erika reprendra l’affaire, mais après 26 ans, pourra-t-elle la mener à son terme, même si les investigations policières ont évolué ? Avec son équipe, elle devra tout éplucher, prendre contact avec les protagonistes de l’histoire, la famille, l’ancienne DCI chargée de l’enquête. Très vite, elle a affaire à une famille éclatée, que le drame n’a pas épargné avec une mère très portée sur la religion. Quant à l’ancienne DCI, elle est plongée dans l’alcool. Mais pour cette dernière, le cadavre est peut-être le moyen de reprendre l’enquête et de montrer qu’elle n’aurait pas dû être mise sur la touche de cette façon. Est-ce ce pédophile qui est coupable, suspecté dès les débuts et qui a gagné son procès contre la MET ? En tous les cas, il y a quelqu’un qui veille et qui veut tout savoir quant aux évolutions de l’enquête afin de pouvoir prendre ses dispositions. Il faudra un meurtre et un indice laissé à Erika pour qu’elle puisse résoudre cette enquête. Elle est, bien entendu pressée par le temps et il faut des résultats. Mais ce n’est pas sans danger pour elle et les autres. Et il faut faire avouer le coupable.

Entre compassion suite à un meurtre d’enfant, acharnement pour résoudre une affaire, un quotidien pas toujours facile à exploiter, Erika Foster nous montre, encore une fois, bien des facettes. Cette femme est toujours aussi sensible, elle ne lâche rien, elle ne compte pas ses heures, mais arrivera-t-elle un jour à faire un peu passer ses désirs, sa vie personnelle au-delà de son métier ? Il lui faudra encore du temps, un lâcher prise qu’elle commence à expérimenter.

Mon troisième Robert Bryndza pour moi et un troisième succès. J’ai retrouvé avec grand plaisir sont héroïne Erika Foster et ses deux acolytes, Moss et Peterson. Et c’est un roman très riche, comme à chaque fois, même si j’ai eu un sentiment de malaise sur quelques répliques de Peterson. Répliques qui tombaient comme un cheveu sur la soupe. Mais elles sont très vite balayées par la qualité de l’auteur et de son roman. Encore une fois. On assiste à l’évolution d’Erika, toujours hantée par la mort de son mari, on fait la connaissance avec sa soeur. Ce roman est peut-être moins centré sur les trois personnages et leurs vies personnelles. Mais leur complicité est toujours bien réelle. Une très belle enquête policière où franchement, je n’ai rien vu venir. J’ai suspecté la famille, car ce sont toujours les premiers suspects, mais pas de cette façon. La mère de famille, Marianne, n’a toujours pas fait son deuil de sa petite fille disparue. Tout démontre, chez elle, sur elle, qu’elle est profondément ancrée dans la religion. Elle n’accepte pas l’homosexualité de son fils, contraire à la religion. Elle semble avoir une belle relation avec sa fille aînée, elle est très en colère contre sa mari. Comment une disparition affecte tous les liens familiaux, d’une famille partie de rien dont le père a réussi à donner le mieux à sa famille ? Mais on peut vivre avec de l’argent et ne pas être foncièrement heureux.

Qui aura grand plaisir à retrouver Erika Foster et ses deux amis lors d’un prochain opus ? Moi, bien entendu. Je remercie Netgalley et les Editions Belfond pour cette lecture.

Liquide inflammable de Robert Bryndza

Date de sortie : 5 septembre 2019

Editeur : Belfond

Nombre de pages : 361

ISBN : 9782714479341

Mortelle tentation de Christophe Ferré

Mortelle tentation de Christophe Ferré - Edition L'Archipel

Mortelle tentation de Christophe Ferré – Edition L’Archipel

Résumé Mortelle tentation de Christophe Ferré

Toulouse, Alexia est mariée à Peter, un rugbyman du Stade Toulousain. Il a pris sa retraite professionnelle, mais il continue à jouer au rugby, il fait de la randonnée, il est architecte d’intérieur. Il est encore adulé par les foules.

Il est parti en randonnée pendant plusieurs jours, mais lorsqu’un ami appelle Alexia, suite à un repas, et qu’elle n’arrive pas à joindre son mari, l’épouse commence à prendre peur.

Avis Mortelle tentation de Christophe Ferré

Lorsqu’Alexia commence à laisser de nombreux messages à son mari, sans obtenir de réponse, elle commence à paniquer. Même s’il part pendant de nombreux jours, il lui envoie toujours un SMS, ou il l’appelle pour lui donner des nouvelles. Ils sont les parents d’un jeune adolescent. Ils ont de nombreux amis, mais les plus proches sont Léo et Chloé.

Face à cette absence de réaction de la part de Peter, Alexia va passer par tous les états d’âme. La colère et la peur, jusqu’à la découverte du cadavre d’une jeune femme à l’endroit où devait se trouver Peter. D’ailleurs, Alexia va recevoir une lettre qui va mettre le feu au poudre. Son mari adoré la trompe. Est-il coupable de ce meurtre ? Alexia va osciller entre les deux états, le croire coupable, le croire innocent. Et lorsqu’elle va enfin arriver à le voir, cela ne va rien arranger. Peter ne lui dit absolument pas la vérité. En plus, elle prend peur pour sa vie, car les meurtres sont horribles. Elle craint pour sa vie, s’en épanche auprès de ses amis, des forces de police. Qui croire, la justice, ses amis, elle qui se coupe, tout de même, du monde, qui pense mettre fin à ses jours?

Ce roman aurait pu être très bien, un coup de coeur, mais à la lecture, lorsque les pages se tournent, facilement grâce aux chapitres très courts, et heureusement, et aux effets de style, car l’auteur arrive à poser à chaque fin de chapitre une interrogation, un retournement de situation, j’ai trouvé qu’il y avait trop de répétitions. A force, le lecteur le sait que Peter est l’homme de sa vie, de toute une vie qu’elle ne peut pas balayer comme ça. Peter est son amour, certes, et il est normal qu’elle soit en colère lorsqu’elle découvre, au fur et à mesure, qu’elle a été trompée et abusée de cette façon. Mais trop de répétitions, souvent les mêmes phrases, tuent un roman et ne lui donnent aucun cachet. J’ai eu l’impression que l’auteur cherchait à combler le nombre de pages. De plus, je n’ai pas trouvé les dialogues assez riches, souvent bâclés. On dirait ceux d’une jeune adolescente et non d’une femme d’une quarantaine d’années, avocate de surcroît, dont la communication verbale devrait être au top. Il est vrai que l’on peut perdre ses nombreux moyens lorsqu’une infidélité, couplée de deux meurtres, est découverte. 

Personnellement, je trouve la présence de nombreux clichés. Les clichés de la mafia russe, des jeunes prostituées, du tueur en série. J’écris clichés car ils arrivent, dans le roman, comme ça, sans être franchement développés. La fin est conforme à ce que j’attendais, sans coup d’éclat, avec un assassin trouvé et une femme amoureuse toujours indécise.

Par contre, pour ceux qui ne connaissent pas la région, Toulouse, ses environs, les Pyrénées, le lecteur rencontre un véritable dépaysement avec des paysages  de montagne époustouflants, propres aux randonnées. 

Auteur et éditeur ne vont peut-être pas apprécier ma critique qui n’est pas très positive. Je partage mon sentiment de lecteur, profondément fan de policiers, de polars, de thrillers. De plus, la lecture de ce roman arrive après quatre très bons romans lus.

Je remercie Netgalley et les Editions L’Archipel pour cette lecture.

Mortelle tentation de Christophe Ferré

Date de sortie : 9 octobre 2019

Editeur : L’Archipel

Nombre de pages : 380

ISBN : 9782809827217