Le droit et la morale de Marcia Clark

Le droit et la morale de Marcia Clark

Le droit et la morale de Marcia Clark

Résumé Le droit et la morale de Marcia Clark

Paula n’arrête pas de vomir. Elle devait passer le week-end avec son mari. Les enfants sont seuls à la maison, endormis. Ils décident de rentrer. Le temps qu’elle aille aux toilettes, son mari découvre leur fils mort. Il est ensuite assassiné. Lorsque sa femme arrive dans la chambre, elle est agressée. Seule reste Cassie qui voit sa famille morte.

Avis Le droit et la morale de Marcia Clark

C’est l’histoire d’une avocate Sam qui doit faire face à plusieurs affaires, dont celle de cette jeune fille Cassie, accusée du meurtre de son frère et de ses parents adoptifs. Samantha ne va pas prendre fait et cause pour Cassie, même si elle doit la défendre. Son cas l’intéresse énormément car Cassie accuse les hommes de la famille de l’avoir violentée. C’est ce qui est arrivée à Sam durant son enfance. Mais en tant qu’avocate, même si elle doit défendre ses clients, elle ne les croit pas forcément.

Une histoire intéressante, des personnages sympathiques, mais qu’est-ce que cela a été long à lire. Je ne sais pas si c’est le fait de la liseuse, mais j’ai passé des jours et des jours à tourner quelques pages de ce roman. Est-ce qu’il y a des longueurs, vraisemblablement ? Est-ce que le rythme est haletant ? Pas du tout. C’est l’enquête d’une avocate qui a pas mal de choses à cacher, qui ne dit pas tout, notamment à son père qu’elle a retrouvé et défendu dans l’affaire précédente.

Sam arrivera à démêler le faux pour savoir le vrai, aiguillonnera les enquêteurs sur des pistes qu’elle trouve et ce pour libérer sa cliente. Sam joue avec la justice, avec le droit, la morale. Elle peut défendre des personnes mais agir de son côté. Elle fait sa justice elle-même. Même si les personnages sont assez sympathiques mais n’ont pas provoqué un réel engouement.

Se pose également la question de la pédophilie qui est tout de même un des sujets de ce roman. Pédophilie subie par Sam mais aussi pédophilie que l’on peut retrouver dans des livres, des témoignages. Il est également facile d’accuser quelqu’un. Mais y a-t-il de la fumée sans feu quand un personnage manipule les uns et les autres ? J’ai toujours un doute quand on m’annonce des manipulations de jeunes envers des adultes. Oui, ils peuvent mentir. Oui, chacun a son propre caractère, dès le départ. Mais je trouve tout de même cela un peu gros, même si c’est pour un roman. Je me leurre très certainement.

Ce roman ne me laissera pas un souvenir impérissable. Je remercie toutefois Negalley et les Editions Amazon Publishing pour cette lecture.

Le droit et la morale de Marcia Clark

Date de sortie : 18 juin 2019

Editeur : Amazon Publishing

Nombre de pages : 550

ISBN : 9782919807253

Je sais que tu sais de Gilly Macmillan

Je sais que tu sais de Gilly Macmillan

Je sais que tu sais de Gilly Macmillan

Résumé Je sais que tu sais de Gilly Macmillan

Il pleut, Fletcher et Danny sont appelé pour des ossements trouvés. L’endroit leur rappelle deux meurtres horribles vingt ans plus tard.

Fletcher retombe dans son passé où il tient dans ses bras le petit Charlie agonisant.

Avis Je sais que tu sais de Gilly Macmillan

Comment écrire une chronique sur ce roman sans ne rien dévoiler, sans ne rien spoiler ? Même si je vous donner mes sentiments sur les personnages, cela donnera des indices.

Fletcher est appelé avec son collègue et ami Danny sur la découverte d’ossements. Cela leur rappelle un meurtre survenu 20 ans plus tôt et qui concernait deux jeunes enfants. Coupable très vite trouvé même si le journaliste de l’époque a émis des doutes. De plus, l’ami de ces jeunes garçons lance un podcast pour faire toute la lumière sur cette affaire. Car lui aussi ne croit pas en la culpabilité de celui qui s’est en définitive suicidé il y a quelques années.

Un roman assez déstabilisant quant à sa structure. Rappels du passé, du présent, divers personnages que l’on retrouve à des années différentes. D’habitude je n’ai pas trop de mal mais là oui et cela a été long pour entrer dans ce roman qui se décante vraiment vers la fin. Mes doutes quant à un personnage sont réellement fondés mais c’est en définitive un peu trop simple à mon goût.

On suit Fletcher, son enquête du moment, son enquête passé, comment cet homme a évolué, comment il a voulu réussir à tout prix. A-t-il profité de sa position, est-il franc ? Il semble un très bon enquêteur. Mais il est en butte avec sa hiérarchie. Le début nous laisse penser que cet homme est humain avec cet enfant qui meurt dans ses bras. Il n’a jamais été reconnu pour le travail qu’il a fait. Il a été jeune, ambitieux, mais aussi manipulateur. Je me suis longuement interrogée sur ce personnage.

Personnage féminin, Jessica a refait sa vie. Il y a 20 ans, elle était la maman d’un des garçons assassinés. Une maman très jeune qui a eu son bébé alors qu’elle était adolescente. Elle voulait lui donner tout l’amour qu’elle pouvait. Mais elle a failli au regard des autres et à son propre regard. Elle voulait de l’argent facile et vivre sa vie. Et la culpabilité a rongé cette femme qui la ressent toujours, même si son mari actuel connaît une bonne partie de son passé, mais pas tout de ses pensées. Cette enquête de l’ami de ses fils la gêne énormément. D’ailleurs, personne n’est tendre avec elle. Elle passe pour celle qui a failli, qui est responsable. Je me suis demandée si elle allait replonger dans l’alcoolisme. Mais avec tout ce qui peut refaire surface, malgré ses peurs, cela lui permettra de révéler un pan du passé et lui permettre d’être plus forte. Que c’est dur d’être une mère célibataire, jeune, dans une cité où tout le monde est prompt à juger. Elle a un lourd passé d’enfant abandonné, placée et toujours rejetée. 

Cody veut faire la lumière sur la mort de ses deux amis. Pourquoi avoir attendu 20 ans ? Le principe du podcast est assez intéressant. Mais remuer des secrets peut tout de même provoquer bien de remous. En tous les cas, cela permettra à cette enquête de reprendre avec ce qu’il pourra obtenir de la part des uns et des autres. Mais certains, comme Fletcher et Jessica sont extrêmement réticents et ce pour des raisons différentes.

Un meurtre récent, deux meurtres anciens, sont-ils en lien ? Est-ce que le coupable est réellement le coupable ? Faut-il faire attention à certains membres de la police, ambitieux, prompts à trouver le meilleur coupable et ne pas aller plus loin. Surtout quand ce coupable présente des problèmes mentaux. Pour moi, ce roman n’est pas une réussite même s’il est très bien écrit. Je n’ai pas du tout accroché. Mais ce n’est que mon avis

Je remercie Netgalley et les Editions Les Escales pour cette lecture.

Je sais que tu sais de Gilly Macmillan

Date de sortie : 29 mai 2019

Editeur : Les Escales

Nombre de pages : 362

ISBN : 9782365694636

Oxygène de M.J. Arlidge

 

Oxygène de M.J. Arlidge - Editions Les Escales

Oxygène de M.J. Arlidge – Editions Les Escales

Résumé Oxygène de M.J. Arlidge

C’est son dernier Grand Gala car il n’y trouve plus aucun plaisir. Il vient de rompre avec David. Il est malheureux.

Dans cette boîte de nuit, son regard happe celui d’un autre. Homme, femme, qu’importe, il est attiré. Il suit cette silhouette. Mais il ne sait pas ce qui va se passer.

Avis Oxygène de M.J. Arlidge

Même s’il est toujours bien de lire une série de romans dès le début, Oxygène peut se lire indépendamment des autres. Il est vrai que j’aurais pu connaître l’évolution des personnages, ce qui s’est passé auparavant, les liens entre eux. Toutefois, ils sont très bien décrits dans ce roman avec un petit rappel pour le lecteur. De cet auteur, j’étais restée sur Am stram gram qui est dans ma PAL. Je ne savais pas que la série Helen Grace comptait autant de livres. Bref, ce n’est pas grave, il est possible que je les lise au fur et à mesure. Mais je ne raterai pas le suivant car l’auteur nous laisse sur notre faim avec sa fin qui va amener une suite qu’il faudra absolument que le lise. Cette suite ne se lit pas indépendamment d’Oxygène. J’ai passé un moment agréable avec ce roman, mais sans grande conviction pour ses trois premiers quarts. Le dernier quart vaut le détour car tout s’enchaîne pour cette enquête, entre tous ses membres.

Premier meurtre dans la communauté BDSM. Meurtre horrible. Helen Grace va vite se rendre compte qu’elle connaît la victime, qui fait partie de sa vie personnelle qu’elle veut absolument cacher à tout le monde. On peut être très fort dans sa partie mais avoir des choses à cacher, Donc, elle se taira à plus ou moins bon escient. Quand on est officier de police, la vie privée n’est pas si privée que ça. Car elle pourrait cacher des indices qui pourrait faire avancer l’enquête. C’est le dilemme dans lequel est plongée Helen Grace. Mais pour le moment, elle peut jongler entre les deux. C’est sans compter ceux qui ne lui veulent pas que du bien. Et les menaces lui feront prendre une décision qui la soulagera un temps.

Helen Grace est vraiment un personnage torturé. C’est pour cela que lire la série toute entière permet de connaître son évolution. Pourquoi elle est comme ça, ce qu’elle a vécu de si indicible, pourquoi elle est seule, qu’elle a besoin de dérivatifs, de n’importe quelle nature pour se calmer. Chacun essaie d’avancer malgré ses propres démons intérieurs. Et pour Helen, c’est dans le BDSM, la course, qu’elle essaie de trouver cela. Car en souffrant, elle peut tenter de faire taire sa culpabilité, un temps. Mais la culpabilité revient au galop surtout que le BDSM est devenu comme une drogue, dont elle a beaucoup de mal à se défaire.

Un comportement qui va engendrer de nombreuses questions au sein de son équipe. Des questions mais aussi des coups de colère de la part de Charlie qui doit tout à Helen. Elle lui doit sa récente promotion pas parce qu’elles sont amies, très proches. Mais dans le travail, peut-on outrepasser ses droits, se mettre en colère lorsque des décisions sont prises ? Charlie devra composer avec les décisions de Grace, la rivalité avec sa collègue, une enquête qui l’oblige à mettre sa vie de famille de côté. De plus, Charlie sera face à un dilemme, aider sa meilleure amie ou faire son travail. Les décisions ne sont jamais faciles à prendre lorsque l’on culpabilise. Mais, la conscience professionnelle doit primer. Et puis, il y a ces relations difficiles au sein d’une équipe, lorsqu’on veut des résultats au mépris des règles élémentaires d’entraide. Partout, il faut du coaching pour éviter à de telles extrémités.

Une histoire de femmes avec de nombreuses femmes. Le roman aborde le thème des relations BDSM, acceptées ou pas par les proches, ce qui entraîne un rejet certain pour ceux qui ne comprennent pas. Le BDSM est également détaillé, que ce soit au niveau des pratiques mais aussi des outils utilisés pour les dominants et les dominés. Des activités sexuelles qui peuvent être lourdes de conséquences si on n’y prend pas garde.

Une histoire de vengeance entre deux femmes, enfin une qui veut faire tomber l’autre. Une histoire de vengeance entre une femme et un meurtrier de trois personnes. Mais cette tension que je recherche dans les polars, les thrillers, n’était pas présente pour moi.

Je remercie Netgalley France et les Editions Les Escales pour cette lecture.

Oxygène de M.J. Arlidge

Date de sortie : 21 février 2019

Editeur : Les Escales

Nombre de pages : 384

ISBN : 9782365694001

Sur le fil du coeur de Théo Lemattre

 

Sur le fil du coeur de Théo Lemattre - Editions Amazon Publishing

Sur le fil du coeur de Théo Lemattre – Editions Amazon Publishing

Résumé Sur le fil du coeur de Théo Lemattre

Quatre meilleures amies sont dans un bar. Elles vont fêter la reprise des cours. Elles sont trois à continuer leurs études et l’une travaille déjà. Le lendemain, l’une manque à l’appel, c’est Tamalou. Malgré les nombreux SMS de Constance, celle-ci ne répond pas. Quant à Mélanie, elle a retrouvé une ancienne amie et passe beaucoup de temps avec elle, au désespoir de Constance qui se retrouve seule. De plus, elle apprend que Tamalou est partie en Australie continuer ses études. Et le stage qu’elles devaient faire ensemble ?

Avis Sur le fil du coeur de Théo Lemattre

Ils sont jeunes, ils sont en Master 1 de psychologie et doivent travailler ensemble. Après quelques péripéties, c’est leur dernier recours. Mais voilà, ils ne s’entendent pas et c’est un peu la guerre entre eux. Que va donner ce stage en entreprise pour Weaver et Constance ? Un début qui a eu énormément de mal à se mettre en place pour ma part. Par le ton employé dans le livre. Il faut chercher entre les lignes pour trouver matière à réflexion. C’est ce que j’ai fait et les messages de l’auteur sont passés. Mais j’ai franchement trouvé lourd cet humour auquel je n’ai pas adhéré. Cela m’est déjà arrivé sur un autre roman et c’est pareil avec celui-ci. Si les deux personnages ont, au départ, des comportements de gamins, cela se ressent dans les mots du texte. Ensuite, il y a une évolution car ils deviennent adultes. Ce n’est pas plus mal et c’est ce qui sauve un tant soit peu le roman. Est-ce une histoire d’amour qui va bien tourner, car c’est un des thèmes du livre ? Quand on ne se comprend pas, que l’on traîne un passé qui ne permet pas d’avoir confiance en soi, quand les premiers instants d’une rencontre tournent presque au cauchemar, quand on essaie de se cacher derrière une façade, difficile de faire évoluer une situation, une relation. Mais apprendre à côtoyer quelqu’un permet de changer d’opinion mais cela ne permet, pas toujours, d’avouer des sentiments qui sont en train de naître. Les deux personnages principaux ne sont pas désagréables. Ce sont eux qui racontent l’histoire de cette rencontre, à la troisième personne, de son évolution et de ce qu’elle peut amener, ce qu’ils ressentent. Pourtant ils étaient bien mal partis.

L’auteur aborde donc le thème de la souffrance qui se cache derrière une façade, de la façon dont sont appréhendées les relations avec les autres. Quand on fait des études, cela peut ne pas porter à conséquence mais dans le milieu du travail, on est obligé de composer avec des collègues avec qui on ne s’entend pas forcément. Mais l’entreprise doit avancer et chacun doit mettre de côté ses différents. L’auteur aborde le thème des rêves, des rêves d’enfants qui ne se réalisent pas forcément à cause de la vie. Mais ces rêves peuvent évoluer, tout comme l’être humain. Il faut une sacrée dose de courage pour dire stop, pour changer de profession, pour se retrouver pour être enfin soi. Même une relation, qui débute mal, peut évoluer, en s’intéressant à l’autre, en le questionnant, en échangeant. Avec ce ton humoristique, qui a du mal à passer avec moi, l’auteur donne donc des conseils à ses lecteurs. Le thème de l’amitié est également abordé. L’amitié qui s’arrête à la fin du lycée, l’amitié nouée pendant les études universitaires mais qui peut très vite s’arrêter également par de nouvelles rencontres, l’amour mais aussi la carrière professionnelle.

Quand je sors de ma zone de confort, soit  les polars et thrillers, je souhaite passer un bon moment, un moment d’évasion, rire ou sourire selon les situations. Je ne garderai pas un souvenir impérissable de ce roman car ce roman n’a pas été un moment de détente pour moi, même si je l’ai lu en entier.

Je remercie Netgalley et Amazon Publishing pour cette avant-première.

Sur le fil du coeur de Théo Lemattre

Date de sortie : 30 juillet 2019

Editeur : Amazon Publishing

Nombre de pages : 271

ISBN : 9782919805488

L’ombre de la baleine de Camilla Grebe

L'ombre de la baleine de Camilla Grebe - Editions Calmann Levy

L’ombre de la baleine de Camilla Grebe – Editions Calmann Levy

Résumé L’ombre de la baleine de Camilla Grebe

Manfred a la cinquantaine. Divorcé, il s’est remarié et a quatre enfants, dont une petite fille avec sa nouvelle femme. Il travaille comme policier à Stockholm. Lors d’un appel, il laisse sa petite fille seule. Ensuite, il la cherche et il n’a pas le temps de la récupérer. Elle tombe sur l’asphalte.

Avis L’ombre de la baleine de Camilla Grebe

Ils sont trois et tous les personnages qui gravitent autour. Manfred, Samuel et Pernilla détaillent leur vie, ce qui leur arrive à un instant T. Bien entendu, à un moment ou un autre, ils seront liés par une enquête.

Manfred est policier. Il est divorcé et remarié à une femme plus jeune avec laquelle il a une petite fille. Mais un matin, alors qu’il est chez lui avec sa fille et qu’il répond au téléphone, la petite fille passe par la fenêtre et il n’a pas le temps de la récupérer. Nadja tombe sur la chaussée. Elle est dans le coma. Passés les premiers jours, Manfred doit reprendre le travail et surtout faire face à des noyés et semble-t-il un gros trafic de drogue.

Samuel est un jeune homme qui vit chez sa mère. Il ne va plus au lycée, ne travaille pas. Il n’arrive pas à se concentrer et subit continuellement les reproches de sa mère. Mais, il a trouvé la facilité en volant, en faisant des trafics jusqu’à ce que cela soit trop gros pour lui et que sa mère le mette à la porte. Il devra se cacher pour ne pas mourir. Il trouve un travail, s’occuper d’un enfant handicapé. Mais dans quel piège est-il tombé ? Est-ce que cela sera le cas, ici ? Il semblerait que Samuel ne prenne jamais les bonnes décisions. Mais il subit certains événements. Pendant toute la durée de ce roman, outre le fait qu’il culpabilise beaucoup pour ses actions, ses décisions prises, qu’il se répète inlassablement qu’il n’est qu’un bon à rien, il tient en pensant à sa mère.

Pernilla est la mère de Samuel. Profondément bigote, immensément bavarde, ses actions doivent être en rapport avec Dieu. Elle est très impliquée au sein de sa congrégation. On apprend que sa mère est partie lorsqu’elle était jeune, que Pernilla est mère célibataire. Ah, oui, elle a toujours été là pour son fils, l’espionnant, toujours sur son dos. Mais lorsqu’elle prend la décision de le mettre dehors, elle va vite se mordre les doigts. Toutefois, Pernilla va évoluer. Elle va devoir prendre des décisions pour son fils qu’elle tente de retrouver envers et contre tout. Cela ne sera plus la femme qui accepte tout sans rien dire, qui respecte les lois.

Alors, oui, l’auteur nous emmène dans une histoire de trafic de drogue, d’argent avec des gros pontes qui font assassiner ceux qui n’obéissent plus. Est-ce que ces cadavres sont liés ? Mais l’auteur nous amène un élément, des personnages qui vont changer la donne de ce roman. Un événement auquel je ne m’attendais absolument pas. Roman addictif, certes, mais pas un coup de coeur pour moi, malheureusement, même si j’ai aimé la construction et là où nous a emmené l’auteur. Je croyais avoir lu son premier roman mais ce n’est pas le cas. Je l’ai toutefois dans ma PAL. Un roman nordique, suédois, comme je les affectionne. On passe de la ville, Stockholm, même si elle n’est pas très évoquée, à des paysages de bords de mer, des îles où il semble faire bon vivre. Le temps est également un élément important dans ce roman. Début de l’été avec ses pluies, ses averses et aussi le soleil ainsi que la fête préférée des Suédois, la Saint-Jean.

Des sujets sont traités dans ce roman. La perte d’un enfant et ce que cela change pour un être humain, pour une famille. Chacun réagit différemment à ce drame. Lorsque la personne a déjà des problèmes psychologiques, c’est encore pire. Autre sujet très important et qui prend toute son importance dans notre vie d’aujourd’hui. Les réseaux sociaux, les blogs. Montrer que tout va bien dans sa vie, faire des photos pour avoir des like, de plus en plus de like. Faire cette course pour être le meilleur. Les gens sont narcissiques et cela entretient ce narcissisme. Mais si on montre que tout va mal pour obtenir de la compassion, il faut l’entretenir également. Perversité de l’être humain pour tout ce qui touche les autres dans leur malheur. Se focaliser sur les gens qui souffrent et donc en rajouter. 

Ne pas avoir lu Sous la glace ne gêne pas franchement la lecture de ce roman, même si cela aurait été mieux pour connaître Manfred et Malin.

Je remercie Netgalley et les Editions Calmann Lévy pour cette lecture.

L’ombre de la baleine de Camilla Grebe

Date de sortie : 27 février 2019

Editeur : Calmann Lévy

Nombre de pages : 369

ISBN : 9782702165744

Le portrait brisé Une enquête à la Belle-Epoque tome 2 d’Alice Quinn

Le portrait brisé Une enquête à la Belle-Epoque tome 2 d'Alice Quinn - Editions Amazon Publishing

Le portrait brisé Une enquête à la Belle-Epoque tome 2 d’Alice Quinn – Editions Amazon Publishing

Résumé Le portrait brisé Une enquête à la Belle-Epoque tome 2 d’Alice Quinn

Lola et Miss Fletcher sont heureuses. Elles se rendent à la gare accueillir leur ami Guy de Maupassant.

Dans ce lieu, elles assistent à une dispute entre un banquier, très en vue, à Cannes et un homme qui a tout perdu à cause de lui.

Avis Le portrait brisé Une enquête à la Belle-Epoque tome 2 d’Alice Quinn

Quel bonheur de retrouver Lola, Miss Fletcher, Maupassant, Rosalie, Anna ! Un véritable régal avec la plume de plus en plus aguerrie d’Alice Quinn qui nous emmène dans le Cannes de la fin du XIXème siècle. Un Cannes que l’on peut découvrir. Une enquête, certes, à laquelle sont mêlés les héros de l’histoire, mais une véritable dimension historique. Si dans l’opus précédent, il était question du sort des orphelins dans la région cannoise, ce deuxième tome nous entraîne au niveau spéculation bancaire et faillites personnelles et professionnelles de nombre de personnes. Il faut croire que les gens n’apprennent pas des erreurs de leurs aînés. Quand il y a de l’argent à faire, ce sont les plus forts qui gagnent et ils sont peu nombreux. Ils laissent sur le carreau de nombreuses personnes et s’en moquent totalement. Tant pis pour ceux qui ont tout perdu, qui se suicident, ce n’est pas de la faute de ceux qui s’en sont sortis. Même si ces derniers ont de plus en plus d’ennemis. Ce roman traite également de la condition de ces personnes qui ont des problèmes psychologiques ou psychiatriques. Ils sont enfermés soit disant pour leur bien, pour qu’ils essaient de guérir. Mais les traitements sont tout sauf humains. La psychiatrie, de nos jours, a évolué mais en France, elle souffre toujours de ce qui a été réalisé il y a de nombreuses années. On enferme nos parents pour diverses raisons, souvent parce que cela ne correspond pas à notre rang. On veut éviter les scandales, ni plus ni moins.

Voilà, c’est la partie historique du roman. Passons aux personnages. On les retrouve quatre ans après le premier tome. Lola, Miss Fletcher, Rosalie et Anna vivent toutes les quatre ensemble. Elles s’entendent assez bien. Anna bénéficie d’une bonne éducation. Mais comme Lola est une jeune femme entretenue, elle n’est pas acceptée par la bonne société cannoise. Chacun doit rester à sa place, même si Lola fait des dons de plus en plus conséquents. Elle n’est pas acceptée dans les hautes sphères même si elle connaît des personnalités connues. On en apprendra un peu plus sur le passé de Miss Fletcher et de Lola. C’est Miss Fletcher qui raconte l’histoire. Entre les deux, même s’il y a beaucoup de confiance, elles ont le sentiment que des éléments sont cachés. En premier, ce que ressent Miss Fletcher pour Lola. Et lorsque Lola accepte une mission donnée par l’ancienne amante de Miss Fletcher, ce sera comme si cette dernière revenait des années en arrière. Mais très vite, un évènement va leur permettre de ressouder le clan. Et cela concerne Anna. Car Anna va apprendre qui est réellement Lola et ce qu’elle fait. Elle ne l’acceptera pas. Elle se sentira flouée. De plus, Anna va découvrir assez vite qui elle est réellement. Et un meurtre la désignera très vite comme la principale suspecte et la coupable. Mais c’est sans compter les deux femmes et leur allié, Maupassant. Ils vont tout faire pour disculper la jeune adolescente, quitte à se mettre dans de situations improbables. Grâce aux indices récoltés, le lecteur sait très vite à quoi s’attendre. Cela n’enlève toutefois rien à la qualité de ce roman, au plaisir réel de la lecture que j’ai pu ressentir.

J’ai encore une fois adoré les personnages d’Alice Quinn. J’ai comme eu l’impression d’avoir retrouvé des amies, des amis.

Alice Quinn finit avec un élément qui va servir au prochain tome. Je n’ai qu’une chose à dire, il me tarde de le lire.

Je remercie Netgalley et les Editions Amazon Publishing pour cette lecture.

Le portrait brisé Une enquête à la Belle-Epoque tome 2 d’Alice Quinn

Date de sortie : 23 avril 2019

Editeur : Amazon Publishing

Nombre de pages : +300

ISBN : 9782824614465

Juste avant de mourir de S.K. Tremayne

Juste avant de mourir de S.K. Tremayne

Juste avant de mourir de S.K. Tremayne – Editions Presses de la Cité

Résumé Juste avant de mourir de S.K. Tremayne

Elle aurait dû mourir dans un grave accident de voiture. Mais elle a réussi à s’en sortir, à ne pas se laisser engloutir par les eaux, en rejoignant la rive.

Depuis, elle n’a pas retrouvé la mémoire mais elle a retrouvé sa famille, en particulier sa fille Lyla et son mari Adam. Mais ce dernier est très en colère, brutal et elle sent qu’Adam lui en veut. Pourquoi ?

Avis Juste avant de mourir de S.K. Tremayne

Kath semble avoir tout pour être heureuse. Un mari aimant, une petite fille adorable, un lieu de vie, certes très reculé, mais où elle se sent bien. Mais Kath a eu un accident de voiture et la mémoire lui fait encore défaut. Pour le moment, son mari Adam semble très en colère contre elle, il est plus ou moins violent dans ses paroles. Pourquoi ? Que cache Kath à Adam ? Pour retrouver sa vie, Kath va tenter, par tous les moyens, de retrouver cette mémoire. Mais un élément perturbateur va jeter le trouble sur ce qu’elle pensait. Si vous lisez la quatrième de couverture, vous saurez très vite ce que c’est. C’est pour cette raison que je ne les lis pratiquement jamais pour me laisser la surprise qui arrive, quand même assez tard.

Lyla est la fille de Kath et Adam. Cette petite fille n’est pas comme les autres. Selon sa mère, elle a le syndrome d’Asperger, mais elle n’a jamais été diagnostiquée car ses parents, et en particulier son père, ne veulent pas lui coller d’étiquettes. Avec ce syndrome, l’auteur nous décrit le comportement de cette petite fille solitaire, vive, intelligente, sensible, qui communique lorsqu’elle en a envie. Lyla se sent délaissée et surtout pas aimée. Elle a peur, en particulier, pour sa mère. Elle a peur que celle-ci ne revienne plus et elle pense qu’elle ne l’aime plus. Lyla est très attachée à ses parents mais, à un moment, sentant sa mère en danger, elle la choisira, pour tenter de la protéger. Je ne suis pas trop au fait de l’autisme, du syndrome d’Asperger qui peut se présenter sous différentes formes, mais le personnage de Lyla est vraiment très détaillé. Le lecteur, surtout parent, ressent de l’amour pour cet enfant qui subit les quolibets de ses camarades d’école, qui a une mémoire phénoménale.

Kath croit que son accident est dû à une plaque de verglas. Comme ses souvenirs sont encore diffus, elle apprendra la vérité. Mais le pourquoi du comment, ce sera à elle de le chercher. Pourquoi a-t-elle voulu abandonner sa fille ? C’est cela qui lui fait le plus peur. Sa fille, son amour. Elle va interroger celui qui a assisté, plus ou moins, à l’accident. Elle va mettre à jour certains éléments qui vont lui faire entrevoir la vérité. Elle utilisera les odeurs pour se rappeler. Au fil de son enquête, elle ira dans des endroits où le drame a eu lieu. Tout cela, aidée, plus ou moins, par les avertissements de sa fille. Adam est le coupable idéal. Mais est-ce vraiment lui, comme le suggère Lyla ? Il faut dire que cet homme et les hommes de sa famille se ressemblent énormément. Un huit-clos familial, pourrait-on dire, car le frère de Kath ne semble pas exempt de tout reproche. Juste avant de mourir relate des évènements familiaux qui peuvent arriver à tout le monde, entre mensonges et trahisons, suspicions et manques de confiance en l’autre. En filigrane, la mère de Kath, décédée, qui joue un rôle très important. Adorée par son fils et sa fille qui savaient comment elle était toutefois, elle est toutefois bien présente même si elle est morte depuis de nombreuses années.

Juste avant de mourir, outre l’histoire, a pour cadre la lande. Et on le sait, le cadre joue énormément dans un roman. Lande plus hiver donnent des sensations oppressantes, même si la lande est un formidable terrain de jeu pour Lyla, un espace de travail pour Adam. Pour les étrangers, la lande peut être un coupe gorge. Et Kath, même si elle y vit depuis de nombreuses années, peut avoir toujours des surprises dans ce cadre. La lande est un espace où l’on peut se cacher, où les animaux, sauvages, peuvent vivre en sécurité et être des remparts pour les êtres humains. Mais, la violence peut y régner. Et elle est pratiquement humaine. Le temps peut changer très rapidement avec un brouillard très dense qui peut tomber en quelques minutes alors qu’à quelques kilomètres, le soleil brille. Dans un tel endroit, reculé, il faut vraiment avoir envie d’y vivre.

Juste avant de mourir n‘est pas un coup de coeur pour moi, malheureusement, malgré le style de l’auteur que je connais puisque je l’ai lu. Deux éléments m’ont chagriné et mis mal à l’aise. Il m’a semblé que Kath connaissait une partie de la vérité par rapport à sa mère. Mais comment aurait-elle pu l’apprendre ? Quelques pages plus loin, ce n’est plus le cas. Outre le cadre, j’ai toutefois bien aimé ces références aux légendes, aux histoires de sorcières. J’ai été moins happée par cette histoire que par le premier roman de l’auteur. Est-ce dû au fait de lire sur liseuse ?

Je remercie Netgalley et les Editions Presses de la Cité pour cette lecture.

Juste avant de mourir de S.K. Tremayne

Date de sortie : 21 mars 2019

Editeur : Presses de la Cité

Nombre de pages : 326

ISBN : 9782258150751