Formation d’élite de Lee Child

Formation d'élite de Lee Child - Editions Calmann Lévy

Formation d’élite de Lee Child – Editions Calmann Lévy

Résumé Formation d’élite de Lee Child

Jack Reacher, suite à ses actes, doit recevoir une médaille. Plus tard, on lui apprend qu’il est convoqué.

Il doit rejoindre une formation. Très vite, il pense qu’il est mis au placard, surtout lorsqu’il rencontre les deux personnes avec lesquelles il doit suivre cette formation.

Avis Formation d’élite de Lee Child 

C’est mon deuxième Lee Child. Lorsque j’ai posé ma candidature sur Netgalley, je n’ai pratiquement pas lu la 4ème de couverture, je me suis basée sur le titre et l’auteur. J’aurais dû y réfléchir à deux fois. Lorsque j’ai relu ma précédente critique de l’auteur, je me suis rappelée que je m’étais ennuyée. C’est encore le cas ici. Je ne mets pas en cause les qualités d’écrivain, loin de là, mais je n’ai pas été emballée par ce roman où l’on retrouve Reacher. Dans le précédent roman, je n’avais pas compris qu’il faisait partie de l’armée américaine depuis de nombreuses années et que des missions lui étaient affectées. Missions où il fait pratiquement ce qu’il veut pour réussir. Dans ce roman, il a tout de même trois grandes autorités au-dessus de lui mais il analyse les situations, les protagonistes et même s’il sait qu’il avance à tâtons avec ses collègues, c’est une chance sur 10 pour que cela réussisse.

Donc, voilà, dans ce roman des prises de décision sont prises, mais ils sont toujours en retard de quelques minutes. Pour revenir au début, Reacher semble être mis au placard avec deux autres hommes, un de la CIA et un de la FBI. Ils sont mis au secret et sauront très vite ce qu’ils doivent faire. Un mot, collaborer. Mais sur quoi, par rapport à qui ? Ils ne le savent pas et découvriront la vérité au fur et à mesure. Cette vérité se pose, à mon avis, comme un cheveu sur la soupe. Malgré l’étude de nombreux cas, ils arrivent, assez vite, à trouver qui est responsable. Ce point me chagrine. C’est vrai, je sais que nous sommes dans un roman, mais quand même. Ils ont procédé par des recoupements et surtout grâce à Reacher et ses fameuses phrases, comme, cela peut ne pas être ça mais il y a tout de même une possibilité. 

Histoire aux Etats-Unis qui se retrouve être très vite en Allemagne. Lorsque l’on profite des uns et des autres, quand il y a des meurtres qui donnent des indices aux agents américains. Eux ne donnent pas leurs informations aux autres forces de police pour tenter de résoudre les meurtres. Mais comme partout, il y a ceux qui ne conçoivent pas leur métier de la même façon que les autres.

Les deux seuls personnages que j’ai bien aimés dans ce roman sont le policier allemand et la jeune femme qui aide Reacher, qui est membre de l’armée également. Autre point qui me chagrine est la façon que Reacher a de tuer, surtout vers la fin. Pourquoi n’a-t-il pas arrêté cet homme qui ne présentait pas franchement de menaces pour lui même même si on peut comprendre que ce qu’il représente et ce qu’il souhaite réaliser peut entraîner de graves conséquences ? Bref, pas de témoins donc rien à dire. Même si on rend des comptes aux plus grandes instances, tant qu’il y a des résultats, on ferme les yeux, même si les relations entre deux pays peuvent en souffrir, même si un pays se mêle de la politique intérieure d’un autre.

Ce que j’ai bien aimé est l’objet de la quête que l’on comprend au fur et à mesure et qui est révélé. C’est franchement bien trouvé et pour moi c’est un des points positifs du roman avec la qualité de style de l’auteur et cet humour que l’on peut trouver entre les lignes, lorsqu’il répète certaines phrases pour accentuer les propos. Par contre, on ne sait pas si cette formation d’élite, si le fait de travailler ensemble a réellement donné une coopération entre les services pour plus tard, car les protagonistes continuent leur métier ailleurs.

Je remercie Netgalley et les Editions Calmann Levy

 Formation d’élite de Lee Child

Date de sortie : 18 septembre 2019

Editeur : Calmann Lévy

Nombre de pages : 347

ISBN : 9782702161968

Les points de fuite de Frédérique Molay

Les points de fuite de Frédérique Molay - Editions Amazon Publishing

Les points de fuite de Frédérique Molay

Résumé Les points de fuite de Frédérique Molay

Exposition, quelques mots sont prononcés.

Auparavant, une mère et son fils sont dans un musée. La maman s’aperçoit que son enfant a disparu. Très vite, la police est sur les lieux.

Avis Les points de fuite de Frédérique Molay

Lorsqu’un drame affecte un être humain, comment réagit-il ? Soit il arrive à se faire aider et il peut rebondir pour tenter de vivre sa vie, tout en n’ayant jamais oublié le drame. Soit, sans aide, il plonge tant et plus et commettra un acte qui auraun effet boule de neige. D’un côté, il y a cet artiste, ce sculpteur, Sam, qui a croisé le regard de ce garçon de 9 ans, Tom. De l’autre, il y a cet homme, dont on ne connaîtra l’identité qu’à la fin, qui a kidnappé Tom dans un musée et va lui faire visiter New-York. Entre les trois, il y a d’autres personnages qui vont se greffer, notamment les parents et surtout les forces de police.

Lors d’une sortie au musée avec sa mère, Tom est enlevé. Les forces de police de New-York sont très vite sur le coup et vont traquer, tant et plus, ce kidnappeur, qui a toujours quelques minutes d’avance sur eux et qui bénéficient de circonstances qui lui permettent toujours de fuir. Ce kidnappeur a décidé de faire visiter New-York à ce garçon qu’il prend pour son fils, enlevé par son ex-femme.

La trame de ce roman est New-York et le 11 septembre qui a anéanti de nombreux américains, qui ont perdu leurs proches. Et surtout ce stress post-traumatique vécu par des milliers de personnes. Visite de New-York et de ses nombreux quartiers. Un souvenir du 11 septembre qui reste indélébile. Une seule explosion et c’est le chaos, la terreur, des souvenirs innombrables pour tous et toutes. Mais les New-Yorkais continuent à vivre, malgré tout dans cette mégalopole qui ne dort jamais. Une mégalopole qui permet des annonces sur écran géant afin qu’elles restent ancrées dans les esprits. C’est ce que fera la police, en actionnant le plan Amber et en demandant au premier service de téléphonie d’envoyer des SMS à tous ses abonnés en rappelant l’enlèvement de cet enfant. Tous les téléphones sonnent en même temps.

Course poursuite, course contre la montre, car Tom doit être retrouvé dans les 24 heures. Les heures qui passent sont d’autant d’heures où le petit garçon peut mourir. Tous et toutes sont concernés. Le moindre regard échangé avec lui peut lancer la police aux trousses du kidnappeur. Un bel élan de solidarité mais comme pour tout de voyeurisme. La nature humaine dans toute sa splendeur, toujours connectée et dont certains peuvent profiter.

Et ce petit garçon qui suit cet homme car il ne peut pas faire autrement. Car le couperet risque de très vite tomber.  Un petit garçon qui pense très fort à sa mère, qui obéit à cet homme, il ne peut pas faire autrement. Mais un petit garçon dégourdi qui prend toutefois quelques risques pour être retrouvé, sauvé. Pourtant, il va perdre espoir, il préférera mourir car il va se rendre compte qu’un mot n’a pas l’importance qu’il a et qu’il est même mensonger.

Une belle équipe de policiers également, des hommes, des femmes qui oeuvrent pour la sécurité de tous. Des hommes, des femmes qui peuvent éprouver des sentiments, qui sont des êtres humains, qui font leur métier, qui sont pressés par le temps. Et quand il y en a un qui tombe, sous le feu de l’ennemi, c’est difficile à vivre.

Et puis il y a ce personnage. Je me suis trompée du tout au tout sur lui. On ne saura la vérité que vers la fin. Je m’étais imaginée un personnage beaucoup plus âgé. En tous les cas, c’est un malfrat mais surtout pas touche aux plus faibles, les femmes et les enfants.

J’ai passé un super moment en lisant ce roman. Il est très bien construit, prenant car on souhaite savoir si ce petit garçon va s’en sortir et comment, si ceux qui oeuvrent pour lui vont y arriver. Pas de note maximale toutefois car ce n’est pas un réel coup de coeur.

Je remercie Netgalley et les Editions Amazon Publishing

Les points de fuite de Frédérique Molay

Date de sortie : 1er octobre 2019

Editeur : Amazon Publishing

Nombre de pages : 271

ISBN : 9782919809042

Brille tant que tu vis ! d’Alice Quinn

Brille tant que tu vis ! d'Alice Quinn - Editions Alliage

Brille tant que tu vis ! d’Alice Quinn – Editions Alliage

Résumé Brille tant que tu vis ! d’Alice Quinn

Anita vit dans un deux pièces à Jersey. C’est sa dernière soirée. Elle a pris une grande décision après avoir mis tout en ordre chez elle, dans ses papiers, se débarrasser de tout ce qui ne sera pas utile après elle.

Anita, en quelques mois, s’est coupée du monde. Seule, elle est encore plus seule. Mais deux éléments vont mettre à mal son projet de fin de vie.

Avis Brille tant que tu vis ! d’Alice Quinn

Comment aborder deux sujets difficiles, la maladie et la mort d’un être proche, la prise de décision, la vie après, sans verser dans le pathos, mais en permettant au lecteur de s’interroger. Il est possible de faire confiance à Alice Quinn pour ça. L’auteur garde sa plume, soit ne pas s’embarrasser de fioritures dans les relations humaines, sur des tranches de vie que tout le monde peut connaître. Mais, Alice Quinn a passé un cap avec ce roman. Il y a toujours de la sensibilité dans l’air, dans les écrits. Ce qui pourrait faire sourire au vu des situations évoquées entre ces deux héros est contrebalancé par leurs réflexions sur ce qu’ils ont vécu et ce qu’elle s’apprête à faire.

Tout commence avec Anita qui vit à Jersey et qui prépare son suicide. Une belle robe, du maquillage, une bouteille de champagne, des cachets. Elle s’est débarrassée de ce dont elle n’a plus besoin, a tout mis en ordre. Pourquoi un suicide ? Elle est atteinte d’un cancer et elle a décidé que la maladie ne la ferait pas mourir mais que c’est elle qui déciderait de sa propre mort. Mais entre un chat qui n’arrête pas de venir la voir et un fils, de plus en plus lointain, qui l’appelle pour venir superviser des travaux, le projet est remis à plus tard.

Sur cette route qui l’emmène chez son fils, qu’elle voit très peu, elle rencontre un homme, un goujat, entouré de jumelles. Et Anita réagit à cet homme, elle éprouve de l’attirance. Elle retrouvera cet homme chez son fils car c’est lui qui doit faire les travaux dans la chambre de son fils.

Quand deux personnes sont malmenées par la vie, quand deux personnes ont souffert mais qui ne se plaignent pas quant à leurs souffrances. Elles sont entourées, certes, mais seules, profondément seules avec leur douleur, surtout Anita. Cette dernière est en colère, profondément en colère et ces quelques jours de répit vont lui permettre de plonger au plus profond d’elle pour savoir d’où vient réellement cette colère. Il n’y a pas que la maladie, que la fin de son mariage, son fils qui s’est éloigné. Cela remonte à bien plus loin. Ces quelques jours vont lui permettre de réaliser des choses qu’elle n’a pas fait auparavant et ce malgré la fatigue, le manque d’appétit.

Cette rencontre avec René, cet homme, qui semble vraiment ne pas tenir compte des autres, va lui permettre de changer. Car René n’est pas un homme heureux, même s’il en donne l’air. Il a vécu un véritable drame. Mais ce n’est pas le sujet entre eux. Alice Quinn nous raconte leur histoire à tous les deux, deux histoires et des comportements qui les mettent en présence, sans qu’ils ne sachent quoi que ce soit de leur passé. Mais le problème est que René est plus jeune qu’elle, qu’il semble marié et père de jumelles. Les apparences sont souvent trompeuses. Mais comme tout est une dernière expérience, Anita va sauter le pas pour un merveilleux souvenir avant de partir, vivre une dernière fois selon ses envies.

J’ai ressenti une véritable tendresse pour ces deux personnages. Les mots sont justes, pourraient prêter à sourire – le don d’Alice Quinn avec ses femmes fortes au phrasé bien senti – mais ce n’est pas le cas ici. Ce roman permet de s’interroger sur ce que peut être la vie avec ses nombreux coups durs que tout le monde peut expérimenter. La morale est qu’il faut la vivre sa vie, prendre ce qu’elle nous apporte de bon et surtout le trouver ce bon quand tout va mal et que la lumière au bout du tunnel est bien loin. Chaque jour peut nous apporter son lot de douleurs, mais aussi de petits bonheurs, à chérir pour se rappeler que même si c’est difficile de vivre, des rencontres, des situations peuvent nous permettre de passer un cap.

Un livre où se mêlent la musique et le cinéma, avec de nombreuses références comme dans de nombreux romans d’Alice Quinn. Outre ces deux arts, la poésie est bien présente, poésie japonaise avec les haïkus qui permettent à Anita et René de partager une passion. Haïkus de leurs crus mais aussi de personnalités célèbres.

Je remercie Netgalley et Alliage Editions pour cette lecture.

Brille tant que tu vis ! d’Alice Quinn

Date de sortie : 13 novembre 2018

Editeur : Alliage

Nombre de pages : 211

ISBN : 9791022781718

Liquide inflammable de Robert Bryndza

Liquide inflammable de Robert Bryndza - Editions Belfond

Liquide inflammable de Robert Bryndza – Editions Belfond

Résumé Liquide inflammable de Robert Bryndza

Pour les besoins d’une enquête en cours, Erika assiste à une fouille dans une carrière remplie d’eau. Elle doit trouver un paquet de drogue pour les empreintes. Paquet trouvé mais aussi un cadavre d’un jeune enfant.

Le médecin légiste, son ami, après étude du cadavre, lui annonce que c’est celui d’une petite fille disparue il y a 26 ans.

Avis Liquide inflammable de Robert Bryndza

Suite au dernier opus et au fait qu’elle n’ait pas obtenu de promotion, Erika Foster a changé de poste et de poste de police. Elle est sur une enquête de drogue. Pour la mener à bien, des fouilles ont été réalisées dans une carrière. La drogue a été retrouvée mais aussi un cadavre, le cadavre d’une petite fille. Une petite fille qui prendra tout son sens, pour Erika, un peu plus de 40 ans, veuve et sans enfant. Une petite fille et son âge qui lui rappellent l’enfant qu’elle aurait pu avoir. Un cadavre enfoui pendant 26 ans. Il en faut peu pour qu’Erika insiste pour être saisie de l’affaire. Et elle l’aura, ainsi que les moyens et ces deux collègues préférés, avec lesquels elle travaille le mieux, Peterson et Moss.

Erika reprendra l’affaire, mais après 26 ans, pourra-t-elle la mener à son terme, même si les investigations policières ont évolué ? Avec son équipe, elle devra tout éplucher, prendre contact avec les protagonistes de l’histoire, la famille, l’ancienne DCI chargée de l’enquête. Très vite, elle a affaire à une famille éclatée, que le drame n’a pas épargné avec une mère très portée sur la religion. Quant à l’ancienne DCI, elle est plongée dans l’alcool. Mais pour cette dernière, le cadavre est peut-être le moyen de reprendre l’enquête et de montrer qu’elle n’aurait pas dû être mise sur la touche de cette façon. Est-ce ce pédophile qui est coupable, suspecté dès les débuts et qui a gagné son procès contre la MET ? En tous les cas, il y a quelqu’un qui veille et qui veut tout savoir quant aux évolutions de l’enquête afin de pouvoir prendre ses dispositions. Il faudra un meurtre et un indice laissé à Erika pour qu’elle puisse résoudre cette enquête. Elle est, bien entendu pressée par le temps et il faut des résultats. Mais ce n’est pas sans danger pour elle et les autres. Et il faut faire avouer le coupable.

Entre compassion suite à un meurtre d’enfant, acharnement pour résoudre une affaire, un quotidien pas toujours facile à exploiter, Erika Foster nous montre, encore une fois, bien des facettes. Cette femme est toujours aussi sensible, elle ne lâche rien, elle ne compte pas ses heures, mais arrivera-t-elle un jour à faire un peu passer ses désirs, sa vie personnelle au-delà de son métier ? Il lui faudra encore du temps, un lâcher prise qu’elle commence à expérimenter.

Mon troisième Robert Bryndza pour moi et un troisième succès. J’ai retrouvé avec grand plaisir sont héroïne Erika Foster et ses deux acolytes, Moss et Peterson. Et c’est un roman très riche, comme à chaque fois, même si j’ai eu un sentiment de malaise sur quelques répliques de Peterson. Répliques qui tombaient comme un cheveu sur la soupe. Mais elles sont très vite balayées par la qualité de l’auteur et de son roman. Encore une fois. On assiste à l’évolution d’Erika, toujours hantée par la mort de son mari, on fait la connaissance avec sa soeur. Ce roman est peut-être moins centré sur les trois personnages et leurs vies personnelles. Mais leur complicité est toujours bien réelle. Une très belle enquête policière où franchement, je n’ai rien vu venir. J’ai suspecté la famille, car ce sont toujours les premiers suspects, mais pas de cette façon. La mère de famille, Marianne, n’a toujours pas fait son deuil de sa petite fille disparue. Tout démontre, chez elle, sur elle, qu’elle est profondément ancrée dans la religion. Elle n’accepte pas l’homosexualité de son fils, contraire à la religion. Elle semble avoir une belle relation avec sa fille aînée, elle est très en colère contre sa mari. Comment une disparition affecte tous les liens familiaux, d’une famille partie de rien dont le père a réussi à donner le mieux à sa famille ? Mais on peut vivre avec de l’argent et ne pas être foncièrement heureux.

Qui aura grand plaisir à retrouver Erika Foster et ses deux amis lors d’un prochain opus ? Moi, bien entendu. Je remercie Netgalley et les Editions Belfond pour cette lecture.

Liquide inflammable de Robert Bryndza

Date de sortie : 5 septembre 2019

Editeur : Belfond

Nombre de pages : 361

ISBN : 9782714479341

Mortelle tentation de Christophe Ferré

Mortelle tentation de Christophe Ferré - Edition L'Archipel

Mortelle tentation de Christophe Ferré – Edition L’Archipel

Résumé Mortelle tentation de Christophe Ferré

Toulouse, Alexia est mariée à Peter, un rugbyman du Stade Toulousain. Il a pris sa retraite professionnelle, mais il continue à jouer au rugby, il fait de la randonnée, il est architecte d’intérieur. Il est encore adulé par les foules.

Il est parti en randonnée pendant plusieurs jours, mais lorsqu’un ami appelle Alexia, suite à un repas, et qu’elle n’arrive pas à joindre son mari, l’épouse commence à prendre peur.

Avis Mortelle tentation de Christophe Ferré

Lorsqu’Alexia commence à laisser de nombreux messages à son mari, sans obtenir de réponse, elle commence à paniquer. Même s’il part pendant de nombreux jours, il lui envoie toujours un SMS, ou il l’appelle pour lui donner des nouvelles. Ils sont les parents d’un jeune adolescent. Ils ont de nombreux amis, mais les plus proches sont Léo et Chloé.

Face à cette absence de réaction de la part de Peter, Alexia va passer par tous les états d’âme. La colère et la peur, jusqu’à la découverte du cadavre d’une jeune femme à l’endroit où devait se trouver Peter. D’ailleurs, Alexia va recevoir une lettre qui va mettre le feu au poudre. Son mari adoré la trompe. Est-il coupable de ce meurtre ? Alexia va osciller entre les deux états, le croire coupable, le croire innocent. Et lorsqu’elle va enfin arriver à le voir, cela ne va rien arranger. Peter ne lui dit absolument pas la vérité. En plus, elle prend peur pour sa vie, car les meurtres sont horribles. Elle craint pour sa vie, s’en épanche auprès de ses amis, des forces de police. Qui croire, la justice, ses amis, elle qui se coupe, tout de même, du monde, qui pense mettre fin à ses jours?

Ce roman aurait pu être très bien, un coup de coeur, mais à la lecture, lorsque les pages se tournent, facilement grâce aux chapitres très courts, et heureusement, et aux effets de style, car l’auteur arrive à poser à chaque fin de chapitre une interrogation, un retournement de situation, j’ai trouvé qu’il y avait trop de répétitions. A force, le lecteur le sait que Peter est l’homme de sa vie, de toute une vie qu’elle ne peut pas balayer comme ça. Peter est son amour, certes, et il est normal qu’elle soit en colère lorsqu’elle découvre, au fur et à mesure, qu’elle a été trompée et abusée de cette façon. Mais trop de répétitions, souvent les mêmes phrases, tuent un roman et ne lui donnent aucun cachet. J’ai eu l’impression que l’auteur cherchait à combler le nombre de pages. De plus, je n’ai pas trouvé les dialogues assez riches, souvent bâclés. On dirait ceux d’une jeune adolescente et non d’une femme d’une quarantaine d’années, avocate de surcroît, dont la communication verbale devrait être au top. Il est vrai que l’on peut perdre ses nombreux moyens lorsqu’une infidélité, couplée de deux meurtres, est découverte. 

Personnellement, je trouve la présence de nombreux clichés. Les clichés de la mafia russe, des jeunes prostituées, du tueur en série. J’écris clichés car ils arrivent, dans le roman, comme ça, sans être franchement développés. La fin est conforme à ce que j’attendais, sans coup d’éclat, avec un assassin trouvé et une femme amoureuse toujours indécise.

Par contre, pour ceux qui ne connaissent pas la région, Toulouse, ses environs, les Pyrénées, le lecteur rencontre un véritable dépaysement avec des paysages  de montagne époustouflants, propres aux randonnées. 

Auteur et éditeur ne vont peut-être pas apprécier ma critique qui n’est pas très positive. Je partage mon sentiment de lecteur, profondément fan de policiers, de polars, de thrillers. De plus, la lecture de ce roman arrive après quatre très bons romans lus.

Je remercie Netgalley et les Editions L’Archipel pour cette lecture.

Mortelle tentation de Christophe Ferré

Date de sortie : 9 octobre 2019

Editeur : L’Archipel

Nombre de pages : 380

ISBN : 9782809827217

Mensonge de J.P. Delaney

Mensonge de J.P. Delaney

Mensonge de J.P. Delaney

Résumé Mensonge de J.P. Delaney

Suite dans un hôtel de Manhattan. Une femme de chambre découvre un cadavre.

Cinq jours plus tôt, une jeune femme bien habillée, dans un hôtel, semble attendre quelqu’un. Se prostitue-t-elle pour gagner sa vie ?

Avis Mensonge de J.P. Delaney

Est-ce que tout est un tissu de mensonge dans ce roman ou y a-t-il une part de vérité, mais laquelle ? L’auteur m’a sérieusement baladé dans ce roman addictif car le lecteur veut absolument savoir ce qui se passe réellement, qui est le réel coupable de la mort de cette femme, trouvée assassinée dans une chambre d’hôtel. Est-ce réellement le mari ? Est-ce Claire qui est soupçonnée ? Est-ce Claire qui joue le meilleur rôle de sa vie, dans la vie réelle, anéantissant peut-être toutes ses chances d’être la comédienne qu’elle souhaite ?

Ce roman joue le chaud et le froid. Il nous entraîne avec une jeune femme qui devra faire tomber un meurtrier. Mais, dès le départ, elle ne le croit pas coupable. D’ailleurs, elle va en tomber amoureuse. Pour les besoins de l’enquête ou réellement ? Seul l’avenir le dira. Un roman très psychologique car on voit Claire passer par tous les états. Elle se rebelle face aux forces de police. Elle semble mener le jeu par moments. Elle découvre un double-jeu, elle est excessive, semble peu fiable. Est-ce pour les besoins de son rôle ou est-elle réellement comme ça ? Claire a quitté la Grande-Bretagne suite à un scandale. Aux Etats-Unis, elle n’a pas de carte verte. Pour survivre, payer son loyer et ses cours d’art dramatique, elle aide un cabinet d’avocat et un enquêteur spécialisé dans les adultères. Mais tout prend un tour nouveau lorsqu’une femme est retrouvée assassinée. Claire est bien évidemment suspectée tout comme le mari. Pour se sortir de sa situation bancale, Claire est mise à contribution. Claire qui a eu une enfance difficile, qui a toujours joué un rôle car elle était toujours seule, sans amour.

Le passage dans l’hôpital psychiatrique est assez dur. On y voit des patients de toute sorte et des traitements très durs pour tenter de les soigner. Ce roman est construit comme une pièce de théâtre avec des dialogues, les lieux des situations, les analyses de Claire. En toile de fond et élément principal les poèmes de Charles Baudelaire et l’interprétation, par l’auteur et donc ses personnages, des Fleurs du Mal. Malgré les nombreuses notes prises au cours de ma lecture, il m’est assez difficile d’écrire cette chronique car je ne veux absolument rien dévoiler quant aux tenants et aboutissants de ce roman qui joue avec nos nerfs de bout en bout. Personnellement, je n’avais aucun doute quant à l’identité du tueur de cette femme. Mais pour faire avouer ou encore pour prendre ce tueur sur le fait. Ce roman démontre également le fait d’avoir confiance en une personne, que cette confiance ne faiblisse jamais au cours d’une enquête. Car comme au cinéma, comme au théâtre, faire confiance à un partenaire est une des bases du succès.

De nombreux rebondissements, pratiquement à chaque chapitre pour un roman qui ne souffre d’aucun temps mort, que ce soit dans l’étude des personnages, comme dans les faits.

Je n’ai pas lu le roman précédent de l’auteur, mais je pense que lorsque j’aurai bien avancé dans mes lectures, j’essaierai de le trouver en format poche. En effet, cela me permettra de connaître son évolution dans l’écriture. En effet, J.P. Delaney a écrit Mensonge il y a bien longtemps mais il a retravaillé son premier écrit.

Je remercie Netgalley et les Editions Fayard pour cette lecture.

Mensonge de J.P. Delaney

Date de sortie : 18 septembre 2019

Editeur : Fayard

Nombre de pages : 363

ISBN : 978-2-863-74159-9

Traquée de Melinda Leigh

Traquée de Melinda Leigh - Editions Amazon Publishing

Traquée de Melinda Leigh – Editions Amazon Publishing

Résumé Traquée de Melinda Leigh

Beth est terrorisée par Richard. Un paquet arrive, elle ne sait pas comment faire. Doit-elle le lui remettre ? Elle prend son courage à deux mains. Mais elle est très vite agressée et ne s’en sort qu’en le blessant sévèrement.

Dix mois plus tard, Beth arrive dans un endroit où elle doit occuper un poste d’intendante. Mais il y a un corbillard devant la maison. Elle tente quand même.

Avis Traquée de Melinda Leigh

Quand une jeune femme, mère de deux enfants, fuit un mari violent et se cache car elle est terrorisée, elle se réfugie dans un endroit, car elle a un emploi à la clé. Mais rien ne se passe comme prévu. Beth pensait devenir intendante dans une grande maison où son mari ne pourrait pas la retrouver. Mais quand elle arrive, le propriétaire est mort et elle se trouve face à ses trois neveux, dont Jack, flic mis sur la touche car blessé. Les trois hommes ont beaucoup bu, en l’honneur de leur oncle. Prête à partir, Jack demande à Beth de rester, du moins jusqu’au lendemain. Heureusement qu’il y a le chien, chien policier qui n’en fait qu’à sa tête, pour dérider les enfants.

Beth devra prendre une décision. Rester dans cette maison sans être toujours sur le qui vive. L’attirance entre elle et Jack est très forte. Ce dernier sait qu’elle cache quelque chose. Mais quoi, il souhaite percer son secret car il sait qu’il doit la protéger. En plus, les enfants sont apeurés, ils ont peur des hommes, notamment la petite fille. Il faudra énormément de patience à Jack pour gagner leur confiance et surtout des évènements qui montrent que Beth est toujours en danger.

Quand un politique, promis à un bel avenir, issu d’une grande famille a quelque chose à cacher. Il ne veut pas que son secret, découvert par sa femme, soit découvert. Richard est un monstre. Le roman le démontre bien. Mais gagnera-t-il, même avec l’immense fortune de sa famille, qui utilise son argent pour éliminer les plus gênant ? Quand une famille proche se serre les coudes, c’est le cas de Jack et de ses deux cousins. L’un est médecin et l’autre installe des systèmes de sécurité. Les trois hommes arriveront à savoir ce qui est arrivé, réellement à Beth. Cette dernière, même si elle ne veut pas baisser sa garde, ne veut pas rendre malheureux Jack et surtout le mettre en danger, saura, à un moment donné, qu’elle ne peut pas faire autrement, qu’elle ne peut pas s’en sortir seule. Et puis, pour Jack, hériter de cette grande maison, c’est prendre conscience que son passé est bien là et qu’il ne demande qu’à resurgir avec ceux qui reste et avec qui il a passé du bon temps.

Roman extrêmement prenant, pas tellement nouveau au niveau du sujet, de la trame, mais franchement j’ai passé un très bon moment avec cette lecture, lue en avant-première. Il faut dire qu’après quelques romans assez difficiles à lire, il me fallait un bon divertissement, polar qui mêle histoire d’amour, ce qui est souvent le cas. L’auteur s’est attaché à bien décrire les personnages, leurs psychologies, surtout pour ce politicien, ce tueur en série et surtout les affres par lesquels passe Beth, une femme qui a vécu des années noires, heureuses et qui avait pensé avoir trouvé l’amour avec son mari politicien. C’est une femme qui fera tout pour ses enfants, pour qu’ils ne lui soient pas enlevés. Facile de faire en sorte d’enfermer une femme, de payer des médecins, de démontrer qu’elle est un danger pour elle-même et ses enfants. Rien n’a été bâclé dans ce roman dense. Tout s’enchaîne parfaitement. Même au péril de sa vie quand elle est agressée, Beth possède les ressources pour se défendre. Même si on manque de confiance en soi à cause de sombres évènements, qu’il est bon de retrouver l’amour, de retrouver de la tendresse pour quelqu’un, de se sentir femme à nouveau et désirée. Et puis détail non négligeable, un tueur en série rode.

J’ai pris fait et cause pour le couple formé par Jack et Beth et surtout pour cette jeune femme qui sait ce qu’elle fuit mais qui ne sait pas comment cela va finir. Les violences physiques sont dures, mais les violences psychologiques sont encore plus insidieuses, surtout en présence d’enfants qui voient ce qui se passe et qui comprennent plus ou moins. Un bel endroit que cette propriété et on le sait, les chevaux, les chiens pansent beaucoup de plaies.

Je remercie Netgalley et les Editions Amazon Publishing.

Traquée de Melinda Leigh

Date de sortie : 10 décembre 2019

Editeur : Amazon Publishing

Nombre de pages : 353

ISBN : 9781503953635