17° suspect de James Patterson et Maxine Paetro

17° suspect de James Patterson et Maxine Paetro

17° suspect de James Patterson et Maxine Paetro

Présentation 17° suspect de James Patterson et Maxine Paetro

San Francisco, un homme armé traverse un parc. Il cherche quelqu’un, une femme, notamment. Il fredonne un air, que lui seul connaît. Michael tue un sans-abri.

Yuki Castellano est assistante du procureur. Elle doit présenter au grand jury une de ses affaires, le viol d’un homme par une femme. Mais rien n’est acquis pour elle, même si elle a  la confiance de ses supérieurs.

Avis 17° suspect de James Patterson et Maxine Paetro

Ce sont quatre jeunes femmes, quatre amies, qui font partie du Women’s Murder Club. Yuki est assistante du procureur. Lindsay est officier de police. Claire est médecin légiste et Cindy journaliste. Ce roman, le 17ème, de James Patterson met plus en scène Yuki et Lindsay. Elles peuvent être mariées avec des enfants.

Yuki est chargée, pour l’accusation, de démontrer qu’un homme a bien été victime d’un viol par une femme. Personnellement, Yuki s’interroge sur son mari qui s’éloigne d’elle. Pour quelle raison ? La trompe-t-il ? Lindsay est appelée par une femme, SDF, qui l’informe que de nombreux SDF ont été assassinés. Mais cela ne correspond pas au quartier d’intervention de Lindsay. Toutefois, avec cet indic, elle arrivera par deux fois avant les officiers en charge de ce secteur.

Enormément de références à la loi pour expliquer le travail de Yuki, si son procès va avoir lieu, comment le juge et les avocats ont travaillé, présenté leurs arguments. Malgré son talent, Yuki n’a pas que des succès et ce procès pourrait asseoir sa renommée, sa confiance en elle. Mais très vite, lors du procès, elle a des doutes quant à l’homme qu’elle représente. Dit-il réellement la vérité ? En plus, l’accusée semble sincère. Mais cette femme joue-t-elle un jeu ? Argent, pouvoir, sexe, tous les ingrédients sont là et peuvent détruire une personne. Mais laquelle ?

Qui tue tous ces SDF, en particulier des femmes ? On sait que c’est un homme qui est à la recherche d’une femme, mais qu’est-ce qu’elle représente pour lui ? Cette enquête va mettre à mal Lindsay qui, forte de son jugement, estime que rien n’est fait pour trouver le coupable. Les affaires internes vont également s’en mêler. Mais qu’est-ce que cela apporte à Lindsay ? Surtout que la jeune femme ne se sent pas bien. Elle a de nombreux vertiges, s’évanouit et le lecteur apprendra ce qui lui arrive réellement et ce qu’elle sera obligée de faire pour sa santé.

Les personnages féminins sont sympathiques notamment Lindsay et Yuki puisqu’elles en sont les personnages principaux. Toutes les quatre n’hésitent pas à se confier l’une à l’autre. On les sent très unies. Elles doivent faire face à un passé pas facile, notamment pour Lindsay avec maladie et père flic violent. Elles doivent faire face également à ce qu’il semble des problèmes de couple, envie d’un enfant de la part du conjoint, secrets qui mettent à mal la confiance, prises de décision pas faciles à prendre. Des personnages féminins qui assument un travail prenant et une vie de famille également. Des femmes de notre temps, qui travaillent mais qui ne font pas tout à la maison.

Lors d’un précédent roman, j’avais bien aimé la plume de James Patterson qui m’avait permis de passer un bon moment de lecture, avec une enquête, de l’humour également et un rythme assez enlevé. C’est pour cette raison que j’avais posé ma candidature pour ce roman. Malheureusement, je dois avouer que je n’ai pas du tout été emballée. Heureusement, que les chapitres sont très courts et permettent aux pages de se tourner facilement. Est-ce dû au fait que je n’ai pas les 16 enquêtes précédentes ? Je n’en sais rien. J’ai trouvé les dialogues vraiment trop creux, avec trop de clichés. Par exemple, ceux de la fin quand Yuki converse avec cette femme mais cela a été tout le long du roman. Les répétitions sont vraiment trop nombreuses, également, et nuisent à la qualité de ce roman. Par contre, le thème abordé est vraiment très intéressant en ces temps où la violence faite aux femmes est partout. Je ne m’étendrai pas sur ce sujet en donnant mon avis car ce n’est pas le thème du roman. Mais il ne faut pas oublier que des hommes sont violés par des femmes. Le terme du viol est expliqué dans ce roman. Et donc, oui cela arrive que des hommes subissent des violences dont les femmes sont les instigatrices.

Je remercie Netgalley et les Editions JC Lattès pour cette lecture.

17° suspect de James Patterson et Maxine Paetro

Date de sortie : 30 octobre 2019

Editeur : JC Lattès

Nombre de pages : 304

ISBN : 978-2-89662-275-7

Le chant du crime de David Swinson

Le chant du crime de David Swinson - Editions Calmann Lévy Noir

Le chant du crime de David Swinson – Editions Calmann Lévy Noir

Présentation Le chant du crime de David Swinson

Il surveille Jeffrey Balwin, son cousin, à la demande de sa tante. Sa tante l’a élevé à la mort de sa mère alors qu’il était très jeune.

Il est un ancien inspecteur qui a travaillé à la brigade des stups. Maintenant il est détective privé.

Il est accro à la cocaïne.

Avis Le chant du crime de David Swinson

Suite à la filature qui concerne son cousin qui fait du trafic de drogue, cet ex-flic des stups, reconverti dans le privé, se trouve dans une boîte de nuit où il assiste à une transaction. Il rencontre un de ses anciens collègues qui pour arrondir ses fins de mois travaille à la sécurité dans cette boîte. Le lendemain, il souhaite retrouver son neveu, se rend chez lui mais ne trouve personne. De retour dans sa maison, il voit la police. Il s’inquiète quant à sa cachette. Mais sa maison recèle un cadavre, celui de son cousin et il y a eu un cambriolage. Il a perdu à tout ce qu’il tenait, notamment des disques de sa mère, la seule chose qui lui reste vu qu’elle est décédée alors qu’il n’était qu’un enfant.

Bien entendu, on lui dit de ne pas s’en mêler mais il va faire le contraire et collecter les preuves pour savoir qui l’a cambriolé, qui a tué son cousin. Ce sera une véritable enquête qui mettra à jour des trafics de drogue, des flics ripoux, de la violence également. Il va également mettre le doigt dans l’engrenage, ne pas pouvoir protéger certains témoins et ne donnera les informations qu’il détient à la police qu’au compte goutte. Les véritables questions sont pourquoi son neveu et donc pourquoi lui ?

Deuxième tome avec les aventures de Frank. Est-ce que le premier est meilleur ? J’ose le croire puisque l’on fait sa rencontre et que certains éléments me manquaient quant à la lecture de ce roman. Car je n’ai su son nom qu’au bout de la centième page. Je n’ai pas franchement aimé ce personnage qui est toujours en train de culpabiliser, qui recherche toujours de quoi se saouler mais surtout se droguer. Comment peut-il tenir avec tout ce qu’il ingurgite ? Comment peut-il donner le change ? Cela me déstabilise profondément. Il a beaucoup à cacher, on ne sait pas tout sur lui. Et même s’il est amoureux, il ment à cette jeune femme qu’il connaît depuis très longtemps, il n’arrive pas à tout lui expliquer malgré les preuves. Je ne peux pas lui reprocher sa pugnacité car il semble arriver toujours à ses fins. Il a conservé quelques bons contacts au sein de la police car tous ne savent pas ce qui s’est réellement passé. Il agit et réfléchit après quant aux conséquences et pour lui et pour les autres.

Pour donner du rythme à cette histoire, l’auteur a privilégié de courts chapitres. Tant mieux car cela donner un certains sens à la lecture et les pages se tournent facilement. Mais pour moi aucune urgence, pas un des meilleurs policier lus, peut-être à cause du personnage mais aussi de l’intrigue. Les tentatives d’humour tombent comme un soufflet comme certains dialogues. J’aurais également aimé savoir comment il a pu tomber dans cette dépendance. Est-ce expliqué dans le premier roman ? Donc, il me manque des éléments pour réellement apprécier cette lecture.

Je remercie Netgalley et les Editions Calmann Lévy Noir pour cette lecture.

Le chant du crime de David Swinson

Date de sortie : 23 octobre 2019

Editeur :Editions Calmann Lévy Noir

Nombre de pages : 352

ISBN : 9782702162729

Une vérité à deux visages de Michael Connelly

 

Une vérité à deux visages de Michael Connelly - Editions Calmann Lévy Noir

Une vérité à deux visages de Michael Connelly – Editions Calmann Lévy Noir

Résumé Une vérité à deux visages de Michael Connelly`

Bosch a quitté le LAPD il y a déjà pas mal de temps. Son bureau se situe dans une prison. Il s’occupe d’affaires non résolues sur des personnes qui ont disparu. 

Mais son travail est également d’aider les enquêteurs en place. Ils sont appelés pour des meurtres dans une pharmacie.

Avis Une vérité à deux visages de Michael Connelly

Je ne suis pas une habituée de Bosch et de Michael Connelly, même s’il m’arrive de temps en temps d’en lire. D’avoir été sélectionnée, via le site Netgalley, en était une bonne occasion, surtout que j’ai vu une interview de lui.

Sur cette petite introduction, nous retrouvons Bosch qui ne travaille plus au LAPD depuis quelques années. Il travaille pour un petit poste de police près de Los Angeles et il s’occupe des affaires non résolues, entre autre. Avec ses collègues, il est appelé sur un meurtre qui a eu lieu dans une pharmacie. Etant donné qu’il ne veut pas empiéter sur le travail des enquêteurs, il attend leur aval pour donner des conseils. De l’autre côté, il apprend qu’une enquête est réouverte. Un meurtrier, dans le couloir de la mort, que Bosch a permis de mettre en prison, pourrait ressortir. C’est son ancienne collègue du LAPD qui s’en occupe. Pour lui, c’est un véritable coup de poignard dans le dos.

Dans son enquête concernant le meurtre dans la pharmacie, il va mettre à jour un véritable trafic de médicaments, entre médecins véreux, pharmaciens peu scrupuleux et surtout une bonne petite mafia bien organisée qui utilise de nombreux drogués pour le trafic. Et ce sera assez dangereux pour Bosch qui accepte une sacrée mission.

Comment un meurtrier peut se retrouver dehors ? Il suffit d‘invoquer une nouvelle loi. Et avec les personnes qu’il faut, cela peut changer la vie d’une personne, et notamment d’un enquêteur qui se trouve être incriminé dans son enquête. C’est le cas de Bosch. Mais heureusement qu’il a son demi-frère, avocat de son état.

Mais tout ce que l’on peut voir, c’est que Bosch est un homme résolument intègre, qui veut aider, qui aide, qui ne supporte pas l’injustice et qui ne veut pas profiter des autres. Personne ne doit bafouer, impunément, l’honneur de Bosch, les enquêtes effectuées, et surtout le fait que sa fille ne croit plus en lui. Ce qui me chagrine est de ne pas avoir lu toutes les enquêtes, dès le départ. Ce n’est pas la faute de l’auteur. Mais quand je lis un personnage récurrent, j’aime connaître son évolution. C’est la raison pour laquelle, après avoir lu un Antoine Marcas, je lis tout depuis le début et même si j’achète les dernières parutions, je les garde précieusement jusqu’à être jour. Alors, il est fort possible que lorsque j’aurai lu tous les Marcas, je me mette à acheter toutes les enquêtes de Bosch. J’adore ce personnage, j’adore ses relations avec son demi-frère, j’adore ses relations avec sa fille et avec ses collègues de travail. Mais il cache un sombre passé que je ne connais pas et cela m’ennuie fortement, car malgré quelques indices, disséminés ici et là, je ne sais pas réellement ce qui lui est arrivé.

Comme les deux-trois derniers romans lus, voir les critiques précédentes, il m’a manqué un élément un en faire un véritable coup de coeur. Peut-être est-ce dû aux moments de mes lectures, au fait que je n’y étais pas plongée réellement dedans. Mais quoi qu’il en soit, j’ai tourné les pages avec avidité. Michael Connelly alterne entre l’enquête sur le meurtre, les tenants et les aboutissants, mais aussi cette éventuelle libération d’un détenu dans le couloir de la mort. Ce roman est également une chronique sur ce qui se passe aux Etats-Unis. La crise des subprimes et tout ce que cela a entraîné pour tous ceux qui se sont retrouvés acculés face aux dettes insurmontables. Est-ce que ce que décrit l’auteur existe réellement ?  Si c’est le cas, cela fait froid dans le dos. Détails également sur tous ces trafics dans le milieu de la médecine et aussi un plaidoyer contre le président actuel.

Je remercie Netgalley et les Editions Calmann Lévy Noir.

Une vérité à deux visages de Michael Connelly

Date de sortie : 16 octobre 2019

Editeur : Calmann Lévy Noir

Nombre de pages : 354

ISBN : 9782702156575

Formation d’élite de Lee Child

Formation d'élite de Lee Child - Editions Calmann Lévy

Formation d’élite de Lee Child – Editions Calmann Lévy

Résumé Formation d’élite de Lee Child

Jack Reacher, suite à ses actes, doit recevoir une médaille. Plus tard, on lui apprend qu’il est convoqué.

Il doit rejoindre une formation. Très vite, il pense qu’il est mis au placard, surtout lorsqu’il rencontre les deux personnes avec lesquelles il doit suivre cette formation.

Avis Formation d’élite de Lee Child 

C’est mon deuxième Lee Child. Lorsque j’ai posé ma candidature sur Netgalley, je n’ai pratiquement pas lu la 4ème de couverture, je me suis basée sur le titre et l’auteur. J’aurais dû y réfléchir à deux fois. Lorsque j’ai relu ma précédente critique de l’auteur, je me suis rappelée que je m’étais ennuyée. C’est encore le cas ici. Je ne mets pas en cause les qualités d’écrivain, loin de là, mais je n’ai pas été emballée par ce roman où l’on retrouve Reacher. Dans le précédent roman, je n’avais pas compris qu’il faisait partie de l’armée américaine depuis de nombreuses années et que des missions lui étaient affectées. Missions où il fait pratiquement ce qu’il veut pour réussir. Dans ce roman, il a tout de même trois grandes autorités au-dessus de lui mais il analyse les situations, les protagonistes et même s’il sait qu’il avance à tâtons avec ses collègues, c’est une chance sur 10 pour que cela réussisse.

Donc, voilà, dans ce roman des prises de décision sont prises, mais ils sont toujours en retard de quelques minutes. Pour revenir au début, Reacher semble être mis au placard avec deux autres hommes, un de la CIA et un de la FBI. Ils sont mis au secret et sauront très vite ce qu’ils doivent faire. Un mot, collaborer. Mais sur quoi, par rapport à qui ? Ils ne le savent pas et découvriront la vérité au fur et à mesure. Cette vérité se pose, à mon avis, comme un cheveu sur la soupe. Malgré l’étude de nombreux cas, ils arrivent, assez vite, à trouver qui est responsable. Ce point me chagrine. C’est vrai, je sais que nous sommes dans un roman, mais quand même. Ils ont procédé par des recoupements et surtout grâce à Reacher et ses fameuses phrases, comme, cela peut ne pas être ça mais il y a tout de même une possibilité. 

Histoire aux Etats-Unis qui se retrouve être très vite en Allemagne. Lorsque l’on profite des uns et des autres, quand il y a des meurtres qui donnent des indices aux agents américains. Eux ne donnent pas leurs informations aux autres forces de police pour tenter de résoudre les meurtres. Mais comme partout, il y a ceux qui ne conçoivent pas leur métier de la même façon que les autres.

Les deux seuls personnages que j’ai bien aimés dans ce roman sont le policier allemand et la jeune femme qui aide Reacher, qui est membre de l’armée également. Autre point qui me chagrine est la façon que Reacher a de tuer, surtout vers la fin. Pourquoi n’a-t-il pas arrêté cet homme qui ne présentait pas franchement de menaces pour lui même même si on peut comprendre que ce qu’il représente et ce qu’il souhaite réaliser peut entraîner de graves conséquences ? Bref, pas de témoins donc rien à dire. Même si on rend des comptes aux plus grandes instances, tant qu’il y a des résultats, on ferme les yeux, même si les relations entre deux pays peuvent en souffrir, même si un pays se mêle de la politique intérieure d’un autre.

Ce que j’ai bien aimé est l’objet de la quête que l’on comprend au fur et à mesure et qui est révélé. C’est franchement bien trouvé et pour moi c’est un des points positifs du roman avec la qualité de style de l’auteur et cet humour que l’on peut trouver entre les lignes, lorsqu’il répète certaines phrases pour accentuer les propos. Par contre, on ne sait pas si cette formation d’élite, si le fait de travailler ensemble a réellement donné une coopération entre les services pour plus tard, car les protagonistes continuent leur métier ailleurs.

Je remercie Netgalley et les Editions Calmann Levy

 Formation d’élite de Lee Child

Date de sortie : 18 septembre 2019

Editeur : Calmann Lévy

Nombre de pages : 347

ISBN : 9782702161968

Les points de fuite de Frédérique Molay

Les points de fuite de Frédérique Molay - Editions Amazon Publishing

Les points de fuite de Frédérique Molay

Résumé Les points de fuite de Frédérique Molay

Exposition, quelques mots sont prononcés.

Auparavant, une mère et son fils sont dans un musée. La maman s’aperçoit que son enfant a disparu. Très vite, la police est sur les lieux.

Avis Les points de fuite de Frédérique Molay

Lorsqu’un drame affecte un être humain, comment réagit-il ? Soit il arrive à se faire aider et il peut rebondir pour tenter de vivre sa vie, tout en n’ayant jamais oublié le drame. Soit, sans aide, il plonge tant et plus et commettra un acte qui auraun effet boule de neige. D’un côté, il y a cet artiste, ce sculpteur, Sam, qui a croisé le regard de ce garçon de 9 ans, Tom. De l’autre, il y a cet homme, dont on ne connaîtra l’identité qu’à la fin, qui a kidnappé Tom dans un musée et va lui faire visiter New-York. Entre les trois, il y a d’autres personnages qui vont se greffer, notamment les parents et surtout les forces de police.

Lors d’une sortie au musée avec sa mère, Tom est enlevé. Les forces de police de New-York sont très vite sur le coup et vont traquer, tant et plus, ce kidnappeur, qui a toujours quelques minutes d’avance sur eux et qui bénéficient de circonstances qui lui permettent toujours de fuir. Ce kidnappeur a décidé de faire visiter New-York à ce garçon qu’il prend pour son fils, enlevé par son ex-femme.

La trame de ce roman est New-York et le 11 septembre qui a anéanti de nombreux américains, qui ont perdu leurs proches. Et surtout ce stress post-traumatique vécu par des milliers de personnes. Visite de New-York et de ses nombreux quartiers. Un souvenir du 11 septembre qui reste indélébile. Une seule explosion et c’est le chaos, la terreur, des souvenirs innombrables pour tous et toutes. Mais les New-Yorkais continuent à vivre, malgré tout dans cette mégalopole qui ne dort jamais. Une mégalopole qui permet des annonces sur écran géant afin qu’elles restent ancrées dans les esprits. C’est ce que fera la police, en actionnant le plan Amber et en demandant au premier service de téléphonie d’envoyer des SMS à tous ses abonnés en rappelant l’enlèvement de cet enfant. Tous les téléphones sonnent en même temps.

Course poursuite, course contre la montre, car Tom doit être retrouvé dans les 24 heures. Les heures qui passent sont d’autant d’heures où le petit garçon peut mourir. Tous et toutes sont concernés. Le moindre regard échangé avec lui peut lancer la police aux trousses du kidnappeur. Un bel élan de solidarité mais comme pour tout de voyeurisme. La nature humaine dans toute sa splendeur, toujours connectée et dont certains peuvent profiter.

Et ce petit garçon qui suit cet homme car il ne peut pas faire autrement. Car le couperet risque de très vite tomber.  Un petit garçon qui pense très fort à sa mère, qui obéit à cet homme, il ne peut pas faire autrement. Mais un petit garçon dégourdi qui prend toutefois quelques risques pour être retrouvé, sauvé. Pourtant, il va perdre espoir, il préférera mourir car il va se rendre compte qu’un mot n’a pas l’importance qu’il a et qu’il est même mensonger.

Une belle équipe de policiers également, des hommes, des femmes qui oeuvrent pour la sécurité de tous. Des hommes, des femmes qui peuvent éprouver des sentiments, qui sont des êtres humains, qui font leur métier, qui sont pressés par le temps. Et quand il y en a un qui tombe, sous le feu de l’ennemi, c’est difficile à vivre.

Et puis il y a ce personnage. Je me suis trompée du tout au tout sur lui. On ne saura la vérité que vers la fin. Je m’étais imaginée un personnage beaucoup plus âgé. En tous les cas, c’est un malfrat mais surtout pas touche aux plus faibles, les femmes et les enfants.

J’ai passé un super moment en lisant ce roman. Il est très bien construit, prenant car on souhaite savoir si ce petit garçon va s’en sortir et comment, si ceux qui oeuvrent pour lui vont y arriver. Pas de note maximale toutefois car ce n’est pas un réel coup de coeur.

Je remercie Netgalley et les Editions Amazon Publishing

Les points de fuite de Frédérique Molay

Date de sortie : 1er octobre 2019

Editeur : Amazon Publishing

Nombre de pages : 271

ISBN : 9782919809042

Brille tant que tu vis ! d’Alice Quinn

Brille tant que tu vis ! d'Alice Quinn - Editions Alliage

Brille tant que tu vis ! d’Alice Quinn – Editions Alliage

Résumé Brille tant que tu vis ! d’Alice Quinn

Anita vit dans un deux pièces à Jersey. C’est sa dernière soirée. Elle a pris une grande décision après avoir mis tout en ordre chez elle, dans ses papiers, se débarrasser de tout ce qui ne sera pas utile après elle.

Anita, en quelques mois, s’est coupée du monde. Seule, elle est encore plus seule. Mais deux éléments vont mettre à mal son projet de fin de vie.

Avis Brille tant que tu vis ! d’Alice Quinn

Comment aborder deux sujets difficiles, la maladie et la mort d’un être proche, la prise de décision, la vie après, sans verser dans le pathos, mais en permettant au lecteur de s’interroger. Il est possible de faire confiance à Alice Quinn pour ça. L’auteur garde sa plume, soit ne pas s’embarrasser de fioritures dans les relations humaines, sur des tranches de vie que tout le monde peut connaître. Mais, Alice Quinn a passé un cap avec ce roman. Il y a toujours de la sensibilité dans l’air, dans les écrits. Ce qui pourrait faire sourire au vu des situations évoquées entre ces deux héros est contrebalancé par leurs réflexions sur ce qu’ils ont vécu et ce qu’elle s’apprête à faire.

Tout commence avec Anita qui vit à Jersey et qui prépare son suicide. Une belle robe, du maquillage, une bouteille de champagne, des cachets. Elle s’est débarrassée de ce dont elle n’a plus besoin, a tout mis en ordre. Pourquoi un suicide ? Elle est atteinte d’un cancer et elle a décidé que la maladie ne la ferait pas mourir mais que c’est elle qui déciderait de sa propre mort. Mais entre un chat qui n’arrête pas de venir la voir et un fils, de plus en plus lointain, qui l’appelle pour venir superviser des travaux, le projet est remis à plus tard.

Sur cette route qui l’emmène chez son fils, qu’elle voit très peu, elle rencontre un homme, un goujat, entouré de jumelles. Et Anita réagit à cet homme, elle éprouve de l’attirance. Elle retrouvera cet homme chez son fils car c’est lui qui doit faire les travaux dans la chambre de son fils.

Quand deux personnes sont malmenées par la vie, quand deux personnes ont souffert mais qui ne se plaignent pas quant à leurs souffrances. Elles sont entourées, certes, mais seules, profondément seules avec leur douleur, surtout Anita. Cette dernière est en colère, profondément en colère et ces quelques jours de répit vont lui permettre de plonger au plus profond d’elle pour savoir d’où vient réellement cette colère. Il n’y a pas que la maladie, que la fin de son mariage, son fils qui s’est éloigné. Cela remonte à bien plus loin. Ces quelques jours vont lui permettre de réaliser des choses qu’elle n’a pas fait auparavant et ce malgré la fatigue, le manque d’appétit.

Cette rencontre avec René, cet homme, qui semble vraiment ne pas tenir compte des autres, va lui permettre de changer. Car René n’est pas un homme heureux, même s’il en donne l’air. Il a vécu un véritable drame. Mais ce n’est pas le sujet entre eux. Alice Quinn nous raconte leur histoire à tous les deux, deux histoires et des comportements qui les mettent en présence, sans qu’ils ne sachent quoi que ce soit de leur passé. Mais le problème est que René est plus jeune qu’elle, qu’il semble marié et père de jumelles. Les apparences sont souvent trompeuses. Mais comme tout est une dernière expérience, Anita va sauter le pas pour un merveilleux souvenir avant de partir, vivre une dernière fois selon ses envies.

J’ai ressenti une véritable tendresse pour ces deux personnages. Les mots sont justes, pourraient prêter à sourire – le don d’Alice Quinn avec ses femmes fortes au phrasé bien senti – mais ce n’est pas le cas ici. Ce roman permet de s’interroger sur ce que peut être la vie avec ses nombreux coups durs que tout le monde peut expérimenter. La morale est qu’il faut la vivre sa vie, prendre ce qu’elle nous apporte de bon et surtout le trouver ce bon quand tout va mal et que la lumière au bout du tunnel est bien loin. Chaque jour peut nous apporter son lot de douleurs, mais aussi de petits bonheurs, à chérir pour se rappeler que même si c’est difficile de vivre, des rencontres, des situations peuvent nous permettre de passer un cap.

Un livre où se mêlent la musique et le cinéma, avec de nombreuses références comme dans de nombreux romans d’Alice Quinn. Outre ces deux arts, la poésie est bien présente, poésie japonaise avec les haïkus qui permettent à Anita et René de partager une passion. Haïkus de leurs crus mais aussi de personnalités célèbres.

Je remercie Netgalley et Alliage Editions pour cette lecture.

Brille tant que tu vis ! d’Alice Quinn

Date de sortie : 13 novembre 2018

Editeur : Alliage

Nombre de pages : 211

ISBN : 9791022781718

Liquide inflammable de Robert Bryndza

Liquide inflammable de Robert Bryndza - Editions Belfond

Liquide inflammable de Robert Bryndza – Editions Belfond

Résumé Liquide inflammable de Robert Bryndza

Pour les besoins d’une enquête en cours, Erika assiste à une fouille dans une carrière remplie d’eau. Elle doit trouver un paquet de drogue pour les empreintes. Paquet trouvé mais aussi un cadavre d’un jeune enfant.

Le médecin légiste, son ami, après étude du cadavre, lui annonce que c’est celui d’une petite fille disparue il y a 26 ans.

Avis Liquide inflammable de Robert Bryndza

Suite au dernier opus et au fait qu’elle n’ait pas obtenu de promotion, Erika Foster a changé de poste et de poste de police. Elle est sur une enquête de drogue. Pour la mener à bien, des fouilles ont été réalisées dans une carrière. La drogue a été retrouvée mais aussi un cadavre, le cadavre d’une petite fille. Une petite fille qui prendra tout son sens, pour Erika, un peu plus de 40 ans, veuve et sans enfant. Une petite fille et son âge qui lui rappellent l’enfant qu’elle aurait pu avoir. Un cadavre enfoui pendant 26 ans. Il en faut peu pour qu’Erika insiste pour être saisie de l’affaire. Et elle l’aura, ainsi que les moyens et ces deux collègues préférés, avec lesquels elle travaille le mieux, Peterson et Moss.

Erika reprendra l’affaire, mais après 26 ans, pourra-t-elle la mener à son terme, même si les investigations policières ont évolué ? Avec son équipe, elle devra tout éplucher, prendre contact avec les protagonistes de l’histoire, la famille, l’ancienne DCI chargée de l’enquête. Très vite, elle a affaire à une famille éclatée, que le drame n’a pas épargné avec une mère très portée sur la religion. Quant à l’ancienne DCI, elle est plongée dans l’alcool. Mais pour cette dernière, le cadavre est peut-être le moyen de reprendre l’enquête et de montrer qu’elle n’aurait pas dû être mise sur la touche de cette façon. Est-ce ce pédophile qui est coupable, suspecté dès les débuts et qui a gagné son procès contre la MET ? En tous les cas, il y a quelqu’un qui veille et qui veut tout savoir quant aux évolutions de l’enquête afin de pouvoir prendre ses dispositions. Il faudra un meurtre et un indice laissé à Erika pour qu’elle puisse résoudre cette enquête. Elle est, bien entendu pressée par le temps et il faut des résultats. Mais ce n’est pas sans danger pour elle et les autres. Et il faut faire avouer le coupable.

Entre compassion suite à un meurtre d’enfant, acharnement pour résoudre une affaire, un quotidien pas toujours facile à exploiter, Erika Foster nous montre, encore une fois, bien des facettes. Cette femme est toujours aussi sensible, elle ne lâche rien, elle ne compte pas ses heures, mais arrivera-t-elle un jour à faire un peu passer ses désirs, sa vie personnelle au-delà de son métier ? Il lui faudra encore du temps, un lâcher prise qu’elle commence à expérimenter.

Mon troisième Robert Bryndza pour moi et un troisième succès. J’ai retrouvé avec grand plaisir sont héroïne Erika Foster et ses deux acolytes, Moss et Peterson. Et c’est un roman très riche, comme à chaque fois, même si j’ai eu un sentiment de malaise sur quelques répliques de Peterson. Répliques qui tombaient comme un cheveu sur la soupe. Mais elles sont très vite balayées par la qualité de l’auteur et de son roman. Encore une fois. On assiste à l’évolution d’Erika, toujours hantée par la mort de son mari, on fait la connaissance avec sa soeur. Ce roman est peut-être moins centré sur les trois personnages et leurs vies personnelles. Mais leur complicité est toujours bien réelle. Une très belle enquête policière où franchement, je n’ai rien vu venir. J’ai suspecté la famille, car ce sont toujours les premiers suspects, mais pas de cette façon. La mère de famille, Marianne, n’a toujours pas fait son deuil de sa petite fille disparue. Tout démontre, chez elle, sur elle, qu’elle est profondément ancrée dans la religion. Elle n’accepte pas l’homosexualité de son fils, contraire à la religion. Elle semble avoir une belle relation avec sa fille aînée, elle est très en colère contre sa mari. Comment une disparition affecte tous les liens familiaux, d’une famille partie de rien dont le père a réussi à donner le mieux à sa famille ? Mais on peut vivre avec de l’argent et ne pas être foncièrement heureux.

Qui aura grand plaisir à retrouver Erika Foster et ses deux amis lors d’un prochain opus ? Moi, bien entendu. Je remercie Netgalley et les Editions Belfond pour cette lecture.

Liquide inflammable de Robert Bryndza

Date de sortie : 5 septembre 2019

Editeur : Belfond

Nombre de pages : 361

ISBN : 9782714479341