Sleeping Beauties d’Owen King et Stephen King

Sleeping Beauties de Stephen King et Owen King - Editions Le Livre de Poche

Sleeping Beauties de Stephen King et Owen King – Editions Le Livre de Poche

Présentation Sleeping Beauties d’Owen King et Stephen King

Ree et Jeanette sont en prison. La seconde prend des médicaments. Elle a un fils qu’elle voit peu.

Clint Norcross a abandonné, au début de sa carrière, une belle situation dans le privé. Il est psychologue à la prison. Il a vieilli et s’en empâté. Mais il aime toujours sa femme.

Evie est dans une cabane. Elle se venge des hommes.

A l’autre bout du monde, en Australie, les femmes sont atteintes d’une épidémie de sommeil.

Avis Sleeping Beauties d’Owen King et Stephen King

Près de 950 pages, soit une dizaine de jours de lecture pour Sleeping Beauties de la famille King, soit le père, Stephen, et le fils, Owen. Un roman dans la lignée de Dome mais pour ma part en moins bien. Il me tardait de finir Sleeping Beauties car il était un peu trop long pour ma part, il aurait dû être coupé en deux tomes, comme Dome. Car même si ce dernier je l’ai lu d’affilée, cela m’a paru moins loin, pourtant le nombre de pages était pratiquement équivalent.

Dans ce roman, nous avons la part de surnaturel indispensable à l’univers des King mais aussi une chronique de la société. Comment vont se débrouiller les hommes sans femmes et comment vont se débrouiller les femmes sans hommes ? Qui va gagner, si l’on peut écrire, la partie ?

Partout dans le monde, les femmes s’endorment, elles sont enveloppées d’un cocon. Le phénomène est appelé Aurora. Personne ne sait d’où ça vient. On pense à une épidémie. Cet endormissement a été précédé de l’arrivée de papillons de nuit. Dans le même temps, dans une petite ville des Etats-Unis, une femme tue, de manière abominable, deux hommes. Lila, le shérif, va l’arrêter et l’envoyer dans la prison pour femmes de la ville. Cette femme, très belle, est surnommée Evie. Elle n’arrive pas à donner son nom. Est-ce elle qui est à l’origine de tout ça ? Les hommes le pensent et ils vont tenter de tout faire pour l’éliminer, mais elle sera protégée.

Dans ce roman, on voit de nombreuses femmes qui essaient de ne pas s’endormir. Tous les moyens sont bons pour retarder l’inéluctable. Certains hommes tentent de déchirer ces cocons, mais c’est à leurs risques et périls. Les femmes se révoltent. On assiste également à des scènes d’une rare violence, partout dans le monde. Les hommes ne peuvent pas vivre sans les femmes, soit parce qu’ils les aiment, soit parce que leur souffre-douleur n’est plus là. Certains vont s’entraider. Le monde de la prison de cette petite ville des Etats-Unis, Dooling, montre un large panel de femmes emprisonnées parce qu’elles ont tué pour diverses raisons. La palette de personnages, qu’ils soient masculins ou féminins, est absolument impressionnante. On peut trouver tout ce qui fait le monde. Des hommes qui ne savent pas montrer comment ils peuvent aimer les autres et qui réagissent par la violence à cause du danger présenté par certaines personnes. Des êtres humains qui font le commerce de la drogue et qui entraînent dans cette spirale infernale les autres, notamment des femmes. Des personnes volontaires qui veulent oeuvrer pour le bien. Des couples où tout n’est pas rose, où les secrets peuvent mettre mal des années de vie commune. Alors, oui, tous les hommes ne sont pas violents, certaines femmes le sont aussi. Toutefois, malgré leurs différences, elles arriveront à mettre en commun tout ce qu’elles savent faire pour vivre, des savoir-faire occultés pendant qu’elles étaient en couple.

Le fil rouge est Evie. Qui est-elle ? Que fait-elle ? Que veut-elle ? Pourquoi tout cela vient d’elle ? Elle assiste à tout, elle a toujours un temps d’avance. Oui, elle a besoin d’être protégée pour éviter que le monde ne vive pas sans femmes, mais ce seront ces dernières qui auront le pouvoir de décision. C’est clair que c’est surnaturel avec cet arbre, ces papillons de nuit, ce renard, ce perroquet et ce tigre. Ils sont là pour montrer la voie, le chemin. Mais personne ne doit imposer ses décisions. Ce qui est dommage, à mon sens, est de ne pas en savoir plus sur elle. Car vu le nombre de pages et l’histoire du tout un chacun, on pourrait en savoir plus sur ce personnage, à moins qu’il n’existe que dans l’esprit de ceux qui l’ont vue.

Outre l’histoire, les histoires de chacun, bien écrites à deux mains, mais qui a écrit sur quoi ? C’est un peu dommage de ne pas le savoir. Mais c’est le propre du duo. Et quand cela fonctionne, c’est vraiment pas mal. Même si ce n’est pas mon meilleur King à l’heure actuelle, j’ai pris du plaisir à cette lecture. Une véritable chronique du quotidien de tout un chacun, avec son passé, des rencontres, une vie pas forcément facile, de la colère. Ce roman montre également que ce qui est différent n’est pas forcément accepté. La cupidité peut être un maître mot dans tout ça. Etre le premier à trouver la solution. L’univers carcéral est forcément bien dépeint. Ces femmes, malgré les crimes, malgré le fait que certaines ne soient pas du tout fréquentables, même en prison, vont comprendre et tenter de s’unir. Et il y a forcément l’après Aurora. Comment vivre avec certains actes ? Comment la vie peut changer ?

Sleeping Beauties d’Owen King et Stephen King

Date de sortie : 4 septembre 2019

Editeur : Livre de Poche

Nombre de pages : 951

ISBN : 978-2-253-26036-3

Le saut de l’ange de Lisa Gardner

Le saut de l'ange de Lisa Gardner - Editions Le Livre de Poche

Le saut de l’ange de Lisa Gardner – Editions Le Livre de Poche

Résumé Le saut de l’ange de Lisa Gardner

Se produit un accident de voiture. Pour elle, c’est une deuxième mort car elle a déjà survécu à un tragique accident. Mais elle ne veut pas mourir. Elle doit sauver une petite fille, Vero.

Blessée, elle fait tout pour s’en sortir, pour sortir de cette voiture, de remonter une pente abrupte.

Avis Le saut de l’ange de Lisa Gardner

Et hop, un de plus en ce mois de mai que je n’ai pas pu lâcher. Réellement addictif. Il m’arrive de temps en temps de lire des romans de Lisa Gardner et je suis ravie, à chaque fois, de la retrouver, même si ses personnages récurrents se retrouvent dans tous ses livres. Il faudrait donc les suivre. Selon les critiques lues, ce n’est pas le meilleur de Lisa Gardner. Qu’importe, j’ai adoré. Même s’il y a des répétitions pour les besoins de l’enquête, pour tenter de comprendre ce qui arrive, cela ne m’a pas gêné du tout. Pourtant, je suis une des premières à les noter. Mais là, pour moi, cela passait comme une lettre à la poste puisque le lecteur suit le cheminement de Nicky qui tente de recouvrer la mémoire sur des faits présents mais aussi vieux de plus de 30 ans.

Comment un banal accident de voiture, une voiture au fond d’un ravin et une conductrice qui remonte une sacrée pente, peut tourner de la sorte ? Elle aurait été condamnée pour conduite en état d’ivresse, voire aurait fait de la prison. Mais voilà, Nicky affirme à tout le monde qu’il faut sauver Vero, une petite fille. Après l’arrivée des enquêteurs et malgré l’arrivée d’un chien, impossible de trouver cet enfant. La voiture, quant à elle, va révéler plus qu’il n’en faut pour que cet accident oblige la police à procéder à une enquête poussée surtout avec la présence d’un enfant qui s’est volatilisé. Et de plus, Nicky ne se souvient de rien et a été victime de trois accidents, très violents, en l’espace de six mois. Donc, pertes de mémoire, migraines, alcoolisme, violences, énorme fatigue, il faut prendre des pincettes avec elle avant de l’interroger et pendant.

Que cache Nicky ? Est-elle Vero ? Vero est-elle un personnage imaginaire ? Nicky a-t-elle fait une tentative de suicide ? Pourtant, ce que la jeune femme avoue ne peut pas sortir de son imagination, surtout que les faits peuvent être vérifiables. Mais qu’est-ce qui a provoqué cet accident de voiture ? Pourquoi son mari est-il comme cela ? Il fait le suspect idéal. Alors, oui, Nicky peut sembler dans son monde, mais ses réactions sont à étudier car elles peuvent révéler énormément. Et la police a décidé de ne pas prendre de gants avec elle et pour la faire parler, pour que ses souvenirs bien enfouis reviennent, utilisation des odeurs. Son mari essaie-t-il de la protéger ? Pourtant, elle éprouve des sentiments ambivalents envers lui, entre amour et haine, même si elle sait qu’il la protège depuis très très longtemps. Un mariage de 22 ans qui tient, c’est bien dû à quelque chose.

Lisa Gardner sait maîtriser le suspense. Elle nous offre des coupables, des situations qui rebondissent inexorablement, des personnages qui souffrent énormément au niveau psychologique et toujours ses questionnements des uns et des autres. De plus, avec Tessa et Wyatt, c’est assez difficile. Tessa a un passé et une fille qui a énormément souffert. Donc, elle se méfie des hommes pour ne plus souffrir. Mère et fille tentent d’affronter ce passé. Mais un élément peut risquer de tout chambouler. Sûrement qu’on le saura au prochain opus. Wyatt essaie d’apprivoiser cette petite fille.

L’auteur consacre, alternativement, un chapitre à Nicky et un autre à Wyatt. Donc, oui, il y a des répétitions puisque ce que l’on peut trouver dans l’un, on le trouve dans l’autre mais pas avec les mêmes réactions. Lisa Gardner traite de la prostitution enfantine, de ses parents qui n’hésitent pas à vendre leur enfant parce qu’ils ont été leurrés, parce qu’ils pensent qu’ils auront une vie meilleure, sans alcool, sans violence. Que ces enfants souffrent tant et plus, cela n’a pas d’importance pour ces prédateurs, qu’ils soient hommes ou femmes. A coup de cadeaux, de sévices, d’enfermement, de drogues, on leur fait faire ce que l’on veut et s’ils basculent dans la folie, ce n’est pas grave. Après, quand ils ne sont plus de la chair fraîche, on s’en débarrasse. Sont détaillés également tout ce que l’on peut tirer d’une voiture, même lors d’un accident.

Le saut de l’ange de Lisa Gardner

Date de sortie : 2 janvier 2019

Editeur : Le Livre de Poche

Nombre de pages : 525

ISBN : 978-2-253-25836-0

Une vie entre deux océans de M.L. Stedman

Une vie entre deux océans M.L. Stedman

Une vie entre deux océans M.L. Stedman

Avis Une vie entre deux océans de M.L. Stedman

Ma collègue, qui me l’a prêté, m’en a dit beaucoup de bien. D’autres commentaires sur Facebook, également. Personnellement, je m’attendais à beaucoup mieux. Déjà, je trouve vraiment le livre trop long. 150 pages en moins auraient fait toute la différence pour moi. En effet, il y en a trop sur Tom, sur ses interrogations par rapport à sa femme et sa fille, par rapport à son passé de combattant. Deux ou trois fois auraient été amplement suffisantes. De plus, qu’arrive-t-il réellement à Grace/Lucy ? Comment arrive-t-elle à s’intégrer à sa véritable famille ? Cela m’a énormément manqué d’avoir un passage qui le décrit. J’ai été aussi choquée par certaines tournures de phrases de la véritable mère. Bien sûr, elle a toujours cru sa fille vivante pendant quatre ans. De la retrouver alors que cette petite aime une autre femme est vraiment très difficile. Mais promettre une friandise, un cadeau si cette petite obéit, je ne suis pas d’accord. Il est vrai que l’époque n’est pas la même.

Pour moi, dans ce roman, il y a trois héros, Tom, le phare et l’océan. Pour cela, l’auteur est une professionnelle de la description. Elle nous démontre très bien le caractère de Tom, ses ressentis, son amour inconditionnel pour sa femme. Il oscille entre ce qui peut faire plaisir à sa femme, le fait qu’elle ait perdu plusieurs enfants et son travail. Il y a des règles et il ne doit pas y déroger. Ensuite, il y a cette femme, dont il arrive à connaître le nom et qui a perdu sa petite fille. Tom prendra de nombreuses décisions car il pense que c’est juste. Tom est tendre et patient. Le phare est très important et on peut se douter pourquoi. La vie sur cette île n’est pas facile car loin de tout et rythmée par le vent, le temps. Le sentiment de solitude est bien présent mais aussi la plénitude. L’océan, l’eau qui peut apporter du bon, comme du mauvais. Pour cela, je n’ai rien à dire. Tout est parfaitement maîtrisé.

Ensuite, il y a ces deux femmes. Une qui est l’épouse de Tom et qui ne peut pas avoir d’enfants. Elle les perd. Alors, quand arrive ce bébé dans ce bateau, elle voit sa chance. Elever un enfant et lui donner tout l’amour dont elle est capable. Isabel est une bonne mère. Hannah a perdu son mari et sa petite fille. Elle n’est plus que l’ombre d’elle-même mais croit toujours que Grace est vivante. Elle a raison de garder espoir mais les retrouvailles ne seront pas comme elle les a imaginées. Ces deux femmes souffrent, pas de la même façon mais se ressemblent dans cette souffrance d’enfant.

Sur fond de fin de guerre, celle de 14-18 ans, où les Australiens sont allés aider l’Europe. Eux aussi ont souffert, ont subi les tranchées et sont revenus sachant manier les armes, avec des problèmes d’alcool. Comme je l’écrivais, j’ai été lassée par tous les états d’âme, toujours les mêmes de Tom. Je me suis ennuyée pendant les 3/4 du roman. Ensuite, j’ai voulu finir l’histoire qui était tout de même intéressante à lire.

Résumé Une vie entre deux océans de M.L. Stedman

Isabel et Tom habitent sur une île. Tom s’occupe du phare. Ils sont amoureux, heureux et essaient d’avoir un enfant.

Petit retour en arrière avec la Première Guerre Mondiale et le départ d’hommes en Europe et d’éventuels retours, dont celui de Tom.

Une vie entre deux océans de M.L. Stedman

date de sortie : 1er octobre 2014

Editeur : Livre de poche

Isbn : 978-2-253-16732-7

Nombre de pages : 521

Dernier désir d’Olivier Bordaçarre

Dernier désir Olivier Bordaçarre

Dernier désir Olivier Bordaçarre

Avis Dernier désir d’Olivier Bordaçarre

Ce roman est de qualité par son écriture. Malheureusement pour moi, je ne suis pas arrivée à me mettre dans l’ambiance. Je n’ai constaté aucune dimension psychologique approfondie sur les personnages, notamment les deux personnages masculins, même si celui de Vladimir est plus fouillé. L’auteur nous dévoile petit à petit cet homme énigmatique qui devient très vite un clone de Jonathan pour prendre sa place au sein de la famille. Son but est de séduire par tout l’argent qu’il possède et les cadeaux qu’il peut leur faire.

Le but de ce roman serait donc l’argent qui pourrait apporter le bonheur ou y contribuer. Pourtant ! Sur le jeune garçon, qui est un jeune adolescent, au collège, je peux le comprendre. Mais sur les adultes et notamment la femme, je ne le comprends pas. Elle a choisi, avec son mari, de vivre une vie plus spartiate, sans tous ces gadgets qu’il faut posséder et ainsi avoir du temps pour sa famille. Mais tous ces cadeaux semblent lui démontrer qu’il lui manque quelque chose, qu’elle a envie de sortir de temps en temps, de prendre du bon temps. L’auteur met à mal le cliché de la femme intuitive, qui se méfie tout le temps. A un moment donné, je l’ai cru. Sauf que dans ce roman, c’est Jonathan qui voit très vite le danger et qui en a, très vite, la confirmation. Mais dans un endroit reculé, sans personne autour, aider son plus proche voisin, fait partie, si je puis dire, de la bonne éducation. Jonathan n’a pas pris ses responsabilités face à Vladimir. Il en a parlé à sa femme, certes, déjà embrigadée. Il n’a pas été épaulée par elle. De plus, il a très vite parlé sous le coup de la colère. Donc ses paroles n’ont pas eu de sens pour sa femme. Vladimir semble avoir avis romans Olivier Bordaçarretout le monde. Est-ce dû à ses yeux noirs charbon ? Est-ce dû à sa peau diaphane ?

Vladimir ne boit pas, il est insomniaque, il a beaucoup d’argent. Que cache-t-il de son passé ? En tant que lectrice, j’ai le sentiment que ce n’est pas la première fois qu’il s’immisce dans la vie des gens. Son plan semble avoir été longuement préparé, comme quelqu’un de psychopathe. Il ne semble pas avoir jeté son dévolu sur cette famille par hasard. Vladimir ne semble pas humain.

Parmi mes passages préférés dans ce roman, cela a été la narration de la pêche du point de vue du poisson. C’est long, haletant, cela fait monter l’angoisse pour ce poisson qui n’a, en définitive, rien demandé. Tout comme la famille Martin ! Moins de mots, moins de phrases pour la préparation de la viande. Mais le résultat est le même.

Même si je n’ai pas été emballée par ce roman, je pense tout de même persévérer avec un autre de l’auteur qui arrivera, peut-être, à me démontrer que je peux continuer à le suivre.

Pour info, ce roman m’a été envoyé via La Kube, je l’avais choisi dans ma bibliothèque.

Résumé Dernier désir d’Olivier Bordaçarre

Jonathan et Mina Martin vivent dans une maison qu’ils ont retapé dans un endroit isolé.

Arrive Vladimir Martin qui se présente à eux et qui a acheté une ruine à quelques centaines de mètres de chez eux.

Dernier désir d’Olivier Bordaçarre

date de sortie : 7 octobre 2015

Editeur : Livre de Poche

Isbn : 978-2-253-18416-4

Nombre de pages : 233