Miséricorde de Jussi Adler Olsen

Miséricorde Jussi Adler Olsen

Miséricorde Jussi Adler Olsen

Résumé de Miséricorde de Jussi Adler Olsen

Une femme est enfermée. Même si elle a envie de pleurer, elle n’a pas renoncé.

Carl Mock est séparé de sa femme. Après avoir été blessé, il reprend son poste au sein de la police. Un de ses coéquipiers est mort, l’autre est à l’hôpital. Carl refuse de voir un psychologue.

En 2002, Merete Lynggard, véritable étoile montante de la politique, disparaît pendant un voyage avec son frère. L’enquête n’a jamais permis de connaître la vérité.

Avis sur Miséricorde de Jussi Adler Olsen

L’auteur manie à merveille les éléments du passé et l’enquête présente pour que l’un et l’autre se regroupent vers la fin. Mais je n’arrive pas à me défaire d’un sentiment de déjà vu chez un autre auteur. Cela m’empêche que ce roman soit un véritable coup de coeur. J’ai découvert le département V sur une autre enquête. Bien entendu, j’ai tout voulu prendre dès le début pour connaître l’évolution des personnages. Donc, ceci est la première enquête de Carl Morck.

L’auteur s’attache à nous présenter tous ses personnages, tous ceux qui gravitent autour de Carl. Il ne sera pas seul dans ce département puisqu’il est rejoint par Hassad, un homme très énigmatique. Carl voulait quelqu’un pour faire le ménage dans son sous-sol, pour ranger les papiers. Il se retrouvera avec un homme qui ne veut rien dire sur son passé et qui, sans trop y toucher, aidera énormément Carl. Il laissera toutefois des zones d’ombre puisqu’il ne veut pas que Carl apprenne tout. Au contraire de son chef, il arrive à avoir de bonnes relations avec les autres membres de la police.

Carl se voit assigner à ce département pour résoudre d’anciennes affaires. Véritable électron libre, il est mal vu de ses collègues avec lesquels les relations ne sont pas cordiales. Mais c’est un bon flic et la police ne veut pas se défaire d’un tel élément. Séparé de sa femme, il vit avec le fils de celle-ci et un locataire. Il se sent responsable de la mort d’un de ses collègues et de celui qui est blessé. Mais il ne trompe que lui. Car Carl a honte de ne rien avoir fait. Avec cette enquête choisie, l’auteur s’attachera à nous démontrer qu’il est très fort, qu’il est capable de reprendre des éléments et de mettre à jour des faits nouveaux. Ancienne affaire, certes, mais qui semble avoir été bâclée au départ.

Dès le départ, le lecteur se demande qui est cette femme qui est enfermée dans ce sous-sol, dans cette cage. Le lien a été très vite trouvé, pour ma part. J’ai toutefois gardé une part de scepticisme car je me demandais comment il était possible de survivre de cette façon. En tous les cas, l’auteur a une imagination débordante pour nous décrire cette situation qui s’envenime au fur et à mesure. L’être humain semble avoir de véritables ressources pour survivre malgré le traumatisme, malgré le fait d’être épiée, malgré le manque de lumière ou la lumière aveuglante, malgré les bruits incessants.

Tout tourne autour de l’histoire d’un accident qui s’est passé il y a des années de ça et où deux familles sont mortes. Des survivants en ont réchappé, mais dans quel état !

Jussi Adler Olsen manie les faits du passé, du présent. Il nous donne aussi quelques informations sur la politique danoise. Personnellement, je me suis laissé happer par l’histoire, je n’ai rien vu venir. La fin mérite que le lecteur s’interroge et surtout qu’il donne lui-même cette fin. Sombre, l’histoire se terminera mal. Optimiste, ce sera le contraire.

Edit du 20 mai 2020

Presque 4 ans après, qu’est-ce qui a changé ? Je ne me souvenais pas l’avoir lu, quand j’ai fait mon choix de lire toutes les enquêtes du Département V. Mais les premières pages et l’histoire de Merete et de son frère me disaient quelque chose. Sauf Carl et Hassad. Ensuite, il y a le moment de lecture. Je ne me rappelle à quel moment ma première lecture de ce roman a eu lieu, dans quel état d’esprit j’étais. Fini pour moi le sentiment d’avoir lu la même chose chez un autre auteur, peut-être cette construction d’éléments du passé et du présent, que l’on retrouve bien souvent.

Après avoir lu le dernier de l’auteur, je me plonge avec délice dans son écriture et surtout ces personnages, Carl et Hassad. Connaissant maintenant le passé d’Hassad, je le regarde différemment maintenant. Mon avis, par rapport à ce qui est décrit plus haut, ne change pas.

Comme écrit plus haut, je me suis laissée happer par ce roman, par ce qui semble être la mise au placard de Carl, ses relations avec les uns et les autres, que ce soit des collègues de travail, des amis, de la famille, mais aussi par Hassad qui doit composer avec un collègue peu aimé.

Reprendre une enquête n’est pas facile surtout cinq ans après n’est pas facile. Une disparition qui n’a jamais été élucidée. Mais Merete est-elle morte ou vivante ? Carl se rend compte que certains faits ont été bâclés. Il doit reprendre tout à zéro, remonter loin. Quand des faits semblent tenir la route, d’autres viennent se greffer et c’est une sacrée remontée dans le temps.

Quand la vengeance détruit des êtres humains et qu’elle est le leitmotiv pour tenter de continuer à vivre. Quand la haine est également un leitmotiv pour essayer de s’en sortir.

En relisant un roman, on se rend compte que certaines situations sont relues avec plus d’attention et cela a été le cas pour moi avec Merete et la façon dont elle était détenue.

Toujours le même avis pour le coup de coeur.

Miséricorde de Jussi Adler Olsen

date de sortie : 5 octobre 2011 – 9 janvier 2013

Editeur : Albin Michel – Le Livre de Poche

Isbn : 978-2-226-22993-9 – 978-2-253-17361-8

Nombre de pages : 489 – 526

Mr Mercedes de Stephen King

Mr Mercedes Stephen King

Mr Mercedes Stephen King

Avis Mr Mercedes de Stephen King

Quand je me plonge dans un Stephen King, je suis toujours pratiquement sûre du résultat. Je vais adorer. Mr Mercedes ne déroge pas à la règle. Pourtant Stephen King ne nous entraîne pas dans un monde fantastique mais dans le réel avec une enquête policière. Mais le style de Stephen King est bel et bien là. Un roman que je n’ai pas lâché, que j’ai lu en plusieurs jours, puisque mon temps de lecture est compté. Lire plus de 600 pages lorsque l’on a autre chose à faire demande du temps. Pourtant je ne donnerai pas la note maximale à Mr Mercedes. Malgré la qualité du roman, je n’ai pas assez vibré.

Stephen King nous raconte l’histoire d’un policier à la retraite, Hodges, depuis quelques mois. Il ne prend plus soin de lui. Il a des idées de suicide. Sur ces entrefaites arrive un courrier où l’auteur d’une tuerie, histoire non résolue par ce policier, le met au défi de se suicider. Cet homme semble tout connaître de lui. Il suffit donc de peu pour que Hodges retrouve du poil de la bête. Il sera aidé par son jeune voisin, futur étudiant, dans sa quête. Mais aussi par la soeur et la nièce de la propriétaire de la Mercedes. Il tentera de les protéger car il sait qu’il enfreint la loi. Mais est-ce que cela sera suffisant ? Hodges a été un très bon policier, décoré de nombreuses fois. Il retrouve, très vite, les automatismes. Stephen King nous démontre, toutefois, que les gens, et même au sein de la police, ne creusent pas assez. Une personne est vite cataloguée et on ne cherche pas plus loin. Hodges se fait donc un devoir de retrouver l’auteur de la tuerie à la Mercedes afin qu’il ne recommence. Il a pratiquement très vite compris ce que cet homme attend de lui. Mais qui est le plus fort ? Même si la mort est semée et qu’elle hantera les jours et les nuits de certains personnages, ils tentent d’oeuvrer pour le bien. Mais les embûches sont nombreuses.

Avec son talent de conteur, sa connaissance de la nature humaine, Stephen King s’est penché sur la personnalité complexe de Brady. Il nous dévoile, petit à petit, ce jeune homme qui semble bien sous tout rapport, qui cumule deux emplois. Mais la réalité est toute autre. Quelques indices sont laissés, donnés par l’auteur et de plus en plus développés au fil des pages. Stephen King permet au lecteur de se mettre, si je puis m’exprimer de cette façon, dans la peau de Brady qui est très détaillé. On suit sa vie, son cheminement psychologique, ses doutes vite balayés par d’autres pensées. Son but est de faire mourir Hodges mais le but va changer. Il cherche à ce que l’on parle de lui et qu’on se souvienne de lui. Si avoir tué quelques personnes qui attendaient, à l’aube, pour trouver un emploi, ne lui suffit plus, quel va être son prochain but ? Problèmes psychologiques ? Dus à la mort de son père, très tôt ? Dus à sa mère qui a tout fait pour s’en sortir et qui a plongé dans l’alcool ? Dus à la mort de son frère ? Brady a changé au fil des années. Il cache ce qu’il fait, il ne se dévoile pas. Mais comme tout psychopathe, il ne se méfie pas assez. Il pense être le plus fort.

Avec Stephen King, le lecteur sait ce qui va, en gros, se passer. Mais l’auteur développe au fur et à mesure le suspense, très long ce suspense. Les rebondissements sont nombreux car rien n’est facile pour un auteur de polars, de policiers. Il faut toujours laisser la part à l‘inattendu. Le moindre fait et geste est détaillé, tout comme la moindre pensée, le moindre mot. Le soin est donc apporté. Stephen King met toujours son grain de sel avec son jugement. Cela peut prêter à sourire. Mais on peut détailler au plus près. Stephen King, outre son roman policier, détaille cette crise, le manque d’emploi, les économies des ménages. La société américaine, chez Stephen King, qu’elle que soit l’époque, ne change pas.

Résumé Mr Mercedes de Stephen King

En 2009, une foire pour l’emploi a lieu. De nombreuses personnes s’y rendent très tôt dans la nuit pour êtres sures de trouver un emploi. Mais une Mercedes fonce dans la foule.

Hodges est un policier à la retraite. Il passe ses journées devant la télé à regarder des programmes insipides. Près de lui, toujours un pistolet. Il pense au suicide. Il reçoit une lettre du tueur de la Mercedes.

Mr Mercedes de Stephen King

date de sortie : 28 septembre 2016

Editeur : Le Livre de Poche

Isbn : 978-2-253-13294-3

Nombre de pages : 661

 

Parce qu’ils le méritaient de Peter Swanson

Parce qu'ils le méritaient Peter Swanson

Parce qu’ils le méritaient Peter Swanson

Avis Parce qu’ils le méritaient de Peter Swanson

Encore un roman noir qui ne tient pas ses promesses malgré une très bonne première partie. Même si l’auteur a pris une direction à laquelle je ne m’attendais pas, les 3/4 du roman ne sont pas assez prenants à mon goût. Comme je n’abandonne pratiquement jamais ma lecture, pour rappel 3 livres seulement abandonnés en de nombreuses années, je suis allée jusqu’au bout et j’en sors pas franchement conquise. Le lecteur peut penser que tout tourne autour de Lily. C’est assez le cas, car ce personnage est fortement détaillé, comme tous ceux qui gravitent autour d’elle. Mais je n’ai pas réussi à la cerner à proprement parler. Pourquoi fait-elle tout ça ? Est-ce son caractère ? Est-ce dû à son enfance auprès de parents qui ne pensaient qu’à eux ? Je n’ai pas réussi à avoir cette réponse. On sait pratiquement tout sur Lily, son caractère, comment elle réagit, pourquoi elle agit de cette façon lors de son passé, de ces instants.

Le seul personnage qui était, à mon avis, intéressant, est celui de Ted. Ted rencontre Lily à l’aéroport. Il se confie à elle car il est sûr que sa femme le trompe. Au cours de la conversation, Lily le conforte dans l’idée de tuer sa femme. Quelques rencontres plus tard, peu nombreuses, il tombe amoureux de Lily, comme tous les hommes que la jeune femme laisse approcher. Ensuite, il y a Miranda, Brad et l’inspecteur. Brad s’est laissé avoir la beauté et l’argent de Miranda. Pas un brin de jugeote pour cet homme. Miranda, ancienne connaissance de Lily est le personnage le plus détestable du roman.

Dans ce roman, l’auteur nous donne les points de vue de Ted, Lily, Miranda et l’inspecteur. Cela entraîne des répétitions sur le déroulé des actions mais aussi quelques révélations. Le lecteur s’attend donc à un véritable déroulé en ce qui concerne le meurtre de Miranda et Brad par Lily et Ted.

Le décor arrive à donner l’ambiance cat il est très bien décrit. De plus, la fin laisse augurer une suite pas franchement favorable à un de ses personnages.

J’ai découvert cet auteur grâce à mon P’tit Colli. Il est fort possible que je le relise mais cela ne sera peut-être pas un achat.

Résumé Parce qu’ils le méritaient de Peter Swanson

Ted Severson rentre chez lui aux Etats-Unis. Il rencontre Lily à l’aéroport et il se confie car il est sûr de ne jamais la revoir. Lily l’encourage à tuer sa femme.

Lily est une jeune femme qui a vécu avec des parents qui ne s’occupaient pas trop d’elle.

Parce qu’ils le méritaient de Peter Swanson

date de sortie : 5 octobre 2016

Editeur : Le Livre de Poche

Isbn : 978-2-253-08590-4

Nombre de pages : 411

Au revoir là-haut de Pierre Lemaitre

Au revoir là-haut de Pierre Lemaitre

Au revoir là-haut de Pierre Lemaitre

Mon avis sur Au revoir là-haut de Pierre Lemaitre

Au revoir là-haut est un roman très bien écrit. Le sujet est également bien trouvé mais je suis restée sur ma faim. Ceci est mon deuxième roman de Pierre Lemaitre. J’avais lu Alex qui m’avait littéralement transporté. Je sais que certaines critiques n’ont pas été bonnes pour Alex mais personnellement, je n’avais eu rien à dire. Je ne m’attendais pas à retrouver une atmosphère sombre avec Au revoir là-haut. Je pense que je me dirigerai plus à l’avenir vers des romans plus psychologiques, plus sombres de Pierre Lemaitre. Ils correspondent plus à mes tendances de lecture même si je n’hésite pas à me diriger vers d’autres univers.

La période de la Première Guerre Mondiale n’est pas un sujet souvent traité par les auteurs. D’ailleurs, mes souvenirs d’école sont loin à ce sujet. A part quelques évènements emblématiques, les Poilus, je n’étais pas trop informée sur ces mois de démobilisation, ce retour plus que difficile à la vie civile. Je sais que ces hommes avaient souffert. Pierre Lemaitre le démontre même s’il s’attache plus avec ses trois personnages principaux à s’étendre sur leurs traits de caractère. Ce sont trois hommes amplement différents. Un, d’Aulnay Pradelle, s’en sort très bien, en plus gradé. Mais ce qu’il a révélé à la guerre et son appât du gain, coûte que coûte, en font un personnage plus que détestable. Albert, quant à lui, n’est pas un personnage qui inspire de l’affection sauf pour ce qu’il réalise pour celui qui lui a sauvé la vie. Albert n’a jamais pris de décisions par lui-même. Il a toujours été mené par sa mère qui a énormément d’ascendant et qui ne lui a pas apporté de réconfort, ni de confiance en lui. Il est extrêmement généreux. En revenant de la guerre et avec ce qui lui est arrivé, il est de plus en plus méfiant et peureux. Edouard Péricourt, quant à lui, est un jeune homme qui a toujours eu extrêmement de chance et de l’argent. Mais ili n’a jamais été compris par son père. Il a un côté artiste très scabreux. Mais il sera grièvement blessé et il charge Albert d’actes que ce dernier n’aurait pas réalisé tout seul.

A côté d’eux gravitent divers personnages peu recommandables, ou qui sont entraînés dans diverses histoires. Le père d’Edouard se rend compte, trop tard, de ce qu’il n’a pas pu faire pour son fils. Heureusement, il y a Madeleine, une femme qui sait ce qu’elle veut et je la trouve admirable.

Le roman traite de cette démobilisation, de ces morts qu’il a fallu enterrer pour que les familles puissent faire leur deuil. L’Etat a été floué, volé par ces histoires de cimetières, de Monuments aux Morts. Je ne sais pas si c’est la réalité, et j’espère que non. Ce roman démontre, également, que certaines personnes qui ont de l’argent, qui sont riches, mais qui se rappellent de leurs origines.

Résumé sur Au revoir là-haut de Pierre Lemaitre

Novembre 1918, la fin de la guerre est proche. Ils savent que l’Armistice doit être signé mais les hauts placés veulent un dernier baroud d’honneur et envoient les hommes au combat.

Albert se rend compte que deux de ses camarades ont été assassinés. Le lieutenant d’Aulnay Pradelle le jette dans un trou.

Au revoir là-haut de Pierre Lemaitre

date de sortie : 22 avril 2015

Editeur : Le Livre de Poche

Isbn : 978-2-253-19461-3

Nombre de pages : 620

L’écorchée de Donato Carrisi

L'écorchée de Donato Carrisi

L’écorchée de Donato Carrisi

Mon avis sur L’écorchée de Donato Carrisi

Quel bonheur de retrouver Donato Carrisi, son histoire et son style. Ce roman est la deuxième partie consacrée à Mila et je pense qu’il pourrait y en avoir un autre, du moins je l’espère. La fin le laisse penser en tous les cas. Je ne peux pas quitter Mila, Alice et Simon de cette façon, c’est impossible.

Donato Carrisi nous offre dans ce roman une belle palette de personnages que je n’étudierai pas tous. Malgré tous ces personnages, le lecteur ne se perd absolument pas, il sait qui est qui. Bien entendu, nous avons tous ceux qui gravitent autour de Mila, au sein de la police. Ils sont nombreux et vraiment tous différents. Certains, d’ailleurs, surprendront. Outre la police, nous avons la mère et la fille de Mila. Pour cette dernière, j’ai eu peur que l’auteur ne l’oublie. Mais non, il a laissé le suspense agir. Tant mieux, car cela fait partie de l’histoire entière. Mila est toujours à la recherche d’enfants qui disparaissent et plus précisément de personnes disparues, quel que soit leur âge. Ils sont nombreux et cela fait froid dans le dos. Avec ces disparus qui commettent des crimes, le tout est d’arriver à temps, ce qui n’est pas forcément le cas. Mais le jeu de pistes instauré en vaut la chandelle. Le lecteur suit le déroulé de l’enquête, les risques pris par Mila et Simon, avec un dénouement qui n’en est pas forcément un, en définitive, pour moi.

Mila a une vie compliquée. Elle a préféré que sa mère élève sa fille qui a maintenant 7 ans. Elle n’éprouve aucune empathie pour Alice. Mais Mila révèlera autre chose avec Alice. Ce n’est pas parce que l’on ne ressent pas de l’amour pour une personne que cela ne se révèle pas un jour ou l’autre. Alice attend sa mère. Alice attend une relation avec sa mère. Mila a choisi Les Limbes pour ne plus traquer les tueurs. Mais elle doit nourrir la peur, elle est toujours angoissée et elle veut toujours se faire mal. Elle traque sa fille pour la protéger. La peur rend Mila imprudente. Mais Alice est également imprudente. Au cours de cette enquête, Mila réfléchit, se repasse toutes les infos et elle avance. Mila avance seule, elle fait face à tout.

Mila va rencontrer Simon. Ils se ressemblent. Ils cachent des choses pour éviter de souffrir. Simon est un paria au sein de la police. Il a été accusé mais c’est le meilleur au niveau des interrogatoires. Les relations avec Mila sont empreintes de respect mais comme l’un et l’autre sont avares de révélations, ils se feront du mal.

Est-ce que ce sont des crimes organisés sous fond de vengeance ? Est-ce du terrorisme ? L’enquête prend plus d’ampleur lorsqu’un des policiers affecté au service des disparus et qui a lui-même disparu comment un meurtre. Quelles sont les motivations des uns et des autres ? Quelles sont les motivations de ceux qui sont au-dessus.

Le thème choisi par Donato Carrisi est assez impressionnant. Ses notes de fin de roman nous en apprennent plus et il est vrai que les personnes disparues ne veulent pas forcément être retrouvées. Mais de là, à imaginer une telle histoire, bravo ! L’ambiance est glauque. Malgré quelques rayons de soleil, une chaleur bienfaisante, la noirceur de tout fait ce qui se passe rend l’atmosphère plus qu’étouffante.

Donato Carrisi fait partie des auteurs à lire et surtout à suivre.

Résumé de L’écorchée de Donato Carrisi

A la morgue, chambre 13, sont conservées les victimes anonymes de meurtres non élucidés. Ils y resteront jusqu’à ce que le meurtrier soit retrouvé. Un homme demande à voir le premier arrivé. Ces cadavres sont appelés les dormeurs.

Un jeune garçon appelle la police. Toute sa famille a été assassinée. Il est le seul survivant. L’assassin se trouve avec lui.

Mila surveille une famille pour détecter une éventuelle disparition. En entrant par effraction dans la maison, elle découvre une pièce cachée avec une petite fille à l’intérieur.

L’écorchée de Donato Carrisi

date de sortie : 3 septembre 2014

Editeur : Le Livre de Poche

Isbn : 978-2-253-17912-2

Nombre de pages : 517

Les neuf cercles de R J Ellory

Les neuf cercles de R J Ellory

Les neuf cercles de R J Ellory

Mon avis sur Les neuf cercles de R J Ellory

Premières 300 pages difficiles. Même si j’ai retrouvé le style idéal de l’auteur, je ne suis pas entrée dans les romans. Heureusement qu’il y avait les presque 400 autres pages qui ont été lues avec avidité. J’ai été vraiment sauvée. Quand j’aime un auteur, je lis tous ses livres. Il m’en reste un de R J Ellory, le premier écrit. Je vais toutefois patienter un peu pour m’y plonger. Il faut laisser le temps et surtout le plaisir de retrouver un style. Car après avoir eu lu Mauvaise Etoile, la barre était placée haut, un peu trop haut. Entre fatigue, esprit tourné vers les formations et beaucoup moins vers la lecture, il est fort possible que je n’ai pas su apprécier comme il le fallait ces premières pages. Je les ai trouvées trop lentes. Mais ce n’est que mon avis. Car avec R J Ellory, il vaut mieux s’attendre à de la psychologie. Présente vraiment tout le long du livre. Mais cela n’empêche pas d’avoir de magnifiques descriptions des personnages, des caractères, des vies, de leurs interrogations et également des paysages.

Un des sujets traités dans ce roman est le retour de la guerre, que ce soit la seconde guerre mondiale ou le Vietnam. L’enfer pour les soldats a été pratiquement le même. Certains tentent de s’en sortir, malgré les rêves, les images et les odeurs qui reviennent régulièrement. Au contraire, d’autres soldats vivent encore cet enfer au quotidien. Surtout lorsque leur retour est émaillé d’expériences professionnelle et personnelle propices à plonger dans la folie. Le lecteur possède dans ce roman les deux cas de figure. Quelle virtuosité, quelle maîtrise de la part de R J Ellory de consacrer autant de pages, autant de temps à l’enfer vécu par ces soldats et de les rapprocher, de les superposer continuellement à la découverte de ce corps de jeune fille morte il y a vingt ans et ce qu’elle entraîne pour les différents protagonistes. La peur est omniprésente, le manque d’humanité est réel mais un petit élément permet de retrouver cette humanité qui permet à un être humain de s’intéresser aux autres.

Chez R J Ellory, tous ses personnages sont torturés mais la recherche de la vérité est prépondérante, même si les faits datent d’il y a vingt ans. Elle permet d’avoir un but, de vivre tout simplement. Elle peut faire mal, très mal, surtout lorsqu’elle concerne une famille qui a de l’argent, des relations et de nombreux secrets qui ne doivent pas être révélés. L’auteur émet un clin d’oeil à un de ses romans paru avant celui-ci, Mauvaise Etoile. La ténacité est indispensable pour que la vérité aboutisse, même si les règles peuvent être contournées car le shérif est en guerre contre un système, contre des personnes sans foi ni loi. C’est à lui seul de prendre les décisions car il rencontre peu d’aide.

Les passages qui concernent les questions que se posent Maryanne sont tous en italique. Le lecteur se demande si tous les six sont responsables de la mort de Nancy Denton.

R J Ellory a toujours ce sens du détail. Une supposition en amène une autre. Une vérité amène une supposition. Car qu’est-ce qui motive toutes ces personnes ? Sont-ils réellement tels qu’ils semblent apparaître ? Comme à son habitude, le roman est très documenté. Les faits racontés amènent des images dans l’esprit du lecteur. Nous retrouvons, outre la guerre, le racisme, le Klan, ce sud des Etats-Unis où il ne fait pas bon d’être une personne de couleur et surtout ces rituels tirés du vaudou. Je m’attendais à plus par rapport à cette atmosphère. Mais elle est moins présente que dans un autre des romans d’Ellory. Malgré cette dureté, la mort, les images, la poésie est toujours là grâce au style de l’auteur.

Résumé Les neuf cercles de R J Ellory

John Gaines est le shérif de Whytesburg, dans le comté de Breed, Mississippi. Un cadavre est découvert. C’est celui d’une jeune fille.

Dans une aussi petite ville, comment un tel meurtre a-t-il pu être commis, surtout qu’il remonte à vingt ans et qu’il n’y a plus d’indices ?

Les soupçons se portent sur un ancien soldat de la Seconde Guerre Mondiale, petit ami de Nancy.

Les neuf cercles de R J Ellory

date de sortie : 26 août 2015

Editeur : Livre de poche

Isbn : 978-2-253-00114-0

Nombre de pages : 687

Dossier 64 de Jussi Adler Olsen

Dossier 64 de Jussi Adler Anderson – Source Babelio

En 1985, Nete sent sur elle un regard. C’est celui de Curt Wad et cela lui rappelle son passé. Elle demande à son mari de partir mais Curt a déjà distillé son poison.

En novembre 2010, Carl voit l’affaire de la mort de son oncle ressurgir. Rose, son assistante, exhume des affaires de disparitions de prostituées. 

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Hôtel Chambre II d’Emma Mars

Hôtel Chambre II – Emma Mars – Source Le Livre de Poche

Elle et Louis vivent depuis plus d’un an à l’Hôtel dans l’attente que leur maison soit conforme aux attentes de Louis.

Ils ont appris à se connaître intimement, à s’aimer, à s’apprivoiser. Elle n’a pas oublié sa mère, David. Ce dernier revient dans ses rêves les plus intimes.

Hôtel Chambre I ne m’avait pas du tout dérangé. Mais le deuxième tome n’est pas du tout à la hauteur de mes espérances. Les scènes de sexe ne m’ont pas du tout dérangé même si elles sont vraiment très crues. Attention, je ne compare aucunement les tomes de Hôtel Chambre I et II d’Emma Mars avec les 50 Shades of Grey et suivants. Ils ne sont pas de la même trempe malgré les scènes de sexe.

Ce deuxième tome est la quête du passé de Louis, l’amoureux d’Elle. Elle veut qu’il l’aime car elle n’en est pas sûre. Mais elle veut l’aimer entièrement et pas que son corps. Alors, oui, elle lui est dévouée corps. Mais pas encore tout à fait âme. Elle oscille entre accepter le passé de cet homme de plus de 40 ans et refuser ce qu’elle peut voir sur le Net et ailleurs. Elle est toujours prête à l’aider, à le défendre. Elle arrive à discerner qu’on lui met des bâtons dans les roues. Mais cette quête, même si elle se révèle assez difficile, l’oblige à le quitter momentanément. Elle sait quand sans cette séparation, elle ne pourra pas aller de l’avant.

Je trouve que ce n’est pas assez fouillé au niveau de cette enquête concernant le passé, concernant le conflit existant entre les deux frères, même si le lecteur en apprend plus. Si dans le premier tome, nous avions de nombreuses références concernant des livres sur la sexualité, qu’elle soit débridée ou pas, avec noms d’auteurs, titres… ici, ce n’est pas le cas. Et c’est bien dommage ! Louis attend d’Elle plus qu’elle ne lui a encore offert. Mais ce n’est pas détaillé. C’est un petit peu normal vu ce qui lui arrive mais ce qui faisait le charme du précédent opus n’est pas du tout présent ici. Emma Mars ne s’est pas lâché suffisamment. Elle a voulu se lancer dans l’univers psychologique de ses personnages, en particulier de Louis, mais je trouve que ce n’est pas suffisant. Cela ne tient pas la route. Toutefois, Emma Mars a su ménager le suspense jusqu’à la fin. A noter toute la littérature érotique facile à trouver et à lire.

Ceci n’est qu’un avis de lectrice. Il n’engage que moi.

Hôtel Chambre II d’Emma Mars

DATE DE SORTIE : 10 juin 2015

EDITEUR : LE LIVRE DE POCHE

ISBN : 978-2-53-00507-0

NB DE PAGES : 549

Sépulcre de Kate Mosse

Sépulcre de Kate Mosse – Source Fnac

Mars 1891, à Paris, Léonie assiste à un enterrement. Quelques mois plus tard, elle doit assister à une représentation avec son frère. Ce dernier est secret. Il disparaît souvent, est endetté. Leur mère est une femme entretenue. La tante de Léonie les invite pour quelques semaines au Domaine de la Cade.

En 2007, Meredith veut terminer son livre sur Debussy. Elle se rend à Paris mais pour des raisons personnelles, elle a réservé un séjour au Domaine de la Cade.

Je ne connaissais pas du tout Kate Mosse. J’ai toutefois été agréablement surprise par ce roman, le style de l’auteur, ses recherches historiques. Je ne peux pas donner une note maximale à ce roman car ce n’est pas réellement un coup de coeur même si j’ai été happée par l’histoire. Happée est toutefois un bien grand mot. J’ai suivi les aventures de Léonie et de Meredith mais je n’ai pas dévoré les pages pour connaître les divers rebondissements de leur vie. Voilà pourquoi ce n’est pas vraiment un coup de coeur. Toutefois, j’ai été touchée par ce roman. En effet, après avoir lu quelques lignes de poursuites, mes rêves m’ont entrainé dans ce genre de cavalcades. Sachant que, bien souvent, je cours dans mes rêves, sans m’arrêter, pour tenter de m’échapper, il n’a fallu que ce petit coup de pouce.

Meredith et Léonie, deux femmes, deux parallèles. Il semblerait qu’elles vivent la même histoire à deux époques différentes. Elles n’ont pas le même âge. Léonie a 17 ans mais elle est vive, curieuse, romantique, avec un caractère bien trempé. Elle a grandi sans père, semble avoir peu d’attaches envers sa mère car elle ne la comprend pas. Elle est très attachée à son frère même s’il la traite comme une petite fille. Elle est également désobéissante car elle veut découvrir le monde. Meredith est à la recherche de sa véritable identité, de sa véritable famille puisqu’elle a été adoptée. Si Meredith développe depuis la mort de sa mère un véritable sentiment de culpabilité, pour Léonie ce sera bien plus tard. Toutes les deux auront à faire à un homme aux mauvaises intentions. Le parallèle peut également être fait par rapport au lieu. Meredith a grandi aux Etats-Unis. Léonie a grandi à Paris. Elles se retrouvent toutes les deux au Domaine de la Cade, dans le sud, près de Rennes-les-Bains. Pour moi le parallèle s’explique par le fait que la province, à l’époque de Léonie, était vraiment éloignée de la capitale. La vie, les gens n’étaient pas les mêmes. C’était un autre monde ! Toutes les deux ont baigné dans la musique.  Léonie était la voisine et l’amie d’Achille (Claude) Debussy. Meredith doit publier un livre sur le compositeur. De plus, Meredith détient une partition qui semble appartenir à Debussy. Partition qui semble avoir voyagé au fil des années. Le parallèle peut également être fait par rapport au moment de l’année où tout se décide. Octobre-novembre pour toutes les deux avec son lot de superstitions, de légendes.

J’aime beaucoup les romans qui traitent de sujets actuels. Mais je me rends compte de plus en plus que j’adore les romans mêlant des dimensions historiques où passé et présent se recoupent, où les histoires se rejoignent. Cela donne des livres vraiment documentés et me permettent de m’enrichir encore plus, sur l’Histoire française. En plus, quand l’auteur est de nationalité étrangère, cela donne encore plus de poids. Kate Mosse semble coutumière du fait. En lisant un résumé d’un autre roman, elle situe ses histoires dans la région de Carcassonne qui est tout de même très vaste. Il y a également cette insurrection contre les Prussiens. Nous avons donc ce côté historique avec les us et coutumes parisiennes mais aussi celles de la France entière avec ses superstitions, des personnes qui préfèrent croire au mal, de l’empire Wisigoth et de son trésor. Kate Mosse nous permet de voyager agréablement. Kate Mosse nous décrit également subtilement la vie des gens. Tout le monde n’est pas logé à la même enseigne, nous le savons. En France, il existait des taudis, des gens qui n’avaient pas un toit, qui ne pouvaient pas se nourrir. En 2007, date à laquelle évolue Meredith, la situation a-t-elle changé ? Malheureusement non. A chaque époque, il y a également son lot de personnes qui font le mal, qui assassinent. Les méthodes changent plus ou moins. Mais l’appât du gain, être puissant, se venger, certains ne pensent qu’à ça et y arrivent.

Kate Mosse alterne donc les parties entre Léonie et Meredith. Le lecteur suit le destin de l’une et de l’autre pour qu’elles arrivent finalement à se retrouver car très vite on sait qu’il y aura quelque chose entre elles. Mais quoi ? Le lecteur pourra rester sur sa faim car un élément du puzzle n’a pu être dévoilé.

J’ai également aimé dans ce roman cette part de surnaturel, d’occultisme avec le tarot… Etant assez portée sur le sujet, cela ne pouvait que m’intéresser. Tout comme l’histoire donc du Sépulcre, de cette musique omniprésente car apprise, entendue. Mais les éléments naturels et autres sont sources de musique.

J’ai constaté une petite coquille vers le début dans l’histoire de Léonie et une date. Nous passons du mercredi 16 septembre, alors que nous étions au mardi 17 septembre.

Sépulcre de Kate Mosse

date de sortie : mai 2008

Editeur : Le Livre de Poche

ISBN : 978-2-253-12697-3

Nb de pages : 826

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Le chuchoteur de Donato Carrisi – Source Le Livre de Poche

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