Thoiry une aventure sauvage de Paul de la Panouse

Thoiry une aventure sauvage de Paul de la Panouse, présentation de l’éditeur

Un beau livre pour les 50 ans de la réserve africaine de Thoiry.

La famille des comtes de La Panouse est l’animatrice historique du château de Thoiry depuis 1559. Ses objets d’art embellissent la vie quotidienne. Ses jardins, labellisés « Jardins remarquables », témoignent de la vision idéalisée de la nature à l’époque où ils furent créés. 400.000 manuscrits font parler les ancêtres. Paul, soutenu par ses parents, en ouvrant le château au public, lui a donné une fonction sociale et une activité culturelle.
Le château apparaît comme un temple solaire, encadrant les événements astronomiques de la course du soleil dans le ciel par la géométrie sacrée. Le nombre d’or et les fréquences musicales ordonnent son architecture.
En créant la Réserve Africaine (1968) Paul a fait vivre pour la première fois les animaux sauvages et exotiques ensemble et en liberté dans de vastes espaces. En attirant 23 millions de visiteurs, les animaux ont sauvé le château. En prenant à bord et en reproduisant des espèces menacées de disparition, le vaisseau à voyager dans le temps est aussi une arche de Noé contemporaine. Paul a créé d’autres parcs animaliers, Peaugres, Ardèche, Sigean, Aude et en Afrique.
Au fil des siècles et des continents, les aventures de cette saga familiale révèlent la solidarité intime que nous partageons tous avec les personnes historiques, les animaux sauvages et les arbres, nos frères de sang et de sève, et elles témoignent de la gloire de vivre.

Avis Thoiry une aventure sauvage de Paul de la Panouse

Un très beau livre reçu dans le cadre de la dernière Masse Critique Babelio de l’année. Un livre demandé et le hasard a fait que j’ai été choisie.

Thoiry, ce n’est pas que la réserve qui se visite même si le livre fête l’anniversaire de cette ouverture. En 2019, Thoiry fête ses 460 ans. Thoiry, c’est aussi son château.

Un très beau livre et un gros livre avec de nombreux textes explicatifs et de nombreuses photos. Tous m’a pratiquement plu sauf la partie construction de ce château, un peu trop incompréhensible à mon goût car il fallait que je retienne les calculs … et comme je ne suis pas une matheuse. En tous les cas, j’ai retenu les éléments principaux de la construction de ce fabuleux château, en définitive et c’est le principal.

Une grande partie historique est consacrée à Thoiry avec de nombreuses générations qui ont oeuvré pour la conservation de leur patrimoine. Mariages entre cousins, rapprochements et une descendance qui a eu à coeur d’évoluer selon son temps. C’est le cas de l’auteur de ce beau livre qui explique tout. Tous ceux qui ont habité Thoiry ont oeuvré aux plus grandes instances de l’Etat, que ce soit des monarchies ou autres. Le château conserve de nombreuses archives avec souvent des textes rares, comme des signatures. Paul de la Panouse retrace admirablement tout cela. On s’attache, ainsi, aux personnages.

Thoiry, une aventure sauvage mais aussi une aventure humaine. Paul de la Panouse a eu l’aval de sa famille pour son idée, ouvrir une réserve où les animaux sauvages pourraient évoluer en toute liberté. Il n’avait aucune notion sur ce sujet, mais il a su s’entourer, poser des questions, écouter, pour que son château s’ouvre au public et soit aussi un formidable succès populaire, qui permet au château de vivre et de ne pas sombrer dans l’oubli, de rester aussi beau qu’au moment de sa construction. Aventure humaine car avec tous ceux qui ont oeuvré avec lui, il a su leur donner, aussi, les responsabilités nécessaires. Tous ceux qui habitent près de Thoiry profitent de toutes les avancées technologiques, des évolutions sociétales et tout ce qui est développé au niveau écologique.

Il en faut de la volonté pour faire valoir ses idées, et surtout permettre aux animaux de vivre heureux, en liberté. Thoiry, ce sont des animaux qui se reproduisent, ce qui permet à certaines espèces en voie de disparition de ne pas sombrer. C’est introduire des espèces pour qu’elles vivent ensemble. C’est faire face aussi à leurs facéties. Les humains ont tant à apprendre des animaux. Il faut pouvoir faire vivre les bêtes les plus dangereuses en liberté sans agression, sans fuites.

Un véritable plaidoyer également pour la non destruction des forêts qui entraîne la disparition des animaux.

Lorsque nous étions dans la région parisienne, nous sommes allés un dimanche à Thoiry. Nous avions beaucoup aimé la visite. Nous connaissions déjà la réserve africaine de Sigean pour y être allés de nombreuses fois quand nous vivions dans les PO. Et j’ai appris un élément fondamental quant à Thoiry et Sigean, ce sont les mêmes fondateurs.

Thoiry est classé monument historique. Il est impossible d’y faire ce que l’on veut, que ce soit ses propriétaires ou les grands groupes. Mais la politique sait jouer avec ce qui lui semble le mieux pour gagner de l’argent. Il en a fallu à tous dans la famille de Paul de la Panouse pour sauver Thoiry, sauver d’autres sites, en créer également.

Une belle aventure et surtout un magnifique livre, avec de très belles photos, accompagné d’un DVD.

Je remercie Babelio et sa Masse critique.

Thoiry une aventure sauvage de Paul de la Panouse

date de sortie : 13 mars 2019

Editeur : L’Archipel

Isbn : 978-2-8098-2622-7

Nombre de pages : 255

Les yeux des ténèbres de Dean Koontz

Les yeux des ténèbres de Dean Koontz - Editions L'Archipel

Les yeux des ténèbres de Dean Koontz – Editions L’Archipel

Les yeux des ténèbres de Dean Koontz, présentation

Tina croit voir son fils dans une voiture. Mais à chaque fois, elle se trompe. Danny est mort dans un accident, il y a un an. Elle n’a pas pu voir son corps car on lui a annoncé qu’il était trop mutilé. Elle croit qu’il est toujours vivant.

Depuis quelque temps, elle fait de nombreux cauchemars. Dans la chambre de son fils, des mots s’inscrivent et s’effacent sur le chevalet. Pas mort, pas mort, pas mort.

Avis Les yeux des ténèbres de Dean Koontz

Tina est divorcée. Elle a perdu son fils de 10 ans dans un horrible accident. Le deuil est difficilement acceptable, mais son travail lui permet de ne pas trop y réfléchir. Des éléments bizarres se mettent en place. Elle fait des cauchemars, des inscriptions sur un tableau, des changements brutaux de température commencent à lui faire peur. Malgré cette peur, elle arrive à faire face. Son premier spectacle est un immense succès. Elle rencontre un homme, Elliot, pour qui elle va très vite éprouver des sentiments. En discutant avec lui, elle lui fait part de certains éléments, notamment le fait qu’elle n’a pas pu voir son fils dans son cercueil. Avocat, il lui propose de demander l’ouverture du cercueil à un juge. Elle accepte. C’est le Nouvel An, ils doivent passer la soirée et les quelques jours qui suivent ensemble. Mais, chez lui, il est agressé par deux hommes qui révèlent travailler pour une organisation secrète gouvernementale. Il arrive à s’en sortir et roule très vite vers la maison de Tina. Les évènements s’enchaînent. Ils se rendent compte que leur vie ne tient plus qu’à un fil. Est-ce dû au fait de la demande d’ouverture du cercueil ? Est-ce que le fils de Tina est vraiment mort ? Que vont-ils trouver ?

Qu’est-ce que j’ai en ce moment avec les polars ? Ils sont peu à trouver grâce à mes yeux. C’est le cas de celui-ci. Dialogues creux, rebondissements qui ne me tiennent pas en haleine, je ne trouve absolument pas matière. Ce roman, écrit dans les années 80, est annoncé comme étant une anticipation à ce que nous connaissons cette année avec l’épidémie de Covid-19. Sauf que à part quelques lignes, en milieu du roman, et à la fin, concernant des études faites en Chine, en Russie ou ailleurs et les Etats-Unis qui font des tests en ce sens, il faut attendre la fin du roman pour que le mot soit réellement prononcé.

Le début de ce roman était sympathique avec une jeune femme qui a, pendant un an, mis au point un spectacle, présenté à Las Vegas. Elle tient à ce spectacle qui peut lui ouvrir de nombreuses portes. Tina aime la danse, Tina aime le beau, Tina aime faire rêver et trouver des idées à mettre en pratique. Malgré son divorce et la perte de son fils, elle essaie de tenir bon. Ces messages de l’au-delà, ces manifestations étranges auraient pu la faire plonger dans la folie. Mais non, au fur et à mesure, elle sait que son fils n’est pas mort, elle le sent et surtout elle estime que ces messages viennent de lui. De ce côté-là, les enchaînements, les explications sont bien menées, je ne trouve rien à redire, mais ce n’est pas assez dense pour que cela fasse réellement peur. Mais la rencontre avec ce séduisant avocat, leur quête pour la vérité, leurs échanges, les courses contre la montre n’ont aucun caractère d’urgence, à mon goût, même à la fin sur les 50 dernières pages.

Les manifestations psychiques développées par l’enfant, les appels à l’aide, ce qu’il apporte à sa mère et à Elliot sont les plus intéressantes à mon goût, mais pas assez développées, ce qui est bien dommage.

Les yeux des ténèbres de Dean Koontz

date de sortie : 9 avril 2020

Editeur : L’Archipel

Isbn : 978-2-8098-2909-9

Nombre de pages : 427

Mortelle tentation de Christophe Ferré

Mortelle tentation de Christophe Ferré - Edition L'Archipel

Mortelle tentation de Christophe Ferré – Edition L’Archipel

Résumé Mortelle tentation de Christophe Ferré

Toulouse, Alexia est mariée à Peter, un rugbyman du Stade Toulousain. Il a pris sa retraite professionnelle, mais il continue à jouer au rugby, il fait de la randonnée, il est architecte d’intérieur. Il est encore adulé par les foules.

Il est parti en randonnée pendant plusieurs jours, mais lorsqu’un ami appelle Alexia, suite à un repas, et qu’elle n’arrive pas à joindre son mari, l’épouse commence à prendre peur.

Avis Mortelle tentation de Christophe Ferré

Lorsqu’Alexia commence à laisser de nombreux messages à son mari, sans obtenir de réponse, elle commence à paniquer. Même s’il part pendant de nombreux jours, il lui envoie toujours un SMS, ou il l’appelle pour lui donner des nouvelles. Ils sont les parents d’un jeune adolescent. Ils ont de nombreux amis, mais les plus proches sont Léo et Chloé.

Face à cette absence de réaction de la part de Peter, Alexia va passer par tous les états d’âme. La colère et la peur, jusqu’à la découverte du cadavre d’une jeune femme à l’endroit où devait se trouver Peter. D’ailleurs, Alexia va recevoir une lettre qui va mettre le feu au poudre. Son mari adoré la trompe. Est-il coupable de ce meurtre ? Alexia va osciller entre les deux états, le croire coupable, le croire innocent. Et lorsqu’elle va enfin arriver à le voir, cela ne va rien arranger. Peter ne lui dit absolument pas la vérité. En plus, elle prend peur pour sa vie, car les meurtres sont horribles. Elle craint pour sa vie, s’en épanche auprès de ses amis, des forces de police. Qui croire, la justice, ses amis, elle qui se coupe, tout de même, du monde, qui pense mettre fin à ses jours?

Ce roman aurait pu être très bien, un coup de coeur, mais à la lecture, lorsque les pages se tournent, facilement grâce aux chapitres très courts, et heureusement, et aux effets de style, car l’auteur arrive à poser à chaque fin de chapitre une interrogation, un retournement de situation, j’ai trouvé qu’il y avait trop de répétitions. A force, le lecteur le sait que Peter est l’homme de sa vie, de toute une vie qu’elle ne peut pas balayer comme ça. Peter est son amour, certes, et il est normal qu’elle soit en colère lorsqu’elle découvre, au fur et à mesure, qu’elle a été trompée et abusée de cette façon. Mais trop de répétitions, souvent les mêmes phrases, tuent un roman et ne lui donnent aucun cachet. J’ai eu l’impression que l’auteur cherchait à combler le nombre de pages. De plus, je n’ai pas trouvé les dialogues assez riches, souvent bâclés. On dirait ceux d’une jeune adolescente et non d’une femme d’une quarantaine d’années, avocate de surcroît, dont la communication verbale devrait être au top. Il est vrai que l’on peut perdre ses nombreux moyens lorsqu’une infidélité, couplée de deux meurtres, est découverte. 

Personnellement, je trouve la présence de nombreux clichés. Les clichés de la mafia russe, des jeunes prostituées, du tueur en série. J’écris clichés car ils arrivent, dans le roman, comme ça, sans être franchement développés. La fin est conforme à ce que j’attendais, sans coup d’éclat, avec un assassin trouvé et une femme amoureuse toujours indécise.

Par contre, pour ceux qui ne connaissent pas la région, Toulouse, ses environs, les Pyrénées, le lecteur rencontre un véritable dépaysement avec des paysages  de montagne époustouflants, propres aux randonnées. 

Auteur et éditeur ne vont peut-être pas apprécier ma critique qui n’est pas très positive. Je partage mon sentiment de lecteur, profondément fan de policiers, de polars, de thrillers. De plus, la lecture de ce roman arrive après quatre très bons romans lus.

Je remercie Netgalley et les Editions L’Archipel pour cette lecture.

Mortelle tentation de Christophe Ferré

Date de sortie : 9 octobre 2019

Editeur : L’Archipel

Nombre de pages : 380

ISBN : 9782809827217

Sans mon ombre d’Edmonde Permingeat

Sans mon ombre d'Dedmonde Permingeat - Editions de l'Archipel

Sans mon ombre d’Dedmonde Permingeat – Editions de l’Archipel

Résumé Sans mon ombre d’Edmonde Permingeat

Alice et Célia, jumelles, se retrouvent dans les Calanques. Mais la rencontre tourne mal. Célia reçoit des gifles retentissantes de sa soeur. Elle tombe et meurt.

Alice prend la place de sa soeur au sein de sa famille.

Avis Sans mon ombre d’Edmonde Permingeat

Deux soeurs au caractère opposé mais qui se ressemblent tant et plus. Alice a toujours été la plus érudite, elle est d’ailleurs prof de philo et profite de la vie comme elle le souhaite. Elle a fait la fierté de son père mais a toujours été rabaissée par sa mère. Frondeuse, elle a toujours bousculé les ordres, au contraire de sa jumelle. Cette dernière a trouvé l’amour de sa vie très jeune, a été maman assez tôt et semble avoir une vie de rêve, à l’abri de tout souci matériel. Mais c’est l’arbre qui cache la forêt. Alice a toujours été jalouse de sa soeur car elle voulait être l’unique. Déjà, petite, elle a toujours voulu se différencier, exister sans l’autre. Elle en a pris conscience en voyant son double dans son miroir. Pourtant, petites, elles ont passé de bons moments ensemble, dans la ferme des grands-parents. Mais il semble que cela soit le seul endroit où la rivalité n’était pas de mise. Haine, rancoeurs, jalousies, mais il y a aussi de l’amour entre les deux soeurs et elles ne se le montrent pas.

Dans cette première partie, Alice va vivre à la place de sa soeur, comme elle l’a toujours souhaité. A elle, les belles robes, l’argent facile. Mais dans ce milieu, l’envers du décor est tout autre. Le mari se révèle pire que ce qu’Alice pensait. En plus, elle doit se conformer aux petites mesquineries des uns et des autres, à la goujaterie des hommes, aux remarques perfides de la belle-mère et de la soeur. Alice va se rendre compte de l’enfer vécu par sa soeur, surtout lorsqu’elle trouvera son journal. Elle découvrira des secrets, elle est prise dans une spirale infernale pour qu’on ne la reconnaisse pas. Une première partie du point de vue d’Alice et une seconde partie du point de vue de Célia. Pour cette dernière, elle est honnête envers elle-même mais elle est la plus forte, à mon avis. Toujours rabaissée, elle n’a jamais eu confiance en elle. Elle a toujours été sous la coupe de sa soeur et ensuite de son mari. Mais arrive un âge où elle a eu envie de prendre son envol, de vivre pour elle, ses propres expériences. Elle a toujours regretté de ne pas être proche de son double qu’elle n’a pas jalousé mais elle a été la seule à souffrir. Célia va vite apprendre que la vie n’est pas rose, que même dans le milieu de son mari, derrière les alcôves se cachent les plus sombres secrets. Prendre la vie de sa soeur, la vivre n’est pas de tout repos pour Alice qui ne doit faire aucun faux pas pour ne pas se griller. Elle va, plus ou moins, apprendre la patience pour ne pas être démasquée. Elle est assez forte, tout de même, pour ça pour ne pas réagir face à sa belle-mère, face à toutes ses mamans qui ne pensent qu’à leur progéniture, à ses parangons de vertu.

Je trouve que l’auteur ne nous détaille pas assez le pourquoi de cette violence envers Célia, à l’instant T. Bien sûr, il y a cette jalousie profonde d’Alice envers sa soeur, son Double, son Miroir. Alice qui a toujours voulu être la seule. Peut-on parler d’accident toutes ces gifles retentissantes ?

J’ai des sentiments ambivalents quant à cette lecture. J’ai aimé l’histoire mais elle souffre de certains dialogues pas assez riches, pas assez travaillés. Cela a gâché ma lecture, malgré tout. Le final est, toutefois, très intéressant. Je ne m’y attendais pas mais il n’y avait que ça pour sauver les deux soeurs. Quant à ce qui arrive quelque temps plus tard, cela démontre bien que même des jumelles ne peuvent pas tromper tout le monde. Le rythme ne souffre d’aucun temps mort. Le personnage d’Alice, vis à vis de sa soeur, n’est pas assez étoffé à mon goût. On passe très vite, un peu trop vite sur ses réactions après la mort de sa soeur, ses décisions ambivalentes. Je n’ai pas pu m’attacher à Alice car elle n’a pas été rendue assez humaine par l’auteur, même dans les derniers instants. Quant à Célia, elle n’est pas si innocente que cela, elle a grandi au fur et à mesure des années. L’auteur égrène les réflexions d’Alice par des passages en italique. Cela montre sa grande culture mais aussi son caractère frondeur qu’elle tempère avec cette expérience. 

Je remercie Netgalley et les Editions L’Archipel pour cette lecture.

Sans mon ombre d’Edmonde Permingeat

Date de sortie : 17 avril 2019

Editeur : L’Archipel

Nombre de pages : 440

ISBN : 978-2-8098-2619-7

Souvenirs effacés d’Arno Strobel

Souvenirs effacés d'Arno Strobel - Editions L'Archipel

Souvenirs effacés d’Arno Strobel – Editions L’Archipel

Résumé Souvenirs effacés d’Arno Strobel

Un jeune enfant est enlevé. Sa mère tente de poursuive la voiture. C’est ensuite le trou noir.

Une femme se réveille dans ce qui semble être une chambre d’hôpital. On lui annonce qu’elle a été dans le coma deux mois.

Avis Souvenirs effacés d’Arno Strobel

Que se passe-t-il quand on efface tout d’un cerveau et qu’on lui insuffle les souvenirs d’une autre personne ? Est-ce que c’est ce qui est arrivé à Sybille ? Tout commence par l’enlèvement d’un enfant. Une mère court derrière la voiture et c’est le trou noir. Une femme se réveille dans une chambre. Elle rencontre un médecin qui lui annonce qu’elle a été dans le coma pendant deux mois. Elle prend peur, se méfie et arrive à s’échapper. Elle se prénomme Sybille et elle va tout faire pour retrouver son ancienne vie car elle se rappelle de tout. Elle se rend à son domicile mais face à l’homme qui se présente devant elle, qu’elle nomme son mari et malgré les souvenirs qu’eux seuls peuvent connaître, elle est rejetée. Pourquoi ? Parce que Sybille n’est pas sa femme. Cette dernière a disparu il y a deux mois.

Une course contre la montre s’engage pour Sybille. Elle veut retrouver son fils Lukas. Elle rencontrera divers personnages sur son chemin, Rosie, Christian, la police… Elle va tenter, par tous les moyens, mis à sa disposition de faire toute la lumière sur ces souvenirs effacés de la mémoire de ses proches. En effet, personne ne la reconnait. Pourtant, elle se rappelle de tout. Y a-t-il une machination contre elle ? Et pourquoi, tout le monde lui dit qu’elle n’a pas d’enfants. Epiée, surveillée, à qui Sybille peut-elle faire confiance ? Rosie ? Christian ? Certainement pas la police, même si un de ses membres ne l’arrête jamais. Tous ceux qui l’aident sont suspects aux yeux du lecteur car il semblerait qu’ils lui racontent tous des histoires. Mais Sybille tient bon. Des flashes, quelques réminiscences vont l’emmener jusqu’au bout, jusqu’à cette vérité qu’elle recherche et qui fait froid dans le dos.

L’auteur nous emmène dans un thriller psychologique et le lecteur suit à la trace Sybille pour connaître, comme elle, toute la vérité sur cette histoire. Les personnages et leurs caractères sont très bien détaillés. Le lecteur sent qu’ils sont tous plus ou moins manipulés par plus haut placé qu’eux. Ce roman, dans son ensemble et surtout avec les explications données à la fin, avant que le dénouement se produise, nous permettent de comprendre que l’on doit faire confiance à la recherche mais également se méfier de ceux qui tentent de faire des expériences sur les humains. Un roman peut révéler la vérité. Je ne sais pas si on en est encore à ce stade là, mais si c’est le cas ou si cela doit arriver, cela fait froid dans le dos. L’imagination d’un auteur est certes débordante mais elle peut être prémonitoire. En tous les cas, je sais que le cerveau est un grand mystère et qu’il reste beaucoup de choses à découvrir sur lui. Deux phénomènes m’ont interpellé. Pourquoi un cerveau resté sans oxygène 10 minutes a-t-il pu repartir sans séquelles ? Pourquoi un cerveau envoie des signaux, des ordres difficiles à contrôler ce qui entraîne des maladies psychiatriques plus ou moins importantes ? Tout seul, le cerveau peut réaliser des prouesses formidables ou pas. Aidé, qu’est-ce que cela peut donner ? C’est ce que nous explique le roman.

Il semblerait que l’auteur ait choisi des personnages féminins pour être les héroïnes de ces romans. La couverture de son premier, Enterrées vivantes me donne forcément envie, vu que j’ai grandement apprécié cette première lecture et donc une découverte pour moi d’un autre auteur de polar.

Je remercie les Editions L’Archipel pour l’envoi de ce roman. Je vais m’empresser de découvrir, en poche, Enterrées vivantes.

Souvenirs effacés d’Arno Strobel

Date de sortie : 6 juin 2018

Editeur : L’Archipel

Nombre de pages : 322

ISBN : 978-2-8098-2450-6

48 heures pour mourir d’Andreas Gruber

48 heures pour mourir d’Andreas Gruber – Source Editions L’Archipel

Carmen, infirmière, a été enlevée. Son corps est coulé dans le béton. Quand elle apprend le nom de celui qui l’a enlevé, elle sait qu’elle n’a plus aucune chance.

Deux mois plus tard, une autre femme est retrouvée morte dans une église. Le père de Sabine avait été averti 48 heures plus tôt de l’enlèvement de son ex-épouse. Il semble un des suspects idéaux, même si Sabine, commissaire, ne croit pas du tout à sa culpabilité.

Je suis un peu déçue par ma lecture. Je n’ai pas trouvé l’intensité propre à un thriller. Pourtant l’histoire tient bien la route. Mais il manque, à mon humble avis, une dimension beaucoup plus noire dans les meurtres, dans la recherche du coupable et de son profil. Pourtant, les 70 dernières pages sont menées tambour battant. Des femmes doivent être retrouvées avant qu’elles ne meurent, à moins que cela ne soit leurs cadavres. Le tueur, qui mène en bateau tout le monde, doit être appréhendé.

C’est vraiment dommage que l’auteur n’ait pas autant démontré les sentiments de Sabine, dont la mère a été assassinée par ce tueur en série. Pourtant, il les décrit assez bien. Mais je n’ai pas été foncièrement touchée par sa peine, par son envie d’en découdre. Elle semble détachée par ce qui arrive. Peut-être est-ce dû au fait qu’elle semble plus proche de son père, soupçonné du meurtre de son ex-femme ? Peut-être est-ce dû à son sentiment de culpabilité ? Si c’est le cas pour ce dernier, le roman aurait été plus intense. Je me suis attachée à Sabine qui veut sauver sa famille, qui veut que celle-ci se serre les coudes. Elle apprendra, d’ailleurs, quelques éléments du passé mais qui ne changeront rien à l’amour qu’elle porte aux siens. Sabine souhaite d’ailleurs intégrer une unité d’élite. Mais avec cette histoire, entraînée par S. Sneidjer, au mépris des ordres de ses supérieurs, lui permettra-t-elle de devenir profileuse. Quant à Helen, la psychothérapeute, elle se retrouve à devoir sauver une femme dans les 48 heures. Elle trouve très vite les indices demandés par le tueur et sa vie personnelle se trouve être remise en question. S. Sneijder, quant à lui, ne m’avait pas fait le moindre effet au départ. Difficile à vivre, pas du tout aimé, les relations avec Sabine sont très vite mal parties, comme d’ailleurs avec tous ceux qui croisent sa route. Mais elle n’hésite pas à apprendre auprès de lui. Il teste la partenaire qu’il a choisi. Un gros our mal léché.

La quête de ce tueur en série est assez intense puisque les éléments se révèlent au fur et à mesure. Le but, ne pas arriver trop tard. Ces fameuses 48 heures. Mais même s’il y a urgence, je ne l’ai pas ressentie dans ce roman, malgré les voyages de Sabine et de S. Sneidjer.

On peut également se demander quels peuvent être les bienfaits d’une psychothérapie lorsqu’elle n’est pas du tout encadrée, lorsque le psychothérapeute prend des libertés par rapport à son métier. Je ne dis pas que tous le fond et heureusement. Certains veulent aider mais font plus de mal que de bien, surtout lorsqu’ils se trouvent face à des personnalités aussi malades. J’ai lu également un élément dont je connais quelques informations. La logothérapie selon Viktor E. Frankel, un réchappé des camps de la mort. J’en ai entendu beaucoup de bien pour ceux qui ont des soucis psychiques quels qu’ils soient. Mais une thérapie fonctionne si le patient veut bien y arriver et si la thérapie lui est bien destinées. Nous avons des dimensions du bien et du mal. Que cela soit dans l’éducation des enfants ou plus tard à l’âge adulte. Doit-on se venger parce que l’on a souffert ? Ou doit-on grandir même si cela fait mal ?

Il y a du potentiel pour en faire un livre plus noir. Je trouve l’auteur pas mauvais, tout de même. Première fois publié en France. Ce serait intéressant de lire un autre roman pour se rendre compte s’il y a une bonne évolution. Je ne ferme pas ma porte à Andreas Gruber, loin de là. En effet, se baser sur une histoire d’enfant pour les meurtres du tueur en séries, c’est pas mal trouvé. Après réflexion, en définitive, de nombreuses histoires pour ces gamins ne sont pas si gentilles que ça. Elles sont là souvent pour faire peur. Tout comme certains dessins animés montrant la violence. 

Je remercie les Editions L’Archipel pour l’envoi de ce nouveau roman.

48 heures pour mourir d’Andreas Gruber

date de sortie : 2 septembre 2015

Editeur : L’Archipel

ISBN : 978-2-8098-1740-9

Nb de pages : 418

Un si beau soleil pour mourir de James Patterson

Un si beau soleil pour mourir de James Patterson – Source Editions L’Archipel

 Ned a 7 ans, il veut quitter sa maison d’Albany car il y a un monstre. Il a trouvé le revolver de son père et le tue. Sa mère s’accuse du meurtre.

Ethan , un jeune homme milliardaire, et sa jeune épouse Abigail, sont en lune de miel. Ils sont assassinés.

John O’Hara est un agent du FBI. Son patron l’oblige à voir un psy. John est contacté par le père d’Ethan qui souhaite qu’il résolve le crime commis contre son fils. Avec l’aval du FBI, John part sur les lieux.

J’avais déjà commencé à m’attacher à John O’Hara, cet agent du FBI mis sur la touche pour pouvoir se soigner et ne pas commettre un acte pour se venger. Mais voilà, il semblerait que l’auteur l’ait fait assassiner (je ne lis pratiquement jamais les 4ème de couverture pour me laisser le plaisir de la découverte), comme tous les autres John O’Hara et ils semblent nombreux pour le FBI. Mais l’auteur joue avec nos nerfs avec ses personnages et nous mène bien en bateau. Je ne l’avais pas vue venir celle-là. Mais au deuxième coup, le lecteur ne se fait pas avoir par l’auteur et rigole même. Donc, comme je l’écrivais, on n’a pas le temps de s’attacher ni aux uns, ni aux autres. Sauf pour moi, cela a été John à cause de son caractère. Il est également un électron libre qui n’en fait qu’à sa tête. Il est rapide, tête brûlée et connait la nature humaine.

J’ai vraiment aimé le style de l’auteur avec ces chapitres très courts, percutants, qui sonnent comme un coup de feu, comme une scène de cinéma,  comme une situation urgente. Il nous laisse à chaque fois sur notre faim à la fin de chaque chapitre, tous très accrocheurs, nous incitant à tourner les pages pour avancer, pour connaître la suite de l’histoire. Et ça marche, je me suis octroyée des heures de lecture pour terminer ce roman en deux jours. Comme quoi, même si le lecteur n’a pas vraiment peur, il est happé par l’histoire et par les personnages. Le roman fait vraiment son job, nous permettre de nous évader, de nous fondre dans les décors nombreux, de vivre avec John et Sarah, tous deux agents du FBI. Cette dernière traque les tueurs en série et son chemin va croiser celui de John puisque c’est un O’Hara.

Avec toutes ces séries de meurtres, on se pose forcément la question. Pourquoi les O’Hara ? Pourquoi les jeunes mariés ? Deux enquêtes valent mieux qu’une. Au départ, on sait très vite pourquoi Ned, que l’on retrouve des années plus tard, tue son père. Mais on en apprend beaucoup plus sur lui et sur ce qui le lie à sa soeur. Pas joli, joli.

Comme son personnage John O’Hara, le ton du roman est dans l’humour, dans l’autodérision. Fausse modestie également. Le roman est parsemé de personnages connus, comme des acteurs, des auteurs, des informations politiques.

Malgré le ton du roman, le message passe quand même. John est hanté par la mort de sa femme, tuée par un chauffard saoul qui a pris le minimum en terme de punition. Mais grâce à son psy, il comprend qu’il doit rester pour ses enfants, ne rien faire qui pourrait encore plus les anéantir. Il doit également entretenir le souvenir des jours heureux, le bonheur, et surtout, même s’il ne pardonne pas, car il ne le peut pas, il peut tendre la main à celui qui a détruit en écoutant ses arguments, même s’il ne lui donne pas l’absolution. Cela permet à John de pouvoir vivre avec son drame, sans être hanté par la volonté de se venger. Il fait la paix avec lui-même pour pouvoir continuer à vivre et travailler.

Je remercie énormément Les Editions L’Archipel pour ce partenariat. J’ai adoré connaître cet auteur.

Un si beau soleil pour mourir de James Patterson

date de sortie : 19 août 2015

Editeur : L’Archipel

ISBN : 978-2-8098-1733-1

Nb de pages : 362