Souvenirs effacés d’Arno Strobel

Souvenirs effacés d'Arno Strobel - Editions L'Archipel

Souvenirs effacés d’Arno Strobel – Editions L’Archipel

Résumé Souvenirs effacés d’Arno Strobel

Un jeune enfant est enlevé. Sa mère tente de poursuive la voiture. C’est ensuite le trou noir.

Une femme se réveille dans ce qui semble être une chambre d’hôpital. On lui annonce qu’elle a été dans le coma deux mois.

Avis Souvenirs effacés d’Arno Strobel

Que se passe-t-il quand on efface tout d’un cerveau et qu’on lui insuffle les souvenirs d’une autre personne ? Est-ce que c’est ce qui est arrivé à Sybille ? Tout commence par l’enlèvement d’un enfant. Une mère court derrière la voiture et c’est le trou noir. Une femme se réveille dans une chambre. Elle rencontre un médecin qui lui annonce qu’elle a été dans le coma pendant deux mois. Elle prend peur, se méfie et arrive à s’échapper. Elle se prénomme Sybille et elle va tout faire pour retrouver son ancienne vie car elle se rappelle de tout. Elle se rend à son domicile mais face à l’homme qui se présente devant elle, qu’elle nomme son mari et malgré les souvenirs qu’eux seuls peuvent connaître, elle est rejetée. Pourquoi ? Parce que Sybille n’est pas sa femme. Cette dernière a disparu il y a deux mois.

Une course contre la montre s’engage pour Sybille. Elle veut retrouver son fils Lukas. Elle rencontrera divers personnages sur son chemin, Rosie, Christian, la police… Elle va tenter, par tous les moyens, mis à sa disposition de faire toute la lumière sur ces souvenirs effacés de la mémoire de ses proches. En effet, personne ne la reconnait. Pourtant, elle se rappelle de tout. Y a-t-il une machination contre elle ? Et pourquoi, tout le monde lui dit qu’elle n’a pas d’enfants. Epiée, surveillée, à qui Sybille peut-elle faire confiance ? Rosie ? Christian ? Certainement pas la police, même si un de ses membres ne l’arrête jamais. Tous ceux qui l’aident sont suspects aux yeux du lecteur car il semblerait qu’ils lui racontent tous des histoires. Mais Sybille tient bon. Des flashes, quelques réminiscences vont l’emmener jusqu’au bout, jusqu’à cette vérité qu’elle recherche et qui fait froid dans le dos.

L’auteur nous emmène dans un thriller psychologique et le lecteur suit à la trace Sybille pour connaître, comme elle, toute la vérité sur cette histoire. Les personnages et leurs caractères sont très bien détaillés. Le lecteur sent qu’ils sont tous plus ou moins manipulés par plus haut placé qu’eux. Ce roman, dans son ensemble et surtout avec les explications données à la fin, avant que le dénouement se produise, nous permettent de comprendre que l’on doit faire confiance à la recherche mais également se méfier de ceux qui tentent de faire des expériences sur les humains. Un roman peut révéler la vérité. Je ne sais pas si on en est encore à ce stade là, mais si c’est le cas ou si cela doit arriver, cela fait froid dans le dos. L’imagination d’un auteur est certes débordante mais elle peut être prémonitoire. En tous les cas, je sais que le cerveau est un grand mystère et qu’il reste beaucoup de choses à découvrir sur lui. Deux phénomènes m’ont interpellé. Pourquoi un cerveau resté sans oxygène 10 minutes a-t-il pu repartir sans séquelles ? Pourquoi un cerveau envoie des signaux, des ordres difficiles à contrôler ce qui entraîne des maladies psychiatriques plus ou moins importantes ? Tout seul, le cerveau peut réaliser des prouesses formidables ou pas. Aidé, qu’est-ce que cela peut donner ? C’est ce que nous explique le roman.

Il semblerait que l’auteur ait choisi des personnages féminins pour être les héroïnes de ces romans. La couverture de son premier, Enterrées vivantes me donne forcément envie, vu que j’ai grandement apprécié cette première lecture et donc une découverte pour moi d’un autre auteur de polar.

Je remercie les Editions L’Archipel pour l’envoi de ce roman. Je vais m’empresser de découvrir, en poche, Enterrées vivantes.

Souvenirs effacés d’Arno Strobel

Date de sortie : 6 juin 2018

Editeur : L’Archipel

Nombre de pages : 322

ISBN : 978-2-8098-2450-6

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48 heures pour mourir d’Andreas Gruber

48 heures pour mourir d’Andreas Gruber – Source Editions L’Archipel

Carmen, infirmière, a été enlevée. Son corps est coulé dans le béton. Quand elle apprend le nom de celui qui l’a enlevé, elle sait qu’elle n’a plus aucune chance.

Deux mois plus tard, une autre femme est retrouvée morte dans une église. Le père de Sabine avait été averti 48 heures plus tôt de l’enlèvement de son ex-épouse. Il semble un des suspects idéaux, même si Sabine, commissaire, ne croit pas du tout à sa culpabilité.

Je suis un peu déçue par ma lecture. Je n’ai pas trouvé l’intensité propre à un thriller. Pourtant l’histoire tient bien la route. Mais il manque, à mon humble avis, une dimension beaucoup plus noire dans les meurtres, dans la recherche du coupable et de son profil. Pourtant, les 70 dernières pages sont menées tambour battant. Des femmes doivent être retrouvées avant qu’elles ne meurent, à moins que cela ne soit leurs cadavres. Le tueur, qui mène en bateau tout le monde, doit être appréhendé.

C’est vraiment dommage que l’auteur n’ait pas autant démontré les sentiments de Sabine, dont la mère a été assassinée par ce tueur en série. Pourtant, il les décrit assez bien. Mais je n’ai pas été foncièrement touchée par sa peine, par son envie d’en découdre. Elle semble détachée par ce qui arrive. Peut-être est-ce dû au fait qu’elle semble plus proche de son père, soupçonné du meurtre de son ex-femme ? Peut-être est-ce dû à son sentiment de culpabilité ? Si c’est le cas pour ce dernier, le roman aurait été plus intense. Je me suis attachée à Sabine qui veut sauver sa famille, qui veut que celle-ci se serre les coudes. Elle apprendra, d’ailleurs, quelques éléments du passé mais qui ne changeront rien à l’amour qu’elle porte aux siens. Sabine souhaite d’ailleurs intégrer une unité d’élite. Mais avec cette histoire, entraînée par S. Sneidjer, au mépris des ordres de ses supérieurs, lui permettra-t-elle de devenir profileuse. Quant à Helen, la psychothérapeute, elle se retrouve à devoir sauver une femme dans les 48 heures. Elle trouve très vite les indices demandés par le tueur et sa vie personnelle se trouve être remise en question. S. Sneijder, quant à lui, ne m’avait pas fait le moindre effet au départ. Difficile à vivre, pas du tout aimé, les relations avec Sabine sont très vite mal parties, comme d’ailleurs avec tous ceux qui croisent sa route. Mais elle n’hésite pas à apprendre auprès de lui. Il teste la partenaire qu’il a choisi. Un gros our mal léché.

La quête de ce tueur en série est assez intense puisque les éléments se révèlent au fur et à mesure. Le but, ne pas arriver trop tard. Ces fameuses 48 heures. Mais même s’il y a urgence, je ne l’ai pas ressentie dans ce roman, malgré les voyages de Sabine et de S. Sneidjer.

On peut également se demander quels peuvent être les bienfaits d’une psychothérapie lorsqu’elle n’est pas du tout encadrée, lorsque le psychothérapeute prend des libertés par rapport à son métier. Je ne dis pas que tous le fond et heureusement. Certains veulent aider mais font plus de mal que de bien, surtout lorsqu’ils se trouvent face à des personnalités aussi malades. J’ai lu également un élément dont je connais quelques informations. La logothérapie selon Viktor E. Frankel, un réchappé des camps de la mort. J’en ai entendu beaucoup de bien pour ceux qui ont des soucis psychiques quels qu’ils soient. Mais une thérapie fonctionne si le patient veut bien y arriver et si la thérapie lui est bien destinées. Nous avons des dimensions du bien et du mal. Que cela soit dans l’éducation des enfants ou plus tard à l’âge adulte. Doit-on se venger parce que l’on a souffert ? Ou doit-on grandir même si cela fait mal ?

Il y a du potentiel pour en faire un livre plus noir. Je trouve l’auteur pas mauvais, tout de même. Première fois publié en France. Ce serait intéressant de lire un autre roman pour se rendre compte s’il y a une bonne évolution. Je ne ferme pas ma porte à Andreas Gruber, loin de là. En effet, se baser sur une histoire d’enfant pour les meurtres du tueur en séries, c’est pas mal trouvé. Après réflexion, en définitive, de nombreuses histoires pour ces gamins ne sont pas si gentilles que ça. Elles sont là souvent pour faire peur. Tout comme certains dessins animés montrant la violence. 

Je remercie les Editions L’Archipel pour l’envoi de ce nouveau roman.

48 heures pour mourir d’Andreas Gruber

date de sortie : 2 septembre 2015

Editeur : L’Archipel

ISBN : 978-2-8098-1740-9

Nb de pages : 418

Un si beau soleil pour mourir de James Patterson

Un si beau soleil pour mourir de James Patterson – Source Editions L’Archipel

 Ned a 7 ans, il veut quitter sa maison d’Albany car il y a un monstre. Il a trouvé le revolver de son père et le tue. Sa mère s’accuse du meurtre.

Ethan , un jeune homme milliardaire, et sa jeune épouse Abigail, sont en lune de miel. Ils sont assassinés.

John O’Hara est un agent du FBI. Son patron l’oblige à voir un psy. John est contacté par le père d’Ethan qui souhaite qu’il résolve le crime commis contre son fils. Avec l’aval du FBI, John part sur les lieux.

J’avais déjà commencé à m’attacher à John O’Hara, cet agent du FBI mis sur la touche pour pouvoir se soigner et ne pas commettre un acte pour se venger. Mais voilà, il semblerait que l’auteur l’ait fait assassiner (je ne lis pratiquement jamais les 4ème de couverture pour me laisser le plaisir de la découverte), comme tous les autres John O’Hara et ils semblent nombreux pour le FBI. Mais l’auteur joue avec nos nerfs avec ses personnages et nous mène bien en bateau. Je ne l’avais pas vue venir celle-là. Mais au deuxième coup, le lecteur ne se fait pas avoir par l’auteur et rigole même. Donc, comme je l’écrivais, on n’a pas le temps de s’attacher ni aux uns, ni aux autres. Sauf pour moi, cela a été John à cause de son caractère. Il est également un électron libre qui n’en fait qu’à sa tête. Il est rapide, tête brûlée et connait la nature humaine.

J’ai vraiment aimé le style de l’auteur avec ces chapitres très courts, percutants, qui sonnent comme un coup de feu, comme une scène de cinéma,  comme une situation urgente. Il nous laisse à chaque fois sur notre faim à la fin de chaque chapitre, tous très accrocheurs, nous incitant à tourner les pages pour avancer, pour connaître la suite de l’histoire. Et ça marche, je me suis octroyée des heures de lecture pour terminer ce roman en deux jours. Comme quoi, même si le lecteur n’a pas vraiment peur, il est happé par l’histoire et par les personnages. Le roman fait vraiment son job, nous permettre de nous évader, de nous fondre dans les décors nombreux, de vivre avec John et Sarah, tous deux agents du FBI. Cette dernière traque les tueurs en série et son chemin va croiser celui de John puisque c’est un O’Hara.

Avec toutes ces séries de meurtres, on se pose forcément la question. Pourquoi les O’Hara ? Pourquoi les jeunes mariés ? Deux enquêtes valent mieux qu’une. Au départ, on sait très vite pourquoi Ned, que l’on retrouve des années plus tard, tue son père. Mais on en apprend beaucoup plus sur lui et sur ce qui le lie à sa soeur. Pas joli, joli.

Comme son personnage John O’Hara, le ton du roman est dans l’humour, dans l’autodérision. Fausse modestie également. Le roman est parsemé de personnages connus, comme des acteurs, des auteurs, des informations politiques.

Malgré le ton du roman, le message passe quand même. John est hanté par la mort de sa femme, tuée par un chauffard saoul qui a pris le minimum en terme de punition. Mais grâce à son psy, il comprend qu’il doit rester pour ses enfants, ne rien faire qui pourrait encore plus les anéantir. Il doit également entretenir le souvenir des jours heureux, le bonheur, et surtout, même s’il ne pardonne pas, car il ne le peut pas, il peut tendre la main à celui qui a détruit en écoutant ses arguments, même s’il ne lui donne pas l’absolution. Cela permet à John de pouvoir vivre avec son drame, sans être hanté par la volonté de se venger. Il fait la paix avec lui-même pour pouvoir continuer à vivre et travailler.

Je remercie énormément Les Editions L’Archipel pour ce partenariat. J’ai adoré connaître cet auteur.

Un si beau soleil pour mourir de James Patterson

date de sortie : 19 août 2015

Editeur : L’Archipel

ISBN : 978-2-8098-1733-1

Nb de pages : 362