Nous rêvions juste de liberté d’Henri Loevenbruck

Nous rêvions juste de liberté d'Henri Loevenbruck

Nous rêvions juste de liberté d’Henri Loevenbruck

Nous rêvions juste de liberté d’Henri Loevenbruck, présentation

Ils avaient juste 20 ans. Ils rêvaient de liberté. Il est au tribunal et ne peut pas tout raconter au juge car il n’a pas le temps.

Hugo Felida est né à Providence. Il intègre le lycée privé de la ville. Il se fait remarquer par son comportement. Il rencontre Freddy et les deux amis de Freddy. Il sera intégré par l’adolescent. Et ils seront ses meilleurs amis. Ils se comporteront comme de mauvais garçons.

Avis Nous rêvions juste de liberté d’Henri Loevenbruck

Le lecteur suit le narrateur, Hugo, soit Bohem. Dès le départ, on sait qu’il risque d’être condamné puisqu’il s’est adressé au juge. Mais pour quels faits, le dernier ou acte ou tous les actes durant ce roman ? Cela a été toute mon interrogation durant ce roman. Dans l’attente de la sentence, il raconte son histoire, sa très longue histoire. Hugo est un adolescent de Providence. Il est seul, son avenir s’annonce sombre dans cette ville où il n’y a plus d’emploi. Il vit dans une famille qui n’a pas d’argent. Sa mère a réussi à l’inscrire dans le seul lycée privé de la ville. Cette famille a subi un drame, la mort de la petite soeur d’Hugo, victime d’un chauffard. Dans ce lycée, Hugo va rencontrer Freddy qui deviendra son meilleur ami. Freddy représente tout pour lui, un début de cette liberté qu’il cherche. Avec Freddy et deux autres amis, Alex et Oscar, ils vont faire les 400 coups, être les petits caïds de cette ville de Providence. Avec chacun d’eux, Hugo aura une relation assez intense, différente selon la personnalité des uns et des autres. Mais Freddy restera son seul véritable ami avec lequel il partagera énormément pendant de nombreux mois. Et ce, jusqu’à l’incarcération dans un centre de détention pour jeunes. A leur sortie et suite à ce qu’il découvre, Hugo décide de partir avec ses amis, à moto. Mais Freddy ne suit pas et ce sera le premier drame.

Le lecteur suit donc les trois amis tout le long de leur périple, sur de nombreuses routes avec un but, trouver le frère d’Alex. Ils n’hésitent pas à s’arrêter, à passer du temps dans certains endroits, à faire des rencontres, pas toujours sympathiques, il faut bien le dire. Tous les trois savent jouer des poings, voire plus. Entre drogues, alcool, rixes, fuir la police, leurs journées tout comme leurs nuits peuvent être assez intenses. Mais Nous rêvions juste de liberté est également un roman sur l’amitié entre des êtres humains, ces clubs de motards qui font peur à tout le monde. Ils se connaissent tous, il y a souvent de la rivalité, mais aussi quand les uns et les autres sont acceptés, c’est à la vie, à la mort. Mais Hugo-Bohem ne peut pas se poser. Il faut qu’il soit pratiquement tout le temps sur sa moto, sur les routes, à arpenter de nombreux endroits. Cela peut être compris par ses autres amis, même si c’est un peu dur à accepter. Certains ont des objectifs, essayer de réussir, d’autres, comme Hugo, non. Juste cette liberté d’être, de faire. Pourtant ils sont vraiment très jeunes, ils n’ont pas 20 ans. Toujours dans ce roman, pour Bohem, son amitié avec Freddy qui semble anéantie, en ligne de fond, dans ses pensées. Ce garçon ne le quitte pas car c’est lui qui l’a, en premier, accepté, qui lui a permis d’entrevoir cette liberté tant chérie.

Des paysages à couper le souffle, parcourus à moto. Des personnages que j’ai adorés, franchement. Ils ont pratiquement tous souffert, que ce soit dans leur milieu familial avec ses drames ou tout simplement parce que, lorsque l’on appartient à un certain milieu, étranger ou ouvrier, les jeunes gens sont vite catalogués. Malgré cette violence pour se défendre, pour défendre les copains, Hugo est un jeune homme avec des principes. Ne pas voler les plus faibles, ne pas profiter des femmes et encore moins de violences envers eux et surtout être profondément loyal envers ses frères car il les aime. Est-ce que c’est réciproque ? L’argent change-t-elle un homme, tout comme la rivalité, ou encore le besoin de s’installer ? Peut-on réellement compter sur ses amis, sur ses frères sur un passé vécu ensemble ? La réponse d’Hugo-Bohm est vraiment dure à lire.

Pourquoi ai-je mis autant de temps à me plonger dans ce roman d’Henri Loevenbruck, pourtant acheté dès sa sortie poche, dans le coin de ma tête dès sa sortie en grand format ? Je ne m’attendais peut-être pas à un roman mais à un documentaire. Pourtant, entre, j’ai lu les deux derniers Henri Loevenbruck, dont J’irai tuer pour vous. Mais des fois, pour mon cas, il se révèle que des livres restent dans ma PAL et je les y laisse, retardant le moment de les lire. Est-ce dû à cette période de confinement où je suis plus à l’aise dans ma tête pour lire même si je suis en télétravail qui m’a incité à me plonger dans Nous rêvions juste de liberté ? Etait-ce le moment de le lire ? En tous les cas, je comprends pourquoi c’est vraiment un succès en librairie, au grand étonnement de l’auteur. Oui, je suis Henri Loevenbruck sur les réseaux sociaux. J’aime ses prises de position, son humour également décapant. J’aime beaucoup qu’il soit également proche de ses lecteurs. Si je le rencontre, un jour, j’aurai de nombreux livres à faire dédicacer mais aussi à acheter. En espérant que le confinement ne dure pas trop longtemps et que les séances de rencontre pourront, à nouveau, très vite se dérouler.

Nous rêvions juste de liberté d’Henri Loevebruck est un véritable coup de coeur, je ne l’ai pas lâché. Henri Loevenbruck, je pense l’avoir déjà écrit, est aussi à l’aise avec des écrits dont l’action se passe de nos jours et des écrits historiques. Il passe de l’un à l’autre avec une sacrée aisance. Je vous encourage tous à ne pas passer à côté de cette véritable pépite. J’ai été vraiment émue par la fin de ce roman à laquelle je ne m’attendais pas du tout.

Nous rêvions juste de liberté d’Henri Loevenbruck

Date de sortie : 29 mars 2017

Editeur : J’ai Lu

Nombre de pages : 493

ISBN : 978-2-290-11907-5

Erreurs fatales de Vincent Nouzille, Comment nos Présidents ont failli face au terrorisme

Résumé Editeur Erreurs fatales de Vincent Nouzille

Que ce soit par aveuglement, naïveté ou passivité, nos présidents successifs ont, depuis plus de trente ans, commis des erreurs fatales face au terrorisme, avec des conséquences graves pour notre sécurité. Improvisations après les attentats, réformes retardées ou bâclées, gestion chaotique des prises d’otages, marginalisation des juges, déni de la montée du djihadisme intérieur, failles du renseignement, confusions diplomatiques, faux pas militaires, comme en Libye ou en Syrie, dérapages en Afrique : la liste est longue.

Longtemps, nos présidents ont cru que la France serait protégée par un dispositif judiciaire et policier qu’ils croyaient efficaces. Mais le feu couvait, les alertes ont été nombreuses, et nos gouvernants ne les ont pas entendues, y compris au lendemain des attaques meurtrières de 2015, dont certaines auraient pu être évitées. Alors que plusieurs vagues d’attentats ont mis en lumière les carences du pilotage de la lutte antiterroriste et du renseignement, ainsi que l’absence de coordination et de prévention, rien n’a été fait pour y remédier efficacement.

Pendant deux ans, Vincent Nouzille a enquêté sur ces ratages, en recueillant des témoignages inédits d’acteurs de premier plan et en collectant des centaines de documents confidentiels. Des dérives de la cellule antiterroriste de Mitterrand aux surenchères martiales de Hollande, en passant par les rapports enterrés par Chirac et l’affaiblissement du renseignement de terrain par Sarkozy, son récit apporte de nombreuses révélations sur la lutte antiterroriste vue de l’Élysée et dresse un bilan accablant de l’action – ou de l’inaction – de nos présidents face à une menace grandissante. Il démontre que le prochain élu devra avant tout faire preuve en la matière de lucidité et de courage.

Vincent Nouzille, journaliste d’investigation indépendant, collabore régulièrement au Figaro Magazine et réalise des documentaires de télévision, après avoir travaillé notamment pour L’Express, Marianne et France Inter. Il est l’auteur de nombreuses enquêtes de référence, dont Les Tueurs de la République (Fayard, 2015), dans laquelle il révélait l’existence des assassinats ciblés décidés par François Hollande.

Avis Erreurs fatales de Vincent Nouzille

Cette guerre qu’est le terrorisme. Ne peut-on rien faire ? Oui et non. Si les gouvernements et notamment la France arrêtaient avec leurs guerres intestines au sommet, dans les ministères, dans les services qui doivent protéger les Français et à chaque élection présidentielle et donc de changement de Président. Pourquoi certaines personnes, considérées, comme dangereuses, ne sont-elles plus surveillées ? Car elles ont à leur disposition de nombreux moyens pour tenter leur acte terroriste. Alors, oui, la liberté de chacun est importante. Les nouvelles lois permettent de surveiller n’importe qui, notamment par les mails et téléphones. Je n’ai rien à me reprocher et je suis contre le fait que ma liberté soit bafouée. Mais ce dont je me rends compte, tout de même, est que la loi n’est pratiquement pas appliquée, mais pas pour le citoyen lambda. Merci Manuel Valls et François Hollande.

Ce document, ces recherches, ces enquêtes démontrent tout ce qui s’est passé, mais est-ce que tout est publié car il doit rester des choses marquées secret défense. En premier lieu du temps de Mitterand. Pour moi, cela a été un rappel des attentats qui ont secoué la France en ce temps-là. Et on voit que, même s’il a tenté quelque chose, il ne s’est pas entouré des bonnes personnes, vu qu’il avait peur des services de renseignement. Services fragmentés qui ne se faisaient pas confiance, qui épuraient les informations communiquées. Cela continue du temps de Chirac en moins bien. Arrive ensuite Sarkozy qui a tenté mais n’a pas réussi. Et pour finir, Hollande. Malgré son caractère mou, il s’est révélé un véritable chef de guerre qui appliquait la loi du Talion.

Bref, les Français n’ont pas été protégés, que ce soit dans leur pays ou à l’étranger. Il ne faut pas oublier que le terrorisme concerne les prises d’otages. Si toutes ces organisations, les pays dont elles sont issues bénéficient d’armes, d’argent des pays qu’elles peuvent combattre, les relations sont vite coupées. Le terrorisme, la prise d’otage leur rapporte énormément d’argent et ils peuvent ainsi continuer à recruter. La France, avec ses différents services, ses hommes au pouvoir, dans les ministères n’arrive pas à gérer. Elle est dépassée et ne prend pas en compte les rapports émis par des politiciens qui peuvent apporter de bonnes idées à appliquer. Pourtant tous ces hommes dans ces services subissent, eux aussi, le terrorisme, car ce sont également des soldats qui peuvent mourir. Ce sont des personnes qui connaissent à fond leur métier mais à certains moments ils peuvent manquer de moyens car ils croulent sous les affaires.

Et que dire de la justice, organe indépendant qui ne peut pas travailler et ce pour différentes raisons. Elle est le parent pauvre de l’Etat, comme les citoyens. Ces derniers ne sont pas assez protégés. Et comme le Président doit leur assurer la sécurité, ils peuvent se retourner contre la France. Pourtant, les belles paroles sont là mais elles ne sont pas suivies d’effet. Otages, citoyens, la vie a un prix mais elle ne représente pas un poids assez important face à l’Etat.

L’auteur et les personnes qu’il a pu interroger sont assez pessimistes quant à l’avenir, proche et lointain. Les Français vont soufbfrir. Les attentats auront plus d’ampleur. Et comme on peut s’en rendre compte de plus en plus, il faut se méfier de tous car le terrorisme est bien implanté en France et en Europe.

L’auteur détaille des relations internationales dans ce qu’elles ont de plus complexes. Comment ménager la chèvre et le chou et laisser le citoyen de son pays dans l’ignorance ? Document très bien instruit, avec l’accès à des rapports, des interviews. Prise de position de l’auteur face au terrorisme ? Je ne sais pas, mais en lisant ce document, et je ne l’ai pas lâché car vraiment très intéressant, je suis ressortie très en colère face à tous ceux qui nous gouvernent, qui ne prennent pas en compte nos vies, qui nous manipulent tant et plus. Et j’ai pris une décision en ce qui concerne les prochaines élections. Lors du second tour de la Présidentielle, j’avais voté comme bon me semblait, je ne voulais pas donner ma voix à une personne que je critiquerai tout le long de son mandat. Maintenant, quelles qu’elles soient les élections, ma voix n’ira à aucun des candidats. Ce sont tous des menteurs qui mettent nos vies en danger par leur inertie.

Je remercie Babelio pour cette sélection Masse Critique et les Editions J’ai lu.

Erreurs fatales de Vincent Nouzille, Comment nos Présidents ont failli face au terrorisme

Date de sortie : 13 juin 2018

Editeur : J’ai Lu

Nombre de pages : 479

ISBN : 978-2-290-15362-8

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Thoughtless Indécise de S.C. Stephens

Thoughtless Indécise de S.C. Stephens

Thoughtless Indécise de S.C. Stephens

Avis Thoughtless Indécise de S.C. Stephens

L’histoire, pour moi, de ce roman, commence avec le gain du tome 4 de la série Thoughtless. Vu que j’en ai ras le bol de commencer des séries en route, lorsque je les achète et qu’au départ je ne le sais pas, j’ai donc acheté les trois premiers romans. Je me suis donc plongé dans Indécise pour ne pas trop me prendre la tête sur un livre. Le dernier point se révèle mais j’aurais voulu que ce roman m’apporte quelque chose et me fasse passer un bon moment. Cela n’a pas été le cas. Je me suis ennuyée, je n’y ai trouvé aucune consistance. Je pense que cette série est destinée à un public féminin jeune. Et encore ! J’en ai lu des romans de ce type et cela ne s’est pas du tout passé de cette façon.

Bref, Indécise ne m’a pas du tout ravi. Je pense que ma critique sera assez courte à ce sujet. Je ne sais pas si l’auteur est sponsorisé par Ikks mais voir la marque plusieurs fois par chapitre, franchement, c’est à dégoûter de cette marque de vêtements. De plus, la traduction est très mal faite. J’ai constaté de nombreuses fautes d’orthographe, de grammaire, de mots oubliés et j’en passe. La relecture aurait dû être plus poussée.

Les clichés ont la vie dure. Tabler un roman sur un triangle amoureux, passe encore. Mais quand cela prend en compte une future star du rock, à tomber par terre, je dis stop. Mais aussi, lors d’une soirée où tous les deux boivent plus que de raison, ils passent à l’acte. Le personnage de Kellan, le chanteur, est fouillé, je dois bien l’avouer. Il apparait comme un séducteur qui a toutes les filles à ses pieds, encore un cliché, mais son histoire personnelle est tout de même intéressante. C’est le seul personnage qui remporte mon adhésion car, en définitive, il est le seul à prendre ses responsabilités et dire la vérité à son meilleur ami, Denny.

Quant à Kiera, je n’ai éprouvé aucune sympathie pour cette jeune fille. Elle est très amoureuse de Denny. Kellan lui fait très vite de l’effet. Est-ce qu’elle en profite ? Je ne sais pas trop mais elle cherche très vite un contact proche et se sent mal lorsque la situation dégénère souvent entre eux. Elle n’arrive pas à prendre de décisions. La peur de ce qui l’attend. Elle a peu confiance en elle, cela se ressent. Mais la sécurité procurée par Denny semble lui convenir jusqu’à un certain point. Elle ne prendra aucune décision par elle-même. Elle laissera les garçons se débrouiller pour cela. Elle n’a pas provoqué cette situation de tomber amoureuse de Kellan mais elle a laissé envenimer cette situation. Denny, au fur et à mesure, a des soupçons suite au changement de sa petite amie. Il ne pense qu’à son travail car il souhaite avoir une bonne situation. Il aime Kiera et n’hésite pas à tout laisser tomber pour elle.

Ensuite, nous avons les trois autres membres du groupe et les amis des uns et des autres. J’imagine que les prochains tomes ne seront pas de tout repos mais j’espère qu’ils auront plus de consistance.

Résumé Thoughtless Indécise de S.C. Stephens

Kiera suit son petit ami Denny à Seattle. Ils vont être logés chez un ami de Denny, une star du rock locale.

Denny trouve très vite un stage, mais il doit partir deux mois et laisser Kiera, qui a trouvé un job avant de continuer ses études, avec Kellan.

Entre Kiera et Kellan, la situation est assez explosive et très tendue sexuellement. Ils sont attirés l’un par l’autre. Jusqu’au soir fatidique où ils boivent.

Thoughtless Indécise de S.C. Stephens

date de sortie : 15 avril 2015

Editeur : J’ai Lu

Isbn : 978-2-290-10144-5

Nombre de pages : 639

Celle qui en savait trop de Linwood Barclay

Celle qui en savait trop de Linwood Barclay – Source J’ai Lu

Keisha Ceylon retrouve les disparus. Elle est femme de ménage. Elle est appelée par un couple pour retrouver leur fils de 22 ans. Ce qu’elle accomplit brillamment malgré la méfiance de la mère.

Ellie Garfield, ensanglantée, se retrouve coincée dans sa voiture, au milieu d’un lac gelé. La voiture bascule.

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Contre toute attente de Linwood Barclay

Contre toute attente de Linwood Barclay

Deux amies vont pour la première fois à New York. Mais elles se font assassiner.

Deux mois plus tard, Sheila meurt dans un accident de voiture. Elle était ivre morte.

Son mari, Glen, est très en colère. Sa fille en veut également à sa mère de l’avoir abandonnée, surtout qu’elle est harcelée à l’école.

Mais une voisine meurt de façon inexpliquée. Et là, ça change toute la donne pour Glen qui doit également faire face à une plainte, à des soucis dans son entreprise.

Ah voilà un polar comme je les aime qui laisse le suspense se dérouler, se mettre en place avec des questions, des réponses pas franchement évidentes et un héros qui veut tout savoir car après la colère suite à la mort de sa femme, il ne comprend pas ce qui se passe surtout que les morts défilent dans son entourage. Son but, protéger avant tout sa fille.

Il peut rester dans ce roman quelques incohérences. C’est clair que le héros ne va pas écouter la police et se cantonner à attendre pour avoir des résultats. C’est clair qu’il va tout faire pour donner un sens à la mort de sa femme. Mais comment cet homme, acharné au travail, mais qui a laissé sa femme prendre les décisions en l’écoutant, peut-il devenir aussi acharné ? Comment cet homme dont tous veulent tirer avantage peut-il y arriver ? La quête de la vérité, très certainement. Il devient plus facile alors pour lui de prendre en compte tous ces évènements qui arrivent aux uns et aux autres et qui le touchent plus ou moins indirectement. Dans tout roman quel qu’il soit, la notion de temps disparait. Le lecteur a l’impression que le héros agit rapidement, qu’il trouve les preuves comme ça en cherchant mais sans faire trop d’effort. Pourtant trouver des solutions, des preuves, n’arrive pas de cette façon.

Il ne semble plus éprouver de la colère contre sa femme lorsqu’il apprend tout ce qui s’est passé. Pourtant, il perd la plupart de ses amis proches. Bien sûr, il est chef d’entreprise et doit prendre des décisions car l’avenir de son entreprise est également en jeu mais son avenir pécunier également suite à cette plainte.

La plume est rapide, nous n’avons aucun temps mort. Personne ne s’ennuie. Tous les ingrédients du polar sont là, argent sale, trafic, fraudes, gens malhonnêtes, accidents inexpliqués, meurtres. La tension monte inexorablement. Le père et la fille sont en danger à cause des menaces des uns et des autres plus ou moins graves La justice est pour ainsi dire faite. Ne pas avoir de policier comme héros, cela change considérablement l’histoire. Car on peut se retrouver dans cet homme et sa quête. Comment agirions-nous à sa place. Soit on laisse tomber et on vit dans la colère mais cela ne fait avancer personne puisqu’ils doivent continuer à vivre. Ou on se bat et je préfère cette solution. Le lecteur avance avec le héros, le laisse faire son enquête mais ne lui donne aucun conseil.

Je n’ai pas éprouvé de coup de coeur réel pour les personnages quel qu’ils soient. Je me suis laissée porter par l’histoire de l’auteur en passant un bon moment et en voulant continuer l’aventure avec lui dans quelque temps pour laisser passer sa façon d’écrire, avec le prologue en début de roman qui trouve toujours une explication par la suite, et me laisser à nouveau surprendre surtout avec le final grandiose offert, auquel je ne m’attendais en aucun cas. Il faut faire attention à tous les personnages mais quand je suis plongée dans un polar, je ne joue pas au détective, je veux qu’on me surprenne.

D’ailleurs Linwood Barclay y arrive très bien en détaillant le sujet de la contrefaçon qui enrichit un certain nombre de gens, qui provoque des drames et dont les sociétés qui y sont confrontées utilisent détectives privés pour remonter les filières et porter plainte.

Merci aux Editions J’ai Lu. Pour info, ce roman aura sa série TV à l’automne avec Bruno Solo sur France 3.

CONTRE TOUTE ATTENTE DE LINWOOD BARCLAY

DATE DE SORTIE : 26 MARS 2014
EDITEUR : J’AI LU
ISBN : 978-2-290-07869-3
NB DE PAGES : 524

Un assassin au-dessus de tout soupçon d’Yvan Stefanovitch

Un assassin au-dessus de tout soupçon d’Yvan Stefanovitch – Source J’ai Lu

Alain Lamare est un jeune gendarme au SPIG de Chantilly. Il se rend compte que tout ce que traite son unité ne lui convient pas. Il veut tenter de redorer le blason. Il va se préparer minutieusement et petit à petit, il va plonger. Mais il se rendra compte qu’il est obligé de tout apporter sur un plateau, et encore.

Le sujet était passionnant. Un jeune gendarme qui bascule (pas du côté obscur de la force) dans le vol, l’agression et le meurtre. Mais, voilà, ce ne sont que des faits, des enquêtes, des témoignages recueillis par l’auteur. Il relate tout simplement, sans en faire plus. Il agence du début à la fin, sans états d’âme, sans implication réelle. J’ai déjà lu des auteurs relatant des faits réels mais il y avait beaucoup plus dans leurs écrits que ce que j’ai pu lire ici. Le style de l’auteur est bon. Un bon travail de journaliste retranscrit sur de nombreuses pages. Mais je m’arrêterai là. Si je n’ai pas aimé ce côté non vivant, d’autres lecteurs que moi pourraient trouver leur compte en lisant. Il faut aussi du temps pour retranscrire tout. Cela a été quelques années de travail en amont pour tout avoir et ensuite il y a eu l’écriture du livre. Bien entendu, l’auteur n’a pas voulu faire de sensationnel et c’est normal. Il ne prend fait et cause pour personne. Un vrai travail de journaliste.

C’est vraiment dommage car la lecture n’a pas du tout pris à mon niveau. L’auteur des faits ne m’a rien inspiré. A part quelques interrogations. Comment en est-il arrivé là ? Une envie de reconnaissance légitime pour son travail, pour sa brigade. Mais les dés sont pipés dès le départ car il ne montre que ce qu’il veut et à qui il veut, c’est-à-dire à personne sauf à lui-même et son jeune frère, encore à un âge impressionnable.

La seule personne qui a pu trouver grâce à mes yeux est le policier Neveu ou encore Pineau. Solitaire, très bon, il n’hésite pas à travailler en profondeur. Mais voilà, son travail, reconnu, ne lui attire aucun ami et surtout aucune aide de la part de sa hiérarchie. Alors, on peut comprendre qu’il se dessaisisse de tout ça. Pourtant, cela aurait pu faire avancer les choses et qu’elles ne trainent pas en longueur. Mais que faire ? A part agir en solitaire, se taire toujours et tout le temps.

Outre ce gendarme, l’auteur démontre très bien les guerres entre gendarmerie et police, entre les différents services. Je ne m’imaginais pas que cela pouvait être autant. Est-ce l’époque qui veut ça ? Les lieux ? Cela ne donne vraiment pas envie d’avoir affaire à ces gens-là. Pas étonnant que les délinquants passent au travers des mailles du filet. Pas étonnant que les victimes se sentent abandonnées quand elles décident de porter plainte et ne rencontrent aucun écho. Pas étonnant que certaines affaires, malgré un juge qui veut que tout se passe bien, ne passent pas le cadre du non-lieu

Je n’ai pas vu le film tiré du livre. Je n’aime pas trop ça. Mais là, je pense que ça devait être intéressant surtout avec Guillaume Canet. Toutefois, je le regarderai si je tombe dessus mais je n’irai pas le chercher. Ce livre est ma première déception de l’année 2016.

Un assassin au-dessus de tout soupçon d’Yvan Stefanovitch

date de sortie : 12 novembre 2014

Editeur : J’ai lu

ISBN : 9782290105092

Nb de pages : 

Le mystère Fulcanelli d’Henri Loevenbruck

Le mystère Fulcanelli d’Henri Loevenbruck – Source J’ai Lu

 Un assassinat devant un tableau dans une église en Espagne.

Décès d’un éminent galériste et vol d’un précieux carnet. Sa fille ne croit pas à une mort naturelle et souhaite que le carnet soit retrouvé. Elle charge Ari, contre une belle somme d’argent qui lui permettra de se renflouer, de retrouver ce carnet.

L’enquête principale est confiée à Radenac. Il joue le jeu avec Ari et l’un et l’autre s’aideront au fur et à mesure de l’avancée de l’enquête.

Je me suis plongée avec délices dans Le Mystère Fulcanelli d’Henri Loevenbruck. La barre était placée haut suite à la lecture de L’Apothicaire. Serais-je déçue ? Que je rassure l’auteur, ses nombreux lecteurs, je ne suis pas déçue, je suis même ravie de ma lecture. Henri Loevenbruck sait mêler, à merveille, histoire et enquête policière. Ici, nous nous intéressons à l’alchimiste Fulcanelli. Pour tout vous dire, ma culture n’est pas si énorme que ça car, à part en avoir entendu parler, je n’étais au courant de rien. Mais avec l’auteur, j’ai forcément appris ce mystère sur l’identité de Fulcanelli. Attention rien ne sera révélé. Le système reste complet, à ce sujet. Mais Henri Loevenbruck nous détaille parfaitement tous ceux qui se rapprochent de Fulcanelli et seraient donc « fulcanellisables » parmi ceux qui ont côtoyé l’homme.

Avec Le mystère Fulcanelli, j’entre pour la première fois dans l’univers d’un des héros récurrents de l’auteur, à savoir Ari McKenzie. Et j’ai vraiment aimé cet homme. Je n’arrive pas à comprendre comment et pourquoi les héros de policiers me font cet effet, comment les auteurs arrivent à ce que je puisse m’attacher autant à un personnage. J’ai, bien entendu, des pistes. Ce sont tout simplement des hommes, ou des femmes, qui cachent une très grande tendresse, derrière des abords bourrus, irrévérencieux. Par leur expérience, ils ont une très bonne connaissance de la nature humaine.

Je n’ai pas été déçue non plus par Radenac. Il passait pour un homme un peu niais au début, sans être forcément bien intelligent. Mais le personnage m’a vraiment surpris. Il s’est intégré à cette enquête et beaucoup plus aux recherches. 

Afin de ne pas rendre son roman indigeste car très documenté, Henri Loevenbruck alterne donc les chapitres de l’enquête et les informations capitales sur Fulcanelli. Comme à son habitude, et avec l’art de la description qui le caractérise, le lecteur a vraiment l’impression de visiter les lieux, que le héros soit en Espagne, à Paris, à Jersey… Les lieux saints sont importants et plus que détaillés, tout comme les peintures. Henri Loevenbruck sait également décrire les sentiments humains, l’amour, les interrogations.

Henri Loevenbruck nous distille quelques conseils plein de sagesse que tout un chacun peut méditer. Je pense à l’intimité des couples. Mais j’ai également aimé ses prises de position, notamment contre la fermeture des librairies indépendants à cause des ventes Internet, Etat, contre certains livres qui ont été des succès lors de leur sortie, mais aussi politique contre les néonazi. L’humour est également bien présent. On suit immédiatement l’auteur avec son personnage faisant preuve d’autodérision.

J’aurais pensé que Lola aurait eu une part plus importante dans l’enquête. Car elle est libraire et tous recherchent un manuscrit. Mais ce n’était juste qu’une attente de lecteur. Elle ne m’a pas gênée pour continuer l’histoire.

La main du Mystère Fulcanelli est passée. Transmis le soir même à ma fille qui semble en savoir plus que moi à ce sujet. Nous sommes un foyer où les livres changent de main et s’entassent sur les PAL de l’homme et de ma fille.

Le mystère Fulcanelli d’Henri Loevenbruck

date de sortie : 8 octobre 2014

Editeur : J’ai Lu

ISBN : 978-2-290-09181-4

Nb de pages : 505