Nous rêvions juste de liberté d’Henri Loevenbruck

Nous rêvions juste de liberté d'Henri Loevenbruck

Nous rêvions juste de liberté d’Henri Loevenbruck

Nous rêvions juste de liberté d’Henri Loevenbruck, présentation

Ils avaient juste 20 ans. Ils rêvaient de liberté. Il est au tribunal et ne peut pas tout raconter au juge car il n’a pas le temps.

Hugo Felida est né à Providence. Il intègre le lycée privé de la ville. Il se fait remarquer par son comportement. Il rencontre Freddy et les deux amis de Freddy. Il sera intégré par l’adolescent. Et ils seront ses meilleurs amis. Ils se comporteront comme de mauvais garçons.

Avis Nous rêvions juste de liberté d’Henri Loevenbruck

Le lecteur suit le narrateur, Hugo, soit Bohem. Dès le départ, on sait qu’il risque d’être condamné puisqu’il s’est adressé au juge. Mais pour quels faits, le dernier ou acte ou tous les actes durant ce roman ? Cela a été toute mon interrogation durant ce roman. Dans l’attente de la sentence, il raconte son histoire, sa très longue histoire. Hugo est un adolescent de Providence. Il est seul, son avenir s’annonce sombre dans cette ville où il n’y a plus d’emploi. Il vit dans une famille qui n’a pas d’argent. Sa mère a réussi à l’inscrire dans le seul lycée privé de la ville. Cette famille a subi un drame, la mort de la petite soeur d’Hugo, victime d’un chauffard. Dans ce lycée, Hugo va rencontrer Freddy qui deviendra son meilleur ami. Freddy représente tout pour lui, un début de cette liberté qu’il cherche. Avec Freddy et deux autres amis, Alex et Oscar, ils vont faire les 400 coups, être les petits caïds de cette ville de Providence. Avec chacun d’eux, Hugo aura une relation assez intense, différente selon la personnalité des uns et des autres. Mais Freddy restera son seul véritable ami avec lequel il partagera énormément pendant de nombreux mois. Et ce, jusqu’à l’incarcération dans un centre de détention pour jeunes. A leur sortie et suite à ce qu’il découvre, Hugo décide de partir avec ses amis, à moto. Mais Freddy ne suit pas et ce sera le premier drame.

Le lecteur suit donc les trois amis tout le long de leur périple, sur de nombreuses routes avec un but, trouver le frère d’Alex. Ils n’hésitent pas à s’arrêter, à passer du temps dans certains endroits, à faire des rencontres, pas toujours sympathiques, il faut bien le dire. Tous les trois savent jouer des poings, voire plus. Entre drogues, alcool, rixes, fuir la police, leurs journées tout comme leurs nuits peuvent être assez intenses. Mais Nous rêvions juste de liberté est également un roman sur l’amitié entre des êtres humains, ces clubs de motards qui font peur à tout le monde. Ils se connaissent tous, il y a souvent de la rivalité, mais aussi quand les uns et les autres sont acceptés, c’est à la vie, à la mort. Mais Hugo-Bohem ne peut pas se poser. Il faut qu’il soit pratiquement tout le temps sur sa moto, sur les routes, à arpenter de nombreux endroits. Cela peut être compris par ses autres amis, même si c’est un peu dur à accepter. Certains ont des objectifs, essayer de réussir, d’autres, comme Hugo, non. Juste cette liberté d’être, de faire. Pourtant ils sont vraiment très jeunes, ils n’ont pas 20 ans. Toujours dans ce roman, pour Bohem, son amitié avec Freddy qui semble anéantie, en ligne de fond, dans ses pensées. Ce garçon ne le quitte pas car c’est lui qui l’a, en premier, accepté, qui lui a permis d’entrevoir cette liberté tant chérie.

Des paysages à couper le souffle, parcourus à moto. Des personnages que j’ai adorés, franchement. Ils ont pratiquement tous souffert, que ce soit dans leur milieu familial avec ses drames ou tout simplement parce que, lorsque l’on appartient à un certain milieu, étranger ou ouvrier, les jeunes gens sont vite catalogués. Malgré cette violence pour se défendre, pour défendre les copains, Hugo est un jeune homme avec des principes. Ne pas voler les plus faibles, ne pas profiter des femmes et encore moins de violences envers eux et surtout être profondément loyal envers ses frères car il les aime. Est-ce que c’est réciproque ? L’argent change-t-elle un homme, tout comme la rivalité, ou encore le besoin de s’installer ? Peut-on réellement compter sur ses amis, sur ses frères sur un passé vécu ensemble ? La réponse d’Hugo-Bohm est vraiment dure à lire.

Pourquoi ai-je mis autant de temps à me plonger dans ce roman d’Henri Loevenbruck, pourtant acheté dès sa sortie poche, dans le coin de ma tête dès sa sortie en grand format ? Je ne m’attendais peut-être pas à un roman mais à un documentaire. Pourtant, entre, j’ai lu les deux derniers Henri Loevenbruck, dont J’irai tuer pour vous. Mais des fois, pour mon cas, il se révèle que des livres restent dans ma PAL et je les y laisse, retardant le moment de les lire. Est-ce dû à cette période de confinement où je suis plus à l’aise dans ma tête pour lire même si je suis en télétravail qui m’a incité à me plonger dans Nous rêvions juste de liberté ? Etait-ce le moment de le lire ? En tous les cas, je comprends pourquoi c’est vraiment un succès en librairie, au grand étonnement de l’auteur. Oui, je suis Henri Loevenbruck sur les réseaux sociaux. J’aime ses prises de position, son humour également décapant. J’aime beaucoup qu’il soit également proche de ses lecteurs. Si je le rencontre, un jour, j’aurai de nombreux livres à faire dédicacer mais aussi à acheter. En espérant que le confinement ne dure pas trop longtemps et que les séances de rencontre pourront, à nouveau, très vite se dérouler.

Nous rêvions juste de liberté d’Henri Loevebruck est un véritable coup de coeur, je ne l’ai pas lâché. Henri Loevenbruck, je pense l’avoir déjà écrit, est aussi à l’aise avec des écrits dont l’action se passe de nos jours et des écrits historiques. Il passe de l’un à l’autre avec une sacrée aisance. Je vous encourage tous à ne pas passer à côté de cette véritable pépite. J’ai été vraiment émue par la fin de ce roman à laquelle je ne m’attendais pas du tout.

Nous rêvions juste de liberté d’Henri Loevenbruck

Date de sortie : 29 mars 2017

Editeur : J’ai Lu

Nombre de pages : 493

ISBN : 978-2-290-11907-5

Erreurs fatales de Vincent Nouzille, Comment nos Présidents ont failli face au terrorisme

Résumé Editeur Erreurs fatales de Vincent Nouzille

Que ce soit par aveuglement, naïveté ou passivité, nos présidents successifs ont, depuis plus de trente ans, commis des erreurs fatales face au terrorisme, avec des conséquences graves pour notre sécurité. Improvisations après les attentats, réformes retardées ou bâclées, gestion chaotique des prises d’otages, marginalisation des juges, déni de la montée du djihadisme intérieur, failles du renseignement, confusions diplomatiques, faux pas militaires, comme en Libye ou en Syrie, dérapages en Afrique : la liste est longue.

Longtemps, nos présidents ont cru que la France serait protégée par un dispositif judiciaire et policier qu’ils croyaient efficaces. Mais le feu couvait, les alertes ont été nombreuses, et nos gouvernants ne les ont pas entendues, y compris au lendemain des attaques meurtrières de 2015, dont certaines auraient pu être évitées. Alors que plusieurs vagues d’attentats ont mis en lumière les carences du pilotage de la lutte antiterroriste et du renseignement, ainsi que l’absence de coordination et de prévention, rien n’a été fait pour y remédier efficacement.

Pendant deux ans, Vincent Nouzille a enquêté sur ces ratages, en recueillant des témoignages inédits d’acteurs de premier plan et en collectant des centaines de documents confidentiels. Des dérives de la cellule antiterroriste de Mitterrand aux surenchères martiales de Hollande, en passant par les rapports enterrés par Chirac et l’affaiblissement du renseignement de terrain par Sarkozy, son récit apporte de nombreuses révélations sur la lutte antiterroriste vue de l’Élysée et dresse un bilan accablant de l’action – ou de l’inaction – de nos présidents face à une menace grandissante. Il démontre que le prochain élu devra avant tout faire preuve en la matière de lucidité et de courage.

Vincent Nouzille, journaliste d’investigation indépendant, collabore régulièrement au Figaro Magazine et réalise des documentaires de télévision, après avoir travaillé notamment pour L’Express, Marianne et France Inter. Il est l’auteur de nombreuses enquêtes de référence, dont Les Tueurs de la République (Fayard, 2015), dans laquelle il révélait l’existence des assassinats ciblés décidés par François Hollande.

Avis Erreurs fatales de Vincent Nouzille

Cette guerre qu’est le terrorisme. Ne peut-on rien faire ? Oui et non. Si les gouvernements et notamment la France arrêtaient avec leurs guerres intestines au sommet, dans les ministères, dans les services qui doivent protéger les Français et à chaque élection présidentielle et donc de changement de Président. Pourquoi certaines personnes, considérées, comme dangereuses, ne sont-elles plus surveillées ? Car elles ont à leur disposition de nombreux moyens pour tenter leur acte terroriste. Alors, oui, la liberté de chacun est importante. Les nouvelles lois permettent de surveiller n’importe qui, notamment par les mails et téléphones. Je n’ai rien à me reprocher et je suis contre le fait que ma liberté soit bafouée. Mais ce dont je me rends compte, tout de même, est que la loi n’est pratiquement pas appliquée, mais pas pour le citoyen lambda. Merci Manuel Valls et François Hollande.

Ce document, ces recherches, ces enquêtes démontrent tout ce qui s’est passé, mais est-ce que tout est publié car il doit rester des choses marquées secret défense. En premier lieu du temps de Mitterand. Pour moi, cela a été un rappel des attentats qui ont secoué la France en ce temps-là. Et on voit que, même s’il a tenté quelque chose, il ne s’est pas entouré des bonnes personnes, vu qu’il avait peur des services de renseignement. Services fragmentés qui ne se faisaient pas confiance, qui épuraient les informations communiquées. Cela continue du temps de Chirac en moins bien. Arrive ensuite Sarkozy qui a tenté mais n’a pas réussi. Et pour finir, Hollande. Malgré son caractère mou, il s’est révélé un véritable chef de guerre qui appliquait la loi du Talion.

Bref, les Français n’ont pas été protégés, que ce soit dans leur pays ou à l’étranger. Il ne faut pas oublier que le terrorisme concerne les prises d’otages. Si toutes ces organisations, les pays dont elles sont issues bénéficient d’armes, d’argent des pays qu’elles peuvent combattre, les relations sont vite coupées. Le terrorisme, la prise d’otage leur rapporte énormément d’argent et ils peuvent ainsi continuer à recruter. La France, avec ses différents services, ses hommes au pouvoir, dans les ministères n’arrive pas à gérer. Elle est dépassée et ne prend pas en compte les rapports émis par des politiciens qui peuvent apporter de bonnes idées à appliquer. Pourtant tous ces hommes dans ces services subissent, eux aussi, le terrorisme, car ce sont également des soldats qui peuvent mourir. Ce sont des personnes qui connaissent à fond leur métier mais à certains moments ils peuvent manquer de moyens car ils croulent sous les affaires.

Et que dire de la justice, organe indépendant qui ne peut pas travailler et ce pour différentes raisons. Elle est le parent pauvre de l’Etat, comme les citoyens. Ces derniers ne sont pas assez protégés. Et comme le Président doit leur assurer la sécurité, ils peuvent se retourner contre la France. Pourtant, les belles paroles sont là mais elles ne sont pas suivies d’effet. Otages, citoyens, la vie a un prix mais elle ne représente pas un poids assez important face à l’Etat.

L’auteur et les personnes qu’il a pu interroger sont assez pessimistes quant à l’avenir, proche et lointain. Les Français vont soufbfrir. Les attentats auront plus d’ampleur. Et comme on peut s’en rendre compte de plus en plus, il faut se méfier de tous car le terrorisme est bien implanté en France et en Europe.

L’auteur détaille des relations internationales dans ce qu’elles ont de plus complexes. Comment ménager la chèvre et le chou et laisser le citoyen de son pays dans l’ignorance ? Document très bien instruit, avec l’accès à des rapports, des interviews. Prise de position de l’auteur face au terrorisme ? Je ne sais pas, mais en lisant ce document, et je ne l’ai pas lâché car vraiment très intéressant, je suis ressortie très en colère face à tous ceux qui nous gouvernent, qui ne prennent pas en compte nos vies, qui nous manipulent tant et plus. Et j’ai pris une décision en ce qui concerne les prochaines élections. Lors du second tour de la Présidentielle, j’avais voté comme bon me semblait, je ne voulais pas donner ma voix à une personne que je critiquerai tout le long de son mandat. Maintenant, quelles qu’elles soient les élections, ma voix n’ira à aucun des candidats. Ce sont tous des menteurs qui mettent nos vies en danger par leur inertie.

Je remercie Babelio pour cette sélection Masse Critique et les Editions J’ai lu.

Erreurs fatales de Vincent Nouzille, Comment nos Présidents ont failli face au terrorisme

Date de sortie : 13 juin 2018

Editeur : J’ai Lu

Nombre de pages : 479

ISBN : 978-2-290-15362-8

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