Freeman de Roy Braverman

Freeman de Roy Braverman - Editions Hugo Thriller

Freeman de Roy Braverman – Editions Hugo Thriller

Freeman de Roy Braverman, présentation

Un homme, bien caché, tente d’entrer dans une maison inhabitée. Il lutte contre le vent et le début de cet ouragan. Il neutralise les hommes qui gardent cette maison. Ayant la combinaison du coffre fort, il dérobe ce dont il a besoin.

Ouragan, Freeman se prépare à l’affronter. Il est dehors et il sait que, normalement, sa maison tiendra le coup grâce à la construction effectuée par son père. Mais Freeman s’inquiète. Sa fille Louise ne répond pas à ses appels téléphoniques.

Il habite à côté de la maison d’un homme dont on sait qu’il trempe dans de nombreuses malversations. Il voit un homme qu’il ne peut identifier entrer dans cette maison.

Après cet ouragan encore une fois destructeur, des forces vont se mettre en place, des relations, des rencontres.

Avis Freeman de Roy Braverman

On retrouve une nouvelle fois Freeman et l’Arménien. L’un et l’autre vont se rencontrer car l’Arménien a une sacoche à remettre à Freeman. Que contient-elle ? Cette sacoche va changer la vie de Freeman de plusieurs façons. Après ce qui s’est passé, il tente de se reconstruire et notamment sa fille, Louise. Leurs relations sont assez difficiles. Car après une captivité de 14 ans, Louise tente de revivre. Et ses actes ne sont pas trop du goût de son père. Il tente, encore une fois, de la protéger.

Zacharie et Doug sont flics. Un couple improbable qui n’a aucune relation en dehors du boulot. Mais le duo fonctionne pour les enquêtes. Ils doivent faire face à la mort horrible d’un jeune garçon et enquêter. Ils étaient prêts à arrêter un gros bonnet mafieux en commun avec le FBI. Zacharie et Doug ne se confient pas l’un à l’autre. Ils ne connaissent rien de leur vie privée. Pour le premier, sa femme dont il est profondément amoureux, va mourir. Quant à Doug, il cherche, toutes les nuits, son petit frère disparu il y a un an.

Tous les personnages de ce roman vont, à un moment ou un autre, se rencontrer, unir leurs forces car de grosses sommes d’argent ont disparu. Et cet argent est réellement convoité. Entre ceux qui pensent que de l’argent a été volé, des enquêtes policières pour le retrouver ou pour tenter de savoir qui, dans la police ou le FBI, est responsable, Roy Braverman n’y va pas avec le dos de la cuillère. Tout est bon pour rendre ces quêtes dures, difficiles, avec la peur pour certains en toile de fond. Certains n’hésitent pas à commettre des actes affreux.

Les descriptions, qu’elles soient humaines, qu’elles concernent la nature, la vie, une ville et encore des actes, sont tout simplement réalistes. J’ai eu l’impression d’avoir un film qui se déroulait devant mes yeux, dans ma tête. Tout est intrinsèquement lié. L’un va avec l’autre. L’auteur nous décrit très bien le déroulement d’un ouragan, sa mise en place, la brève accalmie avant la destruction.

La Louisiane semble belle mais elle a beaucoup changé par des jeux politiques, mafieux. Elle garde quand même ses mystères et heureusement. Et elle garde aussi ces moments de fête où tout le monde se retrouve et partage un moment, notamment pour des funérailles. Un moment triste, certes, mais partagé en musique, en processions, un hommage à la personne morte qui permet de se rassembler, de faire la fête, ensemble avant que les principaux concernés se retirent entre eux.

Est-ce une nouvelle fois la fin d’une trilogie ? Ian Manook / Roy Braverman en offre de nombreuses à ses lecteurs. En tous les cas, je pense qu’avec au moins deux de ses personnages, comme Doug et Mardiros, il peut aller plus loin et nous offrir une autre trilogie. Mais il semble que lorsque c’est fini, c’est réellement fini avec l’auteur. Autre partie des Etats-Unis pour Roy Braverman. Ici, la Louisiane, la Nouvelle-Orléans et d’autres villes et surtout son bayou et une chronique au vitriol des Etats-Unis, de la corruption bien installée qui touche toutes les instances haut placées. Une chronique au vitriol de cette violence des Blancs contre les Noirs et ce n’est pas péjoratif d’écrire ces deux mots.

Je n’ai peut-être pas apprécié ce roman à sa juste valeur même si ma note est très haute. Pas apprécié à sa juste valeur, donc pas un coup de coeur. Pourquoi ? Ce n’est absolument pas la faute de Roy Braverman. Loin de là. C’est tout simplement dû à mes moments de lecture qui interviennent dans un très grand moment de fatigue. Cela dure depuis de nombreuses semaines. Mais je le répète. La magie opère encore et toujours avec cette noirceur toujours présente, mais également quelques moments qui font sourire grâce à Mardiros qui est là sans qu’on s’y attende. Il se pose comme un cheveu sur la soupe et tout le monde est subjugué par le personnage. Personne ne peut résister à Mardiros et personne ne peut résister à Roy / Ian.

Freeman de Roy Braverman

Date de sortie : 6 février 2020

Editeur : Hugo Thriller

Nombre de pages : 521

ISBN : 978-2755644-78-4

Le journal de Claire Cassidy d’Elly Griffiths

 

Le journal de Claire Cassidy d'Elly Griffiths

Le journal de Claire Cassidy d’Elly Griffiths

Présentation Le journal de Claire Cassidy d’Elly Griffiths

Voyage dans un train, une histoire vraie est racontée. Ils semblent être seuls dans ce wagon. 

Claire est professeur, elle écrit la biographie d’un auteur, Holland. On lui apprend l’assassinat de son amie, collègue, Ella.

Avis Le journal de Claire Cassidy d’Elly Griffiths

Dans ce roman, très long, trop long à se mettre en place, est-ce dû au fait que ce soit un journal et qu’il soit raconté comme un journal ?, les trois personnages principaux féminins alternent. En premier, Claire, qui tient un journal. En second, Harbinder, qui s’occupe de l’enquête de police. Et pour finir, Georgie-Georgia, la fille de Claire. Pourquoi un e ou un a qui alternent selon les moments ? Fautes de traduction, d’impression ?

Claire est professeur d’anglais. Elle est divorcée et a une fille adolescente. Elle travaille dans une école où a vécu un écrivain qu’elle adore. D’ailleurs, elle a le projet d’écrire un livre sur lui.

Harbinder travaille dans la police. Elle a 35 ans, vit toujours chez ses parents. Elle est sikh et homosexuelle. Lorsqu’elle sera appelée sur les lieux du crime, ce sera à son ancienne école, où plane toujours l’aura de l’ancien maître des lieux et des histoires de fantômes qui ont perduré à cause de morts violentes.

Georgie est la fille de Claire. Elle vit chez sa mère et va, un week-end sur deux, chez son père à Londres, remarié et avec deux enfants en bas âge. Elle trompe bien son monde en laissant voir, sans détromper les adultes, qu’elle est comme tous les adolescents de son âge, accro à son portable, les réseaux sociaux… En plus, elle a un petit ami qui ne plait pas à ses parents, car il est déjà adulte. Les parents ont de mauvaises relations. Le père veut s’immiscer dans la vie de sa fille et la coupable, toute trouvée, est bien entendu Claire car elle ne sait pas élever leur fille.

Tout va changer lorsque la meilleure amie de Claire, Ella, professeur d’anglais, comme elle, est assassinée. Très vite, Claire sera interrogée par la police puisqu’elle avait des liens très forts avec Ella. Et comme bien souvent, le meurtrier fait partie de l’entourage, immédiat de la victime. Qui peut-il être ? Un ancien amant ? Interrogée, Claire ne dira pas tout. Car dans cette petite communauté de professeurs, il s’en passe des choses, des jalousies, des liaisons, du harcèlement. Lors de son premier interrogatoire, Claire ne fait pas bonne impression à Harbinder, car trop propre sur elle et franchement différente. Mais qu’est-ce qui va les rapprocher ? Un deuxième meurtre ou autre chose de plus personnel et qui concerne Claire ? En filigrane, les écrits de cet auteur, très peu lu, qui a habité cette école et qui sont rapportés tout le long du roman. Surtout que certaines de ses phrases se retrouvent dans des endroits qui devraient être cachés, près des corps des victimes.

Au final, j’ai lu ce roman sans réel plaisir, ni déplaisir, je suis entrée dans l’histoire mais elle ne me laissera pas de souvenirs impérissables. Je n’ai trouvé aucun rebondissement notoire, même si l’auteur nous présente, au fil des pages, tous les protagonistes du roman comme des suspects, face à ces trois meurtres. Même le dénouement n’est pas forcément haletant. Oui, cela se passe comme ça, le coupable est trouvé. Et alors ? Rien de plus à se mettre sous la dent. Des clichés, trop de clichés qui ne rendent pas les personnages antipathiques, ni très sympathiques non plus. Je ne me suis identifiée à aucun des trois personnages, ni pris fait et cause pour elles. Réellement dommage. La fin, une répétition de ce qui se passe au cours du roman lorsque un auteur raconte son histoire, dans un train, clôt ce livre avec bien entendu un dénouement, mais qui sert à quoi ? Deux histoires en une ? Bien entendu, il y a un élément qui pourrait faire froid dans le dos. Mais pour moi, cela n’a pas été le cas. Malgré tout, il n’y a aucun temps mort qui permettrait de laisser tomber le livre. Je n’ai trouvé aucune dimension psychologique également.

Par contre, j’ai beaucoup aimé le rôle d’Herbert, le chien, un animal aimé par Claire, Georgie et par ricochet, Hardibert.

Je remercie Netgalley et les Editions Hugo Thriller pour cette lecture.

Le journal de Claire Cassidy d’Elly Griffiths

Date de sortie : 2 janvier 2020

Editeur : Hugo Thriller

Nombre de pages : 370

ISBN : 9782755649543

Crow de Roy Braverman

Crow de Roy Braverman - Editions Hugo Thriller

Crow de Roy Braverman – Editions Hugo Thriller

Résumé Crow de Roy Braverman

Palm Springs, un parc aquatique est plongé dans le chaos car, en coulisses, deux hommes se battent jusqu’à la mort.

Dans le Montana, Groove veut se venger de Crow. Il rencontre un Arménien.

Logan, quant à lui, choisit deux jeunes gens.

Avis Crow de Roy Braverman

Après Hunter, voici Crow. Pour rappel, Crow est un serial-killer qui a pris la fuite, dans l’opus précédent avec Hunter. Sauf que ce roman ne commence pas avec l’un et l’autre, mais avec un homme qui travaille dans un parc d’attraction et qui se fait molester par un vigile avant que cet homme n’abatte le vigile. On comprendra pourquoi et qui est cet homme après avoir avancé dans le roman. En tous les cas, personnellement, je n’ai rien vu venir quant à cet homme, qui se fait appeler Groove. On va le retrouver dans divers endroits, poursuivi par un homme, Arménien, qui nous apprend pourquoi il le suit. Mais malgré cette chasse à l’homme, Groove va en profiter pour commettre divers méfaits. Dès le début, le rythme est haletant, beaucoup plus que dans le premier opus. J’ai avalé les pages pour connaître les tenants et aboutissants de cette histoire qui va, bien entendu, mettre en présence tous les personnages. La découverte de deux cadavres, qui rappellent les nombreuses morts du premier tome, vont mettre en présence les forces de police sur place, mais aussi le FBI et le rappel d’une ex-agente. Leurs prises de décision vont-elles permettre d’arrêter ceux qui sont soupçonnés de ces deux morts ? Avec Roy Braverman, rien n’est simple, c’est la raison pour laquelle ses polars fonctionnent aussi parfaitement. L’auteur maîtrise ses personnages, les situations rencontrées, les lieux où se déroulent les histoires. Ici, ce sont divers états des Etats-Unis, des lieux, bien évidemment reculés, magnifiques car pratiquement sauvages, où il peut être possible de se cacher, de vivre en autarcie, mais où la moindre recherche peut se révéler ardue si l’on n’est pas bien entraîné. Risques de blessures, risques de rencontres avec des animaux sauvages, notamment des ours. 

Le lecteur suivra le cheminement de Groove, de l’Arménien, des deux agents du FBI, de Sally, la shérif… L’histoire se déroule deux ans après la première. En tous les cas, il ont fort à faire face à ces chasses à l’homme, face aux préjugés des uns et des autres. Des préjugés contre les femmes qui ont un peu de pouvoir et qui peuvent être très vite violentées. Des préjugés contre les homosexuels, hommes ou femmes, car dans cette région, ils ne sont pas très évolués au niveau des mentalités. L’auteur condamne ces fous de la gâchette facile qui vont tuer les animaux pour leur propre plaisir. En tous les cas, il nous explique pourquoi certains animaux peuvent être abattus. Il nous offre également un formidable plaidoyer sur la réhabilitation des prisonniers, sur cette haine que l’être humain peut vouer à ceux qui tuent, ce qu’ils peuvent endurer en prison de la part de leurs semblables, qu’ils soient co-détenus ou gardiens de prison. Est-ce que cela fonctionnerait vraiment dans la vie réelle ? Et la justice dans tout ça ? Prend-elle en compte l’être humain ? Oui, je comprends ce dont me parle l’auteur par la voix de ses personnages. Personnellement, mon esprit de vengeance sera bel et bien là, si une mort horrible devait me toucher.

Vous souhaitez de grands espaces, des personnages mis sur la touche et qui souhaitent se venger d’un système, d’une personne, des personnes que l’on peut côtoyer dans notre quotidien, une véritable chasse à l’homme, ne pas savoir qui va sortir perdant de l’histoire ? Plongez dans ce magnifique roman.

Que nous laisse Roy Braverman pour la suite ? Pas grand chose au niveau des individus. Je dirai deux ou trois. Car cette trilogie n’est pas encore finie et j’espère que le dernier tome sera aussi prenant que le second pour mettre un terme à cette histoire.

Crow de Roy Braverman 

Date de sortie : 14 mars 2019

Editeur : Hugo Thriller

Nombre de pages : 365

ISBN : 978-2755640830

Hunter de Roy Braverman

Hunter de Roy Braverman

Hunter de Roy Braverman

Avis Hunter de Roy Braverman

Freeman suit un homme, celui qui est à l’origine de la disparition de sa fille. Il l’enferme très vite dans sa voiture.

Mais un malheureux concours de circonstances fait qu’un chasse-neige explose tout sur son passage. Freeman prendra un passager, Marty, à bord de son véhicule.

Résumé Hunter de Roy Braverman

Va-t-il être difficile de passer derrière un coup de coeur, soit le dernier Karine Giebel ? Pourtant, je connais bien l’auteur, qui écrit sous pseudo, puisque j’ai lu ses trois Yeruldegger et Mato Grosso. Bref, Ian Manook, ou encore Roy Braverman, je connais et j’adore. J’ai déjà été décontenancée par les deux premiers chapitres que j’ai eu du mal à comprendre mais en y revenant dessus, j’ai enfin compris à qui ils faisaient référence. Trois jeunes garçons mal partis dans la vie.

L’auteur émaille son roman de nombreuses paroles de chansons. Les titres de chapitres font référence à ce qui va se passer, quelques références cinématographiques comme Bonnie & Clyde mais pas au même niveau au niveau des personnages. Il y a également des références à l’actualité, à l’enlèvement de femmes qui sont restées prisonnières, pendant des années, d’hommes et qui ont développé le syndrome de Stockholm.

Bref, ce n’est pas un Yeruldegger, mais c’est un polar, le premier d’une série. Et je suis réellement partante pour lire la suite, cela va sans dire. Toutefois, ce n’est pas du même acabit que Yeruldegger qui a été un véritable coup de coeur pour moi. Cela  ressemble toutefois au coup de coeur mais pas de la même façon. Comme l’auteur le précise dans le prologue, il arrive à créer différentes atmosphères. Pour moi, le style d’écriture est également différent. Les chapitres sont également plus courts. Après l’Europe et la Mongolie, il se transplante aux Etats-Unis, qu’il a l’air de très bien connaître, il faut dire qu’il voyage beaucoup. Il décrit des endroits franchement inaccessibles, sujets à de véritables intempéries qui rendent les recherches réellement difficiles, sauf pour les gens du coin, et encore. L’endroit est pratiquement dépeuplé. Cette atmosphère, qu’il maîtrise à la perfection, colle bien au style de Roy Braverman. C’est donc l’histoire de cinq meurtres d’hommes et cinq disparitions de femmes. Un homme, Hunter, a été arrêté et condamné à la peine de mort il y a dix ans. Mais il a réussi à s’enfuir et il revient sur les lieux du crime. C’est sans compter sans Freeman, le père d’une des disparues, ancien flic de New-York. Il suit Hunter à la trace et a réussi à l’enlever. Mais cela ne se passe pas comme prévu. Freeman est agressé. Il est en butte avec le shérif du coin. Malgré tout, ex-flic, Freeman se rend compte que les nouvelles agressions ne correspondent pas du tout au style de celui qui a été condamné. Il fait part de ses observations au shérif qui ne sont pas suivies d’effets. Freeman a tout perdu sauf la vengeance, la haine. Est-ce qu’Hunter est coupable ? Est-ce que ces cinq femmes sont vivantes ? Roy Braverman nous dévoile très vite le nom du coupable. Comment donc va-t-il s’en sortir face à cette chasse à l’homme ?

Dans ce roman, le racisme est bien présent envers toutes les personnes de couleur, notamment Hunter, sang-mêlé. Il n’a jamais été accepté lorsqu’il était libre. Et en prison, cela a été pire. Et puis, il y a le sort de ces personnes enlevées pendant des années. Elles doivent affronter leurs bourreaux mais aussi, si elles se libèrent, le retour à la vie normale et le fait que les recherches ont été abandonnées, par la police mais aussi leurs proches.

J’ai dû revenir en arrière lorsque j’ai été au chapitre 31. En effet, cela concernait le frère du shérif alors que le chapitre 25 ne correspondait pas à ce qu’il lui était arrivé avant. A moins que je ne me trompe. Pas dans la trempe de Yeruldegger qui m’avait fait beaucoup plus vibré mais la fin de ce roman nous donne envie de lire la suite. 

Hunter de Roy Braverman

Date de sortie : 16 mai 2018

Editeur : Hugo Thriller

Nombre de pages : 352

ISBN : 9782755638356