Le journal de Claire Cassidy d’Elly Griffiths

 

Le journal de Claire Cassidy d'Elly Griffiths

Le journal de Claire Cassidy d’Elly Griffiths

Présentation Le journal de Claire Cassidy d’Elly Griffiths

Voyage dans un train, une histoire vraie est racontée. Ils semblent être seuls dans ce wagon. 

Claire est professeur, elle écrit la biographie d’un auteur, Holland. On lui apprend l’assassinat de son amie, collègue, Ella.

Avis Le journal de Claire Cassidy d’Elly Griffiths

Dans ce roman, très long, trop long à se mettre en place, est-ce dû au fait que ce soit un journal et qu’il soit raconté comme un journal ?, les trois personnages principaux féminins alternent. En premier, Claire, qui tient un journal. En second, Harbinder, qui s’occupe de l’enquête de police. Et pour finir, Georgie-Georgia, la fille de Claire. Pourquoi un e ou un a qui alternent selon les moments ? Fautes de traduction, d’impression ?

Claire est professeur d’anglais. Elle est divorcée et a une fille adolescente. Elle travaille dans une école où a vécu un écrivain qu’elle adore. D’ailleurs, elle a le projet d’écrire un livre sur lui.

Harbinder travaille dans la police. Elle a 35 ans, vit toujours chez ses parents. Elle est sikh et homosexuelle. Lorsqu’elle sera appelée sur les lieux du crime, ce sera à son ancienne école, où plane toujours l’aura de l’ancien maître des lieux et des histoires de fantômes qui ont perduré à cause de morts violentes.

Georgie est la fille de Claire. Elle vit chez sa mère et va, un week-end sur deux, chez son père à Londres, remarié et avec deux enfants en bas âge. Elle trompe bien son monde en laissant voir, sans détromper les adultes, qu’elle est comme tous les adolescents de son âge, accro à son portable, les réseaux sociaux… En plus, elle a un petit ami qui ne plait pas à ses parents, car il est déjà adulte. Les parents ont de mauvaises relations. Le père veut s’immiscer dans la vie de sa fille et la coupable, toute trouvée, est bien entendu Claire car elle ne sait pas élever leur fille.

Tout va changer lorsque la meilleure amie de Claire, Ella, professeur d’anglais, comme elle, est assassinée. Très vite, Claire sera interrogée par la police puisqu’elle avait des liens très forts avec Ella. Et comme bien souvent, le meurtrier fait partie de l’entourage, immédiat de la victime. Qui peut-il être ? Un ancien amant ? Interrogée, Claire ne dira pas tout. Car dans cette petite communauté de professeurs, il s’en passe des choses, des jalousies, des liaisons, du harcèlement. Lors de son premier interrogatoire, Claire ne fait pas bonne impression à Harbinder, car trop propre sur elle et franchement différente. Mais qu’est-ce qui va les rapprocher ? Un deuxième meurtre ou autre chose de plus personnel et qui concerne Claire ? En filigrane, les écrits de cet auteur, très peu lu, qui a habité cette école et qui sont rapportés tout le long du roman. Surtout que certaines de ses phrases se retrouvent dans des endroits qui devraient être cachés, près des corps des victimes.

Au final, j’ai lu ce roman sans réel plaisir, ni déplaisir, je suis entrée dans l’histoire mais elle ne me laissera pas de souvenirs impérissables. Je n’ai trouvé aucun rebondissement notoire, même si l’auteur nous présente, au fil des pages, tous les protagonistes du roman comme des suspects, face à ces trois meurtres. Même le dénouement n’est pas forcément haletant. Oui, cela se passe comme ça, le coupable est trouvé. Et alors ? Rien de plus à se mettre sous la dent. Des clichés, trop de clichés qui ne rendent pas les personnages antipathiques, ni très sympathiques non plus. Je ne me suis identifiée à aucun des trois personnages, ni pris fait et cause pour elles. Réellement dommage. La fin, une répétition de ce qui se passe au cours du roman lorsque un auteur raconte son histoire, dans un train, clôt ce livre avec bien entendu un dénouement, mais qui sert à quoi ? Deux histoires en une ? Bien entendu, il y a un élément qui pourrait faire froid dans le dos. Mais pour moi, cela n’a pas été le cas. Malgré tout, il n’y a aucun temps mort qui permettrait de laisser tomber le livre. Je n’ai trouvé aucune dimension psychologique également.

Par contre, j’ai beaucoup aimé le rôle d’Herbert, le chien, un animal aimé par Claire, Georgie et par ricochet, Hardibert.

Je remercie Netgalley et les Editions Hugo Thriller pour cette lecture.

Le journal de Claire Cassidy d’Elly Griffiths

Date de sortie : 2 janvier 2020

Editeur : Hugo Thriller

Nombre de pages : 370

ISBN : 9782755649543

Le secret des orphelins d’Elly Griffiths

Le secret des orphelins d'Elly Griffiths

Le secret des orphelins d’Elly Griffiths

Avis Le secret des orphelins d’Elly Griffiths

C’est avec un très grand plaisir que j’ai retrouvé les personnages de la première aventure signée Elly Griffiths. Quelques mois ont passé, les uns et les autres ont continué leur vie, même s’ils sont restés amis. Mais Ruth se rend compte qu’elle est enceinte et elle veut cacher, le plus longtemps possible, son état. Elle sait qui est le père et elle ne veut pas briser la famille qu’il forme avec sa femme et ses enfants. Surtout qu’il n’y a eu qu’une seule nuit. Quant à Harry, il se rend très vite compte de l’état de Ruth. Il ne joue pas l’autruche mais s’interroge. Sa réaction, à l’annonce, est prévisible. Mais, il est ami avec Ruth. Il a besoin d’elle pour ses enquêtes, surtout de son professionnalisme.

Dans ce roman, on retrouve des personnages du premier qui ont tous leur grain de folie. Mais ils jouent un rôle très important, surtout pour aider Ruth qui est encore aux prises avec un tueur. La grossesse va ajouter une autre dimension puisqu’elle va vouloir sauver son bébé.

Cette deuxième aventure est réussie et chapeau à l’auteur, car ce n’est pas souvent le cas. Elle mêle toujours ses dimensions archéologiques ce qui permet au lecteur d’en apprendre toujours plus. De plus, il y a les rites, la religion qui prennent énormément de place. Si Ruth et Harry ne sont pas trop portés dessus, les parents de celle-ci, oui, très vieille école avec leurs principes réactionnaires. Outre cette dimension archéologique, le lecteur en apprend plus sur ces temps qui ont fait le monde, avec les Romains et aussi cette culture celtique.

Le roman est très bien construit avec ces passages en italique qui font avancer l’histoire. L’auteur nous démontre bien que même si les morts datent, il est toujours possible de retrouver un assassin grâce à la science, les enquêtes et les interrogatoires. Personnellement, je n’avais pas vu venir l’assassin. Le rythme est bien ficelé mais ce n’est pas un polar, ni un thriller. Je n’ai pas eu froid dans le dos mais j’ai apprécié ces avancées. Le lecteur sent très bien la peur de Ruth qui s’installe au fur et à mesure. Mais la vie quotidienne, ses relations, son travail reprennent vite leurs droits. Le rythme est très enlevé, surtout lorsque le lecteur arrive aux 3/4 du roman. Les passages se font plus précis, plus concis et plus courts pour ajouter de la dimension à la personne qui doit être sauvée.

Je remercie les Editions Presses de la Cité pour m’avoir permis de lire cette deuxième aventure..

Résumé Le secret des orphelins d’Elly Griffiths

Ruth est enceinte. Harry Nelson est heureux de la retrouver car il ne l’a pas vue depuis trois mois. Il s’interroge sur son état de santé.

Des restes humains ont été découverts sur un chantier de construction d’appartements de grand standing.

Le secret des orphelins d’Elly Griffiths

Date de sortie : 7 septembre 2017

Nb pages : 192

Editeur : Presses de la Cité

ISBN : 978-2-258-13369-3

Les disparues du marais d’Elly Griffiths

Les disparues du marais d’Elly Griffiths – Source Presses de la Cité

Ruth et Nelson sont en route car le cadavre d’un bébé a été mis à jour. Elle lui confirme que cette mort date de millions d’années.

Nelson enquête sur la disparition de Lucy il y a dix ans. Pour lui, tant que cette affaire ne sera pas résolue, ce sera un échec. Avoir Ruth à ses côtés lui permet de lui montrer de nombreux indices car ils sont en relation avec le travail de cette dernière, l’archéologie, experte médico-légale.

Le lecteur, enfin moi, a l’impression que le roman n’est pas prenant car pas franchement noir, pas de tensions réelles, mais c’est vraiment insidieux. Pour preuve, je n’ai pas pris beaucoup de notes pour faire ma chronique. Mais je me suis laissée porter par l’histoire, par l’élément (et il y en a pas mal, aberrants, cruels) qui nous permet de ne pas flancher, de nous permettre de continuer, même si je croyais avoir trouvé celui qui avait enlevé Lucy il y a dix ans et qui est responsable du deuxième meurtre. Le véritable coupable ne m’étonne pas. Je me suis également interrogée sur le rôle de Shona. Je n’ai pas été déçue. Pour cela, je dis vraiment chapeau à l’auteur. D’ailleurs, certains éléments m’ont fait penser que la petite fille était vivante, enfermée et surtout qu’elle avait bien grandi.

L’auteur s’est attachée plutôt à ses personnages qui semblent normaux, communs. Sauf qu’ils sont très intelligents même s’ils ne semblent pas payer de mine car taciturnes. Je dirai même qu’ils ne m’ont pas franchement séduits. Ce n’est pas dû à l’auteur, loin de là, qui a su très bien les décrire avec leurs traits de caractère, leur vie, leur passé. Mais je ne me suis pas mis dans la peau d’un des personnages, comme cela m’arrive souvent. Ils ont eu tous un point qui m’a énervé. Pour Ruth, ce n’est ni son poids, ni son amour des chats, mais plutôt le fait qu’elle se confie aux uns et aux autres sur l’enquête en cours. Je trouve qu’elle n’arrive pas à tenir sa langue. Alors, oui, elle cherche des indices qui lui permettent de faire son métier, de tenter de retrouver des os pour aider la police mais bref, elle n’a pas à s’épancher comme ça. Quant à Nelson, le policier. Il est taciturne, grossier, amoureux de sa femme et père de deux grandes filles. Mais cela ne l’empêche pas de courir ailleurs et de profiter des femmes, sous couvert d’une trop grande émotion.

Le gros point fort du roman est d’avoir mêlé archéologie et enquête policière. Je n’ai jamais eu à lire ce genre de combinaison. Mais en définitive, les deux ont le même travail. Chercher, essayer de trouve. L’archéologue s’occupe des morts, comme le médecin légiste. Grâce à la science, il est capable de dater les éléments trouvés. Grâce au travail, il peut faire le lien entre les différents éléments et donner un sens à une enquête, à un enlèvement. J’ai beaucoup appris avec ces frontières, ces sacrifices humains, ces offrandes, la position des corps. J’ai aimé le travail de Ruth, comment il est décrit, les précautions qu’elle prend pour exhumer des éléments. Comme je l’écrivais, cela ressemble à un travail de légiste. Rien ne doit être contaminé.

J’ai aimé le cadre, ce paysage désolé, de marais battu par les vents, la pluie, que la mer recouvre. Il suffit de peu pour perdre son chemin, se retrouver seul sans être secouru et peut-être mourir. Le sable est un élément prépondérant du roman car il recouvre tout et ne laisse aucune trace. Tout cela convient aux personnes solitaires, qui se lient peu.

Je remercie Les Presses de la Cité pour leur confiance.

Les disparues du marais d’Elly Griffiths

date de sortie : 13 mai 2015

Editeur : Presses de la Cité

ISBN : 978-2-258-10430-3

Nb de pages : 302