Du feu de l’enfer de Sire Cédric

Du feu de l'enfer de Sire Cédric

Du feu de l’enfer de Sire Cédric

Avis Du feu de l’enfer de Sire Cédric

Lire le dernier Sire Cédric, en plus dédicacé. Que demander de mieux. Si non quelques jours et quelques belles heures de lecture. Toutefois, ce roman, Du feu de l’enfer, ne fait pas partie de mes coups de coeur de ce début d’année. Si je ne lui donne pas une note maximale, il la mérite presque. Sire Cédric a su me donner d’intenses moments de lecture, de sacrés rebondissements. Il maîtrise à fond son sujet et le thriller avec les péripéties de Manon. J’ai été scotchée du début à la fin et personnellement Sire Cédric m’a bien eu avec un de ses personnages. De toutes façons, je ne vois rien venir tellement je suis dans ma lecture. Je suis les méandres des uns et des autres, les enquêtes. J’aurais dû me méfier et ne pas suivre la piste qu’il nous donnait. Un véritable piège pour le lecteur.

Du feu de l’enfer se passe dans l’Hérault, à Montpellier et aux alentours. On assiste à des massacres, à des sacrifices. On est en présence d’une véritable secte qui se croit supérieure à tous. Pour cela, le sujet est parfaitement maîtrisé et surtout bien documenté. Sire Cédric met en scène le sacrifice d’animaux, de la torture aussi bien animale qu’humaine. Même les coeurs sensibles peuvent lire Du feu de l’enfer. J’ai également noté une belle référence à ces personnalités qui ont assisté à des parties fines, cachées et qui ont impliqué une certaine personnalité toulousaine. Sire Cédric sait nous démontrer toute une enquête de police, les flics qui peuvent être véreux.

Du feu de l’enfer met en scène une belle galerie de personnages. Manon se révèle une jeune femme tenace. Elle ne recule devant rien pour découvrir la vérité. Même si elle pense être une personnalité faible, qui ne sait pas tenir tête à son jeune frère, le mal ne lui fait pas peur et elle l’affronte. Et elle en verra et de tout. Même si elle se met en danger et aussi son frère, elle arrive à trouver les moyens pour faire face. Elle subit une énorme violence autant physique que morale. En ce qui concerne Manon, Sire Cédric nous dévoile son passé petit à petit. Il en fait un personnage auquel on s’attache. Le personnage d’Ariel contrebalance celui de sa soeur, Manon. Il est lâche, il a toujours peur, il veut, avant tout, sauver sa peau malgré les dégâts qu’il peut causer. Il ne prend pas ses responsabilités puisqu’il a toujours été protégé par Manon. 

Raynal m’a fait penser à un autre commissaire cher à Sire Cédric, Alexandre Vauvert. Mais en avançant dans le roman, cela peut disparaître. Je suis tombée, toutefois, sous le charme de Raynal.

Sire Cédric nous offre un départ en fanfare avec cette tentative de fuite d’une femme nue. Ensuite, il y a ce suicide. Les fondations du roman sont posées et les évènements vont s’enchaîner avec un rythme d’enfer. Les chapitres sont courts avec toujours des rebondissements. Un bon thriller avec du sang, de la torture, des meurtres. De plus, j’ai lu ce roman en ayant toujours en tête ma rencontre avec l’écrivain. Je le remercie d’ailleurs pour la dédicace et ainsi que la Librairie de la Renaissance à Toulouse.

Résumé Du feu de l’enfer de Sire Cédric

Une jeune femme fuit une propriété, nue. Ses poursuivants sont nombreux. Elle tombe sur des animaux décapités.

Manon tente de dormir. Elle est réveillée par des gouttes de sang qui tombent de son plafond. Elle monte chez son voisin et découvre qu’il s’est suicidé. Sur ces entrefaites arrive son frère Ariel. Mais Manon, thanatopractrice, elle maquille les cadavre, en a marre de l’aider.

Du feu de l’enfer de Sire Cédric

date de sortie : 9 mars 2017

Editeur : Presses de la Cité

Isbn : 978-2-258-11569-9

Nombre de pages : 556

 

Les courses de Russel Wangersky

Les courses de Russel Wangersky – Source Editions Presses de la Cité

Résumé Les courses de Russel Wangersky

Walt a la cinquantaine. Il est employé d’un supermarché au ménage. Il collectionne les listes de courses laissées par les clients.

Alisha a 25 ans. Elle se sent épiée et a peur.

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L’île de Nera – The Edge of Nowhere 2 d’Elizabeth George

L’île de Nera – The Edge of Nowhere 2 – Elizabeth George – Sources Presses de la Cité

Cilla a peur de l’eau. A 18 ans, elle a été abandonnée par ses parents. Elle comprend tout mais ne parle pas. Jenn Mc Daniels a 15 ans. Elle rencontre Annie Taylor qui souhaite qu’elle l’aide pour approcher Nera, un phoque noir qui revient chaque année à Possession Point. D’ailleurs, ce phoque fait l’objet d’une fête annuelle.

Retrouver un auteur que l’on aime beaucoup, voire que l’on adore, c’est le top surtout lorsque cet auteur ne nous déçoit pas une seconde. Pour ce deuxième tome de The Edge of Nowhere, Elizabeth George maitrise, comme à son habitude, son sujet. Nous n’avons pas droit à des meurtres, mais Becca et Jen vont devoir mener l’enquête pour savoir ce qui se passe réellement avec ce phoque noir, Nera. Elizabeth George maîtrise les codes adolescents, sans tomber dans des expressions toutes faites. Elle maîtrise également leurs premiers émois, leurs amours, la vie des lycéens, les rivalités, l’agressivité de ces jeunes qui sont en train de se construire et qui préfèrent ne pas montrer leurs faiblesses, mais également ceux qui sont à la recherche de leur identité sexuelle.

Donc dans L’île de Nera, nous retrouvons donc les personnages principaux du premier tome et nous continuons donc avec eux. Ils changent, ils évoluent. Becca vit toujours toute seule, aidée par son ami Seth. Elle est amoureuse de Derrick et lui aussi. Mais comme elle veut le protéger, elle ne lui révèle rien. De plus, Derrick ne comprend pas pourquoi elle est amie avec Seth. Leur relation va en pâtir. Derrick sera obligé de grandir, d’une certaine façon, loin de Becca. Cette dernière, avec cette expérience, devra également comprendre qu’elle ne peut pas tout dire. Un certain exposé sera également une belle prise de conscience, tout comme l’amitié qu’elle développera avec Jenn. Pourtant, rien n’était gagné au départ pour toutes les deux. Malgré le fait que Becca entende les pensées de ceux qu’elle rencontre, elle s’en sert très peu contre Jenn qui n’est vraiment pas tendre avec elle. Elle préfère laisser couler. Pour avoir une amie fille ? Possible.

Elizabeth George nous offre du fantastique, des créatures imaginaires, avec ce roman et ce phoque noir, Nera. Pourquoi est-elle noire ? Est-elle une mutante ? Est-elle réelle. L’île la fête tous les ans car elle revient toujours au même moment. Mais cette année, rien ne se passe comme prévu. Les principaux concernés par Nera ne veulent pas qu’elle soit approchée. Et pour cela, ils sont pratiquement prêts à tout. Annie Taylor, d’ailleurs, en fera les frais. Et la vérité sera révélée sur la venue de Nera. Certains habitants seront obligés de se dévoiler et de rendre leur passé public. Mais ce qu’ils verront sera tu définitivement. Une petite fille que l’on rencontre très souvent en début de partie sera une des clés de Nera.

Il me tarde de lire le troisième tome des aventures de Becca qui doit toujours se cacher pour que son beau-père ne la retrouve pas. Je pense que dans le troisième opus, elle arrivera à se dévoiler face à deux personnages qui ont une place importante dans sa vie. Elle a également trouvé un endroit où habiter, où elle se sent bien, où elle a noué des relations importantes qui lui permettent de grandir, d’évoluer.

Je remercie les Editions Presses de la Cité pour leur confiance.

L’île de Nera – The Edge of Nowhere d’Elizabeth George

date de sortie : 3 octobre 2013

Editeur : Presses de la Cité

ISBN : 978225809008

Nb de pages : 398