Chaman de Maxence Fermine

Chaman Maxence Fermine
Chaman Maxence Fermine

Résumé Chaman de Maxence Fermine

Après Le palais des ombres, j’avais toujours voulu lire un autre roman de cet auteur, Maxence Fermine. C’est le cas avec Chaman. Un roman court qui diffère complètement du premier lu. Et je ne regrette absolument pas ma lecture. En un peu plus de 130 pages, Maxence Fermine fait vraiment le tour du sujet dans cette quête d’identité, de racines. Bravo ! C’est très bien construit. Le sujet est de plus très intéressant et fait partie de ceux que j’affectionne assez. L’histoire des Indiens d’Amérique et le joug des Etats-Unis sur ces différents peuples. Maxence Fermine titre chacun de ses chapitres en anglais ou d’un terme indien que l’on retrouve dans le chapitre. De plus, des citations de personnalités permettent encore mieux de comprendre le thème.

Richard a 45 ans. Il est Indien par sa mère. Il se trouve à un instant de sa vie où il est prêt à basculer de l’autre côté. Mais il a fait une promesse. Mariée à un blanc, sa mère est devenue une paria au sein de sa communauté. Etant donné qu’elle vient de mourir, il veut respecter sa dernière volonté. Que ses cendres soient dispersées sur la terre de ses ancêtres. Ce sera pour lui une révélation. Très peu porté sur la famille, solitaire, il va rencontrer la jeune soeur de sa mère, sa famille mais aussi le Chaman et une femme, la Rêveuse. Il a eu quelques aventures, sans lendemain. Mais il n’a jamais voulu s’engager. Avec cette femme, il sent que c’est le grand amour. Mais comme il doit repartir, il ne veut rien promettre, rien dire. Et surtout, un évènement va tout faire basculer et on comprend mieux l’histoire du loup en début du roman.

Dans cette quête de ses ancêtres, ce rappel au passé, ce devoir de ne pas oublier, des événements, qu’il ne comprendra pas et les autres non plus, vont arriver. Ce métis ferait-il partie des leurs ? Il va retrouver donc sa vraie famille. Il va enfin savoir qui il est.

Ce roman a une visée politique. Maxence Fermine détaille bien le quotidien des Indiens, parqués dans des réserves. Ils ont été spoliés de tout par les différents gouvernements. Alcool, drogue, ils tentent de tenir, de vivre et de survivre. Certains sont toutefois heureux. Pique envers Donald Trump avec cet oléoduc qui va, encore plus, dénaturer ces paysages. Personne ne pense aux Indiens, ils sont devenus quantité négligeable. Toutefois, il reste encore de très beaux coins où la main de l’homme n’a pas encore été posée. Jusqu’à quand ?

Le roman donne également une belle part à la mort, à la façon de faire son deuil, lorsque cela touche une personne très proche, trop proche. On peut vite sombrer dans la dépression.

Je remercie Netgalley et les Editions Michel Lafon pour cette avant-première.

Résumé Chaman de Maxence Fermine

Richard est un charpentier du ciel. Il se trouve en hauteur et il pense à sauter.

Mais il se rappelle que sa mère vient de décéder et qu’il lui a fait une promesse sur son lit de mort.

Chaman de Maxence Fermine

Date de sortie : 12 octobre 2017

Nb pages : 131

Editeur : Michel Lafon

ISBN : 9782749932545

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Nos adorables belles filles d’Aurélie Valognes

Nos adorables belles filles d'Aurélie Valognes
Nos adorables belles filles d’Aurélie Valognes – Source Michel Lafon

Avis sur Nos adorables belles filles d’Aurélie Valognes

Ce roman est le deuxième de l’auteur. Je ne connaissais vraiment pas et je dois avouer que la découverte est formidable. J’ai passé un excellent moment. Je me suis laissée happer par l’histoire, qui pourrait être banale, et tous les personnages du roman. Aucun personnage n’a eu toutefois ma préférence. Ils ont chacun leurs traits de caractères, bons ou moins bons, qui en font de véritables être humains.

Difficile d’être une pièce rapportée, qu’elle soit femme ou homme, surtout lorsque la famille intégrée est assez importante. Pour plaire à son conjoint et sa belle-famille, les sentiments et le caractère sont mis de côté afin de faire bonne impression. Mais c’est sans compter sans les uns et les autres. Aurélie Valognes a bien cerné ses personnages. Elle donne un sens à leurs caractères ce qui permet à l’histoire de se dérouler sans heurts. La tendresse et l’amour son là et heureusement car deux évènements simultanés pourraient mettre à mal ce fragile équilibre.

Antoinette est la  mère de Jacques. A plus de 90 ans, elle a tout vu, tout entendu. Son grand âge lui permet de donner des conseils et de dire ce qu’elle pense. Jacques, le père des trois fils, ne veut pas lâcher prise au travail, ni chez lui. Tout ce qu’il fait est bien et il ne veut pas se remettre en question. Bien entendu, ses réflexions ne plaisent en aucun cas à ses belles filles. Face aux injonctions de sa femme, il va tenter de les amadouer, mais rien n’est gagné. Les éléments se liguent contre lui. Martine joue le rôle de tampon. Elle s’embrouille dans le prénom de ses trois fils. Elle accueille avec joie ses belles filles. La situation est tellement tendue qu’elle a peur de ne plus voir les siens. A près de 60 ans, elle lance un ultimatum à son mari car elle veut vivre. Les trois garçons, Matthieu, Nicolas et Alexandre sont tous différents. Ils ont vécu avec un père « tyrannique » et cela ne facilite pas leur relation de couple car ils se comportent en machos et ne veulent pas contrarier leur père. Stéphanie, la femme de Matthieu, est déjà mère de deux petits garçons. Elle est très à cheval sur la sécurité et elle a bien raison. Peut-être un peu trop. Première pièce rapportée dans la famille, elle a eu la vie dure avec Jacques. Leurs relations sont assez difficiles. Laura, en couple avec Alexandre, est végétarienne. Je vous laisse imaginer la suite. Quant à Jeanne, la nouvelle compagne de Nicolas, elle fait son entrée dans la famille le réveillon de Noël. Son couple est tout neuf et elle ne sait pas où cela va la mener.

Les cadeaux offerts par Martine et surtout Jacques à leurs belles filles. Elles ont tout compris, le prennent assez mal et les regards en disent long. Mais elles se « vengeront ». 

Nous assistons à une jolie chronique familiale avec de nombreuses remises en question. Le traitement du sujet est brut et nous plonge vraiment dans cette famille car chaque lecteur peut y trouver son compte. Personnellement, je n’ai pas de soucis avec ma belle-mère. Elle est gentille. Cela fait 27 ans que nous nous connaissons. Je dois simplement avouer qu’heureusement nous sommes séparées par des centaines de kilomètres car je n’aurai pas supporté son intrusion excessive. Quant à mon beau-père, il me rappelle Jacques. En tous les cas, mes beaux parents prennent fait et cause pour leurs deux fils. 

Je remercie les Editions Michel Lafon pour cette découverte et je remercie Aurélie Valognes pour sa belle plume. Et que dire de la couverture ? Une véritable pépite. La plume est extrêmement fluide. J’ai lu ce roman en deux petites soirées. Je l’ai refermé avec le sourire aux lèvres et j’espère pouvoir lire très bientôt le premier, ce qui va encore augmenter considérablement ma PAL, et les prochains.

Résumé de Nos adorables belles filles d’Aurélie Valognes

Jacques et Martine vivent en Bretagne. Ils s’apprêtent à recevoir leurs trois fils et leurs belles filles pour le réveillon de Noël. Tout est pratiquement prêt. Martine donne ses dernières recommandations à son mari pour qu’il soit gentil avec tout le monde et en particulier Stéphanie, Laura et Jeanne qu’ils ne connaissent pas encore.

Nos adorables belles filles d’Aurélie Valognes

date de sortie : 4 mai 2016

Editeur : Michel Lafon

Isbn: 978-2-7499-2923-1

Nombre de pages : 270

Le Palais des Ombres de Maxence Fermine

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Le Palais des Ombres de Maxence Fermine – Source Michel Lafon

Nous sommes au début des années 60. Nathan reçoit un courrier de son père, avec qui il a peu de contacts. Son père lui fait part de son décès et de la date de son enterrement, mais aussi de la date à laquelle il a rendez-vous chez le notaire.

Lors de l’enterrement, il rencontre la dernière compagne de son père qui lui transmet une clé.

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Pardonne-lui de Jodi Picoult

Pardonne-lui de Jodi Picoult – Source Michel Lafon

Sage se cache et fuit les relations sociales. Elle est défigurée par une cicatrice. Elle suit une thérapie de groupe car elle n’accepte pas la mort de sa mère dont elle se rend responsable.

Elle rencontre Josef, un homme de plus de 90 ans, dont elle devient l’amie. Il lui annonce qu’il veut qu’elle l’aide à mourir. Il est un ancien nazi ayant perpétré des crimes. Toutefois, il est bien intégré, depuis de nombreuses années, dans la communauté.

Sage fait part à la police de cette découverte. On la dirige vers un service, dépendant du FBI, qui traque les criminels nazis afin qu’ils répondent de leurs crimes lors d’un procès.

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Un palace en enfer au pays de Rosie Maldonne d’Alice Quinn

Un palace en enfer d’Alice Quinn – Source Michel Lafon

Rosie Maldonne a 25 ans, trois enfants, sans emploi. Elle vit dans une caravane et dépend de diverses allocations pour vivre.

Son amie Véro a des soucis et disparait. Son petit garçon Pierre également.

Rosie trouve six enveloppes pleines d’argent. Les problèmes semblent résolus sauf que c’est sans compter Rosie.

Ce n’est pas de la haute littérature loin de là, mais ce roman est une bouffée d’air frais car le but n’est pas de se prendre la tête et de passer un bon moment avec une fille sympa, attachante mais qui nous fait lever les yeux au ciel. Très agréable à lire même s’il y a de nombreux clichés comme cette fille du sud, s’habillant et parlant mal, jeune avec des enfants, sans avenir. L’auteur arrive à nous rendre Rosie extrêmement attachante. Ah oui, on peut être atterré par ses goûts en matière de vêtements, de sa vie faite d’excipients. Sauf que Rosie est une mère et on ne touche pas à ses enfants, ni à ceux de ses amies. Elle fera tout pour les garder, pour être là avec et pour eux. Elle a quelques coups de mou comme toutes les mères, mais ses enfants ne la quittent jamais.

Les situations sont rocambolesques mais avec le personnage de Rosie, il peut tout arriver. Elle a un caractère entier. Elle s’emporte, jure, est malchanceuse mais reste malgré tout optimiste. Elle a des préjugés, est plus ou moins méfiante et juge les gens sur une simple rencontre. Elle se connait par coeur et c’est ce qui est bien. Au moins, elle est sûre de ne pas être déçue. Elle semble n’avoir peur de rien. Mais c’est surtout son côté grande gueule qui cache sa peur. Elle est malheureuse en amour mais n’en veut pas aux pères de ses enfants.

Ce roman est fait de rencontres, bonnes ou mauvaises. Rosie essaie d’en profiter à fond, quel mal à ça ? Elle a de la suite dans les idées. Et pour s’en sortir, elle doit en avoir. Il reste tout de même un énorme fond d’honnêteté chez Rosie. Elle est également très attachée à sa mère, décédée. Selon elle, sa mère lui envoie des indices avec des paroles de chansons. Rosie ne laissera personne indifférent. Les lecteurs s’en rendront compte tout comme les rencontres qu’elle a pu faire dans ce roman. Tout le monde se souviendra de ce personnage haut en couleur et aussi des enfants qui sont loin d’être malheureux.

Un palace en enfer me fait penser à la grande série à succès, Stephanie Plum. Stephanie et Rosie semblent fabriquées du même moule. Elles n’ont pas la même vie, certes, pas tout à fait le même caractère, elles ne vivent pas tout à fait la même chose mais elles s’improvisent toutes les deux détectives.

Alice Quinn fait référence à de nombreuses répliques de films, de scènes et surtout des chansons d’artistes français. Le répertoire est assez éclectique, comme la jeune femme. Alice Quinn réussit à nous faire aimer son personnage même si le verbe est haut, enlevé. Malgré ça, Rosie n’a pas oublié de bien élever ses enfants, car sa fille aînée lève souvent les yeux ou fait la remarque lorsqu’elle entend des gros mots.

J’ai noté une incohérence. Comment peut-on faire mal avec des talons alors qu’elle porte des chaussures compensées ?

Que peut-on tirer de cette histoire outre son caractère agréable ? Faut-il avoir le caractère de Rosie pour arriver à s’en sortir malgré les aléas de la vie.

Je remercie en tous les cas les Editions Michel Lafon car je suis prête à continuer à lire les aventures de Rosie. En attendant, c’est ma fille qui a récupéré le roman.

Un palace en enfer au pays de Rosie Maldonne d’Alice Quinn
sortie : 15 janvier 2015
ISBN : 9782749925066
pages : 384

Les illusions adolescentes d’Adel Deco

Les Illusions adolescentes d’Aden Deco – Source Michel Lafon

Pour Anthony Jaouï, c’est sa dernière année de lycée. Il ne sait pas encore ce qu’il va faire l’année prochaine en continuant ses études.

Il est invité à une fête chez son meilleur ami, Nathan. Là, il apprend que ce dernier est en couple, depuis plus d’un an, avec une fille, dont il était profondément amoureuse, Morgane.

Ivre, Anthony se bat avec Nathan et promet qu’il les tuera.

Nathan meurt assassiné. Mais Anthony, accusé, ne se souvient de rien.

Un roman fait par de très jeunes adultes pour des adolescents mais que les parents peuvent lire pour se rendre compte que le talent existe bien chez les jeunes, même en écriture. Bravo car il y a tous les ingrédients d’un bon roman même si ce dernier se lit très vite. Le lecteur a envie de très vite savoir ce qui va advenir d’Anthony et comment et pourquoi Nathan est mort.

Outre l’histoire, l’intrigue, les rebondissements, tous les éléments indispensable comme le fantôme, le livre nous démontre très bien que les adolescents, qui passent le bac, ne savent pas souvent ce qu’ils veulent faire après. Ils ont peu d’idées à ce sujet. Le plan n’est pas clairement défini dans leur tête pour bon nombre d’entre eux.

Il y a, je trouve, quelques clichés, comme les habitants et jeunes de Neuilly, les interrogatoires de la police. Pour ces derniers, même en pensant tenir leur coupable idéal, cela se passe-t-il réellement comme ça ? Certains jeunes semblent également profiter de la situation financière de leurs parents. S’ils ne travaillent pas assez, on leur paie des cours particuliers, donc pourquoi faire des efforts ?

Nous avons le quotidien de ces adolescents entre collège et lycée, mais aussi fêtes où l’alcool coule à flot. Certains parents semblent toutefois désoeuvrés face à leurs enfants qui s’enferment. Ils ne se comprennent plus. Il y a les premiers amours, les premiers émois, les jalousies, la haine, le désir de faire mal quand on n’obtient pas ce que l’on veut, se moquer d’une personne qui ne ressemble pas à notre idéal car il ou elle n’est pas joli, car il ou elle est un peu pressant…La haine est bien décrite comme les histoires de vengeance, l’amour déçu et l’enquête menée par ceux, et ils sont peu nombreux, qui croient en l’innocence d’Anthony. Ils découvrent la vie, l’amour, la douleur, la mort.

Pour ma part, j’ai passé un bon moment. Le langage n’est certes pas élaboré mais on s’adresse à des jeunes. Le roman doit donc être facile d’accès. Les chapitres sont courts. Je ne veux pas dire que les jeunes n’ont pas de culture loin de là. Mais à l’époque du langage SMS,  il semblerait que certains ne fassent pas beaucoup d’efforts pour s’exprimer. Le roman ne tombe pas dans ce panneau-là, loin de là, il est bien construit, les dialogues sont satisfaisants, tout comme les phases d’humour.

Chacun a leur tour, les personnages principaux vont raconter ce qui se passe, Anthony, Morgane, Nathan, le meurtrier, le policier qui mène l’enquête. C’est un peu déstabilisant quand on change de personnage au départ mais le lecteur s’y fait vite.

Je rappelle pourquoi et comment ce roman a été écrit :

Une initiative généreuse d’étudiants d’écoles de commerce qui veulent venir en aide aux collégiens défavorisés… à travers l’association Zup de Co.

ADEL DECO est l’acronyme d’Atelier d’écriture littéraire de commerce : 7 écoles de commerce (HEC, ESSEC, ESCP, EM LYON, EDHEC, Audencia et GEM) se sont unies pour écrire un roman participatif d’un nouveau genre. À mi-chemin entre le roman de génération et le polar, ce collectif a initié un projet dont l’objectif premier est de venir en aide aux collégiens en difficulté.

Un roman qu’ils ont rédigé en sept mois et dont le produit des ventes sera reversé à l’association Zup de Co, fondée pour permettre aux plus démunis l’accès la culture et à l’éducation.

Je remercie les Editions Michel Lafon pour cette belle découverte.

BAL in my PAL #2

Semaine riche grâce à mon très gentil partenaire J’ai Lu qui me fait confiance et cela fait plaisir.

Quatre policiers ont rejoint ma PAL.

Une certaine vérité de David Corbett et

C comme cadavre de Preston & Child – Source J’ai Lu
Mauvais garçons de Linwood Barclay – Source J’ai Lu

J’ai également ce SP des Editions Michel Lafon que je remercie. LES ILLUSIONS ADOLESCENTES ADEL DECO.

Les Illusions adolescentes d’Adel Deco – Source Michel Lafon
http://www.michel-lafon.fr/livre/1430-Les_Illusions_adolescentes.html
La dette de Mike Nicol – Source J’ai Lu

 Il faut savoir aussi commander de temps en temps. En plus, l’homme ne voulait pas lire Affaire classée de Danielle Thiéry sans avoir lu la première enquête d’Edwige Marion.

Le sang du bourreau de Danielle Thiéry – Source Masque Poche

Afin de lire la série entière, j’ai commandé le tome 1 de Lune Mauve de Marilou Aznar et la deuxième enquête de Mickey Bolitar d’Harlan Coben.

A quelques secondes près d’Harlan Coben – Source Interforum
http://www.interforum.fr/images/978226/62/46/9782266246262VIG.jpg
Lune Mauve de Marilou Aznar – Source Casterman
http://jeunesse.casterman.com/docs/Albums/46113/9782203086043_cb.jpg