L’arrangement de Sarah Dunn

tous les livres sur Babelio.com

Résumé L’arrangement de Sarah Dunn

Owen et Lucy passent une bonne soirée, chez eux, avec un couple. Ils discutent de la vie, des couples, de l‘adultère. Lorsque ce couple relate la possibilité d’avoir de chaque côté un amant, pour pimenter un couple, l’idée fait son chemin chez Owen et Lucy.

Ils notent tout sur un carnet sur un futur arrangement. Et ils sautent le pas.

Avis L’arrangement de Sarah Dunn

Suite à une soirée un peu arrosée qui a laissé des traces dans leur esprit, Owen et Lucy, parents de Wyatt, après concertation et notes, ont décidé de signer un arrangement. Qu’est-ce que cet arrangement ? Pendant six mois, leur couple est libre mais l’un et l’autre ne doivent pas savoir ce qui se passe dans la vie de l’autre. Liberté chérie, liberté sexuelle. Mais ils vivent toujours ensemble, s’occupent de leur fils. Qui va trouver en premier un autre partenaire sexuel ? Ils cherchent, vont-ils trouver ? Personne, dans leur entourage ne doit savoir. Mais Lucy se confie à celle qui peut être considérée comme sa meilleure amie. Est-ce que leur sexualité sera autant débridée ? Vont-ils s’attacher à ces autres personnes ? Leur couple va-t-il en souffrir ?

L’auteur, au fil des pages, nous relate leur rencontre, comment ils sont tombés amoureux, comment ils ont décidé de vivre à l’extérieur de New-York, par manque d’argent, pour avoir une vie plus simple, moins trépidante et surtout parce qu’ils attendent un enfant. C’est également dû au fait qu’Owen n’a pas pu évoluer professionnellement et qu’il a été licencié. La vie semblait toute rose. Mais l’arrivée de Wyatt et les soucis de cet enfant, dont ils n’ont pas compris au départ ce qui lui arrivait, ont obligé Lucy à ne plus travailler. Ils sont l’un et l’autre très proches de cet enfant qui se révèle autiste. A aucun moment, je n’ai senti que leur couple était prêt à s’effriter, malgré les problèmes de santé de leur fils qui prend énormément de temps et d’espace. Alors, oui, Lucy ne fait plus aussi attention à elle, la routine s’est installée dans leur couple, il semble y avoir moins d’amour, quelques frictions…

Une chronique des êtres humains, du couple, aux Etats-Unis dans une petite communauté conservatrice qui a vu arriver de nombreuses familles qui cherchent le bien-être. Personnalités féminines, masculines, où tout est mis en oeuvre pour le bien de la communauté. Frictions, jugements, surtout lorsque le maître d’école devient une femme. Mais il a fallu d’un seul homme, un riche homme, vivant dans cette petite ville pour que l’école prenne une décision. Mais c’est sans compter une mobilisation de tous et toutes. Un très bon point car cette ville est conservatrice, certes, mais elle est quand même capable d’accepter ce qui fait tout l’être humain. Par contre, elle n’est pas prompte à accepter qu’un riche homme d’affaire ne paie pas ses impôts quand il trouve des subterfuges.

Est-ce qu’un arrangement comme celui de Lucy et Owen est viable ? Pas pour tout le monde car l’être humain est tout de même versatile surtout lorsque les sentiments peuvent entrer en ligne de compte. Ce que j’ai bien aimé, en définitive, est cette fin menée par la maîtresse d’Owen qui a vécu le plus grand drame de sa vie et qui, en fin de compte, s’est rendue compte qu’elle lui doit la vie.

Dans ce roman, on suit les changements qui les affectent, qui affectent cette communauté d’hommes et de femmes aux nombreux jardins secrets. Même si le roman est bien écrit, constitue une analyse des couples, sans jugement émis, d’une petite ville des Etats-Unis, je ne peux pas dire que j’ai vraiment aimé ce roman. Il est lu mais je n’en garderai pas un souvenir impérissable.

Je remercie Babelio pour cette Masse Critique et les Editions Le Cherche Midi.

L’arrangement de Sarah Dunn

Date de sortie : 19 septembre 2019

Editeur : Le Cherche Midi

Nombre de pages : 396

ISBN : 978-2-7491-6048-1

Le Livre des morts de Glenn Cooper

Le Livre des morts de Glenn Cooper – Source Le Cherche Midi

21 mai 2009, David Swisher est un banquier de 36 ans à qui tout réussit. Il reçoit une carte postale d’un cercueil et meurt assassiné le lendemain. D’autres personnes reçoivent des cartes.

Un an auparavant, Will Piper assiste à une réunion d’anciens de Harvard. Il retrouve d’anciens camarades dont un qui a partagé sa chambre et qui a subi les bêtises de ses condisciples. En 2009, Will se retrouve seul. Il lui reste quelques mois à faire au FBI. Suite à la maladie d’un de ses collègues, il reprend l’affaire du tueur de l’Apocalypse.

Ce roman et les deux suivants m’ont été conseillés dans le groupe consacré à Antoine Marcas. je les ai achetés en occasion. Ils sont tous en très bon état. Je ne regrette absolument pas ma lecture. J’aime l’histoire racontée par Glenn Cooper. J’aime son style. Il nous fait naviguer sur plusieurs périodes, 2009, après la Deuxième Guerre Mondiale et dans les année 800 et après. Pourquoi ces retours en arrière ? Le lecteur le découvrira au fil des pages. Il sait que ces périodes sont liées. Mais pourquoi ? Quel est le but ?

Glenn Cooper nous installe son intrigue avec Will Piper, un agent du FBI, proche de la retraite. En effet, il est âgé de plus de 40 ans. Il a eu une très carrière au sein du FBI comme agent chargé de traquer les tueurs en série. Il a une fille Laura, qu’il a eu très jeune. Il ne s’est pas occupé d’elle mais n’a jamais failli au point de vue de la pension alimentaire. Grâce à elle, ils se sont retrouvés et ils apprennent à se connaître. Will Piper est un bourreau des coeurs, un homme à femmes. Il est conscient de ses défauts. Il boit beaucoup. Il n’aime pas la hiérarchie, est un véritable électron libre. Il est pugnace, ne se laisse pas faire. Grâce à cette enquête, il a retrouvé de l’allant et surtout une partenaire avec laquelle les débuts sont assez difficiles. Il sait décrypter les sentiments des uns et des autres, leurs conflits

Le roman mêle la quête d’un tueur en série, les dons, la croyance, l’existence du Malin et donc de Satan, la construction d’une abbaye et de ce qu’elle peut cacher avec cet enfant. Le roman est très bien documenté historiquement et également au point de vue de l’architecture, des constructions. En associant passé et présent, Glenn Cooper s’intéresse également aux assureurs, aux spéculations, aux transferts d’argent, aux affaires et secrets d’Etat pour tenter de prévoir l’avenir. Il place son enquête à New York mais aussi à Las Vegas, le royaume du Vice. Il nous offre quelques moments assez crus et aussi des évènements auxquels le lecteur ne s’attend pas. Il entretient le suspense à merveille car en faisant. Les 150 dernières pages sont menées tambour battant, sans temps mort. Le rythme est entraînant car la vie et la mort sont étroitement liées. Nous avons également ce chiffre 7, un véritable symbole, en 777 mais également dans les années 2009.

J’aime ces romans, ces thrillers qui mêlent enquêtes, ésotérisme, croyances… Glenn Cooper a réussi de main de maître à ne pas tomber dans ce que j’ai pu lire auparavant. J’ai donc abordé ce roman en véritable novice et j’ai aimé ça. J’espère qu’il saura me surprendre avec les deux prochains.

Le livre des morts de Glenn Cooper

DATE DE SORTIE : 25 mars 2010

EDITEUR : Le Cherche Midi – Pocket

ISBN : 978-2-266-19216-3

NB DE PAGES : 506