Formation d’élite de Lee Child

Formation d'élite de Lee Child - Editions Calmann Lévy

Formation d’élite de Lee Child – Editions Calmann Lévy

Résumé Formation d’élite de Lee Child

Jack Reacher, suite à ses actes, doit recevoir une médaille. Plus tard, on lui apprend qu’il est convoqué.

Il doit rejoindre une formation. Très vite, il pense qu’il est mis au placard, surtout lorsqu’il rencontre les deux personnes avec lesquelles il doit suivre cette formation.

Avis Formation d’élite de Lee Child 

C’est mon deuxième Lee Child. Lorsque j’ai posé ma candidature sur Netgalley, je n’ai pratiquement pas lu la 4ème de couverture, je me suis basée sur le titre et l’auteur. J’aurais dû y réfléchir à deux fois. Lorsque j’ai relu ma précédente critique de l’auteur, je me suis rappelée que je m’étais ennuyée. C’est encore le cas ici. Je ne mets pas en cause les qualités d’écrivain, loin de là, mais je n’ai pas été emballée par ce roman où l’on retrouve Reacher. Dans le précédent roman, je n’avais pas compris qu’il faisait partie de l’armée américaine depuis de nombreuses années et que des missions lui étaient affectées. Missions où il fait pratiquement ce qu’il veut pour réussir. Dans ce roman, il a tout de même trois grandes autorités au-dessus de lui mais il analyse les situations, les protagonistes et même s’il sait qu’il avance à tâtons avec ses collègues, c’est une chance sur 10 pour que cela réussisse.

Donc, voilà, dans ce roman des prises de décision sont prises, mais ils sont toujours en retard de quelques minutes. Pour revenir au début, Reacher semble être mis au placard avec deux autres hommes, un de la CIA et un de la FBI. Ils sont mis au secret et sauront très vite ce qu’ils doivent faire. Un mot, collaborer. Mais sur quoi, par rapport à qui ? Ils ne le savent pas et découvriront la vérité au fur et à mesure. Cette vérité se pose, à mon avis, comme un cheveu sur la soupe. Malgré l’étude de nombreux cas, ils arrivent, assez vite, à trouver qui est responsable. Ce point me chagrine. C’est vrai, je sais que nous sommes dans un roman, mais quand même. Ils ont procédé par des recoupements et surtout grâce à Reacher et ses fameuses phrases, comme, cela peut ne pas être ça mais il y a tout de même une possibilité. 

Histoire aux Etats-Unis qui se retrouve être très vite en Allemagne. Lorsque l’on profite des uns et des autres, quand il y a des meurtres qui donnent des indices aux agents américains. Eux ne donnent pas leurs informations aux autres forces de police pour tenter de résoudre les meurtres. Mais comme partout, il y a ceux qui ne conçoivent pas leur métier de la même façon que les autres.

Les deux seuls personnages que j’ai bien aimés dans ce roman sont le policier allemand et la jeune femme qui aide Reacher, qui est membre de l’armée également. Autre point qui me chagrine est la façon que Reacher a de tuer, surtout vers la fin. Pourquoi n’a-t-il pas arrêté cet homme qui ne présentait pas franchement de menaces pour lui même même si on peut comprendre que ce qu’il représente et ce qu’il souhaite réaliser peut entraîner de graves conséquences ? Bref, pas de témoins donc rien à dire. Même si on rend des comptes aux plus grandes instances, tant qu’il y a des résultats, on ferme les yeux, même si les relations entre deux pays peuvent en souffrir, même si un pays se mêle de la politique intérieure d’un autre.

Ce que j’ai bien aimé est l’objet de la quête que l’on comprend au fur et à mesure et qui est révélé. C’est franchement bien trouvé et pour moi c’est un des points positifs du roman avec la qualité de style de l’auteur et cet humour que l’on peut trouver entre les lignes, lorsqu’il répète certaines phrases pour accentuer les propos. Par contre, on ne sait pas si cette formation d’élite, si le fait de travailler ensemble a réellement donné une coopération entre les services pour plus tard, car les protagonistes continuent leur métier ailleurs.

Je remercie Netgalley et les Editions Calmann Levy

 Formation d’élite de Lee Child

Date de sortie : 18 septembre 2019

Editeur : Calmann Lévy

Nombre de pages : 347

ISBN : 9782702161968

L’ombre de la baleine de Camilla Grebe

L'ombre de la baleine de Camilla Grebe - Editions Calmann Levy

L’ombre de la baleine de Camilla Grebe – Editions Calmann Levy

Résumé L’ombre de la baleine de Camilla Grebe

Manfred a la cinquantaine. Divorcé, il s’est remarié et a quatre enfants, dont une petite fille avec sa nouvelle femme. Il travaille comme policier à Stockholm. Lors d’un appel, il laisse sa petite fille seule. Ensuite, il la cherche et il n’a pas le temps de la récupérer. Elle tombe sur l’asphalte.

Avis L’ombre de la baleine de Camilla Grebe

Ils sont trois et tous les personnages qui gravitent autour. Manfred, Samuel et Pernilla détaillent leur vie, ce qui leur arrive à un instant T. Bien entendu, à un moment ou un autre, ils seront liés par une enquête.

Manfred est policier. Il est divorcé et remarié à une femme plus jeune avec laquelle il a une petite fille. Mais un matin, alors qu’il est chez lui avec sa fille et qu’il répond au téléphone, la petite fille passe par la fenêtre et il n’a pas le temps de la récupérer. Nadja tombe sur la chaussée. Elle est dans le coma. Passés les premiers jours, Manfred doit reprendre le travail et surtout faire face à des noyés et semble-t-il un gros trafic de drogue.

Samuel est un jeune homme qui vit chez sa mère. Il ne va plus au lycée, ne travaille pas. Il n’arrive pas à se concentrer et subit continuellement les reproches de sa mère. Mais, il a trouvé la facilité en volant, en faisant des trafics jusqu’à ce que cela soit trop gros pour lui et que sa mère le mette à la porte. Il devra se cacher pour ne pas mourir. Il trouve un travail, s’occuper d’un enfant handicapé. Mais dans quel piège est-il tombé ? Est-ce que cela sera le cas, ici ? Il semblerait que Samuel ne prenne jamais les bonnes décisions. Mais il subit certains événements. Pendant toute la durée de ce roman, outre le fait qu’il culpabilise beaucoup pour ses actions, ses décisions prises, qu’il se répète inlassablement qu’il n’est qu’un bon à rien, il tient en pensant à sa mère.

Pernilla est la mère de Samuel. Profondément bigote, immensément bavarde, ses actions doivent être en rapport avec Dieu. Elle est très impliquée au sein de sa congrégation. On apprend que sa mère est partie lorsqu’elle était jeune, que Pernilla est mère célibataire. Ah, oui, elle a toujours été là pour son fils, l’espionnant, toujours sur son dos. Mais lorsqu’elle prend la décision de le mettre dehors, elle va vite se mordre les doigts. Toutefois, Pernilla va évoluer. Elle va devoir prendre des décisions pour son fils qu’elle tente de retrouver envers et contre tout. Cela ne sera plus la femme qui accepte tout sans rien dire, qui respecte les lois.

Alors, oui, l’auteur nous emmène dans une histoire de trafic de drogue, d’argent avec des gros pontes qui font assassiner ceux qui n’obéissent plus. Est-ce que ces cadavres sont liés ? Mais l’auteur nous amène un élément, des personnages qui vont changer la donne de ce roman. Un événement auquel je ne m’attendais absolument pas. Roman addictif, certes, mais pas un coup de coeur pour moi, malheureusement, même si j’ai aimé la construction et là où nous a emmené l’auteur. Je croyais avoir lu son premier roman mais ce n’est pas le cas. Je l’ai toutefois dans ma PAL. Un roman nordique, suédois, comme je les affectionne. On passe de la ville, Stockholm, même si elle n’est pas très évoquée, à des paysages de bords de mer, des îles où il semble faire bon vivre. Le temps est également un élément important dans ce roman. Début de l’été avec ses pluies, ses averses et aussi le soleil ainsi que la fête préférée des Suédois, la Saint-Jean.

Des sujets sont traités dans ce roman. La perte d’un enfant et ce que cela change pour un être humain, pour une famille. Chacun réagit différemment à ce drame. Lorsque la personne a déjà des problèmes psychologiques, c’est encore pire. Autre sujet très important et qui prend toute son importance dans notre vie d’aujourd’hui. Les réseaux sociaux, les blogs. Montrer que tout va bien dans sa vie, faire des photos pour avoir des like, de plus en plus de like. Faire cette course pour être le meilleur. Les gens sont narcissiques et cela entretient ce narcissisme. Mais si on montre que tout va mal pour obtenir de la compassion, il faut l’entretenir également. Perversité de l’être humain pour tout ce qui touche les autres dans leur malheur. Se focaliser sur les gens qui souffrent et donc en rajouter. 

Ne pas avoir lu Sous la glace ne gêne pas franchement la lecture de ce roman, même si cela aurait été mieux pour connaître Manfred et Malin.

Je remercie Netgalley et les Editions Calmann Lévy pour cette lecture.

L’ombre de la baleine de Camilla Grebe

Date de sortie : 27 février 2019

Editeur : Calmann Lévy

Nombre de pages : 369

ISBN : 9782702165744

L’égarée de Donato Carrisi

L'égarée de Donato Carrisi - Editions Calmann Lévy

L’égarée de Donato Carrisi – Editions Calmann Lévy

Résumé L’égarée de Donato Carrisi

Samantha a 13 ans. Elle est au collège. Sa meilleure amie lui a dit que Tony Baretta voulait lui parler. Samantha n’a pas dormi de la nuit. Elle se prépare pour ce rendez-vous. Elle se regarde dans la vitre d’une voiture et voit un homme qui porte le masque d’un lapin.

Avis L’égarée de Donato Carrisi

Et un de plus pour moi. Donato Carrisi me ravit toujours autant. L’égarée est encore mieux que Tenebra Roma. Et je ne suis pas au bout de mes peines, si je puis l’écrire, puisqu’il m’en reste encore à lire. Mais L’égarée est le dernier publié.

Chez Donato Carrisi, l’atmosphère et les éléments extérieurs jouent beaucoup pour ses histoires. Tenebra Roma, c’était le déluge, le black-out. L’égarée, c’est pire que la canicule. Tout a dû être changé pour que les gens vivent et travaillent. Bon, voilà, le point météo du livre. Ensuite, passons aux personnages. Nous retrouvons ici Bruno Genko, détective privé. Donato Carrisi fait également référence à Mila, un de ses personnages récurrents. On sait dès le départ que les jours de Genko sont comptés. Il a un papier qui lui a annoncé qu’il devait mourir, mais il a dépassé la date limite. Chaque jour qui passe est somme toute une victoire, il va dédier ces jours à la recherche de la vérité sur une enquête qu’il n’a pas mené quinze ans auparavant. En effet, Samantha a disparu mais elle a refait surface. Elle doit recouvrer la mémoire pour permettre l’arrestation de son tortionnaire.

De nombreux chapitres sont consacrés à Genko et son enquête. Il voudra baisser les bras, mais des éléments vont lui permettre de reprendre confiance pour cette quête de la vérité. Qui est le tortionnaire de Samantha ? Que lui a-t-il fait ? Comment en est-il arrivé là ? Genko s’intéresse à l’humain, à l’homme. Il a suffi d’une bande dessinée, détournée, pour que des enfants, garçons, soient la proie d’hommes qui ont décidé de les anéantir. Ces enfants deviendront à leur tour des bourreaux avec cette recherche de transmettre le flambeau. Je ne veux pas trop en dévoiler. Il faut vraiment lire les pages de ce superbe roman même si un élément de la fin n’a toujours pas été compris. Est-ce vraiment réel ce qui est arrivé à Samantha ? Elle est aidée par un profiler pour retrouver la mémoire. Mais les rebondissements, là aussi, nous entraînent dans une histoire inadmissible. Souffrances, comment survivre face à un prédateur sexuel qui joue continuellement avec vous ? Ces enfants, qu’ils soient filles ou garçons, deviennent, eux aussi, des monstres. Tout se joue sur cette souffrance des enfants qui sont abusés par des adultes.

Genko est un solitaire, un homme qui cache beaucoup de choses. Il ne se confie pas, même à sa meilleure amie, un homme devenu femme. Il a mené ses enquêtes en utilisant tout ce qui pouvait être à sa portée, en franchissant, bien souvent les limites. Genko est haï par les flics et c’est réciproque. Mais il arrivera à trouver un homme, peu de temps, à qui il fera confiance pour cette histoire et qui lui permettra d’aller jusqu’au bout. Et il sait aussi où chercher les informations qui peuvent lui manquer, dans ce dark web, ce deep-web où le pire côtoie l’indicible.

L’égarée de Donato Carrisi

Date de sortie : 3 octobre 2018

Editeur : Calmann Levy

Nombre de pages : 331

ISBN : 978-2-7021-5738-1

Bienvenue à Mother’s Rest de Lee Child

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Résumé Bienvenue à Mother’s Rest de Lee Child

Jack a décidé de s’arrêter à Mother’Rest, une petite ville entourée par d’immenses champs de blés. Il compte rester une seule journée. Il voit une femme à la gare qui semble attendre quelqu’un.

Il fait le tour de Mother’s Rest et prend une chambre au motel.

Avis Bienvenue à Mother’s Rest de Lee Child

Jack Reacher descend du train à Mother’s Rest. Il rencontre une jeune femme et poursuit son chemin. La question qui va revenir sans cesse, après avoir imaginé divers scénarii, est pourquoi Mother’s Rest. Très vite, Jack est surveillé, surtout qu’il se lie avec cette femme, ex de FBI, qui attend son associé. Jack souhaite partir le lendemain mais très vite, il va échanger avec Michelle et de fil en aiguille, il va lui apporter son soutien dans cette quête, dans cette enquête. Car ils vont en voir du pays. Ils vont en trouver des situations rocambolesques, des personnes payées pour les éliminer. Que cache Mother’s Rest ? Que cachent les habitants de Mother’s ? Dark web, oui. Mais pas assez fouillé à mon goût. Pourquoi ? Est-ce que cela correspond réellement à l’histoire, à ces morts ? Epiés de bout en bout de leur histoire mais arriveront-ils vraiment à s’en sortir et à connaître le fin mot de cette histoire ?

Michelle et Jack ont deux façons d’opérer. Il réfléchit beaucoup, analyse et élabore des thèses. Elle, elle va tenter de les démonter. Il marche également à l’instinct et par rapport à ses expériences. Il veut laisser faire et voir venir. Michelle le tempère car il est bagarreur. Il prend des coups, mais surtout sait les rendre ou les donner bien avant.

Un roman lu pas au bon moment  ? En tous les cas, j’ai trouvé qu’il a été extrêmement long à se mettre en place. Ennuyeux comme ses champs de blé à perte de vue ? Non, tout de même pas car cela ne serait pas honnête envers l’auteur. Mais j’ai mis énormément de temps à le lire, même s’il me tardait de le finir avant de passer à une autre lecture. J’ai trouvé des éléments très intéressants comme cette connaissance impeccable des armes, comment elles sont agencées, ce qu’elles permettent. En lisant ce roman, on pourrait penser que l’auteur écrit de nombreuses répétitions. C’est juste pour démontrer que les éléments surviennent, que le scénario écrit arrive bien, comme ce qu’analysé Jack. Les actions, tout comme les gens et les paysages sont très détaillés. J’ai eu l’impression de les voir se dérouler devant moi au ralenti.

Je n’ai pas eu à franchement parler d’affinités avec les deux personnages principaux, Jack et Michelle. Jack est un personnage récurrent chez Lee Child. Il est possible que je lise un autre roman de l’auteur avec Jack afin que je change d’avis ou pas.

Je remercie Babelio pour cette sélection Masse Critique et les Editions Calmann Levy.

Bienvenue à Mother’s Rest de Lee Child

Date de sortie : 19 septembre 2018

Editeur : Calmann Lévy

Nombre de pages : 453

ISBN : 978-2-7021-6149-4

Sauvage de Jane Harper

Sauvage de Jane Harper

Sauvage de Jane Harper

Résumé Sauvage de Jane Harper

Cinq femmes, cinq hommes pour un séminaire d’entreprise. Les hommes reviennent mais manque à l’appel une femme, car les quatre autres reviennent blessées et en sang.

Falk a reçu un appel pendant la nuit d’Alice. Avec sa coéquipière, Carmen, ils sont dépêchés dans le bush suite à la disparition d’Alice.

Avis Sauvage de Jane Harper

J’ai Canicule de Jane Harper dans ma BAL depuis de nombreux mois. Je n’ai pas encore trouvé le temps de le lire. Lorsque j’ai eu la possibilité de demander Sauvage sur Netgalley, c’était à cause des bonnes retombées de Canicule. Je me disais que j’allais passer un très bon moment. Ma demande a été acceptée, je me suis donc plongée dans ce roman. Même si j’ai passé un bon moment de lecture, je n’ai jamais ressenti une urgence malgré la disparition d’Alice, le bush australien intense et dense. Quand je lis des livres qui se passent en Australie, même si ce sont des polars, des thrillers psychologiques, ou encore un autre type de roman, je veux m’évader, découvrir ce pays que j’aimerais tant visiter. Malheureusement, je n’ai pas été précisément emballée par le coin décrit par Jane Harper. Les descriptions, bien que réalistes, ne font pas voyager le lecteur, sauf peut-être ces fameuses chutes d’eau. Toutefois, elle aborde un thème qui est maintenant récurrent chez les auteurs australiens, la canicule. En effet, le pays est en proie à ce phénomène climatique. Mais ici, il fait froid, le vent est glacial et la pluie est intense. Dans cette partie du bush, ce parc, il est facile de se perdre, tous les sentiers se ressemblent, les arbres sont immenses et denses. Une recherche peut prendre énormément de temps. En plus, les téléphones portables n’ont pas de réseau, donc si problème, pratiquement impossible d’appeler à l’aide.

La cohésion d’entreprise, parlons-en. Cinq femmes pas du tout préparées. Elles sont du plus bas au plus haut niveau dans l’échelle de l’entreprise. Juste une carte pour se repérer. Mais quand on ne sait pas les lire, le pire peut arriver. Et elles se sont perdues. Avec une personnalité très forte, qui ne tient pas compte des autres, tout peut dégénérer. Déjà, se perdre, vivre des conditions extrêmes, dans le froid, la pluie, sans manger exacerbent les sentiments et montre les travers de chacun, la violence que chacun possède en soi. Tout le monde le sait, le mauvais de chacun d’entre nous peut se révéler à tout instant. Jane Harper a su démontrer les bassesses de chacune, celles qui ont un caractère plus trempé que les autres. Ou deux personnes, qui malgré les années, les incompréhensions et les mauvais choix de vie, peuvent se retrouver. L’auteur aborde également les méfaits du Net sur les adolescents, ce qu’ils diffusent pour faire pression, pour anéantir l’un des leurs. Je ne m’étendrai pas sur ce sujet, vu toutes les alertes données par le monde entier. Alors, même si les adolescents harcèlent leurs camarades, peut-être que les parents ont joué un rôle là-dedans, à force de les prendre en photos et de diffuser celles-ci sur le Net sans leur consentement.

Quant aux enquêteurs de la brigade financière, Carmen et Falk, ils seront dépêchés sur place. Pourquoi ? Car ils doivent récupérer des documents qui démontrent un blanchiment d’argent à une échelle internationale. Ils ont infiltré Alice pour cela. Ils sont pressés par leurs supérieurs à ce sujet, même s’ils ne connaissent pas tous les rouages. Les deux personnages sont sympathiques.

Le roman est très bien agencé. L’enquête pour retrouver Alice se mêle à ce que les cinq femmes ont vécu jusqu’à la disparition d’Alice et ce qui s’est passé pour elle. Vers la fin, pour faire durer le suspense, les passages qui concernent les cinq femmes sont de plus en plus courts. Mais cet agencement n’est pas nouveau dans la littérature. Qui est réellement responsable dans la disparition d’Alice ? Je n’en dis pas plus pour ne pas trop en révéler. J’ai toutefois été ravie par la fin, intense, qui ne souffre d’aucun temps mort. Le lecteur risque d’être surpris et cela a été mon cas.  Je ne m’attendais pas à un tel dénouement.

Je remercie Netgalley et les Editions Calmann Lévy pour cette lecture. Malgré un avis mitigé quant à ce roman, je lirai tout de même Canicule.

Sauvage de Jane Harper

Date de sortie : 4 avril 2018

Nb pages : 316

Editeur : Calmann Lévy

ISBN : 9782702163948

Oublier nos promesses d’Elsa Roch

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Résumé Oublier nos promesses d’Elsa Roch

Marsac sort de l’Institut Médico Légal. Il est appelé pour un meurtre. Il découvre une jeune femme, sauvagement assassinée et éventrée.

La mère de la victime a subi un choc et doit être transportée à l’hôpital.

Avis Oublier nos promesses d’Elsa Roch

J’ai été sélectionnée par Babelio pour sa Masse Critique, spéciale polars. J’avais, bien entendu, sélectionné une bonne dizaine de livres. Et voilà, Babelio m’a permis de lire cet auteur français, Elsa Roch. Je n’en avais jamais entendu parler, ni eu d’informations sur ce roman. Sans cette sélection, je serais vraiment passée à côté d’un bon polar, pour moi psychologique.

Je ne me suis pas trop focalisée sur l’enquête, pourtant essentielle, mais sur les hommes et les femmes de ce roman. Emma est une jeune journaliste de 30 ans, enceinte, qui est sauvagement assassinée chez elle. Elle travaillait en free-lance et traitait de nombreux sujets sensibles, notamment la prostitution en France. Journaliste, elle était vraiment appréciée par les uns et les autres. Elle faisait très bien son travail et dérangeait de nombreuses personnes. Est-ce à cause de ça et par qui a-t-elle été assassinée ? Son compagnon, un militaire qui revenait d’Afghanistan et qui prend la fuite dès qu’il est confronté à la police ? Ou quelqu’un d’autre parmi ses anciennes connaissances ?

Le roman fera le parallèle entre Jérôme, donc, et les forces de police. Les uns et les autres vont tenter de trouver l’assassin d’Emma, au péril de leurs vies. Parallèle car ces hommes souffrent. Jérôme est atteint de stress post-traumatique, depuis son retour. Pourtant, il a passé avec succès la période avant son retour. Mais c’est une véritable bombe à retardement. Il boit pour tenter d’oublier mais ce n’est jamais assez. Il a toujours à l’esprit ce qu’il a vécu. Il est toujours sur le qui-vive. D’ailleurs, lui-même, malgré tout l’amour qu’il porte à Emma, ne sait pas s’il est responsable de sa mort. Ensuite il y a Amaury Marsac, le commissaire. Il a tout vu pratiquement au niveau de son travail. Mais il souffre depuis qu’il est enfant. Et cela en fait un homme qui n’arrive pas à avoir de belles relations amoureuses. Tout comme son collègue dont le désespoir est noyé dans l’alcool. Mais ces trois hommes sont engagés corps et âme dans leur profession. Le lecteur suit donc les aventures de Jérôme qui se cache et des efforts de la police. Les chapitres alternent entre les uns et les autres. Un parallèle vraiment car l’enquête les fait se croiser. Chaque début de chapitre met dans l’ambiance avec quelques éléments de phrases développés dans celui-ci. C’est très bien écrit, le lecteur n’éprouve aucun ennui et espère que l’assassin sera vraiment arrêté et que tous s’en sortiront. Et on découvre l’identité de cette fameuse voix du début.

Outre cette enquête, l’auteur aborde des thèmes très importants. Notamment celui du stress post-traumatique des soldats qui rentrent d’Afghanistan. J’avais déjà lu à ce sujet mais là, c’est vraiment poussé. Car le lecteur assiste vraiment à tous les désarrois de Jérôme liés à la guerre. Il a vraiment besoin de soins. Il a besoin d’être accompagné en ces temps très difficiles où il perd pied. La mort, la mort, les vivants ne survivent pas tous. Il n’est plus que l’ombre de lui-même. On s’en rend compte encore plus lorsqu’il est avec son ami, celui qui l’aide, qui a vécu lui aussi ce type de guerre mais qui a réussi à s’en sortir même s’il est cabossé. Autre thème abordé, la prostitution albanaise qui sévit à Paris. Des filles recrutées, très jeunes, qui ne sont même pas majeures. Elles sont broyées dès le départ. Elles doivent être vierges et elles sont recousues pour que les clients soient satisfaits. Violences verbales et physiques, elles ne doivent pas parler. Malgré toutes les belles paroles des gouvernements successifs, en France, les arrestations effectuées par la police, cette prostitution est une véritable manne pour l’Etat. Elle lui rapporte des millions d’Euros. Un marché juteux, un trafic intense au mépris de l’être humain. Dans un pays où normalement les Droits de l’Homme sont respectés. Bravo !

Juste une dernière question pour Elsa Roch. Comment une personne peut-elle mourir d’une balle dans la jambe ?

Je remercie Babelio et les Editions Calmann Lévy.

Oublier nos promesses d’Elsa Roch

Date de sortie : 7 février 2018

Nb pages : 352

Editeur : Calmann-Lévy

ISBN : 9782702161739

Petit coeur de Kim Van Kooten

Petit coeur de Kim Van Kooten

Petit coeur de Kim Van Kooten

Résumé Petit coeur de Kim Van Kooten

En 1975, Puck a cinq ans. Va-t-elle fêter son anniversaire ?

Sa mère la presse. Elles doivent partir. Une voiture noire arrive et emmène Puck et sa mère dans une grande maison.

Avis Petit coeur de Kim Van Kooten

Roman, issu d’une histoire vraie puisqu’il s’inspire de la vie de l’enfance de la meilleure amie de l’auteur, totalement addictif. Véritable coup de coeur pour ce Petit Coeur, même si le sujet ne s’y prête absolument pas. Mais l’auteur a pris le parti que ce soit cette enfant, devenue une adolescente, qui raconte cette histoire indicible. Pourtant, même à cinq ans, les mots ne sont pas naïfs mais le lecteur sent une véritable évolution car Puck lance les indices au fur et à mesure même si on n’a pas beaucoup de mal à imaginer ce qui se passe réellement. Parce qu’en plus, il y va petit à petit. Ce salaud, il n’y a pas d’autres mots, s’enhardit, au fil des années.

Une petite fille qui a dû grandir trop vite. Déjà, la situation n’était pas mirobolante avec cette mère fantasque. Mais cette dernière a voulu s’offrir une belle vie auprès d’un homme beaucoup plus âgé et avec de l’argent. Une vie qu’elle partage, accessoirement, avec sa fille. Je pense que Patricia aime sa fille mais elle est trop centrée sur elle-même, elle recherche trop l’attention. Elle est irrationnelle. Elle comble son illétrisme par le paraître. Sa fille sera toujours là pour elle. D’ailleurs, malgré ce qu’elle a vécu, Puck veillera constamment sur elle car elle a peur des réactions de sa mère.

Parmi ceux qui ont gravité autour de cette petite fille, nombreux sont ceux à s’être posés des questions, que ce soit son maître d’école, à qui elle se confiera plus tard, sa mère, sa grand-mère, la fille de ce type (qui je pense a dû subir le même traitement). Mais comment ne pas brusquer l’enfant ? Comment l’aider à se confier alors qu’elle ne semble pas prête ? Je ne sais pas du tout comment j’aurais réagi face à une telle situation. La dégradation de son état de santé en est la preuve et cela aurait dû mettre la puce à l’oreille à beaucoup. Mais dans ce cas, ce sont les parents qui sont en première ligne, les premiers avertis. Le médecin de famille aurait dû prendre plus les devants.

L’auteur nous raconte toute cette histoire dans ce premier roman très réussi. Les titres de chaque chapitre sont ceux d’une enfant qui découvre les choses au fur et à mesure. Le lecteur est vite mis dans l’ambiance. Tout ce que subit Puck, son mal-être, son anorexie sont racontés avec des mots simples mais forts et exacts. Ils montrent qu’elle grandit. On a envie de la prendre dans nos bras, de la sauver et on admire son courage à 14 ans, de tout révéler. On a envie de bousculer sa famille pour qu’ils l’aident réellement, qu’ils comprennent que ce que les médecins ont préconisé doit être réalisé. Elle a besoin d’une aide médicale, psychologique mais aussi judiciaire. Même avec ses yeux d’enfant, elle sait que ce n’est pas normal. En effet, ses camarades de classe ont des yeux beaucoup plus vivants et elle sait qu’ils ne vivent pas ce qu’elle subit. De plus, comme tout homme qui commet un acte violent envers un enfant, il menace, il cajole, il manipule, il conditionne insidieusement. Et de la même façon, Puck va tenter de trouver les stratégies, les subterfuges pour ne pas subir, jusqu’à tomber malade. Le lecteur sent et assiste à cette souffrance. Une dizaine d’années de brisées. Comment en sort-on ? La fin m’a toutefois surprise, je ne m’attendais pas à celle-ci et je m’interroge encore, après cette lecture.

Au départ, j’ai pensé que Puck appelait son véritable père mais ce n’est pas le cas. Un véritable père qu’elle n’a jamais connu, qui a été acheté pour se tenir loin d’elle. Ne serait-il pas sa planche de salut ?

Je remercie Netgalley et les Editions Calmann Lévy pour m’avoir permis de découvrir cette pépite littéraire.

Petit coeur de Kim Van Kooten

Date de sortie : 31 janvier 2018

Nb pages : 384

Editeur : Calmann Lévy

ISBN : 9782702161982

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