Le supplément d’âme de Matthieu Biasotto

Le supplément d'âme de Matthieu Biasotto

Le supplément d’âme de Matthieu Biasotto

Résumé Le supplément d’âme de Matthieu Biasotto

C’est la nuit, l’accident a eu lieu. Un homme est blessé, il est entre la vie et la mort. La conductrice du véhicule tente de stopper l’hémorragie. Elle demande à son compagnon, alcoolisé, d’appeler les secours. Elle, cela fait plus d’un an qu’elle n’a pas bu une goutte d’alcool.

Il souffre, souffre, énormément. Il commence à partir. Mais avant de mourir, Thomas veut tout connaître de lui, de ce qu’il a fait, pourquoi il en est arrivé là.

Avis Le supplément d’âme de Matthieu Biasotto

200 pages addictives, qui se lisent d’une traite. Pratiquement, puisque j’ai dû aller me coucher entre et vaquer à d’autres occupations. Mais ce roman a duré deux jours pour moi. J’ai été profondément émue par Thomas. Pourtant, on pourrait énormément lui en vouloir, se dire qu’il a mérité ce qui lui arrive sans souhaiter la mort de son prochain. Mais non Thomas est un être humain qui a fait les mauvais choix de vie. Et le lecteur peut comprendre cet homme, entre la vie et la mort, qui a tout oublié, mais qu’un petit garçon tente de ramener à la raison, de lui démontrer qui il a été tout le long de sa vie d’adulte, jusqu’à ce fameux accident.

Même s’il raconte la vie de Thomas, l’auteur possède un style très efficace. Le lecteur ne juge pas. Il ne prend pas fait et cause pour cet homme entre la vie et la mort, mais il éprouve des sentiments pour lui. Cela a été le cas pour moi tout le long du roman. Et la révélation vers la fin peut faire changer d’avis ceux qui ont jugé Thomas. Certes, Thomas n’est pas un homme qu’on aimerait forcément côtoyer ou avec qui travailler et encore moins vivre avec lui. Il vit sa vie à 200 à l’heure pour toujours aller plus loin, plus haut, quitte à laisser les autres sur le carreau, notamment sa femme et surtout son fils, ce petit garçon qui a maintenant 8 ans et qui ne rêve que d’une chose, passer du temps avec son père, être aimé de son père. Car lui, il l’aime profondément. Thomas est un esclave, un esclave du travail, un esclave de l’argent, de cette société matérialiste. Il s’est forgé une carapace pour ne plus souffrir. Mais la chute est dure. Plus de vingt ans à piétiner tout le monde et donc lui-même. Il a abandonné ses rêves et c’est ce que tente de lui démontrer cet enfant, Tomato Ketchup. Alors, oui, c’est dur pour Thomas de voir tout ça, de l’accepter mais aussi de comprendre.

Concernant la fin du roman, j’aurais voulu que Thomas vive, surtout pour son fils, ce petit garçon qui n’attendait que son père s’occupe de lui, passer de bons moments avec lui. Est-ce le cas ? Mais d’un autre côté, en lisant ce roman, on peut penser que la fin est inéluctable, qu’il est trop atteint pour survivre et vivre. On sait que le cerveau peut faire des prouesses. Est-ce le cas ici ? Aura-t-il cette seconde chance ? Après avoir tant souffert, fait souffrir les autres, pourra-t-il réparer ses torts ?  J’ai lu pas mal de bouquins qui concerne cet entre deux, entre la vie et la mort. Ici, c’est romancé mais l’auteur a tellement bien travaillé qu’il semblerait qu’il ait vécu cet état de mort imminente.

Style absolument efficace, le lecteur voit ce qui se passe à travers les yeux de Thomas, de Tomato Ketchup mais aussi de Maël, ce petit garçon qui souhaite que son père ne meure pas.

Je remercie Netgalley et les Editions Bragelonne pour cette lecture.

Le supplément d’âme de Matthieu Biasotto

Date de sortie : 16 août 2018

Editeur : Bragelonne

Nombre de pages : 202

ISBN : 978-10-281-0636-2

Sous nos yeux de Cara Hunter

Sous nos yeux de Cara Hunter

Sous nos yeux de Cara Hunter

Résumé Sous nos yeux de Cara Hunter

Lors d’une fête donnée par ses parents, Daisy, enfant de 8 ans disparait.

La police est appelée mais les parents ne coopèrent pas. Pourtant, la police ne va pas les lâcher et mener son enquête malgré l’absence d’indices.

Avis Sous nos yeux de Cara Hunter

En ce moment, je suis abonnée aux romans dont le sujet est l’enlèvement d’enfants. Encore, je me dis, à chaque fois que j’en commence un. Sur le nombre de romans lus depuis plusieurs semaines, il y en a au moins un par mois. Comment l’auteur peut donc me titiller pour faire de son histoire quelque chose de jamais vu, jamais lu ?

Cette disparition les concerne tous au sein de la police. Ils veulent la retrouver. On le sait, le métier de flic est prenant et pas souvent compatible avec une vie de famille, un mariage, des enfants. Et il y a celui qui ne peut toujours pas faire le deuil de son enfant, Adam Fawley. Envers et contre tout, il va mener son enquête et je trouve avec brio. On sait au fur et à mesure ce qui est arrivé à son fils. D’ailleurs, c’est lui qui raconte toute l’histoire, sauf les passages qui reviennent quelques semaines en arrière et ces passages vont arriver au moment où tout a commencé, dérapé pour Daisy. Toute l’équipe au sein de la police est concernée et il n’y aura pas de rivalités, à la récolte d’indices, pendant les interrogatoires. Les technologies actuelles permettent d’avancer. Présomption d’innocence, oui, mais les indices vont s’accumuler et vont mettre à jour pas mal de secrets sur cette famille.

Leo, un enfant qui culpabilise énormément. Il est la proie de moqueries à l’école. Il n’est pas aussi lumineux que sa soeur. C’est le grand frère. Il sait ou croit savoir. Il a protégé sa soeur en ne disant rien. Mais comment faire dans cette famille où la mère n’en a rien à faire de ses enfants ? Elle est plutôt préoccupée par son apparence, par ce que l’on peut penser d’elle et aussi par son passé qu’elle essaie de cacher. Une femme qui n’a aucune confiance en elle et qui s’en prend à ses enfants. Et les copines de Daisy ? Rejetées ou pas, à cet âge, difficile de ne pas révéler le secret qui lie à son amie.

Choquée de lire que même, en primaire, les parents achètent des portables à leurs enfants de 8 ans. Appareils qu’ils utilisent au sein de l’école et que rien n’est fait pour limiter l’utilisation. Bonne étude également de la jalousie que l’on peut ressentir contre un membre de sa famille ou ses enfants. De là à tuer ? Possible lorsque les défenses se sont érigées depuis des années, que l’on juge les autres responsables. On en apprend également plus sur les enfants dont la mère est alcoolique. Un point très intéressant en ce qui concerne le développement physique et mental et les troubles dont ils peuvent être atteints. Et que dire également des réseaux sociaux qui s’emparent, très souvent, à mauvais escient d’une telle nouvelle. Chacun y va de son commentaire. Ceux qui tentent d’être réalistes sont noyés sous ceux qui font part d’insultes, qui croient tout savoir, qui condamnent. Et que dire de la pédophilie !

Un final en peu de pages vraiment époustouflant auquel je ne m’attendais pas du tout. L’auteur présente, dès le début, les parents comme coupables. Qu’ont-ils à cacher, pourquoi ne collaborent-ils ? On dirait que la mère n’aime pas ses enfants. La construction de ce roman est très bien trouvée. Le rythme ne faiblit pas. Outre les parents, bien cernés, je me suis prise d’affection pour les personnages. Et j’espère retrouver très rapidement Alan avec toute son équipe.

Je remercie Netgalley et les Editions Bragelonne pour cette lecture. Ce n’est pas tout à fait un coup de coeur, même si j’ai avalé les pages, encore et encore, pour connaitre le dénouement.

Sous nos yeux de Cara Hunter

Date de sortie : 16 mai 2018

Nb pages : 236

Editeur : Bragelonne

ISBN : 9791028105556

Une bonne intention de Solène Bakowski

Une bonne intention de Solène Bakowski

Une bonne intention de Solène Bakowski

Résumé Une bonne intention de Solène Bakowski

Le 2 juin 2003, Karine est enterrée.

Six mois plus tard, sa petite fille Mathilde, dite Mati, et son père tentent de survivre.

Sur les conseils de sa maîtresse, Mati écrit énormément.

Avis Une bonne intention de Solène Bakowski

Il m’a fallu près de 30% pour accrocher à ce roman. Le départ était certes très intéressant car consacré, notamment, à cette petite fille, Matti et sa famille, qui avait perdu sa maman. Ensuite, il se concentrait sur sa disparition et surtout la grand-mère et son fils. Quid de la petite fille qui était l’élément principal de ce roman. Mais c’est mon avis en tant que lectrice. Je peux comprendre la douleur d’un mari face à la perte de sa femme. Je peux comprendre la douleur d’une grand-mère qui tente, par tous les moyens, de faire sortir son fils de son deuil pour le bien de sa petite fille. Je peux comprendre la douleur de cette mère qui oscille entre le fait de délivrer son fils à la police pour retrouver sa petite fille. Car cette femme a des doutes suite à une lettre trouvée. Son fils est-il violent envers sa propre fille ? L’a-t-il tuée ? Quel est le mieux ? Qu’il meure ? Elle passe par toutes les souffrances psychologiques qu’une mère peut éprouver. Sauver ou tuer son fils ? Le profil de cette femme est amplement détaillé. Les révélations émaillent le roman. Pour l’amour de ses enfants, elle est prête à tout, à s’immiscer dans leur vie privée, ne pas les laisser vivre. Elle est la Reine Mère et tout le monde doit la remercier. Ce personnage devient profondément antipathique au fil des pages et de ce que l’on apprend sur elle. Car tout ce malheur, une famille qui se disloque, est-ce sa faute ? A force de vouloir tout régenter, elle va perdre l’amour de tout ceux qui lui sont chers. J’en ai connu une personne comme ça et je peux affirmer tout le mal qu’elles font autour d’elles.

Mais arrive ensuite Rémi, un jeune homme pas comme les autres, différent à cette norme française bien établie, qui rejette les enfants et ensuite les adultes  qui relèvent de la psychiatrie. Un jeune homme qui va dérober des lettres qui ne lui sont pas destinées. Un jeune homme qui va tenter de rendre le sourire à cette petite fille qui a perdu sa mère. Il va la chercher, il va la trouver et l’un et l’autre, dans leur innocence, vont s’aimer. Un amour pur sans arrière pensée malgré le jugement de tous ces bien-pensants, les êtres humains qui sont entrés dans la norme et qui ne voient pas plus loin que le bout de leur nez, qui n’ont pas l’idée de s’interroger, de sortir des sentiers battus. Comme je l’écrivais, il m’a fallu 1/3 du livre pour accrocher car il ne se basait pas assez sur la douleur de Mathilde. Mais Mati entre en scène avec Rémi et leurs trois jours passés ensemble. Mathilde sera retrouvée. Elle subira ensuite divers examens qui vont la souiller et qu’elle ne comprend pas de suite. Un journal lui permettra de découvrir toute la vérité. Mais elle gardera pour elle ces quelques jours, cette rencontre que les autres ne comprennent pas. Une petite  fille obligée de grandir trop vite qui va apprendre toute la vérité. Aidée par une adulte, elle prendra une décision irrévocable qui lui permettra de s’en sortir. Une petite fille adorée par sa mère. Une mère qui lui manque énormément.

C’est mon deuxième roman de Solène Bakowski et je dois dire que j’ai beaucoup aimé. Elle s’est attachée à l’univers psychologique de ses personnages. Elle a très bien cerné les uns et les autres et cette société toujours prompte à juger, qui ne s’interroge pas. Une société dans laquelle je ne me reconnais pas, même si des fois je suis prompte à juger. Mais les gens réagissent juste avec un élément. Ils ne vont pas s’interroger outre mesure. Ils ne vont pas chercher à savoir. Un seul son de cloche suffit. La société française a encore énormément à faire en ce qui concerne les maladies mentales et psychologiques, notamment l’autisme. Elle revêt différentes formes mais les personnes atteintes ne sont absolument pas aidées. Alors quand je vois que Jupiter et son gouvernement vont donner plus d’un milliard à l’Intelligence Artificielle et seulement quelques millions en faveur de l’autisme, je vois où sont leurs priorités.

Je remercie Netgalley et les Editions Bragelonne pour cette sélection.

Une bonne intention de Solène Bakowski

Date de sortie : 14 mars 2018

Nb pages : 352

Editeur : Bragelonne

ISBN : 979-10-281-1172-4

La Confrérie de la Dague Noire l’Amant Désiré Tome 11 de J R Ward

La Confrérie de la Dague Noire l'Amant Désiré Tome 11 de J R Ward

La Confrérie de la Dague Noire l’Amant Désiré Tome 11 de J R Ward

Avis sur La Confrérie de la Dague Noire l’Amant Désiré Tome 11 de J R Ward

Un autre tome très dense, très riche qui en annonce d’autres grâce à l’imagination fertile de JR Ward. Pas étonnant que je sois accro à cette série. Car 11 tomes déjà lus, deux autres à suivre et ce n’est pas fini. L’auteur ne s’attache plus tant que ça aux relations sexuelles détaillées, même si elles sont bien là. Les autres relations que peuvent éprouver les vampires sont de plus en plus présentes, pour mon plus grand bonheur. Cela faisait un petit moment que j’attendais le tome consacré à Blay et Vhif et je ne suis pas déçue. Même si je suis accro, je suis très honnête concernant mes avis. Ce tome 11 est un des plus aboutis. Personnellement, je n’ai rien à reprocher. A cela s’ajoute la grossesse de Layla qui ne se passe pas réellement bien et également le couple formé par Blay et le cousin de Vhif. Blay et Vhif vont devoir retrouver leur complicité d’antan, lorsqu’ils étaient jeunes et que Blay était là en soutien pour Vhif, lorsqu’il a été rejeté par sa famille pour cause de malédiction. En effet, ses yeux sont considérés comme une tare pour la haute société formée par les vampires.

J’écrivais que d’autres histoires s’annoncent. Est-ce qu’il y en a deux déjà parues ? Je ne le sais pas encore même si j’ai déjà un tome chez moi. Mais comme je ne lis pratiquement jamais les 4ème de couvertures, cela va me laisser la surprise. Parmi elles, nous avons le chef des Salopards, déjà présent dans le précédent tome, un autre vampire avec une humaine, et une Ombre avec une Elue. Malgré ces nombreux personnages, le lecteur ne se perd absolument pas. Bien sûr, nous avons toujours nos vampires préférés qui forment vraiment une très belle famille. J’utilise ce mot et vous comprendrez pourquoi en lisant ce tome. Car même s’ils vivent ensemble, s’ils sont soudés, s’ils sont Frères, les relations vont au-delà de tout ça.

J R Ward laisse la porte ouverte à l’imagination même si elle donne de nombreux détails concernant ses personnages, notamment celui de Trez. Quant à Sola, je pense qu’il faudra attendre un peu plus. Elle maîtrise l’art et la matière pour décrire les sentiments entre deux personnes, qu’ils soient homme et femme ou deux hommes. Humain ou vampire, ils ne sont pas différents. Difficile de se confier surtout lorsque le passé a été plus que difficile, que la personne est meurtrie. Mais le bien, l’amour triomphent-ils toujours ? A vous de le découvrir. Si J R Ward manie avec perfection l’humour et les références ironiques à certaines personnes évoluant dans le milieu musical, ils ne sont présents qu’au début du roman, à moins que je n’ai pas fait attention puisque j’étais plongée, avec délices, dans toutes les aventures.

Ce tome est tellement riche que je ne veux rien dévoiler mais les chapitres alternent entre les uns et les autres, les parties Confrérie, les parties éradiqueurs, les parties Salopards et bien d’autres. L’histoire n’en est pas gênée. Les rebondissements sont tellement nombreux que le lecteur veut toujours en savoir plus.

Pour information, l’auteur lance une nouvelle série consacrée aux enfants de la Confrérie. Cela promet et le premier tome sera pour cet automne.

Résumé La Confrérie de la Dague Noire l’Amant Désiré Tome 11 de J R Ward

Vhif possède des yeux vairon. Malédiction pour sa famille donc il a été rejeté. Heureusement que son ami Blay a toujours été présent. Mais ce dernier est amoureux de Vhif et cela ne semble pas réciproque. Toutefois, Vhif, change. Il est toujours le premier à se battre, à sauver les membres de la Confrérie. Il doit également faire face à l’éventuelle fausse couche de Layla. Vhif veut avoir une famille et être aimé.

Quant aux Salopards, ils se savent pas si le Roi est toujours vivant. Cela n’empêche pas qu’ils veulent s’emparer du pouvoir et tuent les Eradiqueurs.

La Confrérie de la Dague Noire l’Amant Désiré Tome 11 de J R Ward

date de sortie : 2014

Editeur : Bragelonne – Milady

Isbn : 978-2-35294-748-6

Nombre de pages : 621

Les Chroniques de Hallow Tome 1 Le Ballet des ombres de Marika Gallman

Abby commence sa semaine très difficilement. Dans le métro, elle est attirée par un homme à qui elle vole son porte feuille. Mais une course poursuite s’engage et arrive un très gros carambolage. Abby est complètement déboussolée, surtout qu’elle doit affronter la colère de son père et sa remise en selle le soir même pour voler un bijou.

J’ai vraiment adoré ce premier tome. J’ai aimé cette histoire, dont le thème est bien trouvé, le style de l’auteur, les personnages qu’ils soient bons ou méchants. Ils sont nombreux et aucun n’est secondaire. Ils jouent tous un rôle et seront, je le pense, bien présents, à l’avenir car ils vont de pair avec les personnages principaux qui sont Abby et Wallace…

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