Wonder Mum 3 Changement de cape de Serena Giuliano Laktaf

Wonder Mum 3 Changement de cape de Serena Giuliano Laktaf

Wonder Mum 3 Changement de cape de Serena Giuliano Laktaf

Mon avis Wonder Mum 3 Changement de cape de Serena Giuliano Laktaf

Je ne vis pas dans une grotte, je suis très souvent connectée à Internet mais je ne connaissais absolument pas Serena Guiliano Laktaf, bloggeuse mais aussi écrivain. Avec ce troisième opus, proposé et offert par les Editions Baudelaire que je remercie, c’est maintenant chose faite. Et je me suis régalée. J’ai adoré la plume de Serena qui ne se prend pas au sérieux, qui fait passer de nombreux messages sans avoir l’air d’y toucher.

Avec Serena, nous assistons au quotidien d’une maman qui travaille, qui oeuvre pour le partage des taches et qui nous raconte des tranches de vie. Ces tranches de vie sont des repas en famille, les fameuses belles-mères et les échanges avec l’homme du foyer. Ce sont également des échanges avec les enfants. Certains mots sont accentués pour bien montrer ce que toute femme vit au quotidien. Elle s’adresse à son lecteur, lui donner des conseils et le prend à témoin. Tout est fait sur le ton de l’humour. Serena est notre bonne copine. Mais attention, si ce livre est drôle quelques passages sont tout de même très émouvants. Serena souhaite, comme nous toutes, un monde meilleur. La femme, les femmes et les filles doivent avoir accès à tout et ainsi le monde en sera meilleur.

Wonder Mum m’a vidé la tête. J’ai souri, je me suis reconnu dans certains passages. Je suis maman, maman d’une grande fille, certes, mais elle sait qu’elle me trouvera toujours à ses côtés. Car qu’il soit petit, ado ou adulte, un enfant reste notre enfant et ce pour la vie. Les illustrations sont d’Isabelle Le Duc.

Wonder Mum 3 Changement de cape de Serena Giuliano Laktaf, présentation de l’éditeur

Avec un humour décapant, un ton qui n’appartient qu’à elle, et une bonne dose de second degré, Wonder Mum avait déjà dépoussiéré le concept de parentalité, puis celui d’amitié dans son deuxième livre. « Changement de cape » cette fois-ci… Car finalement, que l’on soit mère, amie, chef d’entreprise, femme au foyer… ou tout ça à la fois, nous sommes surtout des femmes. Et des femmes avec beaucoup d’humour, il faut le dire. Alors fi des clivages et des castes, c’est aujourd’hui à toutes les femmes que Serena s’adresse. Dans un troisième opus tout à la fois tordant et mordant, elle combat bon nombre de clichés à l’aide de son super pouvoir humoristique, et part en guerre contre les idées reçues vêtue de sa plus belle cape.
Âmes sensibles, s’abstenir !

Tu travailles de chez toi du coup c’est cool tu peux gérer les enfants le midi ? Non ?

Tu bosses à côté de l’aéroport du coup c’est cool tu peux faire hôtesse de l’air à ta pause dej, non ?

Arrivée en France il y a vingt ans, les deux premiers mots qu’elle a su lire étaient : dictionnaire et coccinelle.
Elle est amoureuse de littérature, des chansons des années 80, de sa famille, de Friends, de ses amies, de chaussures et de bon vin.
On dit d’elle qu’elle est capable de faire rire ou pleurer, de manger des Schoko-bons avec des chips, de chanter en « Jean-Michel À-peu-près » en soutenant que « si si, c’est les bonnes paroles ».
Blogueuse, râleuse et chaleureuse, Serena partage des morceaux de vie sur sa page Facebook et dans son premier livre, ses lectrices peuvent ainsi témoigner de sa folie douce… ou de sa douce folie.

Wonder Mum 3 Changement de cape de Serena Giuliano Laktaf

date de sortie : 2016

Editeur : Editions Baudelaire

Isbn : 978-10-203-0967-9

Nombre de pages : 100

Merci pour 2014

Sur ce blog où je partage mes avis des livres lus au fil des semaines, je souhaite remercier en premier les auteurs. Car pas facile d’écrire un roman. Il faut faire des recherches, lutter contre la page blanche, mettre en forme ses idées, écrire et encore écrire, faire relire, corriger. Bref, ce ne sont que quelques mots qui tentent de décrire un travail de longue haleine. Ces auteurs m’ont fait vibrer, d’autres beaucoup moins. Ils doivent savoir que ma critique n’engage que moi. Elle peut être sujette à caution ou pas. D’autres peuvent s’y retrouver. Mais, je tiens à dire aux auteurs que tout cela dépend, en définitive, de l’état d’esprit dans lequel on se trouve lorsqu’on lit un roman. Je n’ai abandonné aucun livre cette année. Par respect, je continue. De toute ma vie, un seul (un pavé) a été abandonné au bout de 100 pages. Autrement, je m’y tiens. Je n’ai pas beaucoup lu cette année, à mon regret. Je ne me fixe pas d’objectifs pour l’année prochaine, ni par mois, ni par semaine. De toutes façons, ça ne sert à rien. Je sais déjà que pour le mois de janvier, si j’arrive à lire deux livres, ce sera un exploit.

Ensuite je tiens à remercier ceux qui lisent mes chroniques.

Je tiens également à remercier mes partenaires. J’ai lu des genres nouveaux, cette année. Je ne me suis pas cantonnée aux polars, ni aux thrillers. J’ai découvert des auteurs également. J’ai lu également pas mal de romans jeunesse aussi. Bref, j’ai été gâtée. Je les remercie de leur confiance. Si vous continuez ces partenariats l’année prochaine, j’espère faire mieux que cette année. Nous allons remercier par ordre alphabétique :

BABELIO

CASTERMAN

EDITIONS BELFOND

EDITIONS FIRST

FLAMMARION

LE LIVRE DE POCHE

LES EDITIONS BAUDELAIRE

LES PRESSES DE LA CITE

MICHEL LAFON

MRL (Match Rentrée Littéraire)

MYBOOX

L’éternel dépouillement de la vie de Carole Nativelle

Parmi les auteurs édités par les Editions Baudelaire et donc lus car l’éditeur m’a permis de les découvrir, il y en a un seul qui n’a pas eu mes faveurs, mais c’était parce que j’ai peu de problèmes avec mon travail et je sais comment faire pour m’en sortir.

Les Editions Baudelaire font confiance à un nouvel auteur, Carole Nativelle qui publie un essai, L’éternel dépouillement de la vie.

L'éternel dépouillement de la vie de Carole Nativelle

L’éternel dépouillement de la vie de Carole Nativelle

Je vais donc vous présenter cet essai. Je devrais le recevoir et en faire une chronique.

Présentation : 

Poser un autre regard sur notre vie humaine, comprendre que les blocages, ou les freins que nous vivons en tant qu’êtres humains, et ce, quel que soit notre âge, peuvent avoir pour origine notre conception, notre période fœtale, notre naissance et même notre petite enfance.

Il s’agit de mémoires émotionnelles « vibratoires » que nous avons intégrées, consciemment et inconsciemment, lors de ces étapes de vie et qui peuvent nous freiner dans notre évolution. Elles-mêmes sont en résonance avec les mémoires ancestrales que nous portons.

C’est à travers le choix de notre famille d’« accueil » et de ces différents types de mémoires, que notre âme décide d’évoluer. Mais pour qu’elle puisse s’alléger elle-même, nous devrons passer par une libération de ces mémoires émotionnelles qui nous alourdis- sent ; un dépouillement de ce que nous « portons » de façon vibratoire, pour nous amener à notre authenticité. Car toute sa vie, l’Homme cheminera vers son devenir divin, qui l’amènera à l’Unité… 

J’avais déjà eu vent de ce genre de mémoires. Je ne sais pas si c’est réellement exact. Sommes-nous réellement conditionnés par le passé de nos ancêtres, reproduire leur schéma, est-ce que ce que nous avons vécu dans notre enfance nous empêche de nous construire. Ah, bien sûr, il y a le passé mais chaque être humain n’est pas obligé de le subir. La vie se charge de nous faire avancer.

L’auteur Carole Nativelle : 

Après plus de quinze années dans le secteur de la grande distribution, je décide de faire un virage à 360° dans ma vie professionnelle. Après cet univers indivi- dualiste, elle décide de travailler dans l’aide aux autres. Cela lui demandera un recul sur sa vie, qui commencera par une rencontre avec elle-même. La vie la guide alors vers la mémoire cellulaire.

Cela fait presque dix ans maintenant qu’elle reçoit en tant que thérapeute. Ce qui la passionne dans la nature humaine est que chaque personne est différente bien sûr, mais animée d’une grande richesse intérieure. Et à un moment de notre vie, nous sommes tous confrontés à aller toucher de près cette profondeur. 

Les joies du travail … Entre filles d’Erika B

Les joies du travail… Entre filles d’Erika B – Source Editions Baudelaire

Erika a 23 ans. Elle travaille comme agent pour aider les demandeurs d’emploi à trouver du travail. Plusieurs CDD à son actif et des relations professionnelles, surtout féminines, vraiment pas au top.

Pas besoin de détailler le titre pour savoir réellement ce qui se passe.

Cela concerne le milieu du travail et les relations femmes-femmes. Et avec mon expérience, on peut noter que ces relations faites de jalousie, à qui voudra prendre la place de l’autre, existent également dans la vie personnelle, et surtout chez des blogeuses avec les retournements de vestes qui existent, celles qui veulent prendre la plus haute (qui n’existe pas), celles qui s’amusent à cancaner, à raconter des mensonges et à défaire des réputations.

Un petit livre qui se lit facilement. Erika B nous fait part de son expérience professionnelle et de ses relations avec ses collègues lors de ses fameux contrats. Elle n’a pas, non plus, la tache facile puisqu’elle s’occupe de demandeurs d’emploi. A l’heure actuelle, cela semble bien difficile.

Erika a donc une très grande conscience professionnelle et aime le travail bien fait. Au fur et à mesure, ses relations professionnelles vont se dégrader à cause de la jalousie.

Alors, oui, ce sont des anecdotes véridiques. Je reproche le côté mise en avant du lecteur, pour le faire entrer dans l’histoire et lui signifiant que lui aussi a dû connaître ce type de situations. Avec ces petits mots, cela se veut drôle mais ce n’est pas le cas. Soit, le lecteur a pu les connaître. Ces petites apartés ne prêtent même pas au sourire. Ce type de problèmes m’est arrivé, mais au contraire d’Erika j’ai eu la chance d’avoir des patrons hommes avec qui je me suis toujours expliquée. Ce petit livre s’écrit comme des articles, un petit peu chaque jour. Il me fait penser à une sorte de journal, de thérapie pour l’auteur qui avait besoin d’exorciser tout ça. L’a-t-elle écrit au moment où cela lui est arrivé ? Ou a-t-elle attendu quelques mois ? Car si c’est le cas, elle ne semble pas avoir fait son deuil de tout ça. Ce sont des expériences malheureuses, c’est tout. Elles forgent le caractère et permettent de savoir ce que l’on veut ou pas quand on cherche un boulot. Cela se sent très vite.

Et non, toutes les relations professionnelles ne sont pas comme ça. Je peux en témoigner. J’ai travaillé avec des hommes, des femmes. On va dire que c’était équilibré à ce niveau-là.

Erika tente de démontrer que ce genre de relations peut mener à la dépression, au suicide. Il est vrai que si c’est tous les jours, cela ne doit pas être facile à vivre, mais pour le suicide, il y a tout de même d’autres méthodes qui permettent de décompresser. Chaque employé doit pouvoir suivre une formation (gestion du stress, dans ce cas-là semble approprié), se mettre en arrêt maladie (oui et non), attendre la fin de son contrat (comme l’a fait Erika en se coupant de tous), ou démissionner après avoir trouvé un emploi. Alors oui, elle explique également les cadences infernales, les mauvais salaires, les heures de transport en commun.

Elle reproche à ces femmes leur côté gamine. Erika est plus jeune qu’elle. Elle a raison mais la nature humaine est ainsi faite et le monde du travail n’est pas celui des Bisounours. Il y a un côté règlement de comptes, même si les noms ont été changés. Une grande structure ne veut pas dire forcément qu’il n’y a pas de rivalités, elles se voient moins tout simplement.

Un petit livre qui se lit très facilement mais qui n’apprend rien en définitive. Je trouve qu’il y a trop de répétitions. Elle termine toutefois son livre par une note positive, son dernier emploi trouvé. J’espère qu’elle l’a conservé si c’est aussi rose qu’elle le dit.

Je remercie les Editions Baudelaire.

Dames de coeur d’Anne Morel

Dames de coeur Anne Morel Source Editions Baudelaire

Ariane sort d’une relation amoureuse très difficile. Elle a mis du temps à s’en remettre. Elle s’inscrit à des cours de théâtre en amateur et elle rencontre Gabrielle, mariée, deux enfants.

Ariane tombe très vite amoureuse de Gabrielle mais elle y va doucement car elle ne sait pas si c’est réciproque et elle a peur de souffrir encore une fois.

J’ai tout simplement adoré ce roman d’Anne Morel. Je remercie d’ailleurs les Editions Baudelaire qui m’ont proposé l’envoi. Franchement je ne regrette pas ma lecture.

Vous me connaissez, je suis une personne avec des idées, certes radicales, mais j’estime que tout un chacun doit vivre sa vie comme il l’entend. Qu’il soit homosexuel, étranger, …chaque personne mérite le respect. Et les homosexuels ont également droit à l’avancée de leurs droits dans la société. Ils ont obtenu le mariage. Maintenant, il faudrait qu’ils puissent également avoir des enfants sans problèmes. Bref, je ne m’étends pas sur le sujet. D’autres peuvent le faire très bien ou carrément très mal. Les réacs n’ont pas de place chez moi.

Est-ce que l’homosexualité est un sujet sensible ? Très certainement. On parle très peu de l’homosexualité féminine, de ces femmes qui s’aiment et qui ont choisi d’aimer les femmes, de ces femmes qui se découvrent homosexuelles après avoir tenté ce que la société impose, à savoir un homme et une femme. Mais ces femmes aiment, sont amoureuses et souffrent également lorsque l’amour n’est pas réciproque, lorsqu’il existe ces nombreuses barrières et aussi lorsqu’une relation se termine car l’amour n’est plus là ou lorsque l’autre veut prendre l’ascendant. En tous les cas, Anne Morel traite cette homosexualité avec beaucoup de délicatesse. Les faits sont là, elle ne les enjolive pas. D’ailleurs, elle nous explique également les combats, les luttes de ces femmes, de ces hommes qui veulent aimer une personne du même sexe. Ces références historique sont très intéressantes. En effet, l’homosexualité a été cachée, bannie, tolérée et l’Eglise a fait le reste. Anne Morel nous permet également d’en comprendre un peu plus sur ces évolutions. Anne Morel ne porte en aucun cas un jugement sur la société actuelle.

Parlons des personnages, de ces femmes qui sont homosexuelles ou qui la découvrent avec toutes ces questions sur l’amour féminin. Lorsque le personnage est marié, mère de famille, elle se sent anormale, mais elle va tenter de vivre sa passion jusqu’au bout, même si elle sera obligée de rentrer dans le rang à cause de son mari. Les préjugés ont la peau dure. Le mâle est roi et il ne souffre aucune contradiction. Il peut faire souffrir, faire ce qu’il veut, sa femme n’a pas voie au chapitre. Une société bien pensante, archaïque, lorsque l’on a une position professionnelle et de l’argent. La femme est aux fourneaux et doit s’occuper des enfants.

Ce roman est un roman plein d’amour, d’amitié. Et pas que de l’amitié entre femmes. En toile de fond, la pièce Roméo et Juliette qui connaissent un destin tragique. Gabrielle et Ariane connaîtront-elles le même destin, tout comme Capucine et Pomone à un autre niveau ? Les personnages sont tendres, hardis, chacun avec son caractère.

L’accent est également mis sur Ariane qui a souffert de ne pas connaître sa mère et qui ne s’est jamais sentie aimée. Et encore là, c’est la faute à cette société bien pensante.

Les scènes d’amour sont tout ce qu’il y a de plus pudique. Rien n’est cru.

Si l’auteur lit ma critique. J’aimerais qu’elle m’explique le prologue car je n’ai pas compris qui est cette femme à qui elle fait référence. Je ne l’ai pas trouvée dans le roman car elle semble beaucoup plus vieille qu’Ariane, à moins que cela soit moi qui me fasse des idées et qui ai interprété.

En tous les cas, Mesdames, j’espère que vous pourrez trouver le bonheur. L’amour est difficile, les relations aussi. Vous avez encore beaucoup de chemin avant cette acceptation complète.