Le jeu du chuchoteur de Donato Carrisi

Le jeu du chuchoteur de Donato Carrisi - Editions Calmann Lévy

Le jeu du chuchoteur de Donato Carrisi – Editions Calmann Lévy

Résumé Le jeu du chuchoteur de Donato Carrisi

23 février, une femme, dans une ferme retirée, appelle la police. Il y a un intrus à l’extérieur. Son mari tente de lui parler. 

Intervention des forces de l’ordre le lendemain à 5 heures. Ils découvrent du sang partout mais pas de corps des quatre membres de la famille.

Avis Le jeu du chuchoteur de Donato Carrisi

Retrouver Mila Vasquez et Donato Carrisi dans ce roman mené de main de maître de bout en bout et qui apporte plus de questions que de réponses. Ce dont je suis à peu près sûre, c’est que je retrouverai Mila dans un prochain roman de Donato Carrisi. Car Mila a encore beaucoup à faire face à ces disparus et surtout l’évolution de sa fille de 10 ans, Alice.

Mila a pris sa retraite depuis un an. Elle s’est isolée avec sa fille. Mais elle est très vite retrouvée. Même si elle ne veut pas retourner dans la police, une seule photo d’un homme arrêté pour le massacre de toute une famille devient plus qu’un défi pour elle. Son prénom est tatoué sur le poignet de cet homme. Elle accorde quelques heures à la police pour écouter, donner son avis. Mais entre la peur, les questions et les quelques éléments découverts vont faire qu’elle va prolonger son séjour de quelques jours. A son retour, chez elle, avec sa fille, elle s’aperçoit qu’elle est suivie. Elle sera agressée et Alice disparait. Pour Mila, une course contre la montre s’engage. Retrouver Alice, même si Mila doit mourir. Et surtout quel est le jeu du chuchoteur dans tout ça ? Démontrer que Mila est réellement humaine, qu’elle peut éprouver des sentiments pour la chair de sa chair ?

Pour celles et ceux qui connaissent déjà Mila, ils savent qu’elle a travaillé pour découvrir des disparus, qu’à chaque photo, elle se mutilait puisqu’elle n’éprouvait aucun sentiment. C’était sa façon à elle d’avoir mal. Sa relation avec sa fille est assez compliquée face à ça. Elle n’a jamais voulu tomber enceinte, mais elle n’a pas voulu avorter. Elle prend soin de sa fille, c’est tout. Qu’est-ce que ressent Alice face au peu d’empathie de sa mère ? Ce sera à développer. En souffre-t-elle ? Mila semble en souffrir car elle se pose de plus en plus de questions sur ce comportement. D’ailleurs, le lecteur va en savoir plus sur le père d’Alice, que cette dernière souhaite de plus en plus voir et elle pose des questions incessantes à sa mère.

Un jeu de pistes dans le réel mais aussi dans jeu sur Internet qui pourrait ressembler aux Sims. Un jeu, au départ, qui permettait aux gens d’accomplir des actes dans une société altruiste, où tous les gens étaient égaux. Mais malgré la présence de modérateurs, ce jeu a dégénéré. Les plus bas et vils instincts se sont réveillés. Est-ce que ce jeu va permettre à Mila de retrouver Alice ? Il va lui permettre d’élucider quelques anciennes affaires. Elle retrouve Berish, son ami et enquêteur. Officieusement, en se cachant, ils vont essayer d’avancer. En effet, le retour de Mila n’est pas franchement bien perçu par ses anciens collègues. Il va donc falloir qu’elle enquête en faisant très attention à ne pas se faire remarquer. Mais seront-ils plus forts qu’elle ?

Mila est-elle manipulée et par qui ? Le roman entraînera le lecteur sur des pistes diverses et variées où elle ne va pas hésiter à mettre sa vie en danger. Mais qui la protège, qui est là lorsque la situation dérape ?

Le net donne énormément de matière aux auteurs. Mais dans ce roman, Donato Carrisi ne nous plonge pas dans le net d’aujourd’hui mais de celui d’il y a 20 ans avec des monstres comme ordinateurs, lesquels même désossés ont encore conservé des traces de ce qui a pu être réalisé. Et oui, tout reste, rien n’est effacé. Tout le monde le sait mais agit comme si ce n’était pas le cas.

Même si sur 10, je ne donne pas une note maximale à Donato Carrisi, même si j’ai avalé les pages en très peu de temps, Le jeu du chuchoteur n’est pas tout à fait un coup de coeur. L’auteur sait balader son lecteur, sait comment il doit suivre l’histoire. Aucun temps mort et malgré la quête de Mila, il m’a manqué un sentiment d’urgence pas assez développé. En tous les cas, l’étude psychologique est superbement bien menée. Et puis, Donato Carrisi n’aime pas trop le soleil dans ces romans. Toujours de la pluie, toujours des conditions atmosphériques apocalyptiques pratiquement et d’immenses endroits délabrés, à l’abandon. Quoi qu’il en soit, il me tarde réellement le prochain, même si Mila n’en est pas l’héroïne.

Je tiens à souligner quelques fautes au niveau de la traduction. Vraiment pas top.

Le jeu du chuchoteur

Date de sortie : 2 octobre 2019

Editeur : Calmann Lévy

Nombre de pages : 378

ISBN : 978-2-7021-6677-2

L’égarée de Donato Carrisi

L'égarée de Donato Carrisi - Editions Calmann Lévy

L’égarée de Donato Carrisi – Editions Calmann Lévy

Résumé L’égarée de Donato Carrisi

Samantha a 13 ans. Elle est au collège. Sa meilleure amie lui a dit que Tony Baretta voulait lui parler. Samantha n’a pas dormi de la nuit. Elle se prépare pour ce rendez-vous. Elle se regarde dans la vitre d’une voiture et voit un homme qui porte le masque d’un lapin.

Avis L’égarée de Donato Carrisi

Et un de plus pour moi. Donato Carrisi me ravit toujours autant. L’égarée est encore mieux que Tenebra Roma. Et je ne suis pas au bout de mes peines, si je puis l’écrire, puisqu’il m’en reste encore à lire. Mais L’égarée est le dernier publié.

Chez Donato Carrisi, l’atmosphère et les éléments extérieurs jouent beaucoup pour ses histoires. Tenebra Roma, c’était le déluge, le black-out. L’égarée, c’est pire que la canicule. Tout a dû être changé pour que les gens vivent et travaillent. Bon, voilà, le point météo du livre. Ensuite, passons aux personnages. Nous retrouvons ici Bruno Genko, détective privé. Donato Carrisi fait également référence à Mila, un de ses personnages récurrents. On sait dès le départ que les jours de Genko sont comptés. Il a un papier qui lui a annoncé qu’il devait mourir, mais il a dépassé la date limite. Chaque jour qui passe est somme toute une victoire, il va dédier ces jours à la recherche de la vérité sur une enquête qu’il n’a pas mené quinze ans auparavant. En effet, Samantha a disparu mais elle a refait surface. Elle doit recouvrer la mémoire pour permettre l’arrestation de son tortionnaire.

De nombreux chapitres sont consacrés à Genko et son enquête. Il voudra baisser les bras, mais des éléments vont lui permettre de reprendre confiance pour cette quête de la vérité. Qui est le tortionnaire de Samantha ? Que lui a-t-il fait ? Comment en est-il arrivé là ? Genko s’intéresse à l’humain, à l’homme. Il a suffi d’une bande dessinée, détournée, pour que des enfants, garçons, soient la proie d’hommes qui ont décidé de les anéantir. Ces enfants deviendront à leur tour des bourreaux avec cette recherche de transmettre le flambeau. Je ne veux pas trop en dévoiler. Il faut vraiment lire les pages de ce superbe roman même si un élément de la fin n’a toujours pas été compris. Est-ce vraiment réel ce qui est arrivé à Samantha ? Elle est aidée par un profiler pour retrouver la mémoire. Mais les rebondissements, là aussi, nous entraînent dans une histoire inadmissible. Souffrances, comment survivre face à un prédateur sexuel qui joue continuellement avec vous ? Ces enfants, qu’ils soient filles ou garçons, deviennent, eux aussi, des monstres. Tout se joue sur cette souffrance des enfants qui sont abusés par des adultes.

Genko est un solitaire, un homme qui cache beaucoup de choses. Il ne se confie pas, même à sa meilleure amie, un homme devenu femme. Il a mené ses enquêtes en utilisant tout ce qui pouvait être à sa portée, en franchissant, bien souvent les limites. Genko est haï par les flics et c’est réciproque. Mais il arrivera à trouver un homme, peu de temps, à qui il fera confiance pour cette histoire et qui lui permettra d’aller jusqu’au bout. Et il sait aussi où chercher les informations qui peuvent lui manquer, dans ce dark web, ce deep-web où le pire côtoie l’indicible.

L’égarée de Donato Carrisi

Date de sortie : 3 octobre 2018

Editeur : Calmann Levy

Nombre de pages : 331

ISBN : 978-2-7021-5738-1

Tenebra Roma de Donato Carrisi

Tenebra Roma de Donato Carrisi

Tenebra Roma de Donato Carrisi

Avis Tenebra Roma de Donato Carrisi

Donato Carrisi m’a fait extrêmement peur avec le début de son roman. Rome sous les trombes d’eau me rappelaient étrangement un roman lu peu de temps auparavant, Roma de Mirko Zilahy. Mince, un sentiment de déjà vu, mais il y a chez Donato Carrisi la dimension de black-out. Ce déjà vu est accentué avec Sarah et Marcus, que l’on retrouve ici. Un rappel du Tribunal des Ames, un roman de l’auteur, déjà très apprécié. Je me rends compte que je dois le relire car j’ai la mémoire qui flanche. Bref, après ces premières pages, je me suis laissée happer par ce roman, par le style de Donato.

Tout commence avec cette femme qui vit recluse chez elle depuis neuf ans et la disparition de son enfant de trois ans. Ensuite, un homme est enfermé dans un endroit obscur. Il va tout faire pour s’en sortir quitte à souffrir tant et plus. Sarah avait demandé sa mutation au sein de la police. Après la mort de son époux, elle ne supportait plus de photographier des cadavres. Elle est obligée de se rendre à une réunion avec les grands pontes de la police et de la ville de Rome. On lui présente une vidéo pour qu’elle l’analyse mais on ne lui dit pas tout.

Je dois dire que je me suis laissé aisément embarquer par l’histoire. J’aurais peut-être dû m’interroger dès le départ. Donato Carrisi sait nous montrer des personnages, les analyser, montrer leur côté obscur pour en faire des suspects faciles. Quant aux victimes, sont-elles si victimes que cela ? Entre Rome qui est sous les pluies torrentielles et un black-out d’une journée, que va-t-il se passer, surtout la nuit ? La police, les services municipaux sont sur le pied de guerre pour qu’il n’y ait pas de morts, que les plus vils instincts ne se réveillent pas. Mais la prophétie d’un pape, Léon X, pourrait se réaliser, lui qui avait annoncé que Rome ne devait jamais être dans le noir.

Donato Carrisi mêle allègrement et sans fausses notes la description de Rome, des Romains et surtout de l’Eglise catholique et du Vatican. On en apprend des choses dans ce roman. Même si on peut penser que l’imagination de l’auteur est à son comble, certains éléments sont somme toute véridiques. Quand je lis Eglise, Vatican, tout cela me fait penser aux Borgia. Pourquoi ? Peut-être que la série, que je n’ai pas vu en entier, m’a marqué. Le personnage, responsable de Marcus, est avocat au Tribunal des Ames, y est pour beaucoup. Ainsi que ce prêtre, retrouvé mort et dont on va cacher la véritable raison de sa mort. De plus, il a intégré un compte à rebours jusqu’à la nuit et le black-out mais aussi jusqu’au petit matin car tout le monde va travailler et sera de sortie.

En peu de pages, pour moi, c’est peu, moins de 250, Donato Carrisi nous offre un roman très riche. Comme à son habitude. On ne le lâche pas, on veut savoir ce qui se passe et j’ai été forcément surprise et plus qu’agréablement surprise. L’être humain se révèle mauvais quand il est manipulé par des gens peu scrupuleux. La mort d’un être proche peut-elle également faire basculer vers le sordide. Il suffit d’une rencontre et de beaucoup de manipulations. Car nombreux sont ceux à manipuler et être manipulés dans ce roman. Je dois dire que j’ai été scotchée par cet homme, enfermé au Vatican, un tueur en série, gardé par des soeurs, qui va tenter d’aider Marcus dans son enquête.

Cela m’avait déjà frappé avec la pluie dans Roma, mais le silence total ne semble plus être accepté par l’être humain. Donato Carrisi le démontre très bien. Nous sommes tous obligés de vivre avec le bruit de la ville. Même dans les campagnes, le silence n’est jamais total avec les animaux. Il y a toujours un bruit de fond. Mais quand la nature se rebelle, que les éléments ne sont plus naturels, ces mêmes animaux se taisent.

J’espère que nous aurons une suite, un nouveau roman avec ces deux personnages emblématiques car Donato Carrisi ne peut pas laisser Marcus et encore moins Sarah de cette façon.

Merci à Netgalley et Calmann Levy pour cette sélection.

Résumé Tenebra Roma de Donato Carrisi

Rome est sous le déluge et sera dans le noir dans très peu de temps. C’est le black out. La police est sur les dents car les plus vils instinct peuvent se réveiller.

Mathilde Fray vit cloîtrée chez elle depuis la disparition de son fils de trois ans, il y a neuf ans.

Tenebra Roma de Donato Carrisi

Date de sortie : 18 octobre 2017

Nb pages : 247

Editeur : Calmann Lévy

ISBN : 978-2-330-08184-3

L’écorchée de Donato Carrisi

L'écorchée de Donato Carrisi

L’écorchée de Donato Carrisi

Mon avis sur L’écorchée de Donato Carrisi

Quel bonheur de retrouver Donato Carrisi, son histoire et son style. Ce roman est la deuxième partie consacrée à Mila et je pense qu’il pourrait y en avoir un autre, du moins je l’espère. La fin le laisse penser en tous les cas. Je ne peux pas quitter Mila, Alice et Simon de cette façon, c’est impossible.

Donato Carrisi nous offre dans ce roman une belle palette de personnages que je n’étudierai pas tous. Malgré tous ces personnages, le lecteur ne se perd absolument pas, il sait qui est qui. Bien entendu, nous avons tous ceux qui gravitent autour de Mila, au sein de la police. Ils sont nombreux et vraiment tous différents. Certains, d’ailleurs, surprendront. Outre la police, nous avons la mère et la fille de Mila. Pour cette dernière, j’ai eu peur que l’auteur ne l’oublie. Mais non, il a laissé le suspense agir. Tant mieux, car cela fait partie de l’histoire entière. Mila est toujours à la recherche d’enfants qui disparaissent et plus précisément de personnes disparues, quel que soit leur âge. Ils sont nombreux et cela fait froid dans le dos. Avec ces disparus qui commettent des crimes, le tout est d’arriver à temps, ce qui n’est pas forcément le cas. Mais le jeu de pistes instauré en vaut la chandelle. Le lecteur suit le déroulé de l’enquête, les risques pris par Mila et Simon, avec un dénouement qui n’en est pas forcément un, en définitive, pour moi.

Mila a une vie compliquée. Elle a préféré que sa mère élève sa fille qui a maintenant 7 ans. Elle n’éprouve aucune empathie pour Alice. Mais Mila révèlera autre chose avec Alice. Ce n’est pas parce que l’on ne ressent pas de l’amour pour une personne que cela ne se révèle pas un jour ou l’autre. Alice attend sa mère. Alice attend une relation avec sa mère. Mila a choisi Les Limbes pour ne plus traquer les tueurs. Mais elle doit nourrir la peur, elle est toujours angoissée et elle veut toujours se faire mal. Elle traque sa fille pour la protéger. La peur rend Mila imprudente. Mais Alice est également imprudente. Au cours de cette enquête, Mila réfléchit, se repasse toutes les infos et elle avance. Mila avance seule, elle fait face à tout.

Mila va rencontrer Simon. Ils se ressemblent. Ils cachent des choses pour éviter de souffrir. Simon est un paria au sein de la police. Il a été accusé mais c’est le meilleur au niveau des interrogatoires. Les relations avec Mila sont empreintes de respect mais comme l’un et l’autre sont avares de révélations, ils se feront du mal.

Est-ce que ce sont des crimes organisés sous fond de vengeance ? Est-ce du terrorisme ? L’enquête prend plus d’ampleur lorsqu’un des policiers affecté au service des disparus et qui a lui-même disparu comment un meurtre. Quelles sont les motivations des uns et des autres ? Quelles sont les motivations de ceux qui sont au-dessus.

Le thème choisi par Donato Carrisi est assez impressionnant. Ses notes de fin de roman nous en apprennent plus et il est vrai que les personnes disparues ne veulent pas forcément être retrouvées. Mais de là, à imaginer une telle histoire, bravo ! L’ambiance est glauque. Malgré quelques rayons de soleil, une chaleur bienfaisante, la noirceur de tout fait ce qui se passe rend l’atmosphère plus qu’étouffante.

Donato Carrisi fait partie des auteurs à lire et surtout à suivre.

Résumé de L’écorchée de Donato Carrisi

A la morgue, chambre 13, sont conservées les victimes anonymes de meurtres non élucidés. Ils y resteront jusqu’à ce que le meurtrier soit retrouvé. Un homme demande à voir le premier arrivé. Ces cadavres sont appelés les dormeurs.

Un jeune garçon appelle la police. Toute sa famille a été assassinée. Il est le seul survivant. L’assassin se trouve avec lui.

Mila surveille une famille pour détecter une éventuelle disparition. En entrant par effraction dans la maison, elle découvre une pièce cachée avec une petite fille à l’intérieur.

L’écorchée de Donato Carrisi

date de sortie : 3 septembre 2014

Editeur : Le Livre de Poche

Isbn : 978-2-253-17912-2

Nombre de pages : 517

Le chuchoteur de Donato Carrisi

Le chuchoteur de Donato Carrisi – Source Le Livre de Poche

Une demande d’expertise est demandée sur un détenu qui a été arrêté car il ne voulait pas donner son nom. Un détenu qui nettoie tout derrière lui.

Cinq petites filles ont disparu. Les bras gauches sont retrouvés dans cinq fosses mais il y en a un sixième. A qui appartient-il ?

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Le tribunal des âmes de Donato Carrisi

Un cadavre qui ouvre les yeux et qui ne sait pas du tout qui il est.

5 jours avant

Monica est appelée dans une maison avec son équipe de secours pour réanimer un homme qui porte sur la poitrine un tatouage « TUE MOI ». Elle décide de lui sauve la vie malgré ce qu’elle trouve.

Marcus et Clemente sont chargés de résoudre des affaires criminelles.

Sandra fait partie de la police scientifique. Elle est chargée de résoudre des enquêtes. 

Un an plus tôt

Un chasseur est sur la piste d’un criminel car de nombreux meurtres ont eu lieu par un homme sans visage.

Premier auteur italien en thriller. C’est grâce à un jeu sur Facebook que j’ai gagné l’exemplaire de ce roman.

Donato Carrisi a l’art et la manière d’amener son lecteur où il veut. Et ça, c’est du grand art car je me suis faite avoir, il faut bien le dire. Je m’interrogeais toujours pour savoir qui était cet homme qui se transformait en tuant ses victimes. Je me suis bien évidemment tromper. Je m’interrogeais également pour savoir qui était cet homme qui le poursuivait. Je me suis trompée également car nous n’avons pas son identité. Je pensais que c’était au départ le mari de Sandra.

Le roman est divisé en plusieurs parties qui alternent. On commence 5 jours avant le dénouement final et aussi un an avant. Et ces deux parties ne nous laissent aucun moyen de rester sur notre faim. C’est très bien vu, même si le lecteur connaît ça. Mais on ne peut faire aucun reproche à l’auteur car tout est très bien combiné et chaque partie amène l’autre et donc le dénouement final. On assiste en définitive à deux traques, celle du chasseur et l’autre qui est divisée en plusieurs traques.

Au fil du roman, on fait le lien entre le début du roman et ce cadavre qui se réveille, qui revient à la vie et Marcus. Mais comme vous le constaterez, ce n’est pas du tout ça. Et Donato Carrisi nous en donne également une bonne version. Chaque partie-transite commence par ce cadavre qui se réveille.

Au fil des pages, on apprend qui est Marcus. On s’interroge au fil des pages sur ce qui a pu lui arriver à Prague et on cherche avec lui, on découvre les divers éléments qui vont peut-être lui permettre de retrouver la mémoire. Je me suis attachée à ce personnage qui tente de recouvrer la mémoire après être revenu à la vie. Et même lorsque l’on apprend qui il est, en définitive on lui reste attaché. Il est seul, sans attaches, inconnu des autres. D’ailleurs, on refuse à ce qu’il se dévoile. Marcus n’est pas un homme si mauvais que ça puisqu’il sauve Sandra, mais c’est également peut-être dû à son amnésie.

On assistera à la rencontre entre Marcus et Sandra. L’un et l’autre vont faire en sorte de s’aider pour résoudre ces affaires qui ont un lien commun. Même si au début elle croit qu’il a tué son mari, David, photographe.

Nous avons une similitude entre Marcus et Sandra. Ils se ressemblent car ils s’imprègnent, chacun à leur façon, des lieux qu’ils visitent pour tenter de résoudre les énigmes.

Sandra est également à la recherche du bonheur après la mort de son mari. Mais elle veut également connaître la vérité sur la mort de celui-ci lorsqu’elle se rend compte, parce qu’on l’a mise sur la piste, que c’est un meurtre. Mais Sandra n’est pas toute à fait blanche non plus dans ses actes. Elle a quelque chose à se reprocher et elle veut l’absolution pour aller de l’avant, même si le premier concerné est mort. Mais c’est un être humain avec ses forces et ses faiblesses.

C’est la première fois que j’aborde ce sujet dans les thrillers. Un tueur en série transformiste. Il traque ses victimes, s’imprègne de leur vie, de leur apparence afin de coller au plus près à la personne qu’il a tué. Il prend la voix, le visage, l’âge. Donc ce tueur tuera au fur et à mesure des gens plus âgés.

Outre ces personnages, le thème central du roman est, si j’ose dire, le Vatican, et tout ce qu’il cache et a caché. Ses prêtres qui ont détenu le secret du confessionnal. Petites confessions ou trop grosses confessions qui n’ont jamais été jugées. Le Tribunal des Ames est donc composé de prêtres qui sont au courant de ce qui a pu se passer. Et certains vont tenter de faire justice en enquêtant même si tout ça est illégal. En peu de temps, cela fait deux fois que le Vatican est mêlé à de sombres histoires. Le premier, bien que romancé, est celui de Meg Cabot, qui touche du doigt les missions secrètes du Vatican.

Par ailleurs, je me suis également interrogée sur Clemente. Ne joue-t-il pas double jeu.

Il me manque un personnage pour être tout à fait satisfaite. Qu’est devenu le « fameux » agent d’Interpol ? Je n’ai pas également compris ce qui est arrivé à la jeune fille enlevée. On pense la trouver à un endroit alors qu’elle est à un autre. J’ai dû rater un épisode.

La page FB de l’auteur. Avec ce regard sombre, il est très séduisant. Je crois que cela ne sera pas le seul roman de l’auteur que je vais lire. Voici également son site. Je remercie également les éditions Calmann-Lévy pour l’envoi.